Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Mordred
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Mordred
Mar 29 Juil - 17:11
Je sais pas depuis combien de temps je suis ici. Il y a pas de fenêtre, et je suis défoncé à peu près tout le temps. Je dors beaucoup et réfléchis très lentement. Je m'énerve ni ne panique jamais, même le jour où je me suis réveillé avec plein d’agrafes sur le ventre. Ils m'ont dit que c'était parce que j'avais deux balles coincées dedans depuis un bout de temps, mais j'y crois à moitié. Et quelque part je m'en fous. Après cet événement, on m'a transbahuté ailleurs, en ambulance. Je sais pas où, c'est sensiblement le même décor.
Les premiers jours je m'ennuyais beaucoup. Faut dire que j'avais que le plafond à regarder. Alors ils m'ont filé des livres, mais ils étaient chiant. C'était des trucs sur Kira. J'en ai quand même lu un ou deux histoire de changer des plaques en polyester du plafond, mais j'ai limite senti mon cerveau fondre tellement c'était indigeste. Alors je m'en suis plains. Là c'est devenu plus rigolo ! Ils m'ont filé un ordinateur avec des jeux dessus et une manette. Putain de budget ! Évidemment, l'engin était pas relié à internet hein. Mais quand même, j'apprécie l'effort. Y avait plein de jeux chez Yumi, j'ai bien scotché devant. Bon là c'est des jeux pro-Kira, genre faut tuer tous les vils terroristes et criminels de la Terre, mais tant qu'il faut exploser des trucs et chercher des machins ça me va.
Yumi !

Ah oui, faut que je sorte d'ici. Nan mais ça coule de source dit comme ça, mais je suis défoncé à plus en connaître mon prénom. Rien que lever le bras des fois j'y arrive pas. Je crois qu'ils mettent leurs saloperies dans la bouffe, ils sont un peu méfiant sur les perfusions vu que je peux les enlever sans que ça se voit beaucoup. Par contre je peux pas me laisser mourir de faim. Mais bref. Comment sortir de ce truc ?
Des fois quand je suis peinard en train d'incarner un ténébreux et charismatique agent du gouvernement qui combat le maléfique ennemi intérieur, des toubibs viennent me demander des trucs. Comme tendre le bras pour me piquer du sang, ou regarder mes ailes. Ils aiment beaucoup cette dernière activité, j'ai l'impression qu'ils ont passé des heures à les prendre en photo et à m'en piquer des petits bouts par ci par là. Mais ça veut dire qu'ils savent pas que j'ai d'autres talents. J'ai pas été assez con pour le leur dire – même si j'ai dû baver sur quelques trucs par manque de cervelle disponible. Je sais pas exactement ce que j'ai dit et ça me fait un peu flipper.
Donc un jour que les toubibs rentraient bah... j'ai pas fait le fin et j'ai foncé sur la porte. Ils s'y attendaient pas. C'est pas des soldats d'élite, c'est des putain de toubibs, et un mec qui traverse la pièce en lévitant ils s'y attendaient pas trop. Ensuite j'ai foncé tel un pigeon bourré à travers le labo, en me cognant sur presque tous les putain de murs de la boîte. J'étais de base désorienté par la défonce de cheval que je me tapais, et non seulement j'ai échoué à ne serait ce que trouver la sortie, mais en plus je me suis fait dégommer comme un narvalo par un grand type dans un uniforme noir avec une fléchette anesthésiante. Autant pour la sortie en mode bourrin.

Quand je me suis réveillé j'ai eu l'impression que je tiendrais plus jamais debout tellement j'avais la tête dans le cul. Les yeux collants, les cheveux dans la figure. Me fallait un nouveau plan, parce que je m'accrochais à ma résolution de me tirer d'ici de toute mes forces, alors que j'arrivais même pas à me souvenir pourquoi. Tout ce qui restait à gigoter dans mon cerveau ralenti tournait vers ce but. Yumi. Prévenir Yumi. Je connaissais une de ses nombreuses boîtes mail (« en cas d'urgence »), mais il fallait internet. L'ordi me demandait un code. Donc, faudrait probablement que je sorte de cette chambre pour squatter un PC et envoyer mon mail avant que les guss arrive. Autant commencer à chiper une cuillère pour creuser un tunnel.

Un peu découragé, j'ai écrit un mot de passe au pif. Ma date d'arrivée ici. J'm'en souvenais parce que c'était le jour du rendez-vous avec le gros vendu qui nous avait tendu un piège, justement. Et ce mot de passe complètement con et évident a marché ! Ils me prennent vraiment pour une andouille.
Donc j'ai envoyé peinard mon mail, depuis ma chambre, avec le jouet que les toubibs m'ont filé et sur lequel j'ai passé des heures et des heures :

« je sui au labo aide moi »

Bon, après ça rendrait sans doute cette adresse inutilisable, mais c'est vraiment un cas d'urgence ! 'fin j'crois. Et est ce qu'elle arriverait à localiser l'emplacement du labo ? Je sais pas où il est dans Tokyo, je me souviens pas comment je me suis évadé la première fois.
Hop, envoyé. Peut être qu'elle se débrouillera avec ça. Sinon il me reste toujours l'option tunnel.

Et là, un toubib est rentré. Bon sens du timing. Et tu sais ce qu'il m'a annoncé ? Que j'aurais une nouvelle greffe la semaine prochaine, vu que j'avais l'air de bien supporter les anciennes. Il m'aurait annoncé qu'on me couperait les bras et les jambes que j'aurais eu à peu près la même réaction. D'abord la stupeur, puis la lente compréhension de la réalité véritable. J'ai supplié qu'on me fasse pas un truc pareil. Ça pouvait me tuer, je pouvais me mettre à avoir une queue de lézard et à passer à travers les murs. Mais il m'a expliqué en souriant que tout se passerait bien. Après il est sorti content de lui comme le connard qu'il est et j'ai un tout petit peu pleuré en essayant de me cacher de la caméra dans ma chambre. Soit Yumi arrive à venir me chercher, soit j'apprends à creuser des tunnels vachement vite.
Mordred
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Mar 29 Juil - 17:35
C'est dur quand Mordred n'est pas là, Yumi doit dépendre de John encore plus que d'habitude... et elle n'aime pas ça. Là elle l'a viré, histoire de pouvoir prendre une douche tranquillement. Elle a réussi à apprendre quelques notions de braille, du coup elle ne lutte pas trop pour les gestes quotidiens, elle a demandé à John de coller des étiquettes spéciales sur presque tout, et du coup ça va. Mais la non vision ? ... franchement ça craint.

Quand elle sort de la douche, encore toute fumante et trempée, son ordinateur se met à bipper. C'est le signal de la réception d'un mail sur l'une des boites d'urgence à usage unique qu'elle a donné à quelques personnes. Elle appuie sur le bouton qui lance l'application spéciale qui lui lit à haute voix lesdits messages.

"Je suis au Labo, aide moi"... enfin à peu près parce que visiblement y'a dû y avoir des fautes d'orthographe. Le Labo... Putain, Mordred ! Mordred vient du Labo, c'est là qu'ils l'ont trafiqué... ils ont dû le choper à nouveau et l'emporter là bas. Merde merde merde merde merde !!! Mais quelle conne ! Pourquoi n'y a t-elle pas pensé plus tôt ? Ça fait des jours et des jours qu'il est parti et qu'il n'a pas donné la moindre nouvelle... Yumi pensait qu'il en avait eu marre d'assister une infirme, c'est pour ça qu'elle n'a pas trop creusé.


- John ?

S'habiller, vite... là, l'étiquettes des soutifs, là celle des strings...

- JOHN ?!

Un futal, un débardeur... bien. Elle a même réussi à mettre ses chaussures et à ne pas se planter de pied pour ses rangers.


- Putain John qu'est ce que tu foutais ! J'aurais eu le temps de crever douze fois merde !

L'homme qui est entré dans la pièce en catastrophe et en soufflant comme un boeuf, c'est John. Il remplace Bob. On dirait un peu une armoire à glace à qui on aurait greffé des jambes, des mains, un petit cerveau et un gros flingue. Par contre on a oublié l'humour... dommage. Yumi lui dicte une série d'ordres brefs et le laisse la guider jusqu'à la voiture pendant qu'il passe plusieurs coups de fils. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire... ou presque parce que bon, c'est loin quand même, ils sont près de l'endroit où une taupe a donné sa vie pour lui envoyer l'adresse du QG, parce qu'en fait Mordred est détenu là bas, l'info est arrivée juste à temps.. Yumi attrape un katana. Ben oui... on ne va pas se battre avec des flingues quand on y voit rien quand même, ça serait dangereux...

John insiste comme un gamin pour qu'elle reste bien planquée dans la bagnole mais elle refuse tout net. Mordred est ce qui se rapproche le plus d'un ami proche pour elle, et il est hors de question qu'elle reste là à rien faire pendant qu'il souffre. Elle a déjà laissé crever Bob... ça ne se reproduira pas. Même si elle doit perdre l'usage de ses membres où de ses autres sens. C'est mort. Elle assigne l'un des hommes qu'il a dépêché sur place à son guidage personnel et c'est parti. Tout le monde passe en mode furtif, même Yumi pour qui c'est compliqué, et ça commence.

Chacun part dans une direction et c'est finalement Yumi et son "labrador" qui dénichent Mordred. Yumi lui fait ouvrir la porte puis le renvoie vers les autres.


- Trouve les autres et faites nous une jolie route bien sûre pour sortir d'ici. Mordred doit être dans un sale état et il n'y a que moi qui puisse me faire passer pour une expérimentation si les scientifiques rappliquent. Referme la porte à clef derrière moi et casse toi.

Elle entre, le type referme, et elle se retrouve toute seule avec Mordred. Elle retire le bandeau de ses yeux (qui ont l'air parfaitement normaux même si on capte rapidement qu'elle ne voit rien étant donné qu'elle ne fixe pas son regard... où qu'elle le fixe trop selon les moments) et tâtonne pour le retrouver.

- Mordred ?

Elle finit par toucher ce qui semble être une épaule.

- Mordred ? Mordred c'est Yumi... ça va aller ?
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Mar 29 Juil - 18:07
On me secoue l'épaule.

- Gné ?

Je dormais, l'ordi sur les cuisses, vautré au milieu des coussins et des draps d'hôpitaux. Le temps de la mise au point... fille, bandeaux sur les yeux... Yumi ! C'est Yumi ! Je me redresse maladroitement en position assise avec un grand sourire niais de mec déchiré pour agripper sa taille avec mes bras. C'est affectueux, mais un peu aussi parce que j'ai la tête qui tourne. Je sais pas très bien pourquoi elle est là mais je suis content de la voir. En plus elle pourra me mettre des nouveaux jeux vidéo, j'en ai marre de jouer tout le temps aux mêmes.
… mais je suis à peu près sûr qu'il faut que je me mette debout. J'escalade Yumi pour ce faire et renverse l'ordinateur sur le sol.

- ... y mettent des trucs dans la bouffe pour... je sais pas. Dormir.

Je suis accroché à son cou. C'est bizarre comme position et je suis un peu gêné, mais je sais pas comment tenir debout tout seul. J'ai dû manger y a pas longtemps et je devrais être en train de dormir comme une souche. C'est pour ça que je suis tout lent. Finalement j'ose la lâcher. Je tombe pas, mais je sais pas comment ça se fait. Je crois que je devrais être en train de faire quelque chose mais j'arrive pas à me rappeler quoi.

- ... pourquoi t'es venue me voir, en fait... ?

Ma voix meurt misérablement en fin de phrase, parce qu'elle comporte plus de trois mots. Je regarde Yumi avec une sincère perplexité. Mais je sais que quelque part, c'est évident, comme avoir un mot sur le bout de la langue. C'est là, quelque part... ah oui !

- Il faut aller dehors ?

Le ton est hésitant, mais les événements me reviennent peu à peu au fur et à mesure que je me réveille. Je suis dans un labo, Yumi est venue, je dois sortir... tout ça est connecté logiquement, mais les fils sont mélangés. Puis un flot de panique m'envahit. Je me souviens pourquoi je voulais absolument sortir d'ici ! Je m'écroule à nouveau sur Yumi, mort de trouille, pour lui pleurer dessus comme un bébé lâche. J'pourrais en avoir honte mais je suis beaucoup trop déchiré pour ça.

- J'me souviens ! J'me souviens ! Ils veulent me faire une autre greffe ! J'ai peuuuur. Je veux p-p-pas mourir !

Et là sincèrement j'ai aussi peur que si un mec se tenait dans la pièce en brandissant un scalpel. Trop défoncé pour garder mon sang froid. Ça fait plusieurs jours que je vis dans l'angoisse de cette idée dès que je me réveille, j'en peux plus.
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Mar 29 Juil - 18:45
Il est là, c'est bien lui et il parle ! Yumi soupire de soulagement en l'entendant remuer, mais se fige brusquement en sentant des bras autour de sa taille, mais se détend quand elle comprend que c'est juste Mordred.

- T'as... euh... t'as pas l'air en forme...

Il lui grimpe pratiquement dessus et la première idée qui vient à l'esprit de la jeune femme c'est "Et s'il descend en rappel ?". Elle l'aide comme elle peut en l'attrapant par ses fringues mais c'est compliqué. Finalement il la lâche pour se jeter à nouveau sur elle en pleurant.

Du coup elle tombe... et ils se retrouvent par terre, elle allongée sur le dos et lui à demi couché par terre et à demi sur elle, pleurant toujours. Une greffe... rien que l'idée la hérisse : ils veulent encore lui mettre des trucs pas à lui dans le corps pour le changer en bête de foire. Quelle idée à la con franchement !


- Je vais pas les laisser te greffer Mordred, c'est promis. Tu m'as appelée à l'aide... je sais pas comment t'as réussi ce tour de magie là mais tu l'as fais et on est venus. Les autres s'occupent de nous trouver un chemin pour sortir sans danger, on va te sortir de là.


Bruit de porte... sans les coups... pas normal.


- Mordred concentre toi. J'suis comme toi, on m'a fait des greffes aussi et depuis j'y vois plus compris ? Ils m'ont mise là y'a quelques heures. Concentre toi c'est important je...

La porte s'ouvre.

- Que... pourquoi y'a une fille là ? Ils ont commencé la session de tentatives de reproduction ? Je vous avais dis qu'il était pas prêt celui là merde !

- Au... au secours ! J'ai... il... qu'est ce qu'il fait sur moi ?! Pourquoi... pourquoi je vois rien, c'est tout noir et... où on est ? Pourquoi ? C'est...


Elle ouvre des yeux ahuris et semble vraiment perdue.


- C'est quoi mon nom ? Je... pourquoi je ne... au secours !

Elle se débat mollement, comme si elle était trop défoncée pour se mouvoir convenablement. Finalement elle attrape la main de Mordred et braque un regard inutile sur lui.

- Vous êtes qui ? Vous pouvez m'aider ? Ne me laissez pas toute seule, j'ai peur !

Le type se gratte la tête en semblant se demander qui est le con qui a rajouté une expérimentation dans cette cellule, mais il a l'air de gober sans trop de soucis l'histoire de Yumi. Après tout, qui pourrait bien s'introduire ici en refermant la porte à clef depuis l'extérieur hein ? Et puis il pense que le Labo est tellement secret que personne ne connait son existence alors bon...
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Mar 29 Juil - 19:22
- C'est gentil ça...

C'était pas forcément le plus pertinent à dire, mais je suis raide déchiré là, alors ça vaut bien autre chose. Je me sens même pas tomber, mais le choc me coupe le souffle. Puis des bruits de porte. Yumi me dit de faire comme si elle était un de mes homologues. J'aime bien qu'on me dise ce que je dois faire, je comprends pas tout ce qu'elle me dit parce qu'il y a beaucoup de mots, mais ça me calme basiquement la panique. Elle a l'air de savoir ce qui se passe, ce qu'on doit faire, je me sens moins perdu tout seul au milieu de nul part avec des gens qui veulent me découper en petit morceaux. J'suis content qu'elle soit là.

Donc un type rentre. Il dit qu'on doit pas baiser parce que c'est pas encore mon tour. Quand t'es dans les fraises, entendre un truc pareil c'est légèrement déstabilisant. Surtout qu'à un moment, y a plusieurs jours, y a un type qui est venu avec une seringue, un petit pot et une paire de gants et... 'fin t'as pas besoin d'une description nature peinture de la scène.
Vautré sur Yumi, je l'entends bien débiter des mensonges. Faut que je fasse comme si aussi, elle me l'a dit. Qu'est ce que je dirais à un autre cobaye ? Y a qu'un seul truc qui me revient, là :

- Euh... oh là là... je vois pas ton nom.

Tout le monde s'en fout de ce que je dis, c'est que ça a dû passer crème. J'suis assez content de moi, d'avoir eu les facultés mentales de dire un mensonge en rapport. C'est bon, j'ai participé. Mais maintenant le gars il veut faire sortir Yumi de la pièce ! Et après je serais perdu pour toujours !

- NON ! On doit... faire des trucs magiques...

Ils veulent tout le temps que j'en fasse. Ça doit les intéresser. Et effectivement, le gars fait une pause dans sa connerie pour en savoir plus :

- Ah oui ? Quoi comme truc magique ? J'ai le temps d'appeler des médecins ?

- Euh... non... non ! Oui ! Plein plein plein.

- De quoi ?

- Bah des trucs magiques. Plein. Va chercher des toubibs.

- Mais quoi comme trucs magiques ?

Merde, j'avais pas pensé qu'on me poserait cette question. Donc je dis la vérité :

- Ben... j'saurais pas dire moi...

Le mec a l'air de réfléchir deux secondes puis part en fermant la porte. Bon, c'est passé crème. Même défoncé j'arrive à dire des trucs cohérents ! Wahou. Je roule sur le coté pour plus écraser Yumi et reste sur le carrelage, sonné par l'intensité du moment :

- Je... suis censé faire quoi là ? Je me souviens plus. Et y a... la caméra.

Ouais, la saloperie de caméra dans un coin de la pièce. Je la regarde en plissant les yeux, allongé sur le dos, les bras en croix. J'ai tellement envie de dormir maintenant... mais elle est là comme un œil sans paupière, accrochée au plafond. Je me concentre dessus. Elle me fait peur, mais j'arrive pas à me souvenir pourquoi, ça a un rapport avec Yumi. Normalement, je peux mettre des hallu dans les écrans, ça m'est déjà arrivé. Mais je sais pas si ça marche ou pas, vu que la caméra n'affiche pas de réaction particulière.
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Mar 29 Juil - 22:58
- Merde, je pensais qu'on les avait désactivées... tant pis.

Il est là. Il est entré en même temps que le toubib. Yumi le sait parce qu'elle sent une pression dans sa main et des doigts qui se glissent entre les siens. Elle ne voit rien mais personne n'a eu de réaction, donc personne ne doit voir ça non plus. Bien. Il est con... jamais elle ne lui aurait demandé de venir, c'est beaucoup trop risqué ! Elle a terriblement envie de lui hurler dessus mais c'est pas le moment.

- Calme toi Mordred t'en fais pas, tout va bien et ça va bien se passer.

Calmer Mordred. S'il panique il risque de faire une connerie irréparable. Elle ne doit pas se faire griller, hors de question. S'ils savent, s'ils comprennent qui elle est c'est terminé. Elle les a beaucoup trop emmerdés pour qu'ils la laissent partir, où même vivre. Yumi sait depuis des années que si les pro-Kira finissent par mettre son visage sur son pseudonyme publique, elle est morte. S'ils la chopent, ils la tortureront jours après jours pour qu'elle balance le plus de choses possibles, et même si elle est suffisamment entrainée pour tenir un moment, elle sait qu'elle finira par parler. On parle toujours...


- Est ce que tu te sens capable de prendre mon apparence comme la dernière fois ?

Yumi fait fonctionner son cerveau à toute vitesse.

- Tu sais, comme quand tu es venu chez moi, le jour où on a décidé d'habiter ensembles...

Il y a des bruits de pas derrière la porte. Yumi se met à murmurer.

- Tu vas toucher mon front, prendre ma forme et sortir tes ailes en les déployant au maximum d'accord ? A ce moment là je vais disparaitre mais t'en fais pas, c'est normal... concentre toi Mordred !

Elle reprend son souffle. Des cliquetis de serrure se font entendre.

- Je vais disparaitre ok ? Rien de grave, normal. Après ça ils vont paniquer un peu, je vais réapparaitre et disparaitre à nouveau, plusieurs fois, j'aurais l'air d'avoir peur mais ça se passera bien, je ferais semblant. Concentre toi s'il te plais, on va bientôt venir nous chercher.

La porte s'ouvre, Yumi fait un bond en arrière comme pour se cacher derrière Mordred.

- Je comprends pas ! Quels pouvoirs ? Pourquoi ? Et on fait comment ? Et pourquoi on est enfermés ?

Les toubibs ne répondent pas, surpris de voir une expérimentation qu'ils n'ont jamais vue, mais ils notent rigoureusement tout ce qu'elle dit. Bien. Ça veut dire qu'ils n'ont pas entendu ce qu'elle a dit avant, que la caméra filme, mais ne prend pas le son... parfait. Elle se tourne vers Mordred, s'agrippant à lui comme si elle était terrifiée par les médecins...
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Mer 30 Juil - 1:29
Yumi me dit de faire des trucs, je pose pas de question et je hoche la tête. Puis je me rends compte de ma connerie et je dis oui à voix haute. Pendant ce temps ça bouine avec des cartes magnétiques derrière la porte. C'est ça qui m'a bloqué pendant ma précédente tentative d'évasion. Y en a à tous les détours de couloir de ces conneries, et tout se ressemble. Murs blancs, pas de fenêtre, lumière au néon moche. Et jeux vidéo. Quand je ferme les yeux je vois des terroristes zombies avec le crâne en train de gicler. Tout une ambiance.
Mais bref. Me concentrer. Faire ce qu'elle me dit. C'est beaucoup plus facile que de demander pourquoi. Elle vient se coller contre moi. Je touche son front, bloque ma respiration et m'oblige à un truc d'une violence inouïe. J'avais oublié que ça faisait aussi mal. Je suis maintenant Yumi en robe d'hôpital, toutes ailes dehors. La vraie est en train de clignoter de ci de là. J'ai la tête qui tourne sous le coup de l'effort, et une douleur abominable vient de me tomber dessus. Comme si on avait planté mille coup de couteau avec la lame en feu dans mon ventre, et que des tigres étaient venu manger ce qui avait pas brûlé. Fois mille. Avec de la lave en plus. J'écarquille les yeux devant l'immense connerie que je viens de faire. J'ai oublié un truc super important. Je sens un liquide chaud imbiber l'espèce de tulle bizarre qui sert pour les fringues d'hôpital au niveau de mon ventre, je vois plus rien, je respire comme un poisson en train de crever sur la plage. Je me mets à parler tout seul d'une voix atone, parce que je peux pas hurler.

- J'ai... j'ai fait une connerie. Je reprends ma respiration. Je sais pas vraiment à qui je parle, je suis probablement en train de foutre le plan de Yumi en l'air, je prends plus en compte mon environnement. Y avait des agrafes sur mon ventre...

Je m'en serais sans doute rappelé dans mon état normal. Probablement. J'espère pas être si con. En tout cas, je crois que ces putain d'agrafes, bah elles ont bougé. Mais je reste debout, les ailes déployées, comme on m'a dit, les mains près du ventre sans le toucher. Merci la drogue.
J'espère que les autres gadjots vont vite revenir. Les toubibs eux regardent Yumi clignoter partout en prenant des notes à l'ancienne, avec un stylo et tout. Y en a un qui prend des photos. Ils ont pas remarqué avec le bordel que j'avais du sang sur moi. Je me sens comme un emballage vide, sans plus aucune espèce d'énergie. J'ai lu des mangas avec des samouraïs qui continuent à se battre avec les boyaux dehors et tout. J'comprends un peu l'impression, à rester debout alors que je vois plus rien. La douleur a pris ce que les sédatifs avait déjà bien entamé. J'aimerais reprendre la forme de Mordred, m'allonger sur le carrelage et plus jamais me relever. Mais, et je me souviens plus pourquoi, on est très en danger et c'est important que je reste comme ça debout. Capital. La colonne vertébrale de ma vie entière, là, tout de suite maintenant. Sinon on va tous mourir.
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Mer 30 Juil - 15:52
Mordred fait pile poil ce qui était prévu et Yumi apparait et disparait dans une sorte de chaos improbable. Les médecins venus les observer notent scrupuleusement toutes leurs observations tandis que Mordred lutte contre la douleur et qu'Alpha fait mine de ne rien comprendre à ce qu'il est en train de se passer. Mais elle entend ce que dit le jeune homme près d'elle et même si elle ne voit pas le sang qui commence à tâcher les vêtements de son double ailé, elle comprend que c'est sans doutes assez grave.

Heureusement, c'est à ce moment précis que la jeune femme entend une voix familière...


- C'est parti les gars on m'embarque tout ça pour la salle d'insémination forcée numéro cinq !

Les médecins se mettent à argumenter, avançant qu'ils préfèreraient continuer à les observer un moment, mais John, vêtu d'une panoplie parfaite de docteur et suivit par une horde d'infirmiers s'engouffre entre eux et plante une piqure dans le bras droit de Yumi ainsi que dans celui de Yumi-avec-des-ailes-surement-Mordred. Yumi cesse de disparaitre et glisse quelques mots à l'oreille de Mordred en faisant mine de chanceler...


- Redeviens toi-même et laisse toi faire... repose toi Mordred.

Les types les sanglent sur des brancards pendant que John s'adresse aux autres docteurs :


- Comprenez, messieurs, que cet homme et cette femme ont, semble-t-il, reliés leurs capacités afin de faire naitre celles de la femelle encore perdue dans les affres d'un réveil difficile... Leurs pouvoirs, leurs liens... tout ce la les désigne d'office comme des reproducteurs assurés ! Ne comprenez-vous donc pas l'urgence de la chose et l'excitation qui devrait vous animer ? Nous allons les faire naitre naturellement ! Nous les aurons dés la naissance messieurs, vous pourrez les observer tout au long de leurs vies !


Les docteurs semblent conquis et les laissent passer... commence alors une course effrénée dans les couloirs...
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Mer 30 Juil - 20:04
Yumi me dit de reprendre ma vraie forme, ce que je fais. Je vois moins flou, d'un coup, mais j'ai toujours mal. Comme je me retransforme, la tâche de sang sur mon ventre s'élargit encore. Mais c'est pas grave parce que John et tous ses ami arrivent en débitant un maximum de connerie. Alors que je reste debout au milieu de la pièce avec les mains crispées devant mon ventre, quelqu'un vient délicatement me porter comme une princesse pour me poser sur un brancard après avoir fait semblant de m'injecter un truc. C'est vrai que j'apprécie autant, je crois que j'ai pas besoin de grand chose de plus niveau défonce. J'pose quand même une question qui me perturbe un peu, d'une petite voix faible, parce que j'suis pas sûr d'avoir compris :

- Je vais pas à avoir à baiser quelqu'un hein ? Ils m'ont déjà branlé en plus.

Mais personne me répond et au bout de cinq secondes j'ai déjà oublié pourquoi j'étais sur un brancard. On traverse les couloirs comme ça, je vois des néons défilés et la tête masquées de John. On m'a gentiment recouvert de draps – comme sur un vrai brancard – et j'ai très envie de dormir. J'ai dû le faire un moment d'ailleurs parce que je me suis réveillé dans la morgue sans garder aucun souvenir du voyage. C'est un poil flippant.

- [i]Bon pour éviter les gardes, on va passer par là. C'est la seule sortie sûre. Y a un monte-cadavre, et en haut un espèce de crématorium format XXL. On sortira par la cheminée. Petite pause pour que tout le monde s'imprègne bien de l'idée. Moi j'ai rien compris et je sais pas très bien pourquoi on est là. Je pose la question mais personne me répond. On fait passer deux mecs d'abord, puis les colis, puis le reste des gens.

Donc ils font comme ils disent et on me porte à nouveau pour me poser sur un espèce de monte-charge géant, avec Yumi. Je sais pas très bien ce qu'on est en train de faire mais ça semble rassurant qu'elle soit là. Je lui dis. Et je lui redemande pourquoi elle est venue. La tâche sur ma robe d'hôpital continue de s'élargir, et je sais pas pourquoi j'en ai plein les mains. Je me laisse donc crever sur la plaque de métal froid en train de monter. Je sais pas très bien quoi penser de tout ça. Ça sent violemment le cadavre une fois qu'on est là dedans en plus.
Une fois en haut y a un type qui passe ses bras sous mes aisselles et sous mes genoux, histoire que je saigne un peu plus sur les fringues de tout le monde. Je sais même pas qui est ce gars, j'te donnerai pas de signe distinctif, mais j'en suis plus à savoir reconnaître un visage, pour être honnête. Puis là on est dans un espèce d'entrepôt énorme et tout propre, dans une espèce de piscine vie. Y a un grillage au fond et des brûleurs géant encore en dessous. Je trouve cette vision très angoissante sans savoir bien pourquoi.
Mais en haut y a la lumière du soleil !
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Sam 2 Aoû - 17:38
Au final, John et ses hommes réussissent à faire sortir tout le monde sans trop de complications et Yumi laisse échapper un long soupir, comme si elle avait retenu son souffle tout le long. Quand on lui dit que c'est bon, elle se lève d'un bond... et retombe aussi sec par terre, elle est encore toute tremblante et ses jambes de la portent pas. John la prend sur son dos et la transporte jusqu'à une ambulance, probablement volée pour l'occasion. Il l'installe sur un siège à l'arrière tandis que ses hommes transfèrent Mordred sur le brancard et que John met des gants. Yumi ne voit rien de tout ça, mais elle écoute intensivement... en vain. Elle n'est pas encore habituée à écouter pour se faire une vision de ce qui l'entoure et c'est assez stressant, angoissant même... elle a l'impression d'errer dans une nuit sans fin, parfois trouée par des lumières étranges... mais rien de plus. Aucune évolution depuis son réveil chez L après l'Opération... rien...

John regarde un moment la jeune femme puis soupire. Elle n'a pas l'air d'être en état de prendre quelque décision que se soit. Il savait que c'était une mauvaise idée, que retourner sur le terrain aussi vite après son "accident" serait probablement désastreux. étant donné qu'elle a fait preuve d'un sang froid exemplaire dans la cellule de Mordred et durant l'opération de "sauvetage", il pensait que c'était bon... mais en fait non.

Tout en retirant les vêtements de Mordred afin de le soigner, il jette des regards inquiets à la jeune femme qui ne cesse toujours pas de trembler. Elle a le teint blafard et elle a de nouveau caché ses yeux derrière son bandeau de tissus, ses lèvres bougent comme si elle murmurait quelque chose à quelqu'un, sauf qu'il n'y a personne et qu'aucun son ne franchit la barrière de sa bouche. On dirait qu'elle délire. Quand quelqu'un passe à sa portée, elle lui agrippe le bras assez fort pour lui arracher un grognement de douleur et se met à lui poser environ vingt-cinq fois la même question avant de lui laisser le temps d'ouvrir la bouche pour lui répondre.


- Y'a personne qui est mort hein ? Dis, personne n'est mort c'est bon ? Tout le monde est vivant ? ...


Etc etc... Quand enfin elle entend que tout le monde se porte comme un charme à part quelques blessures bénignes et la plaie de Mordred qui s'est rouverte , elle se laisse retomber d'un seul coup sur son siège avec une expression de soulagement intense peinte sur son visage. Elle soupire d'un air satisfait... puis recommence à trembler et à divaguer dans son coin.

John soupire et s'adresse à Mordred qu'il a déjà bien commencé à réparer, le drame a été évité.


- Si ça t'emmerde pas, je voudrais que tu ne sortes plus tout seul à partir de maintenant... si Yumi se met dans un état pareil à chaque fois va plus falloir que ça se reproduise. Alors soit tu reste avec elle et j'vous surveille, soit tu pars tout seul, tu t'envole pas, et j'envoie un de mes hommes pour te protéger.

Il grimace.

- De toute façon si tu veux mon avis, vos gueules à tous les deux vont être placardées un peu partout à partir de maintenant.
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Sam 2 Aoû - 19:10
On me pose dans un brancard à l'intérieur d'une ambulance garée à l'extérieur. Comment ils ont eu une ambulance d'ailleurs ? Je poserais la question plus tard.
Yumi est avec moi, à l'avant, et John aussi, j'suis content. Il découpe le devant de la robe d'hôpital avec des ciseaux, puis prend une seringue pour me la planter dans le ventre avant que j'ai eu le temps de rien faire. Anesthésie locale, qu'il dit. Ah bon. Et comme dans un cauchemar, je le vois mettre des gants, prendre des pinces et me retirer les agrafes une par une. C'est horrible à regarder, mais en même temps je me sens assez détaché de tout ça. Je sens rien, déjà. Même quand un des morceaux de métal m'arrache un lambeaux de peau je sens rien. Alors je regarde en silence, fasciné. Ça va prendre un moment. John nettoie aussi les saletés qui auraient pu rentrer dans la plaie pendant le voyage avec une compresse. Sinon je suis tout nu mais je crois que tout le monde s'en fout complètement de ma quéquette, moi le premier.

Il y a quand même une belle quantité de sang pour salir toute l'ambulance, et j'espère que Yumi voit rien. Je lui assure même que je vais bien d'une voix faible quand elle s'inquiète de nous savoir tous en vie. Mais elle s'en fout de ma réponse, vu qu'elle répète encore cinquante fois la question. Même moi je trouve qu'elle a l'esprit qui bat la campagne, c'est inquiétant.
Pendant ce temps John a commencé à me recoudre. C'est sale à voir, on dirait que je me suis fait griffé le ventre par un lion géant maintenant, il est tout déchiqueté, mais l'homme me dit un tas de trucs rassurants. OK y a un petit peu de mon sang partout où il était possible d'en mettre, mais j'ai beaucoup bougé pour un mec blessé, et ça fait pas une si grand quantité que ça. Et puis les sutures en dessous de ma peau n'ont pas bougé, eux, ça aurait pu être bien pire. J'aurais pu avoir mes viscères partout par terre. Je suis toujours conscient non ? Alors qu'on m'a drogué comme un cheval de course et que j'ai du sang jusqu'aux genoux. C'est que ça va pas si mal.
John continue à parler d'un ton rassurant à Yumi et à moi, comme on parlerait à un chien battu. Ça marche bien sur mon petit cerveau en sous-régime et je panique pas trop, même si un mec arrête pas de m'enfoncer une énorme aiguille dans le ventre. Il fait des jolis points remarque – j'ai assez d'expérience pour le remarquer. Il a peut être été infirmier avant ou quoi ? Ensuite il explique que je dois plus sortir tout seul pour pas casser Yumi, mais il le dit gentiment. J'ai du mal à réfléchir à la question, je ne me souviens plus comment j'ai été capturé. Pas pour l'instant. Mais j'me sens vaguement désolé d'avoir fait quelque chose de mal.

- Je voulais pas la casser. J'suis désolé. J'le ferais plus.

Mais je suis content que quelqu'un soit venu me chercher. Que quelqu'un, quelque part dans l'univers, en ait eu quelque chose à foutre. Je savais pas que je me sentais seul et abandonné avant de plus l'être.

- J'suis fatigué.

Et là, John regarde mon teint pâle, mes pupilles dilatées, mes tremblements, et décide de m'injecter un dernier produit pour la route. J'en dors comme une souche pendant deux jours.
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Sam 2 Aoû - 21:21
Deux jours plus tard, donc, Yumi est paisiblement en train de s'acharner sur un clavier avec les touches en braille. Elle a des écouteurs sur les oreilles et la voix métallique qui lui épèle les mots qu'elle est en train d'essayer d'écrire semble sur le point de lui faire péter un fusible. Elle prend une grande inspiration, se calme... et recommence. Elle finit par réussir à rédiger son e-mail sans trop de soucis et, fière d'elle, se sert un verre de vodka pour se féliciter toute seule. Elle n'en mets même pas partout, c'est un plaisir.

En fait, pendant les deux jours que Mordred a passé à dormir comme un bienheureux sur son tout nouveau lit-matelas posé à côté de celui de Yumi, elle s'est focalisée sur le braille et l'utilisation au quotidien de bouteilles et de verres. Ça l'a empêchée de devenir cinglée, mais Bob et les autres morts de l'Opération continuent de la hanter. Cette fois c'est John qui a tout organisé, pas elle... et tout s'est bien passé. Elle-même ne s'est contentée que de calmer Mordred et d'insister pour bien se mettre dans les jambes de tout le monde... autant dire qu'elle a plus fait chier qu'autre chose quoi... même si John insiste sur le fait que sa présence les a aidés parce que, soi disant, ils n'auraient pas pu calmer Mordred d'eux même. Mouais...

Au final elle a même réussi à faire un tour des réseaux sans trop s'énerver... et s'est rendue compte qu'elle a raté énormément de choses. Après tout, ça fait déjà un mois qu'elle ne voit rien, un mois qu'elle galère pour mettre une simple culotte (les strings c'est plus simple de capter ou est l'arrière au touché)... un mois qu'elle se sent faible et inutile... et, n'oublions pas le plus important ou presque, un mois qu'elle délire régulièrement et part dans un trip lointain et inconnu à base de tortues et d'îles sous-marines qui veulent lui parler. Mais la tortue, c'est Bob... et l'île c'est probablement elle, ça doit être une image vu que l'île a tendance à disparaitre quand la tortue, épuisée, essaye de se reposer dessus.

Oui, c'est forcément ça... Bob n'a pas pu compter sur elle quand il en avait le plus besoin, il l'a même écartée, allant jusqu'à la menotter au loin pour être bien certain qu'elle ne puisse rien faire pour l'aider... et ces abrutis de militaire qui sont revenus plus tôt que prévu, ils voulaient quoi ceux là ? Quelle idée stupide, quelle organisation de merde... pourquoi continuait-on à la protéger, à la materner ? Pourquoi L continuait à lui envoyer des remplaçants de Bob qu'elle ferait probablement tuer ? Qu'il soit amoureux d'elle ou non ne changeait rien... elle portait malheur...

Poussant un soupir las, Yumi retire son casque, se laisse tomber sur son lit et rampe jusqu'à avoir Mordred à portée de main. Elle lui caresse doucement le front, comme elle l'aurait fait pour un enfant malade, et sourit en imaginant la tête qu'il ferait s'il voyait toutes les saloperies imaginaires qui commencent, doucement mais surement, à la rendre totalement cinglée.


- Quand tu te réveilleras Mordred, je t’emmènerais manger une glace à la plage, et je te donnerais un appareil pour prendre des photos instantanées. Tu mérite d'avoir des images palpables pour pouvoir regarder tes bons souvenirs... La plupart de tes souvenirs sont sombres ou ternes... on va en photographier des lumineux et des vifs.

Elle sourit.

- Et puis comme ça je pourrais les regarder quand j'aurais retrouvé la vue... si je la retrouve un jour...


Elle soupire et s'allonge sur le dos, retire son bandeau et fixe son regard droit devant elle. Probablement sur le plafond mais elle ne voit rien. Est ce que c'est une promesse en l'air ? Est ce qu'elle finira vraiment par revoir un jour ? Mordred a raison de dormir... voir une Yumi, une Alpha, supposée être une médiatrice et, officieusement, un peu plus que ça... en train de déprimer... beurk...
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Mer 6 Aoû - 16:39
C'est Yumi en train de s'écrouler dans le lit à coté de moi qui m'a réveillé. Soif. Envie de pisser. Il me faut une bonne minute pour remettre en place le pourquoi du comment. J'ai monumentalement la tête dans le cul. Je remue un peu quand Yumi commence à parler, histoire de signaler que je suis toujours vivant le temps que les réacteurs s'allume. Elle parle de m'emmener à la plage pour manger une glace, histoire de compenser.
Ah oui, le labo, Yumi aveugle, tout ça.

Mes souvenirs sont assez flous. Certaines scènes sont précises, c'est plus l'ordre chronologique qui pose problème. J'ai l'impression d'avoir vécu un rêve de plusieurs semaines, avec des périodes de black out. 'fin, un cauchemar, plutôt. Mais maintenant je suis dans le garage surchauffé de Yumi et tout va bien. On va manger une glace. Il faut mieux tout oublier.
Quelqu'un doté probablement d'une intelligence supérieure a mis un verre d'eau à ma portée pour pas que j'ai à ramper jusqu'au lavabo. Y a même du papier absorbant sous mes fesses si jamais j'ai envie de me pisser dessus. Et tout est exceptionnellement rangé. J'comprends que John doit être toujours à rôder dans le coin à surveiller que Yumi marche pas sur des bouts de verre parce qu'elle aurait cassé de la vaisselle. Il est pas mort, donc. Je m'assoies sur le lit et tends le bras pour me jeter sur la flotte, en en faisant couler sur moi tellement je bois vite.

- J'suis réveillé ! J'veux aller à la mer !

Bon, je suis deux de tension et j'ai encore les yeux collants, mais j'ai jamais eu l'esprit aussi clair en plusieurs semaines. Ou jours ? J'vais pas me lancer dans ce genre de questions tout de suite. Aller au pipi avant. Je fais un câlin maladroit et bref à Yumi avant de me lancer bravement pour tituber jusqu'aux toilettes. J'ai des mouches devant les yeux et l'impression que le visage me brûle, pendant quelques secondes. Wah, vraiment deux de tension là. Je tremble en m'asseyant sur le trône. Pourtant je panique pas, les choses vont revenir à la normale. J'ai déjà pris des cuites, c'est sensiblement pareil.
Après je me mets de l'eau sur le visage, et le spectacle dans le miroir est pas très reluisant – mais je me dis qu'au moins je peux le voir, moi. J'ai des grosses cernes rouges, l'air paumé, les bras flasques et je suis habillé avec seulement un boxer avec des tâches louches et un débardeur dix fois trop grand. Comme ça y a vue sur mes jambes poilues et maigrelettes. Incroyablement déprimant. Le poids de la réalité me retombe dessus. Ouais, alors qu'il y a tant de misère dans le monde c'est un peu bizarre que je me focalise sur mon physique à ce moment là, je sais pas comment ça s'est emboîté. Un mélange. Le fait qu'une bande de scientifique s'intéresse obsessionnellement au fonctionnement de mon corps, déjà. Ensuite, Yumi. Ça me travaille sa cécité. Et vaguement qu'on ait pas couché ensemble, aussi, mais j'arrive pas à mettre des mots là dessus. J'en ai pas spécialement envie dans le fond, mais j'aimerais vivre dans un monde qui m'en offre la possibilité. Ou p'tète pas, en fin de compte. Je suis pas armé pour réfléchir à des trucs pareils.
Je soulève mes fringues pour voir la grosse plaie dégueu sur mon ventre. Ça a l'air d'aller, elle a une bonne apparence. C'est pas tout rouge et gonflé avec des morceaux comme je m'y attendais. Les points sont réguliers et bien fait et y a déjà du tissus cicatriciels. Je suis pas facile à tuer. Bon, on dirait qu'un alien est sorti de mon ventre tellement c'est déchiré de partout, mais ça guérira. Bon.

Je retourne voir Yumi en essayant de pas me sentir comme une erreur de la nature qui fait disparaître l'équilibre mondial parce qu'elle est toute vilaine et mal branlée. Un emballage vide même pas humain, et asexuel par dessus le marché. Je touche doucement l'épaule d'Alpha :

- T'as faim ? Je crève la dalle.

J'ai envie d'être gentil et de faire des trucs. Ces deux choses ont beaucoup manqué dans ma vie récemment. Je sais même pas si je vais rejouer aux jeux vidéos un jour tellement j'suis content d'avoir retrouvé mon cerveau et des êtres humains qui veulent pas me foutre à poil dans des grosses machines pour voir comment c'est à l'intérieur ou me découper en petits morceaux. Je fous du hachis parmentier tout prêt dans le micro-ondes. De la viande, des patates, du gras, le tout en bouillie, c'est juste parfait.
Et là mes yeux se posent sur le saint des saints : un paquet de clope avec un briquet à coté. Je me jette dessus. J'en allume une pour Yumi – que je lui tends, avant de guider ses doigts vers le filtre pour pas qu'elle se brûle – puis une pour moi, avant de m'asseoir sur le matelas et m'enrouler dans la couverture. Je tête ma tige avec grand plaisir. Ça fait tellement longtemps.

- 'tain ils me laissaient même pas fumer. J'suis content d'être revenu.

Genre c'est le pire drame de ma vie. J'aurais pas dû lancer ce sujet, ça peut devenir douloureux. Il faudra au moins que je dise à un moment à Yumi que, défoncé, il est possible que j'ai un peu bavé sur certains trucs. Mais pas tout de suite. Je note qu'elle porte plus de bandeau, même si elle regarde pas du tout dans ma direction. Ses yeux sont pas blancs chelou, c'est rassurant. J'me dis donc très bêtement que c'est peut être un meilleur sujet de conversation :

- Ca va mieux pour tes yeux alors ?
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Mer 27 Aoû - 10:43
Yumi profite du temps que Mordred passe aux toilettes pour rallumer son téléphone "spécial urgences"... rien. Pas de message, pas de texto, pas de mail non plus sur la nouvelle boîte... parfait. Elle pousse un petit soupir de soulagement et se rend compte qu'elle avait retenu sa respiration, appréhendant un nouveau drame... mais tout baigne pour une fois, c'est cool.

Elle suit les déplacements de Mordred à l'oreille tout en ageançant ses coussins pour se confectionner un petit nid et se pose dedans avec un plaisir évident. Quoi de mieux que de s'avachir dans des coussins moelleux comme une merde après des journées de "boulot" assez stressantes ? Bon ok... plein de choses. Mais Yumi aime les coussins, c'est comme ça.

Elle accepte d'un sourire que Mordred s'occupe de faire à bouffer. D'abord parce que comme ça elle pourra calmer sa faim, ensuite parce qu'elle est persuatée qu'il ne s'encombrera pas avec des délires de "bouffe équilibrée" et qu'il ne la forcera pas à avaler de la verdure pour tortues où lapins comme le ferait John.


- J'ai la dalle aussi ouais, merci !


Bonne idée en tout cas d'avoir proposé à Mordred de rester vivre chez elle, déjà ça lui fait de la compagnie, ensuite ils s'entendent bien du coup c'est cool, et puis il peut faire des trucs qu'elle n'arrive plus à faire, du coup en prime c'est pratique.

Elle prend précautionneusement la cigarette qu'il lui tend et la pompe doucement tout en profitant de sa position ultra calée dans ses coussins, se demandant pourquoi elle ne se débrouille jamais pour avoir le temps de faire ça au moins une fois par jour.

- Pour le moment pas de changement non. M'enfin j'ai toujours pas vu de toubib' non plus à vrais dire... mais j'sais pas trop comment expliquer à un type que je me suis fais ça à cause d'une explosion sur un camp militaire qui a causé la mort de plein de gens pendant que j'étais menottée à un bête tuyaux un peu plus loin... et puis même... j'aime pas les toubibs, je leur fais pas confiance et les hopitaux ça pue le propre et la merde mélangés... je déteste ça. C'est super flippant !

Et puis elle a aussi vachement peur de ce qu'on pourrait lui dire. Elle n'a pas du tout envie d'entendre "Non, vous ne verrez plus jamais". Et comme elle se doute que Mordred est assez futé pour s'en rendre compte, elle change rapidement de sujet.

- John a rajouté une armoire près de l'entrée pour toi, je crois qu'il y a trois ou quatres étagères et un peu de penderie histoire que tu puisse y ranger tes fringues. D'ailleurs regarde dedans, je lui ai dis d'y mettres quelques bricoles pour toi.

L'armoire est un peu plus petite que celle dans laquelle s'entassent les fringues de Yumi, mais elle ne grince pas quand on l'ouvre. Sur les étagères, John a plié et rangé une bonne quinzaine de t-shirt, trois pulls, une dizaine de pantalons divers et variés mais toujours plutôt sobres, des caleçons en pagaille, des chaussettes, une trousse de toilette complette avec du gel douche, du shampoing, un coupe ongles, une brosse à dents, du dentifrice, un pain de savon et un rasoir électrique, dans la penderie il y a un bon gros manteau pour l'hiver avec des boutons pression sur tout le long du dos pour qu'il puisse le garder sur lui même s'il doit voler, un anorak tout con et trois paires de pompes. Tout est à sa taille. sur la dernière étagère il y a une cartouche de cigarettes, un briquet, l'appareil à photos instantanées dont parlait Yumi un peu plus tôt, une montre, une brosse à cheveux... et un flingue avec une réserve de balles. Sur le flingue, un post-il, sur le post-il, quelques mots : "En cas de besoin si je ne suis pas là." et une signature : "J.".

- T'as besoin de trucs en plus ? Hésite pas à demander hein...
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Mar 2 Sep - 23:57
J'écoute Yumi assis sur la seule chaise pas encombrée de bordel. En gros, personne lui a dit « vos yeux iront beaucoup mieux très vite madame », et c'est tout ce que je retiens. Le blah blah qu'elle met autour sert juste à signaler qu'elle flippe. Je tire sur ma clope. C'est pas vraiment la joie et les cotillons, cette histoire de libération. Je sors juste d'un long brouillard pour constater un peu plus de merde, faut que j'encaisse un peu le truc.
Yumi m'explique que pas-Bob a rangé des affaires pour moi, et comme j'aime bien les cadeaux j'vais voir. J'apprécie beaucoup la cartouche de clope, sinon c'est plutôt chiant. Des trucs pour se laver, de la sape. En fouillant un peu je trouve... un flingue ! Oh putain ! Je le prends dans mes mains, c'est lourd et froid. Tout de suite l'ambiance devient plus anxiogène. Même si il est très probable qu'il est pas chargé ni armé, je mets pas mes doigts n'importe où et je pointe pas le coté où y a le trou vers moi.

- Mais je sais pas me servir de ça ! Je tique que Yumi peut pas voir « ça ». Y a un... J'ai un peu peur de le dire à voix haute, instinctivement. Comme si elle avait pas du tout mis un système de sécurité de malade autour d'elle. … un flingue, quoi.

Je le repose là où je l'ai trouvé pour retourner finir ma clope près du cendar. Maintenant que je suis un peu plus réveillé, je me rends compte que ça fait plusieurs jours que je marine dans mon jus, et dans la chaleur ambiante ça devient de plus en plus évident. Donc je dis à Yumi que je vais prendre une douche pendant que le hachis fait des petits tours dans le micro-ondes et je pioches quelques affaires dans l'armoire. Après je lave tout, même les cheveux. Mon ventre me pique un peu à cause du savon. Ça réveille, et c'est pas une mauvaise chose parce que je suis encore défoncé dans deux trois neurones. Mais en même temps je me sens pas très bien. Un peu nauséeux. J'suis peut être en manque. Ça m'était arrivé la première fois, mais beaucoup plus fort plus vite, c'était très douloureux. Je sais pas.
Je ressors de la douche, le micro-ondes a fini de tourner. Je sers deux assiettes.

- Fais gaffe c'est chaud... on ira à la mer après dis ? Je mange comme un gros morfal malgré la nausée. Faut pas perdre le nord. A'ec... avec l'appareil photo et tout et tout. J'ai été que dans des chambres et des trucs comme ça là, j'vais devenir claustro, j'te jure. Mais... faut que l'autre y vienne, pour conduire. Dis je d'un ton déçu. J'aime pas beaucoup pas-Bob. J'espère que ça se voit pas trop, c'est le pote à Yumi quand même. Je cherche un téléphone des yeux pour lui apporter. Je calcule pas qu'elle peut pas voir les touches et tout ça alors je lui mets sur le genou. J'ai jamais vu de la vraie mer, y a un port à Tokyo mais c'est pas la même chose. J'suis sûr que j'aurais moins la gerbe avec la brise marine et toute ces conneries là, puis ça aiderai mon corps à se débarrasser de toutes les saloperies qu'on a mis dedans.
Après avoir mangé la moitié de mon assiette je vais me vautrer à coté de Yumi. Je tremble un peu.
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Mer 3 Sep - 7:42
- Ouais, on va y aller. L'appareil est dans ton armoire je crois... tu dois avoir un maillot de bain et des serviettes aussi. J'ai dis à John de te trouver une paire de lunettes de soleil mais je sais pas s'il l'a posée dedans aussi où si c'est lui qui l'as.

Elle s'étire à la manière d'un chat qui a passé trop de temps à dormir, se débrouille assez bien pour téléphoner à leur "chauffeur" et lui signale qu'il peut venir les récupérer d'ici quelques minutes. Après ça elle se lève, va sans soucis vers sa propre armoire et tatônne quelques instants pour attraper son propre maillot de bain.

Elle disparait dans la salle de bain et en ressort vêtue d'un bikini blanc avec des petits papillons noirs imprimés dessus. Elle se souvient l'avoir acheté quelques mois plus tôt et sourit vaguement parce qu'elle sait qu'il est assez joli, même si la coupe est plutôt simple.

Elle farfouille encore un moment dans son armoire pour se trouver une jupe longue et vaporeuse un peu à la mode hippie, blanche aussi, et un débardeur court de la même couleur. Du coup on voit juste les papillons en transparence. Elle avait fait ça aussi la dernière fois et avait trouvé le rendu amusant et plutôt sexy. Bon, là vu qu'elle a un peu trop maigris c'est moins sexy qu'avant mais ça rend quand même plutôt bien, et puis elle ne peut pas voir que ses bras sont un peu trop fins et qu'on commence à voir ses côtes alors ça va. Elle enfile une paire de claquettes noires qui trainent au fond de son armoire depuis des lustres et referme le meuble.

Elle retourne se poser le temps de faire un sort au hachis parmentier qui a bien eu le temps de refroidir... et John arrive.

Ce dernier jette un regard appréciateur à Mordred en constatent qu'il est propre et qu'il a mit des nouvelles fringues, puis lui soulève le t-shirt sans lui demander son avis et sans parler - il commence à prendre les mêmes habitudes que Bob : ne pas parler ou presque, agir sans demander la permission, être un peu moins invasif - et entreprend de vérifier si tout va bien au niveau de la blessure au ventre du jeune homme. Visiblement saisfait de ce qu'il voit, il se contente de le panser correctement et de le laisser tranquille ensuite.

Il hoche la tête gravement en voyant qu'ils ont mangé, fait la vaisselle en quelques secondes, puis prend Yumi par le bras et la guide doucement vers la voiture. Il la laisse s'installer à l'avant et revient chercher un gilet et une immense serviette dans l'armoire de la jeune femme, son portable et ses clopes. Après ça il tend un sachet à Mordred.


- Crême solaire, lunettes de soleil, appareil photo qui va dans l'eau. Besoin d'autre chose ?

Une fois que tout le monde est bien installé, il démarre et conduit tranquillement pendant deux bonnes grosses heures en les laissant discuter sans les couper.

Quand ils s'arrêtent, ils sont juste à côté d'une petite plage privée nichée dans une jolie crique. Il y a un petit bateau amaré dans un coin de la crique et quelques rares personnes qui se baignent. John les installe un peu à l'écart, au bord de l'eau et retourne dans la voiture. Il peut les voir et surgir s'il y a un soucis, mais au moins ils sont tranquilles...
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