Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Messages : 245
Localisation : Dans ton...
Mar 29 Avr - 23:38


   
    Fiche de présentation


Informations Générales


       
    Véritables noms et prénoms :

          
    John Lamford est sa véritable identité.

       
    Faux noms et prénoms (ou/et pseudonyme) :

          
    Crazy Snake, c'est ainsi qu'on le connaît dans le « milieu », sinon il emprunte divers noms. En ce moment, c'est Daniel Owell.

       
    Âge :

          
    27 ans.

       
    Convictions politiques :
    (dites ici où vous voudriez placer votre personnage, quelles sont ses convictions) 
          
    Certaines personnes veulent voir le monde brûler.

    Crazy est de ceux-là. Il n'a qu'un but ; il s'acharne à sa quête, ne désire que l'achever, et prendre plaisir au Chaos. Depuis qu'il est adolescent, il possède une haine féroce envers Kira, et cette haine s'est étendue jusqu'au monde entier. Il rêve de tout jeter dans un grand brasier, contempler avec son œil unique les hurlements de douleurs et de peurs de la société. Pour lui, personne n'a de valeur, ce n'est qu'un combustible à ajouter dans le feu pour l'alimenter, encore, et encore. Crazy Snake n'a que faire de la justice, son sens moral existe à peine. Il ne veut que la destruction, et c'est tout. Il déteste aussi bien ce gouvernement monomaniaque que ces idéalistes rêvant à une nouvelle ère. Pourquoi s'épuiser à réfléchir ? Le Chaos est une solution à tout. Crazy n'aime personne, et personne ne l'aime, c'est bien ainsi ; à la poursuite de ce songe de destruction, il peut pleinement se jeter dans l'abîme de sa colère. Il n'a pas d'alliers, et lorsqu'il en trouve, ce n'est que pour une durée limitée ; il y aura toujours un moment, où il se rappellera qu'il ne faut pas faire confiance aux gens. Alors il change d'avis, il se met à haïr la personne qui l'aura accueilli, et il s'en va, laissant derrière lui un brasier étouffant de frustrations, et de rage.
     
    Crazy Snake agit seul, sans véritablement s'organiser. Il pense beaucoup, planifie énormément, mais fait peu. Ses objectifs changent souvent, un jour il voudra faire exploser un pont, puis le lendemain il décidera de brûler une maison de retraite. Malgré tout, dès qu'il parvient à réaliser ses attentats, c'est un véritable carnage qu'il offre à cette ville pourrie.

    Il aime les explosions, il adore le feu, et sentir la fumée le rend fou de joie. Il est parvenu à se faire un nom, certains le prennent pour un adulescent dangereux, mais attardé, d'autres le craignent véritablement. Mais dès qu'un truc explose dans la ville, on sait que c'est lui la source ; impossible pourtant de l'attraper, il sait s'enfuir comme un oiseau.

       
    Rôle :

          
    Criminel, sinon, il travaille en tant que serveur dans un restaurant sans grandes convictions. Officiellement, c'est un émigré venu s'installer au Japon par amour du voyage, et de la culture.


Descriptions


    Physique :
    (7 lignes minimum)
       
    Une démarche nonchalante, les mains souvent dans les poches, Crazy Snake parait plus jeune que son âge. Son visage est expressif, et ses sourcils souvent froncés. Ses lèvres sont fines, son visage pâle est parsemé de tâches de rousseurs, alors que son œil bleu et unique fixe avec intensité tout ce qui l'entoure. Sa figure est anguleuse, son menton pointu, ses épaules sont basses, et ses os saillent ; il n'est pas gigantesque, sa taille est plutôt moyenne, il a peu de muscles. De loin, on pourrait le prendre pour un épouvantail, incapable de se tenir droit, qui déambule dans la rue avec ses grandes jambes ressemblant à des baguettes. Sa longue chevelure rousse tombe dans son dos, lisse, les fourches abîmées, elle a pourtant un joli éclat. Sans être velu comme un singe, il n'est pas pour autant entièrement glabre, mais comme il est roux, ça se voit juste moins. Il porte parfois la barbe, quand il se néglige quelques jours, l'esprit trop occupé par ses folies (oui, les poils sont importants dans la vie), mais ça lui donne juste l'air d'un adolescent en pleine puberté plutôt qu'un homme de vingt-sept-ans, foutu comme il faut. Crazy est loin de correspondre à ce qu'on peut qualifier d'un « beau gosse », il ne fait pas partie des clichés habituels de la beauté. Il n'est pas spécialement  laid, il est banal, et puis la beauté est purement subjective, n'est-ce pas ?


    C'est un être souriant, mais ce sourire n'a rien de réjouissant, ou d'amical. Ses lèvres s'étirent dans un rictus narquois et provocateur, comme s'il se moquait d'un adulte ayant pris un gamin en plein crime, et que celui-ci se moque des conséquences, et s'amuse de se faire engueuler. Ce rictus est inquiétant, il laisse entrevoir la folie qui l'habite. Toutefois, c'est toute sa personnalité qui est déroutante ; peu de personnes parviennent à le regarder en face, car son œil bleu et unique semble chercher leurs faiblesses pour en rire. Et puis rares sont ceux ou celles qui sont sans émotion face à un handicap, même si sa blessure est cachée, on a vite conscience que son œil droit est mort. Autrefois, ça l'agaçait vite, maintenant c'est une façon comme une autre de jouer avec les sentiments des gens. Au cours d'une conversation (avec les femmes notamment), il lui arrive souvent de balancer de sa voix rauque : « regardez-moi en face, je ne vais pas vous mordre », et sourire devant la face gênée de son vis-à-vis. Puis, comme s'il voulait se recoiffer, ses longs doigts minces repousseront ses cheveux, afin de mettre en valeur « ça », ce que cache le morceau de cuir. Enfin, il éclatera d'un rire cruel, les bras croisés sur sa poitrine.


    Caractère :
    (7 lignes minimum)
       
    Beaucoup de choses énervent John.
    Tout d'abord, il y a cet espèce de Dieu qu'une communauté totalement conne s'est mise à vénérer sans raison. Si Kira ordonnait à une ville de se suicider, il sait que peu de monde désobéirait à cette injonction cruelle et vaniteuse. Il ne sait pas exactement ce qu'est Kira, pour lui c'est une entité qu'il hait de toute son âme. Cette foutue justice parfaite que cette chose a établie, il n'y croit pas, ce n’est rien d'autre qu'un pauvre imbécile ne sachant pas s'amuser. Ou qui en a une sacrément petite.

    En second lieu, il méprise cette horde fanatique de gens buvant les paroles sacrées de Kira, comme si c'était un remède pour la société. Pourquoi sont-ils aussi bêtes ? Pourquoi ne comprennent-ils pas que tout ça n'est qu'un tissu de mensonges ? Quelle bande de moutons ! Un jour, ils crèveront dans leurs stupidités, comme des merdes, et ce sera tant pis pour eux. Et avec un peu de chance, il sera celui qui allumera le brasier dans lequel ils se jetteront pour suivre leur Dieu.

    Enfin, il s'agace de ces groupuscules de rebelles, ceux persuadés qu'ils pourront apporter un monde meilleur. Il considère que leur lutte n'a rien d'honorable, et qu'ils se cachent la plupart du temps derrière un lot de bonnes moralités, que même Bernard aurait pu s'acheter sur internet. Leurs convictions sont vides, ils s'éloignent de la vérité : une bonne grosse explosion pour purger toute la bêtise humaine, et établir un monde meilleur. Ou plutôt, lui préfère la grosse explosion, le reste, il s'en moque.
    Il veut voir ce monde de merde brûler, et pour ça, il est prêt à tout.

    La plupart de ses rencontres retiennent de lui que c'est un homme pas très intelligent, et un peu dingue. Son esprit semble s'être détraqué à une étape bien précise de son passé, mais on ne sait rien de lui ; il cache profondément tout ce qui le relie à son enfance, comme s'il en avait honte, et défend ses secrets avec une hargne acharnée. Il est un peu lent à la détente, parce qu'il écoute assez peu ce qu'on peut lui dire. Malgré tout, il est un bon observateur ; son œil unique voit difficilement les choses dans la globalité, mais il sait repérer les détails et les nuances. Alors qu'il peine à retenir les visages qui lui font face, il retiendra plus facilement un détail physique : un sourcil plus haut que l'autre, une mimique, etc.

    Crazy Snake n'est qu'un énorme bouillonnement d'émotions, et de frustrations. C'est quelqu'un de spontané, alors il peut se mettre à haïr et aimer à la fois, changeant d'avis comme de chemise. Souvent, il essaye de jouer aux impassibles, cacher ses émotions derrière des phrases classes, mais il échoue rapidement à cause de son manque de patience. Il peut être silencieux, comme bavard, rieur comme de mauvaises humeurs.

    On peut dire qu'il a un vrai caractère de merde. On ne sait jamais comment prendre ce qu'il dit, si la phrase méchante qu'il a balancée sur la grosse tante de Machin est le véritable fond de sa pensée, ou si c'est juste pour se faire détester gratuitement. Ce n'est pas un homme qui culpabilise, celui qui l'a rendu borgne s'est-il senti coupable de faire ça à un gamin ? Non. Pourquoi devrait-il alors s'en vouloir d'avoir fait sauter une école ?

    Sa pensée est souvent décousue, il reste néanmoins quelqu'un de fourbe. Il s'agace vite des problèmes que son œil mort peut lui causer, de même que son asthme qui l'affaiblira toujours dans les situations de crise. Il n'aime pas paraître faible devant les autres, car c'est le meilleur moyen de se faire bouffer ; les traîtres jalonnent les rues, il n'hésite pas non plus à donner des coups de couteaux dans le dos, quand ça devient trop dangereux pour lui.

    Il ne veut plus aimer ; il a fait cette erreur une fois, il ne veut plus souffrir à nouveau. Alors pour ça, il veut voir ce monde brûler, en s'allumant une bonne cigarette pour contempler le Chaos.


    Particularités ?

       
    Il lui manque un œil, souvenir d'une mauvaise rencontre ; il est asthmatique, ce qui est ironique puisqu'il affectionne plus que tout les explosifs, et qu'il fume.


Histoire

    ( Le temps de votre histoire importe peu. Ce qui importe, c'est que vous respectiez les règles et la syntaxe du français... 15 lignes minimum, mais plus serait grandement apprécié.  )
       
     « Papa, pourquoi tu dis que Kira, c'est pas bien ? »

    John était assis à la table de la cuisine, un cahier devant les yeux, il gribouillait tout et n'importe quoi par paresse ; il n'avait aucune envie de faire ses devoirs. Pendant que sa mère préparait un café, son père était à côté de lui, et tentait de le motiver.
    « Parce que je ne pense pas que c'est en éliminant les criminels qu'on peut améliorer la société, c'est en les éduquant. » 

    L'enfant haussa les épaules, il comprenait mal tout ce que ça pouvait signifier. John avait droit à deux visions du monde, ses parents lui enseignaient diverses choses, mettant un point d'honneur à lui apprendre à penser. Alors qu'à l'école, on n'arrêtait pas de les formater pour vénérer ce nouveau Dieu. Depuis peu, le directeur poussait les enseignants à acclamer les actions de Kira, qui selon lui était le meilleur moyen de purger la société des « déchets ».
    Le garçon peinait à se faire une idée précise du monde, il se contentait d'écouter ses parents. Après tout, il était leur fils, pourquoi lui diraient-ils des mensonges ?
    Son enfance fut douce ; il évoluait dans une société complexe, confrontant sans cesse la vision de ses parents à celle de la majorité. C'était dur à assimiler pour lui, car il était rarement attentif à ce qu'on racontait. Rapidement, John se rendit compte que ses parents ne pouvaient pas se classer comme « gentils », ils tenaient un journal clandestin, faisant de Kira un Dieu malfaisant.

    « Je suis certaine que tes parents sont au chômage ! »
    John tourna la tête vers la gamine blonde, il haussa les épaules, pourquoi s'entêtait-elle à lui cracher ça ? La colère montait lentement en lui, mais à chaque seconde, à chaque fois que ses yeux se posaient sur cette face immonde, elle déchirait ses nerfs. Ce qui l'énervait davantage, c'était qu'il ne pouvait pas donner d'explications. Il ne pouvait pas justifier ça.
    « Ils n'ont pas de travail ! Je le sais ! Ma maman a dit qu'ils passaient leur temps chez toi, sans rien faire, et que les gens comme ça, Kira devrait les tuer, parce qu'ils ne participent pas à...
    — Tais-toi ! Tais-toi ! Kira raconte n'importe quoi ! S'écria John, soudain, les poings serrés. Mes parents travaillent pour nous, ils disent que Kira est en fait méchant, et qu'il a tort, et toi aussi tu as tort... ! »
    Ce fut en voyant le regard surpris de la petite fille que John comprit qu'il avait commis une grave erreur.

    Deux jours plus tard, ni son père, ni sa mère ne vinrent le chercher à l'école. Il ne fut pas inquiet tout de suite, il pensa qu'ils s'étaient arrêtés faire les courses, ou qu'ils discutaient avec les voisins, mais il attendit une heure sans les apercevoir. L'angoisse le saisit, peut-être l'avaient-ils abandonné pour ce qu'il avait révélé à l'autre ? Mais comment l'auraient-ils su ? Il le leur avait caché de peur de se faire disputer. Mordant ses lèvres, le garçon commença à marcher, espérant retrouver sa mère en train de préparer un délicieux gâteau, et son père écrivant pour son journal. La journée était agréable, le vent était chaud, le soleil brillait d'un éclat resplendissant, rien ne laissait présager le drame. Quand John emprunta la rue menant à son immeuble, il sentit une odeur de brûlée, mais il n'en chercha pas la source. Plus il avançait, plus il avait chaud, bientôt, il commença à suer. Il comprit ce qu'il se passait uniquement quand il vit un groupe de gens formé devant le bâtiment.
    « Non ! »
    La bouche ouverte, John resta planté là comme un imbécile, devant l'incendie qui dévorait son immeuble. Une imposante fumée noire sortait du second étage, par la fenêtre de sa cuisine. Son cœur s'arrêta de battre, une seconde, deux secondes, alors que son esprit comprenait peu à peu ce qu'il se passait. Il se retourna plusieurs fois, cherchant du regard ses parents, mais il ne trouva que les voisins qu'on avait évacués en vitesse. La gorge sèche, il fonça vers un homme pour lui demander de l'aide, les mots se battaient dans sa bouche, tandis qu'il tentait d'expliquer que ses parents étaient encore à l'intérieur. On lui répondit quelque chose comme « on ne peut plus rien faire, c'est fini ».
    John refusa la réalité, il prit une grande inspiration, puis il fonça à l'intérieur du bâtiment. Si personne ne voulait sauver ses parents, il le ferait ! Ce n'était pas grave ! Il n'avait que douze ans, il avait autant de force qu'une mouche, il était mauvais en sport, mais il pouvait les sauver ! Les yeux fatigués par les flammes, brûlant, il grimpa les escaliers, prêt à vomir. À son grand étonnement, la porte de l'entrée n'était pas fermée, il s'écrasa sur le sol, et il se mit à les appeler. Rien, il n'y avait que le crépitement des flammes. L'appartement était paré de rouge et de jaune, une fumée noire lui masquait les environs, pourtant il s'avança. Puis il s'arrêta brusquement, une odeur étrange l'avait interpellé. Ça sentait... le cochon grillé, quelque chose comme ça, c'était immonde. La puanteur transperçait ses poumons, il n'arrivait pas à respirer. Il toussa plusieurs fois, décidé à avancer malgré tout. L'odeur de cochon grillé devenait de plus en plus forte, de plus en plus oppressante. Puis, il trébucha sur le sol. Quand il se releva, il trouva un corps calciné devant lui. Il n'y avait plus de cheveux, la peau avait noirci, et une main raide tenait une autre main raide. Lent d'esprit, John ne comprit pas tout de suite qu'il s'agissait de ses parents. Il ne cria pas, il se contenta de fixer les cadavres, vide, la gorge en feu. Puis, il effleura le bras de sa mère, il se pencha vers la tête de son père, alors que les flammes continuaient d'envahir la pièce.
    « Petit ! Vite ! »
    John se retourna vers une ombre gigantesque, elle l'invitait à lui prendre la main. Le garçon fit non de la tête, puis il se mit à hurler qu'il ne voulait pas les abandonner. Le pompier le saisit par le bras, il le força à le relever, il lui faisait mal. Mais là, tout lui faisait mal.

    Ses parents étaient morts, brûlés. Pendant plusieurs jours, John ne parvint pas à parler, l'image des deux cadavres revenaient sans cesse à lui. Son estomac était constamment serré, et la nuit, il se réveillait en sueur, vomissant tout ce qu'il pouvait. Dès qu'il fermait les yeux, l'odeur revenait le hanter, la vision infernale le saisissait. Du jaune, et du rouge, partout. Un rideau de flammes répandu dans l'appartement, le bois dévoré par le feu, et deux personnes qui avaient accepté de mourir ensemble. Tout ce qui était resté du visage de ses parents, c'était des dents, des lambeaux de vêtements, le reste était carbonisé. Et c'était de sa faute. Combien de fois son père lui avait-il dit de ne jamais révéler leurs activités ? Et John l'avait fait, mais c'était pas voulu ! Pourquoi elle avait raconté tout ça ? Cette peste, c'était elle, la fautive ! Il n'avait pas à s'en vouloir... et le feu, si beau, si chaud, avait consumé son père, et sa mère. Pourquoi n'était-il pas mort dans l'incendie ? Du rouge, du jaune, un feu superbe, si chaleureux...
    « Le pauvre petit, ses parents sont morts dans un incendie. On dit qu'il y a eu une explosion !
    — Arrête, tu sais bien... que ce n'étaient pas des gens bien. J'espère qu'il ne sera pas comme eux. »
    John leva les yeux sur le couple. La dame lui donna un sourire amical, lui, il lui offrit un regard froid et méprisant. À ça, l'enfant haussa les épaules, épuisé par les derniers événements. Il les entendait, mais il ne les écoutait pas, tandis qu'ils marchaient vers leur belle maison en lui expliquant les règles à suivre. Regarder ses lacets était une activité bien plus passionnante, au moins, ses lacets ne le jugeaient pas, eux.
    « Pourquoi vous dîtes du mal de mes parents, Monsieur Stenfenson ? »
    Sa question était sincère, John se la posait vraiment. L'homme haussa les sourcils, il remua les épaules, mal à l'aise. John attendait, observant cette expression mécontente avec une rare intensité.
    « Tu sais, John, commença Madame Stenfenson d'une voix suave, tu peux nous appeler Papa et Maman, nous sommes ta nouvelle famille !
    — Mais j'ai pas envie. »

    Pourquoi ces deux-là étaient aussi stupides ? Il le faisait exprès, ou c'était dans leur nature d'être con ? Dès qu'il ouvrait la bouche, ils le réprimandaient en affirmant que la curiosité était un vilain défaut. Pourquoi ? « Parce que ». Ils étaient gentils, du moins, ils le prétendaient : ils lui donnaient de quoi dormir, le nourrissaient, l'habillaient (avec des pulls rayés, et ce genre d'horreur). Ils n'élevaient jamais la voix quand il faisait une bêtise, mais John n'appréciait pas qu'ils aient un autel dédié à Kira dans leur salon, qu'ils le forçassent à vénérer Kira, en dire une prière, ce genre de choses que font les moutons. Parce qu'en grandissant, John se rendait compte de leur aveuglement, peu à peu, il se mit à les détester. Monsieur et Madame Stenfenson lui apprenaient les « fausses choses », les mêmes choses qu'à l'école, ce que ses vrais parents lui avaient toujours déconseillés de croire. Des criminels, selon Monsieur Stenfenfon, qui avait mérité leur sort. Ils étaient morts comme les porcs qu'ils étaient. Ce type était un véritable connard.

    En grandissant, John avait perdu sa douceur et sa patience. Il avait été vite lassé d'entendre Monsieur Stenfenson cracher sur ses parents. De plus, il trouvait toutes les règles établies totalement débiles : on se couchait à 22h, et on se levait à 7h, même le Week-end. On mangeait à midi, pas avant, pas après, et tous les soirs, on regardait les informations, en enregistrant dès qu'un message de Kira passait à la télévision. Il lui était interdit d'avoir les cheveux longs, de même que les ongles, et la seule musique acceptée était le Jazz. Parce qu'il n'y avait que des gens distingués qui écoutaient du Jazz. Bientôt, John développa un mépris pour les courants de moutons, il commença à fumer vers l'âge de quatorze ans, il se mis à étudier tout ce qui était lié aux incendies : il voulait comprendre comment il s'était déclenché. Jusqu'au jour, où il découvrit qu'on avait fait exploser l'appartement, rien de plus, rien de moins ; un simple colis piégé. Il l'apprit grâce à Madame Stenfenson, alors qu'elle téléphonait à sa mère (qui le détestait), il l'avait discrètement espionné. C'était Kira, le meurtrier de ses parents, et la petite fille l'avait aidé. Les Stenfenson l'avait adopté non pas par pitié, mais parce que le gouvernement leur avait ordonné de le faire, afin que son sang de rebelle ne le pousse pas à devenir comme ses parents. John avait une bonne raison de haïr cette société merdique, désormais.

    Le traumatisme de l'incendie suite à cette nouvelle changea quelque chose en lui. Il ne rêvait plus de cochons grillés, mais de belles flammes engloutissant la ville, douces, agréables, le transportant dans un monde où il n'y aurait plus de douleurs. Lui, et le feu, ils se ressemblaient, lui aussi était rouge. Lui aussi avait de la rage.

    Plusieurs fois, Madame Stenfenson le surprit à fumer, une honte ! Un bon garçon ne devait pas se donner à ce genre de choses ! L'adolescence faisait mal son travail, elle pouvait l'excuser, mais pas son époux. Sans lever la main sur lui, Monsieur Stenfenson lui montrait tout le mépris qu'il pouvait lui inspirer. Il arrêta de lui parler, et de la saluer, ce comportement rendit John fou de rage. Alors un jour, rentrant de lycée avec un bulletin scolaire médiocre, John se présenta à son père adoptif. Sans décrocher un mot, il le fixa lire à quel point les professeurs le considéraient mauvais élève. L'un d'entre eux mit en avant la lenteur d'esprit de l'adolescent, et sa capacité à nier ce qui ne l'intéressait pas. La seule matière où il brillait, c'était la chimie, curieusement.
    « Tu me fais honte, vraiment. Cracha Monsieur Stenfenson. Comment peux-tu espérer avoir un avenir dans ces conditions ? Tu veux finir quoi ? Vendeur dans un super marché ?
    — Si ça vous fait si mal aux yeux de voir ça, j'vais arranger ça. »
    John sortit son paquet de cigarettes, fixant avec provocation Monsieur Stenfenson. Il en alluma une, puis il prit le bulletin scolaire qu'il brûla avec le briquet. Des flammes, de douces flammes, et le visage déconfit de ce pauvre con ! C'était drôle ! Jamais Monsieur BCBG n'avait tiré une telle tronche ! Un rictus se forma au coin de ses lèvres, c'était trop drôle, il arrivait à peine à se retenir de rire. Monsieur Stenfenson se leva, il prit par le col, il se pencha vers lui. John pouvait sentir son souffle de buffle sur sa peau, même son haleine mentholée, ce mec était trop propre sur lui pour être quelqu'un de bien.
    « Toi... qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu ne fais jamais ce qu'on te dit ? Kira va te punir, tu n'as pas peur ? Les déchets comme toi n'ont pas leur place ici !
    — Kira, c'est que de la merde, Monsieur Stenfenson. »
    L'homme paru choquer au plus profond de lui-même, l'adolescent eut l'impression que ça aurait eu le même effet, s'il avait pissé sur la tombe de son grand-père. Il en avait mal au ventre, tant il luttait pour ne pas rire. Alors quand Monsieur Stenfenson lui envoya une baffe monstrueuse, John étouffa un gloussement. Sa tête lui fit atrocement mal, un filet de sang glissait le coin de sa lèvre. Madame Stenfenson avait accouru vers son époux pour l'arrêter, elle semblait être sur le point de pleurer, et l'autre con sur le point de le tuer.
    « Hahaha... vous voulez que je répète ?
    — Va-t’en... »
    John haussa les épaules, c'était tout ce qu'il attendait depuis le début. Il ramassa sa cigarette, sans pour autant se lever. Bon sang, cette claque lui avait au moins écrasé un million de neurones. Comme il prenait trop de temps, Monsieur Stenfenson l'attrapa par les cheveux pour le forcer à se rétablir. Il le propulsa contre la porte, en hurlant :

    « AUCUN ENNEMI DE KIRA SERA TOLÉRÉ DANS CETTE MAISON ! »

    Cette fois-ci, John ne parvint pas à se retenir. Il se plia en deux et éclata d'un rire profond et grave, il allait en pleurer ! Ses côtes lui faisaient mal, c'était de trop... il l'achevait ! Il le haïssait à ce point ?
    « T'en fais pas, vieux con, je reviendrai pas. »
    John esquiva de justesse la chaise que lui envoya Monsieur Stenfenson, puis il s'en alla sans cesser de rire.

    La liberté. Enfin.
    En partant, John s'était défait des chaînes, ça ne pourrait qu'aller mieux maintenant.
    Il resta trois jours dans la rue, incapable de se payer à manger (il avait oublié de prendre de l'argent), et si heureux qu'il souriait béatement à ceux et celles croisant son regard.
    En plein après-midi, alors que la seule compagnie qu'il avait était les grondements de son ventre, John était assit à même le sol, observant les passants. Quelqu'un donna un coup dans sa cheville. Une colère soudaine attrapa le jeune homme qui se leva, et cria :
    « Mais va te faire... espèce de... »
    L'homme se retourna, ce fut là que John s'aperçut que son nouvel ennemi faisait deux fois sa taille, et trois fois son poids (au moins). Malgré tout, John le défia du regard, l'autre fit un pas, et lança :
    « Qu'est-ce que tu veux petit ? Tu gênes le passage, t'as besoin que je lave ta cervelle ?
    — Sam, arrête s'il te plaît, je n'aime pas quand tu es violent ! »
    Avant que John puisse répliquer, une main attrapa son bras. Il sentit une opulente poitrine s'écraser dans son dos, il se retourna vers la plus belle femme du monde. Du moins, selon lui. Sur le moment, il fut incapable de la contredire, il avait perdu la voix. Elle était à peine plus grande que lui, sa chevelure noire était attachée en chignon, sa robe rouge mettait en valeur ses formes parfaites (et son décolleté, surtout). Elle possédait des yeux d'un vert émeraude, de longs cils fins, et des lèvres rouges comme le sang. On aurait dit une femme sortie tout droit des années 30.
    « Quoi Maria, tu le connais ? Demanda le mastodonte.
    — Non... je... balbutia John.
    — Sam, arrête. »
    Elle avait une voix suave et sensuelle, John commença à faire « non » de la tête. Qui était-elle ? Elle l'embrassa sur la joue, laissant une trace de maquillage, puis elle ajouta :
    « Depuis quand touches-tu à ce qui m'appartiens ?
    — Tu veux dire que la demie-portion est ton nouveau mec ?
    — Oui.
    — Bon bah... excuse-moi, alors, tu m'en veux pas, Maria ?
    — Non non. »
    L'homme fit signe à la femme, il s'en alla sans rien ajouter de plus. Le teint de John avait viré au rouge, il était crispé comme jamais il ne l'avait été auparavant. Maria observait son visage, elle se décolla enfin de lui.
    « Pou... hum... pourquoi avez-vous fait ça, M'dame ?
    — Ne t'en fais pas, tu dois avoir faim.
    — Non... »
    Pour le contredire, son ventre grogna. Quelle honte. John soupira, alors qu'elle prenait sa main. Sa peau était douce, mais froide. Ses ongles étaient si longs et rouges qu'ils paraissaient pouvoir découper du carton, ça avait quelque chose d'effrayant. Maria le tira vers un petit restaurant, où elle lui offrit un repas chaud, et à boire. Elle joignit les mains sous son menton, elle ne le quitta pas du regard. De plus en plus mal à l'aise, John contemplait la table, comme si c'était un livre merveilleux. Soudain, elle se releva, et prit son menton pour l'examiner. Elle fronça ses fins sourcils noirs, elle le força à tourner la tête vers la droite, puis vers la gauche, et enfin, elle déclara :
    « Humpf... tu n'es pas un joli garçon, et en plus tu es roux. Enfin, je suppose que ça peut faire ton charme.
    — Mais vous êtes super vexante ! S'écria John.
    — Haha... tu as au moins le mérite d'être mignon. Tu m'expliques pourquoi ça fait trois jours que je te vois dans la rue ?

    Le rictus revint sur la face pleine de tâches de rousseur, John lui expliqua tout en détail, amusé. Mais au fur et à mesure que son récit avançait, il prenait conscience que cette société ne voulait pas de lui, il avait nulle part où aller. Plus de foyer ; il était parti dans les flammes de l'incendie. Maria avait de belles lèvres rouges, comme le feu. Dès qu'il s'arrêtait pour remettre de l'ordre dans sa tête, il baissait les yeux vers son décolleté, puis il les remontait aussitôt. Maria l'écoutait en silence, John commença à tirer les doigts de sa main droite avec celle de gauche, de plus en plus nerveux. Parce qu'au bout d'un moment, Maria lui demanda pourquoi il n'appelait pas Monsieur et Madame Stenfenson « Papa, et Maman ». Alors John craqua. Sans pouvoir s'arrêter, l'adolescent raconta comment il avait trouvé les corps calcinés de ses parents, l'odeur de cochon grillé, le désespoir, et le désir de crever dans les flammes. À chaque fois, il expliquait en détail l'horreur ; les cheveux brûlés, la peau noircie et rugueuse, et cette odeur... il ponctuait ça de « mais les flammes, elles étaient très belles ». Il avait envie de pleurer. Il était las d'entendre qu'il était le rejeton de deux criminels, il le dit à Maria. Quand il sembla avoir terminé, elle posa sa main sur son avant-bras, elle chercha à capter son regard, et elle déclara :
    « Tu sais, n'importe qui pourrait retourner ces informations contre toi. Tu es naïf, mon garçon. »
    John lui lança un regard à la fois blasé, et triste. Maria lui sourit, elle ajouta :
    « Toi aussi, tu hais Kira plus que tout au monde ? C'est bien, très bien ; tu prends le chemin le plus dur, et tu te condamnes au chagrin pour l'éternité. Ça te dirait de travailler pour moi ?
    — Hein ?
    — Je fais partie d'un groupe de rebelles, je suis souvent en danger. Ton rôle, ça sera de me protéger, et de monter la garde. Tu choisis quoi ? Ramper devant les Stenfenson et t'intégrer à cette société, vivre tranquillement, avoir une épouse, un chien, et porter des pulls rayés pour le restant de tes jours ? Ou devenir un véritable criminel ?
    — Tout, mais pas porter des pulls rayés en écoutant du Jazz. »
    Le sourire de Maria fut encore plus resplendissant, elle lui tendit la main. John la serra sans hésitation, s'il pouvait suivre cette femme jusqu'à la mort, ça lui allait.
    « A partir de maintenant, tu n'es plus John Lamford, oublie ça. Il te faut un pseudonyme... hum... on t'appellera Crazy Snake.
    —... C'est moche, et cliché.
    — Mais ça te colle bien. »

    Ce fut ainsi que sa vie commença, avec Maria. John scella son destin à dix-sept ans. L'avenir lui paraissait merveilleux, tant qu'il pourrait rester avec elle. Dès qu'elle l'avait touché, l'adolescent avait accepté de devenir son esclave, sans comprendre toutes les implications. Qu'importe, il avait enfin trouvé quelqu'un qui ne le jugeait pas. Il se moquait assez du but de Maria, il voulait la suivre, rien de plus. Son dévouement grandit, sa dépendance à elle aussi. Au début, les « missions » qu'elle lui confiait étaient assez simples ; il devait se contenter de garder la porte, quand elle était en rendez-vous. C'était assez chiant. Quand Maria avait du temps libre, elle lui enseignait comment manier une arme, comment se battre au corps à corps, tout ce qu'il n'aurait jamais appris à l'école. Elle lui répétait sans cesse d'utiliser ces choses-là qu'en cas de force majeure, et que jamais elle ne tolérait qu'il versât le sang pour rien. L'entraînement était difficile, bien trop en réalité. Quand ça devenait trop physique, l'adolescent peinait à respirer, ce fut ainsi que se déclara son asthme. Il ne s'en était pas aperçu avant, car à l'école, il se débrouillait toujours pour faire le minimum d'effort en sport. C'était la première fois qu'il se donnait pour quelqu'un, alors il pouvait bien être asthmatique que ça ne le dérangeait pas, tant que c'était pour elle.

    Maria n'avait pas de foyer non plus, la plupart du temps, elle dormait dans un hôtel. Elle vivait une vie nomade, sortant de l'argent de ses poches sans qu'il puisse comprendre d'où. Ils dormaient dans la même chambre, véritable épreuve pour le jeune homme, car plus le temps passait, plus il la désirait. Maria avait allumé un feu dans son cœur, un feu qui le consumait à chaque instant, et qu'il ne pouvait pas éteindre.
    Deux ans étaient passés depuis leur rencontre, Crazy Snake avait bien grandi. Maintenant, il n'était plus un adolescent, il était devenu un homme d'action. Cette vie lui plaisait d'ailleurs, manier des armes, pouvoir enfin tester des explosifs, c'était vraiment. Avec tout ça, il sentait que comme Kira, il pouvait avoir la vie des gens entre ses mains, et... c'était jouissif. Peut-être qu'il pourrait faire exploser quelqu'un, s'il trouvait une bonne excuse. Un jour, alors qu'il gardait la porte d'une chambre d'hôtel, tandis que Maria parlementait avec deux hommes, Crazy Snake sentit dans l'air que quelque chose allait changer. Il ne savait pas exactement quoi, peut-être parce que depuis dix minutes, il y avait ces types en costume qui le fixaient. Maria était recherchée par une organisation, il n’en savait pas plus, il savait juste que si un gros con osait la toucher, il le tuerait.

    « Et le gringalet, on en fait quoi ? »
    Crazy Snake tourna la tête vers le groupe, il avait vite compris qu'ils parlaient de lui. On lui voulait quoi ? Il alluma une cigarette, il était fatigué, il était levé depuis 6h, son cerveau débloquait. Et que faisait Maria ? Elle en prenait du temps ! Un homme dans un costume blanc se planta devant lui. Il portait une paire de lunettes noires, il était grand et massif, quel cliché ! Pensa le jeune homme. Il inspira une bouffée de cigarette, mais l'homme l'a lui arracha de la bouche.
    « Hé... rends-moi ça...
    — Tu sais que si tu continues comme ça, tu vas crever d'un cancer.
    — Ouais... ouais... c'est toi le cancer. Rends-moi...
    — Parle pas comme ça ! »
    Un autre homme s'était approché, puis un autre ; Crazy Snake était encadré. Il les observa, flairant le danger. Ah... enfin pourrait-il utiliser son pistolet ? Ça serait génial ! L'homme en blanc fuma sa cigarette, puis il expulsa la fumée sur le visage du jeune homme. La colère commença à monter, ses doigts se crispaient dans sa poche, il attendait juste une excuse pour lui foutre son poing dans la gueule.
    « Vous voulez quoi ? Lança le jeune homme.
    — On voudrait faire un “cadeau” à la jolie Maria, je peux la voir ? Tu n'as qu'à lui dire que je suis un ami de longue date, gamin.
    — Elle attend personne. »
    Qui étaient-ils ? Qu'est-ce qu'ils voulaient à Maria ? Plus il passait du temps en leur compagnie, plus le danger devenait oppressant.
    « J'ai un compte à régler avec cette pétasse. »
    Avant même de crier quelque chose comme « comment tu l'as appelé ? », Crazy Snake enfonça son poing dans la joue de l'homme en blanc. La colère avait fini par éclater, il ne se contrôlait plus. Tout ce qu'il savait, c'était que l'autre avait insulté Maria, et personne le l'insultait. Il parvint à le frapper de nouveau, mais les deux autres l'attrapèrent par les cheveux et les vêtements, et le poussèrent contre le sol. Sa tête claqua contre le mur, il cracha une poignée de jurons, traitant leurs mères et leurs chiens. Il se mordit la langue, le sang commença à remplir sa bouche. Il toucha sa mâchoire, sonné, possédé par sa rage.
    « Allez vous faire foutre, qu'est-ce que vous voulez à Maria ? »
    L'homme en blanc le gifla, puis s'accroupit pour le fixer. Crazy Snake le défia du regard, refusant de baisser les yeux devant cette sous-merde. Ses pensées étaient confuses, tout ce qu'il savait, c'était qu'ils en avaient après Maria. Il devait la protéger, c'était son boulot ! Sa raison d'être.
    « J'aime bien les gamins comme toi, cons et spontanés, ça m'excite, ça me donne envie de les dompter. »
    Qu'importe comment Crazy retournait la phrase, ça lui paraissait dégueulasse. Il lui cracha à la figure, puis il se prit une nouvelle volée de baffes, et un méchant coup de pied dans le flanc. Il n'avait pas eu l'occasion de se défendre, la situation était grave, mais son esprit lent ne parvenait pas à l'assimiler tout de suite.
    « J'ai une idée. Tenez-le. »
    Un sifflement survint dans son oreille, Crazy Snake grinça des dents. Et merde, sa poitrine se soulevait péniblement, une nouvelle crise d'asthme ! Pas maintenant... pas maintenant...Immobilisé, le jeune homme ne pouvait pas faire grand-chose. Tout son corps n'était que douleur, ses bras, ses jambes, et sa tête... il devait encore avoir perdu dix millions de neurones avec ce choc, et une dent. Il n'avait aucune idée de ce qu'ils allaient faire de lui, et au fond, il ne préférait pas le savoir. Bien sûr, Crazy Snake n'eut pas la présence d'esprit de crier à l'aide, il se refusait à se montrer aussi lamentable devant Maria, même s'il devait perdre la vie pour ça (ou bien plus). Alors quand l'homme en blanc sortit un couteau suisse de sa poche, le jeune homme fut soulagé, il comptait juste le tuer, juste ça. Mais il n'avait pas dit son dernier mot ! Il tenta de se débattre, il essaya de donner des coups de pieds, mais il ne pouvait pas faire plus.
    « Tu as de jolis yeux bleus, gamin. Je peux t'en emprunter un pour ma collection ?
    — Quoi ? »
    Son cœur avait arrêté de battre ; pour une fois, Crazy Snake comprit une chose en moins d'une seconde. Mais dans cette situation, ce n'était pas ça qui allait l'aider. Il gronda qu'on le lâche, il essaya de mordre le type qui le tenait à sa droite, mais à chaque tentative désespérée de se débattre, il gagnait une baffe. Sa respiration devenait de plus en plus pénible, la crise ne tarderait pas à arriver, c'était de pire en pire. Son inhalateur, il lui fallait vite, vite... l'homme en blanc lui attrapa le menton, un sourire cruel sur sa face blanche. Ses doigts serraient sa mâchoire, tandis que la lame glissait sur sa peau. Il avait envie de vomir, à la place, il cracha une dent, et du sang.

    « LÂCHEZ-MOI PUTAIN ! MARIAAA ! »

    Crazy Snake ne put rien ajouter de plus. Tout à coup, il sentit quelque chose de froid et de dur pénétrer dans son œil. Le sang gicla aussitôt, la douleur lui donna un mal de crâne atroce. Le sifflement dans son oreille devint de plus en plus fort, et son sang chaud coulait sur sa joue, son nez, sa gorge. Un flot de sang sortait de son œil droit, il commença à trembler. C'était comme s'il clignait d'un seul œil, sauf qu'il ne pouvait plus cligner, et qu'il ne pouvait pas voir le type à sa droite. Une substance blanche se mêla à son sang, c'était visqueux, et dégueulasse. Choqué, paralysé par la peur et la douleur, Crazy se laissa tomber sur le sol. Les hommes le lâchèrent, le type en blanc se mit à rire, il déclara :
    « Tu remercieras la putain pour ça. »
    Puis, il y eu le noir, rien d'autre que le noir.

    Quand Crazy Snake se réveilla, la première chose qu'il vit fut un brouillard blanc au-dessus de lui. À sa gauche, il pouvait entendre un « bip-bip » continuel, il lui fallut beaucoup de temps pour comprendre ce que c'était. Il fronça les sourcils, mais ça lui causa une grande souffrance au niveau de son œil droit. Sa respiration était lente, ses pensées confuses. Il avala sa salive, puis il leva la main. Elle resta dans les airs une poignée de seconde, il toucha ensuite son front. Rapidement, il sentit un tissu rugueux recouvrir son œil, il se crispa aussitôt. Il n'y avait personne dans la chambre, il était seul, où était Maria ? Il avait besoin d'elle ! Il jeta les couvertures, donna un coup de pied contre la table, ragea de douleur, et il chercha un miroir. Ses jambes le tenaient à peine, plusieurs fois il tomba, plusieurs fois il se releva jusqu'à aller dans la salle de douche. Quand Crazy Snake croisa son reflet dans le miroir, un profond dégoût lui remplit la gorge. Où était-il ? Il appuya légèrement sur le bandage, mais... il ne savait pas trop, il avait l'impression que quelque chose manquait dessous. Son œil ! Il en avait un, mais pas l'autre ! Sa tête tournait... que s’était-il passé, déjà ? Ah oui... le vieux moche en blanc lui avait dit qu'il voulait emprunter... le jeune homme frissonna. Il ne voulait pas s'en souvenir, pas tout de suite. Il recula de plusieurs pas, la porte s'ouvrit soudain. C'était Maria, et les Stenfenson. Elle se précipita sur lui, l'invita à se reposer, et l'aida à marcher jusqu'à son lit. Crazy Snake lui tenait le bras, comme un enfant ayant peur de dormir à cause du monstre sous le lit. Elle non plus ne le lâchait pas. L'oeil écarquillé, le borgne murmura d'une voix tremblante :
    « Maria, j'vais être une vraie merde pour tirer, maintenant. »

    Désormais, Crazy pouvait ajouter à nouveau traumatisme à sa liste. Pendant un bon moment, il considéra que c'était bien pire que l'incendie, car une partie physique de lui-même n'était plus là avec lui. Il regretta de ne pas avoir assez chéri cet œil aujourd'hui disparu. C'est que quand on perd les choses qu'on comprend à quel point elles sont importantes. De plus, il lui fallait accepter l'idée de ne plus être « normal », l'asthme passait encore, mais être borgne ! Désormais, le regard des autres le jugerait bien plus que sur sa personnalité : il ne serait plus le fils de deux rebelle, mais le borgne dont les parents haïssaient l'ordre mis en place. Tant pis ! Tant qu'il avait Maria, Crazy Snake pouvait perdre un bras, les jambes, un poumon, tant qu'il... tant qu'elle était là, il pouvait tout supporter. Il lui fallut tout un temps pour apprendre à vivre avec ça, les Stenfeson étaient revenus d'ailleurs, profitant de cette occasion pour pardonner ses erreurs d'adolescents. Mais seule Maria comptait. Il les envoya sur les roses, se raccrochant à la seule chose qu'il avait aimée. Et qui l'aimait.

    Seulement...

    Mon Amour est Explosif.

    Deux années passèrent encore, Maria craignait encore plus le monde. Elle avait de plus en plus souvent des crises de nerfs qu'elle cachait à son garde du corps, et le temps passant, elle ne parvenait plus à le regarder en face. Le jeune homme lui faisait peur, car depuis cet « accident », une lueur menaçante naissait dans son unique œil bleu. Il lui demandait sans cesse s'il pouvait faire exploser les endroits liés au pouvoir, les mairies, ou les commissariats. La haine, la peur, et le chagrin avaient détruit le garçon qu'elle avait autrefois recueilli. Ce gamin pas trop sûr de lui, parfois taciturne, parfois bavard, lui manquait. Maintenant, elle ne savait plus exactement qui était Crazy Snake. Et parfois, elle songeait avoir créé un monstre. Son asthme s'aggravait, il jouait tout le temps à allumer et éteindre son briquet, souriant à la flamme. Elle perdait l'enfant dont elle avait aimé prendre soin.

    « C'est quand qu'on va au Japon faire exploser Dieu ? »

    Cette question revenait de plus en plus souvent, Maria répondait « je ne sais pas, il faut apprendre le japonais », ce que Crazy s'était mis à faire. Autant elle-même avait conscience de la lenteur naturelle du jeune homme (lié à son manque d'attention), autant il fit preuve d'une assiduité étonnante dans l'apprentissage de cette langue. Avant de dormir, il lisait des livres en hiraganas, puis il répétait d'une voix monocorde ce qu'il avait appris. Un soir, la mine de Crazy Snake changea. Il referma le livre, puis il se tourna vers Maria. Il semblait porter un énorme fardeau sur les épaules, il baissa le regard sur ses mains.
    « Maria...
    —  Oui ? Que se passe-t-il ? »
    Maria n'était pas plus inquiète que ça, depuis que Crazy était devenu borgne, ses humeurs changeaient comme le temps. Il pouvait passer de l'hilarité à la tristesse d'un claquement de doigts. Mais c'était la première fois qu'elle le voyait avec une telle expression sur le visage. Il mouilla sa lèvre, puis il souffla :
    « Je suis amoureux de vous. »
    Maria ouvrit la bouche, étonnée, mais loin d'être choquée. Elle était surprise qu'il trouvât le courage de le lui annoncer, elle le savait depuis un petit moment déjà ; il y a des signes qui ne trompent pas les femmes de son âge. Elle avait préféré tenir ce problème éloigné d'elle le plus longtemps possibles. Il surgissait de la bouche de Crazy Snake, violemment, comme une vérité implacable. Maria alla poser sa main sur l'épaule du jeune homme, mais elle se ravisa.
    « Ne pense pas à ça, je suis trop vieille pour toi. Aime plutôt une fille de ton âge, jeune et belle, fraîche, gentille... je ne suis pas le genre de personne qu'il faut aimer. »

    Mais mon Amour est Explosif.

    Ce n'était pas grave. Crazy Snake n'avait pas pensé obtenir quelque chose de plus de sa part. Il avait voulu le lui dire pour mettre des mots sur ce sentiment qui le tourmentait depuis des années. Malgré tout, il se rendit compte que régulièrement, alors qu'il devait monter la garde, Maria voyait souvent le même homme. C'était un bel homme, qui devait avoir son âge (lui). Un bel homme blond avec des yeux verts, sans tache de rousseurs, viril, et qui ne ressemblait pas à un épouvantail. Bientôt, le jeune homme s'imagina que lui et Maria entretenaient une liaison. Un si joli couple, ça ne serait pas étonnant ! Mais lui... il ne voulait pas voir ce connard au sourire Colgate approcher Maria. S'il ne pouvait pas avoir Maria, personne ne pourrait l'avoir. La jalousie dévora son âme, profondément, en peu de temps. Il voulait voir les entrailles de cet homme exploser en éclats. Effacer ce sourire affreux, lui enfoncer ses ongles dans ses superbes yeux verts, et pourquoi pas en prendre un pour remplacer celui qui lui manquait ? Parfois, Crazy Snake se reprenait, et songeait que tout ça n'avait pas de sens, qu'il devait se calmer. Puis, il se rappelait à quel point cet homme était plus beau que lui, et l'envie de le tuer revenait. Il mit plusieurs mois à créer un plan pour l'éliminer, en ayant conscience que s'il tuait un homme, Maria lui en voudrait pour toujours. Mais il ne supportait pas l'idée que cet homme puisse l'avoir, pourquoi pas lui ?

    Alors que Maria parlait dans la chambre de l'hôtel avec cet homme, Crazy Snake quitta son poste quelques minutes. Quand il revint, il cachait une jolie boîte rose sous sa veste, il attendit patiemment que la réunion se terminât. Le cœur battant, il avait hâte de lui offrir les délicieuses friandises que renfermait la boîte ! Il les avait choisis avec grand soin, calculant tout pour que l'instant où il l'ouvrirait soit extraordinaire. Quand enfin Maria quitta la pièce, Crazy Snake se posta devant l'homme, il lui offrit un sourire incroyablement amical, ses mains tremblaient.
    « J'ai pensé que vous pourriez avoir faim.
    — Merci Crazy... c'est gentil de ta part, mon garçon. Je pensais que tu me détestais.
    — Moi ? Mais non, pourquoi ça ? »

    Ne me vole pas Maria, abruti.

    Crazy et Maria quittèrent l'homme après une poignée de main. La rebelle observait le visage jovial de son garde du corps, ce sourire ne présageait rien de bon... qu'avait-il planifié ? Il la terrorisait. De plus en plus. Il s'était bien habillé, comme s'il était sur le point de fêter quelque chose ; chemise blanche, cravate et pantalons noirs, même des mocassins. Elle ne le comprenait plus. Soupirant, elle mit enfin un pied dehors. Crazy Snake se retourna aussitôt, il fixa une fenêtre du second étage, mordant sa lèvre, puis il haussa les sourcils. Ce fut à ce moment-là que Maria comprit.
    « 3...2... 1... bonne année !
    — Qu'est-ce que... »
    Une explosion. Du feu. Des cris. Des larmes.

    Je te l'avais dit, non ? Mon Amour est Explosif.

    Ce fut la dernière fois que Maria vit Crazy Snake, le monstre qu'elle avait créé par erreur.

    Cette explosion marqua le début de la carrière du jeune homme. Il ne s'était pas attaqué à un homme qui lui avait volé la femme de sa vie, mais au chef d'une rébellion anti-Kira. Dans le milieu, on commença vite à le demander ; c'était certes un adulescent un peu lent d'esprit, mais qui avait trouvé ici son génie. Crazy Snake ne crachait jamais sur le travail, il y mêlait trop de plaisir pour refuser, même les choses les plus impardonnables. Ça lui permit de voyager, de préparer son projet, et de vivre une vie confortable. Il n'avait jamais de somme précise à demander en échange à ses services, tout ce qu'il lui fallait c'était :
    « Mec, t'as envie de faire exploser un truc ? »
    Et il accourait comme un rat dans un tas d'ordures. Ça lui arrivait de changer d'avis, souvent même, son caractère lunatique préservait la société de trop de dégâts, au moins. Néanmoins, il commit de nombreux crimes, ne serait-ce qu'en faisant exploser tout et n'importe quoi, il était aussi le responsable de nombreuses morts, et de trahisons. La police le recherchait, autant que ceux qu'il avait abandonné sur un coup de tête. Bientôt, il décida de partir au Japon, il avait acquis suffisamment de connaissance sur ce pays pour décider de mettre un terme au règne de Kira.

    Avant de partir, le jeune homme accepta un dernier travail ; on lui demanda de faire exploser une école primaire, en échange de son installation et de son voyage au Japon. Comme dit précédemment, dès qu'il s'agissait de la destruction, Crazy Snake était prêt à donner son corps, et son âme. Il mit plusieurs mois pour parvenir à sa mission, il décida de faire exploser la cantine ; à midi, ce serait à cet endroit qu'il y aurait le plus de monde, et donc le plus de morts. La morale ? La culpabilité ? Pour quoi faire ? On enseignait aux moutons qu'il fallait vénérer Kira, c'était un véritable acte de justice que de purger cette école.
    À midi, Crazy Snake s'offrit une cigarette, il avala une bouffée de fumée. L’œil fixé sur le bâtiment, il n'attendait que ça, puis il jeta sa cigarette. Il sortit de son sac en bandoulière une caméra qu'il alluma, dommage qu'il ne fut pas à l'intérieur pour filmer l'orage de flammes ! Mais il aurait droit à une belle vue ici, ce n'était pas si grave.

    « 1...2... 3... BOUM ! »

    De l'autre côté de l'écran ?

    Vous  ?

       
    Moi.

    Votre âge :
    (question optionnelle) 
       
    Oh... un millénaire (au moins).

    Comment avez-vous trouvé le forum sur le net, que pensez-vous de lui ? 

       
    En cliquant.

    Quelque chose à ajouter ?

       
    JJe risque de prendre un peu de temps pour faire ma fiche ^^' Et je n'ai pas encore une idée précise sur quelle faction mettre mon personnage. Bon, je m'excuse pour la longueur, en sachant que j'ai tenté (désespérément) de raccourcir ce que je pouvais, ce qui fait qu'il y a quelques points d'ombres que je résoudrais en rp/dans la section appropriée du forum.

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Invité
Invité
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Invité
Mer 30 Avr - 10:38
Bienvenue !
Si tu as la moindre question au sujet des groupes pour ton personnage, n'hésite pas à demander. J'ai vu que tu as mis criminel, mais si tu préfères que ton personnage ait un rapport avec le Rébellion il y a aussi le groupe de l'Ordre qui sont un peu extrémiste.
Bon courage pour le reste de ta fiche !
Invité
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Messages : 245
Localisation : Dans ton...
Mer 30 Avr - 11:02
Merci !

En fait, j'avais plus dans l'idée un type qui n'a pas forcément de camp, et qui est une dent à la fois contre Kira, et la Rébellion, et en faire un gros fouteur de problèmes, en sachant qu'il agirait la plupart du temps tout seul ^^
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Messages : 809
Age : 19
Mer 30 Avr - 12:02
Bienvenue à toi ! Ravie de voir un nouveau membre sur le forum !

Bon courage dans la rédaction de la suite de ta fiche ! Au plaisir de te voir RP !


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Messages : 245
Localisation : Dans ton...
Mer 30 Avr - 23:45
Et voilà, la fiche est terminée, je m'excuse pour sa longueur. S'il y a un souci, dîtes-le moi !
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Invité
Invité
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Invité
Jeu 1 Mai - 22:10
Bienvenue sur le forum! *dit celle qui venait tout juste de débarquer elle aussi*
Invité
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Yu
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Messages : 376
Age : 22
Localisation : Devant mon ordinateur...
Ven 2 Mai - 19:23
Hey! J'ai fait exploser mon appart y a pas longtemps, ça te dirai qu'on parle psychose ensemble inRP? =D



My life is f*king too short to be shy and carefull!
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Messages : 245
Localisation : Dans ton...
Ven 2 Mai - 19:25
Ouais \ o /


« J'en étais où ? Ah oui... Le Chaos... ! »
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Invité
Invité
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Invité
Ven 2 Mai - 20:42
Donc ! J'ai lu ta fiche qui dans l'ensemble est très bien. Il y a une seule chose qui me gêne : dans le début de ton histoire, au moment où Kira commence à avoir de plus en plus d'influence, tu dis qu'il a une éducation pro-Kira quasi religieuse à l'école. Le professeur peut penser que Kira est dieu, je suis d'accord, mais il s'agit plus de comportements individuels à cette époque.
En gros, le formatage commence plus tard chez les enfants, ton personnage était déjà assez âgé.
Donc voilà, peut-être qu'il faudrait que tu le précises, histoire qu'on comprenne que c'est pas encore un mouvement général.

Et sinon ben, y'a pas de problème dans le reste de ta fiche. C'est cool de voir une personne à la fois contre Kira et la Rébellion, ça change. Donc vois ce que je t'ai dis et je te valide sans soucis. :)
Invité
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Messages : 245
Localisation : Dans ton...
Ven 2 Mai - 20:48
Voilà, j'ai rajouté une précision, je te c/c :


L'enfant haussa les épaules, il comprenait mal tout ce que ça pouvait signifier. John avait droit à deux visions du monde, ses parents lui enseignaient diverses choses, mettant un point d'honneur à lui apprendre à penser. Alors qu'à l'école, on n'arrêtait pas de les formater pour vénérer ce nouveau Dieu. Depuis peu, le directeur poussait les enseignants à acclamer les actions de Kira, qui selon lui était le meilleur moyen de purger la société des « déchets ».
Le garçon peinait à se faire une idée précise du monde, il se contentait d'écouter ses parents. Après tout, il était leur fils, pourquoi lui diraient-ils des mensonges ?


« J'en étais où ? Ah oui... Le Chaos... ! »
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Invité
Invité
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Invité
Ven 2 Mai - 20:51
Allez hop, validé chez les criminels !
Invité
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Messages : 245
Localisation : Dans ton...
Ven 2 Mai - 20:52
Youpi \o/


« J'en étais où ? Ah oui... Le Chaos... ! »
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Invité
Invité
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Invité
Lun 12 Mai - 22:39
Oh putain bienvenue !!!!!!!!

Elle est courte ta fiche XD tu m'avais habituée à suer sang et eau pour lire tes histoires. Là ça va encore :p

Bref...

OWI TU ES LAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!
Invité
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