Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Mon royaume pour un grain de nouveau [Pv Maksim Koslov]

 :: Le Monde - Zone RP :: Le Monde :: Europe :: Londres - Zone RP :: Westminster :: St Mary's Hospital Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Dim 29 Jan - 19:51
Il est six heures.
On ne dirait pas mais à cette heure là, l'hopital est en plein activité. Entre les préparatifs des repas du matin et les administration de médicaments divers, sans compter sur les nombreuses demandes de patients pour aider à aller aux toilettes. J'aime sentir ce début d'effervescence dans les couloirs. Ce n'est pas encore la cohue, seules les infirmières circulent mais c'est le début d'un balai très plaisant à observer.
Cela me rappelle le début de l'effervescence que l'on devine quand on vient de plonger le cachet de paracétamol dans un verre d'eau.

Mais c'est le seul moment où observer ce balai de professionnels, médecins et infirmiers ou infirmières, sans patients braillards, sans lits qui circulent, sans non infirmes au regard inquiet venus voir leur proche hospitalisé un bouquet de fleurs à la main.
Alors je me cale sur une chaise dans un couloir pour les observer, mi pressés mi trainards. Cela ne dure que dix minutes, mais c'est une raison de se lever tôt et de garder un certain rythme de vie.

Garder des repères, un rythme, une ligne de conduite... c'est important il paraît. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le psychologue qui me suit.
Cela fait trois mois que j'ai la permission de sortir de l’hôpital, et cela fait deux semaines que je n'ai plus posé le pied dehors.
J'avais tenté de socialiser de nouveau... et cela s'est soldé par un cuisant échec. Il a vu mon crâne chauve et couvert de cicatrices, il s'est enfui. C'est normal après tout. Et comme je ne veux pas infliger ça à d'autres personnes, j'ai décidé de ne plus sortir tant que mes cheveux n'auront pas repoussé.

Mais la vie me devient d'une monotonie qui me donne l'impression d'avoir plus de soixante ans. Même si je passe ne nombreuses heures sur un ordinateur, l'utilisation du wifi est interdite alors les scientifiques qui ont pris pour habitude de prendre soin de moi m'ont envoyé de nombreux jeux, dont de nombreux récent. L'avantage des jeux vidéos c'est leur capacité à me faire évader du quotidien, leur inconvénient est que ma notion du temps s'évade assez vite.

Cependant, ce matin, aucun de ces bijoux de technologie ne m'attire. Je fixe la pile de boites de jeux, le premier étant le dernier volet de Silent Hill, celui auquel j'ai joué en dernier il y a précisément 18 heures.
Je me tourne donc vers la fenêtre du 14ème étage de l'immeuble, le plus élevé de tous, pour contempler la vue.
Il est vrai que je n'ai pas tellement pris le temps de m'attarder sur la beauté de l'aube de cette ville.
Londres, une ville qui ne dort que quelques minutes pour ne pas dire jamais.
J'ai dans le souvenir qu'un grand écrivain avait précisé que quand on se lasse de Londres, on est lassé de la vie.

Mine de rien, à part Westminster, je n'ai pratiquement rien vu de Londres... mais elle ne me fait pas envie. Pour moi, il reste une des "big cities" regroupant les clichés du pays à savoir les monuments dont on nous rabâche les yeux et les oreilles quand on commence à parler du pays. Mais cela veut-il dire que la vie ne me fait pas envie? Je ne crois pas. Pour moi, cette citation n'est qu'un miasme de fierté nationale. Mais ça ne veut pas dire que je déteste cette ville.
Elle est juste... sans grandes surprises.

C'est quand je me décide à prendre le premier jeu sur la pile que je constate qu'une personne se tient sur le pas de ma porte entrouverte.

Un sursaut, le boitier qui tombe à terre, moi aussi. Je me redresse précipitamment et vérifie l'état du CD-rom dans la boite. Intact... soulagement.
Ensuite seulement, je relève là tête vers l'inconnu.

-He...hello?



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 23
Age : 26
Localisation : Dans ton dos.
Lun 30 Jan - 22:11
Il soupirait d'ennui. Ses cheveux roux étaient relâchés sur ses épaules, et vu le boulot qu'il « abattait » en ce moment, il avait à peine eu le temps de les tresser. Ses yeux étaient marqués par de lourdes cernes, mais le patient lambda aurait cru à un travail trop dense, et non à une vie nocturne trop active : heureusement pour lui, car Maksim avait tendance à supprimer ceux qui étaient un peu trop perspicaces.

Il y avait eu les évènements du carnaval où, sans se vanter, il avait eu un des rôles principaux et avait dû courir un bon cent mètres pour échapper à une nana prête à défendre corps et âme le gugus qu'il venait de poignarder. Normal, chacun son métier, ce n'était certainement pas pour cela qu'il en voudrait à cette bombe ; car hormis ses formes généreuses, dans la course-poursuite, il n'avait guère eu le temps de remarquer quelque chose d'autre.

Aujourd'hui, Maksim ne se trouvait pas à l'hôpital pour lui. Il avait reçu un ordre par fax – moyen de communication méprisé par la plupart des mortels alors qu'il s'agissait d'un des plus discrets. La dernière commande en date du grand Parrain était de vivre avec une jeune fille – celle dont il attendait le réveil – de la protéger et de faire attention aux moindres informations qu'elle pouvait bien sortir. Il avait pas très bien compris l'enjeu de l'histoire, juste une histoire de rivalité avec la mafia des Etats-Unis, des scientifiques un peu fous qui avaient joué avec le cerveau humain, et une seule personne qui pourrait leur permettre de faire avancer la science.

C'était pour cela que Maksim se trouvait aujourd'hui devant cette musaraigne blonde qui faisait à peine sa taille, recroquevillée dans un lit plus blanc qu'elle. Au fond, il plaignait un peu cette gosse, mais les ordres étaient les ordres, et la mafia aimait bien rentabiliser ses découvertes. Il avait mis un temps fou à trouver la chambre en question, s'était acheté une petite bouteille en plastique, l'avait entièrement bue au goulot. Il ferait d'autres provisions sur le chemin du retour.

...Mais je disais donc que Maksim Kozlov se trouvait devant Yu, juste à l'entrée de sa chambre, et qu'il observait à quel point la gosse lui semblait éveillée et tout ce qu'elle pouvait bien faire. A priori, elle voulait regarder un DVD. À son regard, il sourit en retour, tira un tabouret pour s'asseoir à ses côtés.

« Salut. L'hôpital m'a appelé. Je...haha, c'est difficile à croire pour moi. Je suis ton oncle. Tu es la fille de la p'tite sœur. »

Il lui adressa un sourire qui se voulait être chaleureux – et qui l'était véritablement.

« C'est un peu abrupt, mais...je connais pas ton prénom. Je ne savais même pas qu'elle avait une fille, surtout après sa disparition et maintenant, les autorités ont déclaré que j'étais ton tuteur légal. », il se gratta la tête, faisant mine d'être plus sympathique qu'il ne l'était véritablement. Lui tendit la main. « Ça va pas être facile, on est deux inconnus, après tout, mais...Enchanté, tu peux m'appeler Maksim. Maksim Kozlov. »

Son anglais était loin d'être parfait, il ne l'utilisait que depuis deux courtes années, d'où les « r » qui chantaient et ses lointains airs slaves qui chantaient sous ses mots.

Maksim sourit une nouvelle fois à la jeune demoiselle.
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Dim 5 Fév - 20:34
Une sensation rare mais familière m'envahi. Fixant l'individu sans un mouvement (pas même un battement de cils), un torrent de questions déferlent dans mon cerveau.

Ce gars est mon oncle?
Ma mère était russe?
A moins que ce ne soit Tchèque ou Polonais?
Ma mère avait un frère?
Qu'est-ce qu'un japonais expatrié aux USA ferait en Russie?
Pourquoi aucun des collègues de père ne sont russes alors?


Le sang cogne dans ma tête, il tente de reprendre une vieille habitude oubliée... mais sans succès. Je n'ai reçu aucune information sur ma mère si ce n'ai que c'est elle qui a choisi mon nom, qu'elle était belle, qu'elle était la fiancée de mon père et que c'était la femme qui m'a mise au monde avant de succomber.
Tout le reste? Néant.
Pas moyen de me souvenir d'un détail, d'une réaction ou d'un regard désolé ou anxieux face à mes questions. Mon ancienne mémoire, qui était si bien rodée... ne m'aidera plus alors que cette question personnelle est capitale.

Quelle déception.

Le coup de sang dans la tête passé, je tente de lui rendre son sourire et me dirige vers la porte pour la fermer. Une fois délicatement fermée (pour ne pas alerter les infirmières), je reste appuyée sur celle-ci. Cela faisait un moment que je ne faisais que répondre à des questions classiques (tout va bien? tu as tout mangé? pas de bobo aujourd'hui?). Si bien que je ne me sens pas à l'aise dans cet échange.

- Mon oncle donc... oncle Mac-simu?

Je le fixe de nouveau, sans trop savoir si je dois être septique, méfiante ou encore joyeuse que je puisse enfin me vanter d'avoir connaissance d'une personne dans ma famille qui est en vie.
Je lui tends solennellement la main, habitude lorsque je rencontrais des aînés. Bien que les aînés en question étaient les scientifiques qui venaient voir le dispositif qu'il y avait à l'époque dans mon cerveau.

-Yu Spartina, enchantée.

Mais c'est ici une porte pour un nouveau départ. La porte de sortie de l’hôpital... la porte de sortie de l'odeur des désinfectants à longueur de journée.
Mais avant de m'emballer, je dois m'assurer d'une chose.

-Vous... savez pourquoi j'étais ici n'est-ce pas?

Il est possible qu'on lui ai dit que j'avais une tumeur ou quelque chose comme ça. Mais je veux savoir si il sait tout et, surtout, si il sera choqué de l'état de mon crâne sous ce qui me sert de chevelure. Si il me fixe tout les jours et me pose sans cesse des question, cela ne va pas m'être supportable.

-Vous savez que c'est une perruque que je porte?



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 23
Age : 26
Localisation : Dans ton dos.
Dim 26 Fév - 18:56
Le véritable oncle de Yu aurait sans doute dû être ému en la retrouvant. Il l'aurait prise dans ses bras et lui aurait murmuré des mots rassurants. Lui aurait montré les mille et uns colis qu'il lui avait achetés, puis des photographies de son nouveau logement. Maksim n'en faisant rien, changeant qu'il était sans doute mieux que Yu apprenne à le connaître sur autre chose que sur un autre mensonge. Souriant à la jeune fille trop frêle pour son âge, il lui tendit la main en retour pour la lui serrer.

« Le médecin m'a dit. On m'a aussi dit que tu étais en rémission et que tu pouvais sortir. »

Il était vrai que les médecins l'avaient brièvement informé sur le statut de Yu avant qu'il ne rentre dans la chambre. Il ne la regardait pas avant des yeux tristes en pensant à ce qu'elle avait vécu, mais plutôt avec un sourire en songeant à quel point cette fille avait pu être courageuse.

« Elle te va très bien, ta perruque. »

Il avait demandé à un externe de lui ramener quelques vêtements pour sa nouvelle pupille et, dès qu'elle serait prête, il en profiterait pour l'exfiltrer vers son appartement. Cette mission était prioritaire sur toute, même sur la surveillance de la fille de son patron, qui avait été transférée pour le moment à un de ses collègues. Yu devait rester sous sa surveillance, jour et nuit. Il devait rapporter quotidiennement ses paroles et ses actes, et l'interroger le plus possible sur son passé et les maigres souvenirs qu'elle pouvait encore avoir. D'après ce qu'il avait compris, l'enjeu était énorme et Maksim tenait à bien faire son travail.

Si par hasard il avait une autre mission en même temps, il s'arrangerait pour emmener Yu avec lui – il était un homme très demandé et ne pouvait pas se permettre de la perdre de vue. Il refuserait juste les missions concernant des assassinats.

« Vu ton âge, tu es censée vivre toute seule, mais on m'a demandé de rester avec toi, vu ce qui a pu t'arriver. Je vais être...Mh...Ton tuteur légal, c'est bien ça. », il fouilla dans une sacoche et en sortie des papiers presque officiels qui le disaient tuteur. Les tendit à la demoiselle : ainsi, elle pourrait apprendre de la même façon sa propre date de naissance et quelques détails sur sa personne.

L'externe auprès de qui il avait fait la requête d'avoir de nouveaux vêtements arriva et posa son chargement sur le lit. Maksim, encore une fois, lui sourit.

« Je vais dans le couloir, tu m'appelles quand tu es habillée ! On y va ensuite ! », et, par pudeur, partit à l'extérieur de la chambre.
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Jeu 2 Mar - 14:20
On se serre la main de façon ridiculement solennelle notamment car je ne connais pas vraiment d'autre façon que de saluer mes aînés. Apparemment, une certaine portion de nos codes génétiques sont identiques alors c'est plutôt unique comme moment. Surtout qu'il n'a pas l'air d'être un scientifique.

Il a parlé à mon médecin. Mais utiliser le terme "rémission"... cela me semble assez peu approprié. Sauf si on parle de la teneur en métaux lourds dans mon crâne, là ça correspond. Mais soit, c'est assez peu important de s'affairer sur un tel détail.

Puis, voilà qu'une phrase assez inattendue m'est arrivée aux oreilles, mettant toutes mes pensées en pause.

Ma perruque... me va bien?

Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'avais rougi d'autre chose que de honte. C'était juste... gentil. Autant j'ai vu nombre de gens éprouver de la compassion voir de la pitié à mon égard, autant de la gentillesse... c'était rare.
Mon "tuteur légal", quel titre pompeux. Je passe rapidement les yeux sur la feuille qu'il me tend pour voir les quelques informations que je ne possédais pas encore.
C'est Maksim... et non Mac-simu comme j'ai pu le penser initialement. L'écriture du prénom conforte sa nationalité.
35 ans, nous n'avons que dix ans de différence. Il devait surement être le petit frère de ma mère... d'au moins 10 à 15 ans de différence...

-... un peu comme un grand frère en fait...

Ah?! Je crois que j'ai fini ma réflexion en la marmonnant. Mais ça a eu l'air de le faire sourire. Bon, je n'ai pas trop l'air ridicule, c'est déjà ça.
Un interne entre dans la chambre et dépose sur mon lit les vêtements que je portais à mon arrivée en Angleterre, en parfait état.

-Ah, merci Jeremy.

Ayant passé plusieurs années dans cet hôpital, je constate que ma mémoire n'a cessé de travailler pendant ma "rémission". Les noms, les visages, les mimiques... c'était tout ce que ma mémoire avait sous la main. Elle qui emmagasinait de monstrueuses quantités d'informations auparavant, une habitude est tout de même restée.
Maksim était sorti, me laissant un moment pour me changer, ce que je fais en troisième vitesse. Puis je me jette sur le grand sac à dos qui me sert à ranger mon ordinateur pour y ranger tout ce qui était posé en vrac sur la petite table. C'est tout juste que j'arrive à fermer le sac rempli de jeux vidéos et de DVD (et oui, le wifi est interdit dans le bâtiment).
Je prends une inspiration avant d'ouvrir une dernière fois la porte de ce qui aura été ma chambre pendant ces deux dernières années.

-Voilà...

Je suis déjà essoufflée. Il est vrai que je n'ai pas beaucoup exercé d'activités physiques dernièrement. Mais j'ai encore le temps de rectifier cela visiblement.

Parcourant les couloirs de l’hôpital, je ne parle même pas, tenant fermement les lanières de mon sac à dos. On ne dirait pas, mais je digère encore la situation, c'est... trop beau pour être possible...



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 23
Age : 26
Localisation : Dans ton dos.
Lun 13 Mar - 15:10
Revenant dans la chambre une fois qu'elle s'était habillée, Maksim eut un sourire satisfait. Yu ne semblait pas douter de son intégrité comme elle aurait pu le faire : le coup du frère cadet de sa mère était donc, comme sa source lui avait demandé de faire, fiable, la jeune fille devant avoir pas ou peu de souvenirs de sa véritable famille biologique.

« Je peux porter un truc, si tu veux. »

Elle ne semblait pas non plus avoir beaucoup d'affaires et tandis que Yu s'éloignait de cette chambre-maison, Maksim la plaint un peu. Il n'était pas assez sentimental pour avoir de la pitié pour quelqu'un qu'il venait de rencontrer, mais il reconnaissait qu'il n'aurait pas aimé être à la place de cette gamine qui n'avait connu que les murs blancs de l'hôpital.

Vagabondant dans les couloirs, ils s'étaient arrêtés à la pharmacie pour demander les derniers médicaments prescrits par Yu par les médecins. Pour une question de sécurité, il s'était placé derrière elle tandis qu'elle parlait, prêt à intervenir si la situation avait dérapé.

Tout s'était bien passé et partant de là, pour la première fois depuis longtemps, sans doute, Yu avait eu le plaisir de voir le ciel, certes grisâtre, de ses propres yeux et non de sa fenêtre. Des nuages gris se rassemblaient au-dessus de leur tête, annonçant une pluie assez désagréable à venir. Il fit signe à Yu de se rapprocher de lui et de se dépêcher de rejoindre la bouche de métro.

Il y avait quelque chose de désagréable avec ce moyen de transport, mais il était étonnamment rapide et permettait d'éviter, en ces heures de pointe, les bouchons des voies urbaines et le bruit causé par les voitures et leurs klaxons. De toute évidence, les métros qui s'arrêtaient à l'hôpital se vidaient puis se remplissaient automatiquement, mais, agrippant la main de la jeune fille, le russe se faufila un passage dans un des wagons. Il y avait énormément de monde, la proximité humaine était déplaisante et les odeurs pas des plus ragoûtantes. Prendre le métro était quelque chose de très stressant, surtout pour quelqu'un comme lui dont le métier était de protéger des gens. Pour tout autre cible à protéger que Yu, il ne l'aurait sûrement pas fait, mais tout ce que risquait cette fille était un probable enlèvement et non un assassinat : elle était trop importante pour être supprimée.

« On descend à la prochaine. J'habite sur Camden. », dit-il tout en restant assez vague sur son lieu d'habitat, desfois qu'ils furent espionnés.

Le métro, dix minutes d'enfer plus tard, pila. Il prit de nouveau la main de Yu l'aider à sortir de là et, enfin, remontèrent à la surface sous une pluie assourdissante. Il se sentait sale, fatigué, avait vaguement eu envie de supprimer un ou deux passagers du métro très cons.

« T'as faim ? Il pleut, on peut aller s'abriter dans un resto' en attendant que ça passe. »
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Dim 19 Mar - 18:33
- Ne t'inquiètes pas, je ne suis pas en porcelaine

Les différentes têtes connues de l’hôpital et leurs airs professionnels trop sérieux défilent devant moi pour (j'ose l'espérer) une dernière fois. Je ne les détestais pas, loin de là, mais cette routine allait bien finir par me tuer à la longue.
L'air frais, si on peut dire, emplit mes poumons après deux bon mois enfermée dans cet atmosphère aseptisée. Un nombre incalculable de personnes s'engouffrent dans les rues, entassés sur les trottoirs à côté des grandes routes. Dur de se dire que faire un pas de côté signifie risquer sa vie.
En suivant un flux de gens, nous arrivons à une bouche de métro. Je ne l'avais encore jamais pris avant, préférant le confort des bus à étage ou la marche quand le temps peut me le permettre.

... c'était horrible.
Il fait chaud, humide, oppressant... et avec une odeur indescriptible de rance et de sueur. C'était donc le moyen de transport le plus prisé de la capitale? Cette boite en fer immonde? Le décalage avec la propreté des lieux qui m’hébergeaient et la...crasse de ce transport est immense. Les secousses sont similaires à celles des bus donc je ne manque pas de me déséquilibrer, maîtrisant encore mon équilibre. Mais le reste... c'était trop pour moi, mais je ne pouvais rien faire d'autre que de retenir ma respiration tant que je le pouvais pour respirer quand les portes du wagon s'ouvraient. Le sang battait dans mes tempes jusqu'à me donner l'impression qu'elles allaient exploser.

Une bonne dizaine de minutes (qui me parurent pour des heures) plus tard, nous étions sortis du wagon. Je suis lessivée... et je ne dis pas ça à cause de la pluie battante qui nous attendais dehors.
Le grand frère se penchait vers moi en disant quelque chose, mais je n'ai pas très bien compris. Je ne suis pas sûre si c'était le brouhaha de ces personnes qui sortaient de la bouche de métro, la pluie battant les pavés et les toits de la ville, le fait que j'ai du mal à me focaliser sur ses mots ou une combinaison des trois.

- Je...il...

D'un coup, j'entends les pulsations du sang dans mes tempes s'amplifier pour reprendre l’assaut de mon cerveau peut être mal oxygéné à force d'avoir retenu ma respiration un peu plus longtemps que nécessaire. Je pose une main sur le mur pour vérifier que je tiens bien droite mais oui c'est le cas. Une grande inspiration à la fois, et ce ne sera qu'une question de minutes pour que cela se calme... je suppose.

Je lui demande de répéter ce qu'il me demandait.

-Ah? Je n'ai pas très faim mais je suppose que c'est l'heure de manger.

Je me souviens maintenant que je n'avais même pas pris le temps de déjeuner ce matin, comme nous sommes partis avant l'heure de passage des repas.

-En fait, ce serait une bonne idée oui...

En avançant d'un pas pressé sous la pluie, je me sens ressourcée en inspirant l'air en dehors des galeries. Non seulement nous sommes à l'air libre mais je pense avoir entendu que les particules polluantes de l'air pouvaient être entraînées par les gouttes de pluies au sol, rendant l'air un peu plus propre par temps de pluie.
On arrive dans un restaurant avec un style un peu rustique.
"Une table pour deux", "C'est pour manger", et nous voilà posés sur deux banquettes dans un coin du restaurant, assez loin de la vue sur la rue et du mauvais temps.

Je ne parcours qu'un instant la carte pour trouver ce que je veux avant de la poser et d'observer la pièce un peu plus dans le détail.



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 23
Age : 26
Localisation : Dans ton dos.
Sam 29 Avr - 23:09
Spoiler:
 

C'était sûrement l'heure de manger et Maksim n'avait pas vraiment faim non plus.

Ils s'étaient brutalement retrouvés dans un restaurant pas spécialement bien décoré et un peu rustique, mais tant qu'il avait une chaise pour s'asseoir et gardait sa pupille sous les yeux, Maksim voulait bien y rester.

D'un geste de main, il avait refusé la carte du restaurant – il avait reconnu à l'air du serveur cette fameuse mimique confuse qu'ils avaient souvent lorsqu'il avait ce geste. Tant pis pour lui, au moins, la gamine mangerait. Il la laissa choisir, ne lui désignant ni le burger qui paraissait définitivement trop gras, ni les pizzas qui puaient l'huile à mille lieues à la ronde. Les salades avaient l'air potables, du moins sur les images de la carte.

« T'en fais pas pour moi, je ne mange jamais au restaurant. Je préfère les plats sous vide, plus sûr. »

Le jour où il apprendrait que ceux-là avaient beaucoup plus de conservateurs que les autres, il changerait probablement d'avis, mais ce jour n'était pas arrivé. Non, ce qui comptait, c'était de le dire rapidement à Yu et de ne pas la prendre pour une idiote : de toute façon, ils allaient vivre ensemble et elle allait rapidement comprendre cette étrange manie.

Regardant Yu, il se surprit à se dire qu'elle était presque mignonne. Il était dommage pour elle de ne pas avoir eu une enfance potable, de même que des amis et une bonne école pour se faire de bons souvenirs. Maksim Kozlov n'était certainement pas du genre à faire dans les sentiments, mais il ne pouvait pas s'empêcher à penser ça. Croisant les jambes, il se demanda de quoi il pouvait bien parler – de quoi deux personnes censées être de la même famille pouvaient bien parler, à part de meurtres, d'opérations secrètes, et de formation au combat de la rue.

Maksim finit par ouvrir la bouche, au moment où on apporta le plat de Yu.

Le métro.

Oui, le métro.

« Tu vas t'habituer à ça ? Je veux dire, au métro, à la vie ici ? Tu voudras que je t'inscrive à l'université ? Tu pourrais t'y faire des amis, ce serait bien pour toi. »

Oui, c'était ça : les personnes qui sont de la même famille étaient censées s'inquiéter les unes des autres. Et il était censé s'occuper d'elle plus que le fait de lui donner à manger, ou il deviendrait louche. Il était certain qu'il y avait une réalité où elle pourrait être visée par des personnes de clans rivaux, mais s'il la surveillait bien et la mettait dans la même université que la fille du Parrain, il ne devrait pas y avoir de soucis de sécurité. De nombreux agents étaient déjà sur place.

Un léger sourire apparut sur le visage de Maksim qui semblait presque apaisé : allait-il s'habituer à cette nouvelle vie plus calme, plus belle ?

« Tu allais dans une école, avant ? Je suis désolé, je n'ai jamais eu personne...je ne sais pas trop comment m'y prendre avec quelqu'un de ton âge. »
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Mer 24 Mai - 10:20
- Les plats... sous vide?

J'étais loin de m'attendre à une réponse de ce type. Quand on propose d'aller dans un restaurant, c'est qu'on a faim non?
Il faut dire, les seuls plats préparés que j'ai pu me permettre c'était ceux que j'ai acheté près de l’hôpital quand leurs plats ne me satisfaisaient pas, c'est à dire peu souvent.

La carte entre les doigts, j'étais plus attentive au papier glacé entre mes doigts plutôt que les images sur celui-ci. Je crois que je ne suis jamais allée dans un restaurant... du moins autre que fast food. Je trouvais déjà que l'on y perdait du temps, quand bien même le mot "fast" est dans le nom. Alors un "vrai" restaurant...c'était surréaliste. Je suis également incapable de cuisiner par moi-même. C'est qu'il est peut-être temps d'y penser, ne fusse que pour remercier ce cousin apparu de façon trop inespérée pour être vraie.

Quand le garçon arrive pour prendre commande, je n'avais même pas regardé les plats proposés. Mais une envie soudaine passa les frontières de mes pensées encore confuses... du sucré. Je veux du sucré.
J'ouvre précipitamment le menu à la page des desserts et pointe du doigt au hasard une des images qui s'y trouve. Le monsieur affiche un sourire satisfait avant de partir avec la carte. Je n'ai même pas eu le temps de regarder ce que j'ai choisi... bon, ça me fera une surprise.

Ce ne fut pas long, une dizaine de minutes. Une odeur très subtile de chocolat se mit à flotter dans l'air à l'approche de l'assiette. J'ai même cru voir deux ou trois personnes se retourner à l'approche du serveur.
C'est comme si c'était un cadeau. Deux panecakes surplombés de deux boules de glace vanille furent posés devant moi. Et, clou du spectacle, un minuscule cruchet dans lequel réside le délicieux chocolat noir liquéfiés par une température élevée tout juste assez pour qu'il ne perde pas son goût.
Jamais je ne pourrais égaler cela...

Puis Maksim me demandera si ça ira... que voulez-vous que je dise face à un morceau de paradis sur assiette?
Puis il y eu le mot université...

Décidant à laisser la vanille fondre légèrement, je repose mon attention sur le grand frère.

-Je crois que je suis restée assise trop longtemps à fixer un professeur ou un écran. Je n'aurais pas la force de recommencer tout depuis le début... C'est tout juste si j'arrive à me souvenir des composants chimiques d'une carte mère...

De plus, les études universitaires ne sont pas données. Je ne veux plus me faire entretenir comme je l'ai toujours été, je ne veux plus dépendre entièrement de certains organismes juste parce que je leur serais utile.
Je fixe une seconde fois mon grand frère tout en prenant mes couverts en mains.

-Je chercherais du travail, quelque chose où on est debout et où on parle aux gens.

Et pourquoi pas fleuriste? Je ne me suis jamais intéressée au vivant. Trop imprévisible je me disais... et c'est vrai. Mais quel intérêt quand tout se passe comme prévu?

Cependant, le plat se révéla être une parfaite déception. Tout les efforts étaient dans l'odeur et la présentation. Le chocolat était insipide, la vanille diluée dans de la crème. Seuls les panecakes étaient acceptables malgré qu'ils soient immergés dans l'insipidité du reste. Oui, les gens sont imprévisibles...



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 23
Age : 26
Localisation : Dans ton dos.
Ven 16 Juin - 14:57
L'odeur dégagée par le chocolat était horriblement tentante et à cet instant, Maksim aurait pu mettre de côté toutes les précautions qu'il prenait, jour après jour, pour ne pas être la cible d'un tueur machiavélique qui n'existait que dans son esprit de mercenaire russe.

La merveille qu'on lui a apportée est impressionnante, et Maksim observe, seconde après seconde, le plat sucré disparaître dans la bouche de sa « pupille ». Fascinant. Et elle disait ne pas avoir faim ? Le russe eut un petit sourire avant de s'asseoir plus confortablement dans son fauteuil. Il pensait que la vie avec elle n'allait pas être très difficile, qu'elle était une fille très gentille d'après ce qu'il avait compris, et surtout, qu'elle ne paraissait pas remettre en question leur lien de sang : important, ça.

« Travailler ? »

Il ne l'aurait pas imaginé dire ça, après le peu qu'il sait à son sujet et qui lui vient du chef de la mafia russe. Ce qu'elle lui dit lui met également la puce à l'oreiller : ainsi, elle n'a que peu de souvenirs de l'immense savoir qu'elle possédait. C'était flou, mais assez concret pour qu'il comprenne que, pour le bien de cette fille, cette information ne devait pas fuiter vers d'autres oreilles que les siennes et peut-être son boss – Maksim ne lui aurait rien caché, il n'était pas fou au point de faire une fugue avec la première adolescente venue.

« On cherchera tous les deux ce que tu pourras faire. Je ne sais pas si je vais rester longtemps là, par contre...tu serais prête à bouger avec moi ? Ça peut être n'importe où, en Egypte ou au Japon. »

Maksim avait sorti une petite bouteille de son sac et avait commencé à la boire au goulot, s'attirant des regards furieux du patron du bar. Il se dépêcha de lui rendre la pareille, ce qui l'intimida immédiatement : Kozlov n'était pas un homme à qui vous vouliez chercher des noises. Il n'était pas grand, pas très impressionnant, mais il y avait chez lui une prestance inégalée. Son regard se fixa de nouveau sur Yu, lui souriant calmement, de manière presque flegmatique.

Elle avait presque l'air d'une poupée, avec sa peau diaphane et ses grands yeux expressifs : c'est ce qui lui donna cette idée.

« Tu sors de l'hôpital...T'as besoin d'une rééduc'. Tu voudras que je t'aide ? Et quand tu seras en forme, que je t'apprenne à te battre ? »

Bienvenue dans mon monde, Yu.
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Mar 20 Juin - 22:38
Devoir bouger, se délocaliser. Voir ailleurs. J'avais fait ça un temps... des aéroports, des avions aux trajets interminables même si c'était surement tout confort.
Sur le moment, je me dis que je ne veux pas... mais pourquoi?
Je n'ai pas peur, je ne suis pas particulièrement attachée à ce pays. Ma première sortie en solitaire s'est soldée par une honte sans mesure limite et je commençais à me sentir comme une petite vieille habituée qui pense finir ses jours ainsi.

Non... c'est loin d'être une mauvaise idée de décoller.
Surtout si cela me permet de retrouver ces souvenirs d'avions... ces souvenirs de là où j'ai voyagé.

-Pourquoi pas...


Le temps de mâchonner le morceau de pannecake qui a pu être sauvé de l'insipide sauce, je continue de regarder ce grand frère qui me propose de me rééduquer... et de savoir me battre?
Moi, me battre? Mais ça veut dire...

-Ah? Tu es un sportif?! Enfin, je veux dire, c'est ton métier?

Vrai que si les entraînements sont son quotidien, dans ce cas je ne devrais pas trop le freiner dans son métier si on doit se trouver aux mêmes endroits. C'est sensé.

-Ma foi... cela m'éviterait de devenir gâteuse avant l'âge. Mais je t'avoue que je n'ai pas le souvenir d'avoir été particulièrement active auparavant.

Ce qui est peut-être faux maintenant que je le dis. Mais je ne le sais pas moi-même.
Mais voilà que des questions me viennent en tête, je crois que ce n'est pas encore le moment. J'ai besoin d'établir une relation de confiance avec lui avant de poser des questions trop sérieuses. Autant commencer en douceur.

-Tu vis seul actuellement? Je ne dois faire la connaissance de personne d'autre? Cousin ou meilleur ami dans le coin?

Connaître tout le monde, faire partie de son chez lui pour que son chez lui soit son chez moi... ça me paraît étrange parce que je suis du genre à tout dire de suite en face, mais je vois aujourd'hui où ça m'a conduite.

-Et je ne sais pas vraiment comment je dois t'appeler au juste... "mon oncle", ça fait bizarre vu l'écart d'âge que l'on a. Grand frère ça te ferait moins vieux non?

Onisan je crois qu'on dit en japonais.



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 23
Age : 26
Localisation : Dans ton dos.
Dim 23 Juil - 11:39
Spoiler:
 

Maksim s'habituait doucement à l'idée de devoir protéger quelqu'un tout en lui faisant croire qu'elle était de sa famille. Il la regardait interagir dans ce café, en même temps qu'il l'observait pour voir si le moindre de ses actes dénotait de la moyenne.

« Je ne suis pas un sportif, mais un garde du corps. Je me bats depuis que j'ai une dizaine d'années donc...si tu veux, on peut commencer les cours de zéro, même si tu n'as aucune notion. Je serai ravi de t'apprendre des choses. »

La seule question que le russe pouvait se poser à juste titre, c'était celle-ci : comment ferait-il si Yu découvrait un jour la vérité ? Se sentirait-elle trahie par la seule personne qui se serait prétendue de sa famille et qui, en réalité, n'avait aucune affection pour elle ? En cela, Maksim pourrait la comprendre, lui-même aurait probablement tué toute personne qui se serait fait passer pour son frère, sa mère, son père. À l'heure actuelle, il lui restait quelques liens biologiques en Russie, mais par rapport à celui qu'il avait développer avec le chef de la mafia, ils n'avaient que peu d'importance.

Maksim souffla. Il sourit à la jeune fille, comme pour chasser les pensées éparses qui envahissaient son cerveau. Tout allait bien se passer et, si cela se trouvait, il allait même lier avec Yu un lien plus fort qu'il ne le pensait. Il ferait des efforts pour mieux aménager ses appartements et déménager moins souvent : il faut entretenir les malades, et il n'avait pas envie que Yu se doute qu'il était lié à des histoires louches.

« Grand frère, c'est parfait. J'étais le petit dernier de la famille en plus... », sortit-il en riant d'un air assez gêné, ne se formalisant plus de cet énième mensonge. « On sera seuls, tous les deux. Je n'ai pas vraiment d'amis ou de connaissances proches, si ce ne sont les clients qui m'embauchent. »

Elle avait fini de manger : ça tombait très bien car, dehors, le temps était à l'éclairci. L'air était toujours humide, mais c'était une habitude assez affligeante du ciel de Londres...Il lui fit un signe, lui indiquant qu'il était temps de partir et se leva pour rejoindre l'extérieur, les flaques d'eau dans les creux du goudron, les passants qui se dépêchaient avant qu'une nouvelle averse n'arrive. L'appartement se trouvait à environ de cinq minutes de là, cinq minutes où il parla un peu à Yu de l'enfance supposée qu'il avait eu en Russie, et du fait qu'il n'avait que très peu connu ses parents.

Arrivés, il lui ouvrit la porte pour lui montrer l'appartement qu'il louait actuellement : un local assez vide, avec deux pièces dont la deuxième avait un seul et dur matelas posé sur le sol. Les murs étaient blancs, peu accueillants et le chauffage n'était même pas allumés. Maksim toussota.

« J'irais faire deux ou trois courses pour aménager un peu cet appart'. Je dors souvent chez les clients que je protège, du coup, je n'avais pas besoin de tout cet équipement avant. »

Il lui montra l'ordinateur qu'elle pourrait utiliser, l'endroit où elle pourrait accrocher ou ranger ses vêtements. Ils commanderaient plus tard, en ligne, le matériel dont ils auraient besoin.

C'est à ce moment que le téléphone portable de Maksim sonna. Le nom qu'il vit s'afficher dessus était celui d'une cliente importante qui avait besoin d'un suivi régulier, c'est pourquoi il décrocha immédiatement avant de parler avec elle dans l'autre pièce environ cinq minutes. Lorsque la discussion sembla s'achever, il raccrocha et revint dans l'autre pièce.

« ...Je dois y aller, c'est pour le travail. Tu peux commander un lit, un matelas ou tout ce que tu veux sur Internet, je te file ma carte bancaire, c'est pas l'argent qui manque. Assure-toi juste que ça rentre par la porte. Ha. Je te laisse mon numéro de portable... », fit-il en le griffonnant sur un bout de papier. « Tu m'appelles s'il y a urgence... »

Il lui fit un signe de la main et sortit de l'appartement avec hâte pour rejoindre sa cliente.
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Lun 21 Aoû - 11:24
J'avais vu des vidéos à l’hôpital, des vidéos me montrant ce que je savais faire "avant".
J'avais des notions de sportivité assez incroyables, de combativité sportive également. C'est à se demander si j'avais un quelconque défaut à cette époque en dehors de la bougeotte qui m'a amené à voyager autant.
La question étant que si je retrouve de tels réflexes, serait-ce une rémanence de ma mémoire ou devrais-je vraiment tout recommencer à zéro? Je suis assez curieuse à ce sujet.

Un garde du corps donc. J'imagine de personnes un minimum influentes ou paranoïaques. Je n'avais pas pensé que cela aiderait des personnes à vivre...

Je fus retirée de mes pensées par cet acceptation de surnom, "Grand frère". Très bien.
Pas d'amis proches ou de famille dans le pays, aucune preuve de rapprochement avec ce pays pour d'autres raisons que le travail. Busy brother.

Nous sortons finalement du restaurant sous un fin rayon de soleil. Cela réchauffe assez bien les rues de la cité grise si bien que le trafic piétonnier a repris de plus belle. Cette ville grouille comme une fourmilière, on dirait qu'elle ne se repose qu'avec la pluie.
Sur le chemin, j'ai appris que mon grand frère n'avait qu'assez peu connu ses parents.

-C'est à croire que c'est de famille...

Petit sourire gêné. Il vaut mieux en rire que d'en pleurer je suppose. Les nuages gris étaient de retour quand nous avons franchi la porte de l'appartement où je logerais avant le prochain mouvement.
Il s'excuse, annonce qu'il améliorera le confort de ces lieux d'ici peu. Bien que...

-Mais est-ce vraiment nécessaire d'acheter des meubles si on va finir par changer de pays? Enfin... c'est ce que je pense.

Un ordinateur était posé sur le matelas qui n'est probablement destiné. Bien que j'ai un ordinateur plus que correct dans mon sac, je remercie mon frère. Je l'optimiserais peut être si je me souviens de ce que j'avais fait avec celui que je possède.
Un téléphone sonna puis il est parti me laissant une carte bancaire, son numéro de téléphone et l'appartement.

Très bien, il n'a pas peur de me laisser seule, c'est un bon point.
J'ouvre son ordinateur, supposant qu'il a déjà le code wifi et me met en quête de nourriture à commander pour le soir. Mon choix finit, après une dizaine de minutes, de se poser sur une livraison de super marché à domicile étant donné que le grand frère disait préférer les plats sous vide.

C'est au moment de passer un coup de fil que je me rends compte...

Je n'ai pas le code de la carte...
... c'est fâcheux...

J'éteins l'ordinateur, je range tout comme c'était et je me couche dans le lit.
On verra ce que cette cohabitation va donner. Au pire, je suis majeure. Disparaître dans la nature ne devrait pas être si compliqué, un petit changement de billet d'avion au moment opportun...
C'est dans des idées de nouvelles autres vies paumées à l'autre coin du monde que je finis pas me laisser emporter par Morphée.

Spoiler:
 



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Nouveau mordu DEUTZ
» Nouvelle tenue pour le bal !
» Mon royaume pour une chanson [pv Erato]
» Mon royaume pour un simple sourire
» Rituels et Baptêmes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Le Monde - Zone RP :: Le Monde :: Europe :: Londres - Zone RP :: Westminster :: St Mary's Hospital-
Sauter vers: