Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Vous n'avez pas fait tamponner le formulaire 27-B. [Fate]

 :: Tokyo - Zone RP :: Vieille ville :: Appartement de Fate Harlaown Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Alaeddine Kayako
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Alaeddine Kayako
Sam 18 Jan - 16:48
OK, une mission un peu plus marrante aujourd'hui : fouiller la maison d'un autre haut fonctionnaire de l'Etat. De nos jours, c'est l'historique de l'ordinateur qui donne les meilleurs résultats, mais les tiroirs de table de chevet ont toujours un grand succès. Enfin, déjà, rentrer dans l'appartement par effraction. Y a un coté très ninja, passer par le toit habillé en noir, tout ça. Comme c'est une bourge elle a des fenêtres à double vitrage et un système de sécurité, c'est mesquin. Heureusement, au contraire du cambrioleur lambda, j'ai plein de matos pour contourner les difficultés. Tout ce qui est informatique notamment. Je suis pas spécialement bon dans ce domaine mais d'autres dans le service le sont pour moi. Pour piller une tour d'ordi très rapidement ils filent un genre de disque dur externe qui copie tout ce qu'il y a là dedans sans trier, pour être examiné plus tard. Ça prendrait trop de temps de tout farfouiller soi même sur place. Quand la personne a un peu sécurisé son ordi ça prend plus de temps. J'allume le PC de Fate Harlaown pour y coller le câble USB, et la petite bête va se remplir tranquillement pendant que je vais fouiller la maison.

Mais pourquoi je viens espionner la dame ? D'après ce que j'en ai compris, parce qu'elle sert un peu à rien, déjà. Enfin elle attrape pas grand monde, et surtout pas le frère jumeau du ministre de la Défense, alors qu'elle a son nom et sa photo. Et apparemment elle aurait « des contacts » avec le-dit frère, même si j'ai pas bien compris ce que le rapport sous-entendait par là. Des contacts nuisibles en tout cas. Bref, il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Ou peut être pas. Je suis là pour répondre à cette douloureuse question.
Ma fouille donne pas grand chose. J'ai juste l'occasion d'admirer un putain de dressing et une collection de sous vêtements qui laissent à penser que Fate Harlaown a été très gâtée par mère Nature, mais comme je suis pas un de ces otakus bizarre qui reniflent les culottes ça m'émeut pas plus que ça et je passe dans la salle de bain. J'y trouve pas de brosse à dent avec « Hadès » écrit dessus, rien qui laisse penser qu'un autre être humain aurait vécu ici. Personne pense jamais à laisser un beau dossier « plan diabolique pour renverser le gouvernement » bien en évidence sur un meuble à mon attention. Le tiroir de la table de chevet est pas spécialement intéressant. Je récupère le disque dur externe voleur de données, que je range dans une sacoche à ma hanche, et je passe à la lecture du courrier. Oui, il y en a encore, et une machine peut pas le faire à ma place. Même les factures, je les lis. On peut apprendre beaucoup de choses intéressantes grâce à un relevé de compte. Je prends des notes sur deux ou trois lieux de retraits intéressants.
Et soudain, du bruit provenant de la porte d'entrée.

Merde ! Fate Harlaown était pas censée rentrer si tôt. Je repose le courrier là où je l'ai trouvé et je prends l'air de « tout est normal et je suis parfaitement à ma place en ce monde ». J'ai pas le temps repartir comme je suis venu, et j'ai pu récupérer presque tout ce que je voulais de toute façon. Du coup je peux faire style je suis venu pour lui poser des questions. Elle va peut être dire des choses intéressantes.

- Bonjour Mme Harlaown. J'essaye d'avoir l'air le moins sympa possible. Je suppose qu'elle identifie l'uniforme que je porte, donc je me présente pas. Les résultats de votre département ne sont pas très satisfaisants ces temps ci... tout va bien ?

Je joue encore mon numéro du mec qui ne connaît ni la pitié ni la clémence, très inspiré d'à peu près tous les films d'action que j'ai vu mixés ensemble.
Alaeddine Kayako
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Dim 19 Jan - 23:20
Pour la première fois depuis un long moment, Fate avait décidé d'accorder un peu de temps à sa petite personne. Elle avait fini par se rendre compte que s'efforcer de travailler encore et encore était plus contre productif qu'autre chose. Elle courait sans cesse, d'un service à l'autre, d'un bâtiment à l'autre, glanait sans arrêt des informations, contactait incessamment les taupes dans l'espoir d'obtenir ce petit quelque chose qui retournerait la situation en sa faveur. Mais jusque là, ses recherches effrénées ne la menaient que sur des voie stériles et sans issue. Seules quelques données filtraient, et malheureusement pour elle, les taupes se faisaient de plus en plus rares, et personne ne semblait avoir infiltrer le camp d'Hadès.

Cette rencontre avec le Dieu des Enfers avait fini de l'achever. Il était parti comme un voleur après avoir retourné sa veste. Et son départ ne laissait malheureusement que peu d'espoir quant à son éventuel retour. Elle enverrait un mail, en priant pour qu'il lui réponde, mais elle ne se faisait pas trop d'illusions. Sans doute avait-elle été trop vite en besogne, ce qu'on ne tarderait à lui reprocher quand elle présenterait son rapport. Pour le moment, seul Nathan savait. En parler à Arashi tenait du suicide, mais elle ignorait de quoi Suzaku était capable, et elle préférait encore lui dire elle-même qu'être convoquée devant le fait accompli.

Fatiguée, elle masquait ses cernes de fatigue et son teint cadavérique en se maquillant. Elle souriait connement à tous ceux qu'elle croisait, espérant ne pas être questionnée. Et, en croisant son visage blafard dans la glace le matin même, elle s'était dit qu'un instant de détente s'imposait. C'est pourquoi elle avait choisi de partir plus tôt : pas de paperasse jusqu'à des heures perdues, ce soir, à 18 heures, elle se promettait de disparaître. Chose promise, chose due. La jeune femme s'était forcée à interrompre ses recherches, à récupérer ses affaires et à prendre sa voiture. En rentrant, elle prendrait un bon bain et commanderait à manger. Ensuite, elle envisagerait peut-être de rendre visite à un de ses amis, mais cette fois-ci, elle s'arrangerait pour prévenir. La perspective d'être une nouvelle fois jetée dehors comme la dernière fois ne l'enchantait pas tellement.

Une petite demi-heure en voiture, quelques cigarettes grillées dans les habituels embouteillages, et elle s'était retrouvée devant la porte de son appartement, à chercher désespérément ses clés dans son sac décidément trop rempli. Les quelques injures qu'elle proféra n'accélèrent pas les choses, mais elle finit par sortir d'un recoin de son sac à main la fameuse clé. Elle poussa la porte dans un soupir et jeta négligemment ce qui l'encombrait au sol. Fate s'apprêtait à défaire son manteau quand son regard croisa celui d'un inconnu.

Elle en resta bouche bée. Un homme immense à la peau sombre et à l'extravagante coiffure se tenait là, au milieu de son salon. Le visage figée, elle fit quelques pas en arrière, s'imaginant déjà que la Résistance avait missionné quelqu'un pour la réduire au silence. Puis ses yeux se posèrent sur sa tenue : elle reconnut immédiatement l'uniforme particulier des membres de la police secrète. Celui des hauts-gradés devaient être noirs, comme celui qu'elle portait, seule la couleur des épaulettes différaient : rouge pour ceux qui servaient Iwa, blanc pour le reste. Elle avala sa salive. Ces types n'inspiraient confiance à personne : il n'agissait que sur les ordres du Ministre et, en général, ils ne se déplaçaient pas pour rien.

Le courrier étalé sur la table à manger de la salle ne lui inspirait rien de bon. Elle fronça les sourcils, posa son manteau à son emplacement habituel, referma la porte et fit quelques pas en avant. Tâchant de prendre son expression la plus dure, elle leva la tête vers l'inconnu, elle qui, même du haut de ses talons, paraissait ridiculement petite à côté de lui.

« Mademoiselle. » lâcha t-elle dans un ton qui se voulait sec.

Non pas que l'appellation la dérangeait, mais à cet instant précis, elle se sentit comme obligée d'asseoir son autorité et son sale caractère. Elle le dévisagea de ses grands yeux bleus :

« Je veux bien croire que l'avancement de mes affaires personnelles intéresse Iwa, mais de là à dire que s'introduire chez moi est nécessaire... Je trouve vos méthodes inadaptées. Expliquez vous. Et j'espère que vous saurez défendre votre cas. »


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Ven 24 Jan - 15:04
Je relève le petit regard vers le courrier en vrac. Elle ne prend pas l'air spécialement paniqué à l'idée que j'ai pu tout lire. Bon, je suis pas passé à coté de grand chose visiblement. Le contenu de son ordinateur aura peut être plus de succès une fois ramené au service informatique.
La jeune femme pose son manteau, referme tranquillement la porte en me jetant des regards noirs. Je bronche pas. Elle est très belle, mais comme j'ai pas été élevé chez les porcs j'en profite pas pour mater un peu. C'est pas professionnel... puis dans le fond ça m'intéresse pas beaucoup, j'avoue. Du coup je me demande en mon fort intérieur si un « vrai » mec ressentirait le besoin irrépressible d'y jeter malgré tout un petit coup d'oeil, comme ça. J'en sais rien. Un homme comme il faut se tripoterait pas devant le cent mètres nage libre messieurs, en premier lieu. Mais c'est pas ma faute, y avait rien d'autre à regarder à la télé hier soir. Et il y avait des gonzesses hein, dans les spectateurs. De temps en temps on en voyant un pied ou un bout de cheveux. Ça sauve l'honneur hein ? … pas trop. Faut que je me ressaisisse, c'est pas comme ça que je vais trouver une mère pour ma morveuse. La première s'était barrée pour ça, entre autre.

Mais revenons en à Mlle Harlaown, au lieu de parler de ma libido. Tout comme Suzaku, elle me parle comme si j'avais rien à faire là et que j'ai intérêt à dégager fissa. Elle s'attend à quoi ? Que je dise « oh oui c'est vrai, pardon mademoiselle » et que je me casse ? Ça, c'est de la foi, de la confiance en soi. Mais personne est à l'abri de la police secrète de Kira. Je peux aller partout, faire n'importe quoi, dans l'impunité la plus totale. Si on devait demander une autorisation à chaque fois, on attraperait aucun traître et aucun terroriste.

- J'ai rien besoin de défendre, j'ai parfaitement le droit de me trouver là, mes statuts m'y autorisent. On m'a demandé de venir, même. Je suis pas là par plaisir.

Nan, décidément, je vois pas quel plaisir je pourrais retirer à me trouver dans l'appartement d'une superbe femme blonde. Bordel. Connerie de cerveau débile et de libido à la con qui fait rien comme je veux. Bon, pas spécialement concernant cette femme précise, si j'avais envie de niquer avec en la circonstance, je serais très mal barré, mais pour toutes les femmes en général. J'aimerais tellement que voir une aussi jolie femme me donne des idées sales.

- Pour le pourquoi du comment, il faut demander à monsieur le premier Ministre - Je peux pas l'appeler vulgairement « Iwa » moi, c'est mon supérieur suprême – moi je suis juste là pour savoir pourquoi ça marche pas très fort ces temps ci. Une fois que je le saurais, je m'en irais et vous entendrez plus jamais parler de moi. Enfin probablement.

Allez, coup de pression. Moi aussi j'ai envie de rentrer chez moi. C'est les épreuves du 400m ce soir. Blague à part, c'est quoi ces ministres qui arrêtent personne, qui ont des rapports douteux avec le camp adverse ? Bientôt on va devoir frapper les membres de notre propre camp toute la journée. Heureusement que je fais pas trop les interrogatoires. Ils demandent aux plus sadiques de faire ça. J'ai pas les nerfs pour frapper quelqu'un qui peut pas se défendre, enfin pas trop. Faut bien, des fois.
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Fate Harlaown
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Dim 26 Jan - 23:13
Fate détestait ces agents-là. Ceux qui prenaient leur air le plus autoritaire et qui parlaient comme ci rien ne les atteignait jamais. Elle détestait cette capacité impressionnante à rester taciturne dont elle usait pourtant chaque fois que la situation nécessitait un maximum de professionnalisme. Avec tout l'orgueil qu'elle était capable de dégager, la grande blonde toisa l'agent. Elle s'approcha encore un peu jusqu'à lui faire face, faisant raisonner le claquement de ses talons à travers la salle. Même perchée sur ses escarpins, elle restait ridiculement petite face à cet homme dont la taille sortait de l'ordinaire. Elle prit une grande inspiration, comme si elle espérait que cela la ferait grandir, affronta son regard et déclara avec un ton plein de reproches :

« Je pense tout de même être en droit de savoir pourquoi un agent de ma propre faction se permet de fouiller mon appartement. Car je suppose que vous avez fouiner, n'est-ce pas ? Les gens comme vous ne se déplacent pas sans raison... »

D'un geste sec, elle se détourna et entreprit de regrouper le courrier étalé sur sa table. Elle savait parfaitement qu'elle n'avait rien à se reprocher. Du moins sur ce point là. Il ne s'agissait que des nombreuses factures résultant de ses divers achats et de quelques publicités. Il en était de même pour le reste de son appartement : tout était si impersonnel chez elle, elle doutait réellement que quoi que ce soit puisse la trahir. Il ne restait plus aucune preuve du passage d'Hadès : même la cafetière cassée par cette furie avait été remplacé. Tout s'était fait par informatique. Et c'était bien le problème... Sa messagerie était sécurisée, comme toute celle du gouvernement, et par chance, son ordinateur ne contenait rien de bien dangereux si ce n'est quelques recherches au sujet du chef résistant. Seuls ces messages la mettaient en danger, elle avait beau les avoir effacés, il devait rester des traces. Et, intérieurement, elle priait pour que ce type ne puisse mettre la main dessus.

« Et bien si Monsieur le Ministre a quelque chose à lui reprocher, dites lui de prendre son courage à deux mains et de venir m'en parler directement. Je ne pensais pas qu'au sein d'une même faction il puisse résider un tel manque de confiance... ! »

Fate fourra le courrier dans le tiroir du bureau qui trônait contre le mur. Elle prit quelques secondes pour réfléchir et prit une grande inspiration. Ce pauvre mec n'y était pas pour grand chose, c'était vrai. Mais le problème était là : on fouillait son appartement. Dieu sait qui avait prévenu Iwa... Arashi ? Peut-être même Nathan ? Seuls des individus de leur importance avait pu influencer son jugement. Elle songea à son échange de mail avec le Ministre de la Censure... Si c'était de lui dont venait la fuite, elle se promit de lui faire comprendre son mécontentement. La jeune femme se remémora également ces rumeurs ridicules qui fusaient à son sujet dans les journées à ragots : dans l'un, elle était une taupe au service de la Résistance dès le début, dans un autre, on prétendait qu'on avait tué l'original pour la remplacer par une rebelle transformée par chirurgie esthétique, dans un autre encore, on l'accusait tout simplement d'avoir trahi son camp pour les beaux yeux de Hadès... Trop de choses qui l'accablaient malheureusement...

Ca n'était clairement pas le moment de se faire un ennemi de plus. Et encore moins un mec de presque deux mètres aux allures inquiétantes qui, en plus de pouvoir la broyer sans bouger le petit doigt, appartenait à la police secrète... Alors Fate se retourna et afficha son plus charmant sourire : celui qu'elle sortait chaque fois qu'elle devait s'attirer les faveurs de quelqu'un. D'un ton mielleux qui changeait bien de celui qu'elle avait employé auparavant, elle commença :

« Je suis confuse, excusez moi. Vous n'êtes pas responsable de tout cela, il est vrai. Ce n'est pas à vous de subir mes reproches. Je vous prie de bien vouloir m'excuser, vraiment. Mais comprenez, je suis intriguée et toutes ces histoires ne m'inspirent guère confiance... »

D'un geste amical, elle lui montra le salon :

« Permettez moi de vous offrir un verre, vous pourriez peut-être éclaircir un peu ma situation ? Dans la mesure de l'acceptable bien sûr... ! »


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Lun 27 Jan - 21:12
Elle a deviné que j'ai fouillé son appartement, et elle a les couilles de me le faire remarquer. Ouh là là, je vais me faire taper sur les doigts si on entend parler de ça. Alaeddin, grillé comme un bleu par une minette rentrée un peu plus tôt du boulot. Ils font très attention à ce genre de petites conneries, pour eux c'est du relâchement. Et c'est jamais agréable d'être dans la ligne de mire de mes supérieurs, pour l'avoir vu à propos d'autres personnes. Mlle Harlaown ramasse le courrier sur la table, sans panique. Non, il devait rien y avoir là dedans, ou alors elle est très bonne actrice – elle est au gouvernement après tout, ces gens là mentent tout le temps. De toute façon, j'ai aucun moyen de lire le reste sans les prendre de force des mains de la demoiselle, et on m'a pas demandé de la taper non plus. Suzaku, c'était pas pareil, elle on sait juste pas trop ce qu'elle fout. Petit baisse de régime à cause de l'hiver, va savoir. Elle me parle du premier ministre, de lui dire que c'est pas la peine d'être méfiant comme ça. Je peux pas lui dire que tous les membres du parti sont surveillés autant que les opposants, parce qu'ils veulent pas déléguer du pouvoir à des connards et qu'ils sont de toute façon tous parano là haut. Je peux pas lui dire que j'ai cassé un auriculaire du ministre de la Censure pou avoir libéré une femme emprisonnée par erreur, et que personne ne m'a rien reproché. Au moins, elle, elle me chasse pas et me parle comme à un collègue, ça lui fait clairement gagner des points.

Ils sont très... minutieux. Les responsabilités, tout ça.

Répondre, mais sans trop en dire. Si je commence à putiser sur Iwa, dans le contexte, je me fais abattre le lendemain aussi sûr que le soleil se lève. En tout cas la demoiselle s'excuse de son ton le plus sympathique, ce qui lui fait encore gagner des points. Je suis pas très sensible à son joli visage, mais ça reste efficace. La proposition de prendre un verre me remet les pieds sur terre. Bordel, j'ai failli sourire parce qu'on me parle comme à un être humain, faut pas être sensible comme ça. La première question que je me pose c'est : pour boire quoi ? J'ai le droit ? Bah... pourquoi pas. Ça me permet de lui parler un peu, et de l'écouter, surtout.

- Euuuh, j'suppose que euh... ouais j'ai vraiment pas l'habitude de ce genre de situation, le professionnalisme en prend un coup. Du café ou du thé si vous avez ? Quelque chose sans sucre en tout cas.

Donc pendant qu'elle va bouiner, je vais sur le canapé sus-mentionné. Je pousse un peu la table basse pour faire passer mes longues jambes. J'appréhende qu'on me serve une connerie du genre smothie. Avec les stéroïdes, si je mange quelque chose de plus sucré que du céleri et de la viande sans sauce, je gonfle tout de suite. On imagine pas comme ça, mais les mecs du centre d'entraînement ont le même rapport à la bouffe que des danseuses classiques de dix sept ans. Et va y que ça mouille à la seule idée de manger un éclair au chocolat, à en parler des heures, et que ça se fait vomir après le réveillon de noël. La gonflette nous transforme tous en gonzesse, on arrive aux évaluations trimestrielles dopés comme des chevaux de course, à faire des mélodrames pour deux dixièmes de secondes à la course à pied. Enfin je critique, je critique, mais j'ai déjà pété des câbles sur les pépito de ma fille et je suis pas loin de me faire dessus à l'idée qu'il y ait un sucre dans mon café. Mais bref. La demoiselle revient.

- Donc... ce qui préoccupe le plus mes supérieurs, c'est l'arrestation d'Hadès. Ils ne comprennent pas pourquoi cette histoire n'avance pas.

Je précise pas qu'ils sont un peu méfiant concernant ses relations avec, elle est pas obligée de le savoir.
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Mer 29 Jan - 22:49
« Très bien, je vous prépare un café de suite ! Ne bougez pas ! » lui dit Fate, souriante.

La jeune femme quitta son invité et se rendit dans sa cuisine. Elle semblait satisfaite : il fallait dire que cela semblait marcher. Ce type n'était qu'un agent de Kira, il était clair qu'il n'y était pour rien dans toute cette histoire. Mais en cette sombre période où on la soupçonnait très sérieusement de trahison, mieux valait éviter de tomber en disgrâce. Soit, les membres de la police secrète avait pour réputation d'être de véritables tarés, mais s'attirer la sympathie faciliterait sans doute les choses en plus de contourner certains problèmes. Alors elle afficherait son plus beau sourire et son plus joli décolleté, comme à son habitude – d'ailleurs, elle entreprit d'entrouvrir le premier bouton de sa chemise, ça fonctionnait bien, enfin en général.

Fate fouilla quelques minutes ses placards à la recherche de capsules de café – parce que oui, quand avec un salaire pareil, Madame possédait bien évidemment une machine à expresso. Elle piocha dans la boîte quelques minutes jusqu'à deviner la couleur caractéristique des cafés forts et l'inséra dans la machine. Elle se prépara un thé le temps que le café coule. Soit l'homme n'avait pas parlé de trahison, il était sensiblement question de son manque d'efficacité : cependant, elle doutait du fait que révéler sa tendance à l'alcoolisation arrange sa situation. Un thé à la menthe suffirait, le whiskey, ce serait ce soir quand elle serait seule. La jeune femme disposa le tout sur un plateau d'acier et se rejoignit son invité au salon. Elle prit place à côté de lui, sur le canapé.

« Tenez, c'est pour vous. »
lui adressa t-elle en lui tendant la tasse de café. « Si par hasard il est trop fort, n'hésitez pas. Je peux vous en faire un autre ! »

Elle croisa les jambes, remarquant qu'il avait volontairement repoussé la table basse pour se laisser un peu de place. Il fallait dire qu'il était assez impressionnant : elle avait rarement vu d'homme aussi grand. Et cette taille associée à sa maigreur presque maladive et, paradoxalement, à sa large carrure ne faisait qu'accentuer cet effet longiligne. Le silence s'installa. Fate porta la tasse de thé à ses lèvres et en but quelques gorgées, écoutant ce qu'il avait à dire.

« Je vois... Si ça n'est pas trop indiscret, pourrais-je savoir si vous êtes ici sur l'ordre du Premier Ministre ou si cette idée vient du Général Suprême ? »

Ca avait son importance, vraiment. Ni Arashi, ni Iwa ne savaient quoi que ce soit à propos de sa rencontre avec Hadès. Ils ignoraient sans doute même le fait qu'elle soit parvenue à prendre contact. Et le dilemme était bien là : elle était à deux doigts de réussir, clairement, mais ses supérieurs continuaient de la menacer. La jeune femme ne pouvait rien dire : elle connaissait d'avance la réaction d'Arashi. Elle pourrait d'ores et déjà dire adieu à la méthode douce. Or, elle ne perdait pas espoir : séduire Hadès, elle en était capable. Seul le temps lui manquait.

« Je savais que c'était le cas de Darkwood qui attirait tous ces soupçons. Déjà, j'aimerais mettre les choses au clair. Je sais que ma parole n'a pas de valeur, mais je n'ai jamais trahi et n'ai jamais été une taupe. Ce ne sont que des rumeurs propagées par je ne sais laquelle des deux factions et qui visent sensiblement à m'attirer des ennuis de tous les côtés... »

Elle posa sa tasse et glissa un morceau de sucre dans son thé. On sentait l'inquiétude dans sa voix, mais son sourire ne la quittait pas. Elle touilla patiemment la boisson quelques secondes et reprit :

« J'avance. Je reprends peu à peu contact. Je l'ai dit maintes et maintes fois au Général. C'est de temps dont j'ai besoin, pas d'armes, ni d'intervention et encore moins de menace. Je crois avoir un minimum d'attrait à ses yeux. Même s'il n'est certainement que... Physique, je pense être en capacité de le séduire et peut-être de lui faire entendre raison. Mais à cette fin, et je ne le répéterai jamais assez, j'ai besoin de temps. Malgré cela, Darkwood continue de me menacer. »

Le silence devenait pesant. Fate esquissa un sourire plus franc que le précédent et passa les doigts dans ses cheveux :

« J'espère avoir pu vous éclairer. Je suis désolée que vous ayez à subir mes discours ennuyeux, vraiment. Je n'ai cessé de me justifier de la même façon devant mes supérieurs, je crains ne rien vous apprendre de nouveau... Je me ferai cependant un plaisir de répondre à vos questions. Mais commençons par le commencement, tout de même ! Je suppose que vous savez qui je suis, inutile de me présenter si vous êtes ici, mais pourrais-je connaître votre nom ? »


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Sam 22 Fév - 15:06
J'ai pas l'habitude qu'une fille me propose un café en souriant pendant que je travaille. Je donne rarement prétexte à être heureux. Ça me déstabilise. Au moins je suis moins agressif. De toute façon je me vois pas bourrer une meuf de coup de poing, c'est... affreux. Elles ont une façon horrible de crier qui me ronge le cerveau. C'est pour ça qu'ils me mettent pas aux interrogatoires, je suis beaucoup trop émotif pour ça. Pour une promotion aussi, par conséquent. C'est une chose de tirer sur un mec qui installe une bombe, ça en est une autre de tabasser une nana désarmée dans les prisons du gouvernement.
La ministre m'apporte donc mon café – pourquoi les riches aiment le café en dosette ? Ça donne un arrière goût plastique – et on se regarde quelques secondes en chien de faïence, avec moi qui a limite la tête dans les genoux parce que le canapé est trop bas. Et enfin, Mlle Harlaown prend la parole. Elle me demande qui a donné l'ordre d'aller la faire chier. Hm, coton comme question, je sais pas si j'ai le droit d'y répondre ou non. Mais la réponse est évidente : celui qui se soucie le plus d'Hadès, c'est son frère jumeau justement. On a l'occasion d'entendre quelques fois ses accès de colère envers la famille. Donc je suppose que je peux le dire, c'est pas vraiment un Secret d'Etat quand on arrive à entendre les hurlements à trois couloirs de distance.

- Le Général Suprême, évidemment.

Ensuite elle continue. Elle a pas l'air bien dans ses baskets. Je veux savoir pourquoi. Elle me parle des rumeurs sur elle, lancées par les uns et les autres. Évidemment, c'est courant de se faire casser du sucre sur le dos de nos jours, avec le quatrième pouvoir et tout ça. Mais la communication c'est pas du tout mon rayon. Moi, je suis payé pour courir après des trucs, et éventuellement les détruire d'une façon ou d'une autre. Mais j'écoute. J'écoute parce que j'attends la petite connerie que mes supérieurs seront content d'apprendre, pour foutre encore plus la pression derrière. Je suis entraîné à restituer avec exactitude ce que j'ai vu, entendu et fait après chaque mission. Ça s'appelle un rapport.
Harlaown me raconte comment elle s'y prend avec Hadès, qu'elle a besoin de temps pour... le séduire ? J'écarquille légèrement les yeux de surprise. J'aurais pas imaginé que la traque des criminels puisse conduire une ministre sur cette voie là. Puis bon... j'ai couché avec un tas de euh... gens, sans jamais leur parler de mon travail. C'est vraiment pas dur. C'est bien une idée de nana ça, que le sexe permet d'accéder à l'intimité d'autrui. Bref, je trouve l'idée vraiment super bizarre. Mais ça me gêne de poser des questions. J'ai vraiment, vraiment pas envie de parler de sexe avec une ministre, pendant que je travaille. Vraiment pas. Pas du tout. Mais si j'enterre le truc je vais me faire engueuler.

- Mais euh... vous avez actuellement, déjà eu, des euh... contacts intimes avec lui ?

Ouf, ça a réussi à sortir. Je bois une gorgée de café en essayant de prendre l'air le plus indifférent possible. Moi aussi je sais mentir, un peu. Je la laisse continuer de parler parce que je veux pas passer pour un malade à insister sur le sujet et à demander les détails. Je suis pas si prude d'habitude, je bosse dans l'armée après tout, mais c'est le contexte. Trop perturbant.

- J'ai pas le droit de vous dire mon nom... mais Hadès est vraiment du genre à avoir une conversation sur l'oreiller avec une ministre ? Mr Darkwood est d'accord ?

Sous entendu « ce terroriste est vraiment assez con pour faire ça ? ». Je me sens sale, si sale. Et si j'ai bien compris, mon supérieur est au courant de ses manœuvres. Hadès doit être particulièrement con dès qu'il s'agit de femmes. D'ailleurs, en parlant de ça, j'avais pas remarqué avant, mais on voit plus le décolleté de la ministre qu'avant qu'elle aille faire du café non ? Putain, elle a vraiment besoin d'une psychanalyse. Je finis ma tasse pour m'occuper les mains et pas me mettre à me rouler par terre en hurlant parce que la situation est trop inconfortable.

- Merci pour le café.
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Dim 2 Mar - 1:05
« Évidemment, comme vous dites... » se contenta t-elle de répondre.

C'était vrai que sa question était sans intérêt. Au fond, ça n'était qu'un moyen de confirmer ce qu'elle craignait déjà : en plus de la harceler, Arashi la faisait surveiller. Elle allait devoir être prudente, bien plus qu'auparavant. Elle tenta de cacher son inquiétude, mais, tête baissée, elle était restée les yeux plongés dans la sombre couleur de son café. Fate se remémora une fois de plus ce plan qu'elle avait prévu : changer de téléphone, utiliser une seconde adresse e-mail pour contacter Hadès, vérifier si elle n'était pas mise sur écoute... Toutes ces petites choses qu'elle devait parvenir à déjouer sans se faire repérer pour continuer sa besogne. Elle sortit de ses pensées pour s'intéresser à nouveau à son interlocuteur. Bonne nouvelle, il avait l'air d'avoir la parole facile : peut-être arriverait-elle à obtenir plus d'informations qu'à son arrivée.

« Je suppose que je devrais m'abstenir, mais écoutez moi, sincèrement. Faites attention à lui. Je veux dire, au Général Suprême. Il vous félicitera sans doute, mais n'en soyez pas rassuré pour autant : à la première occasion, il usera de sa position dominante pour vous rabaisser et vous acculer. Prenez garde. Ce ne sont pas juste les élucubrations d'une pauvre folle, c'est un conseil d'importance. »

Peut-être cela le mettrait-il en confiance. Et quand bien même serait-il aussi hermétique que venimeux, il pourrait toujours rapporter ces paroles à Arashi : il connaissait déjà l'opinion de Fate à ce sujet et il devait bien s'en moquer... Elle se contenta de sourire amicalement et de boire une gorgée, histoire de rappeler qu'elle n'était pas une de ces bureaucrates tarées dont le travail avait ramolli le cerveau. Puis sa question le déconcerta. Sensiblement, son collègue n'avait pas mis très longtemps à faire le rapprochement entre ses méthodes et sa réputation sulfureuse. Elle poussa un léger soupir excédé :

« Non. Non, c'est bien le problème. Je n'ai pas eu de rapport sexuel avec le criminel Akira Darkwood. C'est bien cela dont vous parlez, je suppose ? Appelons un chat un chat. Eh bien non. C'est pour cela que je réclame du temps. Comprenez que même si ma démarche paraît étrange, je connais Hadès et je pense disposer du seul moyen de l'amener pacifiquement à collaborer. Pensez en ce que vous voulez, mais faites le comprendre au Général : du temps. J'ai besoin de temps pour lui plaire et prendre suffisamment d'importance pour surpasser ses idéaux. Oui, Akira Darkwood est un dépendant sexuel et oui, je suis capable de répondre à ses attentes. Et si sexe il doit y avoir, sexe il y aura ! »

Fate avait haussé le ton : il fallait dire qu'elle ne faisait que se répéter dans ses rapports. Mais pour la première fois, elle venait simplement d'éclaircir ses plans. Plus question d'une « mise en relation avec le sujet » comme elle le disait si souvent. Non, il était question de sexe, et il était temps que Arashi comprenne que, connaissant son frère, c'était la seule solution. La jeune femme calma ses propos, comprenant qu'elle mettait mal à l'aise son interlocuteur qui, du haut de ses presque 2 mètres, semblait essayer de se faire tout petit :

« Excusez moi. Vous n'y êtes pour rien. Et puis je suis un peu crue dans mes propos. J'en suis désolée. »

Elle marqua une pause :

« Je comprends. Votre service se doit d'être discret. J'en ai parlé au Général, en d'autres termes, je l'avoue, mais je suis persuadée qu'il a très bien compris le réel sens de mon propos. Il manque juste de patience, de tolérance. Mais il sait que j'ai raison. Essayez de le lui faire comprendre, vous qui l'avez entendu de ma bouche. Je vous assure que la procédure ne sera que plus rapide et fructueuse. La capture d'Hadès est entre mes mains, je suis à deux doigts de convaincre cet homme... »

Deux doigts... La distance qui séparait son objectif de la réalité était tellement plus grande... ! Soit, Fate était désormais sûre qu'il n'attendait que le feu vert pour lui sauter dessus, mais quant à la suite, elle n'en savait absolument rien. Amoureux, il ne le serait certainement jamais. Mais Fate continuait de croire qu'avec un peu de chance – et beaucoup de charme, elle parviendrait à la fois à sauver Hadès et sa carrière. Utopie ? Sans doute. Mais Arashi n'était pas obligé de le savoir... Mieux valait donner l'illusion d'une réussite imminente pour espérer se voir accorder un délai.

« C'est tout naturel. Je dois vous ennuyer en plus de cela. Mais comprenez moi, le Général me menace et me soupçonne à propos d'un travail qui est en voie de réussir. Jamais l'affaire Hadès n'a été aussi proche de sa résolution... ! »

Juste après celui la blonde sulfureuse, le rôle de la femme attendrissante était sans doute celui que Fate jouait avec le plus de réalisme.


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Alaeddine Kayako
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Alaeddine Kayako
Ven 7 Mar - 19:44
Mlle Harlaown – qui n'est pas ministre du tout – me recommande la méfiance avec le Général Suprême. Qu'il est taré, manipulateur, violent. Je lui rends mon meilleur regard de mec au bord du gouffre. Je sais. Je sais que je bosse pour des psychopathes vicieux, qu'ils me rendent aussi fous qu'eux. Je le sais. Mais c'est ces tarés là et pas ceux d'en face qui paient mon salaire, et mon assurance décès pour les veuves et les orphelins. Eux, ils ont mon vrai nom et l'adresse de ma famille aussi. J'étais foutu dès que mes parents ont signés les papiers pour m'inscrire dans une école militaire. Personne m'a demandé à un moment « est ce que tu as envie de faire parti de la police secrète de Kira, honnêtement ? » Ça s'est fait comme ça, c'est tout, et maintenant je suis baisé. Évidemment que c'est pas vraiment la vie dont je rêvais. Mais tant pis. Ça aurait pu être pire aussi.

Mais rien qu'entendre des conseils contre Arashi Darkwood me fait battre le palpitant plus vite. C'est des pensées dangereuses. Ils pourraient... entendre, d'une façon ou d'une autre. Ils sont déjà presque dans nos têtes tout le temps, ils devinent tout, ils sont plus intelligents que nous. Enfin que moi. Mlle Harlaown est membre du gouvernement après tout... peut être que c'est un test de loyauté ? Merde, j'ai pas été assez vigilant, sans doute parce que j'ai pas pris de speed. Je pourrais répliquer par une phrase ou une autre des discours de propagande sur le gouvernement de Kira – à propos du droit divin, ce genre de chose – mais ça sonnerait faux et on le saurait tous les deux. Dans le doute, boucle la parce que t'es trop crétin pour être subtil, disait ma maman. J'vais suivre le conseil.

De toute façon, Mlle Harlaown a plus important à dire. Elle parle de l'éventualité de coucher avec l'ennemi. Elle fait même exprès de dire « sexe » plein de fois parce qu'elle s'est aperçu que ça me gênait. C'est pour ça que je déteste parler à des gens plus intelligents que moi, surtout au boulot. Mais bref. Elle justifie bien son plan, dans le fond, si on met mon coté prude à part : apparemment, Akira est vraiment très très con dès qu'il s'agit de sexe. En tout cas elle est convaincante, et si je suis très doué pour entamer le pronostic vital des gens, les joutes verbales avec des politiciens c'est pas mon truc. Je lui ferais pas avouer que c'est une traître au gouvernement, ça c'est sûr. Si elle ment, elle est bien plus douée que moi. Putain, je hais quand mon cerveau part en mode complot dans les complots.

- Oui... je répéterai ce que vous m'avez dit, tout ça. J'essayerai de convaincre mes supérieurs qu'il vous faut plus de temps.

Il y a que ça à faire, je crois pas qu'elle monte une sombre machination pour ne pas arrêter Akira Darkwood. Son plan me met mal à l'aise, mais elle a l'air d'y croire, elle. Bref, je me fais embobiner en plein par Harlaown dans le rôle de la femme dévouée à la cause qui se donne à fond à son plan. Même si il consiste à se taper un connard de terroriste. Les politiciens sont très bon à ce jeu là, j'ai pas les armes pour lutter là. Puis au pire il me reste tout le contenu de son disque dur, ce pour quoi j'étais venu à la base, d'ailleurs.

- Je vais rentrer à la base, taper mon rapport, tout ça.

Je m'incline et je repars comme je suis venu, c'est à dire par la fenêtre.
Alaeddine Kayako
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