Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Alaedinne Kayako
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Alaedinne Kayako
Lun 10 Mar - 18:07
Ça fait six heures que je surveille des bureaux vides. C'est oppressant. J'ai l'habitude mais je trouve ça désagréable quand même. Il est quatre heures du matin. A un moment j'ai saigné du nez et sali la moquette moche par terre. Couloirs mal éclairés, bureaux mal éclairés, couloirs, couloirs, un monstre qui fait peur, ah en fait non c'était mon reflet dans la vitre, couloirs, bureaux... y a rien de plus chiant que de faire le veilleur de nuit. Remarque, je me plains, mais s'ennuyer c'est mieux que de se faire tirer dessus ou de taper des gens. J'aime pas avoir des morceaux de collègues sur moi non plus.  Enfin là ça peut pas arriver je suis tout seul.

J'ai pas beaucoup parlé de mes collègues jusque là, et pourtant c'est les gens avec qui je passe le plus de temps. Avec qui j'ai le minimum syndicale de vie sociale aussi. Il faut bien me harceler deux bonnes heures pour que j'accepte de sortir en boîte, par exemple, et y a que des mecs du travail pour avoir le temps de faire des conneries pareilles. Du coup, globalement, je les aime bien, et des fois c'est un peu dur d'en voir mourir un. Bref, faut pas laisser dériver sa pensée sur ces terrains là quand on est tout seul la nuit à monter la garde. Je continue de tourner en rond comme un idiot et...

- Ah bordel !

Encore une connerie de reflet dans une vitre. Putain de visage à la con. En plus j'ai pas tellement une silhouette d'humain. Bref. Encore demi-tour pour une surveillance du périmètre. J'en connais qui restent pas professionnel et qui, au bout de deux heures tout seul, jouent au golf dans le bureau du patron, mais moi j'ai beaucoup trop la trouille des caméras de surveillance pour ça. Qui dit qu'ils en ont pas foutu des cachées partout hein ? Ça serait bien leur genre, à regarder des vidéos de temps en temps pour vérifier que je fais pas le con. J'espère qu'ils en ont pas mis dans les toilettes aussi, sinon il y a des vidéos de moi en train de sniffer des traces sur des cuvettes de WC dans tout le Japon. Mais c'est des petites salopes paranoïaques, ils sont capables de tout. Sans parler des terroristes dehors qui peuvent te foutre la merde dans tout un bâtiment en moins de deux minutes. Bref, faut pas baisser sa garde.

Donc je déambule complètement tendu en ruminant les mêmes trois idées de merde depuis des heures, comme à chaque fois qu'on me laisse tout seul quelque part. Je me dis pas que la fête à mon cul, ça sera forcément cette nuit, mais ça arrivera forcément. Je croirais pas aussi fort à l'assurance décès pour les veuves et les orphelins sinon. Ah, c'est magique ce machin là, c'est le seul truc capable de donner envie de mourir d'une balle dans la tête pour son pays. Bref, pas penser à la mort, couloir vide, couloir vide, bureaux vides... Je m'ennuie terriblement, je pense à des trucs flippants et j'arrête pas de voir des monstres dans les ombres. Une bonne nuit.
Alaedinne Kayako
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Lun 10 Mar - 19:36
S'il manquait quelque chose à la vie de Hadès en ce moment, si cette chose lui faisait cruellement défaut, c'était bien son sabre. Il s'agissait d'un exemplaire de très bonne facture que lui avait légué son grand-père et d'ailleurs, peu de gens le savaient, Arashi avait le même. Deux sabres jumeaux réalisés par les meilleurs forgerons du pays, sans doute d'une valeur inestimable sur le marché. C'était sans doute pour cela que Hadès tenait autant à son sabre. Il l'avait depuis longtemps et sans lui, il ne se sentait que la demie de lui-même...Lors de sa capture par Arashi, il lui avait été arraché...enfin, il était resté dans ledit bureau, étant donné le conflit qui les avait opposé. Se faire passer pour son frère dans les locaux du gouvernement, étant donné qu'il était officiellement en mission, avait semblé aux premiers abords une bonne idée, si toutefois celui-ci n'était pas soudainement revenu.

Lui arrêté, le sabre était resté soit à l'armurerie, soit dans le bureau-même...Hadès avait confiance en Arashi, et savait que celui-ci ne l'aurait pas rangé avec les communs objets, fussent-ils des armes. Arashi Darkwood était quelqu'un que Hadès méprisait, mais seulement pour son appartenance à Kira...son bureau contenait un code dont il avait déjà cracké les sécurités, en écoutant mots à mots les consignes des personnes qu'il contactait et qui, évidemment, se débrouillaient beaucoup mieux que lui avec tout ce qui était technologie : ce n'était pas si dur. Caché derrière un tableau, ce coffre était assez pour contenir un sabre...C'était jouer à pile ou face, mais Hadès était certain de la présence de son arme ici-bas.

L'autre problème consistait à se rendre dans les locaux du quartier général des pro-Kiras. Quand ne se posait pas, il était évident qu'il irait la nuit, mais comment était assurément pertinent. Avant d'entamer toute initiative, Akira Darkwood s'était assuré d'être en bonne santé, et était au meilleur de sa forme : sa chute était loin, il avait fait de réguliers entraînements et avait enchaîné les missions avec succès. Tout allait pour le mieux et il avait donc préparé les papiers d'un dénommé « Hitomi Johnnson » : un pro-Kira se serait méfié si le nom était entièrement japonais...celui-ci était un fils d'immigré et était sur le territoire japonais depuis sa naissance, il n'avait même jamais vu l'Amérique. Le latex lui collait au visage, puisqu'il ne pouvait plus se permettre de venir ici avec du simple maquillage, lui remodelait la peau de manière subtile et ses yeux – bleus – étaient cachés par des lentilles. Il était un fait notoire que Akira Darkwood était un des hommes de son temps qui savait le mieux se déguiser.

Il était officiellement chargé du ménage dans cette partie des locaux...C'était du moins ce que clamait son badge de visiteur, négocié au marché noir, qui lui permettait également d'entrer dans les locaux. Depuis qu'il avait été pris en flagrant délit par Light Yagami, Hadès faisait attention à ses fournisseurs de faux-papiers et à tout le reste, également. Jusqu'à présent, tout s'est bien passé...des excuses officielles, il ne lui restera plus qu'à chercher le balai dans la pièce réservée au ménage...ça non plus, ce n'est pas trop dur. Il doit y avoir un garde, mais Hadès est discret. Par ailleurs, au cas où, il a emmené une arme à feu...il n'a pas l'intention de s'en servir, mais l'avoir sur lui alors qu'il déteste cet endroit lui procure un sentiment de réconfort.

Il connaît les lieux, alors il n'a pas à tourner en rond et se perdre, tel est l'avantage d'avoir remplacé Arashi pendant un moi...et Iwa...Iwa, si cette folle le voit grâce aux caméras de surveillance, elle ne pourra pas le reconnaître, de toute façon. Il frissonne tout de même, pensant à cet affreux regard et à cette folie sous-jacente...mais qu'importe. Les bureaux sont vides, seuls ceux d'en bas étaient un minimum agités...et ici...ici, c'est le bureau d'Arashi, alors il déverrouille la serrure, lentement, lorsqu'il entend un bruit dans le couloir : Hadès retint alors sa respiration, arrêta totalement de bouger pour constater que les pas allaient dans sa direction. Brusquement, il passa de l'autre côté, poussa un peu la porte de manière à se foutre contre le mur et que, si le gardien l'ouvre et allume la lumière, il ne voit pas l'homme caché entre le mur et la porte.

Hadès se mit donc en apnée, prêt, s'il le fallait, à bondir sur son ennemi.


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Lun 10 Mar - 20:16
Merde, un bruit.

Je déteste les bruits. Quand tu vois un mec, tu sais à quoi t'en tenir. Si il est près ou loin, armé ou non. Avec juste du son ça peut être autant un chat qu'une sulfateuse. Faut trouver d'où ça vient pour le savoir. J'adopte automatiquement une position un peu plus martiale et dynamique, au cas où il faudrait pointer mon arme sur quelqu'un. Mon rythme cardiaque augmente. Je trouve que c'était quand même un bruit qui ressemblait vachement à un humain qui marche, et je suis presque sûr qu'ils laissent pas des chats traîner dans le QG du gouvernement. Merde.

Y a quelqu'un ?

Non, ce n'est pas une réplique très professionnelle, mais c'est peut être un ministre revenu chercher des papiers importants. A quatre heures du matin. Et si c'est un ennemi de la nation, il sait forcément déjà que je suis là et le problème de la surprise ne se pose pas. Évidemment, personne répond à ma question. Si il y a une personne, elle ne veut pas que je sache qu'elle est là. Merde. Bordel de merde.

Le flip monte vite quand t'es tout seul à surveiller des trucs importants, et c'est avec une grande nervosité que je vérifie qu'il y a personne dans les bureaux. J'enlève le cran de sécurité de mon arme. Faut vraiment que je me calme dans ma tête. Je m'oblige à respirer par le nez et à penser à des choses apaisantes, comme le psy du travail l'a dit. A tous les coups il y a personne, personne du tout. Je vérifie les classiques dans chaque pièce : sous le bureau, dans les armoires, et bien sûr le très classique derrière la porte, une cachette que même un môme de huit ans penserait à vérifier.
C'est pour ça que je m'attendais pas trop à trouver un mec derrière.

Je me met sans même y penser en position de visée. Mais le balais m'arrête. Je baisse mon arme. C'est le genre de détail qui calme, en général. On a jamais tué personne avec des balais, enfin c'est pas la solution la plus évidente. Puis le gars a un uniforme de femme de ménage, et l'air pas spécialement agressif. J'ai jamais vu de terroriste qui ressemblait à ça, en général ils ont des fringues de punk. Putain, heureusement que je tire pas dans tous les sens comme un bourrin et que j'ai analysé un peu avant, sinon il était mort le mec.

- Woooh putain de bordel de sa mère la pute ! Comment tu m'as fait peuuuur mec ! Mais qu'est ce que tu foutais derrière une porte ? Tu viens pas faire un coucou, pas prendre le café, que dalle, et tu te balades en silence à cette heure là ? Putain, j'ai failli crever ! … et toi aussi au fait. Faut jamais faire des coups comme ça !

Je me gratte l'arrière de la tête. J'ai le palpitant en mode panique avec ces conneries, mais des ondes de soulagement inonde mon cerveau. C'est pas un voleur, pas un terroriste, juste un mec qui passe le balais avant l'ouverture des bureaux.

- T'es nouveau ? Je t'ai jamais vu. J'peux voir ton badge histoire de dire que j'ai fait tout comme dans le manuel ? Si j'dis que j'ai trouvé un mec derrière une porte et que je lui ai même pas demandé son nom, je vais me faire déchirer. Comme je pense être avec le mec qui nettoie les chiottes, je fais pas trop attention à mon langage. Putain, j'suis tellement soulagé que ça soit pas un méchant.
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Lun 10 Mar - 22:38
La lumière s'alluma et Akira Darkwood put apercevoir la grande silhouette d'un homme à la peau sombre dans la pièce. Il fouilla la pièce, prit les mesures nécessaires pour vérifier que personne n'était présent dans le bureau du ministre de la justice. Pendant ce temps, Hadès serrait fort le balai dans ses mains...si on le découvrait ici, de toute façon, il pourrait justifier cela en disant qu'il avait eu peur des pas qui approchaient. Les hommes de ménage n'étaient pas réputés pour être très perspicaces et son personnage était un brin peureux.

...Paf.

La porte claqua et Hadès se retrouva nez à nez avec cet homme, une arme à feu en face du pif. Il ne doutait pas des réflexes de son agresseur, et savait que s'il avait saisi son arme à lui, le coup aurait largement eu le temps d'être émis. Il resta donc là, le balai entre les doigts, l'air un peu trop surpris pour bouger. C'était également comme cela qu'il fallait qu'il réagisse, il le savait très bien ! Ce n'était pas en fuyant qu'il pourrait paraître suspect, et un type qui gardait le bâtiment aurait plus facilement confiance en un gars de la manutention...c'était logique, surtout que les gens d'ici venaient et sortaient n'importe quand, alors, pour les horaires du ménage, c'était un peu n'importe quoi. Il plaignait d'ailleurs ses prétendus collègues.

Une grimace aux lèvres, il faisait signe qu'il n'était qu'un gars sans défense...et d'ailleurs, en regardant son uniforme, le gardien n'avait pas l'air de douter de lui...il lui avait apparemment foutu une bonne frousse. Lui...lui, il s'était entraîné de manière à bégayer. Facile de croire qu'un type qui ne pouvait même pas parler normalement était condamné à faire les chiottes. Dur de croire qu'il pouvait être un terroriste qui voulait juste piquer son arme dans le bureau d'Arashi Darkwood.

« Le caca...le caca...le cacafé oui. J'a-j'all-lais f-f-faire les t-t-t-t-oilettes, m-mais j'ai j'ai entendu des b-bruit de p-pas. Al-alors-lors, j'ai ou-ouvert la p-port-te, v-voilà. Elle...elle ét-tait ouv-verte. »

Il semblait aussi terrifié que puisse l'être un pauvre loustic après avoir été menacé par une arme à feu. Ses mains se cramponnaient à son balai, il tremblait sûrement des jambes pour plus de réalisme...si Hadès avait été un acteur, il aurait sûrement été un des meilleurs, mais il fallait reconnaître que jouer un personnage qui bégayait, c'était vraiment agaçant et stressant. Si jamais il cessait de l'être, l'autre se douterait de quelque chose.

« O-oui. »

Il lui montra son badge, impeccablement falsifié : il s'était renseigné et le quartier général de Kira employait des personnes pour le ménage de certaines sociétés. Pas très difficile, à ce niveau, de faire falsifier quelques badges et quelques identités. Il était même présent dans la base de données, grâce à l'un de ses amis hackeurs, tout comme son personnage existait vraiment et faisait partie d'une de ses multiples identités nécessaires pour sa survie.

« J-je s-suis J-J-Johnson. Je f-f-fais le m-ménage. P-p-arf-fois y'a des g-g-gens q-qui part-tent que t-très t-tard c-comme msieur S-Suzak-ku a-alors je...je d-dois p-pas f-faire d-de b-bruit m-mes s-sup-supérieurs m'm'ont dit-dit. »

Il reprit son souffle, conscient que ce qu'il était en train de faire demandait un effort considérable.

« C'est c'est le b-b-bubureau de quiqui ici ? »


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Mar 11 Mar - 12:30
Oh putain il bégaie. Il bégaie vachement. Je me mords la langue pour pas rigoler bêtement parce qu'il répète « caca ». Ça serait pas cool. Il a l'air absolument terrorisé - les armes braquées vers le visage font souvent cet effet. J'examine vite fait le badge qu'il me tend, et étouffe mes manifestation d'impatience pendant qu'il parle. Son discours prend un temps infini, mais je suis content de croiser quelqu'un à cette heure là au milieu de toutes ces pièces vides.

Bah... là on est dans le bureau de monsieur Darkwood, le ministre de la Justice.

Machinalement, je jette des coups d'oeil méfiants autour de moi pour voir si il est pas là à écouter. C'est par le personnage le plus sympathique du gouvernement. C'est comme le premier ministre, on vit aussi bien sans les croiser. Les deux peuvent te foutre dans une merde noire sur un coup de colère, parce que c'est amusant ou que ça semble la meilleure chose à faire sur le moment. Et j'aime pas l'aléatoire dans le travail, ça fait mourir. Enfin Darkwood est pas si impulsif que ça, c'est juste qu'il en a rien à foutre des gens.

- Ouais enfin... ouais, faut mieux pas déranger les gens dans ces bureaux là, ouais...

J'ai l'air gêné du mec qui dit du mal de ses supérieurs en ayant peur d'être entendu. C'est que je sais ce que ça fait quand ils ont l'impression de ne pas être obéi, ces gens là. Ils aiment pas. J'ai déjà eu des problèmes parce que j'ai pas capturé Untel le criminel, que Bidule a pu agresser Machin dans mon périmètre, des conneries comme ça. Y a pire que faire des séries de pompe ou se faire sucrer du salaire. Ils peuvent passer des discours de propagande à fond dans une pièce pendant trois jours pour te rendre fou. Ou pire encore. Une fois, un gars a désobéi à un ordre direct pour une question d'éthique ou je sais pas quoi, on l'a jamais revu. Donc, foutre le bordel dans le bureau d'Arashi, c'est clairement pas une chose à faire.

- ... faut être méfiant. Ils mettent peut être des caméras sans nous le dire t'sais, et si ils nous voient sur les bandes en train de pas bosser, on va prendre trop cher dans nos gueules. Y en a qui disent qu'ils ont jamais eu de problème pendant leurs gardes alors qu'ils jouent au hockey dans les couloirs, mais... chépa, j'les vois tellement bien mettre des putain de micros partout. Viens, on prend un café. Ils ont un putain de percolateur de luxe dans leur salle de repos, puis ici t'as fini nan ? La poubelle est vide.

Oui, je me sens seul à ce point là et c'est très triste, merci beaucoup. Mais ça fait des heures que je déambule dans des putain de pièces vides ! J'ai au moins le droit d'avoir un café avec le mec qui fait le ménage, merde, ils sont fait pour ça.
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Mar 11 Mar - 21:28

Tic tac, tic tac. C'est un regard blasé que je lançais à l'horloge au dessus de la télévision. 3H du matin. Les minutes défilaient avec une lenteur impressionnante. Le sommeil ne venait toujours pas et le bruit des aiguilles de l'horloge dans l'appartement silencieux commençait à sérieusement m'agacer. Mon livre dans la main, j'essayais de plutôt me concentrer sur ma lecture, lunettes aux nez. Un livre passionnant que je dévorais en quelques heures. Avec un énième soupire, je me relevais pour ranger le dit livre dans la bibliothèque. Je pouvais très bien en entamer un autre, mais la lecture ne suffisait pas à m'occuper, chose rare. Malgré l'heure tardive, je décidais de sortir prendre l'air. Veste sur le dos, cravate bien attachée, l'apparence soignée et parfaite, j'ouvris la porte d'entrée pour m'engouffrer dans la rue. L'air était un peu frais, le léger vent faisait virevolter mes cheveux. Rien de tel qu'une balade nocturne pour se rafraichir les idées, à la condition qu'on ne craigne pas trop le froid. Mais je ne suis pas du genre à craindre quoi que ce soit et encore moins le vent.

Malgré le couvre feu imposé par Kira, de nombreux jeunes étaient encore dehors. Les bars avaient bien entendu fermés, mais rien n'empêchait les jeunes d'acheter des bouteilles d'alcool en grande surface avant la fermeture de ceux ci. Et maintenant, on marchait dans quoi ? Des bouts de verres cassés qui trainaient sur le sol, parmi une bande d'ivrogne. L'alcool puait à plein nez. Le visage rougit des jeunes et le fait qu'ils titubaient me montrait bien qu'ils n'étaient pas dans la totalité de leur moyens. J'aurais très bien pu les arrêter pour non respect de la loi, et pourtant à cet instant, j'étais surtout dépité, voir même dégouté. Bandes de vermines. Je n'avais pas envie de me servir les mains pour eux. Ils ne méritaient en aucun cas mon intérêt. Peut-être même qu'ils auraient un accident dans la nuit et qu'ils se réveilleraient le lendemain à l'hôpital … voir même ne pas se réveiller du tout. Tant mieux, le monde sera débarrasser de leur stupidité et de la nuisance de personnes aussi dépourvu d'intelligence.

Le manque de jugeote et le non respect des consignes sont des choses que je ne peux tolérer. J'espère qu'ils en porteront les conséquences. Agacé, je décidais de ne pas m'attarder d'avantage vers eux, c'est pourquoi j'accélérais le pas sans destination précise. Marcher me faisait du bien, mais mon irritation n'était pas partie. Mon coeur ne voulait pas se fatiguer, même après une marche rapide. Préoccupé, j'étais pris d'un mauvais pressentiment. Comme si quelque chose allait se passer sous mon nez, sans que je le sache, sans que je le vois. Mon pauvre Arashi, tu ne vas tout de même pas vivre dans la paranoïa non ?

Pris d'un doute, je préférais tout de même me rendre sur mon lieu de travail. Il était plus de 4h du matin lorsque j'entrais mon badge magnétique dans la borne avant de poser mon pouce pour la reconnaissance de mes empruntes. Libre de me balader de partout dans le siège du gouvernement, je pris le chemin de mon bureau, lorsque je fus attiré par des voix. Alors ça, ce n'était pas ma paranoïa qui me jouait des tours. Non, je ne suis pas encore fou, il doit y avoir ENCORE quelqu'un dans mon bureau. C'est donc irrité que je vis deux silhouettes se dessiner, à travers la porte OUVERTE ! Ca commençait à bien faire. Bon au moins, il avait un bon instinct. Mais depuis la visite d'Akira, j' avais renouvelé et optimisé les systèmes de sécurité, surtout à mon bureau. Comment quelqu'un avait-il pu entrer et surtout pourquoi ?

Surprit, bien que mon visage n'exprimais rien du tout, je vis Alaeddin Kayako qui faisait certainement sa ronde, mais qui beuglait dans son bureau, avec insouciance, malgré l'heure tardive, et surtout dans un langage qui n'était pas autorisé dans ce lieu. Il était accompagné d'un jeune homme brun, qui faisait le ménage. Je l'avais pourtant répété à plusieurs reprises, je ne veux pas de femmes (ou d'hommes) de ménage dans mon bureau, devenu bien plus méfiant depuis que mon frère s'amusait à prendre ma place. Mon bureau devait rester TOUJOURS fermé quand je ne suis pas à l'intérieur. D'ailleurs, ma secrétaire est la seule à avoir le double de mes clés. Comment sont-ils dont entré ?

J'entrais à mon tour dans un pas précipité, et pourtant sans faire de bruit, alors que la voix de Kayako m'agaçait profondément sans parler du bégaiement du jeune inconnu à qui je lançais un regard de pur dégout. Sortant de l'ombre, je claquais brusquement la porte, mon regard sévère posé sur les deux individus. Je restais silencieux, avançant d'un pas lent tout à fait calculé tendit que la tension grimpait en flèche dans la pièce. Je pris place à mon bureau toujours sans dire mot. Je les laissais s'habituer avec appréhension à ma présence, sachant parfaitement que ce silence était bien plus effrayant que n'importe quelle menace.

J'enlevais mes lunettes toujours sur mon nez avant de les poser délicatement sur mon bureau. D'ailleurs, je ne m'étais pas aperçu tout de suite que je les avais toujours sur moi. Rare sont ceux qui savent que je porte des lunettes, étant donné que je m'en sers seulement pour lire lorsque je suis tranquillement chez moi. Donc en fait, il n'y a que ma famille et Yuko qui le savent. Bref, détail sans importance. Je croisais mes mains sous mon menton, avant de poser mon regard froid sur les deux individus, à tour de rôle.

« Kayako, je ne pense pas que ce soit un vocabulaire approprié. Vous êtes toujours dans vos heures de travail et dans un établissement important. Et vous, j'ai déjà signalé à plusieurs reprises que le ménage ne doit pas être fait dans ce bureau quand je n'y suis pas. D'ailleurs, comment êtes vous entré tous les deux ? »

Comme je l'avais dis plus tôt, il n'y avait que ma secrétaire qui avait le double des clés. Gardant toujours ce self contrôle, ce calme effrayant qui me caractérisait, j'attendais les réponses à mes questions avant de prendre une quelconque décision.
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Mar 11 Mar - 22:45
Il ne savait pas vraiment comment il était censé se comporter, à partir de là...l'homme qui lui faisait face semblait plutôt bien réagir au tutoiement, mais paradoxalement, il lui proposait de sortir d'ici pour prendre un café. La pièce dans laquelle se trouvait probablement son sabre était accessible, alors...alors merde, maintenant, il était contraint d'en faire demi-tour ? Il écouta d'une oreille distraite tout ce que lui dit l'homme noir à propos de faire du hockey sur les tables, se disant, amusé au fond, que si Arashi était présent, il aurait sûrement eu un petit arrêt cardiaque. Sponsorisé par Kira.

Tout de même, dans son malheur, il lui semblait avoir un peu de chance...en effet, Akira était tombé sur le plus idiot des gardes : s'il avait fait un peu plus attention, lorsqu'il avait parlé de la poubelle vidée, il aurait constaté qu'il n'en avait, justement, aucune entre les mains. Certes, il était censé être venu ici pour se cacher du bruit, mais ce n'était tout de même pas très sérieux, et c'était maintenant que Hadès y pensait. Il n'avait aucun matériel de ménage, mis à part un balai. Pas de brosse, pas de produits ménagers : rien. Un interrogatoire plus poussé aurait sans doute éventé complètement sa couverture, ne parlons même pas de ce bégaiement totalement caricatural, mais il avait de la chance, voilà : il était tombé sur un parfait idiot. Vous voyez, ces idiots de films, ces méchants qui faisaient tout et n'importe quoi. Un homme de film muet en noir et blanc, il bougeait très vite et se prenait un poteau. Hadès ne l'imaginait cependant pas trop vite dans un film de Chaplin au risque de mourir de rire assez vite.

Mais...mais...

La bonne comédie sembla se terminer assez vite, non au profit que quelque chose d'encore plus potache. Le bruit de pas qui résonna dans le couloir désert et sombre n'inaugura rien de bon, c'est pourquoi Akira ne recommença pas à parler – bégayer serait plus exact. Que des pas se dirigent vers eux, le soir, aussi tard, cela ne pouvait qu'être moyennement bon pour eux. Il doutait du fait qu'il s'agissait d'un collègue de son « nouvel ami », alors...alors, l'homme qui entra dans le bureau avec grand fracas ne fit que confirmer ses malheureux doute.

C'était la tête d'Arashi, avec le corps d'Arashi et la gestuelle d'Arashi. Arashi, quoi. Il s'était disputé avec son frère il y avait des années, et maintenant, leurs relations étaient tout, sauf cordiales. Si son personnage n'était pas un idiot moyen incapable de la moindre réflexion élaboré, Akira se serait immédiatement fait repéré. Il resta face à son frère, la bouche entre-ouverte, pas très malin, avant de la fermer.

« B-b-bb-bonjour m-m-mons-monsieur ! », sa bouche lui semblait être un gros patchwork d'où les mots ne voulaient pas sortir, tandis que son cerveau lui criait de fuir d'ici. Il ne fallait pas être très bête pour comprendre que tout ceci n'était pas un très bon plan, surtout avec cet homme, qui semblait être un agent formé, et Arashi dans la même pièce. Il était peut-être en bonne santé, mais même, il avait toujours été plus faible que son frère...surtout sans son sabre. « L-l-l-a poporte elle est-elle ét-était ou-ouverte-te. J'ai...j'ai eu-eu p-peur d-dans le n-noir a-a-alo-alors j'j'ai j'ai ap-appuyé et-et entré ! C'c'était-tait ou-ou-ouv-v-v-vert, ouvert. »

Il reprit enfin son souffle.

Il n'était pas censé savoir que l'homme roux qui venait d'entrer était Arashi Darkwood. Son frère était peut-être un homme qui était médiatisé, mais le commun de la plèbe n'avait vu de photographie de lui. Il ne l'appela donc pas par son nom, certainement pas par son titre. Cramponna son balai de ses deux mains car, n'importe qui se serait aperçu que cet homme était le supérieur de « Kayako » et que, visiblement, ceci était son bureau. Arashi Darkwood donc...comme le lui avait révélé le grand noir.

Il avait toujours sa carte à la main, et maintenant la tendait à Arashi dans un geste qui se voulait assez peureux. N'importe qui ne rencontrait pas tous les jours un ministre...au contraire, ils avaient tendance à être d'immortelles entités qu'il fallait protéger et qui gouvernaient ce petit monde...Et, même si Akira, au fond, était triste de voir ce qu'était devenu son frère jumeau, il n'y pouvait rien. Tout ce qu'il y avait à dire sur le sujet avait déjà été dit, et rien n'était à ajouter. Arashi l'avait protégé de la mort elle-même, et si il se comportait comme un moins-que-rien à son égard, il restait encore et toujours son frère.

« Ha... », dit-il en s'adressant à Kayako. « C'...C'est, c'est...c'est l-lui M-m-mons-s-monsieur le-le Mimimimi-Ministre !? Pa-pa-pardon, je-je s-suis suis é-ému ! »


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Mer 12 Mar - 21:50
J'ai failli crier à cause du flip quand j'ai vu qui venait d'entrer. Il y a pas trente six ministres roux avec les cheveux longs au gouvernement japonais. Mais je me suis pas laissé aller, j'ai fais un salut militaire impeccable, avec inclinaison respectueuse et tout. Non mais on dirait pas comme ça, mais je sais avoir un comportement professionnel aussi, c'est juste que je pensais être avec un balayeur à quatre heure du matin. Mais quel coincé du cul. Il m'engueule ! Évidemment je me défends pas et je fais la mine du gars qui regrette d'être né tellement il a honte. Mais j'me dis que même les formateurs au camp d'entraînement aurait pas été aussi chiants. Quoique. Mais quatre heure du matin quoi ! Avec un balayeur ! Évidemment que je parle pas comme un bouquin, je suis un militaire. Mon truc c'est plutôt de tuer les gens.

- Oui monsieur.

C'est la seule réponse à avoir, et avec un ton humble. Se défendre c'est de la folie, et pendant que l'autre type bégaie des trucs, je réfléchis à mon explication pour trouver celle où je me ferais le moins engueuler pour rien. C'est un exercice difficile, Arashi Darkwood est parfois... aléatoire. Et le type qui bégaie à coté aide pas du tout... on va se faire déchirer. Ça va trop le faire chier, le ministre, d'attendre la fin des phrases. C'est pas de la faute du gars, certes, mais avec ce genre d'individu ça rentre pas en ligne de compte, la faute à qui. Moi aussi ça me rend super nerveux ce bégaiement du coup, j'aimerais tellement qu'il ferme sa gueule. J'ai failli le gifler quand il a répété « mimimi » pour dire « ministre », et que par dessus le marché il a expliqué qu'il l'avait pas reconnu, en fait. Ça, ça allait super énerver Darkwood. Du coup j'me suis précipité pour parler quand il a fini sa phrase, de peur qu'il en commence une autre.

- ... et moi j'ai entendu des pas alors je suis allé voir, et c'était lui. Il m'a montré son badge et... voilà, monsieur le ministre.

Et là, si l'autre gars a deux neurones qui se touchent, il va fermer sa gueule et le laisser nous pourrir. Le ministre de la Justice, c'est pas la même catégorie que celui de la propagande, et il a un tas de moyen pour nous faire chier. Et mauvais caractère. Et j'ai pas le droit de le taper. Pour l'instant il a fait qu'être désagréable, mais il peut être beaucoup plus mémorable que ça.
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Ven 28 Mar - 19:11

Avec un haussement de sourcils, je regardais le jeune homme qui bafouillait devant moi, tout en restant stoïque. Malgré le son de sa voix agaçante, je réfléchissais à toute vitesse, sans quitté des yeux les deux hommes. Ce discours aurait pu paraître sincère si je n'étais pas sur à 100 % d'avoir verrouiller la porte en quittant le bureau tout à l'heure. Surtout depuis qu'Akira s'amusait à prendre ma place. Il n'y avait aucune raison pour que Kayako me mente, à moins d'être prit d'un soudain excès de folie, ce qui ne serait certainement pas raisonnable. Il savait pertinemment que je n'aurais jamais pu supporter un quelconque mensonge. C'est donc naturellement que j'observais plus attentivement le jeune homme qui était sensé faire le ménage. Croisant mes mains sous mon menton, coudes sur la table, il y eu un moment de silence avant que je prenne finalement la parole.

« Le problème étant que je fais toujours attention à bien fermer la porte à clés. »

Et je doute que ma secrétaire ai pu commettre une telle erreur. Information que je ne laissais pas échapper, inutile que tout le monde sache qu'elle a le double des clés, sinon sa vie risquait d'être inutilement en danger. Et puis il valait mieux éviter une nouvelle effraction, ce sont tout de même des dossiers confidentiels qu'il y a dans mon bureau. J'ouvris d'ailleurs les tiroirs, tout était en place, personne n'avait eu le temps de regarder quoi que ce soit.

Mon regard se posa de nouveau sur le jeune brun avant de finalement me lever pour traverser la pièce. Je passais devant eux et fermait brusquement la porte avant d'attraper les clés et de la verrouiller de l'intérieur. Le regard sévère posé sur le jeune, je repris la parole d'une voix glaciale, tout en restant stoïque et rigide.

« Cette façon de bégayer est toute à fait agaçante et même répugnante. Il vaut mieux se taire dans un tel cas plutôt que de parler. Surtout lorsque ça ne cache pas ton timbre de voix ! »

Tournant dans la pièce comme un lion dans une cage qui observait ses proies tout en cherchant le moment adéquat pour attaquer, je continuais de réfléchir dans un calme aussi impressionnant que dangereux. Une fois encore, je retournais au fond de la pièce pour ouvrir le grand placard du fond. A l'intérieur, on pouvait apercevoir plusieurs armes, des pièces de collection, dont un connaisseur aurait tout de suite remarqué leur rareté. Mise en évidence, deux sabres étaient placés l'un à côté de l'autre, et je m'emparais de l'un des deux et le tenant précieusement avant de me retourner vers mes deux hommes.

« Vous savez ce que c'est ? Je suppose que non, Kayako. Un sabre qui appartient à la famille Darkwood depuis plusieurs générations. Un cadeau que mon grand père a fait à mon jumeau, il y a bien longtemps. Je possède moi même sa jumelle dans ce placard. »

Durant ce discours, je ne quittais pas le jeune ménager du regard, même si mes paroles étaient destinés au gardien qui devait faire sa ronde. Je continuais après une brève pause.

« Des sabres auxquels nous tenons particulièrement … On serait capable de faire n'importe quoi pour les garder prêt de nous. »

Je posais l'arme sur mon bureau, en prenant soin de ne pas l'abimer avant de marcher vers les deux hommes. Quittant enfin le bégayeur du regard, je levais le bras pour attraper pour attraper Kayako par la nuque pour le forcer à se baisser à la hauteur du brun, tout prêt de son visage. Ma poigne était plutôt forte et montrait bien qu'il n'avait pas intérêt de se débattre tant que je ne l'aurais pas lâché.

« Regardez bien Kayako. Vous ne voyez pas quelque chose qui cloche ? Non non, bien sur. Le déguisement est parfait. » Je lâchais le gardien avant d'attraper le brun par la gorge et le plaquer contre le mur. « Oui, tout aurait pu être parfait, si je n'étais pas venu, n'est-ce pas … Hadès ? Car c'est comme ça que tu te fais appeler maintenant hein ? Kayako, je vous ferais remarquer que vous avez laissé un criminel entrer dans le bureau du ministre de la justice. Et pas n'importe quel criminel, un des chefs de la Résistance, Hadès. Comment pouvez vous m'expliquer ceci ? »

Ma voix était aussi froide que l'acier, voir même polaire, alors que je relâchais ma poigne pour le laisser souffler. Inutile de le laisser étouffer tant que je n'aurais pas de réponse. Gardant ce calme olympien et effrayant, je m'assis de nouveau à mon bureau avant de mettre mes lunettes au nez, et de croiser les jambes sur ma chaise. Je les fixais, les mains de nouveau liés sous le menton, le regard toujours sévère.

« Asseyez vous. Tous les deux. Et toi, enlève moi ce déguisement ridicule. »

Je leur montrais les deux chaises devant mon bureau, avec une certaine autorité, ne laissant pas place, à la discussion. De toute façon, Akira ne pouvait pas partir puisque la porte était fermée à clés et qu'il serait imprudent de la part de Kayako de laisser un criminel partir sous mon nez, sans rien faire.  
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Lun 31 Mar - 22:05
La situation ne semblait pas être de très bonne augure, et même son prétendu bégaiement ne le sauva point. Hadès était incroyablement tendu et avait l'impression de sentir de nouveau cette douleur au genou, sourde et pas vraiment agréable, qui lui rappela qu'il serait moins bon au combat qu'un gars qui, bien sûr, n'avait eu aucun os fragilisé pendant les mois passés. Hadès écoutait les excuses de Kayako...elles étaient pitoyables, mais au moins, il avait l'idée de le défendre...pauvre gars : probablement un gardien à peine formé aux arts martiaux payé quatre francs six sous de l'heure. Lorsqu'il saurait à quels ennuis il avait contribué, il se ferait sûrement engueuler, puis virer par son frère. Il comptait sur Arashi pour faire cela.

En attendant, il n'en était pas sorti et regardait avec appréhension son propre frère jumeau se lever de nouveau et contrôler la porte. Il lui semblait qu'il l'avait déjà fermée, alors, cette fois-ci, Hadès en était sûr : il avait compris qui il était. Lentement, ses jambes se plièrent un peu, il se mit en position défensive, prêt à bondir sur l'homme noir et le prendre en otage en case de menace. Il douta que cela soit vraiment efficace, mais Akira Darkwood n'était pas un homme à se laisser capturer comme cela. Il ne serait pas dit dans les journaux qu'il s'était simplement rendu dans le cabinet de son frère pour se faire passer les menottes...

...Car il avait tout compris. La voix, le sabre, tout. Akira aurait été un autre homme qu'il se serait probablement découragé. Qu'il se serait rendu...mais non. Comme l'avait dit son frère jumeau, le sabre leur avait été donné par leur grand-père. Il s'agissait de deux sabres similaires, avec des décorations qui valaient sans doute leur pesant d'or, si jamais ils les revendaient. C'était là toute la fortune familiale, leur héritage personnel, et plus encore, un symbole. Arashi et lui-même étaient déjà séparés, garder ce sabre, c'était comme se souvenir de lui...la menace en moins. Il esquissa presque un sourire, en l'écoutant expliquer tout ceci à ce vague gardien, sans doute employé dans le bas de l'échelle.

Hadès crut pendant quelques minutes qu'il ne sortirait pas, à vrai dire : la poigne d'Arashi venait d'attraper l'autre homme...il le forçait à regarder de très près. Criminel, criminel...tout de même, il y allait un peu vite. Il pencha légèrement la tête, estimant que Arashi était bien cruel envers lui. Lui-même ne figurant pas parmi les dix premiers de la liste des meurtriers du Cavalier Noir, même si, depuis quelques temps il était l'heureux onzième. Criminel...il ne tuait que des flics et encore, c'était pour se défendre. Hadès, par ailleurs, était sûr que d'autres personnes attribuait des meurtres à son nom car, en général, il évitait de tuer, massacrer, assassiner. C'était quelque chose qui le répugnait.

La voix de la sentence résonna à leurs oreilles mais lui, à la grande surprise générale, il se surprit à sourire. Il réfléchit assez vite et se dit que vu la surprise du type à côté, qui devait croire que c'était un délire de haut-gradé, il avait encore quelques secondes pour agir...Très bien alors...Aussi vite qu'il en était capable, le faux bègue se précipita sur Kayako pour réaliser une prise de clé de bras. Il n'était pas un novice dans ces sports...au contraire, il était un professionnel, mais il s'y prit un peu vite et agrippa les deux derniers doigts de Kayako et les entendit craquer bien fort, tandis qu'il le prenait un otage. Akira fut lui-même un peu surprise, releva la tête, alerte, mais ne bougea pas ni ne le lâcha pas. Il le tenait toujours très fermement.

« Alors non. Je tiens ce pauvre type, et toi...toi, frérot, tu vas tranquillement ouvrir la porte ou je le tue. Il paraît que je suis un criminel, tu sais...c'est à moitié vrai, car d'autres utilisent mon nom...mais tu veux me tester ? Et rends-moi ce sabre ! »


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Alaeddine Kayako
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Alaeddine Kayako
Sam 12 Avr - 16:20
Le ministre me traite comme une grosse brute pour me rapprocher le nez du balayeur. Je me suis senti rarement aussi humilié que ça. Enfin si. Mais là, je m'y attendais pas. Il m'explique la vie de son sabre, comme si j'en avais quoique ce soit à foutre. J'sais très bien à quoi ça ressemble, c'est un jouet pour enfant riche trop gâté qui veulent jouer aux grands garçons. Et je peux rien dire, sinon je perdrais mon boulot. Mais l'espace d'une seconde, j'ai envie de mettre une gifle à ce roux qui fait la moitié de mon poids pour lui apprendre le respect. Un mec qui a besoin de rabaisser ses subalternes comme ça est une énorme pédale. Y a rien à ajouter. Mais c'est une pédale de classe supérieure, donc j'ai qu'à fermer ma gueule.

Il me chope même par la nuque pour me rapprocher le visage de l'autre couillon dont c'est pas la journée. Je me laisse faire. Avec ma différence de carrure et d'entraînement, je pourrais facilement l'en empêcher, mais faut que je pense à ma gamine. Y a pas que moi dans l'histoire, si je perds mon boulot. Mais c'est tellement dur de contrôler ses nerfs avec les amphet' ! Alors je rage intérieurement. Je dirais rien si il s'agissait de me prendre une balle dans le ventre au combat et de mourir comme une merde, mais me faire humilier comme ça par mon propre camp c'est... merde quoi. Tellement pédé. Et de... hein de quoi ? Le balayeur c'est Hadès ?

J'écarquille les yeux de surprise et je reste comme un con. Le ministre me demande comment j'ai pu être aussi inconséquent. Sincèrement, j'en sais rien. Il est déguisé, il a des papiers... au bout d'un moment je suis pas un ninja mentaliste moi. J'attendais plutôt des gens armés habillés comme des clodo moi. Mais j'ai pas le temps de souligner ce détail parce que le balayeur, jusque là inoffensif,  me saute dessus.

Il me fait une clef de bras. J'avoue que je m'attendais à tout sauf ça, vu que je fait facilement trente centimètres de plus que lui. Il a une sacrée technique pour arriver à choper mon bras et le retourner comme ça, vu que mon biceps fait facile le diamètre de sa cuisse. La surprise a beaucoup joué, évidemment. Ça serait jamais arrivé si l'autre con m'avait dit de le menacer avec son arme au lieu de jouer son sketch de caïd de maternelle là ! Est ce que je fais des monologues maléfiques avant de buter les gens moi ?
Résultat : deux doigts cassés dans la manœuvre. J'ai hurlé de douleur à m'en bousiller les cordes vocales, et pendant une courte seconde j'ai perdu connaissance. J'ai légèrement vacillé sur mes pieds, mais si je tombe il va me casser le bras entier. Je deviens fou de douleur, et mon seul objectif devient de se débarasser du vilain parasite pendu dans mon dos. J'ai peur de plus de douleur, j'ai peur de mourir aussi. Je me retrouve dans un état d'esprit de combat d'un seul coup. Buter ou être buté. Pas de deus ex machina.

Je chope le gars de mon autre main et le balance par dessus mon épaule. Il pèse quoi, soixante/soixante dix kilos à tout péter ? Aucun mal à le lever d'un bras. Merci les stéroïdes. Pas de chance, je l'ai balancé sur le ministre de la justice. Sabres, bureaux, haut fonctionnaire, tout ça vole dans tous les sens. Ensuite, une fois le plus urgent géré, je me roule en boule autour de ma main brisée. J'aimerais choper mon arme, mais je suis en train de perdre connaissance. La souffrance est en train de me mettre à genou.  Je calcule juste pour tomber sur le coté. Les ondes de douleur au moment du choc contre le sol achèvent de me mettre KO.
Alaeddine Kayako
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