Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Messages : 817
Age : 20
Sam 19 Nov - 23:01


 
    Fiche de présentation



Informations Générales


     
    Véritables noms et prénoms :

         
    Sybille von Hückebein

     
    Faux noms et prénoms (ou/et pseudonyme) :

         
    Fate Harlaown (devenu son véritable nom après son entrée dans l'armée)

     
    Âge :

         
    35 ans

     
    Convictions politiques :

         
    Partisane de Kira depuis presque dix ans, elle sert fièrement son régime et voue à la destruction des poches résistantes un culte et un engouement impressionant

     
    Rôle :

         
    Récemment gradée au rang de Capitaine, Fate sert sous le commandement du Général Darkwood et est en charge de l'Inquisition : le service chargé de la traque des résistants


Descriptions


    Physique :

     
    De cette femme, je crois que je me souviendrai toute ma vie.

    Vous voyez, ma vie n'a rien de réellement palpitant. Pour tout dire, elle est même plus que banale et mon quotidien est en général particulièrement ennuyeux. Le Monde de Kira paraît calme, pour les gens normaux, il n'y a que dans l'ombre que des choses autrement plus palpitantes se trament. Et moi, nom est Hiroki Sarajima. Il y a plusieurs années, je me suis inscrit dans l'armée pour défendre les valeurs que prônaient notre Dieu et que j'imaginais juste. Seulement, nous ne sommes pas tous nés pour être soldat, et le destin a voulu que je devienne bureaucrate. Pas de champ de bataille, ni d'instants plein d’héroïsme. Juste des liasses de papiers et une vie ennuyeuse derrière un bureau.

    Celle dont je vais vous parler aujourd'hui a sensiblement suivi un parcours différent du mien.

    Fate Harlaown avait tout d'une grande militaire. La droiture, le charisme, le tempérament et les capacités. Mais ce qui nous marquait davantage, en tant qu'hommes, bien plus que ses qualités de leader, c'était son physique avantageux. Cette femme représentait tout ce qu'un homme pouvait rêver de traîner dans son lit. Dans cette grande division qu'était l'Inquisition, nous étions nombreux et fort différents, mais tous était d'accord sur ce point : Harlaown était à croquer. Chacun ne manquait pas de se rincer l'oeil chaque fois qu'elle traversait les couloirs de nos bureaux et, bien que personne n'osa l'aborder, c'était avec le plus grand plaisir que nous partagions nos plus obscènes remarques une fois son passage accompli.

    Elle était plutôt grande pour une femme et elle veillait toujours à élancer sa silhouette sur de vertigineux talons qui dessinaient joliment ses longues jambes. On la devinait métisse : bien que ses yeux légèrement bridés trahissaient ses gênes asiatiques, on ne pouvait ne pas remarquer l'exotisme qu'apportait ses origines européennes. Par plusieurs fois, nous avions tenté de deviner de quel pays elle nous venait, mais finalement, c'était elle qui confirmait nos dires chaque fois que, hors d'elle, elle crachait son venin dans sa langue natale : l'allemand. Il fallait dire qu'elle tenait beaucoup du fameux physique aryen. Sa peau était extrêmement pâle : au retour de l'été, nous la découvrions légèrement dorée, il semblait que le bronzage ne faisait pas partie de ses attributs naturels. De longs cheveux blonds clairs et ondulés encadraient son visage de porcelaine et glissaient le long de son dos pour terminer leur chute au creux de ses reins. Si elle préférait les attacher en un chignon ou une queue de cheval soignée, c'était au naturel qu'elle paraissait la plus jolie : sans doute était-ce dû à l'exotisme qu'offrait cette coloration capillaire, si rare chez les femmes nippones. Elle possédait un joli nez, droit et fin et de charmantes lèvres aux proportions pulpeuses qu'elle prenait toujours soin de rougir au maquillage. Quand elle était satisfaite, il arrivait qu'elle les découvre dans un beau sourire qui dévoilait de grandes dents blanches. Et comme pour couronner ce délicieux visage, ses deux grands yeux en amande arboraient une couleur bleu ciel. Harlaown prenait toujours soin de bien les mettre en valeur : elle était souvent très maquillée et cerclait ses yeux de noir qui ne faisait que renforcer son regard de braise.

    Il résidait chez elle cette aura indescriptible qui rend une femme attirante. Son tempérament explosif et sa démarche décidée ne faisaient qu'attiser les passions. Chacun en rêvait, mais, devant nous, jamais Harlaown ne s'était dévoilée autrement que couverte de son uniforme. Cependant, cela ne nous empêchait pas de la déshabiller du regard quand l'occasion s'en présentait. Si ce joli visage ne faisait que la rendre plus charmante, le reste de son corps réveillait en chacun un instinct presque animal. Sous sa chemise – souvent largement déboutonnée d'ailleurs, on devinait son opulente poitrine qu'elle ne manquait pas de mettre en valeur et sur laquelle les regards se perdaient souvent. La veste cintrée de l'uniforme laissait transparaître sa taille fine et le pantalon réglementaire dessinait joliment les pulpeuses courbes de son postérieur. Elle n'était ni trop fine, ni trop enrobée : juste assez ronde pour réveiller le désir des hommes. Elle semblait avoir emprunté son port de tête aux aristocrates et son regard inquisiteur paraissait considérer le monde avec condescendance.

    Sa coquetterie n'était plus à prouver. Si sa profession empêchait sa liberté vestimentaire, elle arborait souvent bijoux et accessoires avec classe et féminité. Il y avait cependant quelque chose qui, chez elle, nous intriguait. C'était ces signes que l'on devinait sur sa peau et qui, parfois, se dévoilait sur le haut de sa nuque. Ceux qui avaient la chance de la suivre sur le terrain parlaient bien d'un tatouage qui ornait son omoplate et qu'elle avait involontairement découvert pendant une intervention. Bien que chacun d'entre nous rêvait de découvrir chaque parcelle de sa peau, rares étaient ceux qui en avaient réellement eu l'occasion : nous connaissions tous les tendances libertines d'Harlaown, mais comme elle le disait si bien « Il fallait réellement en valoir la peine ». Et pour elle, qui cultivait les amants aux jolis minois et aux volumineux porte-feuilles, la peine, nous ne la valions pas.


    Caractère :
    (7 lignes minimum)
     
    Pour certains, elle est une femme charmante, intellectuelle et divertissante. Pour d'autres, un capitaine tyrannique, impulsif et capricieux. Dans la bouche des spécialistes, le mot « déséquilibre » revient un peu trop souvent à son goût. Mais quand elle s'interroge sur ce qu'elle pense être, la grande blonde reste bien souvent muette devant son grand miroir. Au fond, bien qu'elle refuse purement et simplement de l'avouer, tout ne se passe pas aussi bien qu'elle le prétend.

    Figure féminine phare de l'armée, elle représente, au côté de la sulfureuse Cliodna Mc Cloyd et de sa collègue Alana Northman, une forme de parité au sein du gouvernement. Plus que jamais auparavant, Fate Harlaown a un rôle d'importance : un rôle de premier plan où les apparences comptent énormément. Sur les couvertures de ces magazines contrôlés par le régime, on la voit souvent, en compagnie de ses collègues, tout sourire, dans ces grands galas organisés entre gradés. Décrite comme une femme droite et déterminée, elle tente depuis son accession au poste de capitaine d'être tout ce que l'on attend d'elle. Souriante auprès des médias et sans pitié quand sa route croise celle des résistants.

    Militaire maligne et compétente, elle voue un intérêt tout particulier à sa profession. Beaucoup loue ses méthodes de travail pointilleuses ainsi que le temps qu'elle consacre à son travail. Son entraînement dans les camps des élites de Kira avait ancré en elle une solide foi en la justice du régime, des techniques d'interrogatoires impitoyables et une rigueur impressionnante. Elle obéit aux ordres et massacre la résistance avec cette cruauté propre aux pro-Kira. Si elle n'a jamais rien eu d'une tacticienne ou d'une stratège de renom comme certains de ses supérieurs, la demoiselle connaît assez bien le terrain et dispose d'un charisme assez important pour mener des troupes dans ce genre de bourbier. On la dit souvent impulsive, capable de foncer tête baissée quand une solution lui paraît évidente. Mais par dessus tout, c'est son sang-froid et cette capacité presque machinale à traiter des affaires militaires que l'armée apprécie chez elle.

    Au-delà de ces images tantôt positives, tantôt cruelles que les médias cherchent à donner d'elle, Fate Harlaown est avant tout une femme dont la vie privée est assez obscure. Réputée pour sa situation maritale instable et son fort goût pour la débauche, elle parcourt les soirées huppées à la recherche de distraction. Elle les préfère richissimes et plutôt beaux garçons, clament les magazines, ce qui lui a valu par plusieurs fois d'hériter de surnoms assez désagréables. Les rumeurs la disent si séductrice et immorale qu'elles prétendent qu'elle ne doit sa réussite et sa montée en grade qu'à ses capacités sexuelles. Il faut dire que la demoiselle use et abuse de ses atouts physiques tant dans les domaines professionnelles que dans sa vie privée. Cependant, elle reste persuadée que l'image publique a une importance primordiale. C'est pourquoi elle tente tant bien que mal de rester cette femme controversée à la condition immorale mais aux capacités militaires d'exception.

    Si son travail représente sans doute beaucoup plus à ses yeux qu'à ceux de la plupart des fonctionnaires de Kira, c'est sans doute parce que sa vie privée est étonnamment vide. Fate vit seule dans son luxueux logement de fonction et sort peu. En effet, ses contacts s'en tiennent à ses nombreuses relations dans l'armée ainsi qu'à ses quelques conquêtes d'intérêt. Elle multiplie les coups d'un soir et ne conserve de liens qu'avec de rares hommes qui la courtisent, l'entretiennent et chez qui elle vient régulièrement se ressourcer. Les quelques personnes qui la fréquentent dans un cadre privée, lors de ces soirées mondaines ou de discussions quelconques, la décrivent pourtant comme une femme raffinée et ouverte, montrant de l'intérêt à des sujets de conversation très divers. Effectivement, la jeune femme a beau vouer à Kira une foi inébranlable, elle se permet, de par sa place, de violer quelques unes de ces règles instaurées par le régime. Elle possède entre autre de rares ouvrages interdits par le Ministère de la Culture qu'elle prend souvent plaisir à lire et qui lui permettent d'élargir ses connaissances culturelles à des visions et pensées alternatives.
    On apprécie souvent chez elle cette croyance qui ne tire pas vers le fanatisme : elle accepte et tente souvent de répondre intelligemment aux critiques prononcées envers Kira. Comme elle l'explique si souvent, il représente à ses yeux un régime politique ambitieux, imparfait, mais dont les lignes directrices lui semblent justes et louables. Elle n'emploie que très rarement le terme de Dieu : Kira est un leader, sans doute pas un prophète ou une quelconque divinité. Fate reconnaît que les méthodes employées par le gouvernement étaient dures, cruelles et parfois inhumaines, mais elle s'obstine à répondre qu'il ne s'agit là que d'une courte période qui serait bientôt révolue, une fois la criminalité éliminée. Elle voue une haine sans limites à cette masse informe que l'on nomme « criminels », une haine qu'elle transmet souvent à leurs collègues résistants, estimant que pour s'opposer à un régime désirant le bonheur de tous, il fallait forcément être de mèches avec de tels individus.

    Elle peine difficilement à accepter tous les défauts qui font d'elle une femme mal dans sa peau, par delà son côté impatient, son égocentrisme aberrant et les caprices les plus ridicules. Son entrée dans les rangs de Kira lui a permis une ascension fulgurante qui a changé sa vie du tout au tout. Elle n'en reste pas moins une femme fragile et sans doute plus banale que les autres ne l'imaginent, sachant se montrer douce, compréhensive et parfois même aimante. Comme beaucoup, elle aspire à une vie calme et paisible, mais estime que sa mission n'est pas terminée. Soigneusement cachée derrière cette apparence hautaine, cruelle et condescendante, Fate espère bien se faire justice elle-même. Mais sa justice, elle ne la voit qu'en la destruction pure et simple de toute forme de criminalité.

    Particularités ?

     
    Un physique qui dénote très largement au milieu du paysage nippon (beaucoup moins dans le quotidien londonien bien sûr).
    Une véritable addiction à la cigarette (les Marlboro essentiellement), un penchant presque maladif pour l'alcool (surtout le whiskey double) et la drogue.


Histoire


    « Quoi ?! T'as pas de fric, putain ? T'as bien d'autres moyens de payer ? »

    Elle avait à peine 21 ans et comprit pour la première fois que son corps, plus que toutes les études qu'elle aurait jamais fait, plus que tout l'argent qu'elle ne pourrait jamais avoir, allait l'aider à atteindre des sommets. Elle se demandait comment elle, jeune fille de bonne famille, en était arrivée à se prostituer dans un casino miteux de Tokyo, dans un pays où elle était tout juste majeure.

    Il y avait eu son enfance sans histoire, en Allemagne. Ses parents étaient certes souvent absents mais avait toujours veillé à ce qu'elle ne manque de rien. La petite Sybille von Hückebein ne brillait pas par son intelligence mais finissait toujours par s'en tirer avec des résultats scolaires plus que corrects. C'était à croire que cette jeunesse un peu trop lisse l'avait ennuyée tant la première mauvaise décision de sa vie s'avéra aussi être la plus catastrophique.

    A la veille de ses dix-huit ans, elle voyait déjà sa vie toute tracée. Un bel homme, brun aux grands yeux noisettes, dont la maturité la rassurait et qui prendrait soin d'elle et la chérirait pour le restant de ses jours. « Fais moi confiance. » avait-il dit. Elle était de ces filles naïves et amoureuses qui, devant ce genre d'aberration, se contentaient d'acquiescer. Depuis, son ventre s'arrondissait de jour en jour et elle ne voyait plus sa vie autrement qu'avec cet enfant. Son père et sa mère n'étaient peut-être pas des modèles parentaux, mais ils avaient eu la présence d'esprit de lui dire qu'on n'avait pas d'enfants à 18 ans, encore moins avec quelqu'un qu'on connaît à peine, encore moins pour partir à l'autre bout du monde.

    L'autre bout du monde. Oui, le Japon lui paraissait bien être l'autre bout du monde, à elle aussi. Mais c'était la destination qu'avait choisi son compagnon, ingénieur de dix ans son aîné, pour trouver du travail. C'était là-bas qu'elle était partie, même si pour cela il avait fallu couper les ponts avec sa famille. « Ils ne me comprennent pas et ne m'ont jamais comprise. » répétait-elle souvent, entre tristesse et colère.

    Là-bas, elle avait commencé cette fille de mère au foyer qui animait le quotidien des femmes japonaises. Le mariage, la petite maison en banlieue tokyoïte, puis l'enfant était né. Une petite fille qui la remplissait de bonheur et la laissait fermer les yeux sur une vie qui n'était pas si rose. Cette vie monotone et conditionnée ne lui apportait finalement pas la satisfaction qu'elle espérait. N'ayant ni travail, ni occupation extra-familiale, elle voyait finalement bien peu de gens et avait bien peu d'amis. Puis, il y avait son mari dont le travail prenait une place considérable dans leur vie de couple : il rentrait tard, sans explications, et déversait sur elle tout le stress accumulé au cours de la journée.

    Sa vie de comte de fées n'avait finalement duré qu'un an. Quand un soir, il l'avait accueilli dans le salon au bras d'une autre femme, plus jolie et encore plus jeune qu'elle, Sybille avait littéralement perdu pied. Prendre ses quelques affaires personnelles, abandonner la maison familiale, imaginer cette mégère se rouler dans les draps dans lesquelles elle dormait la veille, tout lui paraissait être une inhumaine torture. Elle avait fait un pari risqué, celui de réussir sa vie du premier coup au bras de cet homme, et avait lamentablement perdu. Dans le petit appartement qu'elle louait, la jeune femme se découvrit une passion pour ces drogues qui animaient la vie des plus débauchés : l'alcool, le jeu et la cigarette. Le divorce dura longtemps, de longs mois durant lesquels elle observait l'homme qu'elle avait chéri démonter sa vie lentement. Quand le jugement fut enfin rendu, elle ne reçut qu'une maigre somme d'argent – elle ne méritait pas mieux tant son implication dans les finances du couple était mince, vociférait l'avocat de son désormais ex-mari. Pire que tout. Elle découvrit avec effroi la cruelle procédure de garde des enfants qui touchaient tant de couples divorcés au Japon : la garde de sa petite fille revenait entièrement à son père. « Une femme sans finance qui boit et vit dans une telle débauche n'a pas à élever un enfant en bas âge. » avait finalement déclaré le juge, photos à l'appui. A ce moment précis, Sybille comprit qu'elle avait perdu, pire, qu'elle avait elle-même saboté son embarcation de fortune.

    « J'ai merdé sur toute la ligne. » Elle se lamentait en permanence, consciente qu'elle n'avait jamais eu ni les moyens financiers, ni les moyens intellectuels de rivaliser avec cet homme, éduqué et calculateur, qui comptait bien refaire sa vie sans elle. Elle se mit à regretter ses choix, à maudire sa naïveté, à s'en vouloir d'avoir tout abandonné, famille et études, pour faire un grand saut dans le vide : autant d'erreurs en chaîne qui lui avaient été fatales. Quelques mois suffirent pour qu'elle se noie dans son prétendu désespoir, elle dilapidait sa maigre poire d'abondance dans les bars et les casinos, persuadée que l'argent lui permettrait peut-être enfin d'avoir la vie qu'elle espérait, jusqu'à ce soir-là.

    « Quoi ?! T'as pas de fric, putain ? T'as bien d'autres moyens de payer ? »

    Sybille n'avait jamais été seule. Sybille n'avait jamais eu à faire face. Sybille n'avait jamais eu à mettre les mains dans la merde. Et pour la première fois, elle comprit quel sens avait l'expression « donner de soi ». Elle en sortit changée, avec cet objectif bien en tête : désormais, il allait falloir s'en sortir.

    Un joli minois, une cervelle bien vide, une formation inexistante, on n'offrait pas des masses d'opportunités de carrière aux filles comme elle. Des arrière-salles des casinos, elle se retrouva sur les trottoirs des quartiers les plus douteux de Tokyo. Il ne lui fallut que peu de temps pour apprendre à jouer de son physique : de grands yeux bleus, de longs cheveux blonds et un visage pâle, elle avait tout ce qu'il fallait pour animer le désir des nippons. Il faisait froid, la misère était une réalité constante et l'humiliation un châtiment permanent. Mais quelques mois suffiraient. Bientôt, elle trouverait un petit boulot pour enfin gagner sa vie normalement et pourrait recommencer sa vie, autrement, pour peut-être espérer retrouver sa fille, elle en était persuadée.

    « Une charmante jeune femme comme vous vaut sûrement bien plus que ça. »

    Elle ne se doutait pas que sa vie prendrait un nouveau tournant avec cet homme-là. Ce soir de décembre, alors qu'elle grelottait dans un coin en espérant désespérément qu'un client arrive, il était apparu. Un homme élégant et agréable, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, bien différents des types un peu douteux qui avaient l'habitude de la voir : ces hommes là se payaient les services d'une prostituée de luxe, pas d'une pauvre fille dans son genre. Quand après ces quelques paroles il avait fourré dans sa main une épaisse liasse de billets et était parti aussi vite qu'il était arrivé, Sybille n'avait pas vraiment compris. Avec ça, elle mangeait largement à sa faim et pouvait même espérer se louer une chambre quelques semaines. Puis, il était venu la voir chaque semaine, puis chaque jour. Toujours au même endroit. Il l'emmenait dîner, lui payait des vêtements, lui offrait des nuits à l'hôtel et déblatérait toujours devant elle les propos les plus agréables.

    Quand il lui proposa finalement de venir s'installer dans son « établissement », la jeune femme n'hésita pas longuement. Elle savait de quoi il retournait : elle allait pouvoir continuer de travailler, d'économiser, mais se lèverait chaque matin avec l'assurance d'avoir un déjeuner digne de ce nom et un toit pour dormir la nuit. Et puis, ce type avait tant fait pour elle : c'était sans doute un de ces bienfaiteurs qui cherchaient à sortir les filles dans son genre de la merde dans laquelle elles s'étaient fourrées.

    Immoralité, souffrance, abus et humiliation.

    C'est tout ce que Sybille retint de son année passée dans la petite entreprise du dénommé Aoki Setsunari. Elle y connut l'inhumaine sensation de vivre la vie de femme objet : il fallait satisfaire les désirs les plus pervers des clients, mais aussi ceux de l'homme qui prétendait les posséder toutes. Il n'y avait ni rémunération, ni possibilité de sortie : nourrir, loger et vêtir des pisseuses dans leur genre coûtait déjà assez cher. Il n'y avait que cette petite chambre miteuse dans laquelle elle trouvait un peu de répit. Le « boss » avait toujours sa favorite, celle qui avait ses faveurs mais qui subissait aussi sa jalousie, sa colère et sa frustration permanentes. Sybille avait été de celles-là : comme dans la rue, son physique aryen tranchait encore ici avec les silhouettes uniformes ou artificiellement européanisées des jeunes nippones et faisait d'elle un objet de convoitise. Elle eut, pendant cette année passée à ses côtés, le sentiment d'être devenue son esclave, d'être contrainte à se plier à la moindre de ses volontés par peur d'être battue, frappée ou humiliée, tenue à l'écart des autres.

    Son calvaire ne prit fin qu'avec l'intervention de la police. Quand on l'examina pour la première fois depuis de longs mois à l'hôpital, Sybille portait sur son corps et dans son cœur les séquelles de sévices physiques et psychologiques marqués au fer rouge dans sa mémoire. Elle avait le regard sombre du désespoir et les membres tremblants de ceux qu'on a trop longtemps accoutumé à la drogue. Sa rééducation fut longue et difficile, un temps durant lequel elle dût tout réapprendre : le libre-arbitre, le goût de la vie en société et la liberté. Elle apprit à remplacer la culpabilité maladive qui la hantait par une haine sans limite, à mettre de côté son désespoir pour garantir sa vengeance. Le procès fut un nouveau coup dur qui acheva de la changer. Beaucoup de témoignages, mais peu de preuves à l'encontre de cet homme qu'elle haïssait tant. Si bien que de tous les chefs d'accusations portés contre lui, seuls furent retenir le proxénétisme, l'abus de faiblesse et les coups et blessures. A cet homme qui lui avait volé sa dignité, on n'avait infligé qu'une forte amende et quelques années prisons.

    Non. Le châtiment pour les déchets comme lui devrait être pire que la mort.

    Kira. Sybille n'avait jamais vraiment compris d'où tant de gens pouvaient tirer une telle admiration pour un homme se prenant pour Dieu. Elle était de nature tolérante, conciliante et consensuelle : il fallait laisser la police faire son travail, car la justice payait toujours. Pour elle, la justice n'avait pourtant pas payé. C'est un signe divin qui lui accorda la libération, près de deux ans après son procès, quand Aoki Setsunari mourut, d'une crise cardiaque, quelques jours après sa sortie de prison.

    Kira était bon. Kira était juste. Kira punissait les monstres qui faisaient le mal autour d'eux. Kira protégeait les plus faibles et terrifiait les plus forts. Kira allait bâtir un nouveau monde de paix et de sécurité. Kira était la seule et unique cause qui valait la peine qu'on se batte pour elle : la justice. Kira serait sa voie. Et elle, elle ne ferait plus jamais partie des faibles.


    Quand la silhouette frêle et fragile d'une jeune femme blonde de vingt-trois ans se dessina devant l'officier du recrutement de l'armée de Kira naissante, on l'interrogea sur ses motivations. A quoi bon former une nana fragile dans son genre ? C'était à croire que le moindre petit poids sur ses épaules la ferait s'écrouler.

    « On m'a volé une année de ma vie, Monsieur. J'ai des millions de salauds à faire payer pour racheter ça. » répondit-elle avec un naturel et une détermination désarçonnante.

    La réponse sembla satisfaire l'officier, après tout, les adorateurs de Kira sont nombreux, ceux qui accepteront de combattre pour lui beaucoup moins.

    « Votre nom ? »
    « Fate Harlaown. » dit-elle en épelant patiemment son étrange pseudonyme.

    Un nouveau nom pour une nouvelle vie, tout droit sorti du conte pour enfant que lui racontait souvent sa maman avant de dormir.
    « Comme l'héroïne de conte pour enfants ? » demanda le second de l'officier, une femme, avec un petit air amusé.
    « Comme l'héroïne de conte pour enfants. » affirma t-elle avec un large sourire.


    De l'autre côté de l'écran ?

    Vous  ?

     
    Petit Loukoum

    Votre âge :

     
    17 ans

    Comment avez-vous trouvé le forum sur le net, que pensez-vous de lui ?  

     
    Google est mon ami !

    Quelque chose à ajouter ?

     
    blabla

malheureusement, je ne fais pas partie de ceux qui agissent dans l'ombre. Mon
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Invité
Dim 20 Nov - 11:47
Bienvenue à toi, les pro-Kira augmente, ça s'annonce bien !!! J'ai hâte de te voir en action sur le forum ^^!
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Messages : 887
Age : 26
Localisation : Dans le QG du gouvernement
Dim 20 Nov - 14:34
Bienvenue !
J'aime bien comment tu as tourné ça : en disant que l'Eclipse est une maladie, elle est crédible, j'ai même eu envie de chercher si elle existait vraiment 8D (et juste après : meuh non un tatouage à cause d'une maladie c'pô possible !)

Bref, après une lecture fort longue et sans avoir brûlé mes yeux, je te valide, tu peux aller culbuter jouer avec les rebelles en compagnie de tonton Arashi ! ^_^
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Messages : 262
Age : 27
Localisation : Somewhere..
Dim 20 Nov - 17:47
Bienvenue à toi :)

Au fait si tu es dans la Sphère Divine, cela serait bien que tu choisisse un rôle :), il y a les poste de General de l'aviation ou de la marine je crois, ainsi qu'une multitude de poste de ministres et député (va voir dans les postes vacants) ou bien tu peux en trouver un, ou tu peux être secrétaire d'un ministre et même faire partie du harem (si tu le veux dit le moi par mp pour le harem)
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Messages : 817
Age : 20
Dim 20 Nov - 18:18
Merci à tous pour votre chaleureux accueil ^^

@ Arashi : Un RP? Quand tu veux ^^

@ Hadès : Ola si ce genre de truc existait on serait quand même tous très mal barrés et l'idée est tirée d'un manga ^^

@ Ishtar : Alors je pensais à lui faire occuper un poste moyennement placé dans l'armée style capitaine d'unité ou quelque chose du genre ^^ Je vais y réfléchir et ce sera vite corrigé merci ^^


Ah oui et petite question, je sais pas si le bug vient de mon affichage ou du forum mais ça fait deux heures que j'essaye de mettre mon vava, que je le redimensionne en 200 par 400 par diverses techniques (j'ai même essayé avec différentes images), mais elles apparaissent toujours e plus petit -_-
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Invité
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Invité
Lun 21 Nov - 7:37
Bienvenue Fate, c'est moi Cerise ^^
Invité
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