Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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You met me at a very strange time in my life [Sammy]

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Mer 30 Déc - 17:15
Le rendez-vous a été calé à 10h du matin. Une heure assez tordue pour dealer, mais plutôt maligne aussi, surtout quand c’est dans un café minable de l’East End. Les films nous ont habitué à des trucs tellement plus clichés. Des rendez-vous nocturnes entre deux bâtiments miteux et complètement perdus, où quelques filles trop imprudentes se font violer par des zonards. Remarquez, Breaking Bad avait un peu cassé le mythe, avec ses conversations de methylalanine et meurtres dégueulasses en plein fast-food. On se met dans cet esprit là aujourd’hui. Matt est dans la peau d’un Jesse Pinkman en période sombre. C’est tellement pathétique que c’en est drôle.

Quand Matt rentre dans l’endroit, clope au bec, il ne voit personne, sans surprise. Juste une seule serveuse, qui fait la vaisselle de la veille, on dirait. Elle ne le voit même pas. Matt va vers l’arrière de la salle, où on devrait se sentir encore plus esseulé. Mais pas tant que ça. Y a deux mecs, à des tables pas trop éloignées l’une de l’autre. L’un a le nez complètement ailleurs, et l’autre regarde Matt bien dans les yeux, il lui fait même un signe de main. Il a la gueule d’un mec qui s’apprête à régler une affaire pas nette, d’un mec qui s’apprête à dealer quoi. Le geek hoche la tête et le rejoint. Ses cernes aux allures de coquard ont la forme des lunettes qu’il ne porte pas aujourd’hui, mais l'homme d’en face, qui a dû voir pire, ne le jauge pas encore bizarrement. Ça, ça ne saurait tarder.

« Salut. J’te dis pas la galère pour trouver un type ‘fiable’ comme toi. »

Matt parle en murmures, des murmures fortement blasés. Il tire la chaise d'en face.

« J’étais à ça… » il présente sa main, l’index à un centimètre du pouce pour manifester une très courte distance, « … de commander ma came sur Amazon. »

Pour quelqu’un qui connaît pas le truc, ça doit être vraiment bizarre. Matt précise :

« Black Zone ». Ok, vu sa tête, ça ne lui parle pas. Tant pis.

Le rouquin pose enfin son cul, et les coudes sur la table. Le dealer en face de lui se charge de regarder les alentours, pour vérifier qu’aucune oreille indiscrète ne les écoute. Il a l’air de juger que la voie est libre, alors qu’il y a bien un mec assis à une table proche. Observation de merde, quoi, mais Matt s’en tape. Ce rouquin consciencieux est rendu pas mal négligent par la fatigue, et bavard. Il ne s’en rend pas compte. Quand on est insomniaque, on n’est jamais complètement réveillé, et jamais complètement endormi. La veille, il en est arrivé au point d’arrêter le hack, et les jeux vidéos. Il se contente de regarder la télé. Ce matin il a mis la chaine Gulli sans s’en rendre compte. Il n’aurait jamais changé si Mello n’avait pas gueulé avant d’aller au boulot. Crédibilité de Cheshire, on a passé du bon temps toi et moi, adieu.

« Je t’écoute. »

« Bon. Il me faut un truc pour dormir, dix fois plus efficace que les somnifères. Ça marche pas ces conneries. Vise ma gueule. J’crois que le problème vient du cœur, il accélère quand je ferme les yeux. En même temps, j’vois des images pas cools quand je les ferme. Peut-être que t’as un truc pour ralentir les battements sans crever… ou ces machins hallucinogènes, pour que je vois des éléphants roses, à la place de gens qui crèvent. » De Mello mort. De Hadès mort. De moi vivant. « Mais paraît que c’est hyper dangereux… »

Le ‘Sammy’ observe Matt comme s’il a en face de lui un illuminé. Le plus choquant étant que le rouquin déblatère tout ça comme si c’est du blabla normal sur la météo extérieure. Le dealer ne semble même pas parvenir à analyser la demande précise de Matt, et son regard incertain bifurque vers le type paumé assis à la table d’à côté, on aurait dit qu’il cherche du soutien pour gérer l’énergumène qui lui parle. Matt suit son regard et fronce un peu les sourcils, son air fatigué devenant un peu calculateur.

« Plus clairement, tu veux quoi ? J’ai pas que ça à faire. »

Matt l’écoute même plus. Il jauge encore le brun de la table d’à côté. Et il est désormais certain, que sa présence ici n’est pas une erreur de la part de l’autre. L’autre, c’est un usurpateur. Même dans le coltard, Matt n’est pas dupe. Il se lève, va à la table d’à côté, et s’assoit en face du brun avec un léger sourire narquois.

« J’espère que t’as entendu ce que j’ai dit parce que… ça m’ferait chier de répéter. »

Il écrase son mégot dans le cendrier, marquant le territoire, puis se rallume une clope.
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Jeu 31 Déc - 13:13
Les commandes par internet, quel pied…
Neuf heures, une journée simple avait commencé. Le vendredi matin, après l’heure de pointe, c’est mort dans la rue. Hors la présence de nombreux véhicules dans les avenues, ‘y a pas un chat.
C’est le meilleur moment pour les gens qui ont besoin de plus d’informations sur la marchandise.
Ce matin j’étais Sammy. Au lieu de mettre ces vêtements si confortables d’étudiant en week end, j’ai sorti ce que j’appelle mes habits du dimanche. La tenue que je ne mets que pour ce genre d’occasion. Bien sûr, elle n’a rien de remarquable. C’est juste de quoi ne pas attirer l’attention, un jean et un sweet-shirt gris avec des inscriptions quelconques dessus en blanc. Je prépare quelques échantillons soigneusement dans divers sachets qui ont autrefois servi comme des de sucrette pour du café. Le coup du diabétique, ça marche toujours.
Un p’tit coup de chaud pour fermer l’emballage. Le tout est fourré dans la poche interne d’un sac à dos.

C’est à ce moment que mon téléphone « professionnel » sonne. C’est le pote qui me servira de gros bras pour aujourd’hui, et de Sammy de substitution. Je ne réponds pas et j’enfile une veste tout aussi simple que le reste. Curieusement, je ne m’y habitue jamais… à être simple. Ce n’est pas moi, ce n’est pas Dale. C’est Sammy, c’est tout.

Le gars qui est venu me chercher, David, n’a jamais fait que les gros bras. Il n’avait encore jamais fait le rôle de Sammy mais il savait ce que ça voulait dire. On s’arrête devant un café une dizaine de minutes avant le rendez-vous. Mon ventre gargouille, j’ai la dalle.
Dix heures moins quart, j’ai fait un topo des petits signes que je pourrais lui faire pour lui indiquer la marche à suivre. Seul problème, quand je lui demande de jouer le jeu, il est pas crédible. Il se croit dans un film américain quelconque où on deale comme on fume du tabac… Un type bien cramant quoi. Je lui refile le sac avec les cinq échantillons avec un soupir.
Ça ne va pas être drôle.

Le client devrait arriver dans cinq minutes environ, on se rend dans une arrière salle qui doit plus servir de salle de restauration qu’autre chose. Je demande à la brunette du bar deux pains au chocolat, un croissant, de la confiture et un chocolat chaud. J’en salive rien que d’y penser.
David s’assied trois tables plus loin que de la mienne. C’est déjà un bon point.

La brunette m’apporte mon repas et juste à ce moment là le client entre avec une odeur flagrante de cigarette. Pas de problème pour moi mais j’ai pas envie que la brunette du bar débarque pour demander d’arrêter de fumer au moment où David étale la marchandise…J’espère qu’elle cherchera pas les embrouilles.

Comme prévu, il écoute sa question… sa longue question (parce que oui, j’écoute aussi au cas où il est perdu). Ha, un novice tiens. J’aurais pas cru qu’un novice ne chercherai… Parce que bon, ce mythe des éléphants roses c’est quand on a vu Dumbo il y a pas longtemps. En même temps que je l’écoute, j’engouffre (et c’est peu dire) mon déjeuner. Ha, ce que ça fait du bien.
Puis je vois que l’autre gars me fait des signes sous la table pour me demander quoi faire en me fixant. Mais me fixe pas ! Il va capter…

-J’espère que t’as entendu ce que j’ai dt parce que … ça me ferait chier de répéter.

Zut… Oh le boulet.
Un demi-croissant bourré de confiture en bouche, je me lève et fait un signe de tête à David qui sort.

-Vé b’foin du fac, ro ma’hin ! [Traduction : j’ai besoin du sac gros malin]

Je lui reprends le sac des mains et je m’assieds à sa place. Je jauges un peu le gars, il a de sacrées cernes mazette.

-'onfour…oh ?!

Oups, le croissant. Je l’engouffre vite fait sans trop faire attention aux réactions du fumeur avant de reprendre un air sérieux (je vous jure que c’est possible).

-Salut, moi c’est Sammy. Tu m’as jamais vu et si on te demande, ‘connais pas tout ça tout ça... Bon, comme t’es novice et que t’as apparemment jamais touché à ça…alors…

Je sors une sucrette (gout vanille selon le sachet) du sac contenant de la simple herbe. Classique mais pure et apparement plus forte que la moyenne.

-J'crois que j'ai capté le soucis. Tu peux tester ça. Si t’as l’habitude de rouler tes clopes, ça ne devrait pas être un problème. Mais au début coupe avec du tabac. Deux tiers tabac.

Je sais que c’est pas habituel de ne pas chercher à rendre accro tout de suite les clients. Mais non seulement il a l’air malin mais en plus il a l’air d’avoir vraiment un soucis.

-Si ça ne te change pas les idées, ne pas prendre d’alcool en même temps. Tu testes une semaine puis tu vois.

Pas que je prends soin de mes clients mais j’veux pas qu’on me retrouve à cause d’un « accident »...
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Sam 2 Jan - 15:40
Le mec termine son casse-dalle en quelques bouchées. Y a un royaume de miettes autour de lui, sur la table, combien de croissants il s’est tapé ? Quel crevard. Arrêtez ça, on dirait Mello. Non en fait, il a l’air même un peu pire.

« Salut, »

« Salut »

« Moi c’est Sammy. Tu m’as jamais vu et si on te demande, ‘connais pas tout ça tout ça... Bon, comme t’es novice et que t’as apparemment jamais touché à ça…alors… »

Matt opine du chef. Ouais, il avait déjà deviné l’identité. Il lui aurait bien serré la pince, mais la sienne a l'air grasse de bouffe... et le rouquin aime bien garder ses gants propres.

« J’ai personne à qui vanter tes mérites, mec, et encore moins mes conneries. J’y connais rien en effet, mais fais gaffe à ton cul si j’vois que t’essaies de m’embobiner. »

Ça a l’air de suffire au type, qui se lance dans une explication… complexe ? Matt n’a jamais pris de drogue, et n’a jamais roulé une seule clope non plus. Il n’achète que des paquets, avec une affection particulière pour les Gauloises, les Benson & Hedges, et les Seven Stars. Il a toujours mis le prix qu’il fallait, et c’est jusqu’à cinq cent balles par mois qui peuvent facilement partir en fumée avec lui. Avant, son héritage le lui permettait, puis quand il a tout donné, c’était Mello, puis après, ce furent les détournements de fonds. Il n’a jamais été à sec. Et il n’a jamais vu quelqu’un rouler une clope devant lui, étant le seul à fumer comme un pompier de son entourage très restreint. Cela fait beaucoup de jamais, en soi. Mais en fait, il a vu ça plusieurs fois dans les films, maintenant qu’il y pense, mais il n’a énièmement-jamais prêté attention à la façon dont c’était fait. Il hoche la tête tout de même pour prendre en considération l’autre conseil : ok, pas d’alcool.

« Une seconde, j’t’arrête, j’entrave que dalle. Comment tu roules ? Fais voir », exige t-il. Ouais, dans un café. Et ouais, il dit ça avec une clope entre les lèvres. Mail Jeevas, trente ans passé, fumeur invétéré, ne sait pas rouler, et assume complètement.

Il regarde la came que Sammy a sortie avec un léger froncement de sourcils. Tous les gens qui ne sont pas des cons, sont des gens un minimum méfiants. Matt est méfiant, surtout quand il se lance dans un truc qu’il ne connaît pas, proposé par quelqu’un qu’il ne connaît pas. Chose qu’il n’a d’ailleurs jamais faite jusque là. Mais la fin justifie les moyens. Et aux grands maux les grands remèdes.

« Et explique un peu les effets de ton truc. Comment t’es certain que je vais m’endormir sans me contenter de planer ? Parce que j’suppose que c’est plutôt ce genre de came que réclament tes clients. Ça me surprend donc un peu que tu aies ce que j’demande sur toi », pointe t-il.

Ouais parce que ceux qui veulent dormir, les gens normaux, ils vont voir des psychologues. Pas des dealers. Mais Matt a franchi la limite. Il n’a pas besoin de se confesser, ou de se faire suivre psychologiquement, putain, il a besoin de miracles.
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Lun 4 Jan - 12:02
Il ne sait pas rouler … aïe…
Pas que je n’ai pas envie de lui expliquer ou encore pire lui montrer. Tiens, je me souviens d’un chouette système. Je me gratte le cuir chevelu tout en essayant de me souvenir du nom de l’engin mais ça ne me revient pas. À défaut, je peux lui décrire l’affaire…

-T’peux trouver chez n’importe quel vendeur de tabac des tubes de cigarette vides et des espèces de petits engins en plastique… euh… comment ça s’appelle ? …en gros, tu bloque le tube à l’entrée, tu tasses ton tabac dans l’engin et tu actionnes un levier qui tasse tout dans le tube. À c’que j’ai vu, ça marche bien et t’auras moins de soucis que pour rouler…normalement. Puis j’suppose qu’il doit y avoir un mode d’emploi.

Oh et puis il se démerdera bien tout seul, j’ai un grand en face de moi. Chiche qu’il est plus vieux que moi d’ailleurs. J’ai rarement de jeunes clients… ou alors je les envoie facilement bouler. Mais bon, c’est pas le moment de se replonger dans des flashbacks inutiles de 36 lignes, j’ai un buziness à faire tourner un minimum là…
Puis il croit que je ne suis venu qu’avec un seul échantillon, amateur. D’accord j’évite les risques mais faut pas pousser, je ne suis pas non plus parano. Puis ce serait trop chiant de fixer 3 rendez-vous juste pour un gars qui fait des cauchemars et qui sait pas dormir… Sinon il y a les psy’, prozac et compagnie mais je sais que c’est plus cher que ma marchandise. Ah j’vous jure, ces capitalistes.
Il me demande comment je sais que c’était ce dont il avait besoin avant de m’avoir expliqué le problème. Bah non, que je ne sais pas si ça peut marcher sur lui. J’ai encore une bonne dizaine d’échantillons différents dans mon sac.

-T’es marrant, j’avais pas fini de parler…même si j’sais que j’suis chiant.

Foutu fatalisme. Je sors deux autres sucrettes, une à la fraise et une classique et les pose à côté du premier échantillon.

-En fonction de l’organisme des gens, on s’endort ou pas. Y en a qui ne font qu’avoir des images chelou, d’autres rigolent facilement puis s’endorment puis y a ceux qui racontent leur vie… c’est assez varié. Si tes « visions » t’empêchent de dormir, ça devrait t’aider à ne plus y penser.

J’avance le premier tube que j’avais sorti vers le client. Je le fixe histoire de lui montrer que je ne rigole pas avec ma marchandise. Moi ? Duper les gens ? Et puis quoi encore… c’est déjà bien que je puisse parler ouvertement comme ça. Alors si je devais faire l’effort de trouver des lieux de zonage différent pour éviter de retomber sur des clients mécontents…

-Celle-là est plutôt soft. On en tombe pas accro facilement. Si ça marche pas…

J’avance le second tube vers lui.

-Ce sera celle-là. Communément, on l’appelle l’herbe à rire. Grosso modo, elle fait un peu plus délirer mais j’ai encore rien vu de bien méchant. ‘faut juste y aller molo au début. Commence par la première et pas les deux en suivant. ‘vaut mieux attendre une bonne douzaine d’heure entre deux. Quand à la dernière…disons que c’est pour les urgences dépressives…

Je sors également une feuille que je pose sur la table avec les « tarifs ». Bien sur il ne fait pas marqué « cam » ou « beu » directement. On y voit plutôt le ticket de caisse qui a servit à acheter les sucrettes avec le prix modifié pour correspondre. On peut constater qu’il y a une quinzaine de produits, mais faut pas s’y fier. C’est aussi en partie du bluff au cas où la police me tombe accidentellement dessus. C’est toujours mieux de se faire passer pour le client que pour le fournisseur.

-V’là mes prix. C’est non discutable.

De toute façon, j’me fais pas une si grande marge dessus, y a tien à marchander. Déjà que c’est moi qui fait tout le taf de la production et de la transformation. Y a que pour la vente que je me fais aider et là encore, j’me fais piquer de la marge ou de la marchandise quand c’est pas les deux… mais la sécurité a un prix.
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Sam 9 Jan - 20:49
Gros couillon de mes deux qui a la flemme de rouler du tabac devant lui -preuve que ça doit être bien chiant. Et c'est dommage, car il suffirait vraiment d'une démonstration pour que le rouquin, très visuel, devienne direct expert. Sa capacité à reproduire à la perfection, en "travaux manuels", ce qu'il a vu, a toujours été participe de son génie. L'engin dont parle Sammy, en réalité, il n'en a pas pas besoin. Il va se débrouiller ouais, même si ce sera à tâtons au départ. Mais bon, comme ce trouduc connaît la constitution d'une clope, pas besoin de sortir de la Wammy's pour réussir. Son problème est de savoir quel tabac vaut le coup, et quelle dose pour que la clope soit fumable. Surtout que celles qu'on roule soi-même doivent être vachement light... sauf quand tu mets la merde fournie par Sammy bien sûr.

« Rien de plus que le job, hein Sammy ? Je vais plutôt m'y prendre à l'ancienne » s'amuse Matt avec un sourire en coin.

A sa place, il aurait eu la flemme d'illustrer par le geste aussi, ça aide à là compréhension. Matt n'est jamais plus relou qu'il n'en faut.

« T'es marrant j'ai pas fini de parler... Même si j'sais que j'suis chiant. »

« J'ai vu pire »
, rétorque le rouquin en jetant son mégot dans le cendrier.

Il appuie de nouveau les coudes sur la table tout en l'écoutant, et comprend mieux. Non, Sammy n'a pas la solution miracle, mais plutôt des tuyaux. Tout est bon à prendre, au point où Matt en est.

« Des "visions", carrément... t'as trop regardé X-men mec » marmonne le geek, un peu ennuyé que l'autre ait relevé ce détail de son précédent monologue.

Il zieute alors l'herbe à rire avec réserve, malgré qu'elle soit aussi tentante qu'une Gauloise. Ça fait longtemps que Matt n'a pas ri... genre un vrai rire. Après ses explications, le brun lui met un ticket sous le nez. Putain le mec te fait carrément un bon de commande !

Matt lit la feuille d'un air amusé. Sammy a effectivement tellement pas envie de discuter des tarifs qu'il les as posé sur papier, sur un ticket de caisse chelou. Y a rien à comprendre manifestement, le prix est directement écrit pour les deux produits proposés, bien que leur nom ne figurent pas clairement. C'est astucieux dans la mesure où, si t'annonces un prix à l'oral, il aura trois fois plus de chances d'être sujet à débat.

« Carte bleu ou chèque ? »
, demande alors Matt avec un léger sourire en coin.

Oui il se fout de sa gueule. N'attendant même pas de réponse à la connerie, Matt fouille la poche intérieure de son blouson pour prendre ses biftons. Il s'était attendu à devoir débourser beaucoup plus. Regardant autour de lui pour re-constater qu'on s'en bat la race de ce qui se passe entre les deux, le rouquin pose son cash sur le ticket, qu'il replie dessus. Puis, il le glisse vers Sammy. Qu'il garde la monnaie !

« J'prends tes deux merdes. Je compte respecter les doses à la lettre, si jamais y a une très sale couille, tu peux être certain qu'on se reverra. »

Parole de Cheshire, mais ça sonne pas comme une réelle menace de la part de Matt. Ça n'en est d'ailleurs pas une.

« Il n'y a vraiment pas d'addiction si je m'en sers juste cette semaine ? Pas de sentiment de manque qui me ferait retourner au point de départ ? »

Déjà qu'avant toute cette merde, du temps où il dormait, Matt pouvait se réveiller la nuit juste par manque de nicotine, il avait pas besoin de ça en plus !

« Au fait, t'as des feuilles, du tabac et des filtres sur toi ? J'sais bien que t'es pas un kiosque mais j'ai vraiment la flemme... Si tu m'en vends aussi, t'as le droit d'ajouter une taxe sur la connerie. » Il se gênerait, tiens !

Matt grimace intérieurement d'avance. Si le mec fume que des joints sans dose de tabac, y a peu de chance qu'il ait des filtres. Mais qui ne tente rien...
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Dim 24 Jan - 19:19
Les X-men? 'tin, c'est vrai que ça fait longtemps que j'avais maté ces films. C'était mon enfance, cette école de "surdoués", les pouvoirs, les bastons,... bon, y avait des décès et parfois c'était glauque mais qu'est-ce que ça m'avait fait rêver...
Bref, on redescend sur Terre, je vois bien que je commence à m'ennuyer ici. C'est vrai que ça fait un petit moment que je suis là, à faire le boulot que l'autre au comptoir aurait du faire...

"Rien de plus que le job, hein Sammy?..."

Bon, ça et le blocus ouais. Sinon y a les copains, manger, les discussions philosophiques inutiles et dormir... et rien de plus.
Extérieurement, je ne réagis pas. J'veux vite en finir, c'est tout. Que peut-on me reprocher là-dessus?
Il sort le flouze, je le compte tranquillement avant de le fourrer dans ma poche. Le compte est (presque) bon, c'est cool. Puis il balance que j'aurai affaire à lui en cas de soucis. Comme si... Je hausse les épaules, pas envie de répliquer. Il doit bien savoir que je cherche une clientèle régulière, c'est la réputation de Sammy.
Puis il demande la question de l'addiction. Ah ça...

-C'est juste à partir du moment où tu dépasses les doses "prescrites", c'est à dire éviter de dépasser les 3 fumettes par jour. Mais, tu dois t'en douter, ça dépend des gens. Puis les premières fois, ça sera assez dégueulasse pour que tu n'aies pas envie de retenter une fumette de la nuit.

'faut dire ce qui est. Personne n'a kiffé son premier joint...
Puis il fallait que ce gars me demande les services d'un kiosque; des filtres et des feuilles.
C'est là que la serveuse décide d'arriver avec un café. Mais qui? Y a que nous deux dans la pièce. Je regarde le client, un peu interrogateur. Mais c'est bien devant moi qu'elle pose la tasse avec un spéculoos.

-C'est de la part du chauve près du bar...

Le boulet... je déteste le café. Même si je suis contraint de l'utiliser comme carburant en blocus. En fait, je crois que c'est même pour cette raison précise que je n'aime pas le café, c'est associé à l'étude...
Je bredouille un "merci" un peu gêné. Je soulève la tasse, un petit papier est en dessous; "casse toi" écrit dessus.

-Bon ben... j'crois qu'il vaut mieux qu'on se sépare dans l'immédiat. Je te laisse le café, j'aime pas.

Dit-il au type qui essaie de pioncer... m'ouais, c'est vrai que c'est pas très intelligent. Mais il n'empêche que j'en ai quand même rien à kicker. Je fourre le papier dans ma poche et balance mon sac à dos sur les épaules.

-Bon, les prochaines fois, ce sera "la boule" qui te livrera ou te filera des filtres. Aller, salut...

...même si je ne lui ai jamais filé de filtres, mais on s'en fout. Je file en lui laissant ce pour quoi il était venu ainsi tout le monde il est content. "La boule" que j'ai désigné tout à l'heure m'attend dans la voiture devant la porte d'entrée. Je grimpe dedans. En effet, deux flics entrent dans le diner. Peut-être que c'est juste pour grailler mais on ne sait jamais.
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