Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Ce n'est qu'un grain de sable dans le désert. Pourtant... [free incruste]

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Yu
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Mer 10 Fév 2016 - 14:44
La ville;
Le balais incessant des passants traversant avenues et ruelles;
La fanfare traditionnelle des voitures et de leur unique passager et conducteur, en moyenne énervé et fatigué;
Une ville... peut-être pas aussi banale que je n'oserais le dire.
La seule différence que je vois entre la capitale japonaise et anglaise est cette "British touch" dont on aime parler dans les agences touristiques. Des bus rouges à deux étages, des taxis caractéristiques, des bâtiments d'un autre temps à certains coins de rues,... tout ça.

Et au milieu de ce "tout ça", je suis là. Fille de deux continents, me voilà dans encore à l'étranger.
Dire qu'avec le matériel que j'avais dans le crâne, je n'aurai pas été capable de percevoir toute la poésie que peut engendrer cette simple image mouvante que je fixe et qui est la réalité. Je pouvais rater tellement de choses en réfléchissant. C'est tellement triste.
Immobile depuis maintenant une vingtaine de minutes, je finis par me lever de ce banc public sur lequel je me suis arrêtée tout ce temps. Esquiver les passants est devenu un art quand on a la manie de ne pas chercher à suivre les mouvements de foule. Ces mouvements de foule qui amènent souvent vers les quartiers historiques ou les centres commerciaux. Mais ce n'est pas ce que je cherche pour l'instant.

Je monte sur un petit muret entourant un parc public afin de voir un petit peu mieux cette marée que forme la foule. Cette foule est aussi peuplée d'originaux, je peux donc me permettre de ne pas agir comme la foule sans attirer l'attention. Je m'appuie contre un lampadaire éteint dont le pied est incrusté dans le ciment même du muret.

Comme un grain de sable, je passe inaperçue au milieu de la foule. Tout le monde, ou presque, peut être considéré de la même façon...

Jusqu'à ce que...

Une tête... Il y a un visage, une tignasse dans la foule qui m'interpelle. Mon cerveau m'indique que j'ai déjà vu cette personne. Une sensation de déjà vu très prononcée et réaliste...
Mais pour une personne qui a perdu une bonne partie de sa mémoire, il paraît que c'est courant, très courant. Pourtant, le signal persiste... comme une alarme avec un faux contact, elle continue malgré que je persiste dans l'idée de la fausse alerte.
Je ne peux m'empêcher de fixer un instant l'individu... et si il me reconnaissait? Si cette personne était bel et bien une personne croisée dans l’hôpital ou j'ai séjourné plus d'un an... ou que j'aurai rencontré au Japon!
Avec la persistance du signal de mon cerveau, mon coeur se met a accélérer la cadence. J'essaie de ne pas fixer la personne avec insistance.

On dirait bien que je veux avoir déjà croisé cette personne...

Mais, malheureusement, il fallait que la timidité soit plus forte que la curiosité. Voilà que je me contente de laisser la personne en question passer... avant de la fixer de nouveau une fois qu'elle a dépassé ma position.
L'individu s'éloigne... puis se retourne.

Surprise, je sursaute et voilà que je recule un pied... dans le vide.

-HI!

La force de pesanteur faisant son travail, j'arrive a rattraper avec l'autre pied... du moins, c'est ce que j'aurai voulu faire mais voilà qu'une fois au bord du muret, il glisse également.
Je me retrouve donc disparue derrière le muret, assise au sol avec un coccyx très douloureux.

-Ouïe ouïe ouïe...

J'ai l'air fine... ma main frottant mon derrière en espérant que je puisse apaiser un minimum la douleur. La terre du parc doit maintenant tout salir mon pantalon. Heureusement qu'il n'était pas si propre à la base.



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Yu
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Sam 27 Fév 2016 - 10:31
Dans un moment assez inattendu, on ne fait pas trop attention à ce qu’il se passe autour de nous. Espèce nombriliste que nous sommes, on pense surtout à la douleur. En quoi a-t-on trouvé un avantage évolutif à avoir un coccyx bon sang ? On sait bien qu’on descend du singe et que l’on n’a pas encore perdu toute la queue mais quand même. Pourquoi il fallait que l’évolution soit aussi lente ?

C’est en pestant intérieurement que je me relève doucement et que je constate seulement maintenant qu’on me tendait la main pour m’y aider. Niveau observation, on repassera. Je redresse la tête vers l’individu, qui n’est pas celui que j’avais aperçu quelques secondes plus tôt. Soulagement et frustration dans un même temps. Tant pis…

-Je… je vais bien, merci.

Je lui souris histoire de lui prouver que c’est vrai. J’en profite pour détailler un instant l’inconnu. Il est jeune, peut-être même plus jeune que moi. Il n’a pas des traits typiques d’un Londonien typique mais rien ne l’empêcherai d’habiter ici avec ses parents. Pourtant, la fin des cours n’a surement pas encore sonné…
Je crois que ce ne sont pas vraiment mes affaires. C’est resté une manie de trop réfléchir, ça m’occupe de trop et ça a bloqué ma créativité pendant mes vingt premières années. Saleté de science… mais soit, je commence à m’égarer.
Une fois bien redressée, je tâte mes poches par réflexe… à droite, mon portefeuille y est mais à gauche…

-Ah !? Mes clés ? Où sont mes clés ?

Oh non, je vais me faire gronder comme une ado encore. C’est malin.
Je regarde sur le muret en tâtant avec les mains (gris sur gris, c’est assez embêtant m’voyez). Rien, je repasse de l’autre côté du muret pour y regarder.

-Aller… vous êtes où ?

Puis je me tourne vers l’inconnu resté de l’autre côté du muret, peut-être qu’il a eu la chance de les apercevoir ?

-Toi! T'as l'air cool. Si tu les trouves… euh… je… je t’offre un truc ! Du genre… le dîner de ce midi, ça te va ?

Aller petit gars, soit sympa avec moi. J’ignore même si j’ai un air paniqué ou un air suppliant ou encore un air agressif… ou si l’en a rien à kicker, allez savoir, je ne suis pas dans la tête des gens après tout. Mais rien à faire, j’ai encore foi en l’humanité pour penser qu’il ne peut pas être méchant avec une inconnue.
Je continue à tâtonner le sol près du muret en espérant tomber dessus... elles ne peuvent pas être loin, j'en suis certaine!



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Yu
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Mar 8 Mar 2016 - 11:34
L’inconnu confirme par un « ok » sa nouvelle quête avant de se pencher de son côté du muret. Cool. À deux, il y a bien deux fois plus de chances de retrouver l’artefact dont il est question.

Quelques personnes m’évitent de justesse car je suis accroupie au sol, à tâtonner après ces foutues clés. Ça va faire la deuxième fois en une semaine. Il ne faut plus que je les mette dans mes poches, c’est officiel. Je les entends déjà d’ici : « Il te faut apprendre de tes erreurs, là, ce n’est pas encore le cas « et gnagnagna… J’ai l’impression d’être redevenue une gamine depuis mon opération. D’accord, j’ai gagné une tendance à tout prendre de façon assez légère quand ce n’est pas la déprime totale, pas la peine d’expliquer pourquoi.

C’est en me relevant et en poussant un soupir de dépit que l’autre individu retraverse le muret, en montrant nonchalamment les clés dans sa main. Tout simplement, elles étaient dans un buisson environnant. Comme quoi, c’est quand on arrête de chercher que l’on trouve.

-Génial ! Merci !

Je les choppe directement et je les fourre dans ma poche, à défaut d’avoir un sac. Il faut dire que c’est assez encombrant et gênant, un sac. Sauf peut-être un sac banane mais je n’ai pas envie qu’on me prenne à longueur de journée pour une touriste. Je suis sûre qu’il doit y avoir moyen de faire une version moins « touriste » de ce genre de sac, ce serait bien… Mais soit, je commence à bien m’égarer.
« Alors ce dîner »… ah oui, c’est vrai. Les vieux me pardonneront d’utiliser mes sous pour quelque chose de pas si essentiel… du moins, j’espère. De toute façon, ce sera fait avant même qu’ils ne soient au courant. Je me gratte l’arrière de la tête, un peu gênée d’avoir oublié ce fait (c’était un petit peu balancé au pif, il faut avouer) ;

-Ah oui… euh… je ne connais pas trop les snacks et les restaurants du coin. T’as une idée en tête ?

Puis, sursaut de surprise. Ce n’est pas possible… moi qui étais super bien élevée initialement, voilà que j’oublie l’essentiel d’un début de discussion ! Mon mais quelle cruche. Je tends la main en direction de l’inconnu, toute sourire (surtout parce que grâce à lui je n’ai pas définitivement perdu mes clés).

-J’oubliais… Moi c’est Yu.



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Ven 18 Mar 2016 - 19:52
Je fourre les clés de nouveau dans le fin fond de la poche en espérant qu'aucune chute inattendue ne les y déloge de nouveau. Il me dit de faire attention, j'approuve avec un "oui oui" un shouya exaspéré. Pas qu'il soit exaspérant, j'en sais trop rien, mais surtout parce que j'entendais les vieux me râler dessus à nouveau.

Alek' donc. Pas trop compliqué à mémoriser, c'est bien.
Il me dit qu'il connait un snack pas cher avec une gérante cool. C'est parfait, ma dépense passera inaperçu ainsi. J'aurai qu'à dire que j'ai acheté des crayons de couleur et des cahiers à mandalas qui sont censé détendre comme j'en ai déjà toute une collection... ça passera, j'en suis sure.

-Okay, j'te suis!

Je lui emboîte le pas au travers des quelques rues bondées de piétons à ces heures approchant celles du repas. Les grands classiques des fast-food sont déjà noirs de monde. Dieu merci, on n'y va pas, je n'ai jamais apprécié ces plastiques comestibles.
On arrive devant un snack à l'allure bien plus modeste et moins voyante. Il n'y a qu'une demi-douzaine de tables et deux seulement son occupées. Un lieu tranquille en somme.
Du moins, je le pensais.

Apparemment, des potes à lui l'ont de suite repéré. J'ignore si la façon de l'appeler "connard de traine" et "enfoiré" est censé être amical-loquace ou juste méchant (dans la perspective où ils ne seraient pas amis bien sûr). Alek' le gratifie seulement d'un "salut Nick". Je dois en conclure que c'est assez neutre avec quelques tensions. Si on m'aurait demandé mon avis, je crois que je me serais contentée de hausser les épaules. Ce que personne n'a fait, donc je n'ai pas haussé les épaules.
Je crois qu'un des gars m'a appelée mais je n'ai pas trop fait attention vu que je me dirigeais vers le comptoir pour regarder à ce que j'allais bien commander.

Ce sont tout simplement des snacks classiques. Allant des frites aux viandes en passant par quelques chinoiseries comme des rouleaux de printemps à passer à la friteuse.
La patronne arrive devant moi. Je lui fais comprendre que je n'ai pas encore fait mon choix, elle a hoché la tête avant de retourner à un frigo, surement la commande des potes de Alek'.

Je n'ai pas si faim que ça en fait. Je crois que c'est parce que rien ne me fait encore vraiment envie dans ce menu. C'est fâcheux...

Puis, voilà que je sens quelque chose m'atterrir sur la tête. Enfin, je ne sais pas si le terme est approprié. Ce n'est pas aussi délicat que ce mot peut le faire paraître... c'est quelque chose qui a du tomber... du plafond? Ou projeté?
J'approche doucement mes doigts vers le sommet de ma tête, probablement un air incrédule sur la figure.

-Qu'est-ce que...?



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Mar 29 Mar 2016 - 10:54
"Ma chérie! Que s'est-il passé?"

J'aimerai bien le savoir moi même également. Je saisi l'objet vraisemblablement mou et juteux du bout des doigts pour le déposer sur un plateau en plastique qui sert normalement à servir la nourriture au client.
C'est un pain de hamburger, avec quelques crudités et une sauce jaunâtre. De la vinaigrette pour les légumes ou de la sauce béarnaise probablement.
Soupir entre la lassitude et l'énervement.

- Il se passe que je crois que j'ai besoin de vos toilettes.


La bande de morveux partis, la propriétaire s'approche de moi avec un essuie mouillé, surement dans le but de nettoyer ce qui reste sur ma perruque.
Je la stoppe net avant qu'elle ne touche ma tête et lui prend l'essuie des mains.

-Merci, je m'en occupe. Pourriez-vous me servir une grande portion de frites avec une sauce samouraï et servir Alek' aussi please.

Je trottine vers les toilettes et referme la porte derrière moi. La porte a claqué mais c'est pas ma faute. Vous savez, quand ce sont des drôles de leviers mécaniques qui tiennent les portes mais qui, quand on la laisse se ferme toute seule, commence par bouger avec une lenteur extrême. On veut un peu forcer la fermeture et, passé un certain angle, la pression qu'exerce le bras se relâche et CLAC! Discrétion assurée...

Soupir las de nouveau. Heureusement que les perruques ne coûtent pas cher.
Face à un robinet, je l'enlève et je ne peux m'empêcher de fixer le miroir pour observer l'évolution des cicatrices sur mon crâne nu. Je sais, c'est pas en les fixant qu'elles vont disparaître... surtout après une si vilaine opération. Mais que voulez-vous. J'avais des beaux cheveux noirs qui poussaient avant et voilà le résultat de leurs chipotages dans mon cerveau. Quelle gâchis.
J'ouvre le robinet d'eau chaude en espérant que le gras s'enlève plus vite ainsi. La sauce s'est bien incrustée partout, même dans le filet qui retient la base des cheveux. Quelle plaie.
J'ajoute du savon du distributeur prévu à cet effet. C'est encore plus moche. Après quelques jurons en japonais, langue dont je ne maîtrise plus que quelques brides, j'arrive tout de même à faire partir le plus gros de la crasse. Il ne reste plus que des petites colorations foncées au niveau du cuir chevelu. C'est vrai que sur une perruque blonde, les taches, ça se remarque facilement.
Nouveau soupir de lassitude...



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Yu
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Ven 20 Mai 2016 - 9:45
Après de longues minutes à tenter de gratter les restants de couleur sur les racines de la perruque, voilà qu'un de mes ongles plie sous l'effort acharné de la tâche. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais quand on a déjà les ongles courts et qu'une partie de l'ongle qui est normalement contre le doigt se soulève, ça fait un mal de chien.

Nouveau juron en japonais, je plaque mes mains contre mon torse. On sait tous que c'est inutile mais c'est un réflexe. La perruque est tombée de mes mains et trempe maintenant comme une méduse dans l'évier qui est sur le point de déborder. C'est assez étrange comme vision mais c'est bien ça...une méduse...avec de très longues tentacules. Petit rire nerveux du coin des lèvres. Décidément, c'est une journée qui donne envie de se recoucher jusqu'au lendemain.
Puis, quand on regarde à ma situation de façon purement objective...

Je suis dans un fast food crado accompagnée d'un inconnu à nettoyer une perruque. Tout va bien...

Nouveau rire nerveux qui s'effaça de suite car on ouvrait la porte des toilettes.
Panique, réflexe premier, se cacher. Je bondis dans une des cabines de toilette et ferme la porte.

"Yu?"

Je tourne le verrou de la porte... puis je constate que j'ai oublié ma magnifique "méduse" dans l'évier. Merveilleux...j'aurai pas pu être plus gourde dans l'instant. J'aurai pu la prendre au passage ou encore bondir sur la porte d'entrée pour qu'il ne l'ouvre pas mais non. De toutes les options possibles, il fallait que je me planque lui permettant un champ libre sur ma perruque. Faites qu'il ne la voie pas...

- Je... je vais bien, j'arrive dans un instant.

Ma voix tremblait un peu. Il fut un temps où j'arrivais à contrôler ce genre de faiblesse. Mais là, c'est comme si c'était déjà trop. Rien que le fait d'y penser, je sens le liquide chaud d'une larme couler sur une joue. Je m'empresse de l'effacer du revers de la manche. Si il y a bien une étiquette que je n'ai jamais apprécié, c'est celle de la faiblesse.
Je déglutis, je reprends mon souffle. Il faut qu'il parte, maintenant. Avec tout le calme que je peux dégager pour l'instant, je reprends la parole.

- Si tu as encore faim, tu peux manger ma part. Je peux m'en recommander...

Enfin...
-... je crois.

Avec un peu de chance, il a déjà quitté la pièce... j'attends d'entendre la porte se refermer pour pouvoir sortir de ma cachette.



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Yu
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Mer 13 Juil 2016 - 22:37
Les deux paumes des mains contre la porte de la cabine, je sentais les larmes chaudes couler le long de mes joues, dans un silence que je croyais complet. Je restais ainsi quelques secondes après que la porte ne soit complètement fermée dans un "clac" caractéristique. De nouveau seule...

Avec un soupir, je n'essuie mes larmes du revers de la manche. J'ouvre la porte de ma cachette.

"Eh merde..."

Un instant de stupeur. Comme si un fantôme venait de littéralement pop dans la pièce dans laquelle je suis. J'étais persuadée être seule.
Quelqu'un était là...non, pire... Alek' était là, devant moi...
Moi qui ai laissé un instant la personne que j'ai invitée
Moi qui a les yeux rougis par les larmes
Moi qui a laissé une perruque crado dans le lavabo
Moi qui a le crâne chauve plein de cicatrices...
Il est devant ce MOI que je ne voulais montrer à personne.

Je ne pouvais plus me cacher, il m'avait déjà vue.
Alors pourquoi j'étais de nouveau cachée derrière la porte de ma cabine?
Cette fois, c'était mon dos qui était plaqué contre. Mes mains crispées étant sur la peau de mon crâne. C'était ce qui ne pouvait pas arriver. Cela ne devait absolument pas arrivé et pourtant je n'ai pas été assez vigilante.

Déglutition. Il faut que je reste forte, ne fusse que quelques secondes, le temps que Alek' s'enfuie en courant face à l'image d'alien auquel je dois ressembler qu'il a eu le temps de voir.

-Tu... tu peux emporter mon repas... je... je paierai.


La voix tremblait malgré tout. C'était trop pour une seule journée. Si ç'aurait été un ami de longue date, en espérant que cela arrive un jour, j'aurais bien fini par le dire. Probablement que j'aurai montré la peau qui se cache sous la perruque si on avait demandé sans chercher à me heurter.
Mais pas comme ça. Je ne connais que le nom de cet homme. De plus, ses amis ont l'air d'avoir le goût pour les plaisanteries de mauvais goût... il ne serait pas étonnant que ce soit également de son goût.

Je viens de me rendre compte que je me griffais le crâne depuis le début de mes réflexions. Déjà le bord de mes ongles sont rougeoyant comme doit probablement l'être ma tête par endroits. C'est douloureux, ça pique.
De pire en pire. Cette journée a été couronnée par les plus mauvaises nouvelles que je pouvais imaginer...

N'ayant toujours pas entendu la porte d'entrée des toilettes bouger, je reprends.

-Je... te serais reconnaissante... Si...si tu... tu pouvais m'oublier.



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