Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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La pendule aux accents funèbres sonnait brusquement midi [Yu et Fate]

 :: Tokyo - Zone RP :: Banlieue résidentielle Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Mar 21 Mai - 20:15
Spoiler:
 



Il ne fallait pas prendre les gars du gouvernement de Kira pour des bleus. Depuis quelques jours, ils étaient sur une piste à ne pas négliger...quelques jours, non, quelques mois, plutôt ! Il y avait quelque part dans le réseau quelque chose qui leur échappait. Comme une adresse IP qui sautillait partout, échappant à leur filtre les plus puissants. Eux-aussi possédaient leur lot de génies et de méritants. Eux-aussi pouvaient trafiquer des protocoles IP. Ils avaient les machines les plus puissantes du monde et se trouvaient bien loin de la représentation que les résistants se faisaient d'eux. Le quartier de Kira concernant l'informatique était avancé, très avancé. La preuve, c'était que ce quartier avait intégré pleinement le ministère de la Propagande et de la Censure : à l'heure du digitale, il paraissait primordial de contrôler tout ce qu'il se passait sur le Net, et plus encore. Le Cavalier Noir n'était pas vraiment un souci en soit – il leur donnait même plus d'informations fiables par ce biais – mais Internet l'était. Ils n'avaient pas de problèmes à débusquer les petits malins qui se croyaient tout puissant sous le couvert de l'anonymat, mais éprouvaient déjà plus de difficultés à choper les gros crackers.

Nathan S. Suzaku supervisait tout cela. Il n'avait pas spécialement de connaissance en informatique mais s'y connaissait un minimum – et c'était gentil – en psychologie humaine. Le ministre avait un CV béton et était connu pour jouer sur les nerfs de ses interlocuteurs et les pousser à bout. Si ses agents étaient des génies doués en informatique, lui se chargeait de la deuxième phase du plan : faire parler ces moins que rien, ces nerdz le plus souvent retranchés chez eux. Certains avaient tourné leur veste et se trouvait dans son bureau, maintenant...ils avaient le choix, et en général, Suzaku interprétait ce geste comme un espèce de suicide virtuel. Un jeu du chat et de la souris vraiment pas très malin, surtout qu'il y avait la potence derrière l'écran.

Alors où allait-il, ce cher ministre ? Pas arrêter un potentiel criminel, en tout cas. Aujourd'hui, il n'avait rien de la figure autoritaire qu'il était normalement : il n'était pas habillé en smoking ni n'avait une présentation stricte et rigoureuse...oh, rien de tout cela. Aujourd'hui, le temps était à l'imperméable et à des vêtements plus...civils, lui permettant de se couler dans le moule. S'arrêter, écouter les conversations. Sa tête n'était pas connue auprès des civils, et c'était normal...après tout, si elle l'avait été, aurait-il pu exercer correctement son métier ? Ne dit-on pas que les oreilles du ministère de la censure étaient partout ? Un membre de la sphère divine aurait-il pu le reconnaître ? Certainement si il avait déjà eu affaire à lui, mais Suzaku sortait peu de ses locaux, surtout en ce moment, où il avait plus l'habitude d'aboyer des ordres distants plutôt que de se promener dans un parc...

...parc. Il était actuellement dans un parc, plus précisément dans la cour d'une grande université. Il scrutait la faune qui bougeait, qui se mouvait dans les coins et recoins. Il n'y a pas mieux que les universités pour dénicher de potentiels rebelles, pour calmer un mouvement, cela, ils l'apprenaient dès la première année de formation. Les étudiants ont le cerveau plus malléable que les civils, ce qui en fait des cibles prioritaires pour ces chiens de rebelles. Connu, aussi. Mais aujourd'hui, le boulot de Suzaku ne consistait pas à se faire passer pour un professeur, même s'il en avait l'apparence : c'était plutôt de détecter tout ce qui pouvait avoir l'air étrange, incongru...et son œil averti ne tarda pas à voir une fille – jeune fille eut été exagéré – assise sur un banc. Blonde. Un ordinateur à la main. Génie ou...petite sœur ? Le doute était permis.

Ni une, ni deux, il se permit de tracer vers elle. S'assit à ses côtés, ne se retenant pas de jeter un coup d'oeil à l'écran sans en demander l'autorisation. Cette université était loin du centre-ville et côtoyait les banlieues résidentielles.

« ...Tu es en quelle section ? C'est garderie, maintenant, ici ? »

Rien ne pouvait le défaire de son habituelle politesse. Il était en train de parler lorsque la maison en face d'eux explosa...soudainement. Le ministre eut un rictus surpris, écarquilla les yeux, fut immédiatement fatigué par les cris des personnes autour d'eux qui commençaient à courir partout et s'affoler...profitez-en bien, dans quelques minutes, mes collègues iront sûrement vous poser deux ou trois questions.

« Et merde...c'est quoi ce bordel... ? »

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Yu
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Mer 22 Mai - 16:51
Je venais de terminer de faire à la va-vite un sac contenant tout ce qui était le plus important quand je me tournais pour la dernière fois vers les cinq ordinateurs qui m'ont servi de bureau et de salle de décompression pendant si longtemps. Je les avais nommé chacun en fonction du serveur qu'ils utilisaient: OCEANIE, AFRIQUE (quelque peu moins performant ses derniers temps), ASIE (au plus haut de sa force), EUROPE et enfin AMERIQUE (mon seul lien avec les scientifiques à l'origine de mes connaissances). Ces scientifiques qui m'ont affirmé plus tôt dans la nuit le nombre d'années que j'avais à vivre et pour cause l'expérience dont j'étais le sujet principal. Ce qui s'est passé? Depuis ma naissance, on m'a implanté des électrodes dans le cerveau afin d'hypertrophier quelques neurones essentiels à l'apprentissage. C'est la raison pour laquelle j'ai déjà trois diplômes dans ma vie officielle. Actuellement, je suis aussi mature qu'une femme de trente deux ans alors que je n'ai que seize années d'existence.

C'est tellement difficile de prendre des résolutions pareilles. Mais je dois agir vite, je ne peux plus me permettre de rester cachée derrière un écran. Puis, je n'ai plus que une dizaine d'années à vivre...tout s'explique. Un soupir et un baiser à l'adresse des tours et des écrans et me voilà partie pour ma dernière expédition ''hors bureau''.

Je sors de la maison et envoie le signal à mon adresse IP nommée upsilon. Un sms avec pour contenant ''ECRASE''. Ce qui va se passer c'est que dans cinq minutes exactement, tout le contenu de la maison va exploser...avec la majorité de mes résultats de recherche. Cependant, il ne seront pas perdus, non.
Quelques mois plus tôt, dans un parc de la vieille ville, j'ai eu la chance de croiser un résistant qui m'a donné une adresse intéressante sur laquelle toute mes données seront sauvegardée, ainsi que le dossier ''à qui le droit'' qui contient le résultat de mes recherches ainsi qu'un message à l'intention de la rébellion. Sachant que j'ai du prendre une décision en quelques minutes, je ne peux me permettre de douter maintenant.
Je m'installe sur un banc public au milieu de ce parc, je ne sais même pas si c'est un campus au vu du nombre de jeunes gens qui se baladent ou bien un parc public qui a juste la chance de se trouver à proximité de cette école supérieure. Je n'ai même pas fait attention si ils nommaient aussi les universités de cette façon au Japon. Cela doit pourtant faire quelques années que je suis ici...trois si ma mémoire ne me fait défaut.

Je regarde le ciel. Il semble couvert... je regarde à nouveau mon gsm d'un air soucieux quand je le vis dans ma vision périphérique: un homme semblait s'approcher de moi d'un pas décidé. Semblant clairement d'origine asiatique, les cheveux noirs et un air peu rassurant et des yeux clairs comme seraient les yeux des spectres, du moins, dans la mythologie scandinave. Un individu inquiétant en perspective.
Quelle probabilité qu'il soit un pro-kira? Je dirais que connaissant ma situation que j'avais vécu en voyant le général suprême qui voulait perquisitionner mes recherches et que je n'ai remarqué que récemment que j'utilisais constamment le même ordinateur et donc la même adresse IP pour faire parler quelques lignes de réseaux (ce qui n'est pas tout à fait légal)... une chance sur quatre, c'est à dire vingt-cinq pourcents. Et je dirais de même quand à la probabilité qu'il s'agisse d'un résistant étant donné que ce sont des information sur la résistance que j'ai pu détourner. Tant que je n'ai pas connu ce qu'il a pu vivre avant l’ascension de Kira, il est impossible pour moi de me prononcer.
Quoi qu'il en soit, immobilité n'est pas la meilleure façon d'agir. Il reste moins d'une minute avant que tout ne saute, une idée remarquable me vint à l'esprit. Je prends un air soucieux en fixant mon gsm avant de me lever du banc et me mets à hurler de la façon la plus déchirante que je pouvais en direction de l'appartement, sans faire attention à ce que l'individu venant vers moi tentait de me dire.

-RENZO NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!

Et la maison explosa devant nous, comme prévu. Des larmes commençaient à couler d'elles-même. Dire que j'ai envoyé à la casse ces ordinateurs qui m'étaient si chers. Je les avais programmés, nettoyés, chouchoutés moi-même...c'était comme mes seuls amis à qui je racontais tout sans retenue. Ils ne savaient me juger alors j'en profitais tant que je le voulais...et voilà que pour seule récompense, je les détruits. Je me sens si immonde pour faire ça mais je dois me ressaisir et vite.
Je me tourne vers la foule qui commençait déjà à s'amasser devant l'immeuble.

-Il faut le sauver! Je vous en prie, aidez-moi!

Et me dirige vers les flammes qui s'élevaient vers le ciel gris foncé. Ce ne serait pas étonnant qu'il pleuve dans peu de temps. Avec de la chance, peut être que je pourrais récupérer la carte mère de l'une des cinq tours. Une seule me suffirait.
Non, ce n'est pas possible, j'ai pris moi-même le soin de poser les explosifs dans les tours. Elles ont du exploser en premier. Mais je ne risque pas d'aller bien loin avec la sacoche et mon ordinateur mais autant sembler être la plus désespérée possible. Une chance que je m'en sortais extrêmement bien lors des cours de théâtre que l'on m'avait imposé étant enfant.
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Fate Harlaown
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Jeu 23 Mai - 23:09
C'était un jour comme un autre. Un jour de patrouille. Une de ces journées durant lesquelles il ne se passait jamais rien... Fate détestait ces journées-là. En général, il s'agissait de moment où le travail manquait et où, à défaut d'avoir quelque chose de réellement utile à faire, elle restait pendant des heures à son bureau à trier la paperasse... Par chance, aujourd'hui, même les courriers administratifs semblaient manquer. C'est pourquoi elle avait choisi de partir en patrouille et de disperser ses hommes un peu partout dans la ville. Parfois, elle en envoyait certains en civil pour tendre l'oreille et recueillait parfois des informations alléchantes.

Aujourd'hui, elle avait choisi d'arpenter le quartier d'Akasaka : un petit quartier résidentiel sans grande histoire mais où elle espérait faire des rencontres intéressantes. Elle portait le long uniforme noir qui caractérisait les hauts gradés de Kira et observait les passants qui la dévisageaient comme si le moindre faux pas pouvait leur attirer ses foudres. Elle était crainte. Et pire, elle aimait ça. Ce ridicule respect que se forçait à adopter les gens afin de cacher leur peur l'amusait. Cela avait quelque chose de jouissif de se savoir plus puissante que n'importe qui ici et tout cela à cause d'une tenue vestimentaire particulière. Il arrivait souvent qu'on vienne discrètement la rejoindre pour lui susurrer quelques noms à l'oreille : la trahison était monnaie courante ici et en général, ce genre de balade était plutôt enrichissant...

Malheureusement, la balade n'avait pas été fructueuse et le sourire qui éclairait son visage avait vite disparu après quelques heures de marche. Rien, personne, pas un mot, pas un geste. Il ne se passait strictement rien. Elle espérait qu'il en était autrement du côté de ses hommes... Soudain, elle sentit son téléphone portable vibrer dans sa poche et décrocha rapidement.

Elle partit subitement en courant en direction du parking où elle avait laissé sa voiture, s'y installa et démarra à toute vitesse. L'appel venait du QG. On lui avait signalé une explosion dans le secteur et, étant la plus proche des lieux, c'était elle que l'on avait convoquée. Elle fut très vite là où elle devait être et aperçut très vite la fumée noire qui se dégageait d'un immeuble. Il semblait qu'un des appartements ait pris feu dans l'explosion. Les pompiers étaient déjà là : de son côté, elle allait devoir recueillir les témoignages et chercher à savoir ce qui avait causé cela.

Elle se dirigea vers un petit groupe d'individu. Ils étaient deux : un homme d'une bonne trentaine d'année et une jeune fille à qui elle donnait tout juste seize ans. Sortant les papiers qui prouvaient son appartenance au gouvernement, elle entreprit de poser ses questions :

"Capitaine Harlaown, de l'Inquisition. A défaut d'avoir quelqu'un d'autre sous la main, je vais me charger de la situation. Vous avez peut-être aperçu quelque chose ? Étiez vous présent avant l'explosion ? Si oui, j'aimerais que vous me disiez tout, même ce qui vous paraît ridiculement banal."

On sentait bien dans son ton qu'elle était pressée et agacée. En effet, c'était typiquement le genre d'intervention qui la barbait : ça n'était pas de son ressort et encore moins digne de quelqu'un d'aussi gradé qu'elle...
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Sam 1 Juin - 10:54
Le ministre fronça les sourcils et détailla la jeune fille du regard...quel âge lui aurait-il donné, en fait ? Elle ne semblait pas avoir plus de 13 ans, en tout cas, même s'il se serait tâté pour mettre la barre à onze. Ses cheveux étaient blonds et longs. Elle avait des lunettes...et en bon accusateur, le « blond » marquant sur les cheveux de la demoiselle l'empêchait de dire qu'elle était tout à fait normale. Après tout, qu'est-ce qu'était le japonais bêta ? La réponse était simple : un être aux cheveux mi-longs à longs pour les femmes, courts pour les hommes. Leurs habits étaient déterminés le plus souvent selon un système de classe : un uniforme pour les enfants pendant leur scolarité, un costume-uniforme lorsqu'il travaillait. Tout permettait de distinguer un individu ayant une position supérieure dans l'entreprise d'un autre, le moindre petit détail signifiant que l'individu voulait gagner sa volonté d'agir ne lui échappait point.

Donc...des cheveux blonds ? Suite à l'explosion, le ministre regardait cette fille fondre en larmes, relativement impossible. Il n'avait pas la réputation d'être particulièrement émotif, et puis ce n'était pas la première fois qu'il assistait à un incident comme celui-ci. Le fait que cette fille ait assisté comme de par hasard à l'explosion de sa propre maison, il trouvait tout de même cela bizarre, et son cerveau d'homme très compliqué était déjà en train d'échafauder diverses tentatives explicatives quant à l'explosion. Et si c'était un complot ? Quelqu'un qui aurait voulu que la gamine voie sa propre enfance exploser devant ses yeux ? Il ne valait mieux pas se poser trop de questions lorsqu'il s'agissait de rebelles. Lui prenant la main, il l'empêcha de trop s'en aller de lui, trop s'épandre. Il était à deux doigts de la serrer, là, dans ses bras, geste qui le dégoûtait potentiellement mais qui pourrait s'avérer essentiel pour la suite.

« Reste là. Shhh...du calme ! »

Il se rapprocha d'elle pour la serrer dans ses bras, voyant son petit corps se tendre et gesticuler entre. Il comprenait que c'était dur de perdre ce à quoi on tenait le plus. Pour un peu, il lui aurait même proposé un poste chez lui, mais 13 ans, c'était un peu jeune. Il ne voulait pas que ses précieux employés se retrouvent à faire la nounou.

« Ne bouge pas ! Ne va pas vers les flammes, c'est dangereux ! »

Il la retenait, l'empêchait d'y aller véritablement. Combien de temps tint-il Yu ? Une, deux, cinq minutes ? Le feu qu'ils voyaient tous les deux en face avait l'air de se calmer. Des sirènes de police et de pompier avaient également commencé à retenir, et le Ministre soupira en pensant qu'il allait sûrement devoir montrer ses (faux) papiers et donner une raison bidon quant à sa présence ici. Aussitôt pensé, aussitôt fait, une jeune et splendide femme ne tarda pas à se diriger vers eux. Elle était belle, elle respirait le charisme, mais n'impressionnait pas le moins du monde l'homme qui s'avérait blasé de tout cela...elle était sans doute passée sous de nombreux bureaux, pour arriver ici. Très nombreux, car il ne put retenir un haussement de sourcils de surprise, lorsqu'elle dit son nom. Capitaine ? Pourquoi se trouvait-elle ici, alors ? Ce n'était pas son rôle, elle aurait dû être en train de courir après des rebelles ou quelque chose comme cela.

« Avant l'explosion, j'abordais mademoiselle. Manifestement, c'était la sienne, de maison. »

D'un geste machinal, habitué des patrouilles de Kira, il sortit ses papiers, indiquant à Yu de faire de même. C'était devenu un réflexe. Et puis il valait mieux le faire avant qu'elle ne se fâche...le Ministre ne tenait pas tant que ça à se faire remarquer en gueulant plus fort qu'elle. Ses papiers étaient au nom d'un certain Suzaku Michiyo. Le papier était bien calibré, hormis le fait qu'il les avait récupéré auprès d'un petit dealer de la ville, placé du côté de Kira. Si elle les bippait avec une machine, elle verrait sans doute qu'ils n'appartenaient à personne, mais pour l'instant, elle n'en avait pas l'idée. Alors il valait mieux improviser.

« Tout ? Et bien ça a sauté. Et j'ai retenu mademoiselle d'aller se jeter dans les flammes pour récupérer je ne sais pas trop quoi. »
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Yu
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Ven 14 Juin - 19:46
Tout semblait se dérouler comme prévu. Enfin, semblait...tout est relatif. Je m'avançais vers l'immeuble en laissant mes larmes couler quand deux bras m’enserrèrent. Mais je voulais y aller, c'est comme si il y avait vraiment quelqu'un...ou plutôt quelque chose dans mon cas, que je veux vraiment récupérer dans ces flammes que j'ai injustement allumées. Dans le fond, cette opération, je ne l'aurais jamais voulue. Je dois me ressaisir. Les scientifiques américains n'ont maintenant plus aucune chance de me retrouver vu que je n'utilise qu'une partie de mon vrai nom alors qu'ils pourraient penser que j'en aurais complètement changé.

Respire, du calme. Il y a moyen de se calmer et aucune de paniquer.

-Shhh...du calme...

Cet homme, il me rassure. Mais pourquoi? Je ne suis qu'une parfaite inconnue vers qui il se dirigeait. Me connaissait-il? J'espère que ce n'est pas un homme envoyé par les scientifiques dans le cas où ils auraient prévus mon refus et une réaction excessive.

Je dois rester sur mes gardes. Le pourcentage de cette possibilité...je dirais 13,6 pourcents, c'est déjà bien assez. Cependant, son japonnais parfait semble indiquer que soit c'est sa langue maternelle, soit il a pu faire ses études en langues modernes et acquérir parfaitement l'accent qui va avec... Non, ses traits que j'ai pu observer durant quelques millièmes de secondes permettent de distinguer qu'il s'agit d'un asiatique de souche. C'est peut-être peut cliché ce que je viens de dire mais je n'ai connu aucun japonnais né aux Etats-Unis et le siège des scientifiques qui m'ont éduquée n'ont pas de cellule au Japon...alors, c'est 4 pourcents, c'est mieux.

Je finis par me calmer, j'arrête de trembler. Je recule doucement pour que l'on me lâche. Jamais personne ne m'avait pris dans ses bras, pas même ces scientifiques, pas même mon père qui était dedans... Mon père...dans le fond, il n'aura été que l'auteur de ce que je suis, rien de plus. Ce n'est qu'un père biologique et non de coeur.

-Capitaine Harlaown, de l'Inquisition. A défaut d'avoir quelqu'un d'autre sous la main, je vais me charger de la situation. Vous avez peut-être aperçu quelque chose ? Étiez vous présent avant l'explosion ? Si oui, j'aimerais que vous me disiez tout, même ce qui vous paraît ridiculement banal.


Elle m'avait fait sursauter. Elle est capitaine, j'avais oublié que ce grade existait encore dans la police. Quelle présence pour une femme! Je suis tout de même contente quedans le fond la parité commence à se faire sentir. J'allais prendre la parole quand l'homme au manteau noir prit la parole. Il avait compris que c'était ''ma maison'' qui avait explosé et montra ses papiers. Bien sûr je fouillais dans mon sac, je prends mon portefeuille et...il ne contient que quelques billets...

-C'est...c'est Renzo qui a volontairement fait explosé l'appartement...Il...je pense qu'il était un rebelle. Le général suprême voulait perquisitionner mon appartement, je pense que Renzo était un rebelle... Je...je...je...

Je tombe à genoux. Crap! Comment j'ai pu oublier un détail aussi important! Je n'ai plus qu'à espérer que je suis bel et bien répertoriée dans les dossiers de leurs postes de police.


-Ne me demandez pas son nom de famille, je ne pense pas qu'il ne l'ai dit un jour et... Je suis désolée... mes papiers étaient à l'intérieur de l'appartement... 


Je me redresse sans assistance et regarde dans les yeux de la jeune femme pour lui prouver que je ne mens pas le moins du monde.


-Je suis Kuroï...Kuroï Sparthina. J'ai 16 ans et je suis née le 12 décembre 1996. J'ignore si je me trouve dans vos fichiers, mais je pense que c'est le cas. Navrée de m'être comportée de la sorte, je suppose que mes états d'âme ne vous intéressent pas...


Autant jouer la carte de la sincérité pour l'instant, je ne serais que plus crédible...


[désolée pour le texte en noir mais je n'ai pas su arranger cela ^^'][/font]
edit Hadou : c'est bon, j'ai réglé le problème ! :) Bisous, fichu éditeur de texte !
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Sam 29 Juin - 14:13
L'homme avait pris la parole en premier, lui expliquant la situation en quelques mots et lui tendant ses papiers d'identité. Elle y jeta un oeil peu intéressé : ils semblaient corrects, aux normes. De toute façon, elle n'était pas là pour un contrôle d'identité mais pour comprendre l'ampleur, les raisons et les conséquences de cette explosion. Au final, ce type ne l'aidait pas beaucoup. Il était évident à la vue de cette gamine qu'il s'agissait bien de sa maison. Ce qu'elle voulait, c'était du détail : quelque chose qui puisse expliquer une catastrophe de ce genre. Elle lui jeta un regard plein de condescendance en lui rendant ses papiers :

"Monsieur... Michiyo... C'est ça, n'est-ce pas ? C'est typiquement le genre de réflexion dont je n'ai pas besoin... Je pense être en capacité de déduire moi même que cette maison appartient à Mademoiselle ici présente."

Elle avait lancé cela d'un ton sec et désagréable, extériorisant au maximum son agacement quant à son occupation actuelle. Au fond, cet homme n'y était pour rien, mais ses grands airs faisaient de lui un parfait bouc émissaire.

Elle se détourna ensuite vers la demoiselle dont elle ne parvenait toujours pas à déterminer l'âge. La gamine bafouait des paroles que Fate ne parvenait à saisir. Il était question d'un Renzo qu'elle soupçonnait être un rebelle et qui, d'après elle, serait responsable de l'explosion. Evidemment, comme pour lui faciliter les choses, son nom de famille restait inconnu. Fate poussa un soupire tandis qu'elle lançait une recherche dans la base numérique de son téléphone. Elle en profita pour envoyer un SMS au QG, exigeant une recherche immédiate : Renzo, ça n'était pas courant, il ne devait pas y en avoir trente-six milles...

La grande blonde la laissa se présenter. Kuroi Sparthina ? Seize ans ? Cela l'étonnait : étrangement, Fate l'avait automatiquement imaginé plus jeune. Elle avait l'air complètement déboussolée, c'était compréhensible après tout. Cette fille venait sans doute de perdre tout ce qui lui était cher... Cependant, son absence de papiers restait louche... Plusieurs fois, la police de Kira avait eu à faire à ce genre de problèmes : des résistants qui, pour effacer toutes traces de leur identité, faisaient tout simplement sauter tout ce qu'il possédait. Les papiers avaient brûlés avec le reste, évidemment ! Ce détail lui mit la puce à l'oreille. Elle toisa la jeune femme et, avec autorité, lui rappela son erreur :

"Le code juridique du gouvernement de Kira stipule que chaque citoyen doit avoir ses papiers sur soi... Quelque soit le lieu ou la situation. Je me fiche de votre état, rien ne me prouve que vous êtes bien celle que vous dites être."

Elle tourna la tête et vit les premières troupes arrivées pour se charger de maintenir l'explosion. Son boulot ici s'arrêtait donc à l'interrogation des témoins. Elle leur lança un sourire amer et les invita à la suivre :

"Je vais vous demander de m'accompagner histoire de déposer un rapport et de contrôler votre identité par la même occasion..."
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Sam 13 Juil - 2:05
Le ministre trouvait l'histoire de cette femme, que dis-je, de cette jeune fille, plus que louche. Plus que tout, il savait qu'il ne pouvait dire l'intégralité de ce qu'il pensait devant Fate, car ce serait vendre sa couverture. Il avait déjà tant de mal à ne pas la cramer, attendre que celle-là parte pour emmener Yu dans un coin avant d'entamer la discussion tranquillement, de tout et de rien, surtout de ses aptitudes. Au début, il l'avait bien prise pour une étudiante sur le campus, certes précoce, mais pourquoi pas ? Ils avaient besoin d'éléments comme cela pour pourraient être pris pour de simples gamins...et on ne se méfie pas assez des gamins. Le ministre savait qu'il y avait, quelque part, une branche de l'organisation du gouvernement qui préparait des enfants, des adolescents des bas-fonds à servir sous les ordres de Kiras. La première génération était déjà en activité, et l'on disait qu'ils s'étaient infiltrés dans certains groupuscules.

Dans sa tête, il nota immédiatement le nom de ce « Renzo ». Un rebelle ? Pourquoi Arashi Darkwood s'intéressait à cet appartement, ou plutôt à cette fille ? Et vivait-elle seule là-bas, comme avait l'air de de le spéculer ce pronom possessif particulièrement bien placé ? Décidément, cette petite fille titillait son intellect, le mystère à résoudre semblait entier et pour la première fois de la journée, un sourire sincère apparu sur son visage...qui se défait aussitôt lorsque Harlaown haussa le ton. Alors comme ça, elle n'appréciait pas son aide ? Et elle l'aurait déduit comment, que cette maison appartenait à cette fille...bien sûr à part grâce au fait que celle-ci paraissait être dans un état de détresse particulièrement intense. Il lui adressa un sourire hypocrite et hocha la tête, comme pour lui renvoyer ses paroles.

Plus que tout, le manque de compétences de cette fille pour gérer cette affaire l'énervait. Elle ne faisait preuve d'aucun tact, d'aucune finesse...on ne devrait assurément pas donner aux militaires des missions de terrain ! Il commença à être de plus en plus furieux lorsqu'elle se mit à citer la loi et leur demanda de l'accompagner jusqu'au commissariat...hein ? Ne se rendait-elle pas compte ? Elle était en train de faire foirer toute sa couverture ? Une fois là-bas, certes, les gens ne le reconnaîtraient pas, mais lorsqu'ils vérifieraient ses papiers avec un bipper, ce que tout policier censé faisait, et bien...ils l'enverraient purement et simplement au trou ! Et sa mission ? Son objectif ? Envolé, il serait ! Alors pour le moment, il se contentait de regarder Fate en espérant que son regard la transpercerait de part et d'autre.

« Mademoiselle, je pense qu'il faudrait demander au collègue de cette dame, monsieur...Blackwood si je me souviens bien de...confirmer vos dires ? Vous aurez sûrement plus d'indices sur l'explosion et en plus, il pourra vous aider. »

Mais au lieu de bouger, il resta face à Fate, l'affrontant du regard. C'était une des toutes premières fois qu'il se trouvait dans une situation comme celui-ci, alors il était un peu désarçonné. Il n'aurait jamais songé que son adversaire immédiat serait son propre camp et, cette fois-ci, pas moyen de lui passer une carte, un machin, un truc, sans que Yu ne se doute de quelque chose.

« Mademoiselle Sparthina et moi refusons de vous suivre, tout simplement parce que tout capitaine que vous êtes, il est très impoli de se comporter comme cela devant cette jeune fille. Elle vient de perdre son foyer, la confiance d'un être proche. Alors, tout civil que je suis, j'aimerais vous dire, mademoiselle, que je ne vous suivrais pas. »

Il rangea ses papiers dans sa poche, non sans les avoir époussetés avant. Il était probable que cette femme ait couché pour réussir. Combien de fois ? Longtemps ? Il ignorait totalement ces détails, mais ne voulait pas vraiment le savoir. Il savait aussi qu'un capitaine de l'Inquisition ne faisait normalement pas de mission de terrain comme celle-là, alors...était-ce une sorte de bizutage ? Dans ce cas, Hatsuharu comprenait son énervement.

« Je vous propose d'aller dans les ruines, voir si nous retrouvons tout de même des indices...qui ne tente rien n'a rien ! »
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Yu
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Localisation : Devant mon ordinateur...
Lun 15 Juil - 20:30
Tout le monde semble être entré dans mon jeu. Je n'aime pas trop duper les gens à ce point mais ma situation fait que j'y suis quelque peu forcée. C'est tellement dur de se dire que l'on a déjà dépasser la moitié de son espérance de vie...j'espère juste avoir le temps de finir mes recherches et de enfin avoir des réponses à mes questions, par moi même.

La capitaine me demandant de la suivre pour confirmer mon identité, j'allais lui emboîter le pas quand ledit monsieur Michiyo s'interposa en disant que elle était impolie et que elle se devait de se montrer plus compréhensive. Alors comme ça, malgré les ordres d'une brigade pro-kira, des gens peuvent se soucier du bien être des autres qu'il soit question de rebelle ou non...intéressant.
Par la suite, il proposa même de fouiller les cendres de l'appartement. Peine perdue...
Oh mais j'y pense! Mon disque dur...j'avais oublié de d'enlever la house métallique de mon disque dur avant de partir! Et elle contient toute les mes données, toute mes recherches. Si jamais elle est retrouvée par les pro kiras et qu'ils arrivent à corrompre le mot de passe... De plus, je n'ai pas vraiment les meilleures performances en matière de verrouillage de mes données. Je suis plus callée en codage et brouillage de fichiers. C'est pas bon...
Probabilité qu'il ai résisté au choc. Sachant qu'un mur et une commode entre la TNT dans la tourelle PC et la manette... Supposant que la manette ai servi d'isolation thermique, je dirais 53%... c'est beaucoup trop.

Je suis confrontée à un terrible dilemme. J'ai deux choix qui s'offrent à moi:

Soit je suis la capitaine et je prouve mon identité. Mon disque dur est trouvé et avec les données concernant les rebelles...je ne pourrais utiliser l'excuse ''Renzo'' une fois de plus.
Soit j'accepte de suivre monsieur Michiyo et je trouve le disque dur. Je n'aurais qu'à beuguer quand j'essaierais de montrer via mon ordinateur dans ma sacoche et faire croire dans ce cas que ça pourrait être à un rebelle...Renzo.

Il est vrai que j'en ai connu un mais c'est une rencontre trop lointaine pour que je puisse m'en rappeler en détail...mais passons.
Que faire? Que faire?

Une autre option, il y a toujours une autre option!
Je me tourne vers ledit Michiyo et lui demanda:

-Mais...en fait... je ne vous aurais pas déjà vu quelque part dans les cartiers proches du bâtiment qui avait été attaqué récemment?
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Fate Harlaown
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Mer 17 Juil - 12:44
Plus le temps passait, plus la conversation avançait, plus cet imbécile commençait à lui sortir par le yeux...

Il était rare de se retrouver en face de fortes têtes. La plupart des civils étaient, en effet, plutôt du genre complaisants et se contentaient d'approuver les dires des autorités de peur de quelconques représailles. Seuls les résistants pris en flagrant délit se montrait moins coopératifs... Pourtant, ce grand brun aux airs hautains ne cessaient de la contredire et venaient de refuser avec une vanité digne de la sienne de la suivre.

Presque surprise de voir que l'on pouvait être plus désagréable qu'elle, Fate lui jeta un regard plein de reproches. Son impolitesse ? Depuis quand la politesse faisait-elle partie des compétences de pro-Kira ? Elle se contrefichait bien de son avis : ils allaient la suivre et ce immédiatement. Brusquement, elle le saisit par le col et, tirant de toutes ses forces, lui fit quitter sa hauteur habituelle pour l'abaisser suffisamment afin d'être son égal. Elle siffla entre ses dents d'un ton ironique qui tentait tant bien que mal de retenir sa colère :

"Je vous trouve fort peu coopératif pour quelqu'un qui n'a rien à se reprocher...! La politesse est le dernier de mes soucis... Pour le moment, je remarque surtout que je me retrouve sur une affaire dans laquelle je suis surqualifiée, que personne ne semble pouvoir prendre le relai et que je suis obligée de taper la causette à une gamine blonde et un connard comme vous !"

D'un geste brusque, elle avait désigné la jeune fille à côté de son interlocuteur :

"Faites comme elle, Monsieur Michiyo. C'est un conseil : ne me chauffez pas. Ca pourrait très mal tourner..."

Fate finit soudainement par le lâcher sans pour autant le quitter du regard. Elle se retenait de faire ce qu'elle était en droit de faire : le frapper pour mieux le maitriser à terre et lui passer les menottes. Elle bouillait intérieurement, fatiguée par ce boulot qui n'était pas le sien et qui l’agaçait très fortement...

Les ruines... Que voulait foutre ce guignol dans les ruines ? S'imaginait-il qu'elle allait les laisser se promener tranquillement dans un bâtiment qui venait de brûler de manière suspecte ?... Elle poussa un long soupir désespéré et secoua la tête dans une grimace. La jeune femme tourna ensuite son regard sur la gamine qui, depuis tout à l'heure, ne soufflait pas un mot.

"Votre manque de jugeote semble décidément égaler votre intelligence ! Ce bâtiment est une scène de crime... Les initiatives, c'est moi qui les lance. D'ici peu un groupe d'intervention viendra fouiller cet appartement et recueillir les indices. Je n'ai pas besoin de vos pseudos talents de détective pour salir d'éventuelles pièces à conviction...! Maintenant, avancez ! Et cessez de me faire perdre mon temps par pitié !"

D'une manière peu amicale, Fate le poussa en avant, l'obligeant à entamer la marche. Elle entendit la question de la jeune fille qui lui mit la puce à l'oreille... L'aurait-elle aperçu lors de l'attentat ? Ou d'un quelconque autre accident ? Il était trop tôt pour le savoir... Elle verrait ça au commissariat...
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Mar 30 Juil - 0:48
Le ministre voulait juste faire son travail. Il dévisageait donc Yu d'un regard plus appuyé, surtout lorsque celle-là affirma qu'il l'avait vu vers le building des pro-Kiras...ce qui n'était pas faux, techniquement parlant. Il travaillait là-bas, donc il était vraiment logique qu'elle l'ait croisé là-bas, surtout vu l'agitation qui reignait ces derniers temps, pas vraiment étonnant qu'elle ne l'ait remarqué.. Il fronça les sourcils, notant mentalement ce fait. Et cette absence de papiers...non, vraiment, et puis il voulait l'interroger sur pourquoi elle se trouvait à cet endroit à cet instant donné, ce jour-là ? Était-elle la fille d'un de ses collègues ? Accepterait-elle de collaborer ?

Par contre, il fut pris au dépourvu par le capitaine qui le tira par le col...ainsi, c'était cela de se retrouver de l'autre côté, soupçonné d'appartenir à la résistance ? Écoutant d'une oreille paresseuse ce qu'elle disait, il se contentait de la fixer du regard morne des personnes lasses. Elle était sur-qualifiée ? Et il donc ? Il était ministre, et pourtant il se retrouvait à faire le travail dans la rue car il n'avait pas assez d'hommes...Et surtout qu'il ne leur faisait pas assez confiance.

« Je ne comprends pas votre colère. En vous emportant de la sorte, vous risquez de passer à côté d'indices importants, vous ne le voyez donc pas ? Et ne m'insultez plus, je vous prie. »

Elle semblait avoir trouvé en lui le parfait bouc-émissaire...si seulement elle savait à quel point elle se trompait ! Il soupira d'un air las, remettant droit son col sur lequel elle avait tiré, jetant un coup d'oeil nerveux à Yu qui ne semblait pas vouloir partir...pour l'instant. Cette fois-ci, il allait un peu se mouiller et lui révéler quelques éléments de l'intrigue. Tant pis pour son introduction et sa couverture, il ne voulait pas risquer de foirer une enquête par pure rage...lui qui n'osait même pas parler à Lady Illness, il ne ferait pas cela.

Le ministre de la propagande fit un pas sur le côté, scrutant l'horizon, et plus particulièrement ce qui avait jadis été une résidence. Pauvre gosse, plus de maisons, et maintenant elle se retrouvait prise entre un ministre et une capitaine qui semblait bien furieuse. Il secoua la tête une nouvelle fois, se disant que Fate n'allait pas être contente : ils n'avaient aucun indice suite à l'interrogatoire de la fille, juste le fait qu'elle ait dit l'avoir croisé, lui...mais tant de personnes le croisaient, que ce soit dans son bureau ou à proximité du building qu'il ne faisait déjà plus attention à cette remarque : elle était subsidiaire.

« Cette comédie suffit, vraiment. Maintenant, j'embarque la fillette et vous...vous...vous retournez...faire vos frasques, je ne sais quoi comme vous en avez la réputation ! Allez, houste !  »

Il regarda Fate, semblant lui faire passer le message mental pour lui dire de ne pas embarquer cette fille, elle l'intriguait, elle était pour lui seul ! Mauvaise humeur. Lorsqu'il rédigerait le rapport de la mission, bien sûr, il n'oublierait pas de dire à quel point le capitaine Harlaown avait été grossière et malentendue...non mais oh !

« Croyez-le ou non, je m'en fous, de ce que vous allez dire ou non, Capitaine, parce que vous puez. Sparthina...qu'il y avait-il dans votre portable ? Que faisiez-vous lorsque j'arrivais ?  »





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Yu
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Ven 16 Aoû - 22:05
La situation n'allait pas dans le sens que j'aurais voulu, c'est mauvais même. Le monsieur refusant de répondre aux ordres de la capitaine, voilà que j'allais me faire embarquer par un inconnu pour qu'il me pose des questions alors que je comptais me rapprocher au maximum des pro kira. Mais, maintenant que j'y pense, qui est-il pour s'opposer ainsi à la police?

Cette situation n'est pas nette mais il faut que je fasse mine de rien pour éviter de rajouter des soupçons quand à mon apparence innocente. Je pense que je vais jouer la carte de la désespérée, c'est la plus adaptée je pense. Revenons sur ce personnage fantôme; Renzo. Je dois me faire une image précise de ce dernier pour éviter de me contredire à l'avenir.
Renzo nom de famille inconnu, ce sont les informations que je leur ai déjà donnée. On va dire qu'il n'est pas un citoyen japonais pour expliquer son absence dans les fichiers de la police. Je ne suis pas majeure et sa présence dans mon domicile expliquerait qu'il est mon tuteur au Japon. Je suis en Erasmus avec l'université qui se trouve derrière nous, ce qui est vrai et il est ma famille d'accueil, c'est mieux. Nan, il est mon tuteur et il a loué l'appartement ici, parfait. Cheveux bruns, visage floconneux...

Le temps que je visualise une image précise du visage, je m'affaire sur d'autres détails. Il m'a élevée en Amérique mais était souvent absent...pour le travail? Non, je suis censé bien le connaître. Nous déménagions beaucoup pour le travail, mieux. Je pourrais affirmer les différents pays où j'ai vécu dans la vraie vie ainsi il y aura sûrement une trace si ils engagent un détective sur mon cas assez louche. Quand je créerais les logiciels adéquats, je pourrais reformer une photo de moi et ce fantôme pour la transférer en toute discrétion au laboratoire où j'ai grandi les premières années de mon existence ainsi je pourrais affirmer qu'il était un scientifique et une grosse tête. Il m'a tout appris concernant les ordinateurs et les sciences. Je crois que ce sera suffisant pour l'instant.

La capitaine et l'autre homme semblent ne pas se mettre facilement d'accord. Mais qui est-il pour s'opposer?
C'est partit: je recule de deux pas quand l'homme voulait me poser une question en me prenant à part.

-Oh wow! On se calme, je ne sais même qui vous êtes monsieur pour vous opposer ainsi. Elle est capitaine de police, pour notre sécurité et le maintient de l'ordre, nous devons la suivre. De toute façon, mon histoire ne vous regarde pas! Je suis maintenant assez grande pour savoir qui je dois suivre et ce n'est pas un inconnu qui ne sait ni se présenter ni expliquer pourquoi il s'intéresse ainsi à mon cas. Alors, vous êtes très gentil mais je suis désolée, je vais suivre madame.

Je me dirige vers la capitaine pour lui montrer que mon avis est clairement du côté pro Kira. Maintenant que j'y pense... Les probabilités de tout à l'heure sont a recalculer. Pour oser s'opposer ainsi, c'est qu'il est soit résistant et qu'il n'a pas peur de la police, soit un pro Kira plus haut gradé que cette femme. Dans tout les cas, je suis gagnante...

En effet, je ne peux que me rapprocher de Kira en agissant ainsi. Un résistant n'insistera pas (et n'en aura pas le pouvoir de toute façon) et un plus haut gradé ne pourra être que satisfait d'une citoyenne obéissante (bien que je ne le suis pas tout à fait). Je m'adresse à la capitaine;

-Je vous suis.
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Fate Harlaown
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Dim 25 Aoû - 20:20
Agacée, Fate consultait régulièrement son téléphone portable. Elle attendait désespérément une réponse du Quartier Général : si seulement quelques imbéciles pouvaient se libérer et prendre cette banale affaire de routine en charge ! N'avait-elle pas mieux à faire que de s'occuper de ce genre de bagatelles ? Ce genre de bêtises étaient réservées aux larbins, pas aux membres gradés de l'armée bon sang ! Même si, techniquement, le règlement de la police bannissait ce genre d'attitude en public, la jeune femme glissa la main dans son sac à main de cuir noir, en sortit un paquet de Marlboro déjà entamé et se permit d'allumer une cigarette qu'elle glissa adroitement entre ses lèvres expertes. Peu lui importait la présence de ce grand brun frêle qu'elle rêvait d'assommer depuis quelques minutes ! Ses manières coincées et son comportement presque bourgeois lui sortaient par les yeux. Et comme si cela ne suffisait pas, il fallait que sa Majesté se mêle de ce qui ne la regardait pas... !

Un instant, la jeune femme tira quelques lattes de tabac, recrachant la fumée impunément. Elle ne jeta même pas un coup d'oeil à l'homme, ni à la gamine d'ailleurs. La situation l'agaçait au plus haut point et si le devoir ne la retenait pas ici, sans doute aurait-elle mis vite fin à cette conversation. D'un geste de la main, elle jeta son mégot désormais terminé et l'écrasa du pied, puis, elle se tourna vers l'inconnu qui, malheureusement, était resté planté là. Alors qu'elle s'apprêtait à prendre la parole, elle fut prise de vitesse par les paroles de l'homme qui l'assaillit rapidement. Retourner... A ses frasques ? Immédiatement, Fate comprit ce qu'il sous-entendait et grimaça. Son image publique était bien moins salie que celle qu'elle avait au sein du gouvernement, et l'idée qu'un petit imbécile sans importance dans son genre est connaissance de ce genre de détails l'énervait. Choquée, elle resta un instant silencieuse, tentant tant bien que mal de retenir une colère monstre. D'où lui parlait-il de cette façon ? Lui, petit con de civil ? Elle le regarda se diriger vers la jeune fille, comme s'il s'apprêtait réellement à prendre son interrogatoire en main et laissa presque échapper un petit rire lorsqu'elle le renvoya poliment dans ses gonds.

Fate s'avança de quelques pas en direction de l'homme et, se stoppant devant lui, examina sa frêle carrure avec toute la condescendance dont elle était capable. D'un geste brutal, elle le força à se retourner et à la regarder dans les yeux – même si sa grande taille compliquait les choses.

« C'est incroyable, ça, tout de même ! Où tu te crois, sale petit con ? Tu t'imagines sûrement avoir la science infuse du haut de ta froide allure... ! Dois-je rappeler à ton esprit embué et ralenti qui représente l'ordre ici ?! C'est à croire que tu te prends pour un représentant de Kira ! »

Elle restait étonnamment calme et dans sa voix, on ne lisait désormais plus la colère, mais bien la moquerie. Puisque la violence ne semblait pas atteindre cet homme, peut-être le ridicule le ferait-il réagir ?... Fate reprit, un grand sourire ironique aux lèvres :

« Tu sais quoi ? Un instant, j'ai songé à te laisser en liberté. Tu n'es qu'un petit chieur, au fond, tu ne ferais pas mal à une mouche, n'est-ce pas ?... Mais puisque tu continues de me chercher et que tu ne sembles pas vouloir y mettre du tien... Je pense qu'on va la jouer autrement, d'accord ? »

Avec tout le professionnalisme dont elle était capable, la jeune femme retourna brutalement l'homme et, saisissant ses menottes, elle entreprit de les lui passer aux mains. Son sourire ne semblait pas vouloir quitter son visage :

« Monsieur, je vous arrête pour entrave à l'exercice de la Justice. Je vous demanderais donc de me suivre. »

Elle adressa en suite un regard à la jeune fille et lui fit signe de la suivre d'un mouvement de tête, tandis qu'elle tenait fermement son nouveau prisonnier.

« Merci de votre collaboration, Mademoiselle. Monsieur ferait mieux d'en prendre de la graine... »
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Mer 28 Aoû - 0:34
Il était en train de faire une petite mimique soucieuse lorsque Yu prit la parole, et le laissa complètement figé. Ainsi, il paraissait bafouer l'ordre ? Mais ils étaient complètement fous, eux ! Il était ministre, bien sûr qu'il ne contestait pas l'ordre ! Au contraire, il était l'Ordre. Fate n'était qu'une petite capitaine, et lui...Mais bien sûr, ils refusaient de l'écouter parce qu'il n'avait pas dit qui il était ! Suzaku aurait dû s'en douter, même si au début de cette rencontre, il jouait sur son anonymat.

« Hey... »

La situation lui échappait : Yu allait vers la capitaine, alors qu'il voulait son récit en entier. Il était persuadé que celle-ci devait savoir des choses intéressantes sur le prétendu rebelle dont elle avait parlé il y avait quelques temps. À propos de rebelles, il en avait marre, de ces rebelles...un rebelle venait de s'échapper de leurs cellules du sous-sol, sans qu'ils ne puissent rien faire. Suzaku n'était pas responsable de cette partie du quartier général, mais il n'aimerait pas se retrouver à la place de celui qui allait écoper de la responsabilité de l'évasion...rien que pour le principe.

Comment cela ? Elle se permettait de l'appeler « petit con » ? D'un air neutre, il se contentait encore de la fixer, les sourcils froncés, regardant parfois Yu pour voir si elle ne s'échappait pas. Petit con, lui ? Alors qu'il était plus gradé et plus grand qu'elle ? Ce qu'elle disait le lassait. Cette femme était tellement vulgaire, tellement ignorante. Si tous les gens responsables dans l'armée se comportaient comme cela, il comprenait pourquoi ce rebelle avait réussi à s'échapper. Qu'essayait-elle de prouver en l'insultant ? Il n'avait commis aucun acte répréhensible, elle était juste...de mauvaise humeur...

Oui !

Harlaown !

C'était le nom de la capitaine responsable de cette évasion ! La révélation se fit lorsqu'elle lui mit les menottes aux poignets. Le métal froid parut le réveiller, il sut à qui il avait vraiment à faire...Maintenant, il fallait retourner ses propres cartes et enfin avouer qu'il n'était pas bien « un chien de rebelle », mais bien quelqu'un gradé et puissant.

« Vous n'y êtes pas. Pas du tout, capitaine. Je suis plutôt poli, d'habitude, mais je vous suggèrerai d'enlever ces menottes au risque de perdre votre position au sein de l'armée. Lieutenant ou simple soldat ne vous siéraient-ils pas mieux ? Mh ? »

Il la fusilla du regard comme seul lui en était capable...oui, Suzaku se montrait rarement agréable envers le « peuple », et étant donné qu'elle l'avait cherché, Fate se retrouvait désormais à ramasser les œufs pourris.

« Nathan S. Suzaku. Ministre de la censure et de la propagande. Je pensais que, tout de même, un capitaine serait capable de me reconnaître. Je suis très déçu lorsque je constate que ç'en n'est pas le cas. Donc, en effet, avançons, mais enlevez les menottes avant que je n'aie à transmettre le problème à Arashi Darkwood. Il a d'autres problèmes, en ce moment, avec l'évasion de Darkwood frère, qui est aussi votre faute. »

Le ministre lança un regard furieux à Yu, comme si il était furieux qu'elle se trouve là à écouter ce qu'il disait. Il était sûr que cette gamine cachait quelque chose, il était frustré de ne pas pouvoir se rendre sur les lieux du crime pour inspecter lui-même les restes de la maison...tout de même, une bombe explosant dans une banlieue résidentielle, ce n'était pas courant !

« Bref, j'étais là pour recruter. Mademoiselle Sparthina, que diriez-vous de rejoindre mon ministère ? »





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Yu
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Mer 28 Aoû - 12:06
La capitaine semblait ne pas être de la meilleure humeur qu'il soit. Cependant, la réaction du civil sembla pour le moins surprenante, et comment!

Il affirma qu'il était dans le droit de la rétrograder de plusieurs rangs avant de la foudroyer du regard. Et quel regard! Il est haineux mais sans être hautain ou moqueur, c'est assez curieux d'ailleurs. Je ne suis pas encore assez informée en ce qui concerne les différentes mimiques que peuvent crée un visage humain mais celle-ci est de loin particulièrement intéressante.
Puis, il se présenta enfin.

Attendez, j'ai bien entendu là? Un...un ministre?! C'est impossible! D'accord, ce sont aussi des personnes ordinaires qui font éventuellement leurs tâches quotidienne comme n'importe qui mais de là à se trouver comme par hasard au moment où je décide de couper les ponts avec l'organisation qui est la source même de mes revenus... C'est à peine croyable...non, c'est incroyable!
Mais comment n'ai-je pas pu prévoir cette possibilité dans mes pourcentages! Ah mais quelle cruche, je dois me réxercer à calculer des probabilités plus rares...

Puis, d'un regard furieux du ministre, je ne pus que le soutenir quelques secondes avant de baisser les yeux. C'est comme si il me reprochait de ne pas y avoir pensé. Ah! C'est tellement frustrant!
Mais ce qu'il dit par la suite ne put que me faire afficher une bouche bée et un mélange de multiples émotions.

Je pense que même le plus doué des statisticiens ne pouvait prévoir une telle opportunité. Cependant, il doit sûrement avoir des informations importantes à mon sujet pour vouloir me recruter ainsi. Sait-il que je sais pirater à ma guise presque n'importe quel système? Sait-il que le général suprême Darkwood s'est déjà rendu à mon domicile pour perquisition? Sait-il seulement qui je suis?
Dans ma confusion, je n'arrive qu'à balbutier;

-Mais...mais je suis bien trop jeune pour intégrer de telles fonction. Je peux faire de mon mieux...certes mais...

Je crois que je ne pouvais pas tomber sur meilleure personne pour me rapprocher de Kira. De plus, je pourrais exercer mes talents en informatique sans problèmes. Je sers mon pc dans sa mallette. Il faudrait juste que j'arrive à contacter le chat du Chershire pour que je puisse orchestrer une fuite si jamais ça se passe mal. Je crois que mes dernières années d'existence vont être palpitantes!
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Fate Harlaown
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Sam 31 Aoû - 0:28
Sans plus de manières, Fate avait pris le chemin du parking, poussant devant elle son nouveau prisonnier. Elle avait la ferme intention de le conduire au Quartier Général, lui et la jeune fille, quoi qu'ils aient à dire. Comme à son habitude, elle tenait fermement l'homme par ses poignets et le poussait devant elle sans aucune douceur. Ce n'était pas le moment de laisser filer ses proies. La gamine suivait docilement derrière eux mais Fate prenait bien garde à ne pas la perdre de vue. Les passants les dévisageaient, curieux : certains s'approchaient, d'autres préféraient rester à l'écart. A croire que les civils s'ennuient tellement que le moindre petit événement devient exceptionnel. Fate leur lançait des sourires narquois, se retenant pour ne pas renvoyer tout ce petit monde d'où il venait. Enfin, sa longue berline noire se dessina sur le parking et la jeune femme poussa un soupire. C'était sans compter son charmant prisonnier...

Pourquoi fallait-il toujours qu'il l'ouvre ?... Ne pouvait-il pas rester muet et calme comme l'était la jeune fille ?... Non. Il représentait décidément tout ce qu'elle détestait le plus : ces petits bourgeois maniérés aux allures propres et intellectuelles et qui ne pouvaient s'empêcher de mettre leur grain de sel où qu'ils aillent. Plus que les beaux parleurs, plus que les imbéciles, ces gens là l'énervaient plus que tout. Et Suzaku en était un parfait exemple ! La rétrograder ?... Et puis quoi encore ?! Se prenait-il pour un militaire ? Pire ! Pour un Ministre ? Fate émit un rire moqueur. Sans doute pensait-il pouvoir se faire justice en utilisant de son argent – car après tout, il avait bien l'air d'un fils à papa. La jeune blonde le poussa sans douceur, contre sa voiture, dos à elle, l'obligea à se baisser et effectua une fouille rapide en grimaçant : le contact avec son squelette osseux était des plus désagréables. Elle ne trouva rien d'intéressant et se contenta de lui confisquer son porte feuille.

« Me rétrograder ? » s'exclama t-elle en riant. « Voyons, tu en deviens ridicule ! Tu t'imagines peut-être pouvoir faire ça depuis ta petite place de vermine ? A en juger ton costume, tu dois penser être assez riche pour faire tomber n'importe qui ! A moins que ce ne soit ton Papounet d'amour qui s'en charge ?... »

Alors qu'elle s'apprêtait à le forcer à pénétrer dans la voiture, Fate l'entendit se présenter. Elle stoppa brutalement son geste et, se redressant, s'obligea à fixer le visage de l'homme.

Merde.

Ce visage pâle et osseux. Ces boucles noires. Ces lèvres fines. Bordel.

Soudain, la jeune femme devint toute blême, comme si cette révélation la pétrifiait. Ce n'était pas loin d'être le cas. Elle n'avait jamais réellement rencontrer Monsieur Suzaku, elle ne l'avait aperçu que sur quelques photographies officielles. Mais si quelques minutes auparavant, son visage lui était inconnu, désormais, son identité était évidente. Quel conne... ! Pourquoi ne s'en était-elle pas rendu compte plus vite ?... On n'oublie pas un Ministre si facilement ! Soit, la propagande n'est pas le plus médiatisé des ministères, mais tout de même ! Un instant, elle évita son regard tandis qu'elle défaisait les menottes. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse, cherchant comme réagir. Elle se demandait pourquoi il n'avait pas de suite révélé son identité... Il devait être sous couverture, sûrement. Mais que fout un Ministre sous couverture ?!

Sans faire attention à ce qu'il pouvait bien dire à la jeune fille, elle le tira par la manche dans un coin où elle s'inclina respectueusement :

« Ex... Excusez moi ! C'est une effroyable erreur... Je ne connaissais en rien votre véritable identité, veuillez m'excuser pour cet... Cet affront. »

Elle marqua une pause et en profita pour vérifier si Yu était toujours là. Puis elle reprit, baissant les yeux, tant elle craignait les reproches de son regard inquisiteur...

« Cependant, vous ne pouvez nier votre responsabilité dans ce quiproquo. Pourquoi avoir caché votre identité ? Je suppose que vous souhaitez garder votre anonymat pour des raisons professionnelles mais... Ce n'est pas aux Ministres d'enquêter sous couverture.... ! »

Elle ne notifia même pas sa remarque concernant l'évasion d'Akira Darkwood. Il y avait sans doute suffisamment d'eau dans le gaz...
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Nathan S. Suzaku
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Dim 1 Sep - 19:37
Là, c'était le petit moment où il se sentait triomphant. Où il pouvait regarder Fate d'un air hautain, la fixant de là où il se tenait. Oh, aucun doute, elle se sentait gênée : tous les détails de son visage allaient en accord avec cette déduction. Étant donné qu'elle avait laisser s'échapper le frère Darkwood, elle était sûrement sur la sellette. Ou, au mieux, elle allait être rétrogradée. Et si jamais Arashi – qu'il détestait, au passage – venait à apprendre que son capitaine avait voulu mettre aux arrêts un ministre, elle serait mal. Malheureusement, ce qu'il risquait surtout, c'était que Arashi se mette à rire aux éclats, qu'il complimente Fate en disant que c'était bien fait pour ses fesses. Et qu'en prime, il le répète à tout le quartier général...Arashi était ce genre de personnage, mais inutile de le dire à Harlaown.

Une fois que les menottes furent défaites, il se sentit tout de suite plus à son aise. Il se frotta les poignets, soupira doucement. Lança un autre regard à Yu : en effet, elle avait raison. Ils n'avaient le droit de l'engager, elle n'était sans doute pas mineure, à moins qu'elle ne présente une anomalie génétique très rare qui faisait qu'elle gardait toujours le même âge.

« Je pensais que vous me reconnaîtriez. », grommela-t-il.

Il était tout de même un ministre, nom de nom ? Et puis il voulait être discret, il ne pouvait pas croire que cette idiote ait gâché sa couverture ainsi.

« J'ai conscience que mon visage n'est pas connu de plus, mais j'aurais aimé un peu plus discrétion de votre part. Une capitaine, hein. Ce n'est peut-être pas aux ministres de faire cela, mais si vous ne faites pas votre boulot, à qui alors ? Et puis je suis trop stressé, mes collaborateurs m'ont dit de faire un tour dehors ! Je ne suis pas comme vous, je ne peux pas ne pas travailler ! »

Là-bas, la fumée se répandait encore, seule marque du terrible attentat qu'il y avait eu. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé mais l'évènement l'inquiétait. Sparthina paraissait également trop peu stressée pour quelqu'un qui avait perdu sa maison. Et elle n'avait pas de parents, de parents qui étaient à l'intérieur ? Plus il réfléchissait au problème et plus il trouvait ça louche. Sparthina, la maison qui avait explosé. Le rebelle dont elle avait parlé...son père, peut-être ? Il croisa les bras et se plaça en face d'elle :

« Nous aurons besoin de voir ce portable. », dit-il tout en désignant l'appareil qu'elle tenait dans les mains. « Votre père, votre mère. Noms, prénoms. Où sont-ils, métiers. Si partis, que faisiez-vous toute seule dans cette maison, pourquoi n'avez-vous pas vos papiers. Harlaown, ordonnez à un de vos hommes de fouiller les ruines. Je veux que chaque millimètre soit inspecté. Cherchez ce fameux rebelle dans les dossiers du QG, faites faire un portrait robot à cette gamine. »

Suzaku était passé outre l'affront qu'elle lui avait fait. La vie lui avait montré tant de fois qu'il valait mieux agir en coopérant au lieu de se jeter des bâtons dans les pattes. Il envoya ensuite quelques messages à ses associés sur son téléphone...oh, s'il n'était pas là, que feraient-ils ? Sa main trembla lorsqu'il vit le pseudonyme dit Chat de Cheshire dans ses mails...Il avait été viré de son bureau parce qu'il pétait des ordinateurs, il n'allait pas détruire son téléphone portable. Zen. Zen.

« Par pure curiosité, vous deux. Le pseudonyme du Chat de Cheshire vous dit-il quelque chose ? »





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Yu
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Mar 3 Sep - 21:51
Cette gène incroyable comparable à celle que l'on peut ressentir quand on a pas compris l'ironie d'une phrase... elle est là, collante et terriblement gênante. Je n'ose même pas imaginer celle de la capitaine. Ne pas reconnaître un membre du corps ministériel, il faut le faire quand on est dans un organisme qui en découle presque directement. Dire que je pensais la suivre, je ne pense pas que elle aurait été d'une grande aide dans ma quête.
Le ministre avait même lancé dans ma confusion que j'aurais du le reconnaître...oui, j'aurais du, surtout dans mon cas. Je ne peux que me morfondre sur cela pour le moment surtout que la place proposée mais inaccessible pour faute de...non pas de maturité car je pourrais remplir parfaitement vu que j'ai un cerveau ayant l'équivalent de 37ans d'existence, mais d'âge tout simplement. Quelle ironie d'avoir voulu tout apprendre tout de suite pour être ensuite freinée par cette rapidité d'apprentissage! J'en serais presque toute retournée. Je dis presque car j'ai ici une opportunité tellement intéressante que je me gênerais pour indiquer le ''projet'' qu'était initialement ma naissance. Evidemment, c'est au delà des droits de l'Homme mais c'est dans le secret que je suis née et que j'ai été éduquée... si la nouvelle venait à se répandre, les Etats Unis d'Amérique risqueraient d'avoir une image bien plus terne que celle véhiculée actuellement.

Je suis en terrain glissant, certes. Mais je suis prête à tout pour rencontrer Kira avant ...la date limite j'ai envie de dire. Je ne suis qu'au début de mon projet personnel, il va devenir mon accomplissement vu que je n'ai d'autre but dans ma vie; satisfaire ma curiosité.

Kira, Kira, Kira...dans quelle sphère peux-tu te cacher?

Je sortis tout de suite de mes rêveries à entendre une indication qui me perturba un moment; prendre mon World... Je dois rester calme. C'est mon premier ordinateur a but professionnel, ils y trouveront tout mes cours de l'université, les premiers programmes qui ont vu le jour sous mon clavier et mes codages. Je ne peux plus mentir maintenant, mais cela ne me met pas tellement mal à l'aise. Le seul truc qui me chagrine, c'est que cet ordinateur a une valeur sentimentale pour moi...mais je vais devoir le délaisser, comme j'ai délaissé mes cinq autres ordinateurs. C'est tellement compliquer d'abandonner ses affaires...

J'allais me diriger vers le premier ministre pour lui demander de lui parler en seul à seul quand il posa une question qui fit bien plus que m'interpeller...le chat du Chershire! Non, je ne peux laisser un...collègue aux mains de personnes qui lui feront du mal. Puis, il m'a aidé quand je me suis explosée (et le mot est faible) le genoux dans le parc public. Néanmoins, mon passé de Upsilon peut faire en sorte que je le connaisse.
Un air boudeur, les poings serrés, je suis à la limite de m'écrier;

-Evidemment! Ce crétin m'a fait tourner en bourrique plus d'une fois! Si je trouve son adresse IP, il va regretter le jour où il a approché un ordinateur pour la première fois!

J'en fait peut-être un peu trop mais au moins, je dois rester dans mon rôle de petite naïve, ça marche assez bien avec mon âge.
J'ai que peu d'idées des réactions du ministre mais cela ne peut être que positif. Si ils me mettent aux arrêts ou non, je ne ferais que coopérer alors...pourquoi s'en faire?

Par la suite, je vais devoir établir le portrait robot du fantôme Renzo. Pour me mettre d'accord tout de suite, c'est mon tuteur depuis que mon père est décédé, je dois garder cela en tête pour le moment. Niveau du portrait robot, je me mettrais d'accord devant le dessin que l'on me proposera, ou je dessinerais moi-même, c'est mieux. Deux ans d'académie des beaux arts couplé avec mon master en mathématique m'a été d'une grande aide, surtout quand je me suis mise à crée des mini cinématiques qui s'affichaient sur le pc des gens qui ont subit mes meilleurs virus.
Je m'écarte quelque peu du sujet. Il faut croire que c'est l'une de mes spécialités actuellement.

Voilà qu'il pensait recruter une fillette pour donner un peu de fraîcheur au ministrère, voilà qu'il tombe sur une des hackeuses du top 10 mondial actuel...il en a de la chance quand même...
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Dim 15 Sep - 20:16
Fate ne cessait de grimacer. Son éternel froideur apparente avait laisser place à une grande inquiétude qui ne lui ressemblait pas. Dieu qu'elle avait été imbécile. Le comportement de cet homme était bien trop étrange, il lui avait paru évident que des actes aussi suspicieux puissent être ceux d'un résistant ou d'un fauteur de trouble. Comment aurait-elle pu deviner la présence d'un Ministre qui, en plus d'être méconnu, s'obstinait à conserver sa couverture ? La blancheur ne la quittait plus : Fate n'avait jamais vraiment été bronzée, mais chaque fois que ce genre d’événement arrivait, son visage blême ne faisait que pâlir encore plus. Elle se mordait pensivement la lèvre, tic récurrent qu'elle avait tendance à réitérer chaque fois qu'elle devait faire activement fonctionner son cerveau.

Elle s'était décollée de la carrosserie de la voiture sur laquelle elle était appuyée et s'obstinait à se tenir droite, comme si de soudaines formes de politesses pouvaient la remettre dans les bonnes grâces du Ministre. Elle baissa les yeux, se contentant de l'écouter pestiférer contre son incompétence et ses méthodes inacceptables. Bien sûr, elle était responsable. Mais lui, pourquoi ne s'était-il pas manifesté plus tôt ? Il existait des codes précis qui permettaient aux pro-Kira de se reconnaître entre eux sans forcément révéler leur allégeance et décidément, elle ne comprenait pas pourquoi il ne s'en était pas servi. Serrant fortement le poing, la jeune fille releva la tête et finit par affronter le regard du Ministre. L'envie de lui répondre était forte. Terriblement forte. Mais, alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la bouche, Fate s'interrompit. Elle repensa à Arashi et à ses éternelles menaces. Etait-ce réellement le moment de se mettre un second homme de pouvoir à dos ? Certainement pas. Ainsi, pour cette fois, la lucidité eut raison de son arrogance.

Elle détourna le visage, se mordant à nouveau la lèvre inférieure et se contenta de répondre poliment à ses accusations :

« Si je puis me permettre, Monsieur le Ministre. Je pense remplir dignement la mission à laquelle j'ai été affectée. C'est d'ailleurs la raison qui m'a poussé à vous considérer ainsi, l'arrestation des résistants est devenue notre priorité. Comprenez que j'ai pu accidentellement estimer votre comportement dangereux. Ce n'est que la preuve de notre prudence. »

Sans prendre ses paroles en considération, Suzaku s'était retourné vers la jeune fille, sensiblement décidé à prendre les choses en main. En l'écoutant débiter les habituelles formules qui accompagnait chaque contrôle, Fate roula des yeux. Plus le temps avançait, plus cet homme lui sortait par les yeux. Elle ouvrit la porte de sa longue Berline noire, prête à réagir aux ordres du Ministre qui lui aboierait sans doute de le conduire au QG dans les quelques minutes qui suivraient. Ah, sensiblement, d'autres demandes viendraient avant. Saisissant son téléphone, Harlaown contacta son lieutenant et lui ordonna d'envoyer une brigade de fouiller. Bien qu'elle considérait ce genre d'actions trop différents de celui dans lequel l'Inquisition agissait – après tout, c'était les larbins qu'on chargeait des fouilles de ce genre, elle obéit sans revendications.

Elle soupira : elle n'y échapperait pas. Malgré le travail qu'elle avait encore, elle devrait sûrement s'occuper du cas de cette gamine. L'idée de traîner une énième civil du genre pour un interrogatoire qui ne mènerait certainement à rien lui arracha une grimace. Non, décidément, n'avait-elle pas mieux à faire ? On la pressait sans cesse, comme le disait Arashi « La capture d'Akira est votre priorité ». Pour tout dire, c'était également la sienne. Mais personne ne semblait décidé à la laisser faire son boulot puisque, chaque fois, elle se retrouvait reléguer à des tâches inférieures. Désignant sa voiture des yeux, elle fit signe à la jeune fille :

« Veuillez me suivre, je vous prie. »

Puis, elle répondit à la question du Ministre, sans grand intérêt.

« Non. Non. Je suis désolée, ce pseudonyme ne me rappelle absolument rien. »

Elle le toisa du regard :

« Quant à vous, Monsieur le Ministre, souhaitez-vous participer à l'interrogatoire ?... » demanda t-elle, en espérant bien sûr qu'il la laisserait faire sa besogne seule.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Lun 7 Oct - 23:16
Il eut un petit mouvement de tête, comme s'il en avait brusquement marre d'être mêlé à cette masse de basse extraction. Suzaku avait ses humeurs, et puis ce qu'il avait vécu aujourd'hui n'avait rien arrangé pour l'améliorer. Il devait accomplir sa mission...sa mission, mais laquelle ? Suzaku était actuellement en vadrouille à l'extérieur, il ne faisait que des heures supplémentaires non payées ! D'habitude, cela ne le dérangeait pas plus que cela, tout simplement parce que ce type ne faisait rien d'autre que travailler. Ce qui le dérangeait, là, c'était que ce travail ne servait à rien : il ne pouvait pas engager une gamine mineure, tout autant qu'il ne devait pas déranger un agent en exercice de ses fonctions, et poser des questions à cette fillette, c'était simplement et purement le domaine de Fate Harlaown. Il poussa donc un bon gros soupir bien bruyant, rajusta son imperméable informe, enfila sa paire de gants et mit les mains dans ses poches.

Il écouta vaguement, en y prêtant seulement à demi attention ce que Yu put dire. Une gamine de cet âge qui connaissait l'existence des Ips, c'était parfaitement normal, rien d'intriguant jusque là. Tous foutus gamins de cette ville tripotant un peu le Web savait un minimum coder et manier un ordinateur. Les plus aisés, évidemment, pour les autres, qu'ils se débrouillent : après tout, récemment, Kira avait alloué des sommes considérables à l'égard des jeunes orphelins de criminels. Kira était généreux, il pensait à son prochain, pas comme les terroristes qui sévissaient un peu partout dans Tokyô.

« Harlaown, je pense que je n'ai pas à vous le rappeler, mais vous allez me faire un interrogatoire en règle de cette gamine. Je veux le compte rendu aux aurores sur mon bureau. Vous devez vous en douter, mais je n'ai pas que cela à faire, sur ce... »

Suzaku lança un regard dépité à la gamine, plus froid qu'une glace au rayon surgelé d'un supermarché. Il n'était pas de bonne humeur, et que c'était le cas, il le faisait souvent savoir. Le capitaine ne l'indisposait plus...même s'il détestait cette sensation, comme s'il sentait toujours le froid métal des menottes lui serrer les poignets. Il se dit à ce moment-là qu'il aimait être un bureaucrate, à être au chaud, dans son bureau, avec la machine à café à deux pas de là, un chauffage à ses pieds. Au moins, il n'avait pas à se mouiller, même s'il se déplaçait très souvent pour accomplir des missions, il restait tout de même la plupart du temps dans le building à remplir des ordres de mission, à faire des listes ou encore à gérer le budget de son ministère.

Elle connaissait le chat de Cheshire, par contre...mais qui ne le connaissait pas ? De temps à autre, le Cavalier Noir évoquait son nom dans une annonce. Il n'y avait fait que très peu attention jusqu'à maintenant, mais il avait été plusieurs fois cité...bien évidemment, il s'était dépêché de mettre ses petites annonces au crible, c'était la moindre des choses !

« Mademoiselle Starpina, répondez honnêtement au question de la capitaine, elle n'a pas l'habitude de faire mal ce boulot, il serait malheureux qu'elle commette une nouvelle erreur qui conduirait à son licenciement. »

Il eut un petit rictus méprisant, comme s'il était particulièrement content de sa phrase, puis se retourna avec toute la classe dont il était capable. Le bas du manteau virevolta, et il commença à marcher vers un point indéterminé en direction de la maison qui avait explosé. Sans doute irait-il là-bas pour harceler les pauvres policiers et scientifiques qui étaient en train de ramasser des preuves...sans doute, oui. Parce que Suzaku ne tenait pas du tout en place, dès qu'il sortait du boulot, il lui fallait travailler de tout son saoul. Lorsque ces gens l'auraient viré de ce lieu de travail parce qu'il n'avait de combinaison, il irait probablement près de locaux du Cavalier Noir, là où il pourrait guetter en paix Lady Illness. Avec un peu de chance, il pourrait apercevoir sa gracieuse silhouette par une fenêtre...





Spoiler:
 
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Yu
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Mer 9 Oct - 9:56
Ils n'ont pas l'air d'avoir tilté quand j'ai énoncé le fait qu'il m'avait fait tourné en bourrique, ce qui est bien sûr faux. Dommage, j'aurais pu trouver un poste intéressant dans les sphères plus proches de Kira.
Wait...il n'est pas trop tard! Je peux toujours proposer mes services à la sphère divine. Evidemment, j'aurais à faire mes preuves mais je peux toujours le faire! Ce n'est pas vraiment compliqué. Certes, je n'ai pas vraiment très envie de localiser le ''Chat'' de la toile mais je peux toujours offrir une approximation aux pro-kiras et lui envoyer un message crypté pour qu'ils puisse deviner que quelque chose ne tourne pas vraiment rond au niveau de la sécurité de sa connexion. Puis, une planque, ça se trouve assez aisément dans une ville aussi immense. Un chambre d'hôtel avec connexion wifi et le tour est joué, tout aussi simple que ça. Moi même je me suis déjà retrouvée à changer trois de chambre dans la même journée pour éviter toute localisation précise d'un concurrent potentiel. Je pense que le hackeur en question se nommait, enfin, se faisait nommer ''Dio103'', un italien apparemment. Il m'a tenu tête trois jours, la CIA a pu le localiser pendant que j'affaiblissais la sécurité de son réseau et sa connectivité à internet. Mine de rien, c'était pas si facile. Les forces armées l'ont trouvé, il aidait un gang de la cité de New-York et quelques gros-bras entouraient le bâtiment quand ils ont débarqué sur place. J'avais tout suivi via caméras avec mon tuteur à ce moment là. C'était le bon temps...

Quand j'y repense, ça me manque un peu l'Amérique. Ne dit-on pas que c'est le pays de tout les possibles? Il faut dire que ma naissance relevait déjà du miracle alors je ne vous dis pas la suite... la première cyborg de la planète...d'un point de vue interne bien sûr.

Puis, ce qui se passa me fit comprendre que quelque chose clochait. Du moins, pour le ministre. Il devint tout de suite froid, la gentillesse de tout à l'heure ayant disparu complètement. Peut-être que chez certains humains, la gentillesse est comme la jauge de ''star power'' dans le jeu ''Guitar hero'', t'en accumule sans un utiliser à chaque fois, tu l'utilises puis, quand t'en as plus, c'est fini. Ce serait une hypothèse intéressante...
Je devais donc me retirer avec la capitaine quand le ministre d'être honnête. Soit, si il veut. Je ne veux vraiment pas retourner aux Etats-Unis pour me faire retirer une partie de ma cervelle et probablement rester un légume toute ma vie (je ne sais pas encore en calculer les probabilités, je n'ai que trop d'inconnues). Un cerveau les intéressera sûrement en échange de la nationalité japonaise.
Il devient méchant tout à coup ce ministre. En même temps, pour un ministre de la censure, cela peut paraître assez normal. La censure était un sujet assez sensible durant les temps modernes en Europe et en Amérique, il fallait bien que l'Asie passe par là aussi un moment donné. C'est apparemment dans le développement des pays capitalistes.

Je suis donc la capitaine avant d'attendre afin d'être sûre que peu de gens pourront nous entendre de là où nous sommes.

-Mademoiselle...ce ''Chat du Shershire''...c'est un hackeur. Je peux le trouver pour vous si vous voulez...

C'est ainsi que Upsilon avait parlé, d'un voix presque innocente et douce. Sa réponse pourrait être intéressante mais je ne préfère pas l'entendre pour le moment. Je continue dans ma lancée. Tant que l'on y est, autant tout dire comme le monsieur l'a dit, non?

-Je suis en Erasmus ici, à cette université, en informatique. Malheureusement, je connais déjà tout en matière de programmation et de mathématiques de leur programme. Je suis juste là pour le diplôme. Je peux toujours vous proposer mes services mais...comme je suis trop jeune, je ne sais pas si je serais autorisée à travailler. Vous voyez?

Elle devrait comprendre. De plus, ce que je viens de dire est facilement vérifiable, il n'y a qu'à traverser la rue, entrer dans le bâtiment, demander à l'accueil et elle aura entre les mains mon dossier scolaire de cette université. Pratique d'habiter non loins de son école non?

[Hors RP: Fate, je pense que l'on peut ouvrir un autre topic pour la suite de l'interrogatoire nan? A moins que le ministre ne compte revenir pour me poser d'autres questions?]
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Dim 20 Oct - 13:15
Fate continuait de fixer le Ministre, attendant une réponse. Un sourire aimable et poli s'affichait sur ses lèvres et, bien qu'il fut forcé, déridait son visage. Elle détestait ses fausses expressions qu'il fallait arborer devant ses supérieurs. D'ailleurs, elle préférait souvent à ces attitudes hypocrites un mutisme et une indifférence hors-pairs. Mais pour le moment, mieux valait flatter Monsieur Suzaku, ne serait-ce que par un sourire, car la situation était tout autre. Un instant, elle se demanda ce qu'elle préférerait. Valait-il mieux qu'il l'accompagne afin qu'il soit témoin de ses capacités et que, enfin, il cesse de la considérer avec tant de condescendance ? Ou était-il préférable qu'il la laisse s'en occuper seule pour, avec un peu de chance, reprendre ses occupations quotidiennes et l'oublier ?

Pour tout dire, aucune de ces deux alternatives ne la bottait. Sérieusement... Qu'allait-elle bien pouvoir faire d'une gamine comme celle-ci ?... Il était vrai que, parfois, on retrouvait parmi les adolescents tokyoïtes des sympathisants de la résistance, mais la gamine qui se tenait devant elle n'avait vraiment pas le profil de ceux qu'elle avait arrêté par le passé. Elle voulut se retourner pour, une fois de plus, détailler son physique enfantin mais se retint, consciente que la politesse la retenait vers Suzaku qui, d'ailleurs, semblait s'être décidé à lui répondre.

Bon. La voilà forcée de diriger l'interrogatoire de cette jeune fille. Elle retient un soupir fatigué et agacé, avant d'incliner légèrement le buste, comme le voulait la politesse japonaise.

« Très bien, Monsieur le Ministre. Je m'en chargerai et vous ferai parvenir mon rapport le plus rapidement possible. »

Puis, elle le regarda partir, après l'avoir entendu recommander à la dénommée Sparthina une coopération totale. Fate lança au Ministre un regard étonné, surprise par cette soudaine sympathie qu'il lui témoignait. Elle esquissa un sourire, sans doute était-il moins susceptible que la plupart des dirigeants du système. Cela n'était pas pour lui déplaire, d'ailleurs. La jeune femme regarda donc Suzaku s'éloigner, la laissant seule avec l'adolescente.

Fate se retourna lentement vers Yu et poussa un long soupir qui témoignait de son manque de conviction. Elle détestait interroger sans preuves. Elle détestait interroger les enfants. En fait, elle détestait tout simplement perdre son temps à questionner des gens qu'elle savait insignifiant. Sans doute accumulait-elle les préjugés, mais vraiment, elle ne parvenait à voir en cette blondinette frêle la responsable de cette explosion. Peut-être ce Renzo était-il coupable, mais cela ne faisait que renforcer l'aspect inutile de ce futur interrogatoire. Qu'allait-elle lui apporter ? Un nom ? Un portrait ? Un lieu ? Si son ami était malin, il aurait sans doute pris des précautions avant de faire exploser tout son appartement. Non. Cette affaire n'avait à son sens pas raison d'être étudiée par l'Inquisition.

« Si tu as des informations, concernant ce hackeur, je te prierai de bien vouloir en faire part dans ta déposition. Cependant, ne te fais pas d'illusions. Surdouée ou pas, le gouvernement n'engage pas de gamines. »

Elle fit un signe de tête à la jeune fille et l'invita à la suivre, fourrant les mains dans les poches. Elle l'incita à s'installer sur le siège passager de la voiture et prit place côté conducteur avant de démarrer en trombe, bien décidée à ne pas perdre son temps. Le véhicule quitta promptement le parking avant de s'engager sur la longue avenue qui rejoignait les quartiers extérieurs au centre-ville, s'enfonçant lentement dans les profondeurs tokyoïtes où se situait le quartier général. Fate fut longtemps silencieuse. Après tout, elles n'avaient pas grand chose à se dire. Mais, alors qu'elle pénétrait le quartier de Shinjuku, sa voix s'éleva :

« Je ne te cacherai pas que j'ai l'impression de perdre mon temps avec toi. Il y a tellement de criminels qui courent, ça n'a vraiment aucun sens... Je t'invite donc à répondre rapidement à mes questions, d'accord ? Comme ça, tu pourras retourner à ton petit train-train quotidien et tout le monde sera content. »

Le ton était réellement désagréable. Pour tout dire, elle n'avait qu'une envie : expédier cette interrogatoire et reprendre son enquête sur Hadès. Elle s'enferma à nouveau dans son mutisme tandis que, lentement, la silhouette quartier général se dessinait au loin.

[Etant donné que je dirige déjà l'interrogatoire de Lady Illness, je pensais qu'on pourrait se contenter d'une déposition informatique, histoire d'établir le rapport, qu'en penses-tu ?]
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Yu
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Mar 22 Oct - 12:36
Ils ne veulent décidément rien comprendre... ils n'engagent pas les gamines...à quoi ça sert d'avoir un cerveau de 37 ans alors?
God...Why is it so difficult to be understand just one time?

Je ne peux pas le permettre de perdre d'autres années de plus à accumuler d'autres compétences, je suis déjà dans un stade critique de ma condition humaine! Moins de dix ans à vivre, aller-y pour expliquer une situation médicale aussi complexe à une capitaine qui n'a sûrement pas les compétences nécessaires pour comprendre la situation! Je n'ose même pas imaginer si elle pense que l'on se moquerait d'elle ou bien si elle me prendrait pour une folle attardée. Il ne manquerait plus que ça d'ailleurs!

Elle soupira, ça m'énerva. Je ne comprends pas en quoi je suis une personne ennuyeuse à interroger alors que l'interrogatoire en question n'a même pas commencé. Elle me dit de répondre gentiment avant de retourner à mon train train quotidien...pardon?

...j'ai vraiment entendu ça?

Mon appartement vient d'exploser de la faute d'un rebelle (fictif mais ils ne le sauront pas), je n'ai plus de maison, ni même de responsable et donc de rentrée d'argent permettant de me financer et voilà qu'elle me propose de retourner à mon train train quotidien!!! Non mais je rêve?!
Ouf, ça va aller, tout va bien se passer. Il faut être gentille avec la madame et peut-être que tu auras une solution plus appropriée à la situation...

-Je ne comptais pas vous donner d'information sur ce hackeur...

J'attends de voir son expression. Derrière ses grands airs supérieurs, je vois facilement un soupçon de doute, de pensées en dehors de son boulot apparemment. Elle doit avoir une situation personnelle compliquée sûrement pour sembler aussi anxieuse.
...23% de chance que sa situation privée soit liée à sa situation professionnelle, peut être plus mais j'ai trop d'inconnues.

-...je comptais vous l'amener.

Oui, c'est possible...à 3,05% mais c'est possible. La localisation géographique par ordinateur est quelque chose de très complexe. Un peu moins pour les ordinateurs de la marque Apple car il est facile d'exploiter le routeur gps mais les autres...un Pc gamer par exemple, c'est bien plus complexe.

-Alors? J'attends vos questions puis-ce que vous ne semblez pas intéressée par mes services...


[Ps; je me suis permise d'une dernière réponse assez courte avant de faire le rapport mais je me doute que ça risque d'influer le court de l'interrogatoire. Répond si tu penses que ton perso aurait une réaction intéressante. As you want ;)]
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Yu
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Localisation : Devant mon ordinateur...
Mar 12 Nov - 21:12
Nom: Sparthina.
Prénom: Yu.
Âge: 16ans.

Description des faits:

J'étais dans l'appartement, dans la cuisine. Renzo était en train de pianoter sur l'un des ordinateurs de sa pièce, je n'ai jamais eu qu'une fois l'occasion d'y entrer.
Je préparais le dîner quand il est sorti de la pièce, assez anxieux. Il m'a fait promettre de faire ce qu'il allait dire. Je lui faisais confiance alors j'ai dit d'accord.
Il m'a demandé de prendre mon sac et mon ordinateur et de me brancher sur le réseau du campus juste dans le parc devant l'immeuble. Je m'y suis rendue, je me suis connectée au réseau.
J'ai reçu un message de Renzo qui me disait d'allumer mon gsm. Ce que j'ai fait. Le message tenait en pas mal de mots mais il s'est effacé quelques secondes avant que l'appartement n'explose.

Je crois que le message contenait quelque chose comme;
''Je n'ai pas d'autre choix que de quitter ta route, merci pour tout ce que j'ai pu vivre avec toi et désolé de toute les inquiétudes que j'ai pu te faire. Maintenant, tu vas devoir être forte, c'est ainsi que je t'ai éduquée.''
J'ai juste eu le temps de me lever du banc pour voir les flammes envahir le bâtiment.

Commentaire(s):
J'aimerais m'entretenir avec une personne intéressée par des renseignements particuliers sur les résistants...à négocier.
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