Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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[Angleterre : Manchester, Urban Outfitters] Certaines personnes veulent voir le monde brûler, bébé !

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Messages : 245
Localisation : Dans ton...
Lun 4 Aoû - 21:47
 Ah... Le Chaos. Rien que d'y penser, Crazy Snake sentait des frissons dans son corps. De délicieux frissons, il en soupirait d'aise, et affichait un sourire presque doux. Son esprit était loin, très loin, il avait l'impression de flotter dans ce monde désordonné. Si bien, qu'il marchait d'un pas léger, il se sentait libre. Le vent caressait sa peau blanche, il n'entendait même pas la pluie autour de lui, seul son rêve comptait. Le Chaos... bon sang, il avait hâte ! Il ne pouvait plus contenir son excitation, chaque seconde lui paraissait des heures. Il jetait sans cesse un œil à sa montre, sa main tremblait, son ventre se serrait. L'impatience était en train de le rendre fou. Elle rongeait son esprit, elle le rendait malade, et nerveux. Sa gorge était sèche, ses jambes le tenaient à peine. Il avait hâte. Et pourtant, lorsque le borgne se disait qu'il devait se calmer, qu'il fallait qu'il prenne son temps pour savourer ça... un sentiment de sérénité l'envahissait. C'était la même chose, à chaque fois : avant que le Chaos n'éclate, Crazy Snake était sur le point de s'évanouir, tant l'excitation était puissante. Puis, lorsque ça arrivait, il se sentait bien, apaisé. Ses doigts écrasaient la cigarette qu'il était en train de fumer, il n'arrivait jamais à savourer cette cigarette-là. Sa langue était trop rapeuse, ha... pourquoi fallait-il que le temps ralentisse toujours avant ? Sa tête tournait.

L'homme chancela, mais il se rétablit vite. Il se tint contre le mur, souriant. Les passants l'observaient parfois, songeant qu'il devait avoir gagné au loto, ou — quelque chose comme ça — pour paraître aussi heureux. Personne ne pouvait se douter de ce qu'il allait se produire, et pourquoi lui n'en pouvait plus d'attendre. Une petite fille le pointa du doigt, elle croisa son regard. Elle ne parut pas effrayée, au contraire, elle lui donna un beau sourire. C'était rare ça, qu'il n'effraie pas les gosses. Crazy caressa sa gorge, ses épaules se secouèrent, il avait envie de rire, et de pleurer. Il essuya sa joue d'un revers de la main, puis il s'étira en songeant que son attitude devait être trop suspecte. Il était temps de rentrer dans le moule.

Crazy Snake avala sa salive, il tira sur sa cigarette, et reprit un visage impassible. Il se rendit compte alors que la pluie était froide, et qu'elle glissait dans sa nuque. C'était désagréable. Il rabattit la capuche sur sa tête, puis il regarda son téléphone portable. C'était Misaki, la fille de son patron qui lui demandait des nouvelles. Il grogna en lisant le message, et il grimaça. Les femmes... elles étaient toujours là pour détourner les hommes du bon chemin. Dans son cas, il s'était trompé de rue. Il revint en arrière, puis il reprit la route. Sa mauvaise humeur changea en joie, car déjà il apercevait l'endroit qui exploserait bientôt. Il y avait beaucoup de monde, malgré le mauvais temps, ce à quoi il ne s'était pas attendu. Ce n'était pas grave, de toute façon, tant que tout finissait en bouillie, il en serait heureux. Crazy n'agissait pas pour un but quelconque, il avait été payé pour faire exploser cet endroit. Les convictions, et tout ce bordel, le borgne s'en foutait. Il pouvait le faire gratuitement, tant qu'on lui donnait une adresse, et une date. Une excuse, voilà ce dont il avait besoin. Chercher un sens à ses actions, ça serait le prendre pour un idéaliste. Il ne se battrait jamais pour une cause. À quoi bon ? L'humanité était pourrie jusqu'à la moelle. La faire exploser, c'était la meilleure solution possible qui lui était apparue. Un jour, ça serait la planète qu'il ferait sauter, c'était son rêve. Tant pis, s'il devait crever aussi. De toute façon, il ne vivrait pas longtemps ; il avait trop d'ennemis, et trop de nicotines dans les poumons. Même s'il préférait mourir les entrailles explosées, plutôt que de finir sa vie dans un lit puant la maladie.

L'homme retira la cigarette de sa bouche, il l'observa un moment. Il l'abandonna, puis il plongea sa main dans son sac en bandoulière. Quand il s'arrêta de marcher, Crazy Snake braquait une caméra en direction de l'Urban Outfitters. Telle une gigantesque bouche, le centre commercial avalait un torrent d'hommes, et de femmes. Pour lui, ça avait quelque chose d'angoissant. Il n'aimait pas les endroits bondés, il détestait sentir les corps des autres se coller à lui ; c'était en partie pour ça qu'il évitait les transports en commun, et qu'il se rendait à son travail à pieds. Le ciel gris supplantait le centre commercial, cette fin de matinée avait quelque chose de triste. Il avala sa salive, puis il s'arrêta pas loin du bâtiment. D'ici, Crazy Snake aurait une belle vue, sans craindre de finir brûler.

Son sourire grandit, il compta dans sa tête. Dix secondes, son cœur se serra. Neuf secondes, sa main trembla. Huit secondes, il avait envie de fumer. Sept secondes, il ricana en voyant un petit garçon faire un caprice ; il allait bientôt arrêter de crier. Six secondes, sa mère se mit elle aussi à beugler. Cinq secondes, le plaisir serait bientôt là. Quatre secondes, il sentait une enclume écraser ses tripes. Il mordit sa langue.

« Trois... deux... un.. »

Sa montre sonna midi.
Du rouge. Partout.
Un beau rouge.

Le petit garçon en train de se faire engueuler par sa mère s'arrêta subitement. Crazy s'attarda sur son cas pendant quelques secondes, car l'expression de l'enfant était déformée par la terreur. Derrière lui, les vitres du centre commercial éclatèrent. D'un seul coup. Les éclats volèrent sur une vague de passant, alors que des cris jaillissaient. Des cris perçants, insupportables, et pourtant ! Le borgne en apprécia le désespoir. Un homme se coucha sur sa femme afin de la protéger des éclats, puis le calme revint. En réalité, il ne dura pas, car on s'apercevait déjà que des flammes s'extirpaient du bâtiment. Comme un bébé qui se dresse pour la première fois sur ses jambes, les flammes se levaient, et dansaient depuis un trou béant.

Oh... c'était ça. OUI ! ÇA ! Haha... Le Chaos. ENFIN ! Des cris. Des cadavres. Du rouge. PARTOUT DU ROUGE. Il en voulait plus ! Sa montre afficha midi et une minute. Un nouveau « BOUM » se fit entendre, figeant plusieurs personnes sur place. Des têtes se levèrent en direction du premier étage, une femme hurlait, le visage plein de sang. Crazy Snake zooma sur elle, un moment, un sourire aux lèvres. Des morceaux de chair brûlée s'étaient collés sur son bras, et quand elle se retourna, sa voix se déchira en un puissant cri de peur. Le borgne pouvait deviner. Oh oui... et c'était tout ce qu'il aimait. La peur, le désespoir, le chagrin. Le Chaos emplissait toute sa poitrine, explosant, alors que des frissons d'extase parcouraient ses membres. Le feu grossissait, avalant le bâtiment, et les gens qui étaient à l'intérieur.

C'était beau. C'était jouissif.

Des gens mourraient ? Tant mieux. C'était tout ce qu'il lui fallait. Brûler cette humanité maudite, utiliser chaque cadavre comme combustible pour le feu. Une odeur de cochon grillé s'éleva dans les airs, cette odeur... Crazy Snake la détestait. Mais dans ces instants-là, il l'adorait, car elle s'accompagnait merveilleusement au spectacle. Le Chaos naissait, sous son oeil bleu, il se déployait dans le bâtiment. C'était superbe. Le rideau de flamme s'étendait, tandis que le monde vacillait. Une terreur immense s'empara des visiteurs, elle contamina bientôt la rue entière. Une bonne partie des passants observèrent la scène, choqués, et incapable de faire quoi que ce soit. Crazy aperçut alors un homme utiliser son téléphone portable pour prendre une photo, le borgne le fixa avec un mélange de dégoût, et de fascination. Il le filma, sans honte, pour illustrer sa critique de l'humanité. Il trouvait ça bas, et vil. Il était l'auteur du carnage, il prenait son pied, mais il n'était pas « normal ». Il avait une excuse. Pas ce type. Qu'on lui fasse pas de leçons, alors.

Les voix se déchiraient, ça lui donnait mal au crâne. Bientôt, alors que certaines personnes parvenaient à s'enfuir, et que d'autres comprenaient qu'ils avaient laissé derrière eux des proches, Crazy se sentit apaisé.

Ce spectacle était beau. Les flammes étaient parées d'un magnifique rouge, et d'un jaune profond. La chaleur écrasa l'air humide, il pouvait la sentir sur sa joue. Elle léchait sa peau, et lui donnait le sentiment d'être vivant. Réellement vivant. Immobile, admirateur du Chaos, Crazy Snake se sentait vivre. Un sentiment incroyable, qui était en train d'emplir ses poumons. C'était comme si la beauté du feu, sa chaleur, et le carnage vibraient dans ses membres. Il prenait conscience qu'il vivait, au fur et à mesure que l'incendie ravageait le centre commercial. Des gens mourraient pour son acte égoïste, et alors ? Il avait ce qu'il désirait profondément. Cette extase, cette sérénité, il ne pouvait pas lutter contre ce plaisir. La joie, la peine, la frustration s'envolèrent. Vite, sans qu'il s'en aperçoive. Crazy était bien, là. Meurtrier, criminel, borgne, qu'importe ? C'était beau. Du feu. Du rouge. De la chaleur.

Il en avait envie de pleurer.


« J'en étais où ? Ah oui... Le Chaos... ! »
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Beyond Birthday
Mort et enterré
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Localisation : Somewhere over the rainbows!
Mar 5 Aoû - 0:45
La bombe, il devait trouver la bombe ! À grands pas, Beyond Birthday se dirigeait vers le centre du centre commercial d'Urban Outfitters. Il s'y trouvait d'immenses magasins de toutes sortes, mais pour dire la vérité, ce n'était pas cela qui intéressait BB. Les indices de Smokey avaient été simples à trouver, malgré le fait qu'il semble avoir changé de direction au dernier moment et ses fautes d'orthographe tendaient vers une nationalité britannique. Le seul fait dont il était certain, c'était que Smokey ne devait pas être assez intelligent pour avoir été à la Wammy's House. L'attentat qu'il voulait commettre ne devait même avoir aucun rapport avec l'orphelinat, car pour lui, Smokey était tout sauf intelligent. Pour lui, il devait s'agir de quelqu'un de la classe moyenne, qui avait plus ou moins raté sa vie et d'un déchet humain.

Le rayon DVD était exceptionnellement plein lorsque B y parvint, certains que les indices devaient se trouver là jusqu'à ce qu'il sentit son cœur battre plus fort que d'habitude.

Baboum.

Baboum.

C'était la Mort, la Mort qui l'attendait. Elle, la grande Faucheuse, celle au manteau noir de suie et aux lunettes d'écolière. Toi, la Mort qui l'attendait, celle en uniforme, un peu trop jeune pour que leur relation soit vraiment saine et qui possédait un cahier. Il le voyait presque, ce reflet, ce fantôme illusoire qui le suivait depuis des années. Il n'en avait plus parlé à quiconque après avoir retrouvé la mémoire...ta Mort lui faisait toujours trop peur. Il avait croisé tes parents une ou deux fois, Yue...mais pas par hasard, plutôt alors qu'il était arrêté dans la rue, pile où tu résidais. La famille Kido semblait s'être remise de la mort de leur chère enfant, mais alors qu'il était resté jour et nuit, B avait entendu des cris. Des cris et toujours des pleurs. Eux-aussi, alors...Il en était reparti, le cœur – peut-être – un peu plus léger.

Eux-aussi.

À quoi pensait-il, maintenant ? Ses pieds faisaient demi-tour à l'insu de sa volonté, mais c'était trop tard. Ses pas le dirigeaient cette fois-ci vers la sortie du magasin et lui...Lui qui était maudit par les yeux depuis sa naissance, il comprit que c'était l'effet du Death Note. Il était maintenant contrôlé par le cahier et tout ce qu'il lui restait, c'était mourir. L'espace d'un instant, Beyond Birthday eut effroyablement peur : plus que d'habitude, plus que jamais. En y repensant, B n'avait jamais eu peur de la mort. Il l'avait haïe, lorsqu'Elle avait emporté A, puis Yue, l'avait envié lorsqu'elle avait pris Lawliet, mais jamais, Ô grand jamais il n'avait été effrayée par Elle au point de ne plus réussir à bouger. Lui, le grand criminel qui en avait emporté autant, il se trouvait être en fin de compte un simple être humain.

Deux minutes de calme s'écoulèrent pendant lesquelles B, inexorablement, marchait vers la sortie. Deux minutes où il se dirigea vers là, forcé et contraint, incapable d'opposer la moindre résistance à cet objet diabolique qu'était le cahier de la mort. Deux minutes, et puis un boucan monstre lui détruisit les tympans. B se mit à courir vers l'air, là, dehors mais le feu, lui, le rattrapa. Tout se passa à une vitesse inimaginable et le souffle de l'explosion projeta son corps meurtri sur le sol, à plusieurs mètres d'où il était initialement. Autour de lui, il y avait des cris et des râles. Des hommes et des femmes se promenaient, les tripes en l'air et il entendait des cris d'enfant. Des larmes ou plutôt ce qui devait être des larmes brouillaient sa vie et Beyond Birthday tentait de s'accrocher vainement au sol avec ses ongles. Que faire...que faire, maintenant ? Étonnamment, il pensa à Billie et espéra qu'elle ne s'était pas jetée, tout comme lui, la tête la première dans ce piège.

Comme un mort-vivant, B se releva, non sans difficultés. Derrière lui, le centre entier était en feu, et on pouvait nettement voir que son corps ne s'en était pas sorti indemne. La plupart des vêtements qu'il avait un jour possédés avaient été brûlés et sa peau était à nouveau sérieusement entamée. Son bras droit était noir et sur le point de tomber, mais il avançait, vers ce point, là...marcher. On lui disait de marcher, on lui ordonnait de marcher. Son cerveau n'était plus là, mais le cahier faisait le reste.

« Billie... », articulait vainement sa gorge sèche. Il voulait boire, il voulait désespéramment de l'eau. « A boire... », son corps sec s'écroula aux pieds de sa sœur tandis que son bras et sa jambe droite se détachèrent littéralement de son corps. « Wammy's House...Matt...Yue...C'est...Kira...pas...Smokey... »




    Red...like strawberry jam

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Billie Brave
Sixième sens
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Age : 23
Mar 5 Aoû - 22:50
Damn it! Bloody hell!

Depuis qu'elle avait embarqué dans l'avion, Billie était sur les nerfs. Elle stressait et elle perdait facilement son sang-froid. Elle trouvait le trajet du Japon jusqu'en Angleterre bien trop long. Elle n'avait pas dit à Sayu où elle allait mais elle lui avait promis de revenir. Bi avait encore du mal à croire que son frère était bientôt mort. Il lui avait raconté dans ses mails que quelqu'un avait au gouvernement avait trouvé sa véritable identité et Iwa avait noté son nom dans le Death Note. Une fin bien tragique. Personne ne méritait de mourir selon les lois du Death Note. C'était lâche. Lorsque l'avion arriva finalement à Manchester, Billie se dépêcha de prendre un taxi et lui demanda de l'emmener à l'Urban Outfitters.

Évidemment, le taxi se tapait tous les feux rouges et il roulait à une allure raisonnable. La distance qui séparait la jeune femme de Beyond n'était pas longue mais elle savait que chaque second comptait et qu'un instant à l'autre, celui-ci risquait de mourir. Étant donné qu'elle ne pouvait pas sauter la mort, elle espérait tout de même être à ses côtés avant.. Beyond était une personne cruelle et sociopathe mais Belzebuth lui, lui était totalement différent. Ce n'était pas pour Beyond qu'elle risquerait de pleurer mais de Belzebuth. Depuis qu'elle avait retrouvé son frère, Belzebuth n'avait fait surface que très peu de fois. Beyond était trop fort alors son frère redevenait cet individu sans coeur.

N'y tenant plus, Billie demanda au chauffeur d'aller plus vite et de griller au passage tous les feux rouges qu'ils croiseraient.

- Je n'ai pas envie de me faire contrôler ma petite dame, la prudence avant tout.
- Ceci vous permettra sûrement de revoir votre jugement, fit Billie en lui tendant une liasse de billets de livres sterling.

Grâce à cela, Billie arriva plus rapidement à l'Urban Outfitters. Mais avant même d'y être complètement arrivée, une énorme explosion se fit entendre ainsi que des cris. La jeune femme se dépêcha de donner l'argent au chauffeur et elle sortit en trombe du taxi. Elle courut vers ce qui restait de l'Urban Outfitters. La panique y régnait et elle ne savait pas du tout si Beyond était dehors ou à l'intérieur. Elle tenta de le chercher du regard mais elle ne le trouvait pas. Pourtant, elle reconnue une voix - même si celle-ci était plus rocailleuse que d'habitude - qui l'appelait. C'était son frère. Il était juste-là ! Mais avant d'avoir pu faire quoi que ce soit, le corps de son frère s'écrasa au sol et son bras et sa jambe droite se détachaient de son corps. Billie poussa un cri aigu. Elle sentit ses larmes rouler sur ses joues. Elle n'entendait même plus les cris des personnes qui étaient autour d'elle, elle n'entendait plus le feu crépitait, ni l'odeur du feu. Elle ne voyait plus que son frère. Ses jambes fléchirent sous son poids et ses genoux touchèrent le bitume violemment. Elle voulue toucher le visage de son frère et elle remarqua que ses mains tremblaient de façon incontrôlable.

- Non, non tu peux pas mourir maintenant ! Je... Je pensais qu'on aurait eu le temps de...

Bi n'arrivait plus à parler correctement tellement elle pleurait. Elle hoquetait et elle était désemparée. Elle fouilla son sac et elle prit une bouteille d'eau. Elle souleva légèrement et maladroitement la tête de son frère pour lui permettre de boire un peu. Elle essayait de ne pas regarder ses moignons et encore moins les parties du corps disloquées. Elle se demanda un instant qui pouvait bien être se Smokey avant de se souvenir que c'était le poseur de bombe. Elle se fichait de lui ou de Kira. Son frère était en train de mourir.

- Chut, chut, tu devrais éviter de trop parler pour économiser tes forces.

Home is behind
The world ahead
There are many paths to tread
Through shadow, through the edge of night
Until the stars are all alight

Mist and shadow
Cloud and shade
Away shall fade
Away shall... fade.

Billie s'était mise à chanter cette chanson pour calmer Beyond. Elle ne savait pas trop si cela allait fonctionner ou si c'était ridicule. Elle n'arrivait pas à lui dire à quel point elle l'aimait alors elle espérait que la chanson le lui montrait.

- Dis-moi, as-tu eu le temps de transcrire les informations que tu devais me transmettre ? Billie tenta un sourire mais ça sonnait tellement faux. Son frère était en train de mourir ! Je suis tellement désolée, Belzebuth.

Spoiler:
 


Spoiler:
 


Merci Light pour ce beau carnadage =p
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Beyond Birthday
Mort et enterré
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Age : 26
Localisation : Somewhere over the rainbows!
Sam 9 Aoû - 21:33
Il n'y avait rien que B puisse dire de plus, en bien, en mal ou en quoi que ce soit d'autre. Il avait vu Billie, maintenant, mais l’obscurité commençait à lui prendre la vue. Le liquide qu'elle lui versa à même la bouche, il ne le sentit même pas, et à l'extérieur, on pouvait même voir l'eau, mélangé au sang noirci ressortir par son ventre ouvert. Les mains de Beyond Birthday s'étaient appuyées sur la veste de sa sœur qui était maintenant couverte de sang et de suie. Il était chauve par endroits, brûlé sur la plupart de son corps et surtout...ce n'était plus Beyond Birthday, ce n'était plus un criminel. Belzebuth était fini. D'ailleurs, ses mains serrèrent une dernière fois le maigre avant-bras de Billie et dans cet ultime soubresaut, il s'effondra sur le sol.

Je me relevai et à cet instant, mes mains semblaient ne plus m'appartenir. Pourquoi, comment ? Tout ce monde n'était que douleur et tout ce que je savais, c'était que Billie était là. Elle était en face de moi pour une fois. J'avais beau l'avoir insulté et contrarié, elle avait tout de même trouvé l'endroit où la bombe devait exploser, grâce à lui, tout cela parce que je lui avais envoyé ce message de dernière minute pour la tenir au courant de tout ce complot. Billie. Dès que tout cela serait fini, je l'emmènerai sûrement en Amérique ou ailleurs, et nous aurions une petite vie rangée avec mes neveux. Le crime me laissait et tuer me semblait jadis être une échappatoire pour échapper à L, mais maintenant qu'il était mort, c'était quelque chose que je ne pouvais plus envisager.

J'avais été un criminel recherché, j'avais commis des meurtres affreux et, dans le monde, une dizaine de personnes devaient me haïr pour la monstruosité de mes actions. D'autres – que je comprenais encore moins – m'admiraient pour la complexité de mon œuvre et oubliaient souvent que L l'avait défaite avec autant de facilité. Car si, dans cette histoire, il y avait un personnage qui ne méritait d'être défait, c'était L. Le grand détective, l'expert en manipulation, le garçon qui se foutait de toute déontologie. S'il avait pu m'utiliser lors de l'affaire Kira pour simuler sa mort, croyez qu'il l'aurait fait.

Je la regardai avec un sourire de vainqueur, Billie. Il voulait dire tellement de choses : tu vois, Iwa ne m'a pas eu. Elle  n'a pas vraiment trouvé mon prénom, elle me faisait juste du chantage, juste pour s'en sortir vivante. Qui pouvait être pire que Iwa, et maintenant, nous deux, nous, frère et sœur, nous l'avions battue. Les rebelles allaient certainement gagner et pour une fois, je serai de leur côté. Tant de choses voulaient sortir de ma bouche en même temps, alors, pour économiser mon temps de parole, ma main blanche caressa sa joue.

La caresse fit l'effet d'un voile sur sa peau.

Ma bouche se rouvrit, car Billie ne me regardait pas. Elle faisait autre chose : je voulus la frapper, lui faire signifier que j'étais là, de me regarder mais aucun son ne voulait sortir. Elle était là sur la dépouille de cet homme en sang, elle se préoccupait de cet homme et moi, elle s'en foutait. Je lui bondis dessus, une intention meurtrière dans les yeux lorsque ce que je vis m'empêcha de bouger.

Toi.

Toi, tu étais là, immobile mais vivante. Ton allure de jeune lycéenne intemporelle me fit comprendre la réalité en seul instant : j'étais mort, et ma dépouille était par terre. Billie était dévastée, et Toi...Toi tu étais là, là depuis le début, et je ne pouvais te voir. Tes ailes étaient magnifiques, tu ressemblais à un aigle majestueux. Toi, Yue. Toi, que je retrouvais après tant d'années de séparations, juste toi.

En un seul instant, également, il me sembla oublier toutes ces années de malheur : plus de Kira, plus de meurtres et d'histoire de vengeances. Mon corps semblait être miraculeusement guéri, dans la mort et les cicatrices que j'avais toujours porté avaient toutes disparues pour laisser une peau de bébé. Mes cheveux étaient libérés pour bouger au gré du vent.

Enfin.

J'étais libre et je m'avançai vers Toi.

« Tu faisais quoi, je t'attendais. »




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