Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Allons tous à la huitième case ! [Conseil de ministres]

 :: Tokyo - Zone RP :: Quartier d'affaires :: QG du gouvernement de Kira Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Junichiro Iwa
Invité
avatar
Junichiro Iwa
Mer 6 Aoû - 14:10
C'est un peu lamentable tout ça. Donc conseil des ministres.
Il y a des jours où on a l'impression que toute l'humanité est une bande de singes qui sait à peine cueillir des bananes sans se tuer toute seule. Comme si tout le monde vivait dans un délirium de connerie constante avec quelques éclairs de lucidité déprimante. Et par dessus le marché, on a fait une construction purement mentale, aussi stable qu'un unijambiste dans un concours de coups de pied au cul, on a appelé ça « Etat central », puis, dans les profondeurs abyssales de notre naïveté, on s'est dit que tout se passerait bien. Tu sais quoi ? Ben nan.

Après ma petite discussion avec Beyond, j'ai eu un petit passage à vide. Une injection-retard de neuroleptique a permis d'essuyer le gros de la tempête, mais en contrepartie j'ai dû passer quelques jours au calme parce que trop défoncée pour faire des trucs. Ça m'était pas arrivé depuis un moment. Il m'aura vraiment fait chiée jusqu'au bout ce psychopathe. En tout cas, on dit merci au maquillage qui cache mes cernes de trois kilomètres de long. J'ai aussi suffisamment l'habitude du cadre formel pour ne pas m'avachir sur la table à la première seconde d'inattention, mais je te jure que je lutte.
Et donc, tu veux savoir la cerise sur le gâteau ? Dans la forteresse de Kira elle-même, un mystérieux groupe a réussi à récupérer le semi-shinigami sans que ça emmerde personne. Va savoir comment, ils ont réussi à foutre un merdier maximum dans les sous-sols. On a aucune idée de la façon dont ils s'y sont pris. On a même déplacé le cobaye depuis un labo jusqu'ici en pensant que ça serait plus sûr ! Mais on attendait pas un tel soutien. Un groupe armé, organisé... et de plus, le patient zéro a réussi à passer outre le mot de passe du contrôle parental installé sur son ordi pour accéder à internet et envoyer un message à ses petits copains, sur une boîte mail sécurisée que personne arrive à localiser. OK, le coup du contrôle parental, c'était un peu moisi pour un truc hyper sécurisé du gouvernement., et je jure que j'ai pas eu voix au chapitre sur une connerie pareille.. mais comment on pouvait savoir qu'un gamin amnésique ait de telles connaissances en informatique ? Les mecs qui bossent dessus trouvent même pas comment il a fait, c'est comme si il avait juste trouvé le mot de passe tout seul. Un nouveau talent de nature occulte ? Une erreur humaine ? Surtout qu'en théorie il était défoncé comme un cheval, sédaté à plus en savoir son nom.
Mais j'ai un coupable sous la main.

Nathan l'a vu. Moi pas. A la base je lui ai collé la mission pour le faire chier, comme j'ai envoyé un gorille le gronder très fort. Déjà parce qu'il fait mal le taff qu'on lui confie, et ensuite parce que je l'aime pas. Je sais pas pourquoi, juste le fluide passe pas. C'est son coté rétention anale, je pense. Il veut pas prendre de médication, bien que j'ai envoyé plein de subtils messages – par le biais d'un médecin du travail, de ses (pas vraiment) proches, d'un gorille...  prochaine étape, je lui écarte les mâchoires de force et je lui enfonce des médoc avec mon poing jusqu'à l'épaule. En hurlant.
Mais bref. Au moins on a récupéré plein de petit morceau de la bestiole, jusqu'à du sperme – viable, bien qu'un peu faiblard, saloperie de pollution. Des études poussées révéleront peut être pourquoi ce petit con est toujours vivant et tous les autres ayant eu les mêmes greffes au même moment non. Et comment il a eu les moyens de s'enfuir.

- Bonjour à tous.

Râh, je serais tellement plus d'humeur pour une petite sieste.

- Bon, je ne vais pas faire de long préambule. Mr Suzaku, comment un gosse intellectuellement limité et complètement défoncé a pu s'enfuir d'ici malgré votre inspection préalable pour justement appréhender ce genre de problème ?

Ouais, brut de pomme, comme ça et aucun rapport avec des sujets super important comme l'économie ou le chômage, mais j'y tiens beaucoup à mes petites bêtes. Je pense avec nostalgie à Thirteen, elle me mangeait dans la main... une jolie petite libellule. Celui là j'aurais pu faire pareil aussi. Ils ont à peu près le même problème : une intelligence normale, mais une ignorance du monde abyssale.  Hélas, pas eu le temps de modeler leur personnalité et leur vision de l'univers de A à Z, parce que mes collaborateurs sont trop cons pour ça. Ou c'est moi. Peut être que je devrais passer à des occupations plus rationnelles.

[ HJ / Si vos perso sont sur des sous-intrigues tout ça et que Iwa est censée être au courant, hésitez pas à m'envoyer un petit MP pour m'en parler, mettre les liens des rp's tout ça... ça me donnera de la matière pour vous engueuler tous. : ) ]
Junichiro Iwa
Revenir en haut Aller en bas
Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
avatar
Messages : 318
Localisation : Sur la Toile
Sam 9 Aoû - 20:57
Qu'il y a-t-il de pire que de se rendre dans un lieu où tous les requins de la ville sont réunis ? Le premier conseil des ministres depuis des mois avait lieu à cette heure. Nathan Suzaku n'avait aucune idée de ce qu'il allait pouvoir dire ou faire, mais il avait soigneusement préparé sa défensive pendant les nuits à venir, et s'était également arrangé pour que l'on ne puisse rien trouver sur lui et Illness...il fallait dire qu'il avait enfermé la femme de ses rêves et qu'il la droguait doucement, impassiblement. De jours en jours, le contenu de son armoire à pharmacie était sensiblement en train de baisser et le ministre de la censure écrasait méthodiquement les cachets pour les mélanger à la nourriture d'Illness. Il ne faisait que cela pour la protéger du monde extérieur, maintenant qu'il avait vu que la belle sortait à sa guise pour se rendre dans les locaux du Cavalier Noir : quelqu'un comme elle était encore trop fragile pour se promener dans le dangereux et cruel monde.

Il avait bouclé ses derniers dossiers très tôt pour pouvoir se rendre à l'heure au conseil. Dans le couloir qui menait à la grande salle, située dans un des derniers étages de la Tour, il croisa beaucoup de ces collègues, mais il en ignora la plupart. Il devrait prochainement parler à Arthur Williams de ce sang qu'il avait prélevé à ce gosse, mais au milieu de tous ces gardes du corps et des autres ministres, il avait se tenir. Il salua rapidement de la tête la ministre de l'éducation, Alana Northman, seule femme ici qu'il trouvait digne de ce poste – seul humain par ailleurs – avant de se précipiter à l'intérieur de la salle. Il prit son siège habituel, celui sur le côté, confortable, et posa sa pile de dossiers à côté de lui. Ce n'était pas parce qu'il n'avait pas de point particulier à aborder qu'il n'avait rien à dire. La récente évasion de Hadès, mais aussi celle du gosse aux pouvoirs bizarres le mettaient dans une position assez délicate. Il avait des captures d'écran des caméras à montrer où on voyait nettement Arashi Darkwood parler à son frère et le faire sortir des bâtiments, et il savait aussi qu'il devait être un des derniers à avoir parler à Mordred. Merde.

Iwa entra dans la salle et Nathan se leva immédiatement pour lui montrer le signe de son respect. Il jeta un ou deux regards noirs aux autres qui ne l'imitaient pas, et se rassit. La réunion commença...fort mal. De quoi au juste l'accusait-on ? Il ne pouvait rien dire au premier Ministre ni l'accuser de quoi que ce soit. Dans les jours d'avant, il aurait sûrement piqué un phare et se serait mis à l'engueuler, mais là, il surveillait du coin Arashi Darkwood qui, il le savait, était clairement en phase avec son supérieur, et puis il y avait eu cette fameuse rencontre avec Kayako et l'excuse moisie qu'il lui avait servie à propos de Illness.

« Monsieur. Avec tout le respect que je vous dois, je n'étais pas chargé du transfert et de l'emprisonnement de cet enfant. Je l'ai interrogé parce que vous me l'avez demandé et c'est tout. Je n'ai rien trouvé qui explique cette évasion, mais je pense qu'il avait des contacts avec des personnes à l'extérieur. Je suspecte également l'implication de personnel des laboratoires ou directement de taupes dans la police. Je pense que pour cela, nous pourrons demander à Monsieur Darkwood s'il a trouvé quelque chose, un indice ou je ne sais quoi. Je vous rappelle par ailleurs que je suis ministre de la censure et non interrogateur. Appelez Darkwood la prochaine fois, il sait si bien le faire. »

Nathan reprit une soudaine respiration après avoir parlé tant de temps sans prendre une seule pause. Il ne pensait sérieusement pas avoir été vulgaire dans ses paroles – tout était vrai, après tout, et il ne voyait pas pourquoi il se retrouverait incriminé, surtout pour une mission lambda que le premier ministre lui avait distribuée par manque d'effectif.

Son regard de poisson scruta lentement, un à un, l'ensemble des ministres présents ici. Asahi Kure semblait ne pas avoir dormi depuis plusieurs nuits. Il ne savait pas si cela avait un rapport avec la mort de Beyond Birthday, mais étonnamment, depuis que cet homme avait trépassé, les cernes sur son joli visage s'épaississait. Il en arrivait presque à avoir de la peine pour elle. Arashi Darkwood...il n'aimait pas du tout cet homme, alors il passa rapidement au visage suivant, qui était celui de Northman : rien à dire. Le dernier était celui de Williams qui, comme d'habitude, avait l'air de dormir sur son fauteuil. Suzaku s’éclaircit la voix avant de parler de nouveau.

« Je pensais à plusieurs points à aborder au cours de cette réunion...Mais évidemment, avant, je vais vous parler de ce que ce gamin a pu dire au cours de notre...mhh...entretien. La drogue aidant, il a fini par avouer qu'il avait collaboré avec des terroristes, mais aussi avec Hadès. Ce qui nous amène à notre premier point. », Nathan poussa les screens des caméras de surveillance vers Iwa, ceux qui montrait un Arashi en train de soutenir la jeune Elliana Rokudo et Hadès. « Nous avons un traître à cette table et il n'est pas très malin. Darkwood...vous êtes coupable de l'évasion de votre frère, Hadès, et de sa complice.  Ce qui nous amène à une question : faut-il exécuter Hadès ? Je crois savoir que vous avez son nom, n'est-ce pas ? »

Tout ce qui concernait la mort de Beyond Birthday, ce ne serait pas lui qui l'aborderait tout simplement parce que lui n'y voyait pas d'importance. Il ignorait complètement que le Cavalier Noir s'était aujourd'hui joué de lui et avait réussi à faire passer, malgré la censure, un article sur la mort ignoble du criminel.

« Je crois que c'est tout. Je vous laisse la parole, n'en doutez pas, je ne compte pas la monopoliser pendant toute cette réunion. »





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Mer 3 Sep - 19:01
Alana n'était pas ravie de devoir aller à cette fichue réunion des ministres. Elle savait ce qui allait se passer. Tout le monde allait se faire incendier par Junichiro Iwa et personne ne pourrait incendier Junichiro Iwa pour les erreurs qu'elle avait pu commettre. Dans ce genre de réunion, peut importe que ton apparence et ton comportement soient irréprochables, tu passeras à la moulinette quoi qu'il arrive. C'est ainsi qu'Alana arriva au QG du gouvernement, une boule au ventre.

La ministre salua ses collègues. Elle lança en plus un sourire à Arthur. Nathan la salua aussi et elle fit de même. Elle entra après lui dans la salle où allait se dérouler la fameuse réunion. Lorsque Junichiro Iwa arriva, Alana se leva de sa chaise avant de se rasseoir. Elle avait vu Nathan jeter des regards noirs à ceux qui ne faisaient pas de même. Elle roula des yeux. C'était le problème des autres. Ils avaient peut-être envie d'énerver le Premier Ministre. A la première phrase d'Iwa, Alana - et tous les ministres sûrement - su que la réunion allait dégénérer rapidement. Elle frappa fort en s'en prenant tout d'abord à Nathan et à la fameuse affaire qui le concernait. Elle avait un peu de peine pour lui. Nathan, en revanche, ne flancha pas à la question de Iwa. Il lui répondit de façon courtoise et en se justifiant correctement. Il devait sûrement s'il attendre à cette question.

Nathan montra des screens de caméras de surveillance montrant Darkwood aidant Hadès et une fillette. Alana reconnue Ella. La petiote qui devait la kidnapper. L'arroseur avait été arrosé. Elle aurait aimé participé à l'interrogatoire de Ella mais elle n'en avait pas eu l'autorisation. Le kidnapping d'Ella était un pur hasard c'est vrai mais quand même !

- Cette petite, Ella, est-elle une personne potentiellement dangereuse ? Elle doit avoir une certaine importance pour faire partie du groupe de Hadès, si elle en fait bien partie. A première vue elle fait innocente et trop gentille pour attaquer, mais je préfère me méfier même si notre « rencontre » c'est plutôt bien passé.

Elle repensa à la légère blessure qu'Ella lui avait faite au cou. Elle avait guérit bien sûr mais Alana doutait qu'elle pouvait faire pire. On racontait d'ailleurs que parmi les jumeaux sanguinaires, le plus important et le plus méchant était son frère.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Jeu 4 Sep - 18:20
Contrairement aux autres, Arashi était plutôt serein en ce qui concernait cette réunion. Premièrement parce qu'il avait de bonnes relations avec Iwa, et puis … Avez vous déjà vu Arashi Darkwood perdre son sang froid ? Non, l'homme était assit bien droit à une chaise, aussi calme que d'habitude. Un calme presque terrifiant, son regard sérieux et froid dévisageait l'assemblé, pour s'arrêter sur Suzaku. Quelque chose lui disait que ce dernier allait lui apporter des problèmes. Un drôle de pressentiment qui ne laissait présager rien de bon. Mais pour le moment, il ne laissait rien paraître et resta aussi indéchiffrable que d'habitude.

Lorsque Iwa arriva, comme pratiquement tout le monde, il se leva, attendant qu'elle s'assoit pour en faire de même. Il haussa un sourcil en fixant les personnes qui avaient manqué de respect en restant assit, avant de pousser un léger soupire, agacé. La réunion commença cependant sur une évasion que Suzaku s'empressa de justifier tout en lui lançant des pics. Le rouquin ne répliqua rien, n'entrant pas dans son jeu. Il savait ce qu'il avait à faire et se chargerait d'avoir un travail irréprochable. Inutile de lui demander comment procéder. Il n'avait là dessus de compte à rendre à personne … A part Iwa.

Comme il l'avait prévu, Arashi était dans la ligne de mire de Suzaku qui ne lâcha pas l'affaire, l'attaquant autrement. En l'accusant d'être responsable de l'évasion d'Hadès et de la petite Rokudo. Le ministre jeta un brève regard aux clichés, tout en laissant Nathan parler. Alors que tout le monde le regardant, attendant des explications sur ce qu'ils voyaient, Arashi ne s'exprima pas. Toujours aussi calme et serein, il se releva, bien que ses mains crispées sur la table trahissait légèrement son agacement. Sans un mot, il quitta la pièce pour se diriger d'un pas souple et rapide, sans pour autant courir, au bureau de sa secrétaire. Cette derniere lui jeta un regard surprit pendant que le ministre de la justice trifouillait sur l'ordinateur, notant un mot de passe pour aller dans l'emploi du temps pour les événements qui ne sont pas à divulguer. Il imprima la page qu'il souhaitait après l'avoir lu rapidement, un léger sourire satisfait aux lèvres.

Il retourna donc dans la salle de réunion, et avant de s'asseoir, il jeta la page de l'agenda sur les clichés. Arashi se rassit et resta silencieux un instant, fixant Nathan, avant de prendre la parole en se retourna vers Iwa.

« Comme vous pouvez le constater, au moment où ont été prit ces clichés, c'est à dire pendant l'évasion d'Hadès, j'étais moi même en réunion secrète, pour votre compte en plus. Ce qui peut être prouvé. Je n'ai rien à voir avec l'évasion d'Hadès. »

Alors que Nathan proposait l'exécution du rebelle en mettant son nom dans le Death Note, Arashi écoutait également Alana qui certifia que la gamine n'avait pas l'air dangereuse, ayant déjà eu affaire à elle. Il prit la parole avant qu'Iwa ne puisse le faire, donnant son avis, espérant qu'elle le prendrait en compte.

« C'est inutile. Je peux vous dire que lorsque j'ai interrogé Hadès durant son emprisonnement, il a donné de nombreuses informations importantes sur la Résistance. Ce qui nous fait un bon point pour nous. Je ne sais pas pourquoi il s'est évadé ni qui est son complice, mais je pense qu'avec un peu de temps, nous pourrons avoir Hadès dans nos rangs, ainsi que sa petite. Hadès pourrait jouer le rôle d'une taupe, je serais en mesure de le convaincre. »

Au fond, Arashi n'en était pas persuadé, son frère en avait toujours fait qu'à sa tête, mais il devait se montrer sur de lui pour le mettre hors de danger. Le ton qu'il avait employé était froid et surtout beaucoup plus dur que d'habitude, avec un brin de menace, montrant bien que si un(e) des ministres osaient aller contre son avis …. Il leur mettrait les bâtons dans les roues pendant la nuit des temps.

« Quant à la petite Ellianna … Elle est la jumelle de Mayu Rokudo qui a trahit la Résistance et travaille pour moi depuis un an. Cette enfant vit pour son frère. Comme l'a fait remarqué Mlle Northman, elle n'est pas très menaçante quand elle est seule. Sa force se montre lorsqu'elle est avec son frère. De plus, elle est très manipulable. Alors en se servant de Rokudo, nous pouvons l'avoir dans notre camp également. Elle suivra son jumeau aveuglément et avoir les Bloody Twins avec nous, c'est un point plutôt positif en terme d'actions. Et je suis sur qu'elle aura beaucoup de choses à nous révéler. Nous avons cru comprendre qu'elle travaille pour Mello. »

Ayant parlé beaucoup plus que d'habitude, Arashi se disait que c'était cependant nécessaire et que ses arguments sont tout de même valables. Ce qu'il disait était loin d'être impossible.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Lun 15 Sep - 23:19

Asahi était arrivée en avance. Ce qui en soi, présentait déjà un fait inhabituel. Non pas que la fièvre du travail l'eût saisie, mais elle n'avait simplement rien d'urgent à faire ce matin-là. Elle n'avait rien à faire d'urgent depuis que c'était arrivé. Des vagues rendez-vous, de temps à autres.

Un secrétaire d'Etat la charria sur sa ponctualité surprenante. Il perdit l'envie de plaisanter quand Asahi, non seulement ne ria pas, mais le regarda comme si elle le voyait pour la première fois. Et effectivement, elle ne l'avait jamais croisé auparavant. Du moins ne s'en souvenait-elle pas. Elle redécouvrait des têtes à chaque réunion. Elle aurait bien pensé que c'était l'oeuvre d'une quelconque purge du gouvernement ; sauf que les "nouvelles têtes", elles, semblaient la reconnaître. On la saluait et on l'aimait bien.

La franche vérité ? Asahi était à la ramasse. Déconnectée de ce poste dont elle méprisait le fond. Et elle s'en rendait pleinement compte aujourd'hui.

Elle voyait Arashi chuchoter quelque chose à quelqu'un, Arthur discuter cricket. Alana lui jetait des regards en coin, qu'Asahi ne cherchait pas à éviter. "Beaucoup de A", se dit-elle, comme dans un état second. L'état second, et même l'état troisième, elle s'y trouvait depuis des heures. Peut-être des jours. Le temps ne signifiait plus rien.

Beyond lui parlait d'un certain A, parfois.

Elle vit Nathan se précipiter vers une place - sa place, comme il le répétait parfois. Et cette manie qu'elle avait toujours trouvée immensément comique, ce ministre qu'elle avait toujours estimé comme un dieu de l'humour involontaire, aujourd'hui, Asahi ne l'appréciait plus.

Si la jeune femme n'avait pas été dotée d'une bonté immense, elle aurait compris qu'elle ressentait de la haine. Mais Sun ne se rendait compte que d'un vague mal-être. L'impression diffuse d'en vouloir à ses collègues, impression qu'elle ne savait qualifier. C'était sans doute cela qui la rendait folle. Plus que son absence.

Asahi ne savait plus ce qu'elle ressentait. Elle s'observait agir comme si elle n'était plus là. La ministre avait mis autre chose que son habituel complet t-shirt/jean. Un austère tailleur noir, un habit de deuil. Elle était si pâle que ses cheveux rouges paraissaient encore plus surréalistes.

Elle posa sa chemise sur la table (ses collègues avaient amené un dossier), s'enfonça dans son fauteuil, et écouta d'une oreille. Cette attitude ne parut pas suspecte : en règle générale, Asahi n'écoutait pas les grosses affaires. Les histoires de prisonniers, d'évadés, de perquisitions, d'interrogatoires, elle n'y connaissait rien. Alors l'affaire Rokudo comme l'affaire Hadès, ce n'était pas son truc. Elle, elle coupait des rubans.

Jusqu'à aujourd'hui.

Asahi leva la main. Geste maladroit, que les ministres auraient ignoré en temps normal ; mais là, elle ne souriait pas. Alors il se produisit quelque chose d'inédit : l'assemblée fit silence pour écouter Asahi Kure.

Elle toussota, se redressa sur son siège, et ouvrit soigneusement la chemise. Ils pensaient peut-être qu'elle avait quelque chose d'intelligent à dire sur les derniers sujets abordés. Ils allaient être déçus.

- J'aimerais faire mon rapport maintenant, parce que j'ai rendez-vous cet après-midi.

Elle n'attendit pas d'autorisation pour se lancer. C'était comme faire passer à la caisse un type pressé qui doit juste acheter un paquet de céréales, devant les retraités qui font leurs courses pour l'année. Du bon sens.

- J'ai vu les films de votre liste, Monsieur Suzaku.

Plus de "Nathy", ni même de "Nathan". Ce formalisme lui parut étrange dans sa propre bouche.

Elle sortit les fiches et les rassembla d'un claquement sec sur la table. Ça, c'était ce qu'on pouvait appeler de belles fiches. Avec une analyse approfondie et des annotations par chapitres.

Elle hésita à dire ce qu'elle avait sur le cœur, à propos de ces fameuses fiches. Elle hésita, avant de rencontrer le regard de poisson de Suzaku.

Et puis merde.

- Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais vos fiches ne valent rien. Elles me sont aussi utiles que de la crème solaire à une vache. En fait, depuis mon arrivée, je ne fais que repasser derrière vos crétineries.

"Suzaku", "crétineries". Asahi venait de lancer sa première méchanceté depuis sa prise de fonctions. Ce n'était pas une pique ; des piques, elle en avait lancé des tombereaux. C'était bien méchant.

Ça tombait sur Nathan, parce qu'elle se doutait qu'il y était pour quelque chose dans ce qui lui était arrivé. Mais aussi, et surtout, parce que le ministre de la censure s'était trouvé là ; et qu'elle avait sa médiocrité sous les yeux.

- Je veux bien croire que vous soyez né dans un quelconque village paumé, au fin fond de la campagne profonde. Vous avez tout d'un paysan en quête d'ascension sociale. Mais ça ne justifie pas votre misère spirituelle. Avant de suggérer quoi censurer, il faut s'intéresser un minimum à ce qu'on regarde ... mais vous détestez l'art. Comme beaucoup à cette table, vous considérez ça comme inutile. Soit. Alors je propose que dès aujourd'hui, vous me laissiez tout faire. Je n'ai pas besoin de vos pattes de mouche.

Elle fit glisser les fiches vers le ministre de la censure, sèchement. Les notes de ce dernier avaient été crayonnées de rouge, comme la copie d'un cancre. Et Sun parlait, parlait.

- Une dernière chose. Je vous invite à lire les fiches avant de hurler sur chaque désapprobation de censure. Je sais que vous méprisez mon travail en général, mais faites l'effort. Au moins, vous retiendrez peut-être quelque chose. Et peut-être qu'un jour de grâce, l'art illuminera votre cerveau étriqué. Et vous comprendrez que Wes Anderson n'est pas un "réalisateur conforme". Que ce n'est pas "2001" mais "2001, l'Odyssée de l'espace". Vous devriez être ravi, pour une fois que je suis à cheval sur les termes. Bien, cela dit ...

Elle se remit à fouiller dans sa chemise, indifférente au silence de mort qui s'était abattu sur la salle.

- Puisque tout le monde se branle de la culture, je vais parler d'une ex-détenue. Histoire de m'intégrer.

Un autre tas de papiers tomba sur la table : un journal.

- Vous avez lu l'éditorial du Cavalier Noir cette semaine ? Sur ce coup-là par contre, Monsieur Suzaku, vous avez assuré. Les gens se l'arrachent ! L'opinion va louer votre tolérance.

Voilà qu'elle se mettait au sarcasme. Oh, elle savait qu'elle appuyait là où ça faisait mal. Nathan manœuvrait comme il pouvait, se faisait passer pour la plus zélée des ordures. Mais Asahi connaissait l'amour depuis peu. Même si on le lui avait arraché d'une manière aussi atroce, Asahi aimait encore. Et elle comprenait. Elle percevait le désespoir de cet homme froid et intègre.

Darkwood pouvait être dupe. L'opinion pouvait être dupe, Kira lui-même pouvait être dupe. Une femme amoureuse ne le pouvait pas.

Et Asahi se sentait d'autant plus coupable d'attaquer Nathan. Mais le sentiment le plus bas la commandait. Elle se foutait de ce conseil des ministres comme de l'an quarante. Son cœur meurtri hurlait vengeance. Pour Beyond.

Cet éditorial, cette toute petite colonne, allait faire plus de mal au ministre que tout ce que Sun pouvait lui dire. Elle était là, sa vengeance.

Illness était en deuil aussi. Et c'était à cause de l'homme qui la chérissait.

- Lisez donc. Prenez, ne vous gênez pas. Faites passer. Et ensuite, je vous demanderai dans quelle mesure cet article dit vrai.

Pour la première fois depuis le début de la réunion, Asahi sourit.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 21 Sep - 16:42
« Moi, je l'ai lu. »

Soyez étonné bande d'abrutis, il arrive à Arthur de faire des choses et des choses constructives. Ça va avec son éducation, la première chose que son père lui a apprise. Lis le journal mon enfant, ce n'est pas la forme d'expression des pauvres, c'est celle de la masse, de la puissance. Alors oui, à chaque sortie du Cavalier Noir, il en achète un exemplaire. Il le lit avec assiduité sans rien dire à personne. Parfois, il déteste Nathan, parce qu'il censure beaucoup trop les propos des journalistes. Mais cette semaine, il n'a pas été déçu. Cet éditorial est une œuvre d'art, une invitation à la Rébellion. Pas à prendre les armes pour aller sonner à la porte du gouvernement. Non, une invitation à réfléchir sur ce qui se passe depuis trop longtemps. Et s'il avait pu, il serait directement allé voir cette Lady Illness pour la remercier. Ça faisait longtemps qu'il l'attendait cet article et personne d'autre n'en avait été capable. La petite qui a repris le journal, cette Day, elle n'a pas un centième du talent de la vraie rédactrice en chef.

« Merci Asahi, d'avoir rappelé qu'elle est le seul et véritable problème qui devrait être évoqué à cette stupide réunion. – Forcément, Arthur n'avait pas envie de venir. Il a été un peu forcé de quitter son bureau, sa tasse de café et son fauteuil confortable. Alors forcément, il dit ce qu'il pense, il ne va pas s'en priver. Habituellement, il écoute, il laisse faire les choses. Voir les ministres s’entre-tuer pour des conneries ça le passionne, mais parfois faut se bouger un peu le cul. C'est pas avec un autiste, des fanatiques et des bourrins de première aux yeux du peuple qu'on arrivera à quelque chose. – Ça vous arrive de sortir ? De vous mêler aux gens ? Non, sûrement pas. Parce que je vais vous dire moi, le vrai problème. On est en train de perdre le peuple. »

Juste ça. Et papa Williams lui a toujours appris que c'était le début de la fin. Il n'est pas Nathan, il a été éduqué dans la perspective d'appartenir un jour à un gouvernement de ce type. Il a appris la politique, il a vu celles de tous les pays, celle d'un pays occidental, de la France. Ce n'est pas pour rien que son père affectionne tant ce pays. C'est un peuple baigné dans les révolutions. Et c'est la leçon qu'on est obligé de tirer. Les gens dehors trouveront toujours le moyen de gagner. À partir du moment où ils décident tous qu'un régime doit prendre fin, ils y arrivent. Ils sont plus puissants que toutes les armées au monde, que toutes les armes. Et si les choses continuent comme ça, c'est ce qui risque d'arriver. Parce que BB a eu raison en parlant de Nuremberg. Enfin, ça dépend de qui sera encore vivant au moment du jugement. Le peuple en colère, allié aux résistants, peut être d'une violence sans fond.

« Il n'y a pas que l'affaire BB. C'est gros ce qu'a fait le Cavalier Noir, mais ils ont eu raison. Personne n'est dupe. J'ai essayé d'en parler plusieurs fois mais c'est forcément moins important que des détails comme vos labos ou Hadès qui deviendrait une taupe. – Il soupire, il ne sait pas si ça servirait à quelque chose. Tout le monde se fiche de ce que pense le flemmard ministre de la santé. – Sérieusement, les conditions de détention des prisonniers. Alors Suzaku s'y intéresse quand ça concerne Lady Illness, on fait des fleurs à Hadès parce que c'est le frère de Darkwood. Je veux pas passer pour un défenseur des droits de l'homme, parce que je me serais trompé de gouvernement, mais vous êtes complètement inconscient. Vous faites quoi de tous les autres ? Dont la petite Ella. Ouais, d'accord, elle est dangereuse. Et alors ? Si le Cavalier Noir apprend qu'elle a été torturée, les gens dehors vont penser quoi ? C'est une gosse. Règle numéro une, on ne touche pas aux gosses. Il y a rien qui les énerve plus. »

Il marque une pause. Il devrait arrêter avant qu'on le mette dans la case traître et qu'on le jette en prison. Mais ça n'arrivera pas. Arthur ne se laissera jamais faire. Et puis, il a raison, il dit la vérité, comme Asahi. Pendant un instant, il se demande s'il ne devrait pas sortir avec elle pour aller faire une réunion à deux. Au moins, ils parleront de sujets constructifs et intéressants. Même Alana l'a déçu, elle est ministre de l'éducation. Elle pourrait au moins parler de ce qui concerne son ministère. Parce que bon, Hadès, Ella, ou le mec qui s'est échappé des labos, il s'en fiche totalement.

« Je vais vous dire, si le peuple se révolte pas, c'est pas par peur. Il a des centaines de moyens d'agir, mais s'il fait rien c'est par habitude. Ça fait douze ans que ce gouvernement est là, et c'est tout. Continuez comme ça, et vous arriverez pas à la fin de la treizième année. »

Lui non plus n'est pas blanc. Après ce qu'il a fait à Hadès, il ne donne pas cher de sa peau. C'est pour ça qu'il dit ça, ce n'est clairement pas dans son intérêt que le gouvernement soit renversé.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» RÉSOLUTION # 1 DU 6 JUILLET 2011
» [Gouvernement Villeneuve] Conseil des Ministres
» UN CEP CHAMPWEL ? LE NOUVEAU CONSEIL ELECTORAL DE PREVAL
» L'enfer est vide et tous les diables sont ici. (rp commun serpentard)
» Joyeux noel à tous!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Tokyo - Zone RP :: Quartier d'affaires :: QG du gouvernement de Kira-
Sauter vers: