Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Junko Yujimura - Acid Burn - I'm superhero dude !

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Mer 29 Oct - 20:25


   
    Fiche de présentation



Informations Générales


       
    Véritables noms et prénoms :

          
    Junko Yujimura

       
    Pseudonymes :
     
          
    Nombreux sont les sobriquets à l'avoir accompagné tout au long de sa vie encore en construction. « Jun » depuis ses premiers gazouillis. « Black lips » lors de sa jeunesse délinquante. « La folle aux chats » en raison de ses nombreux colocataires évidents. Et plus récemment « Acid Burn ». Identité factice adoptée lors de ses actions nocturnes où elle lutte à sa façon – avec gaucherie – contre l'ordre établi.    

       
    Âge :
     
          
    Trente deux ans

       
    Convictions politiques :

          
    La position politique de Jun  n'est pas complexe. Son engagement va en faveur de la rébellion, qu'elle soutient à sa manière. Fervente lectrice de science-fiction et très attachée au roman 1984 de Orwell, sa philanthropie pourtant invisible s'ébranle lorsque ses yeux de jais constatent la dystopie de ce nouveau monde. Ayant grandi avec une culture littéraire si dénonciatrice des dérives d'un gouvernement despotique et fidèle amoureuse du personnage V de l'œuvre éponyme V pour Vendetta, Jun a conscience qu'une politique extrême ne se règle pas à base d'armes non létales, dans le plus beau pacifisme que les plus fous puisses idéaliser. Des manifestations étudiantes dans les pays militants pour la liberté d'expression, elle en a vu sur l'écran d'une télévision pourrie quand elle était en age de comprendre. Et comment ça s'est terminé ? En échange de ses espoirs inoffensifs, elle s'est vu crouler sous les balles la plèbe, puis devant cette protestation sanglante, le mouvement s'est de lui même endigué. Du gaspillage de vies humaines. Que ce soit le massacre de la Tian'anmen comme beaucoup d'autres... C'est pour imiter ses héros et empêcher des barbaries de perpétuer voire de s'empirer qu'elle combat. Arme mortelle et culture à l'appuie. Chimie et lettres.   Acide et photocopies dilapidées à chacune de ses sorties après couvre feu.

       
    Rôle :

          
    Militer contre le gouvernement en recourant à la diffusion des œuvres qu'elle a adoré, tel que 1984 ou Fahrenheit 451,  et en montrant une résistance quitte à ce qu'elle soit mortelle pour son assaillant dans le cas d'une altercation.    


Descriptions


    Physique :

       
    Deux entités cohabitent la même enveloppe. Sans parler d'une improbable schizophrénie, telle que les stéréotypes les plus mal renseignés étiquettent. Cette dualité étrange émane plutôt de son essence. Junko Yujimura, pour les diurnes, est un bon bout de femme. Pétillante, le genre moderne, avec ce besoin d'indépendance marqué dans son attitude. Son corps se distingue aisément au travers ses vêtements moulants, taille sanglée, fessier ferme, poitrine dans la moyenne. Une corpulence de normale pondérale dans la norme des bons goûts que la société fabrique. Ce qui marque le plus l'observateur qui s'attarderait sur notre protagoniste, est le code vestimentaire si aléatoire qu'elle substitut en fonction de ses humeurs. De la tenue féminine prestigieuse au look punk-rock-destroy généralement plus présent, Jun se plait à duper ses proches sur son appartenance à une catégorie de mode spécifique. « Les jolies femmes tous les styles leurs siéent ». Qui est l'auteur de cette réplique ? Qui que ce soit, l'adage est on ne peut plus juste. Jolie asiatique à la peau satinée, Junko possède un visage long et fin. Un fard émeraude encadre ses yeux onyx étincelant d'arrogance. Une mouche localisée au niveau son sourcil gauche lui donne une note de charme. Sa chevelure à beau être courte et un tantinet désordonnée, ce champs de bataille capillaire agrémente son coté beauté-rebifiée.  Le rictus à écorcher ses lèvres au quotidien se veut bienveillant, mais il peut se montrer désinvolte voire austère quand les circonstances le désirent.
    Puis il y a Acid Burn. L'infâme papillon de nuit au nectar fatal. Le personnage est aisément reconnaissable à sa toilette si singulière. Un épais manteau en matière caoutchouteuse camoufle ce héros de pacotille. Avec une allure fantasque, digne d'une bande dessinée de l'once Sam, cette même veste lui donne l'allure d'un chat inquiétant, avec une capuche dont le pourtour arbore un sourire déjanté. Des lunettes et un masque à gaz participent à faire de lui une icône facilement reconnaissable, auprès des rares qui l'auraient déjà entre-aperçu. « Lui ? ». En effet, Acid Burn reclus  dans un mutisme persistant ne laisse rien transparaître de son identité. Et ses formes gainées sous une liasse de bandages lui donnent aussi une certaine crédulité sur sa fausse masculinité. Un vigile l'a abordé une fois. A peine la première sommation prononcée, sa dernière image fut effrayante. Un homme félin au rictus malsain lui brandissait une bonbonne mauve sous le visage, s'attendant à un quelconque spray au poivre, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il sentit la peau de sa face fondre sous l'effet d'une chaleur inconnue. Le bougre était-il vivant ? Possible. Les chances de survire et les probabilités de périr sont une vraie partie de roulette russe avec ce genre de liquide. Dans tous les cas, un fragment de souvenir l'emportera à jamais dans sa mémoire. Une photographie imaginaire que ses songes ne manqueront pas de lui rappeler.

    Acid Burn:
     
     
    Caractère :

       
    Interpréter les tréfonds d'une âme humaine est ambigu. Et pour cause, aucune n'est à l'identique. Divers sentiments animent l'humanité. Malgré tout, l'émotion prédominante sur le mental de notre brin d'asiatique serait la contradiction. Un terme bien trop flou en lui même qui nécessite quelques précisions.

    Philanthropie et solitude. Deux mots curieux placés bout-à-bout, et contradictoire, tel est le tourment de Junko. Cette association semble impossible selon vous lecteurs ? Pourtant, cette alchimie particulière existe bel et bien dans un coin reculé de la cervelle du sujet. Depuis toujours, Jun est une passionnée de l'Homme au sens large. Un engouement inscrit dans ses gènes et renforcé au fil de ses lectures. Car le monde de la littérature ouvre de larges fenêtres pour ceux qui veulent s'y engouffrer. Avec des raisonnements prenant parfois viscéraux ou bouleversant. Depuis qu'elle est en age de lire, les pensées se sont bousculées dans sa petite tête. Elle s'est d'ailleurs bâtie son propre courant de réflexions et médite sur les questions du monde chaque fois qu'elle se laisse aller à la rêverie. Ces derniers temps, ses interrogations se retournent essentiellement sur la conjoncture de la société Kira et son positionnement dans la résistance. Rébellion dans laquelle elle lutte en ermite. Aussi étrange que ça puisse paraître, Junko ou Acid Burn tient à son autonomie. La faute n'est pas à la faroucherie. Dans son quotidien de « vieille fille » , cette jeune punk se lie facilement à son entourage et semble profiter de chaque moment de répit, lui permettant de s'évader. Seulement, un certain manque de confiance et sa carence en sources fiables la cantonnent à son rôle de grande cagoulée héroïque et esseulée.

    Ses lectures ne lui ont pas légué uniquement un sens aigu en psychologie de comptoir. L'héritage le plus présent et le plus visible résulte des mots. Formels ou familiers. Petits ou gros. Doux ou argots. Le langage de Junko est incroyablement riche. Les idiots emplis de préjugés à s'en étouffer dans leur propre bêtise, s'étonnent parfois de ces phrases racées pour une roturière. Selon Jun, chaque mot à sa place. Leur existence n'est pas anodine et le vocabulaire peut être une arme redoutable. Elle n'hésite pas en user voire à en abuser, pour convaincre le peuple à s'indigner contre sa Sainteté. Jugeant que c'est le seul projectile qui devrait être braquer sur des innocents.          

    Ne pas tuer ? Et être un être blanc, immaculé de tout crime ? Junko rêverait d'atteindre cette image, tout comme Acid Burn. Seulement les deux personnages savent que ce principe est idéalisé. Donc impossible. Plutôt que de se risquer à perdre la vie sans avoir transmit ses idées, Acid Burn tue. De façon ignoble certes. Mais c'est, selon son impression, un des moyens  les plus excellents pour choquer le gouvernement et être regardé avec sérieux par celui-ci. Un bouffon avec une cape déambulant en période de couvre feu sur une planche à roulettes ? Les gens s'esclaffent aux larmes. Maintenant si cette même bête de foire fait littéralement fondre le moindre de ses assaillants ? Le crédit accordé est plus haut. Choquer, scandaliser, médiatiser, crier haut et fort les tares de la société. Des objectifs qu'elle tente de réaliser à sa manière pour améliorer ce pays qui autrefois était si libre.

    Lorsque Junko n'est pas Acid Burn, le silencieux chaton chimiste fou, elle se cultive. Érudite et ouverte à toutes les cultures surtout les occidentales, notre rebelle du soir adore aussi bien lire des ouvrages variés – allant de la bande dessinée au bon gros roman pavé – que visionner des films. Elle n'hésite pas à recourir à ses références et s'est même inspirée d'une oeuvre cinématographique pour le pseudonyme d'Acid Burn. Tous ce qu'il l'a nourri en répliques phares, mordantes, a participé à sa personnalité très brute de décoffrage. Que les mots se fassent de fer ou de velours, Jun n'hésite pas à donner son point de vue sur les situations se présentant à elle. Se ravisant toute fois lorsqu'il est question du gouvernement pour esquiver les justifications pénibles. Les fanatiques l'effraient, elle ne s'aventurera point à les contrarier.

    Elle parle régulièrement à Gorges Orwell intérieurement. Ses monologues ne sont pas ceux d'une démente. Junko adore cet auteur, cet homme  précurseur des fictions de l'ordre de l'anticipation – son genre fétiche – avait prédit tant de choses. Des désastres d'une société radicale et fictive devenue aujourd'hui tangible.

    Tant d'éléments qui laissent à penser que Junko est une femme solide avec symboliquement des pieds en pierre. En vérité son psyché est aussi frêle que les jambes d'un paon. Sa stérilité la rend folle, la ronge et elle sent comme un grand creux au ventre à l'idée de savoir que ce dernier demeurera à jamais vide. Vide. Vide. Vide. C'est ce qu'est sa vie. Elle intériorise mais se retrouve en sanglots dans son for intérieur chaque fois qu'elle fait danser les balançoires pour les enfants qu'elle croise au parc... Une ombre de solitude plane accompagnée de son éternelle guigne auprès de ses compagnons qui bien souvent la rejettent pour son infertilité. Elle a beau le démentir, avoir fuit ses parents, pourtant Junko ne rêverait que d'avoir une place de mère au foyer. Un songe de broutille. Un époux qui la soutiendrait et qu'elle épaulerait dans les moments de tempête. Une maison ou un appartement dont ils seraient les propriétaires. Et un enfant, le fruit tant désiré de leur amour. Le style de vie mielleuse des plus mauvais romans arlequins. Rien que de savoir cette possibilité à la porté des « gens normaux », Jun en meurt de jalousie. Elle les lacère des yeux des fois ces madones qui ne surveillent même pas leurs progénitures dans le bac à sable. Et elle crève d'envie de les tuer, violemment, dans de grandes effusions carmines.

    Cependant c'est cette fragilité qui a servi à la création d'Acid Burn. Elle ne pourrait pas avoir de môme ? Elle disparaîtrait dans l'oubli sans main à laquelle se souder lorsque veille, elle rendrait son dernier souffle ? Allons donc ! Après nous le déluge. Elle prendra le peuple sous sa protection et l'éveillera. Voilà ce que sera son héritage. Mourir dans sa quête ? C'est une possibilité. Seulement, cette ultime conviction de vie ne pilera pas. Ni face aux balles, ni face à l'échafaud divin de ce pseudo être supérieur que se veut Kira.          


    Particularités :

       
    Jun ne boit jamais d'alcool en raison de ses prises d'anxiolytiques effectuées en amont. Bien que son comportement actuel ne semble rien indiquer d'anxiogène, des récidives sont toujours possibles. Pour pallier à cette privatisation, elle consomme de façon effrénée de l'eau pétillante.
    Son appartement est régulièrement squatté par une cohorte de chat. Quadrupèdes d'amour qu'elle adore.
    Bonne skateuse, son habilité sur sa  planche à roues lui a permis de battre en retraite lors de nombreuses situations pénibles.
    Elle possède également quelques connaissances solides en chimie, suffisantes pour se fabriquer ses propres gadgets de défense à savoir acide et gaz lacrymogène.  
    Pour finir, en bonne amatrice de comcis mais aussi par mesure de sécurité, Junko porte toujours un costume spécifique pour ses escapades. Un grand manteau orné de deux oreilles de chats et pourvu de lunettes épaisses. Un équipement de protection indispensable pour son statut lambda et pour se prémunir des projections de son acide.

    Acid Burn:
     
     



Histoire



       
    La vie de demoiselle Yujimura,ou comment s'autodétruire alors que le bonheur semble né dans votre chair.

    Bon sermon pour commercer une courte autobiographie ? Il résume à lui seul la chronologie encore inachevée de mon existence. Pourtant, je n'aurais jamais cru sortir un jour ses maux/mots. Mon enfance s'est écoulée d'une manière paisible. Avec du recul, je pense même être en mesure de déclarer que j'avais toutes les caractéristiques requises pour mener un quotidien des plus sain. Un père autoritaire mais affectueux. Une mère tendre et attentionnée. Un chaton blanc. Un noyau familial solide, sans secousses, de quoi épanouir la petite fille quelque peu agitée que j'étais. Turbulente, toujours à préférer la course à la marche, garçon manqué sur les pointillés, notre petit appartement en ville provinciale raisonnait aux rythmes de mes enjambés de minot. Il m'arrivait également de lire. C'était la seule façon d'accéder au monde merveilleux des histoires. Mes parents tenant la plupart du temps la télévision dans un meuble chiné aux puces sous clé, sous prétexte que l'écran luminescent dévorait l'imagination des fillettes de mon âge. J'ai grandi avec mes livres. A moins qu'ils n'aient grandi avec moi. Mais ma vieille bibliothèque l'atteste, pour avoir connu aussi bien « Kumiko le haricot vert, en promenade » que le « Meilleur des mondes » de Huxley. Nous vivions sans fastes et sans haillons. Un ménage au budget stable. Aussi mes parents, mon père surtout, me comblait de livre et s'arrachait les cheveux rescapés de sa calvitie lorsque que je déboursais mes sous de fortune en comics et manga. Bonheur et misères de broutille animaient les saisons. Plus je pense à ce passé, plus il me parait comme un film où je me sens étrangère. Le destin, ou le hasard pour les plus rationalistes, détourna mon futur qui paraissait malgré tout si glorieux d'après ma mère. Vous savez, parfois les rencontres bousculent une vie. « Ma fille est douée en lettres, elle aime lire, et puis devinez mon ami, elle compose ses propres histoires sur son ordinateur. Elle a gagné un concours en envoyant une nouvelle à un magasine... Metal hurlant, je crois.... Un torchon de sous culture. Mais si elle réussit auprès de ce journal d'ado, pour sur qu'elle a un avenir dans ce domaine. Imaginez ma fille une romancière ! ». « Vous avez tort. Junko a de réelles capacités en chimie, et si elle s'élançait plutôt dans une fac après ces études. Mettons de l'argent de coté pour qu'elle parte pour la capitale ». Mes bobos de parents, adorables et exécrables dans leurs exigences illusionnées hors de mon atteinte. C'est peut-être parce que j'étais à l'époque fragile que je me suis joint à « elles ». J'étais lycéenne. Mon école était huppée. Réservée aux filles. Papa et maman avait effectué un emprunt pour me payer cet établissement. C'est à la sortie des cours que je les ai vues. Quatre jeunes yankees, les cheveux longs, le maquillage éblouissant de colories crues, le pan des jupes étiré jusqu'aux chevilles. Kira avaient beau déjà effectué sa sordide office, cependant celles qui étaient de deux ans mes ainées, m'apparurent classes. Le mot est léger. Mais c'est le premier à frapper mon esprit, et c'est ce que j'ai pensé sur le vif. Était-ce un appel pour fuir ce dont j'avais le plus la trouille ? L'échec de ne pas être à la hauteur de parents trop rêveurs ? Je ne saurais l'expliquer, tout était confus dans ma tête à l'époque qu'il s'agissait de ma situation familiale ou de l'apparition de cette pseudo divinité. Le monde me foutait la pétoche. Aussi, c'est dans l'excès de ma propre faiblesse que j'ai intégré leur bande.

    Il y avait White Sinister, Red Jam, Green Manson, Yellow Lighting et moi, Black Lips. Des noms d'idoles ou de je ne sais quels power rangers insolites. Nous nous appelions essentiellement par nos surnoms dans un besoin inexpliqué de « paraitre », pour vendre de la poudre aux yeux aux emmerdeurs, tel qu'on le disait sans pincettes à l'époque. Kira ne nous faisait même pas peur, et on scandé même son nom à la manière d'un Beetlejuice ou des fantômes des légendes urbaines. Nous fumions, roulions sans permis ni casques sur des mobylettes, nous nous battions, parfois même contre des garçons. Toujours en nombre inférieur histoire d'équilibrer nos chances et de les dérouiller en bonne et due forme. J'ai terminé régulièrement couverte de sang. Tantôt cette hémoglobine m'appartenait tantôt elle provenait de mes adversaires. Les objets contondants étaient nos armes, certaines d'entre nous préféreraient les lames bon marché mais coupantes. Je séchais les cours et mes parents pleuraient. Il m'arrivait de rentrer tard à la maison lorsque je ne découchais pas – toujours sans prévenir au préalable bien sur. Quand j'arrivais, ma mère m'accueillait en sanglots. Et le scénario était toujours identique. Je la repoussais avec une injonction désobligeante. Mon père se pointait m'en collait une. La joue rougie par la mandale, je ne mouftais pas et retournais à mon futon l'air placide. Les rares fois où je revenais, c'était comme un chat. Essentiellement pour manger. Nos connexions étaient détruites. J'avais bien fait mon œuvre. Aussi étrange que cela puisse paraître, je me complaisais dans ce malheur que j'avais déclenché. En un sens, cela donnait de la valeur à ma vie si lisse.

    Jusqu'au jour où à cran, mes parents ont posé un bagage devant la porte avec un portefeuille gonflé de quelques centaines de milliers de yens. L'équivalent de deux mois de salaire moyen. Je ne me rappelle plus des phrases exactes. Il paraît que le cerveau peut se créer lui même une amnésie dans le cadre d'un trauma. Ça m'arrange en un sens, de gommer les souvenirs pénibles. « Tu nous fais assez souffrir part, voilà de quoi survivre, tire toi mener la vie que tu entends mais loin de nous ». J'avais dix neuf ans. Et aussi fou que ça puisse sembler, je me suis résignée à mon sort. J'aurais pu changer le cours des évènements en me rangeant socialement. Mais je ne l'ai pas fait. Parce que je ne le voulais pas. J'ai pris ma besace sous le bras et suis partie sans même un au revoir, sans même me retourner.

    Par la suite, j'ai vécu avec White Sinister dans un T3 basique. Notre groupe avait perdu une membre, Red Jam, qui était partie la mâchoire ecchymosée des suites de sa « cérémonie d'adieux ». Des simples petites frappes que nous étions, nous nous intégrâmes à une mafia locale. Nous vivions dans le sud de l'archipel et notre taf n'était guère compliqué. White recevait de la came de la part de types louches, je m'occupais de la trafiquer en la coupant avec divers résidus très addictifs pour fructifier les ventes et chaque membre du groupe en revendaient ici et là, des fois à des adolescents très crédules. C'était horrible. Je le constate avec du recul, or, c'était ma seule façon de gagner ma vie à ce moment là. De plus, je me sentais trop attachée à White Sinister pour la laisser seule. Elle avait consommé de la marchandise et commençait à devenir dépendante. Je culpabilisais à l'idée de la laisser seule lors de ses « crises » ou trips, qui une fois avaient failli la pousser au même destin que Mike Brant.

    White Sinister perdait de plus en plus de poids. Son visage saillait de façon alarmante. Elle mourut un an et demi après son premier voyage où elle disait que l'essence du monde transperçait ses os. Cause du décès infarctus du myocarde. L'épée de Kira l'aurait-elle choisi ? Réponse négative. Puisque je découvris à coté de son corps un sachet de poudre blanche que comble du sort, j'avais moi-même coupé. C'est à ce moment que tout implosa dans ma tête. Ma vue se brouilla d'eau tandis que je peinais à respirer. Pourtant, je me contre-fichais des conséquences de mes actes avant... Un décès avait très bien pu survenir chez un anonyme avec la même saleté que j'avais crée. C'est fou comme la mort d'un être cher prend une toute autre signification. White était là. Étendue dans une position immonde, tordue à l'effigie d'une poupée de chiffon le teint couleur craie, aussi blanc immaculé que pouvait l'être le dégoutant sachet prometteur de merveilles. Elle baignait dans ses propres fluides. Je compris enfin dans la pratique pourquoi il y avait une ressemblance entre macabre et macchabée. C'est répugnant un cadavre, mais ce qui me répugnait le plus c'était de me dire que cette chose gisant sur le parquet était autrefois une bouille dégoulinante d'affection, de vie, que cet être qui avait mis des années à évoluer jusqu'à la personne qu'elle était autrefois s'était évaporé l'espace d'un rien. Les pensées s'entrechoquaient dans mon encéphale brouillé, mes cervicales se tendaient, j'avais l'impression de mourir moi aussi, pire d'en devenir démente.

    Les crises d'angoisses s'enchainaient avec toujours des symptômes analogues : hyperventilation, cervicales tendues au point de rupture, frissons et tremblements. Le déni de White Sinister soigné, je me dopais en avalant des anxiolytiques pour enrayer la douleur qui lui avait succédé. Je continuais mon travail de donneuse de mort dans le même appartement vide. Mes mouvements et ma vie s'effectuaient dans le somnambulisme le plus total. Les médicaments sans doute. Mon visage se fanait peu à peu. Comme si le chagrin y avait drainé tout ce qui avant le rendait vivant. A cela s'ajoutait les cernes des nuits incomplètes, hantées de cauchemars se répétant pareils à une vieille cassette alternant entre avancés et reculés accélérés. Le temps s'était distordu, mon mental n'en suivait plus la cadence.

    Ce n'est que six mois après que je pris la décision de tout arrêter. J'avais vingt deux ans. Était-ce une folie due à mes pilules à oublie ? Je ne sais plus. C'était la seule solution qui se présentait devant moi. Comme dans ces films de zombies, j'ai déambulé jusqu'à l'appartement de Green Manson, pour lui dire « J'arrête tout, ne comptez plus sur moi ». Elle m'a laissé partir. Plus tard avant que je ne déménage, des hommes encagoulés m'ont alpagué dans la rue et tabassé. C'était affreux. Le premier coup porté fut celui d'une barre de fer dans mon estomac. Avant même que je ne m'écroule sur le sol ou que je ne vomisse, un autre de mes ravisseur lova amoureusement un poing dans ma joue. Puis trou noir. Les cachetons m'avaient à moitié ensuqué dans tous les cas. Le pire était à venir et aussi étrange que cela puisse paraître c'est une nouvelle douleur qui purgea l'ancienne.

    « Vous êtes stérile, madame Yujimura. Nous sommes sincèrement désolés. Au cours de votre rixe, votre utérus a subi des lésions irréversibles. Vous ne pourrez jamais porter d’enfant. » Les mots des blouses blanches raisonnaient dans ma tête. Alors comme ça, moi qui ait vécu jusqu'alors de manière décalée, allait finir dans le même état d'esprit ? Sans descendance... Ça me fit doucement jubiler. Au moins, je ne gâcherai pas la vie de cet enfant virtuel. La mienne était tellement éparpillée que, je n'aurais pu lui offrir aucune stabilité. Mieux valait le condamner au néant. Je n'avais pas le choix. Le déni n'aurait pas rendu ma situation plus favorable, bien au contraire. Fataliste, j'encaissai cette fois l'uppercut que l'existence me présentait, avec la décision de vivre mieux.

    Mon arrivée à Tokyo me fit l’effet d'une réincarnation. Comme un papillon, je découvrais un nouveau monde avec une nouvelle enveloppe. Mais à l'exception de celui-ci, j'étais beaucoup plus forte. Et je n'aurais jamais cru que l'expression « nouveau monde » serait si judicieusement véridique. Petit à petit, sa majesté Kira – bien sur je suis sarcastique – gagna de plus en plus d'ampleur. Jusqu'à avoir un réel impacte politique et diriger le pays. Ces fanatiques... Ils me font peur. Ce gouvernement m'effraye parce qu'il est réel. L'entends-tu Orwell ? Le monde que tu redoutais se concrétise... Et j'en fais partie... Je ne suis qu'une femme de pacotille gagnant sa vie en enchaînant les boulots alimentaires. Je travaille dans la restauration pour me nourrir à l'œil. Je n'ai aucun diplôme. J'ai à de nombreuses reprises volé en éclats mais me suis renforcée à chaque implosion. J'ai coupé les ponts avec ma famille et n'ai aucun avenir familial. De plus j'ai la déveine avec les mecs... Je ne sais plus quel homme de l'histoire a dit « Après moi le déluge », mais j'ai envie d'en faire ma devise. Sans être suicidaire et car ce choix me semble juste, je vais m'opposer à ce dieu. Et on verra bien s'il descend de son trône pour me pourchasser. Es-tu fier de ma décision Orwell ?


    De l'autre côté de l'écran ?

    Vous  ?
     
       
    Brève présentation (ou CV... hein ?) de rpgiste. Ça peut toujours servir. Cela fait pratiquement une dizaine d'année que j'ai commencé le RPG sur forum, bien avant de m'exercer à cette pratique, je m'amusais déjà à des copies de JDR à la sauce donjons et dragons avec mes amies de collège. Mais malheureusement, cela fait pratiquement quatre ans que mon activité est en baisse. En effet je suis assez prise de tête en ce qui concerne  la production de mes écrits et mes études me mangent la plupart de mon temps libre... Mais même si je m'acharne des heures pour trouver les mots appropriés devant mon pc, et les coordonner, l'écriture est toujours un véritable plaisir. J'essaye régulièrement plusieurs style histoire de diversifier « ma plume ».
    Aussi, je préfère prévenir d'avance que je suis une « casual rpgiste » depuis mon entrée en école supérieure, mais j'essaierai hors période d'examen de poster un RP au moins une fois par mois. Pour ce qui est des connexions et des visites sur le fofo. Je pense pouvoir en effectuer régulièrement depuis mon téléphone. Aaah~ les avantages de la technologie.

    Votre âge :

       
    21 ans, voui, voui, vous savez l'age à partir du quel on peut boire à l'étranger. Totalement useless mais bon. :3

    Comment avez-vous trouvé le forum sur le net, que pensez-vous de lui ? 
     
       
    Via l'ami Google.
    Je trouve le forum vraiment intéressant et très innovant vis-à-vis de l'histoire de DN. Beaucoup d'autres forums que j'ai regardé sur le tas ne poussent pas le concept aussi loin et ne font que reprendre la trame standard du manga ou de l'anime. Ce scénario un peu à la 1984 m'attire justement parce que je suis fan des romans d'anticipation. J'ai lu Fahrenheit 451 et l'ai adoré. Je suis en train de lire l'œuvre de George Orwell, et je l'adore.  Minority Report est aussi un film cool avec un univers d'utopie totalement foirée... Bref. Scénaristiquement, votre forum, c'est le bien.  

    Quelque chose à ajouter ?
     
       
    J'espère avoir bien assimilé la chronologie du contexte du forum. Pour savoir si la politique actuelle de Kira était applicable ou non sur l'enfance de Junko, j'ai lu la fiche de Light Yagami pour visionner son age et m'y calquer dessus. De sorte à ce que mon protagoniste ait eu un aperçu du « monde d'avant ».

Invité
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Messages : 824
Age : 20
Mer 29 Oct - 21:47
Bienvenue parmi nous !

Ca fait plaisir d'accueillir quelqu'un d'aussi motivé ! Contente de voir que le contexte du forum te plaît, il y a encore plein de choses à exploiter et plus l'on est nombreux, plus les opportunités sont grandes !

Ton début de fiche me plaît tout particulièrement et j'espère te voir au plus vite en action dans la résistance :D

Bref, bon courage pour la suite et à très vite !


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Apollo
Perséphone
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Messages : 161
Age : 26
Localisation : Sur la toile
Jeu 30 Oct - 0:38
Ho, mais c'est le Cheshire de Yuumei ! :D

Je l'ai utilisé une fois pour un des designs !

Sinon : bienvenue, bien sûr ! Je suis contente de voir une nouvelle tête par ici, ça faisait longtemps, alors ça fait vraiment, vraiment plaisir.

J'ai lu ton histoire, et j'aime beaucoup : tu écris, décris bien, c'est prenant et moi, j'ai hâte de voir ce que ça va donner en RP ! :)
Je te remercie pour les compliments sur notre contexte : nous avons eu une V1 vraiment DN, mais suite à ses limites, nous avons décidé d'innover un peu et nous avons bien fait !

Si tu es perdue par rapport aux trames, aux combats et à ce qu'il se passe actuellement, n'hésite pas à me solliciter :) Juste pour résumer, dans la trame actuellement, la résistance perd, du fait de ses attentats terroristes, de plus en plus de crédibilité aux yeux des civils, et le forum des hackeurs (que tu trouveras dans la partie Médias) gagne en puissance :)

Bon couragee <3
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Invité
Invité
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Invité
Jeu 30 Oct - 23:41
Hellooo et bienvenue sur le forum !!!

Bon je t'avoue que vu l'heure, je lirais ta fiche demain et j'éditerais mon message !
Mais en tout cas j'en ai eu de très bon échos donc je ne doute pas d'être satisfaite !

Merci à toi de t'être inscrite et comme la dit Apollo si tu as des questions concernant les événements en cours, n'hésite pas à nous solliciter ! Pour n'importe quelle question d'ailleurs !

Et puis bah j'espère que tu te plairas sur le forum et enfin, le traditionnel "bonne chance pour la suite de ta présentation" xD

PS : J'aime beaucoup ton avatar *w*
Invité
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Invité
Invité
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Invité
Sam 1 Nov - 19:50
Merci à vous toutes pour vos compliments et votre accueil ! C'est très gentil. Je pense avoir terminé ma fiche et corrigé les petites fautes d'inattention çà et là. Si il en reste, je retoucherai le texte dans sa forme à l'occasion.

J'ai effectivement quelques petites questions sur l'univers du forum, mais je pense que je les poserai en temps et en heure avant de débuter le RP.   Elles sont nombreuses et concernent surtout la politique de censure du pays. Je les enverrai par MP à qui le veut bien, pour éviter de trop flooder ici. '_'
Merci (encore ?!) de m'avoir résumé la situation dans laquelle est la résistance. La savoir dans une période sombre fait un bon motif pour l'entrée en scène de Junko/Acid Burn.
Je viens de lire le système des compétences et vais y adhérer. Si j'ai bien tout capté, chaque membre a droit à deux capacités maximum pour commencer, nope ?

Sinon effectivement, le personnage provient bien de la galerie de Yuumei. x3 De l'œuvre Fisheye Placebo, un autre univers traitant d'un gouvernement abusif.
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Dim 2 Nov - 23:26
Déjà bienvenue officiellement !
Ta fiche est cool, tes descriptions sont trop bien écrites ! Le personnage de Junko est super intéressant.
(T'as vu moi aussi je suis un chat de Cheshire. Pseudo officiel, si si.)

Je te valide donc chez les résistants et chez les criminels !
Je sais pas si tu as lu le passage sur le classement des criminels au CN. Tous les dangers potentiels y sont classés donc je t'intègrerais demain.
Si tu as la moindre question par rapport au contexte, n'hésite pas à les poster dans la partie question. (Surtout que ça peut être utile pour les prochains nouveaux.)
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