Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Inside the winter storm { Mello ♥

 :: Hors RP :: Archives (numériques) :: Rps archivés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 9 Nov - 0:35
Au départ, il refuse tout simplement de croire la bonne nouvelle qu'on lui annonce. C'est un peu un rêve qui devient réalité alors il est persuadé de rêver quand en lisant le mail qui lui annonce le retour de Mello. Et pourtant, non. Le blondinet est bien de retour au Japon dans la journée. Alors forcément, il y voit sa libération. Il va enfin pouvoir retourner à ses occupations premières, c'est-à-dire jouer aux jeux vidéo, manger de la pizza et engueuler les membres du forum des hackeurs.

Il s'allume une cigarette en souriant. Il faut arrêter de croire que le roux est un bon à rien. Les gens rigolent quand il leur annonce son rôle de bras droit de Mello. Ils lui cherchent des raisons, vont trouver des explications dans leur enfance commune à la Wammy's House. Bien sûr, il y a de ça. Toutes leurs aventures, dont le passage où il s'est retrouvé abandonné, seul entouré de personnes sans importance, lui ont permises d'arriver à cette place. Il n'a pas franchi les échelons. Mello l'a fait, et il s'est retrouvé propulsé à ses côtés. Donc oui, certains vont crier à la facilité, au piston, et il se fera un grand plaisir de leur rappeler que tout marche comme ça dans cette société. Mais ce n'est pas vrai. Ce n'est pas comme ça que fonctionne son meilleur ami. On peut dire ce qu'on veut de sa relation avec Mello, il sait pertinemment qu'il doit être compétent pour rester à ses côtés. Ça a toujours fonctionné comme ça, depuis qu'ils se sont rencontrés. S'il n'avait pas été numéro trois de la WH, jamais le blond n'aurait vu en lui autre chose qu'un bizu. Mello aime les gens investis, les personnes utiles et productives sur qui il peut compter.

Productif et Matt. Ces deux mots ne semblent pas réellement aller ensemble. Toutes les personnes qui le connaissent un peu savent que c'est un flemmard de première qui se complaît à ne rien faire de ces journées. Et il n'y a pas de raisons pour que ça change. Et pourtant, quand Mello lui a annoncé sa décision de se casser aux États-Unis pour recruter de nouveaux mafieux, gérer tout le bordel, il n'a pas eu le choix. Vu tous les problèmes actuels, le blond ne pouvait pas laisser la mafia à quelqu'un d'autre. Alors forcément, Matt a dû jouer le rôle de l'homme de confiance. C'est lui qui a gérer la mafia pendant au moins six mois. Oui, lui, le mec qui ne sort jamais de sa chambre, qui préfère donner des ordres par mail plutôt que de se déplacer pour voir les gens. Sauf que là, il a dû changer de techniques. Il a dû s'activer, réfléchir à des choses concrètes, à ce qui se passe sur le terrain. Plus uniquement son gentil forum des hackeurs où il est tout puissant. Quand il est question d'hommes risquant leur vie, ce n'est plus pareil. Finie la facilité des jeux vidéo où on peut toujours revenir à la sauvegarde précédente. Il faut se prendre en main.

Il soupire en allant vers la chambre de Mello. Il sait que son ami l'attend pour un rapport détaillé de ces six mois et il n'a aucune envie d'affronter ça. Il ne faut pas croire, il est plus qu'heureux de revoir son seul ami, mais il sait qu'il va se faire engueuler pour un grand nombre de points. Pourtant, tout le monde le sait, Matt n'est pas quelqu'un de terrain. Quelle idée de lui confier un travail aussi compliqué. Il ouvre la porte sans toquer, et la referme violemment. Au moins, le blond sait qu'il est là.

« Ah bah enfin Mello. On peut dire que t'étais pas pressé de rentrer au Japon. Six mois putain, six mois. Tu te rends compte de la galère dans laquelle tu m'as mis ? – Il se permet de gueuler un peu, au début. Il sait qu'après il va juste devoir se taire s'il veut survivre. Mello ne lui fera jamais réellement du mal, mais il préfère faciliter les choses. Alors il s'approche de lui, soupire et le choppe pour lui faire un câlin. Sérieusement, abruti de blond qui se casse trop longtemps et qui lui rappelle de mauvais souvenirs comme son départ de la Wammy's House. – Bon, ça aurait pu être plus la merde pendant ton absence mais ça va dans les grandes lignes. À deux trois détails près. J'te préviens tout de suite, tu vas gueuler. Mais d'abord, raconte-moi comment ça s'est passé là-bas. »

Il s'affale sur le canapé et s'allume une cigarette. En temps normal, il aurait sorti sa console pour jouer mais c'est une mauvaise idée. Mello a pu partir six mois, il n'a pas oublié les réflexes pour la survie de ses bébés électroniques. Ne jamais, mais vraiment jamais,  jouer quand Mello est en train de parler. Et vu que Mello est toujours en train de parler, ne jamais jouer en présence de Mello. Sinon l’expérience de vie de ses jeux diminue directement à quelques secondes, voire une minute, le temps que Mello s'en rende compte, s'il a pensé à les mettre en silencieux.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 472
Age : 27
Localisation : Dans ton...
Jeu 13 Nov - 19:03
Mihael Keehl était revenu de l'Amérique où il avait un peu plus magouillé que d'habitude, joué de ses amitiés pour recruter un certain nombre de gros bras pour « l'aider à résoudre le problème de la mafia japonaise ». Il n'avait pas trop mal réussi à se débrouiller, mais en attendant, il avait surtout dû donner les fonctions de chef à Matt. Ce n'avait jamais été très officiel mais le rouquin avait dû se bouger un peu les fesses, et pour ce détail, Mello devait avouer qu'il était assez fier de lui.

Alors, aujourd'hui, Mello attendait Matt dans sa chambre. Pris par une lourde journée qui l'avait mis sur les nerfs comme il le fallait, le chef de la mafia avait grignoté environ quinze tablettes en une heure, puis viré tout objet qui pouvait ressembler de près ou de loin à un cendrier. Il n'approuvait pas la consommation aussi intense de Matt sur les cigarettes, et bien que ce dernier aurait pu lui dire la même chose concernant sa propre addiction au cacao, il savait très bien que Mello était roi. Mello avait le pouvoir de piquer des colères légendaires et de foutre ses jeux à la con par la fenêtre. Ça lui apprendra à bosser, tiens ! Mello, le roi Mello en avait également marre de voir le bordel que ses membres foutaient dans le forum des hackeurs, les rares fois qu'il y mettait les pieds et de croiser un message de ce connard d'Hadès en train de les narguer.

Alors oui, prenez-le comme vous le voudrez, mais pour bien commencer la journée, Mihael Keehl était de très mauvaise humeur. Il se sentait un peu comme un volcan au bord de l'éruption, comme un vase qui allait déborder, une bombe dans le métro parisien. Mello avait les traits tirés, des cernes énormes et n'avait sûrement pas dormi depuis plus de deux jours, si ce n'était plus à cause du décalage horaire. En tant normal, il se serait directement couché, mais Matt passait avant. Matt était son fidèle ami, et il passerait toujours avant tout. Il ne se leva pas lorsque l'amateur de moumoute de mouton arriva – lavait-il cet horrible vêtement, d'ailleurs ? Son ami avait des goûts discutables, mais il savait que Matt ne se vexerait pas. Pas son genre, et puis il ne serait pas très étonnant qu'il veuille en venir directement aux faits. Il rigole d'ailleurs à moitié alors qu'il entend Matt claquer la porte pour l'engueuler, et pense à sa belle amie la PSVita qui va rapidement apprendre à nager. Puis, comme tout ami se le doit, le serre dans ses bras virilement. C'est un pote, Matt. Un frère, même, à lui qui n'a jamais eu de famille.

« Putain, bordel ! »

Ça commence bien : Matt s'est mis à fumer. Le point positif, c'est qu'il ne joue pas, pas comme d'habitude, mais ça...Mello se lève et va lui tirer la cigarette du bec. Il se foutait complètement d'user de son autorité de chef, tant que ça pouvait éviter à son ami de se ruiner la santé avec cette machine à cancer.

« La prochaine fois que tu me causes avec ça et que tu m'envoies la fumée dans la gueule, je crame ta réserve d'éditions limitées de Zelda ! », ce qui n'est pas une menace complètement factice, et Matt le sait suffisamment gaffe pour faire attention.

« En fait... », lui dit-il tout en s'asseyant à ses côtés, habillé de cet ensemble de cuir qui le caractérise si bien, ses cheveux noués en queue de cheval derrière sa tête, « Je fulmine déjà. On m'a dit deux ou trois choses, à propos de disparition de nos membres, de règlements de compte, de rébellion interne. On m'a dit aussi que ton groupe avait fait des siennes. J'ai lu le Cavalier Noir, bordel ! Je croyais que vous étiez censé rester discret ! Non mais tu les formes pas, tes membres ! J'ai vu des messages de Hadès, sur le forum des hackers ! Il est toujours pas mort, ce type ? Dans tous les cas, je veux que tu me files son IP pour que j'aille le descendre. Et sinon, quoi de pire ? ...Profite, j'ai besoin d'un bouc-émissaire pour me défouler, et tu as eu l'intelligence de ne pas amener tes amies préférées. Tu sais que tu schlingues, Matt ? Depuis combien de temps tu n'es pas passé à la douche ? »

Content de lui, il mordit dans une plaquette de chocolat noir au piment. Très rare. « T'en veux ? » Encore plus rare.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Mar 18 Nov - 0:58
Il aimerait se dire qu'il a connu de meilleures retrouvailles mais ce serait un mensonge des plus totales. Parce que pour connaître le bonheur d'être à nouveau réuni avec quelqu'un que tu apprécies, il faut justement qu'il y ait des personnes qui tiennent à toi. Sauf que pour lui, le geek roux dépendant d'au moins une dizaine de choses, il y a uniquement Mello. Et leurs retrouvailles ne sont jamais heureuses, surtout que la dernière remonte à plus d'une dizaine d'années, quand il a retrouvé son meilleur ami le visage brûlé, à moitié mort. Alors oui, les cris, les insultes et les menaces lui conviennent très bien. Il n'est pas fou Matt. Il n'ira jamais demander plus que ce que le blond a à lui donner. C'est comme ça que marche leur amitié en quelque sorte. Mello attend beaucoup, et Matt en retour n'attend pas. Il se contente de faire, comme un gentil petit soldat qu'on aurait dressé. La plupart des gens s'arrêtent à ça, ne cherchent pas à voir plus loin. L'impression donnée correspond totalement à cette relation qu'entretiennent des soldats avec leurs supérieurs hiérarchiques à l'armée. Il s'en fiche Matt, il sait. Mello n'est pas son chef, Mello est son ami. Son seul ami.

Mais leurs retrouvailles auraient quand même pu mieux se dérouler. Il est dans la chambre du blond depuis à peine une minute qu'il se fait déjà arracher sa cigarette de la bouche. Il esquisse un petit sourire en se disant que ça y est, la terreur est enfin de retour. Et pour une fois, Matt sera heureux que Mello l'empêche de fumer, parce que ça veut dire qu'il n'est plus seul. Seulement pour ce soir par contre. Dès le lendemain, il gueulera, lui rappellera qu'il peut dire ce qu'il veut, il est autant dépendant au chocolat que lui à la cigarette. Un beau duo de toxico qu'ils font là. Et puis, il y a les reproches. Bien sûr, son travail n'est pas parfait, mais il a fait de son mieux avec rien pendant les derniers six mois. Et même si Matt n'est pas du genre à attendre des félicitations, et il vaut mieux quand on est ami avec Mello, un peu de reconnaissance serait définitivement les bienvenues. Nouveau soupire de la part du roux. Il suppose que pour ça il peut aller se faire foutre.

Et les sentiments se bousculent dans le cerveau du geek. Forcément, il est énervé contre son ami. Il ignore sa question, remet totalement en cause son travail et le tient pour responsable de tous les petits soucis qu'il y a eu dans la Rébellion ces derniers mois. Et puis, il y a la peur. La peur pour Mello s'il se retrouve confronté à Hadès. Il faut avouer qu'avec un flingue, à plusieurs mètres, Mello pourrait carrément descendre l'autre chef sans le moindre problème. Mais ce serait trop simple et il semblerait que son ami ait le besoin vital de tout faire compliquer. Qu'est-ce qu'il a fait pour mériter ça ? Il repense à la dernière fois que Mello et Hadès se sont affrontés. Le blond n'était pas dans un état très glorieux à la fin. Et vu que c'est dans son rôle de bras droit de protéger le chef de la mafia, il n'a plus qu'à trouver un moyen de faire oublier Hadès à Mello pendant un certain temps. C'est pas gagné tout ça.

Cigarette, il a besoin d'une putain de cigarette ou il va devenir fou. Sérieusement, il a fait quoi pour mériter cette abstinence. Et puis comment il peut se calmer les nerfs sans sa nicotine adorée.

« Tu te fous de ma gueule Mell ? – Il vient de signer son arrêt de mort en une phrase. Mais il ne faut pas croire, c'est tout un art de réussir ce genre d'exploit et d'en sortir vivant. Et pour ça, il est clairement le meilleur. Il faut bien qu'il use de ses privilèges de temps en temps. – J'me suis tapé tout ton sale boulot pendant six mois. J'ai même fini par croire que tu reviendrais pas, que tu m'avais abandonné comme à l'époque de la Wammy's. Tu sais ce que ça fait de se coltiner tous les problèmes à la con de tes membres qui font connerie sur connerie alors qu'à côté de ça, la seule chose que t'es capable de te demander c'est si ça va servir à quelque chose ? »

Calme. On respire, on essaye d'analyser la scène, de voir où Mello a caché son flingue pour lui retirer des mains si l'idée venait à son meilleur ami de lui tirer dessus. On ne sait jamais.

« Sérieusement Mell. J'aurais fait quoi moi, sans toi ? J'aurais continué ce combat à la con... – Pause. Putain, il sent la connerie. – Et me fait pas dire ce que j'ai pas dit. Bien sûr j'ai autant envie que toi d'arrêter tous ces ministres corrompus mais j'en suis pas capable. C'est toi le chef. Alors avant de te défouler sur moi, rappelles-toi que tu es le bon à rien qui m'a laissé faire ton boulot, qui t'es cassé sans prendre la peine de préparer tout ça. T'aurais pu crever, on aurait bien été dans la merde. Alors ouais, à côté de ça, j'ai pas eu le temps de gérer ces abrutis de hackeurs qui n'en font qu'à leur tête. Mais là, ça va changer. Ils ont compris la leçon, c'est bon, et je vais avoir plus le temps pour leur projet. Donc fous-moi la paix, et non, je veux pas de ton putain de chocolat. »

Et comme s'il n'avait pas suffisamment signé son arrêt de mort, il attrape la tablette des mains pour la jeter sur la table. Il ne sait pas de qui il aurait le plus peur dans ce genre de situation. De Mello en colère qui serait capable de l'égorger pour l'avoir éloigné de sa drogue, ou de Will qui crierait à l'hérésie. Sûrement de la deuxième, mais la chocolatière n'étant pas là, il ne reste que Mello pour s'assurer qu'il ne verra jamais le lendemain.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 472
Age : 27
Localisation : Dans ton...
Mar 18 Nov - 18:49
La vérité ? Il ne sait pas ce qu'il va faire, toujours. Il commet ses actions sous l'élan, sous une impulsion divine. Lorsqu'il claque, insulte, tire, ce n'était pas souvent prévu trois secondes auparavant, et Near lui aurait souvent reproché d'être trop spontané et imprévisible. C'était sa perte. Parce qu'il était Mello, qu'il était blond au lieu d'avoir eu les cheveux délavés par la javel, parce que lui, il passait ses journées et ses soirées à travailler, à organiser de nouveaux plans et non à rêvasser et jouer comme le faisait ce connard de Near. Il le haïssait, il détestait cet enfant, et maintenant cet adulte qui le narguait comme jamais. Alors pourquoi n'avait-il jamais tué ce con, maintenant qu'il avait du sang sur les mains ? Probablement parce qu'il se disait que ce conflit planétaire ne pouvait se terminer qu'avec lui, qu'avec leur tandem de génie. Ce froussard, cet imbécile qui préférait se cacher plutôt que de se montrer, ce gros con qui parlait toujours par énigme, ne complétait jamais ses phrases, laissant la conversation se terminer par un terrible blanc.

Blanc.

Comme ses vêtements, comme ses cheveux et sa peau, totalement meurtrie de ne jamais être exposée à l'astre solaire. Ce qu'il le dégoûtait...Et en parallèle, il y avait Matt. Matt qui avait l'impudence d'exister et, par dessus tout, de lui répondre. Qui le cherchait, qui savait que s'il était un peu énervé, il ne manquerait de lui foutre le flingue entre les deux yeux. Oh, il ne tirerait pas. Peut-être dans un bras ou une jambe, assez pour faire mal, mais que ce soit clair : Mello ne tirerait jamais dans son meilleur ami...ou plutôt dans son seul ami. Alors, Mello, il fait genre qu'il l'écoute s'énerver, presque calmement. Ce genre de calme avant la tempête, si vous voyez ce que je veux dire, et les petites fossettes près des yeux du blond se crispaient comme s'il était tout proche de la crise de nerfs.

Lorsqu'il balance la tablette de chocolat, ça devient trop. D'ailleurs, Mello va la rattraper et en craque un carré : pas pour lui, pour une fois, mais pour Matt. Ce qui va suivre sera d'anthologie : il craque, ce connard ? Alors il voit ce que lui vit chaque jour depuis ces dix années, au lieu de glander dans sa chambre avec tous ces jeux pourris qu'il accepte de lui payer jours après jours avec l'argent de la mafia.

« C'est bon, t'as fini de te plaindre ? De parler avant de te dire que je n'avais peut-être pas le choix ? », le crache-t-il à la gueule. Et puis, sans prévenir, il lui fout le carré dans la bouche. Ça doit être amer, c'est certain, et d'ailleurs, il ne se souvient plus si Matt aime vraiment le chocolat. En tout cas, il n'a pas le souvenir qu'il y soit allergique. « Bordel. Le jour où je voudrais vraiment connaître ton putain d'avis, je t'enverrai un Mail. » Foutu jeu de mot. Il poussa Matt, puis retourna s'étaler sur le canapé, sans même prendre le soin d'enlever ses godasses.

« Avec tout ça, tu m'avais promis de me résumer la situation, et ça ne vient toujours pas. Alors moi, je vais le faire. J'ai nommé la gosse à la place de Hadès. Il était temps de le destituer. Je pourrais garder le contrôle du camp des civils de cette manière. Ha. Sinon, j'ai dû ramener une bon vingtaine d'hommes. Ça ne s'est pas fait en claquant des doigts, j'ai quelques cicatrices en plus, d'où mon retard conséquent dû à un séjour prolongé à l'hosto'. » Mello souffla. Il était encore énervé, mais entre temps, le reste de la tablette avait fini dans son estomac, et ça l'aidait fortement.

« Je ne crève pas. Je suis immortel. On est tous les deux immortels. Alors bientôt, on va mener une action suicide contre le gouvernement. Tu me suis ? Des nouvelles de Near le crétin ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Sam 13 Déc - 22:42
Au final, Matt c'est quand même le mec patient. Parce que malgré toutes les années, il continue à obéir sans ne rien dire. Enfin, si. Bien sûr, il gueule, il fait comprendre à Mello qu'il n'est qu'un con fini, mais ça ce n'est rien. L'important c'est qu'il reste, il ne bouge pas. Il est fidèle, encore plus qu'un chien. L'animal se barre quand on oublie de le nourrir, il préfère choisir la douceur aux coups. Pas Matt. Mello pourrait le battre, le traiter comme le pire des objets qu'il resterait. Personne n'a jamais dit que leur relation était saine après tout. Il y a beaucoup plus de rumeurs qui courent sur quelque chose de pervertie que sur de gentils amis qui prennent le thé ensemble tous les après-midi. Et il l'a retrouvé son meilleur ami. C'est bien lui, il en est sûr, il n'y a aucun doute là-dessus. Le blond est ingrat comme toujours. Il l'a toujours été mais Matt ne fait jamais rien en attente de compliments. Il sait que c'est peine perdue, il préfère ne pas chercher quelque chose qui pourrait le décevoir. Ce n'est pas une idée vivable, pas la bonne façon de fonctionner. Surtout avec le blond.

« Ta gueule Mihael. – Il déteste que son ami fasse des blagues pas drôle sur son prénom. Ben oui, c'était trop facile d'envoyer un Mail au geek. Il ne fallait pas être un génie pour la faire celle-ci. Il suffisait de connaître son prénom en fait. Heureusement qu'à ce niveau-là, les personnes pouvant se moquer de lui se compte facilement sur une main, encore plus depuis la mort de Beyond Birthday. – Attend, la gosse ? Ella ? Tu te fiches de moi ? Elle est bien trop proche d'Hadès pour que ça soit utile. »

Il jette un regard inquiet à Mello quand celui-ci mentionne l'hôpital. Et pourtant, il ne dit rien. Il a l'habitude que son meilleur ami finisse dans ce genre d'endroit. Après tout, le blond agit souvent sans réfléchir ce qui a des conséquences relativement importantes sur sa santé. Parfois, Matt s'inquiète pour lui-même si c'est assez rare. Son ami est une force de la nature, rien ne l'arrêtera jamais à moins de se prendre une balle en plein cœur. Et encore, cet idiot serait capable de se relever pour gueuler une dernière fois avant de mourir. Quel abruti.

« Bon, tu vois que t'avais pas besoin de résumer. Par contre, j'ai des nouvelles d'Illness et du Cavalier Noir. Elle est retenue prisonnière par Nathan mais elle commence à reprendre un peu le contrôle des choses. – Le flippe. Il déteste se dire qu'un ancien de la Wammy's est coincé avec un psychopathe, et ça même s'ils ne s'aiment pas vraiment. C'est une question de principe. – Mais on peut rien faire pour elle, elle ne veut pas être aidée. C'est Illness après tout, elle a toujours été folle. Juste que c'était utile de l'avoir au poste de rédactrice du journal. »

Lorsqu'il entend Mello prononcé les mots action suicide contre le gouvernement sa respiration se bloque pendant au moins deux secondes. Il ne sait pas pourquoi, mais il a toujours espéré que cette histoire se terminerait bien, qu'ils finiraient par régler cette affaire et qu'ils prendraient leur retraite dans un petit coin pommé, sauf personne pour les embêter, avec une connexion haut débit pour subvenir à ses besoins, et un camion de la société de Will passant toutes les semaines les livrer en chocolat pour ceux de Mello. Mais il faut croire que son meilleur ami n'est pas aussi imaginatif que lui. Non, il préfère quelque chose qui fasse boum. Mais ça ne le choque pas. Il les a toujours préféré.

« Mais ferme-la. Une action suicide ? Tu crois vraiment que je te suivrais là-dedans ? – Il réfléchit quelques secondes avant de continuer. – Tu crois vraiment que je te laisserais faire de toute façon ? C'est hors de question. Il y aurait plus personne après pour régler tout ce merdier. Parce que oui, j'ai des nouvelles de Near. Il sert à rien. Rien n'avance jamais de son côté. Son camp a été dissout, c'est tout dire. Mais je crois que je te l'avais dit. Et depuis, plus rien. »

C'est le genre de nouvelles que Mello aime, savoir que son rival de toujours échoue là où il arrive à avoir des brides de résultats. Bon, ce n'est pas flagrant non plus, mais c'est mieux que rien. Et en l’occurrence, rien c'est Near.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 472
Age : 27
Localisation : Dans ton...
Jeu 8 Jan - 22:41
Tu sais, Matt, quand on sera plus grands, je te construirais des châteaux, des châteaux tout entiers ! On fera des pâtés de sable jusqu'à en crever, au point que Near en sera vert de rage ! On sera comme toutes les familles normales, tu sais, et tous les gens ne feront que nous envier. Ils se diront : « mais qui sont ces deux génies qui ont pu construire cette œuvre d'art ? », et nous, on brandira des coupes pleines d'or et de mer, on arborera nos fiers maillots de bains partout dans le monde où on ira. Il n'y aura plus de Wammy's House, plus de putain de compétition et de poignets qui frottent l'encre sur le sable. Linda ne nous fera plus chier avec ses pleurnicheries, Near...Near sera peut-être là, mais on l'aura depuis longtemps battu, et il sera le spectateur de nos efforts et on rira. On rira, Matt ! On rira aux éclats, aussi longtemps qu'on le pourra. Parce que moi, Matt, je ne veux pas devenir L. J'aime la justice, mais je ne crois pas en sa mort. L est génial, Matt. L, il vivra pour toujours, surtout qu'il a que dix ans de plus que nous...et à l'échelle de nos vies, ce n'est vraiment pas beaucoup. On aura le temps de mourir au moins deux fois avant que lui, il nous succombe. Tu sais, Matt, je vois L comme un père...C'est vraiment celui qui nous a menti : il s'inquiète vraiment pour nous, il nous donne des cadeaux pour Noël, il nous parle gentiment...pas à toi ?

« Me parle pas de Near. Ce n'est qu'un connard. Aux dernières nouvelles, il utilise le pseudonyme de L...Je pensais pas qu'il oserait. Les coups d'éclats du Cavalier Noir n'ont pas marché. Les attaques sur les centrales non plus. Tu sais, je dis qu'il y a peut-être une solution, Matt, mais même moi, je commence à perdre espoir. Dix ans. Même pour toi, ça doit être long. On devrait partir, les laisser dans leur merde. Dans les autres pays, c'est moins pire. On trouve un shinigami, et on écrit le putain de nom de Yagami et ceux de tout son gouvernement. Haha. »

Pas toi. L n'avait jamais accordé autant d'attentions à Matt qu'il n'en avait accordé à Mello. Il lui avait longtemps parlé, surtout après la mort de A. Mello avait pu voir à quel point L se sentait coupable de ce suicide et il n'avait cessé de lui dire qu'ici, ils ne faisaient que l'aimer, comme un père, comme un camarade. Que A aussi l'aimait, que B y était pour beaucoup dans ce suicide, malgré ce qu'il avait pu lui dire. Et des années après, le détective était revenu, la mine sombre. Il l'avait entraîné dans le bureau qui lui était réservé – un petit paradis de friandises – et raconté l'histoire Beyond Birthday. Mello n'était pas idiot, il s'était douté que cet affront, à partir du moment où on avait retrouvé les premiers indices, avait été causé par ce psychopathe de B...mais ce jour-ci, il fut plus attentif que n'importe quel autre, et surtout fier d'avoir, lui, était choisi pour écrire l'histoire et non Near.

Matt était peut-être plus doué que lui : au fond, parfois, il se le disait, mais au moins, il ne le faisait pas chier. Il avait la décence de lui laisser la place au dessus, et c'était un signe de sagesse qui n'était présents que dans les personnes qu'ils pouvaient dire « de confiance ». Il mit un grande claque dans le dos du fumeur, assez rieur, prêt à l'appeler dix fois, non, cent fois, par son prénom, et faire autant de jeux de mots de merde. C'était son ami, et il le resterait toujours : il pouvait lui casser mille fois ses consoles, il reviendrait toujours vers lui. Bravo Matt. Il lui était utile : plus qu'il ne l'imaginait, même. Son petit forum avait pris une ampleur non imaginée et il leur était désormais beaucoup plus utile que son groupe qui foutait le camp.

« Justement, la gosse, Matt. C'est pour ça. Elle l'a vu nous trahir en direct, tu sais. Alors, plus qu'aucun d'entre nous, elle le déteste pour ça...le complexe du survivant, Matt. Et mettre Ella là-bas, ce n'est pas une erreur. Elle était assez proche de ce con pour être acceptée par eux, et de nous pour être un peu bipolaire...pour que je puisse mettre enfin une main sur le groupe de ce foutu con. C'était à prendre ou à laisser. Mais je ne pense pas avoir fait une erreur. »

Il l'avait un peu oubliée, sur le coup, mais ça lui revient très clairement : Matt vient de lui parler d'Illness. Mello crisse des dents, se rappelant cette insupportable harpie, ses habits jaunes d'un si mauvais goûts, et surtout, ses humeurs et ses cris à l'orphelinat. Lorsqu'elle était partie en Tanzanie, ils avaient bien cru en être enfin débarrassée, mais ce n'était malheureusement pas le cas. Alors apprendre qu'un ministre de pacotille, aussi maigre, aussi ridicule la tenait prisonnière ? Franchement, ça ne le faisait pas flancher une seule seconde. Si ce monstre n'était pas capable de se délivrer toute seule, elle qui avait fait flancher l'honneur de tant à l'aide de ses simples mains, elle ne mériterait plus de s'appeler Illness. Mello hocha donc les épaules en seule réponse.

« Moi je suis d'avis à la laisser se démerder, cette connasse. Tu y touches pas. Tu la laisses faire comme elle dit, de toute façon, cette affaire va nous retomber dessus dans tous les cas et elle va tenter de se venger...comme d'habitude. On a l'habitude, ça fait un peu mal sur le coup, mais ça va mieux ensuite. »

Il lui prit ses lunettes, et les observa un instant : elles étaient sales, il se demandait comment Matt pouvait distinguer le moindre code de là-dedans. Ses yeux étaient plus marqués par les cernes que jamais et, étrangement, cela le perturba. Ça durait depuis trop longtemps, beaucoup trop.

« On doit arrêter, Matt. C'est un compte à rebours. Le médecin a dit que j'allais mourir, si je continuais comme ça. Que je risque de faire un infarctus à 40 ans. Et Wonka refuse de me fournir plus d'un certain quota en chocolat, maintenant. »

Il était à lui, tout entier. Pas comme Ishtar, différemment d'Ishtar. Il était son ami, l'être qui était présent à ses côtés depuis toujours, son meilleur ami. Sa main se glissa sous son sweet-shirt, son regard paraissait s'en foutre.

« Tu as aussi des cicatrices en plus, connard. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 15 Fév - 2:09
Tu sais Mello, j'ai envie de me casser. J'ai envie de rentrer au pays, ou même de partir ailleurs. J'ai besoin de quitter cette école, tout est malsain ici. On nous entraîne, on nous conditionne à devenir les parfaits petits génies, à chercher à devenir les meilleurs. Y'a que les cons qui aiment ça de toute façon. Non, non Mell calmes-toi, pas la peine de me frapper. Je m'en fous de ce que tu penses. On doit partir tu sais, et pas pour moi. Moi je le vis bien, je m'en fous. Je joue à la console et je bosse suffisamment pour que t'es pas honte de traîner avec moi. Mais c'est pour toi, c'est toujours pour toi de toute façon. Tu trouves vraiment que cette compétition avec Near elle est cool ? Tu penses vraiment qu'en devenant le meilleur, L t'aimera encore plus ? L n'est qu'un con, on nous conditionne comme du bétail à lui ressembler. Il n'est qu'un pion sur l'échiquier, et j'ai pas envie de finir comme lui. Alors on va se casser, tu seras en sécurité dans un univers sain. C'est un peu mon rôle de te protéger Mello, t'es pas capable de réussir ça tout seul. Mais c'est pas grave, tu fais le génie et moi je veille sur toi, ça te va ? Comment ça non ? Tu crois que je te demande ton avis ? Comment ça je ferme ma gueule ? Sérieux mec, tu crains, t'es incapable de voir ce qu'il y a de mieux pour toi. T'as de la chance, j'ai pas envie de me casser seul. Je pars pas sans toi, t'en as conscience de ça ?

« Dix ans, c'est trop long. Tu sais, des fois j'y pense tu sais. – Des fois, il quitte ses jeux vidéo. Des fois, il s'allonge sur son canapé à regarder le plafond à travers ses lunettes et il réfléchit. Mais il le fait rarement, parce que ça fait mal. Même lui n'aime pas être confronté à l'échec. – T'as raison mec, c'est foutu. Ça fait des années que ça l'est, et j'en ai ras-le-bol. On a tout essayé Mello, tout essayé. Mais tous les gens là-dehors, ils s'en foutent. Au final, je me demande s'ils veulent encore un putain de changement. Ils ont peur de ce qu'il vient après. L'inconnu, la création d'un nouveau gouvernement, d'un nouveau système politique. »

Il repense à tous ces pays qui après la Seconde Guerre mondiale ont été obligé de changer, de tout refaire et ça jusqu'à la constitution. Alors oui, ça fait peur et il comprend les craintes des citoyens qui ne veulent pas tomber là-dedans. Parce qu'avec le recul, pour le mec banal qui n'a pas d'autre but que de vivre une petite vie paisible, le genre de mec qui emmerde personne tant qu'il peut manger et soigner son rhume l'hiver, le gouvernement est très bien. Peut-être un peu autoritaire, pas le droit de sortir après une certaine heure, mais il se sent protégé. Et c'est là leur problème. La masse a besoin de se sentir rassurer, la masse a besoin de se sentir loin du danger. Mais le danger, c'est eux maintenant, c'est faux qui essayent de faire changer les choses. Parce que les attentats c'est mignon, ça déstabilise le gouvernement en les faisant passer pour terroriste. Ça rend légitimes toutes les rafles dans les bas-fonds parce qu'il faut protéger la société incapable de le faire soi-même.

« Ils veulent pas être sauvés, ils se sont habitués à cette merde. – Sa phrase sonne comme une conclusion à plus de dix ans d'acharnement, comme l'acceptation d'une vérité blessante qu'on rejette depuis trop longtemps. – Peut-être que c'est ce qu'on aurait dû faire tu sais. Mais bon, on a été conditionné pour refuser la dictature. Mais sérieusement, est-ce que ça sert à grand chose de se pourrir la vie comme ça ? J'ai pas envie de finir comme Illness qui souffre du syndrome de Stockholm ou comme BB qui n'est qu'un fou furieux. Et j'en ai rien à foutre de L, j'en ai jamais rien eu à foutre. La seule chose que je sais c'est que si on veut avoir une chance de suivre ses traces, c'est en crevant comme des merdes. J'ai pas envie de crever Mihael. »

Son regard est triste, il se sent mal. Et ce n'est pas qu'en partie à cause de la main de son meilleur ami qui touche ses cicatrices. Le connard qu'il prononce ne l'atteint pas, comme souvent. De toute façon, plus rien ne l'atteint. Mello l'a trahi deux fois, et aujourd'hui il a l'impression d'être une coquille presque vide, qui se recommence à se remplir petit à petit, grâce à lui, grâce à cet obsédé de chocolat. Il se laisse aller, peut-être un peu trop. Il repousse pas Mello, celui-ci serait capable de le tuer face à un tel geste, il préfère lui sourire, se laisser faire, lever sa main malgré sa flemme légendaire pour lui toucher les cheveux.

« Toi aussi... – Il marque une pause, se demandant laquelle sera la cicatrice de trop, celle qui les fera enfin réagir, les motivera à partir. – Merde Mello. Laissons-les dans leur merde. Illness, Ella, Tokyo. Ils nous ont rien demandé, j'en ai marre de te voir blessé. »
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 472
Age : 27
Localisation : Dans ton...
Dim 3 Mai - 14:45
Foutu.

Foutu.

Toutes ces années pour rien, tous ces morts pour rien. Et pourtant, ils avaient le sourire, et pourtant, ils étaient motivés. Chacun s'est battu avec ses tripes, jusqu'à rencontrer le crayon fatal de Kira. Quelque part, comme c'était le cas pour Beyond Birthday, Mello a conscience que son nom également peut être inscrit dans le cahier, que ses actions ne sont qu'un tout manipulé par le Destin divin. Il s'en fout, maintenant. Il peut bien crever, ils peuvent bien crever, il s'en fout, tant qu'il se barre d'ici.

En Angleterre, le temps craint. Il pleut tout le temps, il fait froid comme jamais, les gens sont cons et idiot. Quelle sera la différence avec le Japon ? Les services secrets te collent aux fesses comme un morbac au calebute d'Hadès, la reine d'Angleterre sans doute aussi agréable qu'une nana qui a ses règles. Il s'en fout, il veut rentrer. Il a beau être russe, à l'origine, avoir manipulé la mafia ici pendant une dizaine d'années au Japon, c'est à l'Angleterre qu'il appartient. Là-bas, ils auraient un chez-eux, sans doute un appartement minable ou pas, car Mello a mis deux ou trois sous de côté dans son porte-feuille. Matt fera ce qu'il voudra de sa vie, sans y être forcé : il le sait, qu'il en a envie, et lui...Ben lui deviendra détective. Il en a ras le cul de foutre sa vie en l'air de Kira mais sera incapable de résister à sa première et belle vocation.

« Ouais, on va se tirer. Je fais nos bagages et on se tire. J'y pense depuis longtemps, déjà. Plus tôt on décolle de là, mieux ce sera pour nous. »

Il tire de son placard deux sacs pleins de fringues et de bouffe. Il y pense depuis une éternité, au départ précipité, Mello. Au début parce que sa vie était mise en danger par ces connards qui voulaient récupérer la Mafia, à la fin parce qu'il en était simplement las. Il sort son portable pour se connecter au net avant de se souvenir qu'il vaudra mieux que Matt le fasse lui-même. Prendre – ou plutôt voler – des billets virtuels sur un compte bancaire qui n'existe pas lui demandera sûrement moins de temps que lui, et il aurait également moins de chance de se faire capter. Mello avait confiance en son intelligence, mais le crackage de données était carrément plus dans le domaine de Matt.

« Trouve-moi un vol. », lui dit-il en lui passant le smartphone tandis qu'il s'éloigne pour mettre une perruque et un peu de maquillage sur la gueule. « Tant d'années passées pour rien...on en a, des trucs à rattraper. J'aurais bien zigouillé la gueule d'Hadès, mais je pense que c'est trop tard pour ça. L'idéal serait sûrement de lui faire un lavage de cerveau, je déteste le fait qu'il connaisse mon visage. Si il se retrouve avec un stylo et un bout de cahier dans la main, je suis sûr qu'il n'hésitera pas. »

C'est la dernière inquiétude qui le retient ici, sans doute, même s'il sait qu'avec le groupe Mafia hydresque qu'il a dirigé ici, Hadès devrait être le cadet de ses soucis. Par réflexe, Mihael Keehl se fourre dans la bouche un bout de chocolat qu'il avait mis dans un des sacs à dos, et le craque, réfléchissant à la suite.

« J'ai du fric, trois DS dans mon sac pour toi, et un paquet de jeux qui viennent de sortir obtenus au marché noir. On n'embarque pas toutes tes bécanes, trop encombrant, alors je te conseille de les réinitialiser. Ça leur fera les pieds et les retardera un peu. »

Il était prêt. Et avec ces fringues et ces cheveux bruns, il ressemblait juste à un geek. Sans oublier les lunettes. Mello était transfiguré. Il prit un accent russe, son accent russe à lui, celui qui ressortait lorsqu'il était en colère et parla.

« Alors, tu te bouges ? Je suis prêt, moi. »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Narry Potter [Spoiler Inside]
» James Storm Vs Brock Lesnar
» [UPTOBOX] Final Storm [DVDRiP]
» Test Winter Assaut par Manik
» Flame On [Johnny Storm]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Hors RP :: Archives (numériques) :: Rps archivés-
Sauter vers: