Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Ce n'est qu'un grain de sable dans le désert. Pourtant... [free incruste]

 :: Le Monde - Zone RP :: Le Monde :: Europe :: Londres - Zone RP :: Westminster Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 378
Age : 23
Localisation : Devant mon ordinateur...
Mer 10 Fév - 14:44
La ville;
Le balais incessant des passants traversant avenues et ruelles;
La fanfare traditionnelle des voitures et de leur unique passager et conducteur, en moyenne énervé et fatigué;
Une ville... peut-être pas aussi banale que je n'oserais le dire.
La seule différence que je vois entre la capitale japonaise et anglaise est cette "British touch" dont on aime parler dans les agences touristiques. Des bus rouges à deux étages, des taxis caractéristiques, des bâtiments d'un autre temps à certains coins de rues,... tout ça.

Et au milieu de ce "tout ça", je suis là. Fille de deux continents, me voilà dans encore à l'étranger.
Dire qu'avec le matériel que j'avais dans le crâne, je n'aurai pas été capable de percevoir toute la poésie que peut engendrer cette simple image mouvante que je fixe et qui est la réalité. Je pouvais rater tellement de choses en réfléchissant. C'est tellement triste.
Immobile depuis maintenant une vingtaine de minutes, je finis par me lever de ce banc public sur lequel je me suis arrêtée tout ce temps. Esquiver les passants est devenu un art quand on a la manie de ne pas chercher à suivre les mouvements de foule. Ces mouvements de foule qui amènent souvent vers les quartiers historiques ou les centres commerciaux. Mais ce n'est pas ce que je cherche pour l'instant.

Je monte sur un petit muret entourant un parc public afin de voir un petit peu mieux cette marée que forme la foule. Cette foule est aussi peuplée d'originaux, je peux donc me permettre de ne pas agir comme la foule sans attirer l'attention. Je m'appuie contre un lampadaire éteint dont le pied est incrusté dans le ciment même du muret.

Comme un grain de sable, je passe inaperçue au milieu de la foule. Tout le monde, ou presque, peut être considéré de la même façon...

Jusqu'à ce que...

Une tête... Il y a un visage, une tignasse dans la foule qui m'interpelle. Mon cerveau m'indique que j'ai déjà vu cette personne. Une sensation de déjà vu très prononcée et réaliste...
Mais pour une personne qui a perdu une bonne partie de sa mémoire, il paraît que c'est courant, très courant. Pourtant, le signal persiste... comme une alarme avec un faux contact, elle continue malgré que je persiste dans l'idée de la fausse alerte.
Je ne peux m'empêcher de fixer un instant l'individu... et si il me reconnaissait? Si cette personne était bel et bien une personne croisée dans l’hôpital ou j'ai séjourné plus d'un an... ou que j'aurai rencontré au Japon!
Avec la persistance du signal de mon cerveau, mon coeur se met a accélérer la cadence. J'essaie de ne pas fixer la personne avec insistance.

On dirait bien que je veux avoir déjà croisé cette personne...

Mais, malheureusement, il fallait que la timidité soit plus forte que la curiosité. Voilà que je me contente de laisser la personne en question passer... avant de la fixer de nouveau une fois qu'elle a dépassé ma position.
L'individu s'éloigne... puis se retourne.

Surprise, je sursaute et voilà que je recule un pied... dans le vide.

-HI!

La force de pesanteur faisant son travail, j'arrive a rattraper avec l'autre pied... du moins, c'est ce que j'aurai voulu faire mais voilà qu'une fois au bord du muret, il glisse également.
Je me retrouve donc disparue derrière le muret, assise au sol avec un coccyx très douloureux.

-Ouïe ouïe ouïe...

J'ai l'air fine... ma main frottant mon derrière en espérant que je puisse apaiser un minimum la douleur. La terre du parc doit maintenant tout salir mon pantalon. Heureusement qu'il n'était pas si propre à la base.



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Lun 22 Fév - 21:22

C'était une de ces journées de merde où fallait mieux rester chez soi, le cul avachi dans un fauteuil quelconque, à zapper les chaînes de télévision, soda à l'appui. Ouais, t'aurais préféré faire ça par rapport au planning que t'avais, aujourd'hui. Besoin de fric, comme d'habitude. Et puis, t'avais pas de baraque et de télévision, alors choix vite réglé.

Donc tu déambulais, mains dans les poches, tranquille, à observer les passants à la dérobée, histoire de voir si tu pouvais pas piquer un truc ou deux au passage. Tes poches, au début vides, se remplirent assez vite d'objets en tout genre : papiers, chewing-gum (parfois mâchouillés -beurk !), stylos, et, quand la chance te souriait, des pièces de monnaie et autres billets. Au bout d'un moment, tu penses ton affaire finie, et fais mine d'avoir oublié quelque chose -au cas où quelqu'un aurait prêté attention à tes vas et viens- pour rebrousser chemin, en direction de la fontaine la plus proche, pour essayer de récupérer les quelques piecettes qui trainaient dans son eau -lancées par des idiots croyant que cela leur portera chance.

Et c'est la que tu la vis. Enfin, entendre serait plus juste. Un petit cri de surprise et tu as juste le temps de relever la tête pour apercevoir une ombre basculer de l'autre côté du muret peu loin de toi. À en juger par l'agressif et strident son émis, il devait appartenir à une jeune femme, sans aucun doute. Et qui dit femme, dit sei.. heu, courbes généreuses. C'est que t'es un peu pervers sur les bords, Alek'.

Ce n'est donc pas étouffé par l'idée de commettre un geste chevaleresque que tu t'élances, prends appui sur le lampadaire avant d'agilement grimper puis retomber sur tes deux pattes de l'autre côté du muret, à déjà imaginer du monde au balcon. Dire que tu fus déçu de la vue est un euphémisme, malgré la beauté indéniable de la jeune femme.

« Ça va ? », demandes-tu, la main tendue pour l'aider à se relever.

Au moins faire ami-ami avec elle ; on ne sait jamais ce que les autres peuvent nous apporter.


HRP:
 
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 378
Age : 23
Localisation : Devant mon ordinateur...
Sam 27 Fév - 10:31
Dans un moment assez inattendu, on ne fait pas trop attention à ce qu’il se passe autour de nous. Espèce nombriliste que nous sommes, on pense surtout à la douleur. En quoi a-t-on trouvé un avantage évolutif à avoir un coccyx bon sang ? On sait bien qu’on descend du singe et que l’on n’a pas encore perdu toute la queue mais quand même. Pourquoi il fallait que l’évolution soit aussi lente ?

C’est en pestant intérieurement que je me relève doucement et que je constate seulement maintenant qu’on me tendait la main pour m’y aider. Niveau observation, on repassera. Je redresse la tête vers l’individu, qui n’est pas celui que j’avais aperçu quelques secondes plus tôt. Soulagement et frustration dans un même temps. Tant pis…

-Je… je vais bien, merci.

Je lui souris histoire de lui prouver que c’est vrai. J’en profite pour détailler un instant l’inconnu. Il est jeune, peut-être même plus jeune que moi. Il n’a pas des traits typiques d’un Londonien typique mais rien ne l’empêcherai d’habiter ici avec ses parents. Pourtant, la fin des cours n’a surement pas encore sonné…
Je crois que ce ne sont pas vraiment mes affaires. C’est resté une manie de trop réfléchir, ça m’occupe de trop et ça a bloqué ma créativité pendant mes vingt premières années. Saleté de science… mais soit, je commence à m’égarer.
Une fois bien redressée, je tâte mes poches par réflexe… à droite, mon portefeuille y est mais à gauche…

-Ah !? Mes clés ? Où sont mes clés ?

Oh non, je vais me faire gronder comme une ado encore. C’est malin.
Je regarde sur le muret en tâtant avec les mains (gris sur gris, c’est assez embêtant m’voyez). Rien, je repasse de l’autre côté du muret pour y regarder.

-Aller… vous êtes où ?

Puis je me tourne vers l’inconnu resté de l’autre côté du muret, peut-être qu’il a eu la chance de les apercevoir ?

-Toi! T'as l'air cool. Si tu les trouves… euh… je… je t’offre un truc ! Du genre… le dîner de ce midi, ça te va ?

Aller petit gars, soit sympa avec moi. J’ignore même si j’ai un air paniqué ou un air suppliant ou encore un air agressif… ou si l’en a rien à kicker, allez savoir, je ne suis pas dans la tête des gens après tout. Mais rien à faire, j’ai encore foi en l’humanité pour penser qu’il ne peut pas être méchant avec une inconnue.
Je continue à tâtonner le sol près du muret en espérant tomber dessus... elles ne peuvent pas être loin, j'en suis certaine!



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Mar 1 Mar - 18:09

Silencieux, tes pommettes se creusent et tu lui retournes son sourire. Mignonne, en fait la gamine. Tu fixes ses longs cheveux d’or et de soleil qui volettent autour de son fin et délicat visage, ses longs cils qui ornent ses beaux yeux azur, son fin nez aquilin, et sa petite bouche aux lèvres pulpeuses. Non, pas mignonne. Jolie. C’est le seul mot qui te traverse l’esprit en ce moment.  Oui, tu revois ton jugement que, tu l’admets, tu as pris un peu à la va-vite. Mais bon, tu n’es pas bête au point de sauter à pieds joints, les yeux fermés, dans un piège nommé Amour. N’est-ce pas, Alekseï ?

Tu t’apprêtes à partir, étant donné que tu n’as pas une quelconque raison de rester ici, même si son geste ne t’échappe pas et t’apprends qu’il peut y avoir quelque chose d’intéressant et d’alléchant dans sa poche droite… Porte-monnaie, portefeuille, papiers d’identité ? Tu ne sais pas, et t’en as rien à foutre : que cela soit un des objets cités ou non, tu pourras toujours le revendre au plus offrant. Parce que ce n’est sûrement pas quelque chose d’inutile si elle a pris soin de tâter ainsi, non ? En tout cas, tu es fixé, ce ne sont pas ses clés, vu comment elle part à leur recherche.

Tandis qu’elle passe de l’autre côté pour vérifier, tu élabores un plan d’attaque en quelques secondes à peine. De toute façon, cela ne change pas de d’habitude : attraper l’objet convoité puis… courir comme un dératé parce que t’as pas été discret. En espérant que tu ne te fasses pas chopper, parce que t’as pas réellement envie de retrouver –une fois de plus -tes amis de longue date que sont les flics, au commissariat. Surtout que cette fois, t’es sûr d’écoper d’une peine un peu plus grave que la dernière fois. En même temps, c’est pas étonnant, les keufs doivent en avoir marre de tes petits vandalismes, et puis c’est soûlant de toujours faire des copier/coller pour le casier judiciaire de la même personne, non ?

Tu te prépares donc à sauter pour récupérer la chose, en pensant déjà ce que tu pourrais en faire, quand la voix de la jeune femme t’arrête en plein élan. Tu lèves un sourcil, un peu surpris. Puis, enfin,  tu hausses les épaules. Après tout, pourquoi pas ? Surtout que la récompense est plutôt sympa pour un pauvre comme toi. T’es maigre, un peu trop justement, et c’est pas la bouffe volée qui changera ce fait. Même ton ventre approuve en gargouillant de façon bruyante et impolie.

Alors, tu lâches un « ok » désinvolte avant de te pencher et chercher. Tu ne tardes pas à les retrouver, coincées entre deux épines d’un buisson non loin de toi, grâce à l’éclat du métal face au soleil. D’ailleurs, elles ont dû faire un sacré vol plané lors de la chute de la gamine –elle a beau être plus vieille que toi, ne connaissant pas son nom, tu la surnommes mentalement ainsi- pour se retrouver là-bas. Enfin, tu hésites un bref instant –les garder aurait pu être un bon choix aussi, d’après toi en tout cas-, mais tu les lui rends, après l’avoir rejoint de l’autre côté du muret. Le sourire qui n’a pas lâché tes lèvres s’élargit, tandis que tu demandes, taquin :

« Alors, ce dîner ? »
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 378
Age : 23
Localisation : Devant mon ordinateur...
Mar 8 Mar - 11:34
L’inconnu confirme par un « ok » sa nouvelle quête avant de se pencher de son côté du muret. Cool. À deux, il y a bien deux fois plus de chances de retrouver l’artefact dont il est question.

Quelques personnes m’évitent de justesse car je suis accroupie au sol, à tâtonner après ces foutues clés. Ça va faire la deuxième fois en une semaine. Il ne faut plus que je les mette dans mes poches, c’est officiel. Je les entends déjà d’ici : « Il te faut apprendre de tes erreurs, là, ce n’est pas encore le cas « et gnagnagna… J’ai l’impression d’être redevenue une gamine depuis mon opération. D’accord, j’ai gagné une tendance à tout prendre de façon assez légère quand ce n’est pas la déprime totale, pas la peine d’expliquer pourquoi.

C’est en me relevant et en poussant un soupir de dépit que l’autre individu retraverse le muret, en montrant nonchalamment les clés dans sa main. Tout simplement, elles étaient dans un buisson environnant. Comme quoi, c’est quand on arrête de chercher que l’on trouve.

-Génial ! Merci !

Je les choppe directement et je les fourre dans ma poche, à défaut d’avoir un sac. Il faut dire que c’est assez encombrant et gênant, un sac. Sauf peut-être un sac banane mais je n’ai pas envie qu’on me prenne à longueur de journée pour une touriste. Je suis sûre qu’il doit y avoir moyen de faire une version moins « touriste » de ce genre de sac, ce serait bien… Mais soit, je commence à bien m’égarer.
« Alors ce dîner »… ah oui, c’est vrai. Les vieux me pardonneront d’utiliser mes sous pour quelque chose de pas si essentiel… du moins, j’espère. De toute façon, ce sera fait avant même qu’ils ne soient au courant. Je me gratte l’arrière de la tête, un peu gênée d’avoir oublié ce fait (c’était un petit peu balancé au pif, il faut avouer) ;

-Ah oui… euh… je ne connais pas trop les snacks et les restaurants du coin. T’as une idée en tête ?

Puis, sursaut de surprise. Ce n’est pas possible… moi qui étais super bien élevée initialement, voilà que j’oublie l’essentiel d’un début de discussion ! Mon mais quelle cruche. Je tends la main en direction de l’inconnu, toute sourire (surtout parce que grâce à lui je n’ai pas définitivement perdu mes clés).

-J’oubliais… Moi c’est Yu.



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Jeu 17 Mar - 22:10
Ton sourire ne te quitte décidément pas lorsque la gamine range les clés dans sa poche ; il serait si simple qu'elles tombent à nouveau et disparaissent, peut-être dans les mains d'un petit voleur de pacotille... Peut-être... ou pas. Faut dire que t'en as plus spécialement l'envie, maintenant. En fait, ça va dépendre de la gentillesse de la jeune femme. Si elle est sympa, tu le seras aussi. Dans le cas contraire...

«Vous devriez être plus prudent, m'demoiselle. Faudrait pas que v'les perdiez à nouveau, hein ?» Clin d'œil. T'es pas si bâtard, au fond.

T'enfouis tes paluches dans les poches de ton pantalon, un pied raclant la semelle de ta botte contre le goudron. Tu lâches un soupir silencieux lorsque tu vois sa main tendue : aucune envie de ressortir ta main au froid pour serrer la sienne. Bon, ton nez te gratte, ça fera d'une pierre deux coups.

«Ok. Moi c'est Alekseï, mais t'peux m'appeler Alek', s'tu veux.» Tout en disant cela, tu lui serres donc la main, rapidement, avant d'enchaîner sur ce qui t'intéresse. Bouffer. «J'connais un snack pas cher et la gérante est cool.»

Ouais ; lorsque t'étais encore dans la bande de Nick, vous aviez pris l'habitude de fêter les réussites de vos coups montés, dans ledit snack. Et puis, à force de vous voir si fidèles, la patronne vous avez même parfois offert les boissons. Bien entendu, elle pensait que vous n'étiez qu'une bande d'étudiants un peu crados qui fêtaient les examens, ou un truc du genre. Si elle savait ce qui se passait réellement...

T'entraines donc la meuf vers l'endroit souhaité, sans lui demander son avis -aussi galant que tu es- et vous arrivez assez rapidement. Ton ventre hurle famine. Sauf que tes plans risquent d'être quelque peu modifiés par ce que tu vois. En fait, c'était une mauvaise idée, ce snack.

«Oh, tiens, venez voir les gars, y'a un connard de traître qui se ramène.»

Une très mauvaise idée.

«T'as ramené ta p'tite copine, enfoiré ? Eh, ma jolie, fais attention, il va te jeter comme une merde.»

T'as pas été fameux sur ce coup-là, Alekseï. Faudrait être con pour oublier que si tu venais là, c'était grâce à quelqu'un. Et ce quelqu'un, tu l'as justement devant toi. Et il a pas l'air content de te revoir, on dirait.

«...'lut, Nick.»

Bonjour la merde.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 378
Age : 23
Localisation : Devant mon ordinateur...
Ven 18 Mar - 19:52
Je fourre les clés de nouveau dans le fin fond de la poche en espérant qu'aucune chute inattendue ne les y déloge de nouveau. Il me dit de faire attention, j'approuve avec un "oui oui" un shouya exaspéré. Pas qu'il soit exaspérant, j'en sais trop rien, mais surtout parce que j'entendais les vieux me râler dessus à nouveau.

Alek' donc. Pas trop compliqué à mémoriser, c'est bien.
Il me dit qu'il connait un snack pas cher avec une gérante cool. C'est parfait, ma dépense passera inaperçu ainsi. J'aurai qu'à dire que j'ai acheté des crayons de couleur et des cahiers à mandalas qui sont censé détendre comme j'en ai déjà toute une collection... ça passera, j'en suis sure.

-Okay, j'te suis!

Je lui emboîte le pas au travers des quelques rues bondées de piétons à ces heures approchant celles du repas. Les grands classiques des fast-food sont déjà noirs de monde. Dieu merci, on n'y va pas, je n'ai jamais apprécié ces plastiques comestibles.
On arrive devant un snack à l'allure bien plus modeste et moins voyante. Il n'y a qu'une demi-douzaine de tables et deux seulement son occupées. Un lieu tranquille en somme.
Du moins, je le pensais.

Apparemment, des potes à lui l'ont de suite repéré. J'ignore si la façon de l'appeler "connard de traine" et "enfoiré" est censé être amical-loquace ou juste méchant (dans la perspective où ils ne seraient pas amis bien sûr). Alek' le gratifie seulement d'un "salut Nick". Je dois en conclure que c'est assez neutre avec quelques tensions. Si on m'aurait demandé mon avis, je crois que je me serais contentée de hausser les épaules. Ce que personne n'a fait, donc je n'ai pas haussé les épaules.
Je crois qu'un des gars m'a appelée mais je n'ai pas trop fait attention vu que je me dirigeais vers le comptoir pour regarder à ce que j'allais bien commander.

Ce sont tout simplement des snacks classiques. Allant des frites aux viandes en passant par quelques chinoiseries comme des rouleaux de printemps à passer à la friteuse.
La patronne arrive devant moi. Je lui fais comprendre que je n'ai pas encore fait mon choix, elle a hoché la tête avant de retourner à un frigo, surement la commande des potes de Alek'.

Je n'ai pas si faim que ça en fait. Je crois que c'est parce que rien ne me fait encore vraiment envie dans ce menu. C'est fâcheux...

Puis, voilà que je sens quelque chose m'atterrir sur la tête. Enfin, je ne sais pas si le terme est approprié. Ce n'est pas aussi délicat que ce mot peut le faire paraître... c'est quelque chose qui a du tomber... du plafond? Ou projeté?
J'approche doucement mes doigts vers le sommet de ma tête, probablement un air incrédule sur la figure.

-Qu'est-ce que...?



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Sam 26 Mar - 21:30

Sérieux, pourquoi fallait-il que tu tombes sur cette bande de dégénérés ? Tu te serais franchement passé de cette rencontre. Tu commence à ébouriffer tes cheveux corbeau, une moue ennuyée affichée sur le visage. L'autre continu de te lancer des piques insolentes, ponctuées par les éclats de rires -forcés ?- de ses sous-fifres. Tu restes totalement impassible face à ses provocations. Autant éviter une bagarre générale ici, hein ?

« Ecoute, Nick, j'suis désolé pour l'autre fois, ok ? Oublie. »

Tu te diriges vers le comptoir pour rejoindre Yu -qui s'était éclipsée lors de ton altercation avec le brun-, tout en pensant la discussion close. Sauf que, tu le comprends dès que les rires recommencent, les autres ne sont pas de ton avis,

« HAHAHAHA, matez la tronche qu'elle fait !! »

Lorsque tes yeux croisent la tignasse de la gamine, il faut avouer que tu as du mal à te retenir de pouffer bêtement. Sur le sommet de son crâne gisait un demi-hamburger retourné... ce qui aurait pu ne pas être si grave si il n'y avait pas toute cette sauce qui coulait le long des cheveux blond de Yu. Tu restes pantois, partagé entre l'envie de rire et de l'aider à s'essuyer. Au final, tu ne fais ni l'un, ni l'autre, la patronne te devançant -pour la seconde solution hein, sinon c'est pas très professionnel...

« Ma chérie ! Que s'est-il passé ? »

Bon, ok, appeler ses clients « ma chérie » non plus, c'est pas super. M'enfin, c'est cela qui te plaisait chez cette dame, cette sympathie qu'on pouvait lui accorder dès le premier regard. Elle était comme une maman pour tous ses clients, aux petits soins, ce que tu adores.

Tu balayes l'ensemble d'un regard, avant de finalement apercevoir le fauteur de trouble se débarrasser vite fait de sa commande et afficher une gueule d’ange. Sûr que foutre la zizanie dans son établissement, ça plairait pas trop à la boss, aussi gentille qu’elle soit ! Tu surprends un jeu de regards entre le gars et Nick, suivi d’un hochement de tête de ce dernier, qui pose une somme d’argent sur leur table.

« Bon, c’est pas tout, mais faut qu’on bosse ! Ciao, Ally ! »

Ally –la patronne-, n’ayant rien remarqué, leur adresse un signe de tête avec un sourire, avant de vaquer à nouveau à ses occupations. Nick et sa bande de potes, eux, s'en vont donc, en profitant pour te heurter volontairement au passage. Tu te retiens de siffler un « connards.. » à leur intention, cela ne ferait qu'envenimer la situation, ce qui n'est pas dans ton intérêt.

Tu te tournes vers Yu, l'observe quelques instants, avant de lui demander si elle allait bien.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 378
Age : 23
Localisation : Devant mon ordinateur...
Mar 29 Mar - 10:54
"Ma chérie! Que s'est-il passé?"

J'aimerai bien le savoir moi même également. Je saisi l'objet vraisemblablement mou et juteux du bout des doigts pour le déposer sur un plateau en plastique qui sert normalement à servir la nourriture au client.
C'est un pain de hamburger, avec quelques crudités et une sauce jaunâtre. De la vinaigrette pour les légumes ou de la sauce béarnaise probablement.
Soupir entre la lassitude et l'énervement.

- Il se passe que je crois que j'ai besoin de vos toilettes.


La bande de morveux partis, la propriétaire s'approche de moi avec un essuie mouillé, surement dans le but de nettoyer ce qui reste sur ma perruque.
Je la stoppe net avant qu'elle ne touche ma tête et lui prend l'essuie des mains.

-Merci, je m'en occupe. Pourriez-vous me servir une grande portion de frites avec une sauce samouraï et servir Alek' aussi please.

Je trottine vers les toilettes et referme la porte derrière moi. La porte a claqué mais c'est pas ma faute. Vous savez, quand ce sont des drôles de leviers mécaniques qui tiennent les portes mais qui, quand on la laisse se ferme toute seule, commence par bouger avec une lenteur extrême. On veut un peu forcer la fermeture et, passé un certain angle, la pression qu'exerce le bras se relâche et CLAC! Discrétion assurée...

Soupir las de nouveau. Heureusement que les perruques ne coûtent pas cher.
Face à un robinet, je l'enlève et je ne peux m'empêcher de fixer le miroir pour observer l'évolution des cicatrices sur mon crâne nu. Je sais, c'est pas en les fixant qu'elles vont disparaître... surtout après une si vilaine opération. Mais que voulez-vous. J'avais des beaux cheveux noirs qui poussaient avant et voilà le résultat de leurs chipotages dans mon cerveau. Quelle gâchis.
J'ouvre le robinet d'eau chaude en espérant que le gras s'enlève plus vite ainsi. La sauce s'est bien incrustée partout, même dans le filet qui retient la base des cheveux. Quelle plaie.
J'ajoute du savon du distributeur prévu à cet effet. C'est encore plus moche. Après quelques jurons en japonais, langue dont je ne maîtrise plus que quelques brides, j'arrive tout de même à faire partir le plus gros de la crasse. Il ne reste plus que des petites colorations foncées au niveau du cuir chevelu. C'est vrai que sur une perruque blonde, les taches, ça se remarque facilement.
Nouveau soupir de lassitude...



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Ven 6 Mai - 9:05

Spoiler:
 
Bon. La jeune femme n'a pas l'air d'avoir besoin de ton aide, vu qu'elle se dirige d'elle-même vers les toilettes -des filles bien sûr ; le contraire aurait été surprenant. Tu suis le même chemin qu'elle, mais toi, c'est chez les hommes -non mais !- et pour te laver les mains avant de manger. Un minimum d'hygiène est requis, heureusement.

Tu nettoyes donc tes mains, tout en observant les petits graffitis qui ornent le mur en face de toi, juste au dessus du robinet. Il y a de tout : les "machin + machine = <3", les dessins de bite, les "Team Truc la meilleure !", les fausses marques de rouge à lèvres... Ect... On se croirait dans les chiottes d'un collège, tellement c'est peu mature. Enfin. Un beau bordel donc.

Tu finis ton affaire, rentrant dans la salle. Pas de petite blonde à portée de vue. C'est qu'elle en met du temps pour enlever le jus de ses cheveux ! Ok, c'est chiant, mais ça prends pas trois ans non plus ! Ah les femmes... Toutes les mêmes. Toujours à vouloir être bien apprêté, hein ? C'est là que tu as complètement faux, mais chut, ça tu le ne sais pas...

Tu hausses les épaules, puis te diriges vers le bar, histoire de commander quelque chose. Tu prends un truc au pif, le moins cher possible, un truc mauvais pour la santé, vu son aspect graisseux, mais un truc nourrissant quand même. Puis tu t'installes à une des tables, le plus près de la sortie, et tu dégustes ta bouffe. Enfin, "déguste"... Mauvais mot. Il faudrait plutôt dire "et tu te jettes dessus comme le ferait un loup sur une chèvre, arrachant, déchiquetant ton plat, salissant tout le pourtour de ta bouche de sauce. Et même avec ce repas, tu crèves encore de faim, louchant sur le plat de la demoiselle, qui venait d'être servi. Prendre, pas prendre ? Faut dire que la première solution est alléchante, surtout que tu peux te barrer sans payer ensuite... Ouais, mais non. Bizarrement, t'as pas envie de faire chier, aujourd'hui. Surtout que la meuf pourrait peut-être t'aider... Genre... Plus tard..

Tu patientes encore quelques minutes, avant de perdre patience, et de te lever, faisant crisser la chaise par la même occasion. Tu te rapproches de la porte des chiottes où s'est réfugiée Yu. Tu toques, avant de gueuler :

« Eh, Yu, si tu te bouges pas un peu, j'vais pas pouvoir assurer la survie de ton repas, okay ? »

Tu attrapes la poignet, et ouvre doucement la porte.

« Yu ? »
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 378
Age : 23
Localisation : Devant mon ordinateur...
Ven 20 Mai - 9:45
Après de longues minutes à tenter de gratter les restants de couleur sur les racines de la perruque, voilà qu'un de mes ongles plie sous l'effort acharné de la tâche. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais quand on a déjà les ongles courts et qu'une partie de l'ongle qui est normalement contre le doigt se soulève, ça fait un mal de chien.

Nouveau juron en japonais, je plaque mes mains contre mon torse. On sait tous que c'est inutile mais c'est un réflexe. La perruque est tombée de mes mains et trempe maintenant comme une méduse dans l'évier qui est sur le point de déborder. C'est assez étrange comme vision mais c'est bien ça...une méduse...avec de très longues tentacules. Petit rire nerveux du coin des lèvres. Décidément, c'est une journée qui donne envie de se recoucher jusqu'au lendemain.
Puis, quand on regarde à ma situation de façon purement objective...

Je suis dans un fast food crado accompagnée d'un inconnu à nettoyer une perruque. Tout va bien...

Nouveau rire nerveux qui s'effaça de suite car on ouvrait la porte des toilettes.
Panique, réflexe premier, se cacher. Je bondis dans une des cabines de toilette et ferme la porte.

"Yu?"

Je tourne le verrou de la porte... puis je constate que j'ai oublié ma magnifique "méduse" dans l'évier. Merveilleux...j'aurai pas pu être plus gourde dans l'instant. J'aurai pu la prendre au passage ou encore bondir sur la porte d'entrée pour qu'il ne l'ouvre pas mais non. De toutes les options possibles, il fallait que je me planque lui permettant un champ libre sur ma perruque. Faites qu'il ne la voie pas...

- Je... je vais bien, j'arrive dans un instant.

Ma voix tremblait un peu. Il fut un temps où j'arrivais à contrôler ce genre de faiblesse. Mais là, c'est comme si c'était déjà trop. Rien que le fait d'y penser, je sens le liquide chaud d'une larme couler sur une joue. Je m'empresse de l'effacer du revers de la manche. Si il y a bien une étiquette que je n'ai jamais apprécié, c'est celle de la faiblesse.
Je déglutis, je reprends mon souffle. Il faut qu'il parte, maintenant. Avec tout le calme que je peux dégager pour l'instant, je reprends la parole.

- Si tu as encore faim, tu peux manger ma part. Je peux m'en recommander...

Enfin...
-... je crois.

Avec un peu de chance, il a déjà quitté la pièce... j'attends d'entendre la porte se refermer pour pouvoir sortir de ma cachette.



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Mar 7 Juin - 0:07

Okay. T'es rentré. Tu pensais que l'endroit serait différemment, plus girly, sûrement. Tu t'imaginais des murs d'un rose bien flashy, des robinets aux poignées en forme de fleurs, des miroirs en coeur. Ouais. Le truc bien cliché. Le truc bien kitch. En fait, c'est pas du tout ça. T'étais bien à côté de la plaque ; même à plusieurs kilomètres de celle-ci. Les toilettes des filles sont simplement un copié/collé de ceux des mecs. Il y avait même le genre de graffitis qu'on retrouvait sur les murs de celles des mecs ! Bon, seul truc changeant, l'agencement. Ici, les chiottes était séparées par des murs : on pourrait parler de cabines. Chez les mecs, on se prenait pas autant la tête au niveau de l'intimité : on pisse les uns à côté des autres, sans se soucier de quoique ce soit. Enfin. Bref.

Tu allais sortir dans la pièce étant donné que tu avais la permission de bouffer, lorsque un truc capta ton œil. Gisait dans l'évier un truc inidentifiable de là où tu étais. Une masse difforme qui, bien sûr, attira ton attention. Curieux, tu t'approchas pour voir ce que c'était, relâchant enfin la porte pour qu'elle se ferme derrière toi.

« Qu'est-ce que..? » lanças-tu à haute voix, te questionnant sur l'identité de la chose. Tu tendis le bras et l'attrapai, avant que l'horrible vérité ne parviennent jusqu'à ton esprit. Ces longs poils... blonds... tâché d'un jus...

L'idée qui te parvenue était si absurde que tu ne pus t'empêcher de t'exclamer :

« Hein ? »

Non... Cela ne pouvait pas être ce que tu pensais que cela était.. La situation serait vraiment trop bizarre... Déjà qu'elle l'était un peu..

Pas une perruque !

Tu entends une cabine s'ouvrir derrière toi, et tu n'eus même pas le temps de penser à pourquoi elle devait porter une perruque que tu te retournas. Et resta bouche bée. Tu ouvris la bouche pour dire quelque chose, puis la referma sans l'avoir pu. Et ce, plusieurs fois.

Puis, enfin, la réaction. Un joli « Eh merde... » approprié sorti de tes lèvres.

HRP:
 
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Yu
avatar
Messages : 378
Age : 23
Localisation : Devant mon ordinateur...
Mer 13 Juil - 22:37
Les deux paumes des mains contre la porte de la cabine, je sentais les larmes chaudes couler le long de mes joues, dans un silence que je croyais complet. Je restais ainsi quelques secondes après que la porte ne soit complètement fermée dans un "clac" caractéristique. De nouveau seule...

Avec un soupir, je n'essuie mes larmes du revers de la manche. J'ouvre la porte de ma cachette.

"Eh merde..."

Un instant de stupeur. Comme si un fantôme venait de littéralement pop dans la pièce dans laquelle je suis. J'étais persuadée être seule.
Quelqu'un était là...non, pire... Alek' était là, devant moi...
Moi qui ai laissé un instant la personne que j'ai invitée
Moi qui a les yeux rougis par les larmes
Moi qui a laissé une perruque crado dans le lavabo
Moi qui a le crâne chauve plein de cicatrices...
Il est devant ce MOI que je ne voulais montrer à personne.

Je ne pouvais plus me cacher, il m'avait déjà vue.
Alors pourquoi j'étais de nouveau cachée derrière la porte de ma cabine?
Cette fois, c'était mon dos qui était plaqué contre. Mes mains crispées étant sur la peau de mon crâne. C'était ce qui ne pouvait pas arriver. Cela ne devait absolument pas arrivé et pourtant je n'ai pas été assez vigilante.

Déglutition. Il faut que je reste forte, ne fusse que quelques secondes, le temps que Alek' s'enfuie en courant face à l'image d'alien auquel je dois ressembler qu'il a eu le temps de voir.

-Tu... tu peux emporter mon repas... je... je paierai.


La voix tremblait malgré tout. C'était trop pour une seule journée. Si ç'aurait été un ami de longue date, en espérant que cela arrive un jour, j'aurais bien fini par le dire. Probablement que j'aurai montré la peau qui se cache sous la perruque si on avait demandé sans chercher à me heurter.
Mais pas comme ça. Je ne connais que le nom de cet homme. De plus, ses amis ont l'air d'avoir le goût pour les plaisanteries de mauvais goût... il ne serait pas étonnant que ce soit également de son goût.

Je viens de me rendre compte que je me griffais le crâne depuis le début de mes réflexions. Déjà le bord de mes ongles sont rougeoyant comme doit probablement l'être ma tête par endroits. C'est douloureux, ça pique.
De pire en pire. Cette journée a été couronnée par les plus mauvaises nouvelles que je pouvais imaginer...

N'ayant toujours pas entendu la porte d'entrée des toilettes bouger, je reprends.

-Je... te serais reconnaissante... Si...si tu... tu pouvais m'oublier.



My life is f*king too short to be shy and carefull!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Sam 19 Nov - 18:49

« Eh merde...»

Tes yeux ne cessaient de passer de la perruque dégoulinante au bout de ton bras à son crâne constellé de cicatrices et autres blessures du même genre. On pourrait te comparer à un poisson avec l'air ahuri qui s'afficher sur ton visage...

« What the ... »

Dire que tu t'y attendais pas, c'est un euphémisme. Faudrait multiplier cette expression par mille pour atteindre la vérité de la situation. T'avais absolument rien capté d'anormal, nan, rien du tout qui aurait pu t'faire croire que tu arriverais à de telles circonstances. Et pourtant...

Ton regard ne pu croiser le sien qu'à peine une demie-seconde avant qu'elle ne claque la porte à ta stupéfaction. Tu laisses tomber la perruque qui heurta le sol dans un bruit de choc mouillé, puis, enfin, tu t'avanças silencieusement vers la cabine de la gamine.

« Tu... Tu peux emporter mon repas... je... je paierai » qu'elle te balance d'une voix vibrante.

T'es absolument pas du genre à réconforter. Nan, si t'as une occasion de faire le chieur, tu fonces sans hésiter. Tête baissée dirait l'autre débile. Parce que t'es, faut l'admettre, un putain de salaud de profiteur.

Là, la gamine te propose un truc que même toi t'aurais pas imaginé. Double repas. La classe. Ton ventre est d'accord, lui.

Tu ne bouges pas pendant quelques instants. Ouais, ta conscience qui commence à t'titiller. Mais ça marchera pas. Nop-nop. C'pas tout les jours que t'as une opportunité comme ça..!

Nan, tu vas pas la consoler. Parce que, déjà, tu ne sais pas comment tu pourrais t'y prendre -tu ne la connais pas- et, justement, le problème, c'est que tu peux pas deviner ce qui lui est arrivé. A part si elle te le dit. Ce qu'elle n'a pas l'air de vouloir faire.

« Je... te serais reconnaissante... Si... si tu... tu pouvais m'oublier »

« Bon, ben... »

Tant pis pour elle ! te dirait le p'tit diable avec sa fourche posté sur ton épaule. Tu tournes les talons en haussant les épaules. Si elle veut encore te parler, elle pourra te rejoindre à la table -où tu boufferas son plat, précisons-le. Dans le cas contraire... Que dire ? Chacun fait ce qu'il veut, nan ?

La porte des chiottes se referme dans un claquement.


Kill me:
 
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Comme un grain de sable [quête]
» Du sable dans les chaussures, Cissy et Killian, LIBRE !
» Robert Adams ♦ J'ai plus un grain de sable dans ma chaussure.
» Mission rang D : Du sable dans la culotte
» Un grain de sable dans l'engrenage.. [PW Scelmiar & Hent]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Le Monde - Zone RP :: Le Monde :: Europe :: Londres - Zone RP :: Westminster-
Sauter vers: