Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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[ Angleterre ] No one dare to ask his business. [BB]

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Dim 18 Mai - 13:32
Voyage diplomatique.
C'est toujours long et très codifié. On mange de la bouffe à trois milles killars l'assiette, sans la main d'oeuvre, tout le monde porte des vêtements inconfortables. Devant les caméras on dit des bêtises lèche-cul sur le pays des uns et des autres, en s'engueulant par chuchotis interposés hors des micro. Là c'est en Angleterre. Un sommet sur la sécurité. Forcément que le Japon est invité. Ils ont du mal en occident avec ça. Les Etats-Unis, surtout.

Dans l'avion privé, l'habilleuse m'aide à mettre un costume traditionnel. Un kimono vieux d'à peu près cent ans en soie bleue nuit avec des broderie en fil d'or de Kyoto. Le obi est plus clair, mais dans une matière dont je ne me souviens plus du nom et qui est extrêmement lourde. Heureusement j'ai l'habitude. Obligée de mettre des trucs pareils, c'est traditionnel, et au Japon on aime bien ça la tradition. C'est pas plus ridicule qu'un costard, quand t'y réfléchis. Puis les interlocuteurs sont assez déstabilisés par mon apparence exotique. Et une femme ça fait bien comme émissaire d'un gouvernement totalitaire. Il apparaît moins dangereux.

Le programme est clair : le matin, visite d'un commissariat anglais, puis repas diplomatique et enfin le sommet en lui même. Évidemment en un après midi on va pas faire grand chose, c'est surtout médiatique. Kira rencontre pas mal de succès auprès de leurs « extrême-droite », et de leurs sympathisants. Le taux de criminalité au Japon a jamais été aussi bas, on n'accueille pas avec chaleur les immigrants, bref, tout pour plaire aux guignols.
Donc ça se déroule comme ça doit se dérouler, sourire, photos, tout le monde se débrouille en anglais pour expliquer que son pays est sympa et aime les autres pays, je défends l'idéologie de Kira et tout va bien.
Mais j'ai réservé ma soirée pour des affaires... plus discrètes.

Après avoir enfilé un kimono moins lourd, je vais dans une voiture discrète en compagnie de deux membres de la police secrète à Winchester. Évidemment, les barbouzes locaux nous suivent un moment, mais on arrive à s'en débarrasser en changeant de voiture sur une aire d'autoroute. Je me laisse guider par les deux gorilles, j'ai pas à gérer ces choses là.
Beyond Birthday.

On frappe pas, on a pas à le faire. Les deux gorilles s'assurent qu'aucune arme ne sera pointée vers moi, en silence. Très professionnel. Leur boulots passe beaucoup par l'apparence aussi, et ils sont aussi expressifs que des briques. Leurs cerveaux a été très bien lavé, et ils ont peur de moi. Ils ont intérêt en tous cas.

- Bonjour Beyond.

Je lui fais mon sourire « mignonne petite japonaise ». J'ai renoncé depuis longtemps à inspirer la terreur par mon apparence, j'espère que l'armement lourd des deux gorilles en kevlar fera le boulot à ma place.

- J'ai entendu que tes affaires personnelles avaient tendance à... baver un peu. Je viens prendre des nouvelles, tu comprends.

Re-sourire. En fait, il va probablement mourir bientôt. Il a beaucoup trop fait de la merde pour compter sur une espérance de vie normale. Mais je viens aux nouvelles de cet agent qui part en couille personnellement.
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Beyond Birthday
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Dim 18 Mai - 16:10
Il avait tué une petite fille...une de ces petites filles mignonnes et clichées comme ce n'est pas parmi, qui te font des yeux de chatons avant de t'annoncer qu'elles ont fait une très grosse bêtise. Il l'avait enfermée dans une baraque close, sans issue, il l'avait vérifié. Elle lui avait crié, lorsqu'il s'en allait, qu'elle allait prévu sa maman et son papa et lui...lui n'avait répondu que par un rire sordide. Quelques semaines plus tard, en lisant le Cavalier Noir, il avait lu dans les faits divers qu'elle était morte. Cela ne lui avait fait ni chaud ni froid. Il savait très bien que c'était la gosse d'une résistante et de Mello. Qu'ils apprennent la vie, il avait promis de se venger et voilà qu'il l'avait fait.

B avait pris l'avion et était retourné aux sources. Cela n'avait pas été très dur que de falsifier à nouveau ses papiers – après tout, il n'avait pas un QI de génie pour faire des calculs à la con – et les contrôles s'étaient déroulé assez bien. Le plus dur, c'était bien sûr le scanner rétinien, puisqu'il devait être le seul individu dans tout le Japon – mis à part cette enfoirée de premier ministre – à avoir les yeux rouges. Comment réussit-il à le contourner ? Miracle. Lentilles de très bonne qualité, et cela avait peut-être un rapport avec le fait que les contrôles étaient moindres lorsque l'on prenait un billet en classe affaire – il est connu que les terroristes sont les petites gens du peuple.

Ce fut donc avec émotion que B rentra en Angleterre. Tout lui sembla désagréablement familier, de la langue aux gens qui traînaient dans les rues. Depuis combien de temps avait-il quitté ce pays ? Dix, vingt ans ? Il était allé rapidement aux États-Unis, et récemment en France, où il avait rencontré cette petite ministre. L’Angleterre, ce sont les souvenirs, les rancœurs. L’Angleterre, c'est ce terminus à Winchester, où il se rendit en bus et la Wammy's House. L'orphelinat dans lequel il avait grandi était situé un peu à l'écart de la ville, mais elle en était facilement accessible en bus, ou même à pied...il avait tout le temps qu'il lui fallait, alors il enleva sa veste, grimaça en voyant les marques de brûlures qu'il y avait toujours sur ses bras et se mit à marcher.

Ce qu'il ferait là-bas, il ne le savait pas : B s'était juste mis en tête d'aller à la Wammy's House, comme si cela pouvait l'aider à atténuer la haine qu'il portait en lui. Il y avait un couteau contre sa cuisse, attaché au moyen d'un bout de ficelle...au cas où. B ne doutait pas qu'on le reconnaîtrait sitôt arrivé là-bas, et il avait même hâte de voir Roger...Roger, ce petit vieux directeur de l'orphelinat, s'enfermer dans son bureau en criant. Quant aux autres gamins, il ne savait pas s'il les supprimerait ou non. Quelque part, il avait envie de tuer cette engeance...de supprimer tous ceux qui se prétendaient « successeurs » de L, mais il ne pouvait pas oublier que ces pauvres gens n'y étaient pour rien. La petite fille, celle qui hurlait au secours à son papa et à sa maman, avait-elle commis un crime aussi ? B esquissa un sourire, se disant qu'il verrait selon son humeur...il avait arrêté tout d'un coup de répondre aux mails de Billie. Sa sœur l'énervait, et il ne voulait pas se rendre un jour chez elle pour l'égorger.

La nuit tombait et l'effet du décalage horaire commençait à se faire ressentir...pourquoi ce connard de Kira avait-il cru qu'il devait venir d'un pays à l'autre bout du monde ? Il fit une petite pause, et reprit sa marche, se souvenant qu'à cette pierre, l'orphelinat où il avait grandi se trouvait à à peine cinq minutes.

Il se trouvait enfin devant la grille – mon dieu, cet endroit lui semblait beaucoup plus grand avant, lorsqu'il était enfant...était-ce bien là où il avait grandi et où tant de drames s'étaient déroulés ?  B pencha légèrement la tête, tendant la main pour attraper la poignée de la serrure...un écriteau sur la gauche retint son attention : « orphelinat pour enfants surdoués et ayant des difficultés à l'intégration ». Menteurs. Menteurs. Son cœur battait comme avant d'entrée en scène, mais ça y était.

Toi. Oui, toi. Toi, c'était ta dernière scène, à ce moment-là. Tu le savais et tu l'as toujours su. Le destin et la tragédie grecque.  

C'est au moment d'enclencher la poignée qu'une voiture s'arrêta, pile devant la maison...Roger lui ferait-il le plaisir d'arrivée à ce moment-là ou...Non. B soupira rien qu'en voyant les trois personnes qui en étaient descendus. Une japonaise, bien fringuée et probablement issue d'une bonne famille, ainsi que deux gorille. Le genre de personnes qui passaient inaperçues en disparaissant.

« T'es qui ? »

Il ne s'adresse pas aux deux autres...ceux-là, ils n'ont pas d'importance. « T'es qui », parce qu'il lui est impossible de voir le nom et le prénom de Junichiro Iwa...et il sait ce que cela signifie. Cette nana est probablement un de ces semi-shinigamis, mais cette fois-ci, un, pas comme Mordred, qui obéit à Kira. Sinon elle ne serait pas aussi bien sapé.

« Ha...Je vois... », il fait coucou aux gorilles qui n'ont l'air manifestement pas contents que l'on tutoie leur chef. B n'en a rien à faire, B est libre comme l'air. « Donc tu es venue à la place de Kira...ou dirais-je de Light. Arrêtons de faire des secrets, et appelons les gens par leur noms. Alors...madame la semi-shinigami...si c'est ce que tu es...j'ai rencontré quelqu'un comme toi, l'autre jour. Light m'a trahi. En voulant faire de moi un allié, il m'a fait tuer des personnes qui comptaient. Alors, s'il veut faire quelque chose pour moi, maintenant, il a intérêt de faire sacrément attention...parce qu'il y a des gens plus...plus intéressants qui veulent de moi...Comme L, par exemple et à lui...je réfléchirai deux fois à son offre. »

Il la regarda dans le détail.

« Quel est ton nom ? »




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Mer 21 Mai - 16:03
Beyond Birthday, le seul, l'unique, ne reconnaît même pas le Premier Ministre quand il l'a en face de lui. Il suit pas trop l'actualité je suppose. Ça ne me semble pas être son style. Il a plutôt une tête de taré, gravement blessé en plus de ça. Son visage n'exprime pas d'appréhension, même pas de l'intérêt. Il me regarde juste d'un air indifférent voire vaguement ennuyé. Qu'est ce qui pourrait l'inquiéter de la part de deux gars lourdement armés en uniforme noir, effectivement ? Et d'une petite bonne femme souriante ? Il fait même un petit monologue pour expliquer qu'il n'a rien à craindre de personne, qu'il connaît les noms de tout le monde, les secrets, tout bien. Je ne m'arrête pas de sourire pour autant, pas pour des bêtises pareils. Il ne sait pas de quoi il parle. Oui, il sait des choses, mais qu'est ce que ça vaut fasse à deux grosses armes pointées sur lui ? Il est tellement fat, tellement sûr de son importance qu'il n'envisage pas que je puisse l'abattre comme un chien malade. Dans le temps, ce genre de personne m'énervait. Celles qui pensent être les seules à être important. Maintenant que j'ai le pouvoir je m'en fous. Sans doute parce que je ne me sens plus lésée par un tas d'abrutis.
Mais, quand même, une question se pose : Qui est le con qui a embauché ce malade mental pour s'occuper des affaires les plus discrètes de l'Etat ? Je pousse un petit « hihi » très maniéré derrière ma manche. Gorille un et gorille deux restent stoïques et menaçant. Très professionnels. J'ai pris avec moi celui qui parle super bien anglais et celui qui est noir – pour l'apparente diversité, le Japon a une réputation de xénophobie incrustée.

- Oh, que c'est mignon ! Quelle candeur rafraîchissante ! Je suis celle qui signe ta fiche de paie, en ce qui te concerne. A ta place je ne me tutoierais pas, et je n'annoncerais pas des menaces que je suis incapable d'exécuter. Sourire sourire. Mais parle moi de ces semi-shinigamis que tu as rencontré. Ils vont bien ?

Bon, c'est vrai que c'est la honte d'avoir laissé échapper quelques cobayes juste quand ils commençaient à devenir intéressant. Thirteen, c'est un vrai mystère. Un jour elle parlait comme un robot et semblait se foutre de tout, le lendemain plus personne dans la baraque. Un pouvoir offensif particulièrement intéressant, d'après les rapports. Elle peut manipuler les ombres. Et où se dissimule-t-elle ? Elle n'a même pas l'air humaine ! Les équipes de recherche se concentrent plutôt sur la montagne, on y aurait vu un « oiseaux » de plusieurs mètres d'envergure. Dans le cas du petit russe, c'est aussi de la négligence. Il a subit une lourde greffe, y a survécu de justesse après des années de convalescence, et personne ne le pensait capable de sortir d'une pièce tout seul, a fortiori de déjouer la vigilance des gardes pour sortir du complexe. Et pourtant...

- Et toi, tout se passe comme tu veux ? Meurtrier en freelance ce n'est pas une carrière d'avenir tu sais...

Sourire. J'aimerais entendre le récit de sa vie par sa bouche, avoir sa vision décalée des choses. Une petite perversion personnelle.
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Beyond Birthday
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Sam 31 Mai - 13:25
B jeta un coup d'oeil en arrière afin de voir si personne ne sortait de l'orphelinat qui semblait abandonné. Il ne savait pas si les enfants étaient toujours là, où s'ils avaient décidé de résister au phénomène Kira autre part. Roger était intelligent, malgré tous les défauts qu'il lui prêtait, et B se doutait que s'il hébergeait des enfants qui risquaient des choses, des enfants recherchés par les autorités, comme pourraient être ceux de sa sœur si jamais quiconque apprenait qu'il les avait laissés en vie, la Wammy's House serait en danger.

La femme devant lui avait l'air propre sur elle, dans ce kimono impeccable, les cheveux noués sans qu'un seul ne dépasse. Son teint blafard et sa voix lui donnait très exactement envie de vomir. Comment cette femme était arrivée en haut du système ? Lui qui prenait les japonais pour des êtres extrêmement misogynes et xénophobes, voilà qu'une de leurs femmes se retrouvaient au sommet du pouvoir. Impossible n'était pas Kira. S'il avait dû retenir quelque chose de toutes ces années, c'était bien cela. B avait compris, à ce qu'elle avait dit, qu'elle était bien elle, Iwa. Jadis, il avait pris ce personnage pour un homme...et lorsque l'on n'avait pas de photographie, comment l'imaginer autrement ? Il baissa sur elle des yeux pleins de condescendance, puis sourit comme s'il se foutait complètement de son statut. Son salaire ? Kira ne lui avait jamais donné de salaire. Il se débrouillait comme il le pouvait, vivait au jour le jour. S'il y avait quelque chose dont ils n'avaient discuté, c'était justement le moyen de paiement...et justement, Kira l'avait trahi aussitôt, au lieu de l'utiliser comme il aurait mieux fait de le faire. Il n'était pas très intelligent.

S'il en avait eu le pouvoir, il aurait demandé à ces deux hommes de ce reculer : il détestait le noir, il détestait les hommes de main. Si cette femme était bien celle qu'elle était, il savait qu'elle possédait un cahier. Si elle osait se confronter à lui, B, lui B, le criminel réputé, c'était certainement qu'elle avait trouvé son nom. Où ? Mystère. Il savait qu'il devait rester des archives dans sa ville de naissance, et puis le gouvernement disposait de hackers réputés qui avaient pu s'en charger.

« Je te tutoie si je veux. Je vais sans doute mourir, je ne suis pas idiot. Si le premier ministre de Kira vient me voir en personne, même accompagnée de deux gardes du corps, c'est que je suis inoffensif. Que d'une minute à l'autre, je vais m'effondrer. J'ai raison ? Ou tu as choisi de rendre la fête beaucoup plus intéressante ? »

En temps normal, il se serait rapproché d'elle, lui aurait effleuré la joue et l'aurait tendrement déchirée : il avait fait de même avec Asahi Kure. Il l'avait fait succomber à ses envies, à son « charme » démoniaque. Belzebuth Brave était un esprit sans merci et, contrairement à ce qu'il disait, il ne cessait de penser et de réfléchir comme L. Il y avait 80 % de chances pour que son sort soit déjà bouclé à ce moment-là. Les gardes du corps, il aurait pu les faire s'effondrer d'un quelconque mouvement d'art martial, les rendre incapable de bouger puis les tuer, mais à quoi cela aurait-il servi pour qu'il s'effondre dix minutes plus tard, victime d'une crise cardiaque ?

La vie, la mort. C'était drôle de penser qu'il allait enfin passer l'étrange cap. Rien ne lui semblait plus important, maintenant, et il ne se débattrait sûrement pas pour ne pas passer de l'autre côté. Sa vie entière lui avait semblé être une cruelle farce : les yeux, Billie, les yeux, les chiffres, Illness et sa folie. Toujours en souriant, il écoutait l'autre lui parler des shinigamis, tenter de lui faire cracher le morceau : un autre rire sortit de sa gueule. Dire que le gouvernement était responsable de telles abominations et il ne savait point s'il devait être effrayé ou amusé. Il avait été étonné de rencontrer un être qui était comme lui...qui avait les yeux et qui pensait être seul au monde : il n'avait jamais rencontré de personnes qui n'avaient rien au dessus de la tête, ni chiffres, ni nom, comprenez, à part Iwa et Mordred. Light lui-même n'avait pas fait la transaction des yeux, alors voir Mordred, ç'avait été le moment d'espérer qu'enfin, quelqu'un était comme lui.

« Elles se débrouillent, tes bêtes. J'ai trouvé un p'tit russe. Il était bizarre. J'ai réussi à retrouver d'où il venait grâce à des connaissances. Il est un brin bizarre, mais il se débrouille...tu ferais mieux de faire gaffe à ce qu'ils ne rejoignent pas la résistance, ce serait très mauvais pour toi. J'ai entendu dire aussi que vous aviez eu une évasion, dans un de vos labos ? C'est drôle en fait...tu sais, si je meurs, je m'arrangerais que vous ne puissiez pas récupérer mon corps. Vous ne seriez que trop heureux de récupérer mes yeux pour tenter de voir comment je les ai eus naturellement...grosse cinglée. »

Il s'assit sur le sol, un peu fatigué, avant de poursuivre son petit discours.

« Et toi, ta carrière ? T'en es à combien de meurtres par jour ? Ça paie bien, à ce que je voie...hey, les gars, du calme ou je vous tranche, merde ! », il sortit son couteau d'un air menaçant, « J'ai dit que je ne ferais rien, alors du calme. Tu sais où ils sont tous partis, ceux-là...j'avais un compte à régler...Ok, je sais que mon dernier meurtre était franchement gratuit, mais tu serais amusée de savoir que cette gamine était la fille de Mello. Je ne vise jamais gratuitement, tu crois quoi ? »






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Sam 14 Juin - 23:13
Quand il me parle de sa mort avec un ton de pas intéressé, je souris. Il est pas bête, ce con. Juste incontrôlable. Il y a des esprits, comme ça. Des tarés doués qui marchent à l'obsession. Mais... il a quand même raison. Son nom est déjà écrit quelque part depuis un moment, je peux pas me permettre de me balader partout tout le temps avec le cahier. Donc oui, il va mourir. Mais merde, il fait n'importe quoi. Le gouvernement japonais c'est pas un contrat sans engagement, il y a des conséquences.

- Oh, je te laisse la surprise. Et je ne suis pas venue pour discuter de ça.

Je replace la manche de mon kimono avec un geste étudié pour être élégant – les miroirs c'est pas fait pour les chiens. Malgré mon impassibilité affichée, je ressens quand même une pointe de fierté à maîtriser aussi bien la mort de quelqu'un. La magie du cahier. Kira a eu l'intelligence de prendre le pouvoir avec cet outil, je m'efforce juste de le garder avec. Et c'est putain de bon. Mais pourquoi que le Japon ? Et pourquoi pas exploiter le filon à fond et développer des armes biologiques semi-divines ? Disons, dans un futur lointain, pas forcément de mon vivant – qui promet d'être assez court, vu que j'ai les yeux.

Et BB m'enchante les oreilles en me parlant des semi-shinigamis. Il m'apprend beaucoup de chose. D'une part, que le russe est vivant. Ensuite, qu'il est en état de parler. Et troisièmement, qu'il se débrouille assez bien dans Tokyo pour avoir retrouvé son vrai nom par des biais illégaux. J'aime beaucoup entendre ça, je suis pas venue pour rien. Et je rigole au « grosse cinglée ». Ça fait longtemps que les gens osent plus m'insulter, du coup je trouve ça frais et pas insultant.

- T'es bien informé dis moi. Tu saurais pas où ils traînent, ce qu'ils font de leur vie ? Des facultés intéressantes ?

Il a connaissance apparemment de deux cobayes. Ah, Thirteen... elle se débrouille probablement pas avec les réseaux terroristes, mais j'y suis attachée quand même. C'était la plus prometteuse, à l'époque. On pouvait avoir des conversations presque cohérentes avec. Coopérative, c'est ça le mot.
Certes, nous avons deux belles réussites scientifiques dans la nature. Mais elles vont pas courir longtemps. On a déjà eu des rapports sur des oiseaux curieusement gros en train de voler au dessus des montagnes ou de Tokyo même. On va bien finir par remettre la main sur ces putain de bestioles, elles peuvent pas se cacher facilement vu leur dégaine.

Je suis sortie de mes idées par les deux gorilles qui commencent à s'exciter pour des mots un peu cru de Behond, je dois leur faire signe de se calmer. Si il avait voulu être agressif, ça aurait été fait depuis longtemps. C'est plus facile de parler avec lui si on suit plus ou moins sa logique et qu'on tient pas rigueur de ses comportements d'autiste. J'pense que c'est comme ça qu'on a réussi à le faire bosser un peu pour nous, du moins, en fermant les yeux sur pas mal de truc. Et quand j'entends ses dernières phrases, je peux pas m'empêcher de rire. Un rire féminin tout sucré évidemment. Faut être rigoureux dans son personnage.

- C'est tellement... toi. Imaginatif. C'est vraiment dommage que tu sois si incontrôlable. Mais des fois les choses marchent pas, on y peut rien. Comment t'as tourné comme ça ?
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Beyond Birthday
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Ven 20 Juin - 15:36
Il était parfaitement conscient que, quelque part, il n'avait pas à lui donner des informations aussi précises sur les semi-shinigamis et la résistance, mais actuellement, B en était au point où il se foutait de quelles informations étaient jetées aux fauves ou non. Penser qu'il allait mourir bientôt était si étrange, pas inattendu, mais son cœur battait : il allait revoir Yue. Quand, où ? Il aurait pu demander l'heure exacte de sa mort, le lieu à Iwa, mais il préférait en avoir la surprise...il était sûr que le premier ministre lui avait concocté une surprise de taille.

« T'sais, j'ai des accès au forum des hackeurs. Conclusion : je sais tout. Z'ont de sacrées taupes tu sais, tu ferais mieux de refaire des tests de psychologie à tes employés, tu sais ! Pour le russe, je sais pas, mais pour la nana, il paraît que les mafieux en ont un...tu devrais trouver des trucs.»

L'herbe devant l'orphelinat n'avait pas été coupée depuis des années et elle était rendue légèrement humide à cause de l'humidité. Qu'avait-il laissé là-bas, en fait de compte, à part une ministre trop amoureuse et incertaine à cause de lui, maintenant, et une sœur qui n'espérait plus grand chose de sa part ? Il avait promis à Sayu Yagami de faire des choses pour elle...mais elle se rendrait bien compte assez tôt qu'il n'était pas ce genre d'hommes qui tenait ses promesses. Il y avait une petite également qui lui avait donné à bouffer lorsqu'il était blessé dans une rue...mais celle-là, il avait déjà oublié son prénom...

Il y avait eu trois femmes dans sa vie, et il s'était comporté comme un goujat avec deux d'entre elles, la troisième ayant été tuée de ses mains...la nana en face de lui pouvait-elle en prétendre autant, avec son petit cahier, trop lâche pour tuer un être humain de ses mains ? B savait qu'il la méprisait comme il avait toujours méprisé Kira, pour se jouer de L comme cela, mais il avait tenté de se jouer de lui...il aurait dû le savoir, qu'il n'était pas plus doué que L, si même lui s'était fait avoir, lui n'avait franchement aucune chance.

« J'ai grandi ici. », dit-il posément en montrant le bâtiment derrière lui. « J'ai vu mon meilleur ami se suicider alors que j'avais dix ans, tout cela parce qu'ils nous élevaient pour remplacer L...remplacer L...Une usine à psychopathes, ouais ! Alors je me suis tiré et j'ai monté une série de crimes que L ne pourrait résoudre, histoire de lui prouver que j'étais plus fort que lui. Lors du final, je me suis immolé et j'ai perdu...ce connard a envoyé sa pétasse éteindre le feu... »

Il remonta une de ses manches afin de lui montrer cette peau brûlée, rouge et si sensible. Le feu n'avait épargné aucun millimètre de sa peau et chaque nuit, il peinait à dormir à cause de la douleur, et encore la douleur...Il en était devenu fou, il faisait n'importe quoi. B se releva, s'appuyant sur la grille rouillée, grimaçant et soufflant... il ne lui restait plus qu'à savoir une seule chose, désormais. Son nom, comme le premier ministre avait trouvé son nom ? Personne, mais personne sauf Billie ne le connaissait pas...Il y avait bien dû y avoir une ou deux fois où elle l'avait appelé Belzebuth sans faire exprès, mais c'était toujours dans le domaine privé, et il n'y avait jamais eu la moindre petite caméra de surveillance : il avait vérifié !

B se rapprocha de Iwa et lui caressa la joue : c'était ainsi qu'il aimait s'approprier ses victimes – en faisant le serpent, le type dangereux. Ses victimes l'osaient souvent pas s'enfuir : c'est ce qu'il avait fait à Asahi, avant de lui griffé soudainement la figure. Le sang avait coulé contre ses doigts et il avait léché la plaie, satisfait.

« Ça me plaît. Tu es le premier ministre du Japon, et moi je suis suffisamment psychopathe pour que personne ne puisse deviner ce que je vais faire, là...et comme tu as déjà programmé ma mort, tu as dû prévoir quelque chose de sympa, et qui me laisse, à 60 % de chances, au minimum une journée. Dis à tes gorilles de dégager ou je te mords à la gorge plus vite qu'ils ne pourront m'attraper. »

Sa voix grave était sans appel.

« Comment as-tu trouvé mon nom, ma jolie ? »




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Mar 24 Juin - 15:41
A la remarque sur les fuites internes, je soupire. Oui, il y en a plein. Mais d'un autre coté... je jette un regard en coin à gorille deux. On a fait un sacré paquet de diagramme pour définir la limite psychologique entre foutre un coup de pression et rendre les gens fous, et c'est dur à gérer au cas par cas. Résultat : la moitié de la police secrète a une prescription de cinq ou six lignes pour les rendre plus « docile ». Juste histoire qu'ils supportent leur propre vie. Au début on était tout jeune, tout enthousiasme, on dopait tout le monde comme des bœufs et on les harcelait sans limite. Puis des problèmes psychiatriques et physiques ont commencé à se poser... donc résultat on se retrouve avec une bande de connards qui s'auto-neutralise sans qu'aucun terroriste n'y ait jamais mis le nez. Donc les fliquer encore plus... c'est délicat. D'un autre coté on peut pas laisser les ennemis de l'Etat fouiller allègrement dans nos affaires. Mais les rafles à venir... tout à été décidé à l'oral avec peu de personnes informées, on fera les briefing à la dernière minute, personne ne verra rien venir.

D'ailleurs, en parlant de lavage de cerveau mal géré, notre ami tueur en série me montre d'un revers de la main la Wammy's house. Encore des bonnes intentions qui ont mal tourné. C'est vrai que le postulat de base est plus qu'utopique : prenons des enfants très intelligents et transformons les. Des enfants plus intelligents que les encadrants. Tu vois la couille ? Je me moque, certes, mais je me suis fait avoir exactement de la même façon avec Beyond. Toujours se méfier des individus plus intelligents que soi, depuis, c'est ma devise. Mais c'est toujours difficile de reconnaître ses limites intellectuelles.

- ... quel gaspillage. Tu aurais pu aussi tout renier. Tu es resté focalisé sur L comme ils le souhaitaient, au final.

C'est mesquin. J'ai jamais eu le cerveau lavé moi, je suis mal placée pour lui donner des conseils sur la vie. Surtout qu'il est en train de se tortiller de douleur à cause de sa putain de brûlure dont j'ai rien à foutre, mis à part qu'il s'est encore plus neutraliser tout seul. Saloperie de pulsions de mort, on se fait tous avoir. D'ailleurs, pour être dans le ton, je m'allume une cigarette. Une light. Faut vraiment que j'arrête. Depuis que je suis premier ministre j'ai levé le pied sur à peu près tout ce qui peut me griller – l'alcool, par exemple -, mais pour quelqu'un qui fumait dans les vingt roulées par jour, sans compter les joints, c'est un dur objectif. Puis il va bientôt mourir, je peux bien me permettre.

Mais j'ai pas le temps de la savourer, parce que le temps que je baisse les yeux pour gérer le briquer il se jette sur moi pour me caresser la joue. J'arrive à encaisser sans exploser, mais je le regarde avec des yeux noirs de rage. Puis des regards en coin vers Gorille un et deux. Ils tirent bien la gueule. Tu m'étonnes ! Pour avoir laissé passer ça, ils vont prendre tellement cher une fois rentré au Japon...

Beyond exige d'eux qu'ils sortent, comme les connards inutiles qu'ils sont, et qu'on reste en tête à tête. Sinon il me bute, ou il me blesse salement. Je respire calmement, je panique pas. C'est pas la première fois que je me retrouve dans une situation de merde et en désavantage physique, je suis toujours pas morte. J'ai fréquenté des mafieux, mon père, des punks bourrés. Et peut être que le Lexomil y est pour quelque chose. En tout cas, je garde la tête froide, je regarde Beyond dans les yeux. Le plus important, c'est de ne pas paniquer.

- Sortez, espèce d'attardés inutiles. Je vous promets que ça, ça va être suivi de sanctions exemplaires.

Ils sortent. Beyond me demande des renseignement. Est ce réellement grave de dire à un type qui va bientôt mourir des secrets ? Oui mais... ça me ferait vraiment chier si il les répétait, cela. Et j'ai un flingue planqué dans un holster sur mon avant-bras – l'avantage majeur des kimonos sur les tailleurs – qui se trouve maintenant entre mes doigts. Je vais pas voir un tueur en série à poil, je suis pas complètement conne non plus.

- Oh là là, qu'est ce que ça peut bien te foutre... comme je suppose que t'as pas très envie d'aider tes anciens éducateurs, je vais te le dire : on a une taupe à la Wammy's house. Ça a pris du temps de l'installer, mais il y est, et bien comme il faut. Puis à partir de là... un coup de bol disons. T'as gardé les mêmes initiales, déjà, et quand j'ai vu ton prénom dans la base de donnée... j'ai tout de suite su que c'était toi. Je me marre. Alors, t'as fini, ou tu veux encore te taper une queue sur ta situation de domination fictive ? Parce que t'es niqué de long en large là, quoi qu'il arrive.

Même si il me tue, sous entendu. Je suis assez facilement remplaçable, quand t'y réfléchis. Ça ne nuira ni à L, ni à Kira. Tu as sans doute remarqué que je suis devenue un poil vulgaire, mais j'ai quand même la gueule de Beyond près de ma tête, c'est pas vraiment un havre de paix pour les yeux.
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Beyond Birthday
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Sam 12 Juil - 20:22
Le couteau était appuyé contre sa joue et son haleine un peu fétide allait directement contre le visage si fin du premier ministre. Cette femme était tellement élégante et si jolie que dans une autre vie, B l'aurait peut-être désirée. Une autre vie sans blessure ni brûlure, sans folie qui le démangeait de partout ou de couteau qui venait à s'abattre dans son corps. Une vie saine. Elle était tellement belle, mais il ne se trompait pas : celle-là, elle était comme lui. Pour arriver jusqu'au sommet, elle avait dû avoir ses quarts d'heure de folie et supprimer bien des gens. Combien de noms ces petites mains blanches avaient-elles déjà écrits ? Combien d'esprits innocents de tout crime étaient morts par sa faute ?

Ce qu'elle lui avoua le fit par contre tressauter. Le seul fait de penser qu'il puisse y avoir une taupe dans la Wammy's House alors que l'établissement s'était farouchement déclaré contre Kira et que la plupart des enfants qui en étaient sortis œuvraient maintenant avec la rébellion...c'était a priori impensable. B porta son pouce à la bouche et acheva de le faire saigner en le mordant d'un coup sec. Pas de grimace ni de signe montrant qu'il ressentait la douleur : il était bien plus préoccupé du nouveau problème auquel il faisait face. Ce qui était sûr, c'était qu'il allait devoir faire appel à Billie. Lui dire ce que Iwa lui avait dit, quitte à la mettre en danger. C'était en fin de compte l'erreur du premier ministre : elle pensait que plus rien ne le liait à ces gens, qu'il les haïssait tous, mais c'était oublier sa sœur. Il avait d'étranges relations avec elle, mais finissait toujours revenir comme si rien ne s'était produit et qu'ils étaient encore deux pauvres gosses. Billie était liée à L et Near, sans oublier Matt, puisque c'était lui qui l'avait faite chercher, lorsqu'il avait été capturé par la mafia.

« Intéressant, très intéressant. J'ai toujours pensé que Roger était un petit con, à me donner un pseudonyme qui collait aussi bien avec mes initiales. Mais imagine, je te tue ici...certes, je meurs dans les 21 jours, mais plus de premier ministre. La question est : tu es une marionnette de Kira. Tu n'en as pas marre d'obéir à ses petits ordres, toi ? Il ne veut même pas se montrer et il est...tellement lâche qu'il se fait passer pour un flic aux yeux de tous ? Tu aimes ça, toi ? Passer pour la folle aux yeux de tout le monde ? Les rumeurs disent que tu as des traitements drastiques...ça va, dans ton ciboulot ? »

Il aurait pu la tuer, oui, mais il ne le ferait pas. Junichiro Iwa était tellement...remplaçable. Dès que son cadavre serait découvert, Kira s'arrangerait pour choisir un autre politicien véreux et fanatique, facilement influence. Il fallait de toute évidence qu'il soit près à tout pour faire l'échange des yeux, mais cela, B ne le savait pas. Pour lui, voir comme il voyait semblait naturel et il était irréaliste de penser que d'autres avaient pu sacrifier la moitié de leur vie pour cette malédiction. Beyond Birthday lui sourit à elle, à Iwa. Non, il ne la tuerait pas, et ce n'était pas l'envie qui manquait. Il lui tenait la joue comme il avait dompté Asahi Kure, une de ses ministres, commençait à enfoncer ses ongles dedans comme s'il avait le droit de la blesser. Elle ne saignait pas – pas pour le moment – mais elle garderait peut-être ces traces pendant quelques jours. B n'était pas con. Il savait que Iwa était probablement armée, ou les deux gorilles ne seraient jamais partis. Il savait aussi que si ce n'était la mort qu'elle avait prévu, il ne risquait à peu près rien.

« J'ai vu une de tes ministres récemment. La rousse. Sun. Tu vas devoir la récupérer, après ma mort. Il est probable qu'elle veuille se suicider, tu sais, je l'ai...hum...un peu manipulée. Enfin à moins que tu ne le saches déjà. Oh...et dis...tu voudrais jouer à un jeu, Jun'-chan ? Tu veux que je t'aide à retrouver le petit russe ? ...tends un piège sur le forum des hackers. Un hameçon bien dur. Tu appâtes les gens avec une histoire de semi-shinigamis à l'eau de rose. Comme ça, tu pourras le récupérer. Par contre, il a de sacrés grandes ailes, mais je crois que vous l'avez déjà filmé pendant l'évasion de Hadès, j'ai vu ça dans vos archives. Si après ça, on ne dit pas que je suis un agent de Kira exemplaire...que faire, que dire ! »

Il reprit son souffle pour demander la seule chose qui était important à ses yeux. La seule chose qui faisait qu'il était actuellement de proposer un pacte au premier ministre, pour la distraire et la manipuler. La satisfaire pour qu'elle ne pense pas qu'il y avait autre chose de plus important.

« Et vous avez découvert d'autres choses, sur moi ? »




    Red...like strawberry jam

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Dim 20 Juil - 18:25
L'ambiance est étrange, les faux semblants sont tombés. J'ai l'impression d'être dans un de mes « meilleurs » moments, où tout ressemble à un rêve et où je fais n'importe quoi. Beyond aborde le sujet d'ailleurs, me pose des questions personnelles. Je n'ai plus l'habitude d'une approche aussi frontale, je le regarde avec une expression étrange, avide, avec un petit sourire en coin. L'expression de quelqu'un totalement fêlé. Je peux gérer un sommet du G8 sans broncher, mais viens me parler de mes petits problèmes de santé perso et je commence à décompenser.

- Hé bien... je passais déjà pour une folle aux yeux du monde avant, ça ne me change pas beaucoup. Et puis j'ai les meilleurs toubibs pour ajuster mon traitement. J'ai pas à me plaindre. Je fais ce qui doit être fait avec les moyens à ma disposition. C'est tout. Ca m'immunise à pas mal de truc de pas avoir la lumière à tous les étages.

Je peux pas péter un plomb à cause du pouvoir, parce que les fusibles ont déjà sauté. Je ne détourne pas d'argent, ne me compromet pas avec des putes mineurs, ne me sens pas plus intelligentes que les non-politiciens. J'évite déjà beaucoup d'écueils. Kira me l'a dit, ma vision du monde est belle par sa simplicité crue. On doit tuer des enfants pour les armes biologiques de demain ? OK patron, laisse moi avaler mes neuroleptiques et je suis tout à toi. La plupart se sentent plus pisser dès qu'ils accèdent au pouvoir. Ça me fait penser à une marmite de merde dont on soulève le couvercle. Y a tous les miasmes qui sortent. Plus personne à qui se soumettre ! Plus besoin de mentir ! Moi je reste cohérente dans la connerie, pas faux cul. Comme Beyond qui suit toujours sa propre logique – efficace, à sa manière.
D'ailleurs, il enfonce ses ongles dans ma peau à m'en faire mal, mais tout en enchantant mes oreilles. C'est ça, Beyond. Pour la ministre, une petite séance de lavage de cerveau fera ans doute l'affaire – l'avantage du gouvernement par rapport au particulier, c'est qu'on est beaucoup mieux équipé. Et le semi shinigami... oui ! Oui je veux remettre la main dessus ! Fouiller son code génétique jusqu'à sa base, le couper en plein de petits morceaux et les étudier un par un jusqu'à ce qu'on sache pourquoi il est encore vivant et comment le reproduire à l'infini. Tous ces échantillons de sang, d'urine, d'organes, de sperme non prélevés, ça rend mes scientifiques tout névrosés. De la première fournée de gamins qu'on a transplantés, c'est le seul encore en vie. Le patient zéro, tout ça. Et il parle en plus ! On pourrait peut être se le mettre dans la poche en passant... un gamin tout désorienté, ça peut se manipuler comme de la terre glaise.

- J'aimerais tellement ça, que tu fasses ton agent exemplaire. J'ai vu la vidéo où il s'envole, c'est impressionnant. Je fouille dans un sac que portais un des deux balourds. Un premier ministre peut pas se permettre de se balader sans Ipad. Celui ci contient pas spécialement des secrets d'Etat. On est en pays étranger quand même. Tiens, poste tout de suite ! Pour dans... deux semaines ? J'ai le temps d'organiser les choses, comme ça.

Je me mords l'ongle comme une petite fille impatiente. Je me sens « monter », te dis je depuis tout à l'heure. Je vois aucun problème à filer mon Ipad de voyage à Beyond pour qu'il fasse ce qu'il évoque tout de suite maintenant. Dépersonnalisation. Je suis juste assez consciente pour savoir que je pars en couille, et juste assez folle pour m'en foutre. C'est pour ça que je lâche sans réfléchir des info secret d'Etat parce que je m'en fous, sur le coup :

- On sait pourquoi tu t'es mis à désobéir : on t'as envoyé par coïncidence tuer la famille de ta sœur Billie. N'empêche, on aurait eu cette information beaucoup plus tôt, on en serait pas là. C'est balot.
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Beyond Birthday
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Lun 6 Oct - 16:14
Spoiler:
 

Il avait raison : elle était juste comme lui. S'il l'avait rencontrée plus tôt, ils auraient pu faire des choses fabuleuses, mais maintenant, il ne pouvait que la haïr. Elle était comme lui, et pourtant, elle ne l'était pas. Le problème de Junichiro Iwa, c'était son amour pour Kira : comme si rien ne pouvait le détourner de lui, comme si le principal obstacle de leur mésentente était le manque de QI du premier ministre. Il avait tué la famille de sa sœur à cause d'elle, et encore, il leur cachait à tous que les deux enfants étaient encore vivants. Il avait tenté de retrouver leur trace, mais l'orphelinat « la Wammy's House », dans lequel lui-même avait grandi, était suffisamment bien caché pour qu'il n'y parvienne pas. À l'idée de quitter le monde, B ne savait pas trop ce qu'il ressentait : d'un côté, c'était parfaitement juste. Il n'avait que trop vécu et que trop ressenti de douleur. Il avait également perdu, beaucoup. Parfois, il s'imaginait qu'elle le suivait, comme un fantôme. Il sentait sa présence, pendant la nuit, et quand il ouvrait les yeux, l'impression avait disparu, aussi fugace qu'elle avait été. Yue avait-elle existé, en fin de compte, ou ne serait-elle toujours que cette fille qu'il avait étranglé de ses propres mains, après l'avoir tant aimée ?

Lorsque Iwa évoqua Billie, il la lâcha. Il aurait pu se sacrifier pour la tuer, vaincre les lois du Death Note. Faire tout ce qu'il pouvait...mais voilà, si la vie de sa sœur était en jeu, l'homme ne pouvait pas l'ignorer. Il ne pouvait pas rester comme cela, parfaitement immobile, et regarder Billie mourir, alors qu'il savait que Junichiro Iwa pouvait l'exécuter, comme lui, juste en notant son nom dans le cahier de la mort. Il l'avait peut-être maltraitée, frappée et insultée, mais elle restait sa sœur, son unique sœur.

Poker face.

Rester immobile et ne pas montrer que ça le dérange, par pitié. Ne pas lui faire voir qu'il tient plus à Billie que n'importe quoi en ce monde, qu'il se sacrifierait même pour elle, s'il y en avait besoin.

« Non mais tu rigoles ? », s'esclaffa-t-il, « Même si j'avais envie de t'aider, je ne pourrais pas faire ce que tu me demandes. Tu sais qu'ils me haïssent, sur le forum. Conclusion : toi, tu vas trouver un bon petit résistant en rédemption et lui demander de faire ce que je t'ai dit. Parce que lorsque Cheshire aura trouvé mon adresse IP – parce qu'il est plus fort que moi en info – il va tout piger. »

Il soupira. En réalité, pour sa vengeance, il aurait pu lui donner beaucoup d'informations concernant le Chat, mais également Mello et toute sa clique. B en savait pas mal, et aurait même pu faire une description physique assez précise – et actuelle, surtout – de cet enfoiré de Cheshire. Il l'avait interrogé la dernière fois où il avait fait un long séjour dans les sous-sols de la mafia, et s'était, depuis, juré de lui faire sa fête, la première fois où il parviendrait à le toper à l'extérieur. Le matou n'était pas bien habitué à la réalité, et B avait peut-être une petite idée de comment il allait négocier la vie de Billie, revenant sur toutes ses précédentes pensées. Belzebuth Brave était un génie, et des pensées, il en avait des milliers à la seconde. Ce qui intéressait Iwa, ce n'était pas Billie...non, franchement, elle ne lui était d'aucune utilité. En revanche, le boss de Billie était activement recherché par les services de police et les autorités n'avaient que trop peu d'informations sur lui.

Cheshire. Depuis combien de temps se cachait-il, celui-là ? Avec ses insupportables lunettes, son pull à rayures et sa veste en mouton qu'il ne semblait jamais changer ?

« Billie. Alors je présume que la prochaine menace sera de tuer ma sœur, si je ne me comporte pas bien. Malheureusement pour toi, je dois t'annoncer que si j'ai fait défaut à tes ordres, il y a quelques temps, c'est aussi que j'avais été capturé par la mafia...et ensuite qu'elle m'a appris que j'avais tué sa putain de famille ! Que veux-tu ? Le nom du Chat de Cheshire ? Des indices sur lui ? Parce que, de ta connaissance, je suis la seule personne qui pourra jamais t'en donner...Mais je veux que tu mettes Billie à l'abri. Et que tu ne la touches jamais, que tu n'écrives jamais son nom...Ma sœur est innocente, contrairement à moi, tu vois. Je peux encore comprendre que tu écrives mon nom, car je suis un vulgaire criminel, mais elle...C'est à prendre ou à laisser. Alors ? »
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