Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Mello
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Mello
Mar 21 Jan - 20:45
“Je dois le faire”

Ces quelques mots résonnaient en boucle dans le cerveau de la mafia. Enfin, Mello c'est avant tout un cerveau de la rébellion. Hahaha...et Hadès, un traitre ? Cétait un fait à la fois réjouissant et troublant.
Pas besoin d'expliquer le fait que, lorsqu'on est un cerveau et que l'on entend partout une telle rumeur au sujet d'un autre cerveau auquel on arracherait bien la tête, on ne se contente pas de savourer les mots sans agir.
Le soir, c'était le moment le plus propice à la prise de risques. Matt ne remarquerait pas son absence, tant son implication dans la rébellion était importante. Mello imaginait que l'on parlait de Cheshire  presque autant que d'Hadès. En effet son cher ami était plus que doué : aider les rebelles sans jamais, ou presque, sortir de sa chambre était la base de ses nombreux talents.
Au sous-sol, il voulu démarrer sa moto en essayant d'être le plus discret possible. Dur. Alors il s'éloigna du QG d'une centaine de mètres, alluma son véhicule et fila en direction de la vieille ville.
Mello était toujours prêt à lutter contre ses émotions qu'il qualifiait de «  faiblesses responsables de l'intégralité de ses échecs ». Mais ce soir là, plus que les autres, pouvait être l'ultime de son existence mouvementée, alors il laissa exceptionnellement s'installer en lui le regret. Le regret d'avoir laissé Ishtar partir, de lui avoir fait confiance, le regret de ne pas avoir pu lui dire adieu. Et si Kira l'avait eu ? Il regrettait d'avoir cru en leur histoire, d'avoir pu penser la posséder sans compromis. Mais méritait-il de regretter ? Il aurait voulu dire adieu à Matt avant de quitter le QG, il aurait voulu mais son ami aurait insister pour le suivre, et Mello voulait qu'il vive. Matt qui lui était toujours fidèle, Matt...Tant de nostalgie...Oui, Mello savait bien qu'il risquait de ne pas revenir de son escapade.
Même si en ce qui le concernait, Hadès n'était rien, sauf son pire ennemi et le premier à abattre après la victoire des rebelles, il avait conscience d'après les rumeurs, que cet affront était presque aussi risqué que celui avec Takada. Ce dernier n'ayant finalement pas eu lieu, il était malgré tout sûr et certain à 89% que Mihael n'en sorte pas vivant.
Cependant, il n'avait pris aucune mesure de sécurité supplémentaire. Après tout, Hadès connaissait son visage, et c'était justement ce détail qui l'amenais à douter de la rumeur. Oui, il doutait. Un tel génie n'aurait jamais pris l'initiative de se rendre seul au QG d'Hadès en étant sûr que ce-dernier avait trahi la Rébellion !
Aussi, Mello en avait déduit que la trahison d'Hadès signifiait qu'une bonne partie des rebelles avait désormais une épée de Damoclès au dessus de la tête. Evidemment...la tête du mafieux était la plus vulnérable. C'était logiquement incontestable ! Hadès avait toutes les raisons de vouloir le tuer, à commencer par ses affinités avec Ishtar. Ishtar... Penser à cette histoire l'écoeurait.
Mello sentit monter en lui la rage, une envie de meurtre sur l'humanité toute entière. Il passa ses nerfs sur l'accélérateur. 100 km/h. Il s'en foutait. Se faire choper par la police ? C'était une possibilité, en effet. Aucun problème, ses réflexes et son impulsivité se chargeraient à merveille d'éliminer les obstacles. Il ne voyait plus la route. Plus rien. Tout ce qu'il voyait, c'était ses pensées, ses souvenirs. Il voulait voir Hadès souffrir et Ishtar revenir. D'ailleurs, Hadès le « traître » savait peut être où se trouvait l'indienne...
Quoi qu'il en soit, si Hadès avait vraiment trahi, Mello serait bientôt mort. Ou alors, dans le pire des cas, ces guignols du gouvernement chercheraient à le capturer vivant pour l'interroger sur la Rébellion. Bien sûr, Mello ne dirait rien au sujet de son camp, mais il se ferait plaisir à salir verbalement cette bande de chiens attardés, qui s'empresseraient de le tuer pour avoir l'âme en paix. Hmm.. le gouvernement avait certes beaucoup d'ambition et de moyens, mais Mihael en avait plus. Rien ni personne n'aurait su l'arrêter face à Kira, sauf la mort. Mettre sa vie en péril pour connaître la vérité au sujet d'Hadès était naturel.
Il reprit ses esprits lorsqu'il s'aperçut qu'il circulait dans une ruelle de la vieille ville. Il était questions de quelques mètres avant d'arriver à destination.
Le plan auquel il songeait était des plus simples. Il signalerait d'abord sa présence comme tout bon citoyen. Comment ? Oui, il est vrai que pour pénétrer chez Hadès, il faut un code, et pour connaître ce code, il faut être un ami. Au diable les codes ! Mihael savait très bien qu'Hadès n'était pas sourd, et qu'il n'était pas du genre à ignorer un « inconnu » qui faisait vrombir sa moto juste en bas de l'immeuble. Mais si par inadvertance, par peur ou autre motif, Hadès n'ouvrait pas, il n'hésiterait pas à s'en prendre au matériel. Il exploserait la jolie porte, bien jolie porte codée, foutrement blindée que 70% des nanas bien roulées du quartier avaient dû franchir. Dans 70%, il fallait comprendre autant d'innocentes civiles que de résistantes, et cette blonde made-in-Kira dont Mello connaissait le nom par la rumeur. Il exploserait aussi caméras et autres éléments susceptibles de vouloir son visage, si ceux-ci étaient, fidèlement à cette rumeur, alliés au gouvernement. Et pour la suite, il improviserait, en quelque sorte. Selon Mello, l'affront avait 3 issues.
Soit la rumeurs était erronée et Hadès victime d'une manipulation de Kira et compagnie, dans ce cas il était certain qu'il chercherait à convaincre le mafieux de manière pacifique. Bien sûr, Mello n'en resterait pas là. Pour s'assurer de l'honnêteté d'Hadès, il avait pensé à envoyer ce dernier au QG du gouvernement en mobilisant les camps résistants, prêts à intervenir au moment où il se ferait capturer. C'était aussi une opportunité pour dérober quelque chose au passage, quelque chose d'utile pour la Rébellion... mais cela ne prouvait rien en soi, car les pro-Kira pouvaient très bien simuler un échec dans la capture d'Hadès pour que les résistant lui fassent de nouveau confiance, ou au contraire simuler sa capture pour le mettre en sécurité, loin de ces-derniers, ou encore... Enfin bref, tout n'était pas encore au point pour Mello malgré son élan de détermination. Et le fait qu'il agisse sans prévenir les autres résistants de ses intentions ne lui facilitait pas la tâche.
Dans le deuxième et pire des cas, Hadès avait trahi et Mello était destiné à mourir dans de bref délais. Bien sûr, il avait prévu un plan pour la seconde issue. Enfin, tuer Hadès, c'était pas vraiment un plan. C'était le seul moyen de sauver sa peau dans l'immédiat...ou plutôt de soulager son besoin de vengeance et sa jalousie envers celui qui jadis, s'était approprié sa poupée Ishtar. Car pour cette seconde issue, prendre une décision avec sang froid était plutôt complexe, étant donné la conclusion qu'il en tirait...mort. Il mourrait. Mello avait pensé à tous les scénarios possibles pour cette seconde issue, y compris celui où son nom aurait déjà été inscris dans le cahier de la Mort.
Enfin, la troisième issue possible, plus originale que les autres, consistait à la manipulation d'Hadès par Kira. Un procédé qui, fatalement, aboutirait à la mort du manipulé. Le cahier de la Mort serait l'origine de cette trahison, sachant qu'il était possible, d'après les connaissances actuelles sur le sujet, de manipuler l'individu dont on inscrivait le nom. Dans ce cas, la réaction d'Hadès était impossible à déterminer avec certitude. Hadès mourrait, et Mello aurait de fortes chances d'y passer aussi : l'un tué par un cahier, l'autre, victime de la manipulation dictée par le cahier.
Mello n'avait que peu préparé son coup, tout simplement parce qu'il n'envisageait que la première issue. Dans les deuxième et troisième, il était cuit. Avec 100% de certitude.
Il pouvait bien détester Hadès, vouloir le torturer, lui arracher sa tête d'allumeur, Mello avait conscience que cette fois-ci, il fallait que les deux éternels ennemis soient du même côté. Oublier les différents, les sentiments, juste parler politique, c'était encore plus dûr que d'organiser la prochaîne manifestation rebelle avec Near. Mais les incertitudes commençaient à peser: cette rumeur de trahison à laquelle aucun rebelle n'aurait voulu croire, mais qui était vraisemblablement trop bien justifiée pour qu'on la démentisse, la disparition d'Ishtar à la foire expo...contacter Hadès allait lui permettre d'éclaircir cette histoire de trahison, et dans le meilleur des cas, de retrouver Ishtar. Ayant conscience du degré élevé de ses espérances, il savait néanmoins que pour se débarrasser des doutes et donc de son mal de crâne chronique, il fallait agir. Sans attendre. C'était tout, ou rien.
Alors Mello mit tout en œuvre pour que le résident de l'immeuble remarque sa présence : planté devant l'entrée du QG, devant cette porte qui avait intérêt à s'ouvrir, il faisait rugir sa cylindrée. Pire qu'un lion qui s'enrage, un grondement qui couvre n'importe quel orage. Le couvre feu étant, il fallait que le pseudo-traître se bouge. Mello sentait l'excitation monter en lui. De l'excitation, puis une envie indescriptible de crier, de jurer contre Hadès.  Mello voulait la vérité, celle qui clarifiait tout, lui disant si il devait s'attendre à mourir à cause d'un traitre. Dans la pénombre, Mihael Keehl brûlait d'impatience, il fallait qu'il le sache, maintenant ! Qu'il ouvre vite ! Ouvre Hadès, si tu tiens à ta vie autant qu'à cette foutu porte !
Mello
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Sam 25 Jan - 22:37
C'était une jolie fille. Blonde, les pommettes comme il le fallait, ses yeux ne semblaient pas briller par l'intelligence. Elle avait une frange au dessus de ses yeux, les cheveux longs. Hadès, en la voyant, avait esquissé un petit sourire...ça aurait pu être le portrait craché de Mello si il ne s'était pas fait cramer la face. Mais ça, c'était avant qu'il ne se la fasse. La perspective de faire l'amour à une fille qui ressemblait à Mello n'était pas spécialement réjouissant, mais au moins, ça le faisait bien rire : l'ultime blague. Et maintenant, elle était là, à ses côtés, en train de dormir dans le même lit que lui. Savait-il qui il était ? Non. Elle était venue ici avec lui, complètement bourrée, elle l'avait vu taper un code mais toutes les résidences étaient protégées par ce genre de truc, ce n'était donc pas spécialement suspect. Comme elle avait violé le couvre-feu, Hadès en avait déduit qu'elle appartenait à cette catégorie de personnes qui voulaient tester leurs limites, au pire, au mieux, qui faisaient partie du peuple de la nuit, celui qui organisait de grandes fêtes dans les bas-fonds et qui avait un réseau très étendu.

Elle ressemblait aussi un peu à Fate, maintenant qu'il y pensait. Harlaown le faisait chier, il avait besoin de se défouler...tous ces consensus, toutes ces discussions pour en arriver à cela. Fate qui lui laissait le choix...enfin le choix de l'avoir, ou de ne pas l'avoir, sachant que la récupérer signifierait renier la résistance et les trahir, tous autant qu'ils étaient. Dans l'immédiat, il n'aurait pas dit non, bien sûr, le corps de Fate Harlaown étant attirant, et la femme en elle-même étant intelligente. Hadès lui-même reconnaissait être attiré par elle pour son intellect, et non pour sa poitrine...Il lui caressait de nouveau les cheveux, passa le doigt très doucement sur son épaule, fit descendre un peu le drap pour voir la courbure de ses seins, allait descendre un peu plus bas, lorsque... lorsque... Lorsqu'un klaxon de motard cassa cette charmante scène. La fille eut un cri, en se réveillant, vit qu'elle était toute nue, lui mit une baffe. En voilà une qui était prompte à revenir à elle...normalement, elles n'y parvenaient que le matin, tard. Foutu motard. Elle ne tarda pas à renfiler ses vêtements et « Attends, je vais te montrer la sortie », de ce brave Akira Darkwood. Elles étaient nombreuses, ces petites nanas trop alcoolisées que Akira emmenait dans son lit et qui s'apercevait le matin qu'elles...qu'elles avaient dû être bien occupées pendant leur soirée. Nouveau regard furieux adressé au rouquin tandis que le con, en bas, continuait de s'agiter. Conduit, toujours en caleçon, la blonde à la frange à la porte, la chassa de là et...merde...vit la moto.

Si Hadès était bien parti pour insulter ce motard, il se calma aussitôt qu'il en vit la tête. Mello. Très vite, une grimace se créa sur son visage. Hadès n'avait pas vraiment envie de voir le blondin qui avait toujours nourri de très mauvaises intentions à son égard et chacune de leurs rencontres ne s'étaient très bien déroulées. Son attirance pour Ishtar, son frère jumeau, Mello avait toutes les raisons au monde de ne pas lui faire confiance, mais s'il voulait le tuer, maintenant, à cause de toutes ces rumeurs qui circulaient sur son compte, au moins, il avait pour seule preuve de son innocence le fait qu'il n'était mort. Hadès ne savait pas vraiment d'où ça leur venait, ce soudain délire de trahison. Certes, il ne leur avait dit que très tard – lors du viol d'Ishtar en fait – que Arashi Darkwood était son frère, mais tout de même, ce n'était une raison. Ils connaissaient son visage et son nom, et c'était cela qui avait poussé un Mello de forte méchante humeur, la dernière fois, à dire qu'il se ferait bien avoir.

S'il y avait une femme qui pouvait le faire tomber, c'était sûrement Harlaown, mais manque de chance pour elle, elle était arrivée trop tard dans sa vie.

« Crétin. Éteins ton moteur : comme ça, tu vas réveiller tous les cons du quartier. Tu connais le mot couvre-feu ? »

Hadès ne le cachait pas, mais il détestait particulièrement Mello. Il s'agissait tout de même de ce type qui lui avait pris, volé une femme chère à son cœur. Ishtar était maintenant une amie, mais jusqu'à récemment, alors même qu'elle était en couple avec son blond de compagnie, elle se permettait quelques excursions dans ses bras. La peau d'Ishtar était tellement douces, ses lèvres profondes. Hadès aimait par dessus tout se retrouver près de l'indienne. Même maintenant, alors qu'ils n'étaient plus que amis, il appréciait d'autant plus sa compagnie...Fate, il ne savait pas comment l'appréhender : c'était une femme qui l'énervait, mais en même temps, il la sentait importante pour lui. Comment faire ? Ishtar avait été si facile à avoir et au final, elle lui avait glissé entre les doigts comme un poisson sauvage.

« Allez, rentre, je suppose que tu n'es pas là pour rien. Je me doute que tu veux parler de certains sujets, et ça m'épuise d'avance que tu me croies aussi con. »

La relation qu'Hadès avait avec Mello était bizarre, délicate. Le rouquin se foutait clairement de la gueule du chef de la mafia et le traitait comme s'il était un idiot. Il ne doutait pas non plus que Mello ne devait pas l'apprécier beaucoup non plus et lui rendait la pareille. Soupirant, il fit demi-tour, laissa entrer le chef de la mafia et ferma la porte derrière son dos. Il faudrait penser à lui donner le code, pour la prochaine fois, histoire d'éviter qu'il ne réveille tout le quartier. Il n'était pas vraiment inquiet en ce qui concernait les flics, mais il ne manquerait plus qu'ils deviennent suspects. Secouant la tête, Akira Darkwood se rendit dans sa chambre, se passa un pantalon et une de ses traditionnelles tuniques chinoises – il aimait particulièrement ce genre d'habit – avant de s'attacher grossièrement les cheveux et de retourner du côté de Mello.

Cette fois-ci, il emmena le blondin vers le petit salon. Demanda à l'un des résistants qui traînaient par là de leur amener un truc à manger, du chocolat, il ne savait quoi. Il était fatigué, maintenant qu'il y pensait, il n'avait pas du tout dormi de la soirée et il devait être assez tard, pour qu'il ait eu le temps de faire à cette fausse Mello ce qu'il lui avait fait. Il fallait dire qu'il avait commencé avant le couvre-feu, aussi. Hadès soupira de nouveau, mit les mains derrière sa tête, les pieds sur la table basse.

« Tu as des nouvelles d'Ishtar ? Son sort m'inquiète, la dernière fois que je l'ai vue, c'était quand j'étais Arashi, tu sais. Elle était blonde et elle m'a fait carrément peur en me disant qu'elle était morte. Sinon, je te connais...Hadès est-il un traître ou pas...ça doit cogiter, dans ta petite tête...hein ?  »

Le préposé au café arriva avec du chocolat et des petits gâteaux. Hadès attendit qu'il soit parti pour recommencer à parler.

« J'ai rencontré une fille. Une capitaine. La rumeur parle d'elle ? Mais je ne trahirai jamais pour une fille, tu le sais. Surtout si Ishtar est en danger. »


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Sam 1 Fév - 15:07
« Crétin. Éteins ton moteur : comme ça, tu vas réveiller tous les cons du quartier. Tu connais le mot couvre-feu ? »

Eh bien c'était limite. Hadès aurait pris 30 secondes, ou même 20 de plus... ah! Mello n'était pas forcément matérialiste, mais il pouvait juger cette porte et en déterminer approximativement son coût. Or, son coût traduisait les sacrifices plus ou moins importants du résident pour la possèder. Enfin bon... Mello ne jouirait pas du plaisir de détruire cette bien belle porte, dans l'idée bien sûr d'offenser le roux. En tout cas pas ce soir.
Quelle intuition... Hadès accompagné d'une femme. Une évidence, une fatalité... Cet enfoiré, 1:00 du mat', sexuellement inactif ?... mais voyons, Mello savait bien à qui il avait affaire !  
Elle n'était pas Fate, la blonde du gouvernement. Ou alors ce-dernier qui, déjà, recrutait plus de pions incompétents qui n'en fallait, engageait désormais des alcooliques en dépit des conséquences peu glorieuses ? Mais aussi... peut-être était-ce un piège, un coup fourré ?
Cette fille, la fameuse Fate ? A cette pensée, Mihael Keehl baissa la tête, tira un coup fermement sur sa capuche. Protèger son visage. L'élément que ces sales chiens du gouvernement voulaient, la pièce manquante du puzzle qui, une fois acquise par Kira, permettrait de tuer le chef d'un camp résistant, et pas n'importe lequel. Enfin ! Inutile de s'étendre sur la réputation de ce-dernier chez les Kira : Mello avait su prouver maintes et maintes fois à quel point il était un individu instable et dangereux, un véritable parasite dans le monde de Kira.
Bien sûr, il envisageait la possibilité d'être dans la pire des situations, celle dans laquelle il serait trop tard pour espérer y échapper. Echapper au destin, à la fatalité, échapper à cette mort qui traînait partout et le menaçait depuis un bail. Et dans l'immédiat, cette situation avait raison d'être :  par la réaction qu'il avait eu à la vue de Mello, Hadès pouvait être un traitre pleinement conscient de ses actes ayant l'intention de lui tendre un piège, mais aussi, il pouvait être une victime de Kira, vivant ses dernières heures, manipulée par le cahier de la mort... A vrai dire, Mello reniait l'idée qu' Hadès puisse être sain d'esprit, ou du moins, il ne voulait pas s'attendre à ce qu'il agisse sans faire preuve de vice ou de perversion. Après tout, si Hadès était officiellement un monstre, Mello n'aurait rien à craindre de sa part en ce qui concerne la séduction d'Ishtar, elle ne voudrait plus voir le roux et n'aurait d'yeux que pour le blond. Oh oui pour lui, rien que pour...Stop. C'était un moment bien mal choisi pour réfléchir à cette malicieuse théorie. Il s'en occuperait plus tard, une fois Ishtar retrouvée et cette histoire de soi-disant trahison réglée.
     
« Tous les cons... du quartier ? Tu as raison. - il coupe brusquement le moteur à l'origine de cet épique vacarme nocturne -Tu es bien le seul con avec qui j'ai l'intention de m'entretenir ce soir. »

Ouais, c'est plutôt petit de la part d'un génie... mais depuis longtemps – en vérité depuis l'apparition de Near, un déluge ayant glacé son innocente âme de bon chrétien –  la haine, une émotion plus forte et destructrice que toutes les autres, avait pris parti dans la plupart de ses propos. Cette haine le contrôlait, l'avait toujours dépassé : elle ne demandait qu'à sortir. Par ailleurs, et même sans être aussi futé qu'un M, qu'un L, ou bien qu'un N, on devinait une souffrance, dissimulée par honte derrière le masque d'un être froid et indestructible.

« Allez, rentre, je suppose que tu n'es pas là pour rien. Je me doute que tu veux parler de certains sujets, et ça m'épuise d'avance que tu me croies aussi con. »

« Tu supposes à merveille. Et il est vrai qu'en ces temps, converser dehors est un moyen parmi les plus efficaces de se livrer au diable. Enfin, je suppose que tu entends où je veux en venir, surtout que le motif pour lequel je viens perturber tes loisirs nocturnes n'est pas des plus simples à détailler. »

Silence. Ils entrèrent dans le quartier général, et Mello se rendit vite compte que l'endroit ne portait à première vue pas de menaces. Mais toujours sur ses gardes, il suivit Hadès... et d'ailleurs, il ne l'avait pas immédiatement perçu, mais ce dernier était quelque peu dénudé.
Le QG d'Hadès, c'était quand même plus classe que la petite maison dans les bas-fonds. Mais, loin d'être venu pour parler immobilier, Mello se remit à réfléchir avec zèle. Comment il voulait s'y prendre, déjà ? Argh, cette nuit n'était décidément pas propice à la réflexion. Pourtant il devait, coûte que coûte, et pour clarifier son esprit affaiblit par une tripotée d'événements, quitter le QG de son grand ami coureur de jupon avec la vérité à son sujet. Alors, Hadès : un truand, un perfide, un scélérat ? Ou bien, et de cette façon nous pourrions définir tous ces qualificatifs : un chien galeux à papa Kira ? Keehl, la fulgurante éclair, l'incontrôlable, l'intouchable...se trouvait-il à présent face au mensonge, ou face à la mort ? Parti du principe qu'il ne pouvait pas faire confiance à l'individu auquel il ferait face, enfin, encore moins qu'auparavant, il n'avait su estimer avec certitude le risque – bien entendu élevé – de se faire coincer. Mais bon...à ce stade, perdre la vie ou ne rien faire, c'était pour lui une triste équivalence. Allez.
Hadès avait disparu, évaporé entre les murs de son beau QG. Murs sans doutes conçus avec rigueur pour aspirer les mélodies noctunes. Il réapparut – vêtu, par la grâce de Dieu – et conduisit son visiteur – sous tension montante – dans une autre pièce plutôt ridicule, très peu spacieuse contrairement à l'antichambre. Rien à voir. A présent, c'était une pièce à la hauteur de celui qui peuplait ces lieux !  
 
« Tu as des nouvelles d'Ishtar ? Son sort m'inquiète, la dernière fois que je l'ai vue, c'était quand j'étais Arashi, tu sais. Elle était blonde et elle m'a fait carrément peur en me disant qu'elle était morte. Sinon, je te connais...Hadès est-il un traître ou pas...ça doit cogiter, dans ta petite tête...hein ?  »

Il essaya d'ignorer la moitié de ce qu'il avait entendu. Inutile de préciser laquelle.
Mais on s'attendait à ce qu'il mette spontanément de l'eau dans son vin face à ces paroles ? Pfff..Hadès. Aaah, l'ordure! Mello avait prévu d'aborder le sujet délicat d'Ishtar plus tard, quand celui mentionné en second lieu par Hadès, de nature tout aussi délicate, serait réglé !
Mais non. Il fallait garder son sang froid. Merde ! Il y avait des chances pour que sa neutralité lui sauve la vie ce soir là, face au diable qui avait retourné sa veste, ou dans le meilleur des cas, face au salopard qu'il connaissait. Il se frottait à présent à l'aspect le plus difficile de sa mission : le self-contrôle.

« J'ai rencontré une fille. Une capitaine. La rumeur parle d'elle ? Mais je ne trahirai jamais pour une fille, tu le sais. Surtout si Ishtar est en danger. »

Ouais. Et vous voulez savoir ? Nan, vous savez déjà tant c'est évident :  la maîtrise des émotions, c'était loin d'être gagné. En bref, les paroles d'Hadès le firent se lever instantanément du sofa sur lequel ce-dernier l'avait invité à s'asseoir. Mello se retint, de toutes ses forces, pour ne pas se jeter sur lui.

« Pauvre enfoiré ! … – il décida de faire l'impasse sur le sujet Ishtar, sous peine de perdre le contrôle de lui même, ce qui ne devait absolument pas se produire – ma petite tête ? Ouais, MA petite tête, comme tu dis, elle ne supporte plus le doute ; en fait ce qu'elle supporte le moins, c'est de voir flotter ta sale tronche en son centre, hein, ta gueule de poisseux dont tout le monde parle. Oh crois moi, Hadès, tous ces troubles qui circulent à ton sujet ne sont pas pour me déplaire ! Rien ne me réjouit plus que de te savoir renié et méprisé par la rébellion ! Mais j'ai mal, tu vois, à la tête. Elle sature à force de penser toi. Certainement que je te gerberais dessus si je n'avais plus rien à perdre dans cette foutue vie. Je te salirais toi, ton cœur qui ne connais pas la mesure, ton âme qui ne connaît pas le respect, je salirais tout ton être, pour que tu ressentes la même haine que moi je ressens, pour que tu saches à quel point tu me répugnes... Ah si seulement tu pouvais sortir définitivement de ma tête, déserter le pays... ou mieux encore, si tu pouvais ne jamais avoir existé ! »

Il marqua une pause pour reprendre haleine. S'énerver contre autrui lui demandait une énergie colossale, combinée à une endurance d'athlète.

« Putain, tu es foutrement vicieux, tu sais ?! Je comptais garder mon calme ce soir, mais comme tu vois je n'en suis pas capable... mais toi, toi et tes facultés à me mettre instantanément en rogne sans presque te manifester, à manipuler sagement  tes mots afin de me provoquer... En effet t'as compris, ça cogite, et je tiens à calmer mon esprit. Mais malheureusement, ce n'est pas si simple, on est d'accord ? Tu dois bien appréhender le fait que je ne sois pas 100% confiant face à tes propos, donc...je suis venu dans l'optique de te tirer les vers du nez, mais quoi qu'il en soit, cette rumeur... ça va être tout un bordel pour lui donner tort, hmm ? »

Mello s'interrompit lorsqu'un des clowns au service d'Hadès se présenta devant eux, leur apportant quelques mets sucrés, parmi lesquels le chocolat... appétissant, mais encore une fois il fallait s'attendre à tout. Cette intervention prétextant un accueil chaleureux avait un pourcentage non négligeable  de chances d'être sujet au piège. Et puis, soyons réaliste... Hadès qui cherchait à mettre le blond à l'aise, c'était ... comme ce-dernier qui collaborait avec le SPK, c'est à dire, impossible.

« Bon, assez perdu de temps. Je parle trop, je te l'accorde, mais si je m'étais tu, mes injures et reproches se seraient manifestés autrement, soit d'une manière peu orthodoxe. Très bien, tu as raison, commençons par l'élément qui nous rappelle lequel de nous deux est le plus réputé pour être un soumis avéré de la gente féminine. Veux-tu ? Ou pas, c'est pareil. Depuis combien de temps tu copules avec cette demeurée du gouvernement ?  Après ce à quoi j'ai été confronté en arrivant ici, j'ai la quasi-certitude à 85% que tu ne prends pas cette relation au sérieux. Je suppose que ça t'amuse. J'avoue, l'idée d'aller satisfaire ses ardeurs avec l'ennemi est originale, voir excitante. Enfin, entends par cela que j'essaye de me mettre à ta place, car personnellement cette idée me répugne plus que ton image dans ma tête. Mais n'empêche que je doute encore. Cette rumeur n'est pas uniquement fondée sur ton besoin irrépressible et suspect d'aller sauter une Pro-Kira. C'est comme une épidémie. Elle court, se transmet, s'amplifie de mystère, laisse dans l'expectative. Ton infiltration, tu t'en es trop bien sorti. Ils ont de quoi te tuer, et tu ne meurs pas. Avec l'autre catin, ils ont de quoi te capturer, et pourtant... Le problème, c'est ce trop pleins de liens et d'affinités entre les Kiras et toi. Euh.. qu'est-ce que j'avance... Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un problème. De mon point de vue, le terme juste est fondement. Tout ce qui te rapproche de Kira, d'une manière ou d'une autre, est un fondement de la rumeur. »

Mello commençait à s'épuiser. A vrai dire, cela devait faire presque 12h qu'il n'avait pas mangé de chocolat. Oui enfin, pas mangé tout court. Alors... quand bien même Hadès était un traître, empoisonner Mello avec du chocolat n'était pas une façon assez mesquine de le tuer...quoi que. Non... il utiliserait un sabre bien aiguisé, ou alors il l'emballerait – comment ? Bonne question –  et direction Kira-Land, avec machines à torture et interrogatoires gratuits.
Il fixait la tentation posée sur la table basse. Les yeux luisants d'envie. Ce n'était plus une tentation, mais un véritable objet de torture. Mello entendait son estomac mendier, et son esprit murmurer : « Allez, goûte-le, juste un peu ! Et puis tu sais bien, tu en as besoin pour raisonner clairement. »
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Mar 11 Fév - 18:55
Hadès regardait Mello, et Mello semblait le fixer. La bêtise dont il faisait preuve ne pouvait que le surprendre, mais Hadès haussa les épaules. Il fit signe à son sbire de poser le précieux chocolat sur la table basse pour que Mello se décide à le prendre un jour ou l'autre. Il savait ce que pouvait donner le blondin sans sa drogue et n'avait pas vraiment envie d'affronter cela. Par ailleurs, il se demandait pourquoi le chef de la mafia ne prenait pas la cacao...peur de se faire empoisonner ? Non, c'était parfaitement ridicule. Il n'aurait jamais empoisonné du chocolat, et puis son genre à lui, c'était plutôt les combats à la loyale. En vérité, Hadès était vexé. Il haïssait sans doute Mello plus que celui-ci ne le haïssait, si seulement cela était possible...ou comment une simple histoire de femmes pouvaient amener deux personnes importantes à se détester autant. Bref, Mello l'insultait en direct et Hadès n'aimait pas cela. Comment aurait-il pu aimer, à vrai dire ? Ses doigts se resserrèrent de manière à ne laisser voir qu'un poing, il fit une légère grimace. Choisit à ce moment-ci de nouer sa tignasse en une queue de cheval afin d'occuper ses poings et son cerveau à autre chose.

Le plus dur, en réalité, était de ne pas se précipiter sur Mello pour le frapper. Akira Darkwood n'était pas connu pour être quelqu'un qui avait le sang chaud, mais ces derniers temps, il avait considérablement changé. Il avait perdu beaucoup de personnes qui lui étaient chères : que ce soit Ishtar, Akis Akihiro ou des personnages qu'il savait être en prison et qui n'en reviendraient probablement jamais. Toutes ces insultes, tous ces mots prononcés et jamais excusés, Hadès n'en pouvait plus. Mello savait-il ce que cela faisait, d'être le chef de résistance le plus sous-estimé du lot ? Si Near et lui étaient des génies – sans oublier le Chat de Cheshire – il était une personne normale, basique, dont le seul désir était de vaincre Kira. Il commençait à en avoir marre que d'être considéré comme le mauvais élève de la classe.

Lui gerber dessus ? En voilà, un concept nouveau. Mello était certainement complètement novateur dans bien des domaines, un con fini en particulier, mais il fallait reconnaître qu'il avait de l'éloquence. S'il n'était pas aussi recherché, il gagnerait bien sa vie en jouant la comédie. Toujours sur les nerfs, Hadès tenta d'ignorer ses remarques ; il tremblait, ses mains étaient, cette fois-ci, devant ses jambes, comme s'il s'appuyait sur ses genoux pour avoir un support stable. Résister. Résister à l'envie de le frapper encore et encore. Ce qu'il dit concernant Fate eût tôt fait de le faire craquer. Il savait que leur relation était dangereuse, mais de là à ce que toutes les personnes qu'il rencontre le lui rappelle comme s'il était un gamin...non, Hadès n'en pouvait plus. Comme si il tentait une dernière fois de se maîtriser, son souffle se ralentit et il respira plus fort. Une, deux. Une, deux. Il y avait peut-être du bon comme du mauvais dans ce que disait Mello, mais c'était trop pour Hadès : à force de se faire agresser et insulter, il n'en entendait plus que le mauvais.

Alors il se leva, lentement, saisit tout d'abord le plateau de chocolats durement obtenus – les vivres étaient difficiles à obtenir en ce moment – et le fracassa sur le sol. Ce n'était pas tout, car, même si son genou était encore malade, il se précipita vers Mello en boitant, et lui mit une bonne droite. Il se foutait des conséquences, et s'il avait un tout petit peu réfléchi, il aurait compris que ça ne servait à rien, et que Mello se promenait sans doute avec un Beretta : tant pis. Pour le moment, tout ce qu'il voulait, c'était lui mettre une bonne correction ! La deuxième baffe arriva vite, trop vite, et vint s'éclater sur la joue gauche de Mello, et, profitant de la surprise, il avait attrapé le bras de Mello de la main gauche. Si il n'était pas aussi intelligent que Mello, il avait au moins de l'expérience en ce qui concernait le corps à corps. Le karaté, ça le connaissait, il avait fait des exercices pendant toutes son enfance, avant même de commencer le combat au sabre. En moins de temps qu'il ne lui en faudrait pour dire chocolat, Hadès fit faire un double salto avant au grand brûlé. La table basse craqua en recevant son poids...

« Putain...putaiiiiin ! MERDE !!! Tu me sous-estimes encore une fois et je te défonce ! Tu serais mort si j'étais un traître ! MORT ! Et je ne serais certainement pas revenu jusqu'ici, je ne suis pas con ! Alors tu arrêtes de m'insulter et tu me respectes un minimum, t'as compris ? On a compris que tu tenais à Ishtar, mais elle et moi, c'est fini depuis des années ! On est juste amis ! Et n'insulte pas Fate, tu ne la connais pas ! Elle est beaucoup plus intelligente que la pute qui vient de sortir et qui te ressemblait ! »

Hadès tenta de retrouver sa respiration. Il n'aimait pas se comporter comme cela, pas plus qu'il n'appréciait de frapper sur quelqu'un. Mello était tellement idiot que ça lui semblait nécessaire, sur le coup, mais maintenant, il avait l'impression de s'être foutu tout seul dans un merdier encore plus majestueux que les autres.

« On va se mettre d'accord : tu arrêtes de m'insulter, et je ne me comporte plus comme ça. Nous sommes deux êtres civilisés, alors nous devrions y arriver, non ? Et puis Ella fait partie de ton groupe, je ne veux pas qu'il lui arrive des ennuis...je tiens à elle, tu sais. Qu'a dit le ministre ? Qu'a dit Suzaku, lorsqu'il était enfermé dans tes geôles ? J'ai le droit de savoir, il me semble ! Bon, alors, on reprend à zéro ? Enchanté, moi je m'appelle Hadès. Je suis normalement pacifique et je tiens à battre Kira par tous les moyens possibles. »


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Lun 17 Fév - 21:47
Mais l'appétissante douceur cacaotée fut soudainement débarrassée de la table.
Hadès s'était levé si discrètement que Mello ne s'en était pas immédiatement aperçu. Debout face à lui, il s'était emparé du plateau.  Mais ce geste n'avait rien à voir avec une quelconque politesse entre un résident et son invité, visant à lui proposer une de ces tentantes sucreries. Non, non rien à voir, si ce n'est que la suite demeurait absolument surprenante. En effet, Hadès offrant du chocolat à Mihael Keelh relevait du conte de fée. – « Blanche Mello mangea le chocolat que lui avait offert la machiavélique sorcière Hadès, et s'écroula quelques instants plus tard, plongé dans un sommeil éternel. Oh ! Mais il existait dans ce monde pourtant privé de justice et bien immonde, une magnifique princesse Indienne, qui se hâta au chevet de Blanche Mello, tant elle l'aimait et lui était dévouée. D'un beau baiser, la douce fit redescendre...» –  D'une bonne beigne, la teigne à tignasse rousse fit redescendre sur Terre le pauvre mafieux déjà complètement abasourdit. Une claque, merde ! Une vraie ! Et de la part d'Hadès, c'était totalement... incroyable.
Evidemment, la giffle l'avait réchauffé, ou du moins, elle avait  roussit son visage,  qui avait autrefois déjà fait les frais d'une chaleur extrême. Ce visage divisé en deux par une balafre, résultat d'une affaire un peu foireuse ayant aboutit à l'explosion de l'ancien QG. Bon cette fois-ci, c'était une carbonisation légère, ça n'avait rien de sanglant, rien d'une brûlure au premier, deuxième ou troisième degré... Le feu était certes plus doux, moins menaçant, mais la brûlure restait terrible, douloureuse. Une brûlure interne, une douleur spirituelle.
Pire qu'une gifle ? Deux gifles ! Mello n'était pourtant pas venu jusqu'ici pour qu'on malmène sa tête déjà souffrante– ou plus concrètement, pour qu'on le lui défonce –. Rien ne se déroulait en sa faveur. C'était mort. Il sentait venir le fléau. Et il avait bon flair.
Hadès le souleva, le tourna, retourna, le fit voltiger tel un acrobate. Et pour la suite, son arrière-train fut bien le seul à comprendre. Quel pitoyable tableau que celui de Mello étalé par terre, le cul au milieu des morceaux de table basse !
Hadès, c'était un type, cul-cul-la praline mais sournois, un salopard, une peste, un parasite, tout ! Sauf une brute. Jamais il n'avait perdu son sang froid autrefois, jamais au point de frapper quelqu'un vigoureusement. Bien sûr, il s'agissait de Mello, Mello le N°1 sur la potentielle liste noire d'Hadès, donc ça pouvait sembler cohérent.
Mais elle était vraiment paradoxale, voir étrange, cette situation. Habituellement le premier à en venir au main, c'était le blond, toujours lui, c'était lui le premier à perdre le contrôle, le premier à se laisser posséder par ses émotions.
N°1 dans toute sa splendeur. Ironie vous dîtes ? Et bien, détrompez vous ! Mello excellait avec brilo, il devançait même tous les génies de la Whammy's house dans la discipline appelée « faiblesse mentale ». Discipline qui, malheureusement, n'avait pas encore été inventée. 
   Oui, mais à force de jouer avec le feu, on finit par récolter nos semences ! Et faut avouer qu'il l'avait sacrément cherché, cette baffe. Maîtriser ses pulsions est une chose, faire preuve de tact en est une autre ;  une autre quelque peu abstraite pour Mello. Cet enchaînement gestuel spontané était tellement imprévisible et surtout, inimaginable venant de la part d'Hadès, que Mello resta immobile, figé sur place. Celui qui une minute auparavant, brûlait de rage, avait disparu. Il gisait désormais au milieu du petit salon d'Hadès une statut de glace, encastrée dans les décombres d'une table visiblement bon marché.

« -Aaa... Argh... »

Ce con. Il avait pas fait semblant de lui témoigner sa peine et son désarroi.
Pfff... voilà. C'est lorsqu'on donne tout pour garder son sang-froid face au diable – ou plutôt, pour quelqu'un comme Mello, lorsque l'on se surpasse au plus haut point. – que ce dernier se lâche dans sa folie. Ok. Hadès n'est pas le diable. Mais sa folie lui faisait déjà bien mal au cul, et ces lésions qu'elle entraînait étaient de loin suffisantes ! C'était un parfait idiot, un manipulateur peut être, qui avait récolté le mépris de l'ange Mello par son comportement, cette tendance à sauter sur toutes les créatures du sexe opposé, y compris celles comme Ishtar qui avaient déjà de quoi s'occuper la nuit !
Respire. Réfléchis. Non, non ! Tu as fait ton maximum. C'est humiliant, Mello. Tue-le sur le champ. Non ! Tu ne dois pas, pas tout de suite, oublie ton amour-propre et attends qu'il parle. Enfin, encore faut-il que cet enfoiré aie quelque chose à dire... car si il agit sous les ordres de Kira ou si ce dernier le manipule par le biais du cahier, tu n'as plus longtemps à attendre avant qu'il t'achève ou te bâillonne sans un mot.

« Ah ah, ahhh...Pathétique. »

Mello se retenait de sortir son revolver.
Respire. Pense aux conséquence. Sa mort, tout comme la tienne, n'a aucun sens aux yeux des autres résistants ; ils le veulent tous sain et sauf. Cet air t'étouffe, ça sent la fin. Mais attends quand même. De toute façon, ce n'est pas ainsi, coincé entre des morceaux de table et dans une position de statue surréaliste que tu peux réagir avec talent..

« J'ai fait un effort ! Je me suis retenu, j'ai bousillé toute la force qu'il me restait pour ne pas te défoncer la gueule, tu m'entends ? Et toi ? Toi comme à ton habitude, tu fous tout en l'air. A chaque fois c'est pareil, je dois me démener pour ne pas te refaire le portrait. Donc tu comprends? Quand je m'adresse à toi autrement que par des menaces physiques, c'est à dire quand je te parle, même quand je t'insulte, j'ai du mérite ! Alors je t'en pris, dorénavant, ouvre bien tes oreilles et garde ton petit numéro de pseudo-samourai pour plus tard, connard !»

«Putain...putaiiiiin ! MERDE !!! Tu me sous-estimes encore une fois et je te défonce ! Tu serais mort si j'étais un traître ! MORT ! Et je ne serais certainement pas revenu jusqu'ici, je ne suis pas con ! Alors tu arrêtes de m'insulter et tu me respectes un minimum, t'as compris ? On a compris que tu tenais à Ishtar, mais elle et moi, c'est fini depuis des années ! On est juste amis ! Et n'insulte pas Fate, tu ne la connais pas ! Elle est beaucoup plus intelligente que la pute qui vient de sortir et qui te ressemblait ! »


« Va te faire foutre avec ta fierté, Akira Darwood ! »

« On va se mettre d'accord : tu arrêtes de m'insulter, et je ne me comporte plus comme ça. Nous sommes deux êtres civilisés, alors nous devrions y arriver, non ? Et puis Ella fait partie de ton groupe, je ne veux pas qu'il lui arrive des ennuis...je tiens à elle, tu sais. Qu'a dit le ministre ? Qu'a dit Suzaku, lorsqu'il était enfermé dans tes geôles ? J'ai le droit de savoir, il me semble ! Bon, alors, on reprend à zéro ? Enchanté, moi je m'appelle Hadès. Je suis normalement pacifique et je tiens à battre Kira par tous les moyens possibles. »

« Non...Hadès, tu... non... hahahaha ! »
Il croit quoi ? Que je vais me prosterner ?

Mello avait accepté de ne pas pouvoir se passer d'Ishtar. Sa disparition était l'une des raisons pour lesquelles il ne supportait plus rien ni personne. Il se sentait faiblir mentalement, jour après jour, devenant plus intolérant et irritable qu'il ne l'était déjà. Ce soir, il avait tout donné, il s'était sacrifié pour servir la résistance, et puis merde : au final, il n'avait rien gagné sauf deux-trois hématomes et une envie croissante de meurtre ! Mais tuer Hadès n'aurait rien arrangé, il se le répétait assez. Pour se soulager ? Oui, et après ?
Comme par magie, la princesse indienne réapparue, il se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ?
A côté de ce fantasme, même l'utopie gouvernée par Kira tenait la route.

« Désanchanté, je suis Mello, j'étais d'une certaine façon à peu près satisfait de ma vie jusqu'au jour où on a copuler avec... »

Penser à la fin de cette phrase lui faisait mal, trop mal. Pire qu'insupportable. La prononcer l'aurait mis hors de lui.
Ses maux physiques s'étaient calmés : il sentait de nouveau ses joues, son bassin, ses jambes : tout fonctionnait. Son corps allait pouvoir l'accompagner sans problème dans son élan de rage.
Mihael n'avait pas suffisamment confiance en lui pour prendre l'initiative de sortir son Beretta 92. Sa main s'en chargea pour lui. Mais pourquoi faire ? Passer ses nerfs, insulter Hadès de plus bel sans craindre d'être brutalisé une seconde fois ? Se sentir en position de force ? Allait-il perdre le contrôle, tirer, alors qu'au fond il savait ce geste inutile ? Il pointa son pistolet sur celui qui lui avait cassé le cul ce soir, mais aussi régulièrement depuis leur première rencontre.

« .. Mon Dieu, je vais finir par croire que ton idiotie est complète ! Vraiment, toi qui as osé lever la main sur moi pour quelques paroles objectives, tu penses que je vais te suivre ?  Est-ce que tu as conscience de la différence entre mes paroles et tes actes ? Mes paroles qui ne te font ni chaud ni froid d'habitude, tu sais ? Toi, un être pacifiste, tu savait prendre du recul il me semble, du moins jusqu'à ce que tu casses cette table basse ! Alors, réfléchis ! Je ne t'ai jamais fait payer le mal que tu m'as fait, enfin je n'ai pas eu l'occasion de m'exécuter... Mais ça, ça c'est... rien pour toi, tu joues avec les sentiments de toutes ces filles, c'est ton passe-temps favori, ton échappatoire pour oublier  le monde merdique dans lequel tu vis, parce qu'après tout, on peux bien s'autoriser du plaisir même en temps de guerre, et à partir du moment ou ça ne te pénalise pas dans l'engagement que tu tiens envers cette dernière, tout va bien ! ...Tu peux prendre du bon temps avec n'importe qui, du moment que ta petite tête rebelle n'est pas menacée ! Tu ne veux pas qu'on te prenne la tête, tu es un égoïste, et tout est devenu bien trop compliqué à cause de toi et de tes foutues faiblesses... Alors, je t'en pris, continu ! Continu, achève-moi ! Fais-le, tu finiras retenu dans un cagibi, entre quatre murs pisseux, le corps et l'esprit torturé jusqu'à ce que tu craches une anecdote intéressante !  Fais-le pour moi, pour que depuis les enfers, je puisse jouir de te voir payer tes innombrables conneries ! Tout ce que je t'ai dit avant de me retrouver encastré dans cette table, tout ce merdier qui te concerne sont les propos de Suzaku lui-même, ou du moins ce qu'il sous-entendait! Dois-j'en déduire que tu ignorais jusqu'à présent qui a amorcé cette rumeur ? »

Respire. Tu as le temps maintenant, Beretta contrôle tout.  


«  N'empêche que même si tu as tort, je dois me calmer, j'en suis conscient. Je fais des erreurs moi aussi, et par la grâce de Dieu je m'en sors toujours. Tu vois ? La encore, je fais un effort, pour me mettre à ton niveau, pour essayer de ressentir ce qui devrait te ronger, soit la culpabilité. Je ne peux pas te pardonner. Je ne peux pas ! Je pourrais jamais ! Bon, étant donné que j'ai déverser une partie de ma haine avant d'avoir la tronche en feu et le postérieur encastré dans un meuble, je pense être capable de me raisonner, à présent. Pour en revenir au sujet principal qui m'amène ici et que tu es apte à prendre au sérieux... j'espère... je pense que tu es toi même, et malgré nos différents, j'admets qu'une trahison de ta part  me semble peu possible, dans l'immédiat en tout cas... car il y a cette Fate,  mais..Putain, ça m'emmerde bien de devoir reparler amour. C'est tout de même insolite, j'ai du mal à croire que toi et cette pro-Kira soyez si proches, et surtout... depuis si longtemps ! Malgré tout j'imagine mal Hadès se poser avec une bombasse, de chez Kira en plus, alors qu'il change de partenaire tous les soirs. Mais ce n'est que mon avis, et il est bien différent de celui des autres. Il est vrai que votre relation attise le doute, et j'approuve cet aspect mystérieux, même si je sais que sa paire de nibares ne te suffit pas et donc, que tu ne la considère pas au point de devenir un autre. »
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Ven 28 Mar - 17:46
Frapper, c'était facile, mais maintenant qu'il se retrouvait avec cette arme juste en ace de lui, ça l'était beaucoup moins. Hadès n'avait pourtant jamais été un type très violent, ni très chahuteur. Si il méritait un titre, c'était celui de tombeur. C'était amplement mérité, car il avait toujours tenté le diable en s'attribuant les plus belle, les plus insaisissables créatures du siècle, eussent-elles un compagnon. Akira Darkwood avait toujours été un drôle de jeune homme...pas violent pour un sou, du moins quand on ne le cherchait pas. Si le combat concernait une charmante demoiselle, il n'était pas rare de le voir s'emporter et de prendre les armes. Il ne le faisait pas avec l'intention de tuer, tout comme il avait renversé Mello, mais violemment, pour redresser un tort.

« Mais achève-moi, tu parles trop ! »

Mello est fou. Mello déconne. Mello est tombé sur la tête : et pour cause, c'est lui-même qui l'a renversé. Hadès voit la folie dans ses yeux, il voit, il entend ce rire qui est tout sauf sain. Peut-être, quelque part en fond de lui, en a-t-il peur, de ce rire. Il comprend que Mello n'est plus humain, qu'il est prêt à sacrifier des centaines de civils pour sa « cause ». Peut-on appeler « cause » ce pourquoi l'on se bat lorsqu'on emploie des centaines de criminels et cause la mort de milliers d'innocents ? Akira Darkwood a toujours détesté Mello...D'abord à cause de cette histoire de copine, ensuite à cause de ce qui les différencie...

Lorsqu'il l'écouta mentionner Ishtar de nouveau, ses prouesses sexuelles et tout le reste, le sang lui monta à nouveau à la tête. Il souffla, pensif. Ferma les poings, ferma les yeux pendant une demi-seconde en se demandant ce que son frère aurait fait, à sa place. La comparaison n'avait pas vraiment lieu d'être, mais Arashi avait toujours été beaucoup plus fort, beaucoup plus courageux qu'Akira. Il le soupçonnait de l'avoir défendu de nombreuses fois sans qu'il s'en doute, malgré le fait qu'ils se battent souvent. Devant quelqu'un comme Mello, Arashi serait resté de marbre...il n'aurait pas répondu à ses provocations, puis, au moment où il s'y serait le moins attendu, il l'aurait arrêté.

La trahison.

La trahison était quelque chose qui pendait de plus en plus au nez d'Akira Darkwood. C'était un serpent qui commençait de cette fille lui plaisant un peu trop pour son bien...il venait s'insinuer dans ses pensées, dans sa vie de tous les jours où il songeait, de plus en plus, à quel point il avait des ennemis. À quel point les gens doutaient de lui...Mais il y avait toujours le Docteur, il y avait Ella, cette chère Elliana, et pour rien au monde il n'aurait voulu se soumettre au régime de Kira et à ses impitoyables fonctionnaires. Et pourtant...et pourtant, Akira Darkwood fixait le beretta de Mello avec défi, presque.

« Tu sais quoi ? Tu es complètement cinglé...tu devrais te calmer, parce que niveau crédibilité, même Near en a plus que toi. », il savait pertinemment qu'il risquait d'énerver avec plus Mello en lui disant cela. Peu importe, si l'autre le frappait, lui tirait dessus, il aurait une raison pour que leur conflit s'intensifie. « Je te menace parce que tu racontes des conneries, parce que tu m'insultes. Je te menace également pour te remettre les idées au clair : tu sais comment ils parlent de nous, dehors ? Ils disent que nous sommes des terroristes ! Des terroristes, tu entends ! Les jours passent et le gouvernement, là, dehors, il gagne de plus en plus de crédibilité et nous, nous en perdons ! Alors merde, Mello, change de méthodes ! Tu as capturé un ministre...soit. Tu as réussi à obtenir des choses de lui, à part des rumeurs insensées ? Romps tout contact avec les criminels, engage des gens fréquentables...ou les civils se demanderont un jour qui est le plus dangereux : Kira ou la résistance ? Pour le moment, vu les attentats que vous causez, il n'y a pas photo. »

Et Fate n'y était pour rien. Au contraire...depuis le début, il n'avait cessé de haïr cette blonde bombasse trop sexy pour son bien. Il avait regardé ses seins avec insistance, les avait touchés, même, et pourtant...et pourtant, il n'était jamais allé plus loin. Tout le temps, un imprévu l'en avait empêché. Hadès était un homme à femmes, il était connu pour ne pas lâcher son affaire avant de l'avoir obtenue, et pourtant, pour Fate, ce n'était pas pareil...Il sentait qu'elle était différente, qu'elle était comme lui, exactement comme lui.

« Fate...Ha ha...Tu me permets de m'asseoir, beau blond ? »

Il semblait s'être brusquement calmé, comme si le fait de penser, de parler de Fate Harlaown l'adoucissait. Il n'était pas amoureux, il ne serait pas amoureux...c'était différent. Son frère n'avait pas non plu à l'apprendre, car il ne doutait pas que celui-ci était si sérieux au boulot que Fate risquerait de grosses emmerdes : il était classé criminel de rang A, après tout, et puis, il était Hadès, et cela, Arashi ne pouvait plus l'ignorer. Il posa ses fesses sur le canapé, son regard alternant entre l'arme de Mello et la table basse complètement cassée : ciel, il devrait en faire venir une nouvelle...que d'emmerdes en perspectives !

« Si je change de partenaires tous les soirs, c'est parce que Ishtar ne va plus dans mon lit...ça fait combien d'années que vous êtes ensemble ? Neuf environ ? Et bien compte deux ans, à peu près. », il savait également parfaitement que Ishtar était un sujet sensible. Que le blondin ne supportait pas d'être trompé, qu'il avait parfaitement raison, mais Hadès en parlait sur un ton parfaitement banal. Une fille, une relation de plus dans toutes les relations qu'il avait eues à présent. « Crois-le ou non, mais Fate m'attire bien. Je ne peux pas trahir, je ne le veux pas, et je ne sais pas comment nous allons faire...c'est un sacré casse-tête, mais bon...Mello...Ne parlons plus de Fate : parlons d'Ella. Tu n'es pas sans savoir qu'il s'est réveillée de son coma, et que je tiens à elle comme si c'était ma fille. Je veux qu'elle vienne dans mon camp. Je refuse qu'elle fréquente des criminels et des gens douteux, elle est fragile et a eu un dur passé...Tu sais ce qu'il en est de Mayu Rokudo, non ? »



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