Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Et une autre journée comme les autres [Alana]

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Dim 28 Déc - 19:22
Eh bien... encore une journée banale. Parfait.

Hideaki remonta ses lunettes sur son nez, ses petits yeux noirs se posèrent sur son bureau, alors que d'une main nerveuse, il enlevait la neige sur ses épaules. Le froid rendait sa peau sèche, et rigidifiait son humeur. La soudaine chaleur qu'il rencontra dans son bureau miteux lui procura une poignée de sensations, des picotements désagréables pour être plus précis. Le jeune homme enleva soigneusement son manteau, tandis que ses collègues arrivant — en retard de deux minutes — le saluèrent sur un ton méprisant. Par politesse, on lui demanda comment il se porta, et dans un sourire mielleux, Hideaki affirma que tout allait pour le mieux. Tout allait pour le mieux ? Vraiment ? C'était une journée de merde, oui !

Une journée parfaitement banale et merdique. Hideaki détestait le désordre, et l'hiver amenait avec le froid le désordre, justement. Les rues devenaient glissantes, la neige recouvrait ses épaules et ses cheveux, et surtout, il avait raté son métro de 7heure58. Il avait pu prendre celui de 8heure2, mais raté son métro habituel avait déréglé son apparente bonne humeur. Lorsqu'il avait sourit à ce collègue tellement gros et gras que des morceaux de ses fesses sortaient de tous les côtés de sa chaise, ça avait été un mensonge. Non seulement Hideaki le trouvait si laid qu'il en était magnifique, mais en plus il le jugeait aussi inutile qu'une mouche à merde. Il avait une tâche sur son pantalon gris, situé au niveau du genou qui rendait Hideaki fou. Si le jeune homme s'écoutait, s'il cédait à sa névrose, il aurait nettoyé cette tache à l'acide.

Hideaki poussa un léger soupir, puis il s'assit sur la chaise. Face à son bureau, il suivit le même rituel qu'à l'accoutumée. Alors qu'il allumait l'ordinateur, il vérifiait si toutes ses affaires étaient à la bonne place. Son stylo noir préféré était soigneusement glissé dans un tiroir, à côté d'une ramette de papier parfaitement blanc. Hideaki ferma les yeux de satisfaction, puis il les rouvrit sur son collègue de droite qui laissa sur la table une auréole de café. Son gros collègue haussa les sourcils, alors qu'il porta la tasse de café à ses lèvres, puis il eut un sourire jaune. Jaune de café, bien sûr.

Hideaki frémit, puis il retourna toute son attention sur petit monde de perfection. Il chercha dans ses affaires un petit flacon, il commença ensuite à se nettoyer précautionneusement les mains, comme s'il avait été en contact avec le sida directement, ou avec un enfant. Quand il termina, l'archiviste s'occupa des touches du clavier avec un mouchoir et son flacon de désinfectant. Enfin, lorsque son petit univers se rangea comme il le voulait, que tout trouvait sa place, et que sa montre indiqua neuf heures, il s'estima heureux. Heureux d'être le seul capable ici de ranger dans la plus tendre perfection. Lorsque Hideaki regardait son collègue, il se demandait pourquoi on le gardait encore ici. Sa vue était accommodante. Il faisait souvent des erreurs dans ses rapports, et surtout... et surtout...

IL AVAIT UNE TACHE SUR SON PANTALON.

Hideaki serra la mâchoire. Son sourcil droit se leva vivement, puis il reprit un visage impassible, aussi blanc que de la craie ou de la neige. Il toussota, puis il se rappela qu'il ne devait pas souffrir autant de ce genre de détails. Son hypertension ne s'améliorait pas. Hideaki serra les poings, puis la journée commença. Comme toutes les journées, son ventre se crispa vers onze heures, comme toujours, on l'abandonna vite pour parler de son existence misérable près de la machine à café. On ramenait ce fléau dans le bureau, et par « politesse », on lui ramenait un café noir comme ses yeux, et corsé comme son caractère. Hideaki se sentit obligé de remercier son bourreau, et de boire cette merde liquide. C'était une tache de café que l'autre avait sur son pantalon gris, identifia Hideaki en le remerciant. Il toussota.


« Yamada ! »

Hideaki releva les yeux sur son supérieur. Un homme JAPONAIS au visage bienveillant, et aussi sec qu'un manche à balai. Il se planta devant Hidaki, un énorme dossier dans les bras, et il le toisa de haut en bas, puis de bas en haut. Il constata que sa chemise n'était pas de marque, qu'il avait même recousue à un bouton de manche, mais qu'elle était plus blanche que blanche. Plus blanche que les feuilles de papier qu'il rangeait dans le premier tiroir de droite. Son supérieur laissa apparaître un rictus méprisant, puis il continua :

« J'ai besoin que vous apportiez cela à Madame Northman. Quelques détails manquent, et elle devra les compléter avec vous. Je compte sur votre assiduité pour pallier à ce manque. »

Hideaki se contenta de sourire, aussi mielleux et fade qu'à son habitude. Il se redressa lentement de sa chaise, il prit l'énorme dossier en comptant les grains de poussière agglutinés sur la couverture, puis il sortit du bureau. Putain... pourquoi c'était toujours à lui qu'on donnait ces trucs de merde ? Ah oui... parce qu'il était le plus jeune, et sans doute le plus compétant. Lui au moins, il baisait avec une femme pouvant être sa fille afin de se convaincre que ce qu'il avait entre les jambes pouvait encore servir. Oui, son supérieur, Hideaki le méprisait cordialement. Il était conscient que se montrer serviable et agréable était la meilleure solution. Sourire. Toujours sourire.

Au bout d'un moment, Hideaki arriva devant le bureau de Madame Northman... une étrangère, une mauvaise herbe s'étant immiscer dans le gouvernement japonais, ça lui donnait la nausée rien qu'à imaginer qu'il devait la voir... Il donna son nom, son matricule, et sa fonction à la secrétaire, et il attendit. Raide comme un piquet, raide comme une règle.

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Mar 30 Déc - 23:25
Alana était en train de s'arracher les cheveux. Métaphoriquement parlant évidemment. Comme à son habitude, elle était habillée d'une jupe crayon noire avec un haut rouge et une veste noire et des talons hauts noirs eux aussi. Elle avait attaché ses cheveux en une queue de cheval.

La jeune femme soufflait de temps à autre en buvant une gorgée de café et en tapant sur son clavier. Elle avait demandé à sa secrétaire de filtrer ses appels. Personne ne devait la déranger sauf les autres ministres ou ses supérieurs. Elle croulait sur le travail qu'elle supposait qu'elle risquerait de faire des heures supp' pour pouvoir finir à temps tout ça.

Depuis qu'on l'avait accusé d'avoir tué des personnes et de les avoir enterrés dans son jardin, Alana s'était un peu fragilisé. Elle était en colère contre le Cavalier Noir. Ce fichu journal l'avait accusé à tord de meurtre. La journaliste qui avait écrit cet article n'avait pas vérifié ses preuves. Jamais elle n'aurait tué quelqu'un, sauf en cas de défense. De plus, elle n'est pas assez stupide pour enterrer des cadavres dans son propre jardin.

Elle avait décidé de faire profil bas, espérant que les choses se tasseraient, mais plus les jours passaient, plus elle pensait qu'elle devrait régler ses comptes avec la journaliste et lui faire comprendre qu'elle n'a rien avoir avec tout ça. C'est sûrement un rebelle qui a commis cette atrocité. Les rebelles ne sont pas tous pieux. Loin de là.

Son téléphone se mit à sonner. Elle jeta un rapide coup d'oeil et constata que c'était sa secrétaire.

- Madame Northman, Monsieur Hideaki Yamada des archives. Son supérieur souhaite que vous l'aidiez sur des détails qui manquent sur un dossier.
- Quel dossier ?
- Je ne sais pas Madame Northman.
- Bon, faites-le monter.

Alana soupira de nouveau. Et du travail en plus. C'était bien rare qu'elle travaille avec un membre des archives. Quelques secondes plus tard, on frappa à la porte.

- Entrez Monsieur Yamada.

Lorsque la porte s'ouvrit et se referma sur Monsieur Hideaki Yamada des archives, Alana se leva de sa chaise, contourna son bureau et se dirigea vers lui en souriant.

- Bonjour Monsieur. Asseyez-vous. D'après ma secrétaire vous avez un dossier dans lequel des informations manquent ? Attendez, je fais un peu de place. Que vous a dit votre supérieur exactement. C'est un bien gros dossier, nous n'allons tout de même pas l'éplucher pour trouver ce qui manque.

Elle classa soigneusement ses documents avant de les ranger.

- Cela risque d'être un peu long, vous souhaitez boire quelque chose ? J'ai de l'eau minérale et du café.

Le café de la cafétéria était infecte alors elle avait mis à sa disposition une cafetière et du bon café. Tout cela acheté par ses soins et nous par l'argent du gouvernement. Elle gagnait bien assez pour acheter elle-même ce dont elle avait besoin.
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Mer 31 Déc - 0:25
Yamada attendit quelques secondes, avant qu'une voix claire l'invite à entrer. Il posa aussitôt ses doigts sur la poignée de la porte, il serra les dents, et il soupira. Lorsqu'il pénétra dans le bureau de Northman, un sourire serviable était apparu sur son visage. Rien ne montrait son mépris et sa mauvaise humeur ; il s'inclina respectueusement devant la jeune femme. Il mouilla sa lèvre supérieure, en conservant son masque de gentil garçon bien éduqué. Alana lui proposa du café, ou de l'eau, Hideaki frémit, mais ne répondit pas tout de suite. Avait-il seulement le temps pour ça ? Non, non, et non. Ça lui prouvait bien que Northman était comme toutes les autres : une arriviste doublée d'une oisive. Hideaki détestait les oisifs, car ils considéraient avoir le temps pour tout, et que le travail n'était qu'une chose secondaire. Hideaki remonta ses lunettes sur son nez, et il fixa la jeune femme face à lui. Franchement, c'était quoi, ça ? Ce gros bordel ? Depuis quand un gouvernement japonais acceptait-il autant d'étrangers ? Vraiment... le Japon avait perdu toute sa fierté nationale. Hideaki se demandait parfois si l'Amérique n'avait pas corrompu sa tendre et chère patrie. En plus, Northman ne lui semblait pas très ordonnée, pour quoi faire de la place, hein ? Elle avait amené trop de son bordel ?

« Bonjour, Madame Northman, je m'excuse de vous déranger. »

Ouais bien sûr, si son supérieur pouvait bouger son énorme cul de temps en temps, ça l'arrangerait. Ça faisait un an qu'il était ici, le bizutage n'était toujours pas passé. Mais Hideaki comptait bien se venger, et une vengeance se préparait lentement. Malgré tout, le jeune homme s'assit en continuant de sourire. Il posa le dossier sur ses genoux, et il continua d'observer les moindres faits et gestes d'Alana, la classant, et la jugeant en permanence comme il le faisait si bien. C'était un talent, chez lui, de tout catégoriser. Ses mains étaient froides, autant que son coeur, et sa pensée ; l'hiver filtrait à travers les murs. Il finit par demander :

« Un verre d'eau suffira, je vous remercie ».

De toute façon, étrangère ou arriviste, Hideaki ne devait pas perdre la politesse de vue. Il remonta encore ses lunettes sur son nez, il reprit un visage sérieux. Son sourire docile disparut aussitôt, et il ouvrit l'énorme dossier qu'il tenait entre ses mains maigres. Il prit un stylo caché dans sa poche, et il commença à feuilleter le dossier. Quelques grains de poussière voletèrent autour de lui, ce qui l'irrita davantage. Hideaki était maniaque, et déjà, il cherchait dans le bureau d'Alana des éléments pour alimenter sa mauvaise humeur. Une feuille dont le coin était — légèrement — replié par exemple ; ça suffisait à le rendre complètement fou. Il s'arrêta au bout d'un moment, et l'index posé sur une date, il déclara :

« Cela concerne l'école A situé dans la préfecture de Chiba. Il y a environ un an. Il s'agit d'enfants issus... de familles clandestines. »

Hideaki se releva brusquement, il posa les archives sur le bureau d'Alana, le doigt toujours appuyé sur la date. Ce n'était pas écrit à l'ordinateur, mais à la main — chose surprenante —, sans la moindre précision. Hideaki lui-même peinait à déchiffrer ce que l'auteur avait bavé de son encre ; il avala sa salive. On aurait dit qu'il avait changé de personnalité ; il était passé d'un jeune homme docile et charmant à un homme sérieux et impassible. Lorsqu'il s'agissait de son travail, Hideaki Yamada ne tenait plus compte de cette apparence qu'il avait mis des années à façonner. Ce qu'il conservait pour lui, c'était que cette situation l'emmerdait particulièrement. Et Alana n'avait pas intérêt à lui faire croire qu'elle était écroulée de travail ! Si c'était le cas, elle ne lui aurait pas proposé de boire cette merde liquide qu'était le café.

« Si vous savez quoi que ce soit d'utile, veuillez me le signaler, je prendrai des notes. »

Yamada avait déjà sorti une feuille sur laquelle inscrire toutes les choses importantes. Penché sur le bureau, il donna à nouveau à Northman son sourire docile, l'invitant à l'informer. Son père lui avait toujours répété en boucle que la clef avec les femmes, ce n'était ni l'humour ni la beauté — il ne possédait aucun des deux de toute façon —, mais le sourire. S'il souriait, Hideaki cachait la fadeur de son visage. Il n'était pas charismatique, il n'était qu'un clone parmi tant d'autres, si difficilement reconnaissable dans une foule... qu'il n'y avait rien chez dont on pouvait se souvenir. Ses reins crissaient, la douleur dans son dos se réveillait, et malgré la confiance et la sérénité qu'il dégageait, son coeur battait vite. Il prenait à coeur trop de choses, et celui-ci faiblissait trop souvent. Il ignorait la fatigue autant que possible, et celle-ci revenait inlassablement. Non... il devait se calmer, comme toujours, avoir des sentiments ? Pff...

C'était pour les faibles, ça.

[Hj : j'invite pour le dossier, donc si t'as des idées, hésite pas ^^)
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Sam 10 Jan - 17:51
Hideaki Yamada était l'une des nombreuses personnes qui travaillaient au gouvernement qu'elle n'avait jamais rencontré. A première vu, il semblait être un jeune homme poli. Il ne ressemblait en rien à la plupart des archivistes. Il était bien habillé et sa tenue était impeccable et rien ne dépassait. Il lui rappelait un peu Suzaku. Sauf que Hideaki Yamada ne pouvait pas lui donner d'ordre. Alana espérait tout de même qu'il n'y avait juste que cette apparence impeccable qu'il avait en commun avec Suzaku.

Elle alla lui servir un verre d'eau. Elle prenait grand soin d'avoir toujours des verres et des tasses propres. La jeune femme prit aussi un repose-verre et posa le tout sur la table. L'archiviste prit un air sérieux et se mit à éplucher le dossier avant de poser son stylo, qu'il avait sorti de sa poche, sur une date. Alana se souvenait de cette affaire. Les parents d'élèves de l'école étaient outrés que leurs enfants puissent être dans la même classe, voir même la même école, que ces enfants clandestins. La jeune ministre avait été ferme auprès des parents en leur disant que la discrimination n'était pas tolérée et qu'ils ne devaient pas s'en prendre à ces pauvres enfants qui n'avaient rien demandé.

- Je m'en souviens très bien. Les parents étaient révoltés et avait demandé au directeur de l'établissement de les virer sur-le-champ. Les parents n'avaient aucun sens moral.

Alana se mit à réfléchir.

- Voyons... Certains élèves ont découvert que certains de leurs camarades étaient des enfants clandestins. Ils ont décidé de ne pas en parler au directeur et de faire chanter ces enfants. Au bout de trois mois, l'un des persécuteurs décida tout de même de prévenir le directeur. Celui-ci parla du problème des enfants clandestins quelques jours plus tard, lors d'une réunion qu'il avait avec des parents d'élèves.

La ministre avait maintes et maintes fois imaginé la scène. Elle voyait le directeur expliquer dans un calme olympien que l'école avait recueilli par mégarde des enfants clandestins. Elle voyait les parents siffler de colère en se demandant comment cela pouvait-il être possible.

- Les parents d'élèves ont manifestés pour faire virer les enfants clandestins. Les parents de ces enfants s'y sont mêlés à leur tour en expliquant que leurs enfants pouvaient rester, car ils avaient payé leur scolarité. Les enfants clandestins n'osaient pas parler devant leurs camarades ou devant les parents. Quand je suis intervenue, j'ai décidé de parler seule à seule avec ces enfants, comprendre comme cela pouvait-il être possible que leurs parents aient pu payer leur scolarité, les manuels, l'uniforme... et que personne, même pas le directeur, ne se soit rendu compte de rien.

Alana se souvenait des pleures, de la peur dans leurs yeux. Ils aimaient l'école et ils voulaient apprendre à lire et écrire, chose que leurs parents ne pouvaient pas.

- L'un des enfants m'a révélé qu'il avait entendu une conversation entre ses parents et qu'apparemment le directeur était au courant de tout ça. Le directeur aurait menti à tout le monde en faisant croire qu'il ne savait rien de tout cela. J'en ai parlé au ministre de la justice et nous avons collaboré avec d'autres collègues. Nous avons fouillé son bureau et nous avons découvert un classeur vide, ou presque. Il y avait une clé USB. Ce que nous avons découvert était déroutant.

Cela avait profondément choquée Alana. Comment est-ce qu'une personne pouvait-elle profiter de la sorte des gens ?

- Lorsque les parents des enfants clandestins supplièrent au directeur d'inscrire leurs enfants dans son école, celui-ci leur avait demandé leur revenu en le promettant de diminuer le coût de la scolarité en fonction de leur revenu. Il avait en fait profité de l'argent de ces parents. Le coût de la scolarité, sans compter les frais d'entrée, s'élevait normalement à 20 000 Yens. Les parents clandestins ont dû payer pratiquement 30 000 Yens. Cet argent lui servait à jouer au Mahjong et au Go. Le directeur est parti en prison. J'ai décidé de créer une école pour les enfants clandestins.
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Jeu 15 Jan - 14:51
Ridicule.

Hideaki fixait Alana, sans la moindre trace d'expression ; il se contentait de noter tous les détails de sa physionomie, et les classait. Alors qu'elle parlait, il prenait des notes, toujours en la regardant, certain que sa main n'avait pas besoin de son attention pour écrire le plus important. Lorsque la ministre faisait des pauses, le jeune homme attendait, la pointe de son stylo tapotait contre la feuille, comme s'il comptait les secondes défilant, et c'était le cas. Lorsqu'elle reprenait, son pouce se crispait sur sa plume, et il reprenait l'écriture avec une posture grave et tendue. Dans ses épaules, Hideaki ressentait ses muscles se raidir. Dans ses reins, il sentait ses nerfs s'étirer.

Ridicule.

Un ministre qui s'occupait d'une école pour des enfants clandestins ? Elle devait se retrouver en eux, cette étrangère arriviste ! Pensa fortement l'archiviste, qui ne témoigna aucune hostilité à l'égard d'Alana. Impassible, il crachait son venin à lui-même, et garder le fond de sa pensée bien pour lui. Il ne commenta pas cette originalité de la part d'Alana, à quoi bon ? Les étrangers se croyaient tout permis et protégés par la société japonaise, et voilà qu'ils se retrouvaient à des postes importants ! Le monde ne tournait pas rond. C'était à cause de ces précises de décisions saugrenues que des Japonais — tel que lui — se retrouvaient à travailler dans un placard à poussière. Le gouvernement méritait de se faire redresser, et changer ; pourquoi acceptait-on tout cela ? Hideaki serra les dents, il refoula toutes ces pensées désagréables. Il remonta ses lunettes sur son nez, et dans un sourire docile, il lâcha :


« Je vois. »

Ce qu'il voyait, c'était son incompétence surtout ! Depuis quand on aidait les déchets de la société ? Déchets... déchets... déchets... ils étaient tous des déchets, ces étrangers ! Le Japon n'avait plus la moindre fierté, à force de s'assujettir aux autres pays ! Hideaki regrettait l'époque où le Japon se dressait face à l'adversité pour l'anéantir. C'était devenu un pays de faible, et ça lui faisait mal. Son sourire resta collé sur son visage, comme s'il n'était qu'un robot ayant eu un bug, et que cette expression ne se décollait pas de lui. Il se râcla la gorge.


« D'après les informations que j'ai pu trouver, on mentionne des professeurs donnant cours aux enfants clandestins. N'avez pas eu vent de ce genre d'affaires ? »

Le jeune homme avala une gorgée d'eau, tout en continuant son inspection d'Alana. Que penser d'elle ? Hideaki ne savait pas grand-chose de la ministre, puisqu'elle faisait preuve de plus de discrétion qu'Iwa ou Darkwood. Au moins, Alana n'allait pas se jeter dans les tripes de pauvres victimes pour refaire sa coloration... les différentes rumeurs que Hideaki avait entendu sur Iwa étaient effrayantes, mais il lui fallait plus pour se retrouver terrorisé. Ce sentiment n'existait pas dans sa poitrine ; il y avait tout un tas de choses rendant les hommes humains qui avait disparu au fur et à mesure en lui. Le plaisir en faisait partie.

Pour en revenir au sujet principal, Hideaki pensa que le directeur de l'école n'avait fait preuve d'aucune sagesse. Comment pouvait-il juger que des enfants clandestins pouvaient s'offrir une scolarité aussi élevée ? De plus, pourquoi n'avait-il pas prévenu la police s'il avait été au courant de leur statut ? Pour s'enrichir ? Quel manque de discernement ! Son procédé était vulgaire. À sa place, Hideaki aurait refusé la scolarité aux enfants tant que leurs situations n'auraient pas été régularisées, mais il aurait aussi prévenu la police, naturellement. Il fallait se méfier des étrangers.


« Les parents n'ont donné aucune plainte ? Ils étaient au courant du... statut particulier des camarades de leurs enfants, une manifestation n'était pas utile.»

Les enfants, ça parlait beaucoup, et même si c'était pour dire n'importe quoi la plupart du temps, ils savaient pourtant fournir d'énormes informations. En répétant ce qu'ils avaient entendu, par exemple ; il le savait très bien, il avait fonctionné de la sorte petit, avant de comprendre que clamer des vérités terribles aux adultes pouvaient lui porter préjudice. On ne portait pas autant que lui des valeurs de justice, et d'ordre, surtout.


« Pourquoi les parents étrangers n'ont pas régularisé leurs situations ? Étaient-ils menacés par autre chose ? Et les professeurs qu'ont-ils fait ? »

À part donner un enseignement qualité à un type de déchets ? Hideaki n'était pas curieux, il cherchait les informations pour reconstruire l'histoire, puisque c'était la mission qu'on lui avait donnée.
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Dim 18 Jan - 18:00
Alana sourit. Bien sûr qu'elle était au courant que des professeurs donnaient des cours à des enfants clandestins. Cela évitait que les enfants ne prennent trop de retard par rapport aux autres. Lorsque les parents bénéficient d'un visa au bout de nombreuses années, leurs enfants bénéficient alors de ce visa aussi et les petits-enfants seront de nationalité japonaise. Pour bénéficier du visa, il fallait évidemment que les parents travaillent et montrent leurs motivations. C'est bien beau de quitter un pays pour un autre mais quitter son pays pour pouvoir recevoir des aides et ne pas travailler, c'était une chose inconcevable. Les chances de bénéficier du visa seraient de zéro.

La jeune ministre se crispa lorsque Hideaki lui demanda pourquoi les parents n'avaient pas porté plainte. Cette question, elle se l'était posée. Elle avait découvert que les parents préféraient s'occuper eux-mêmes des clandestins et ils ne voulaient pas que leurs enfants soient effrayés de voir débarquer la police. Attitude assez stupide si l'on y réfléchissait bien. Non seulement la police en a été informé quelques temps plus tard, mais en plus la ministre s'était déplacée et des journalistes s’agglutinaient autour du portail de l'école, espérant rentrer et avoir la photo du siècle.

Le soucis de la régularisation était dû au fait que c'était une somme assez importante à débourser et que les parents clandestins n'avaient pas l'argent nécessaire. Ils travaillaient dur, mais il faudrait des années pour qu'ils amassent la somme exacte de la régularisation.

- Bien sûr que j'ai eu vent de cette affaire et je n'ai rien à redire quant à ses professeurs qui donnent de leurs temps libres pour aider des enfants clandestins. Ce sont des enfants qui ont des parents qui travaillent dur. Je ne vois pas en quoi cela dérangerait. En revanche, si les parents se tournent les pousses et réclament des aides plutôt que du travail, nous les rapatrions chez eux.

Alana avait l'impression que ce dossier avait été bâclé. La jeune femme trouvait impressionnant que l'on puisse rendre un dossier avec aucun détail. Elle avait pourtant donné son rapport à un archiviste qui lui avait promis de le ranger dans le dossier rapidement.

- Les parents voulaient faire justice eux-mêmes. Je n'imagine pas jusqu'où ils seraient allés. Autant une manifestation ce n'est pas grand chose, autant ils ont peut-être envisagé bien pire. De plus ils ne voulaient pas terrifier les enfants. C'est sûr que me voir débarquer avec la police et des journalistes bien malgré nous, ce n'est pas terrifiant pour les enfants.

Elle dit cela sur un ton ironique. L'intelligence des parents laissaient parfois à désirer.

- Enfin, les parents clandestins n'avaient pas les moyens de régulariser leur situation immédiatement. Le voyage avait coûté une petite fortune et le logement aussi. Ils font des économies pour pouvoir faire une demande de régularisation. Les professeurs eux ont juste donné des cours aux enfants clandestins.

Alana n'en dit pas plus car il n'y avait rien à dire de plus sur ses professeurs exemplaires qui avaient eu la bonté d'aider ces enfants.
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Jeu 29 Jan - 14:45
Hideaki Yamada jugeait la ministre face à lui bien naïve pour sa fonction. Ses sourcils se froncèrent légèrement, son pouce glissa sur le stylo, et il l'observa avec son sourire de façade. En quoi ce n'était pas un problème ? Les parents immigrés travaillaient dur, et les enfants avaient ainsi droit à une éducation ? Hideaki manqua de lui cracher à la figure que tout simplement, ce n'était pas correct, car ça ne suivait pas les règles. Qu'importe que ces parents travaillent ou non, ce n'était pas ça le problème. Si on ne suivait pas les règles avec tant de soin que lui, on n'avait pas sa place dans la société japonaise. Surtout les étrangers. Il nota dans un coin de sa tête qu'une telle naïveté de la part d'Alana ne devait pas jouer en sa faveur, pourquoi ne pas en parler à ses supérieurs ? Il la regarda, souriant, en pensant à des choses désagréables. Il ne portait pas tant d'intérêt que ça à cette histoire, mais il ne pouvait pas s'empêcher de juger. C'était dans sa nature.

« Il manque un point, déclara Hideaki. »

Le jeune homme remonta ses lunettes sur son nez, il chassa d'un geste de la main nerveux quelques mèches tombant contre son nez. Il prit une grande inspiration, il but une gorgée d'eau, et il fouilla dans l'archive posée sur ses genoux ce fameux point. La personne qui s'en était occupée était étonnement faillible. Il manquait des choses primordiales, la date par exemple. On aurait dit qu'on avait sciemment saboté tout cela, afin qu'on ne garde aucune trace possible de ces évènements. Du moins, c'était ce que Hideaki commençait à penser. Yamada laissa passer son ongle sur une autre date incomplète ; soit c'était du sabotage, soit la personne qui s'était occupée de ce dossier était stupide. Et on laissait de tels incapables travailler ici ? Ce qui commençait à déranger Hideaki — s'il restait dans l'idée que la personne s'étant occupée de cette histoire était incompétente — était d'être jugé du même niveau que « ça ». Il ne se pensait pas supérieur, du moins pas aussi souvent qu'on pouvait le croire, mais... parce qu'il y avait toujours avec « mais » avec lui, il ne supportait pas un tel manque d'intérêt pour le travail. Archiviste ? C'était chiant, il ne se passait pas grand-chose, et ses journées étaient mouvementées par les remarques acerbes de ses collègues. S'insulter sans en donner l'air, c'était un exercice courant auquel il se défendait bien. Toutefois, il aurait préféré occuper un poste plus important. Comme secrétaire auprès d'un ministre, par exemple, ou de Light Yagami. Hideaki l'adulait.

« Certaines informations sont fausses, si je tiens compte de votre récit. Avez-vous souvenir de la date de ces évènements ? »

Il valait mieux pour sa santé mentale — à lui — de ne pas aborder ce sujet-là. Hideaki n'avait que des reproches à faire à Madame Northmann, mais il était certain qu'il lui serait fort déplaisant de les entendre. Non... il devait se concentrer, et prouver à ses supérieures qu'il valait mieux qu'un archiviste gros et gras buvant son café en faisant couler la moitié sur sa poitrine ! Il serra les poings sur ses genoux, le stylo ne craqua pas, il se plia sur la droite, comme s'il était en mousse. L'impatience tiraillait sa raison, il prit une autre gorgée d'eau.

« Dans une autre partie du rapport, j'ai lu que des enseignants étrangers donnaient cours à d'autres étrangers, mais de façon illégale. »

Ce n'était que des rumeurs qu'il avait entendues dans les couloirs. Hideaki était un être parfaitement insignifiant, si insignifiant qu'il arrivait parfois qu'on oublie son existence. Alors ses oreilles en profitaient pour trainer dans les conversations secrètes, et attrapaient la moindre information juteuse. Par exemple, il avait appris que la jeune femme à la jupe grise ET japonaise entretenait une relation particulière avec son supérieur. Hideaki ne jugeait pas son aventure, tant qu'il n'apprenait pas qu'elle était mariée, et mère d'une petite fille. Il releva le menton, son stylo resta dans les airs quelques secondes. Puis, il encouragea d'un signe de la main Alana à poursuivre.


« Il parait que quelqu'un au sein de gouvernement a entretenu une relation avec une enseignante immigrée, n'est-ce pas reliée à notre histoire ? »

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Lun 2 Fév - 22:28
Alana fronça les sourcils, des informations fausses ? La jeune ministre commençait de plus en plus à bouillir de rage. Pas contre Hideaki bien évidemment, mais contre l'autre archiviste qui n'avait pas fait son travail. Elle se souvenait très bien avoir fait un long rapport avec tous les détails qu'elle venait de donner à Hideaki. En plus, la date de l'événement n'y était pas inscrite ! Alana espérait que l'archiviste ne travaillait plus au gouvernement sinon elle trouverait son nom et le ferait virer sur-le-champ !

Un détail qu'Hideaki lui dévoila surpris énormément la jeune femme. Des étrangers qui donnent des cours à d'autres étrangers et ce, en toute illégalité ? Elle fronça de nouveau les sourcils. Elle ne se rappelait pas du tout de ça. Quelqu'un aurait-il ajouté un morceau de rapport sans la prévenir ? Non c'est totalement impossible. Après tout, c'était son affaire et on aurait du lui en parler avant.

Alana leva un sourcil lorsque Hideaki lui parla d'une rumeur qui circulait. Il était donc le genre de personne à croire toutes les rumeurs qui circulaient au sein du gouvernement ? Quand un ministre est chargé d'une affaire, il doit se comporter comme les forces de l'ordre. Établir des opinions sur des faits et non sur des ragots qui n'ont aucune valeur.

- Cette affaire a eu lieu l'année dernière, au mois de mars. Alana réfléchit rapidement à la date exacte. C'était le 3 mars de l'année dernière.

Ensuite, elle lança à Hideaki un regard noir.

- En ce qui concerne ces rumeurs, je les ai entendues. Sachez que je ne considère pas cette, est bien disons affaire, à ce dossier. Des rumeurs sont des rumeurs Monsieur Yamada. Vous n'êtes pas censé sans savoir que des rumeurs ne sont pas des preuves tangibles. Ce sont les faits qui nous intéressent. Les commérages sont bon pour les pauses. En revanche, si vous avez des preuves sur ce que vous avancez, ne vous gênez pas, montrer les moi. Sinon continuons sur ce qui manque à ce dossier mal traité.
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Sam 14 Fév - 19:20
Hideaki trouva que la ministre prenait vite la mouche, ce qui la fit descendre encore un peu dans son estime. Eh quoi ! Il n'avait pas donné son avis, ni le fond de sa pensée. Lui, il ne pensait que des choses méprisantes. Déjà le simple fait que ce dossier fut autant délaissé l'énervait ! Comment pouvait-on faire preuve d'autant de manque de professionnalisme ? Vraiment... Hideaki remonta ses lunettes sur son nez, il fronça les sourcils, et il continua d'écrire. Il croisa les jambes, il remua les épaules dans une attitude pincée. Le dos droit, il fixait la jeune femme avec un air impassible. En réalité, on aurait dit qu'il était sur le point de l'insulter, ou de la gronder. Les commérages ? Il racontait des commérages ? Là, Hideaki était vexé. Vraiment vexé. Jamais il n'avait été traité de « commérage ». Il mouilla ses lèvres, puis les yeux rivés sur le dossier ; il déclara :

« Hum... je vois... »

Le jeune homme massa ses tempes, il lécha sa lèvre. Pensif, Hideaki Yamada cherchait de quoi répliquer. Eh bien ? Il soupira, il grinça des dents. Ce dossier commençait à lui taper sur les nerfs, TOUT lui tapait sur les nerfs. Son quotidien pourri, ses horaires épuisants, et la HORDE D'INCOMPETANTS QUI L'ENTOURAIENT. Hideaki restait de marbre, malgré la soudaine colère qui lui était en train de monter au nez. Northman suggérait-elle qu'il ne faisait pas très bien on travail ? Qu'il se contentait de colporter les rumeurs qu'il avait entendues ? Ah oui ? Et elle, elle passait son temps à croire n'importe quoi, et à se voiler la face ! Hideaki bouillait, la colère montait, mais il ne laissa rien paraître. Comme d'habitude, il ravala tout, tant pis s'il faisait un ulcère. Ses mains tremblaient, il avait la vision brouillée. Un goût de sang dans la bouche, il repoussait tout ces petits détails témoignant de la possible crise qu'il allait faire.

« Je déplore le manque d'information. Je ne fais que répéter ce que j'ai pu entendre, et dans un cas comme celui-ci, il est difficile de savoir si oui ou non, ce sont des rumeurs. »

Hideaki avait lâché tout cela avec le sourire, même si ses sourcils restaient froncés. Tableau étrange que pouvait être parfois le jeune homme. Il gratta l'arrière de son crâne, il remua un peu sur son siège, et il continua d'inspecter les archives.


« Je pense en réalité que nous pouvons mettre ce dossier en rapport avec d'autres. »

Et Hideaki Yamada savait que ce qu'il avait dit à la ministre était vrai, ce n'était pas son intuition ; il le savait, c'était tout. Il le savait, parce qu'il avait raison. POINT.

« J'ai pu — en effet — vérifier qu'un membre de notre gouvernement avait donné un titre de séjour, sans remplir tous les papiers nécessaires. Malheureusement, je n'ai pas de nouvelles de lui. »

Mensonge. Et alors ? Elle n'avait aucun moyen de le savoir. Yamada était convaincu de ce qu'il avançait ; si on s'était permis un tel manque de travail sur ce dossier, cela voulait dire qu'on l'avait saboté. Il ne faisait qu'avancer la vérité, rien de plus ; même s'il n'avait jamais essayé de contacter le bonhomme, comme il venait de l'affirmer. Il le ferait plus tard, et rendrait vérité ce mensonge qu'il venait d'énoncer. Il reprit une gorgée, il avait la gorge sèche.

« Je n'ai plus son nom en tête, je vous le donnerais lorsque je l'aurais retrouvé. »

Voilà de quoi ajouter du crédit à ce qu'il racontait. Hideaki comptait voir de lui-même ce pauvre minable incompétent qui avait osé donner un titre de transport à une enseignante illégale. Qu'elle soit étrangère lui posait problème, certes, mais on n'avait pas fait ça selon les règles. Et Hideaki était raide, comme la justice, à toujours suivre les règles de la façon la plus consciencieuse possible. L'espace d'un instant, le jeune homme se demanda si Madame Northman ne participait pas à l'espèce de complot en train de s'établir tout autour de lui. Les sourcils froncés, il fixa la jeune femme, et il continua de réfléchir. Ce ne serait pas étonnant, il fallait se méfier des étrangers. Peut-être était-elle reliée étroitement à cette affaire. C'était même plus que probable. Hideaki avala sa salive, il caressa sa mâchoire, pensif. S'il avait raison — et c'était très certainement le cas —, il devrait trouver tous les éléments pour la compromettre. Le jeune homme était loin du compte, certes, mais son esprit inflexible voyait ici une manière ou d'autre de laver le gouvernement des erreurs. Il était au bord de la névrose, il n'en avait pas conscience, mais chaque seconde passée dans le gouvernement le poussait vers une chute. Il ne se relèverait sûrement pas.
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Ven 20 Mar - 11:20
Alana écoutait attentivement Hideaki. Il lui annonça qu'un titre de séjour avait été remis à quelqu'un sans que tous les papiers administratifs ne soient complétées. En effet, cela pouvait être en rapport avec le dossier sur lequel ils étaient en ce moment même en train d'agrémenter. La jeune ministre se demandait quel ministre aurait pu faire une chose pareille. Donner un titre de séjour n'avait rien d'illégal, mais en donner un alors que les documents administratifs n'ont pas étaient totalement complétés, ça, c'était une autre histoire.

La jeune femme fronça les sourcils. Elle connaissait Hideaki depuis peu de temps mais elle avait du mal à croire qu'il ne se souvenait plus du nom du ministre qui avait commis cette fraude. Du moins, si c'était réellement le cas. Alana se méfiait de plus en plus de l'archiviste et se promit à faire des recherche sur lui. Quelque chose clochait et elle ne savait pas du tout d'où ça venait : ça venait d'Hideaki ? De son histoire de titre de séjour ? Les deux ?

- Oui, je souhaiterais que vous me préveniez lorsque le nom du ministre vous reviendra en mémoire.

Alana se mit à réfléchir. Aurait-elle oublié quelque chose en rapport avec le dossier ? Pour elle, tout était bon. Elle avait répondu aux questions d'Hideaki ce qui signifiait que le dossier était plus rempli qu'à son arrivée dans le bureau de la ministre de l'éducation. Hideaki allait pouvoir repartir aux archives et Alana pourra continuer le travail qu'elle était en train de faire avant d'être interrompue.

- Bien. Je pense que nous en avons fini avec ce dossier pour le moment.

Alana se leva et se dirigea vers la porte, levant une main vers Hideaki pour qu'ils puissent se saluer.

- Je vous souhaite une bonne fin de journée Monsieur Yamada, au plaisir de vous revoir.

La jeune femme lui lança un dernier sourire.
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Localisation : Sous un tas de paprasse.
Ven 20 Mar - 11:53
Hideaki ne remarqua pas la méfiance de la ministre à son égard, il était trop concentré sur son affaire pour cela. Sa main tremblait légèrement sur son crayon, il était épuisé. Tant de tension en permanence contenue dans son corps. Des crispations dans le dos et la nuque, l'épuisement se faisait sentir. Il dormait mal dans son petit appartement minable. Nerveusement, il recommença à faire tourner son stylo jusqu'à ce qu'Alana l'invite à partir. Polement, le jeune homme se redressa, il sourit à nouveau de son sourire faux, mais extrêmement poli. Il rangea le stylo dans sa poche, il remonta ses lunettes sur son nez, et il rangea l'archive sous son bras. Il se promettait de faire passer un désagréable moment au déchet qui avait eu le non-sens de remettre ce titre de séjour à une inconnue ! Bon sang ! Pourquoi était-il entouré d'autant d'incapables ? L'archiviste regarda Alana, il ne savait pas s'il la trouvait jolie ou non. Il n'avait pas de « genre » particulier pour l'autre sexe, ce qui lui convenait le mieux était sans doute les Japonaises — évidemment — propres sur elles et ressemblantes à sa mère. Il mouilla sa lèvre inférieure, et il jeta un regard à la main que la ministère lui tendait. Il ferma et ouvrit la sienne, mais il n'échangea pas sa poignée. Pas de contact avec les autres, il ne savait pas quels microbes on pouvait lui donner. Et puis, toucher une femme — même dans une situation aussi formelle — le mettait mal à l'aise. Il en côtoyait si peu en réalité qu'il peinait à savoir quel comportement il se devait d'avoir. Hideaki Yamada s'inclina légèrement en signe de respect, puis en souriant, affable, il conclut :

« Je vous souhaite une agréable journée, Madame Northman. »

Un complot ! C'était forcément un complot ! Hideaki notait tout cela dans son crâne, précisément. Il retrouvait ce nom, et il se débrouillerait pour le faire virer ! Ce déchet incompétent. Il mordit férocement sa lèvre inférieure, puis il revint dans le bureau en compagnie de ses agréables collègues. Il posa le dossier sur la table, en soupirant, puis il se remit derrière son ordinateur. On lui informa que son oncle l'avait appelé, et demandait à ce qu'il le joigne le plus rapidement possible. Hideaki grinça des dents, puis on ajouta que « comme on pensait à son bien-être », on était cherché pour lui un café. Hideaki le goûta, ne le refusant pas malgré son dégoût. La journée était pénible, et pour couronner le tout, son café était froid ! Comme il ne gâchait rien, il l'avala d'une traite.
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