Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Alaeddine Kayako
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Alaeddine Kayako
Ven 17 Jan - 16:41
Une mission très étrange aujourd'hui : foutre la pression à un ministre. De fait, les membres du gouvernement de Kira sont autant surveillés que les plus dangereux terroristes, et quand ils merdent ça a beaucoup plus de portée que l'explosion d'un bâtiment. Et le ministre de la censure a fait des conneries, plusieurs fois. On sait pas trop ce qui lui a pris, il a libéré une criminelle dangereuse, déjà, et puis il a buté une gamine en « légitime défense ». J'y étais pas, mais je connais cette odeur. C'est l'odeur de la merde.

Du coup je dois aller l'engueuler son dans bureau, parce que c'est là qu'il est tout le temps fourré – c'est un ministre, il finit tard . Iwa a pas du tout aimé son comportement. J'y vais sanglé dans l'uniforme de la police secrète de Kira, pour qu'il sache direct d'où la foudre tombe. Je mets pas le casque parce que c'est pas pratique pour parler, et je prends un attache-case. Les attache-case sont toujours flippants, et les rapports sur le bonhomme racontent qu'il est assez procédurier. Rien qu'à sa photo d'identité t'as envie de lui dire d'aller prendre l'air dehors et d'arrêter de jouer avec son tableur excel. Évidemment, j'ai une arme visible à la hanche et dans le dos, pour toujours plus de subtilité. L'effet est gâché par la subtile odeur de vomi de bébé qui reste accroché à mes cheveux, en devenant de plus en plus évidente dans la chaleur ambiante. C'est la saison de la gastro. Je me balade dans les couloirs du ministre et personne moufte quand je passe. J'essaye de prendre l'air méchant. Je rentre dans son bureau sans frapper, y a personne à part lui, le cul devant un ordinateur. Je dis rien et je ferme délicatement la porte derrière moi, avant de la verrouiller avec un rossignol. Je voudrais pas être emmerdé au milieu de mon numéro.

- Bonsoir monsieur le ministre, je viens pour ceci.

J'ouvre la mallette. Dedans il y a des rapports sur les différents événements problématiques, avec les versions rapportées des faits. Le ministre n'a pas eu connaissance de ces documents avant. Je sors ça pour voir si il devient nerveux, et jusqu'à quel point. Faut pas trop en dire, laisser l'imagination travailler un peu. Pour lui je dois rester un mec de deux mètres dans un uniforme flippant qui vient lui rentrer dans le lard. 'fin je me permets d'ajouter quand même :

- Vos supérieurs ne sont pas content.

Je le regarde avec une expression soigneusement travaillée au cours des années. Celle qui veut dire que la vie humaine, je m'en fous, que je suis sur le point d'exploser dans la violence la plus soudaine parce que les règles n'ont pas été respectées et que seul la fidélité à la nation me retient de lui mettre mon pied au cul tellement fort et tellement loin que celui qui pourra l'en retirer sera surnommé le Roi Arthur. C'est vraiment une expression très travaillée.
Alaeddine Kayako
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Ven 17 Jan - 17:28
Nathan était toujours été encore à son bureau.Le travail devenait de plus ou plus pressant, et les dates limites se rapprochaient de plus en plus, tandis que les nouvelles campagnes de communication se rapprochaient. Avec la nouvelle année, ils étaient assaillis de mails, surtout ceux concernant le Chat de Cheshire, qui inondaient littéralement sa boîte aux lettres, et de nouvelles commandes. La campagne contre la cigarette, celle pour la signalisation routière, l'alcool, la drogue. Tant de nouveaux sujets, et tant de collaborations avec les autres ministres. Nathan Suzaku détestait particulièrement se mêler au reste des ministres, mais, malheureusement pour lui, il se trouvait qu'il était dans un ministère pivot. Toutes les campagnes passaient par lui, il devait tout contrôler, signer les ordres de missions, en plus de s'occuper de ce petit département spécial qui s'occupait des crimes du net.

Il passa sa main sur son front, en sueur. Les médicaments qu'il prenait contre la pneumopathie étaient très efficaces, et au bout de trois semaines, il n'avait pratiquement plus rien. Pour Illness, en revanche, c'était une autre histoire : la jeune femme porterait sûrement à jamais les marques des tortures qu'elle avait pu subir dans les geôles des sous-sols, et dans l'imaginaire de Nathan, il n'avait que trop tardé à l'en délivrer. C'était en partie sa faute si sa démarche était si hésitante, si elle ne faisait plus confiance à ceux qui l'entouraient – totalement, même, si l'on considérait qu'au départ, c'était tout de même lui qui avait inscrit son nom sur un classeur Excel.

Nathan Suzaku était donc, comme d'habitude, en train de boucler un dossier. Il y avait apposé les sceaux du ministre de la censure, avait validé les objectifs. Il s'agissait probablement d'un quelconque film qu'il avait été voir hier soir en compagnie d'Asahi Kure, et qu'ils avaient approuvé d'un air assez fatigué – chacun avait énormément de boulot en ce moment, surtout avec « l'absence » de Nathan. Il était donc en train de s'ébouriffer les cheveux, se demandant quand, enfin, il allait pouvoir rentrer chez lui pour voir Illness, lorsqu'un inconnu entra dans son bureau sans frapper. La première chose que nota Suzaku, ce fut le fait qu'il n'avait pas frappé. Ensuite, qu'il avait fermé la porte à clé. Il s'apprêtait à faire une remarque plutôt incisive à son égard lorsqu'il remarqua son uniforme...et ce qu'il voulait dire.

Suzaku se leva tout d'un coup, faisant un petit salut militaire.

Les membres de la police secrète étaient des totales inconnus, comme le qualifie l'adjectif, et ils n'obéissaient qu'au premier ministre. De plus, cela sous-entendait qu'ils étaient plus ou moins leurs supérieurs hiérarchiques, même si, en observant cette peau noire, ces dreads plus ou moins crasseuses, Suzaku n'avait aucune envie d'être inférieure à cet homme qui présentait mal. Le ministre écouta pourtant chacune de ses paroles, regarda avec appréhension la mallette et les différents dossiers qui étaient dedans...Le premier ministre n'était pas content de lui ? Il avait pourtant mis les bouchées doubles, depuis qu'il était revenu au quartier général et n'en dormait pratiquement plus. Personne ne travaillait autant que Suzaku ici, alors pourquoi Iwa était-il de mauvaise humeur contre lui ? D'accord, il y avait cette histoire de jeune droguée, mais si les journalistes s'étaient emparés de l'affaire en criant qu'il l'avait tuée à bout portant, le reste du monde savait qu'il s'agissait de légitime défense.

Suzaku se saisit des rapports, les regarde brièvement. L'un d'entre eux concerne la libération d'Illness. Il le met de côté, pensant y revenir plus tard. Souffle, secoue la tête, comme si cet homme était un ignorant.

« Ce ne sont pas les rapports que j'ai réalisés. Cette fille était une droguée, certes, mais également une criminelle. Elle s'avançait vers moi avec l'intention de me tuer, lorsque j'ai tiré. », dit-il d'une voix quasiment robotique. Depuis le temps, Nathan Suzaku avait eu l'occasion de digérer la mort de Noa, aussi dure fut-elle. « Vous n'avez pas frappé à la porte avant d'entrer, fussiez-vous un membre de la police de Monsieur Iwa, je trouve cela très impoli. Vous n'êtes pas chez vous. »

Il le fusilla du regard, lisant un autre rapport sur les transactions qu'il y avait eu durant son emprisonnement. Le gouvernement avait en effet dépensé un paquet d'argent pour le voir libre, alors maintenant qu'il y pensait, ce n'était très étonnant qu'Iwa, aussi paradoxal soit-il, soit un peu en colère...surtout qu'il avait commis un certain nombre d'erreurs depuis son retour.

« Il va sans dire que je reconnais avoir commis des erreurs, cependant... », il montra à Alaeddin le rapport concernant Illness, « cependant, ceci n'est pas une erreur. La patronne du Cavalier Noir ne devait pas être emprisonnée, et c'est pas erreur que j'ai écrit son nom sur ce fichier destiné à Darkwood. Malheureusement, je m'en suis rendu compte lors de la fête foraine, et vous connaissez la suite, je n'ai pu l'aider qu'un mois plus tard. Partez, maintenant, avec vos affaires stupides. »

Il fit un signe de la main négligeant, lui indiquant la porte.





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Sam 18 Jan - 2:01
Le ministre me fait un petit salut, puis me regarde avec dédain avant de m'engueuler. Malgré mon rôle à jouer, je bloque quelques instants en mode stupéfaction. J'ai vraiment pas l'habitude qu'on me parle sur ce ton quand j'arrive quelque part avec mon costume de Power Ranger dépressif et mon air méchant. Et il me reproche... de ne pas avoir frappé à la porte. C'est comme se faire disputer par un enfant de deux ans, c'est tellement inattendu que j'arrive pas à me fâcher. C'est vrai que c'est un ministre, ces mecs là ont pas l'habitude d'avoir peur de la police. Donc je le fixe d'un air ahuri me reprendre pour ne pas avoir frappé à la porte. Si on m'avait dit que ça m'arriverait un jour. J'aurais plutôt imaginé une petite vieille qui perd la boule dans le rôle.

Je dis rien et je le laisse regarder les documents. Je suis pas venu pour apprendre la politesse, le plus sage est de ne pas répondre à ça. Il essaye de se justifier sur les différentes affaires, moi je dirais que son problème, c'est les meufs. Je suis pas un expert non plus, mais j'aurais tendance à dire que c'est le point commun aux deux affaires. Le ministre me parle comme si j'avais tout bien compris. Ouais, c'est pas ses rapports, parce que le gouvernement de Kira est tellement puissant qu'il a inventé le contre-rapport, parce qu'une seule source est pas assez sûre. Peut être qu'il a pas vraiment inventé le concept original, mais c'est moyen mon truc les sciences politiques. Je te l'ai dit, les actions des agents du gouvernement sont autant surveillés que celles des opposants. Surtout celle d'un fouteur de merde comme ça. Pourtant il a pas la tête d'un emmerdeur, avec sa tête de comptable. Pas moche, mais qui inspire pas la sympathie non plus. Je le regarde dans les yeux quelques secondes, en gardant bien une tête de joueur de poker.

Donc, la meilleure façon de rectifier l'erreur, c'était de foncer comme un con sans en parler à quelqu'un ?

C'est facile de faire semblant d'avoir l'air dédaigneux en regardant un ministre dans le blanc des yeux. C'est pour le boulot, on s'en fout, je le connais pas ce mec là. J'ai vécu des situations plus stressantes. Là y a même pas d'arme, je peux pas y consacrer seulement un atome d'adrénaline. Un couteau dans l'histoire ça monterait tout de suite les enjeux. En fait ça me saoule de sermonner un mec de l'administration.

Et on parle bien de légitime défense contre... une fille de dix sept ans complètement défoncée. Wah. Et tout cet argent dépensé par l'Etat... Ils sont pas content de toute cette merde plus haut, ils aimeraient bien savoir d'où ça vous viens, monsieur le ministre. Et non, je vais pas partir ni être plus poli.

Je peux être beaucoup moins poli en fait. J'aimerais bien que non, on m'a dit que ça serait calme aujourd'hui. J'ai pas l'humeur à foutre des coups de pied dans le ventre de quelqu'un, plutôt celle à rentrer chez moi regarder la télé. Pourtant je joue au mec au bord du déchaînement de violence, par habitude.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Sam 18 Jan - 2:49
Cette catastrophe lui fonçait dessus, improbable, quasiment irréel, et Suzaku était encore et toujours incapable de s'en apercevoir, incapable de faire les connexions logiques entre différents évènements. La venu de cet agent de la police secrète, Illness. Il lui paraissait tellement normal d'avoir délivré Illness à son triste sort qu'il était inconcevable, pour lui, d'être condamné pour ça. Les hautes instances n'étaient pas de très bonne humeur ? Très bien, alors, il ferait désormais son nécessaire pour que la tendance s'inverse.

Quel put être son nom, l'agent ne lui fait pas peur. Nathan Suzaku n'avait rien à se reprocher, et il demeurait là, droit et debout dans son costard cravate acheté une fortune dans une boutique de luxe. Il n'avait rien d'un type très sympathique, mais il ne s'écroulait pas au premier coup dur et surtout, avait décidé de protéger Lady Illness contre tout. Il savait que l'étranger ici présent était incapable de comprendre ce qu'il avait jamais pu ressentir au sujet d'Illness, son obsession grandissante, les objets collectionnés, les soirées, les journées où il l'avait suivie, guettant le moindre trou dans son emploi du temps pour lui proposer un entretien où il s'entretenait toujours brièvement – mais quelles quinze minutes!  – du Cavalier Noir et de son avenir. Suzaku était devenu un homme obsédé, prêt à tout sacrifier pour l'ultime femme en jaune. Il rêvait d'elle, ses heures de libres étaient consacrées au shopping, dans le but de trouver l'ultime Graal de sa parure. Rien n'aurait pu le faire changer de voie, et sa politique de censure se vit aussitôt modifiée car, rapidement, il accorda au Cavalier Noir, journal rebelle à la premier heure, un droit de publication qu'il n'aurait jamais dû posséder et qu'il justifia avec des mots de magouilleur politique. Démagogie.

Historiquement, concrètement, Suzaku serait reconnu comme un criminel de guerre, si les rebelles venaient un jour à gagner. Il y aurait sans doute un procès, bâclé, dans lequel il serait anéanti et incapable de se défendre, ensuite viendrait l'exécution. Mais cela, Suzaku n'y pensait, il ne le pouvait pas : le ministre était un homme qui vivait dans les dossiers, loin de tout passé, de tout futur. Il se tuait à la tâche, martyrisant sa santé et aboyant des ordres à ses subordonnées. Aussi fronça-t-il les sourcils lorsque Alaeddin refusa de lui obéir, grogna. Con. Il n'aimait pas qu'on soit grossier avec lui, même s'il était très souvent grossier envers ses subordonnés. Suzaku ne lâcha pas cet homme du regard, sentant presque son souffle sur sa peau. Ce n'était ni un affrontement très viril, ni une question de fierté : il était juste comme ça, et c'était en partie pourquoi Iwa le trouvait de temps à autre plus qu'énervant.

« Visiblement, faire un effort de politesse ne vous sied guère, Monsieur...Monsieur qui, déjà ? Avez-vous un nom, là-bas ? Je n'ai pas à me justifier sur mes actions. Lady Illness est un élément essentiel dans notre lutte contre le terrorisme, je me devais de la libérer. J'ai d'ailleurs été choqué par l'état dans lequel je l'ai retrouvée, et sachez que je ferai mon nécessaire pour punir, faire virer, exécuter les gardes responsables de son état. »

Il se permit une rare respiration, rajustant le nœud de sa cravate qui, commençait à descendre un peu trop à son goût. Depuis l'arrivée de Illness dans sa vie, depuis qu'elle avait vu « la pièce jaune », Suzaku était devenu plus coquet. Ses cheveux bouclés plaqués sur sa tête en étaient les témoins, même s'il avait surpris quelques secrétaires en train de rigoler derrière son dos. Elles lui avaient ensuite dit que la nouvelle machine à café buguait, et que cela les faisait copieusement rigoler...Ha, les femmes, Suzaku ne les comprendrait jamais. La tête haute, il continuait à l'affronter.

« Un couteau. Il y avait un couteau entre elle et moi, et c'est elle qui le tenait. Les membres de la police qui sont venus me porter secours en sont témoins...la journaliste qui a rapporté ce fait a tout inventé, et la rumeur s'amplifierait si je démens ses propos...je ne suis pas en faveur dans les opinions des journalistes. »

Il regardait à présent avec une grimace non dissimulée ses cheveux. Ces dreadlocks hideuses qui descendaient le long de son crâne, sa peau sombre, ses mains dont il ne devait prendre soin, ses ongles mal taillés le prouvaient. Alaeddin était ce genre de personne qui donnait à Nathan Suzaku l'envie naturelle de vomir. Dont il n'aurait pu imaginer, au naturel, qu'elles fassent partie de la police secrète, organisation qui lui était tout naturellement fermée, et qui devait sûrement avoir une vie, à côté. Pouvait-on avoir une vie lorsqu'on cachait tout un pan de celle-ci à sa famille ? Mais à vrai dire, le ministre n'imaginait pas Kayako sur un manège, avec un gosse, ni la première liaison de Kayako : laissons les choses sordides au ministre de la santé. Il était juste présent, là, en train de penser à tout le dégoût que lui inspirait ce personnage, à ces dreadlocks sales qui devaient probablement trimbaler un millier de microbes. Il se laverait directement en rentrant, ne voulant infecter Illness qui était si fragile.

« Les hauts placés ne m'aiment donc plus...Iwa change de caractère constamment, ne le savez-vous pas ? L'une de ses principales caractéristiques est qu'il est bipolaire...incompétent serait un adjectif que nous pourrions également volontairement utiliser. Je suppose également que Williams a parlé à Iwa de cette histoire de médicaments, aussi tiens-je à vous dire que je ne les prendrai pas, et je rajoute une fois de plus que je ne suis un cochon d'Inde. », dit-il sèchement, appuyant sur chaque syllabe comme si son interlocuteur était un idiot. Cette histoire de médicaments traînait depuis beaucoup trop longtemps à son goût, et on se servait un peu trop à son goût de son dossier médical et de sa soit-disante tare pour lui faire tester divers types de produits.

Il resta là, complètement immobile, et attendit, bras croisés.





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Sam 18 Jan - 12:32
Et lui, il est poli peut être ? Il me parle comme à la dernière des merdes. Il essaye probablement de se rassurer lui même, en se disant que je suis qu'un con et que c'est pas bien grave de me contrarier. Moi personnellement, effectivement, on s'en fout un peu, mais quand il accuse les gardes de pas faire leur travail, le premier ministre d'être bipolaire... ouuuuh. Ça devient compliqué. Mais il en est pas encore là, il me demande mon nom, comme si c'était quelqu'un chose qu'il avait le droit de connaître.

- Non, j'ai pas de nom pour vous. Je subis encore sa diarrhée verbale. Le travail des gardes en bas ne vous regarde pas, vous n'aviez pas à faire preuve d'initiative personnelle, faire un rapport sur votre « erreur » aurait été plus approprié, quelque chose comme ça. Je fronde les sourcils et ma voix devient un poil plus rauque : Puis qu'est ce que ça peut vous foutre l'état des terroristes ?

Ouais, sujet sensible. Je me penche au dessus du bureau pour rapprocher mon visage du sien. J'essaye d'avoir l'air d'un mec armé au bord du pétage de plomb. Ça arrive, de devoir... maltraiter un peu certaines personnes. Certains aiment ça. Moi j'y éprouve pas de plaisir particulier, mais au moins je fais ce qu'on me dit. Personne m'a jamais engueulé pour avoir été violent dans le cadre de mon boulot, personne ne me demande de rendre des comptes pour les fractures, les plaies ouvertes. C'est... nécessaire, voilà. Qu'on vienne pas me dire maintenant que je peux être puni pour ça. C'est pas moi qui ait donné les ordres.

- Oui, ça arrive d'être victime des circonstances... mais autant de fois de suite...

Maintenant le ministre de la censure dit de la merde sur le premier ministre. Faut jamais dire de la merde sur monsieur Iwa et Kira, première règle. Jamais j'ai dit des trucs comme ça à voix haute, même les penser je trouve ça flippant. J'ai vu à peu près toutes les vidéos de propagande qu'ils passent dans les écoles et dans l'armée un million de fois, au cours de mes années de formation. Tu peux être excessivement con, violent, inconséquent, fou, mais jamais, jamais tu dis quelque chose contre ceux d'en haut. L'accusation de monsieur Iwa titille mes nerfs comme un rappel de cet apprentissage douloureux. J'ai même pas besoin d'y réfléchir, jamais j'ai dit des choses pareilles, même bourré, même très fatigué. La colère – à moitié simulée – sort toute seule :

- FERMEZ VOTRE PUTAIN DE GUEULE ! Comment osez vous commenter la santé mentale de monsieur le Premier Ministre ? Vous vous croyez invincible à cause de votre boulot ou quoi ? Mais vous avez clairement besoin de prendre autant de médoc qu'un putain de cochon d'Inde ! Vous faites n'importe quoi ! Mais regardez vous, quoi !

Moi, je les prends bien mes médoc'. J'en rajoute même un petit peu pour être tout le temps comme on me demande d'être. Speed quand il faut, assez musclé et endurant, savoir dormir à la première occasion, et surtout jamais se prendre la tête avec des considérations comme « le premier ministre est fou ». Ça demande une pharmacie de cheval de course. Mais c'est un sujet un peu tabou par chez nous, tout le monde se met de quoi énerver un éléphant dans le système sanguin, mais on fait comme si personne savait rien.
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Nathan S. Suzaku
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Sam 18 Jan - 17:03
Nathan S. Suzaku commençait à être de plus en plus mal à l'aise. L'haleine du type en face de lui, ses petites manies, le reste. Il ne comprenait surtout pas pourquoi cet homme insistait tant. Il lui avait dit qu'il avait fait une bourde, cela ne suffisait pas ? Les jours suivants, Suzaku n'allait sûrement pas bouger de chez lui, travaillant autant qu'il le pouvait, n'en dormant presque pas. Et cette histoire de médicaments ? Que ce soit clair, Suzaku était complètement névrosé, complètement obsédé et victime malgré lui d'une maladie mentale que l'on ne soignait guère, à part à grands coups de calmants. Il ne les prend pas, ceux-là, il ne le voulait pas, et tous autant qu'ils étaient – donc très nombreux – il les avait rangés méthodiquement dans un placard de sa salle de bain, par ordre alphabétique.

Le ton qu'Alaeddin prenait en lui adressant la parole ne lui adressait guère. Il était un ministre et n'avait pas l'habitude de se faire engueuler...les conseils des ministres, bien sûr, étaient une exception, tous le monde gueulait parfois tellement fort qu'il fallait avoir des habitudes de poissonnier pour se faire entendre. Enfin...Nathan pensait à Illness. Illness et ses habits, son tailleur jaune Chanel, son parfum. Il lui avait aussi acheté du maquillage, en même temps qu'une paire de chaussures. Aux bandages qui reposaient sur sa peau tellement fine, à son odeur au naturel, lorsqu'elle dormait. Il ne se laissait de l'écouter parler, de la voir vivre et dormir, alors comment réagirait-elle, lorsqu'elle verra l'article de Day qui le décrivait comme un assassin ? Suzaku en avait été blessé, brisé : il s'était jeté sur le corps de Noa car il avait vraiment été meurtri, parce qu'il voulait vraiment empêcher sa mort, et que pour son pauvre cerveau d'autiste, elle ne pouvait mourir tout de suite.

« Ne vous approchez pas plus de moi. Sortez, tout de suite. »

Il était blanc, tellement blanc qu'il semblait être malade. Il sentait son pouls s'accélérer d'une manière peu commune, respirait plus rapidement. Suzaku s'appuyait à son bureau, un peu chancelant...il ne manquait plus qu'il fasse une crise, et Williams aurait à ce moment-là totalement raison. Oui, il était officieusement handicapé, et que faisait un handicapé au conseil des ministres ? Jusqu'à présent, sa véritable nature ne l'avait pas empêché de travailler, au contraire, il ne faisait que cela, mais désormais, son monde était perturbé par l'arrivée de Lady Illness dans sa vie. La première personne qui l'avait jamais accepté et qui se comportait avec lui comme s'il était un homme fragile, comme s'il était humain. Quel changement.

« Les terroristes m'importent, j'ai été enlevé par eux, je vous rappelle. Je dispose d'information que vous ne possédez peut-être pas, et le Chat de Cheshire semble faire de moi son bouc-émissaire, je vous rappelle. De plus, nous commençons à répandre des rumeurs sur le compte du criminel Hadès, en sous-entendant qu'il est une taupe pour nos services, dans le but de diviser encore plus la résistance. »

Il avait dit le mot « résistance », et c'était là la première pierre posée par Suzaku dans leur camp. Depuis quand avait-il commencé à croire qu'il existait du côté de chez Kira une certaine injustice ?depuis quelle période ? Il secoua la tête, se souvenant une nouvelle fois du corps d'Illness...lui-même, alors qu'il avait été retenu captif pendant un mois entier n'avait pas été autant blessé. C'était un comble, vraiment. Les membres de leur camp qui prônait la liberté se comportaient comme des enfants de salauds qui torturaient et insultaient qui ils voulaient. Il n'osait en réalité en toucher deux mots à Kira, de peur des représailles, mais faisait de son mieux pour améliorer les conditions de ces hommes, dans les cachots. Oui, Suzaku se battrait jusqu'au bout.

« MERDE ! VOUS M'EMMERDEZ À LA FIN ! », il leva la main, allant gifler Kayako, n'en pouvant plus. L'homme avait vraiment dépassé les bornes. « Je me regarde ! Tous les matins, et je suis aussi compétent que vous l'êtes ! Comme vous le savez, avant d'être à ce poste, j'étais chargé des rafles, il était donc normal que je remplace le commissaire, dans le cadre de cette affaire ! À croire que vous croyez plus le Cavalier Noir que moi ! Ce n'est pas un peu fini ? »

Il s'en éloigna vite fait, complètement essoufflé, marcha vite vers la porte...qui était fermée.





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Dim 19 Jan - 0:52
- J'approche si je veux.

Les répliques clichés sortent toute seule, alors que dans ma tête je suis pas complètement là. On peut s'habituer à n'importe quoi, même menacer des gens. Je reste aussi près du ministre à le regarder dans le blanc des yeux. Et pourtant, dans un coin de ma tête je me dis qu'il y a du linge à étendre et que ça va encore prendre toute la place dans la baraque. Putain de gastro. Mon vis à vis semble de plus en plus mal à l'aise. Il me parle d'un tas d'affaire en même temps avec beaucoup de nervosité, en déviant subtilement le sujet d'origine : qu'est ce qu'il en a à foutre qu'une opposante soit injustement emprisonnée ? Le plus sage aurait été d'envoyer un rapport sur l'erreur commise et de s'en battre les couilles ensuite, quelque chose comme ça. Pas aller dans sa cellule pour la porter avec ses petits bras.

Certes, mais pourquoi avoir fait sortir la détenue vous même, comme ça ?

Mais il continue à propos d'autres trucs, en utilisant le terme « résistance », pas du tout approprié dans la bouche d'un ministre. Ça me fait tiquer. Il y a un lexique très précis pour parler des opposants, c'est jamais expliqué frontalement mais les vidéos de propagande que j'ai vu à l'école n'utilisent en aucune occasion le mot « résistance ». Ça voudrait dire qu'il y a quelque chose contre quoi résister. Et dans la bouche d'un ministre c'est... pas bien. Déstabilisant. Mais j'ai pas le temps d'y penser plus longuement parce que Suzaku s'énerve de plus en plus. Il se met à hurler et lève la main. Je bouge pas, son bras représente pas vraiment un danger mortel. Il sort un discours de parano et constate que j'ai fermé la porte à clef, ce qui a pas trop l'air de lui plaire.

- Arrêtez de vous justifier et dites pourquoi vous pétez un plomb, monsieur le ministre. Juste ça.

Au lieu de m'accuser d'être impoli et d'avoir de mauvaises lectures, c'est pas de moi qu'on parle là. Putain, il a vraiment l'air fou. Quelque chose cloche dans son langage corporel, qui fait légèrement décalé. Quelque chose qui colle pas. Le regard trop fixe, j'en sais rien. Il a pas l'air complètement perdu non plus, il est propre sur lui, il parle bien... mais je crois que ce mec a un truc qui va pas bien là haut. La surcharge de travail, p'tète. Je croyais que les ministres étaient pas concernés par ces choses là. En tout cas ça sera plus simple d'expliquer qu'il devient fou, moins compliqué à justifier que des mots comme « résistance ».
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Nathan S. Suzaku
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Dim 19 Jan - 20:43
L'atmosphère n'était pas saine, hérissée de piquants. Ce n'était pas tellement que Suzaku avait peur de lui, non. Mais même étant autiste, il comprenait que quelque chose ne tournait pas rond, et cela le déstabilisait complètement. Il l'avait frappé, et cet homme était resté là, immobile comme s'il n'avait rien fait. Il n'avait pas réagi. La main de Suzaku lui faisait mal, elle, parce qu'il n'y était pas allé de main morte. La porte était fermée, il avait tentée de l'ouvrir, alors il s'était aussitôt dirigé vers les fenêtres. Ils étaient à un étage supérieur, sauter de la fenêtre entraînerait sûrement sa mort – à 100% des cas – mais il y pensa tout de même pendant 2 secondes. Le vent vint le décoiffer un peu plus, soufflant fort dans les hauteurs, les feuilles qu'il avait coincées sous ses dossiers tentèrent de s'envoler, tandis que les deux adversaires s'observaient en chien de faïence.

Ne rien faire qui puisse énerver Kira plus qu'il ne l'était déjà, lui avait dit Lady Illness. Le conseil de la femme qu'il adulait lui revenait en mémoire. À l'époque, il avait déjà profité de sa position de ministre pour secourir Lady Illness et la sauver, maintenant, il avait fait encore plus parlé de lui en tuant Noa...La peur le fit le figer pendant quelques secondes encore, lorsqu'il s'aperçut de la réalité e la situation, de ce qui allait arriver si jamais il révélait le pourquoi du comment de ses actions à Kayako. Day, cette journaliste intrépide, se rendait-elle véritablement compte de ce qu'elle avait fait, en publiant un article sur lui dans le Cavalier Noir ? La seule qu'elle mettait en danger, ce n'était pas lui, Suzaku, non, c'était Illness...Illness sur laquelle ses patrons allaient lui poser des questions, Illness qui risquait de retourner dans la cellule souillée qui était la sienne. Suzaku en eut des sueurs froides, ne sachant pas ce qu'il devait faire. Lentement, très lentement, il s'assit sur le fauteuil qui était le sien. Dessus ne s'étaient pas succédés tant de ministres que cela, depuis le début du règne de Kira : deux ou trois, pas plus. Ses prédécesseurs avaient disparu du jour au lendemain, graciés, renvoyés.

Blanc, trop blanc pour que cela paraisse normal, Nathan S. Suzaku avait uni ses deux mains entre elles, celles-ci soutenant son menton. Ses lèvres tremblaient, le vent qui avait envahi tout la pièce semblait ne pas arrêter ses intempéries, mais tant mieux, cela le calmait. Lady Illness, Lady Illness. Toutes ses pensées étaient tournées vers la Dame en jaune, et elle-seule. Il fallait absolument qu'il prévienne à temps Lady Illness sans que cet homme aux yeux de lynx ne puisse le voir, qu'il s'assure en premier plan des intentions de Kayako...La santé d'Illness était fragile, il ne pouvait pas la faire s'inquiéter pour tout et n'importe quoi...

« J'avais été enfermé pendant un mois chez les résistants, et je savais que Lady Illness l'avait été tout autant que moi. Si j'avais pu l'en faire sortir avant, et remplir les papiers officiels, je l'aurais fait. Malheureusement, elle serait morte de mauvais traitements si j'avais un peu plus tardé. »

C'était en partie vrai et parfaitement crédible. Ici, au gouvernement, on ne connaissait son obsession pour Illness. Qui la connaissait, d'ailleurs, à part lui-même et la concernée, maintenant ? Qui aurait pu dire que ce type ressentait des émotions, cachées dans un coin très profond de sa tête ? Nathan S. Suzaku était un robot, se présentait comme un robot et travaillait comme un robot. D'ailleurs, là, avec sa figure pâle, ses cheveux qui bougeaient en fonction du vent et ses expressions complètement figées, il n'avait pas franchement l'air humain.

« Vous l'avez compris. J'ai mal supporté ce mois en captivité, dans cette cellule à ne pas pouvoir travailler, alors j'ai voulu en faire trop. D'où l'erreur avec Noa, d'où la libération de la patronne du Cavalier Noir, car elle est l'une de nos plus fidèles collaboratrices. À quoi pensez-vous d'autre ? Me pensez-vous capable de trahir ? Ce serait vraiment malvenu, et les terroristes me dégoûtent plus que jamais. »

Il avait complètement conscience qu'en mentant, il risquait sa vie et celle de Illness, seulement, le sort de celle qu'il aimait désespérément risquait d'être pire s'il disait la vérité. Nathan Suzaku se comportait donc le plus sérieusement possible, ne lâchant pas le regard de Kayako comme s'il pouvait espérer l'hypnotiser. Sa main droite caressa le téléphone qui lui permettait de joindre les différents bureaux. S'il appelait Iwa, peut-être ordonnerait-il à cet homme de retourner dans sa cage... ? Suzaku soupira, sachant que ce ne serait pas le cas.

« J'ai compris la mise en garde et n'en ferait que plus attention. Il n'y aura pas d'autres scandales et je me force à faire le triple de mes horaires. Pouvez-vous partir, maintenant ? »





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Lun 20 Jan - 12:57
Par contre, quand il ouvre la fenêtre, je suis un peu plus inquiet. J'amorce le mouvement pour aller vers lui, mais il escalade pas le rebord. Bien. De toute façon, il doit pas être en mesure de s'enfuir par là. J'le vois pas bien se faufiler le long des murs à cet étage, il a pas une tête à ça. Du coup je continue de le regarder fixement. Il a l'air de se chier dessus. On m'a appris à pas être aussi expressif que ça. Et puis pour devenir tout blanc... ben disons que ça va me demander beaucoup de travail d'atteindre ce niveau de pâleur. Il a de la chance que tout indique qu'il passe le minimum vital de temps chez lui, sinon ce serait dans son appartement que je serais allé, et là il aurait été vraiment dans la merde. Là j'en viens juste à la conclusion qu'il a sérieusement besoin d'un arrêt de travail, de partir en vacances un peu, de voir du monde. Mais ça a pas l'air d'être le genre du bonhomme. De toute façon ceux qui bossent pour Kira ne sont pas considéré comme efficaces et investis si ils ne sont pas en surmenage. Moi par exemple, le burn out, je l'ai vu, je l'ai regardé dans le blanc des yeux, et je l'ai dépassé. J'en suis tellement plus loin maintenant que je vis au jour le jour parce que je sais que demain sera pire.

- Ouais, elle aurait pu mourir... et alors ? La loyauté c'est plus important. Les gens meurent tout le temps, font des erreurs tout le temps... mais la loyauté, c'est ça qui l'emporte sur le reste.

Ouais, exactement. Nathan me parle comme si j'en avais personnellement quelque chose à carrer de sa gueule. C'est bon ça. Il me parle plus comme un simple exécutant, mais comme si j'étais moi convaincu que c'est un traître. C'est pas à moi d'analyser toutes les données en fait, je ne prendrai pas de décision seul le concernant. Seulement si il présente une menace évidente et immédiate pour le gouvernement, ce qui n'est pas le cas. Mais... son insistance poiur me dire à quel point il est loyal et combien il va se rattraper me paraît suspecte. D'expérience, les innocents pètent un gros plomb quand je viens les voir, avec supplications et larmes. Alors je me rapproche du ministre, encore une fois. J'ai une présence menaçante, autant en profiter.

- A notre place vous en penseriez quoi monsieur Suzaku ? Mettons... si on allait là maintenant chez vous jeter un coup d'oeil sur votre ordinateur personnel, ça vous embêterait pas hein ?

C'est un coup dans le noir ça, mais il m'énerve à essayer de me virer de son bureau. Alors je lui prends la main gauche, doucement... et je lui pète l'auriculaire, en le poussant très fort en arrière. Le craquement, ce bruit... j'arrive pas à retenir un frisson de dégoût et un léger haut le cœur, mais le ministre s'en aperçoit pas parce qu'il est occupé à autre chose là. La violence est nécessaire, parfois, et la limite est floue. Comme je suis gentil, j'ai pris sa main gauche, et une fois que la souffrance s'est un peu estompée je lui remets en place, ce qui est tout aussi douloureux. Mais il aura pas besoin d'aller chez le médecin, j'ai quelques connaissances nécessaires en articulation, je sais péter les doigts proprement. Vu tout l'entraînement physique qu'on a, et les conditions difficiles, moi et mes collègues on a un kinésithérapeute perso, un osthéopathe, je sais pas quoi d'autre encore. Vu ma taille j'ai facilement des problèmes de dos. Mais bref. C'est pas le sujet. C'est juste que j'essaye de pas entendre les hurlements en pensant à autre chose, c'est la meilleure attitude à avoir.

- Si nous ne constatons pas vite des améliorations, moi ou un de mes collègues on reviendra s'occuper des neuf autres. Celui là va rester un peu raide quelques mois, mais rien de définitif.

Je ramasse les papiers. C'est pas la peine de lui casser la gueule, là il va être tellement surveillé que si il fait un truc de travers, il va tout de suite en entendre parler. Il peut se considérer comme officiellement prévenu.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Dim 2 Fév - 20:22
Un cri étonnamment aigu sortit de la bouche de Suzaku. Il ne s'y attendait pas, était plus concentré sur ce que Kayako disait que sur le reste. Suzaku n'était pas un homme qui tenait la douleur : lors de son emprisonnement, il s'était tout de même pissé dessus et avait été le premier à céder lorsqu'on l'avait menacé, pour savoir telle ou telle chose. Il avait une formation politique, et non militaire, même s'il avait fait partie, il y avait des années de cela, de la police de Kira, dirigeant et coordonnant les rafles sur le terrain. Bien sûr, le ministre avait fait son service, mais disons-le honnêtement, Nathan Suzaku avait toujours été incapable de faire quelque chose qui ne corresponde pas aux ordres et, lorsqu'il s'agissait d'agir, surpris, il était très mauvais.

Mais, mine de rien, le message était passé. Il s'était moqué de son invité, celui-ci avait donc abusé de ses pouvoirs...en voyant son doigt dans un piteux état, sentant la douleur qui était présente, il pensa pendant un court instant à la réaction de Illness et puis, il se remit à gueuler de nouveau, Kayako lui « remettant » de nouveau le doigt en place. En place...Nathan n'en savait rien, en fait. Il était désormais pratiquement aplati sur son bureau, le vent lui donnant froid, ses yeux icebergs devenus étonnamment durs. Lorsqu'il avait mal, il criait. Ses employés l'entendraient peut-être, derrière cette porte fermée à clé, mais maintenant, Suzaku avait compris que l'homme noir avait tous les pouvoirs ici. Qu'il avait beau avoir atteint ce grade de ministre, peu importe : il y avait toujours quelqu'un au-dessus qui le surveillait, qu'importe ce qu'il faisait.

Suzaku émit un borborygme assez apathique, tenta de se relever : il voulait fermer la fenêtre. Le vent qui lui donnait un sentiment de puissance, une minute avant cela, le rendait désormais mal à l'aise, complètement impuissant face à cette nouvelle menace. Le sort de Illness, son propre sort, tout était entre ses mains. Il tenta donc de se relever, mais était figé sur ce maudit siège, ses genoux cliquetaient. Il se mordit les lèvres, tentant de bouger son doigt, mais un gémissement sortit de sa bouche : toute action était vaine, et la menace de Kayako résonnait encore dans la pièce. Si il ne faisait pas bien son travail, quelqu'un viendrait s'occuper des autres, et à ce moment, il savait qu'ils ne commettraient pas l'imprudence d'oublier Illness. Illness. Elle devait être chez lui, à l'heure qu'il était et il n'avait toujours pas rédiger les papiers réglementaires pour sa libération. Suzaku devenait de plus en plus blanc, osant de moins en moins se la ramener. S'ils allaient fouiller son ordinateur, ils n'y trouvaient que des documents professionnels car il...n'avait pas de vie personnelle, c'était un fait, mais s'ils venaient chez lui, ils trouveraient la pièce jaune. Ils trouvaient Illness, sans doute assise sur le canapé qui attendait son retour...Ils comprendraient pourquoi il avait fait tout cela, ils comprendraient sa folie et sa détresse psychologique.

...Le devancer, il fallait donc le devancer. Suzaku se souvint qu'il avait dit à Illness demander l'indulgence de Kira. Il rédigerait donc les papiers procéduraux avant de les envoyer par e-mail à Kira. Ils avaient un contact pour s'adresser à leur Dieu, eux, ministre, mais on leur avait recommandé de ne s'en servir qu'en cas d'urgence, Kira étant extrêmement occupé. Étant donné que les papiers n'étaient pas correctement remplis pour le moment et que Illness y risquait sa vie, il fallait qu'il prenne le temps de le faire.

« J'ai compris...vous trouverez plus de choses sur mon ordinateur professionnel que...sur l'autre. Je ne suis pratiquement jamais chez moi...et je n'ai pas pour habitude de mentir. »

Sa main gauche serrait fort sa main droite, tandis qu'il avait du mal à reprendre son souffle. La douleur, la douleur était toujours présente, même après que le doigt ait été remis en place. Illness, il ne cessait de penser à Illness, à elle et sa beauté, mais...mais pour l'atteindre, il allait falloir qu'il collabore avec cet homme, et même lui, avec son cerveau qui peinait à faire des relations entre différents points le savait.

« Vous apprendrez également que j'ai eu une correspondance avec le hackeur nommé le Chat de Cheshire, où je l'ai sommé de se rendre...vous savez comment il s'est vengé, je suppose. »

Il avait mal, c'était certain. Mais Suzaku était Suzaku : il ne pouvait parler que de travail, et même dans cette situation extrême où cet homme mettait sa loyauté envers Kira en doute, il ne pouvait pas s'empêcher de faire un bilan de son travail.

« Pouvez-vous fermer la fenêtre, s'il vous plaît ? »





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Mer 5 Fév - 21:19
Il gère bien la douleur pour un mec qui a pas l'habitude. Ou c'est encore son coté animal à sang-froid. Il encaisse quand même le coup, mais c'est naturel après un doigt pété. Je réagirai pas mieux à sa place. Au moins il se roule pas en boule en pleurant, ça aurait été emmerdant. Il gueule par contre, un petit peu, ça risque de faire venir des gens ça, mais c'était à prévoir. Ça va le dissuader d'essayer de me taper en tout cas. Il croit quoi ? Je peux le démonter comme je veux. Maintenant il est vautré dans son fauteuil pour un moment.
Le ministre trouve encore la force de me baratiner. Y a que les menteurs qui se sentent obligés d'affirmer qu'ils sont honnêtes. J'avoue que là ça force l'admiration, j'lui ai quand même cassé le doigt pour flagrant délit de connerie avec circonstances aggravantes, et il continue. J'le sens pas ce gars, avec son air de sociopathe. J'ai envie de le secouer très fort en lui hurlant d'arrêter de me prendre pour un con, mais c'est les amphet' qui parlent là. En vrai, j'me dis plutôt qu'il a la tête d'un gars au bout du rouleau – avant que je lui casse le doigt aussi – et qu'il a sans doute pété un plomb et fait une connerie. Mais j'arrive pas précisément à savoir laquelle. En tout cas, j'le sens bien épuisé par le contenu de sa tête, je reconnais cet air là, j'croise souvent le même dans un miroir. Les grosses cernes, l'air angoissé. J'ai tous les putain d'éléments, j'pense. La libération de la gonzesse, le meurtre de l'autre, le kidnapping... faudrait relier les points, mais je vois pas le point commun à tout ce merdier. En plus on peut pas interroger les autres protagonistes de l'histoire, parce qu'ils sont morts, disparus, ou en fuite. Où elle est passée la journaliste tiens ? J'me souviens je sais plus où que quelqu'un a pensé à appeler les hôpitaux pour la retrouver, que ça a rien donné et puis... déclarée disparue. Je suis face au gars qui l'a libéré tiens, il en a peut être une petite idée, lui.

- Ouais d'ailleurs j'y repense là... la gonzesse que vous avez libéré, vous en avez fait quoi après ? Elle est dans aucun hôpital à Tokyo.

Le ministre me demande de fermer la fenêtre. Il fait vraiment chier. Je fais une petite poussée de tachycardie pas très agréable. Il veut une pipe et un mars avec ça ?

- Non, moi j'ai trop chaud avec le bordel là. Je fais un geste vague vers les munitions, les armes, les parties pare-balles. En vrai c'est à cause de toute la pharmacie qui agit plus ou moins continuellement sur mon métabolisme. Mais en vrai, c'est quand que vous arrêtez de vous justifier avec des conneries ? Un gamin qui bloque votre boîte mail, c'est pas une excuse. Portez vos couilles un peu là.

Le niveau de langage en a pris un coup dans l'aile, mais je commence a être saoulé là. Il fait rien que tourner autour du pot, exprès j'suis sûr, et moi j'suis un mec salement défoncé qui gère la gastro d'une fillette de quatre ans et de sa grand mère depuis quelques jours. J'ai pas la patience d'endurer les geignements d'un mec en burn out qui s'est mis à buter des meufs au petit bonheur la chance. Ou va savoir quoi d'autre.

- J'veux des raisons compréhensibles, tout de suite.

Et je lui mets un coup de poing dans le bide, là où ça fait mal, pour bien faire comprendre que j'ai vraiment envie de finir le travail et rentrer chez moi. En merdant son boulot il emmerde le mien aussi. Et ça défoule de taper les gens, souvent. Ça dépend. Quand j'ai l'humeur. Le speed aide pour ça – oui ça a des avantages aussi, sinon j'en prendrais pas. Les remords viendront me rattraper plus tard, quand je serais tout seul. Sur le coup, c'est toujours marrant.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Mar 11 Fév - 13:41
Nathan Suzaku écoutait, plus angoissé que jamais. Les dires de Kayako étaient clairs : il voulait qu'il avoue, et que ses aveux concernent Illness. Il était à vrai dire très mal tombé, car le ministre de la censure et de la propagande préférerait faire n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il en était fou amoureux de Illness. De toute façon, qui aurait pu croire que le grand échalas ressentait des sentiments pour une seule personne, une seule exception en ce monde ? Cela semblait si réaliste, lui qui s'était toujours montré si distant envers tout le monde, surtout ses collègues. Oui, vraiment : il aurait encore été plus suspect s'il avait dit la vérité. Il tenta d'imaginer vite fait, et ce malgré la douleur, l'excuse qu'il pourrait lui sortir, tentant de se calmer par la même occasion.

Il était sur le point de sortir une excuse à peu près correcte et répugnante lorsqu'une nouvelle source de douleur survint et le poing du grand noir s'abattit sur son estomac. Il ne vomit pas. Il ne vomit pas, mais le ministre se plia en deux, un peu au ralenti comme dans ces vieux films d'actions, et cracha sans trop le vouloir un bon paquet de salive. Ses genoux arrivèrent directement sur le sol, trop dur, ses mains le heurtèrent également, et il se retrouva à quatre pattes, gémissant. Il était un ministre. Il était un ministre et on le frappa : s'il avait pleinement conscience qu'il ne pouvait rien faire ici, en face de cette créature du diable qui ne semblait vouloir s'en aller qu'une fois qu'il ait eu son dû, il ne se gênerait pour envoyer une lettre à Kira. Il lui expliquerait tout, cette fois, même la relation qui le liait à Illness : Suzaku n'était pas un traître, loin de là.

Cheshire n'était pas un gamin. Le reste du gouvernement faisait manifestement l'erreur qu'il avait commise il y avait quelques mois. Il avait sous-estimé le Chat du Cheshire, pour quel résultat au final ? Une campagne contre lui dans la presse et à la foir'expo qui avait mis les pleins feux des projecteurs sur son invisible silhouette. Le ministre profitait avant du peu de notoriété qu'il avait pour se promener dans la rue à la recherche de nouveaux collaborateurs, sans pour autant être entouré de gardes du corps...c'était foutu, désormais. Chaque pas qu'il faisait l'exposait aux lumières et flash des photographe ; il ne pouvait plus traverser la rue sans qu'on lui demande une interview, qu'il rejetait, bien sûr, avec sa bonne humeur habituelle.

« Pour Kira... », geigna-t-il, ayant même du mal à se tenir sur le sol. « Elle est chez moi...je lui fais croire que je suis...sensible à son charme et...et elle s'accroche à moi...elle me fait confiance. Elle...elle a vécu la misère dans les cachots, il a été prouvé que de l'aide de l'extérieur, tout d'un coup, ne fera que la rendre plus docile. C'est une personne importante, elle sait beaucoup de choses...j'attends juste qu'elle parle...qu'elle me confie des secrets. »

Le pire, étant donné la nature de Suzaku, c'était que cela était parfaitement envisageable. Il était du genre à inventer un plan tordu pour faire espérer Illness ou quelqu'un d'autre, si on omettait le fait que lui-même ne vivait que parce que la patronne du Cavalier Noir était en vie. Suzaku s'aplatit soudainement sur le sol, ses mains tremblant beaucoup trop pour qu'il puisse rester à quatre pattes. Il s'agrippa au fauteuil et réussit tant bien que mal à retourner s'asseoir dessus. Il n'avait plus tellement de forces, certes, alors il ressemblait à une grande limace, toute courbée sur son bureau. Si quelqu'un arrivait de manière impromptue, il ne s'apercevrait certainement pas de l'atmosphère menaçante, mais verrait un Suzaku ayant l'air très fatigué avec cet homme, à côté.

« Avez-vous d'autres questions ou...ou cela vous suffit-il ? Je suis fidèle au gouvernement de Kira et ne mérite pas le traitement que vous me faites subir. Sachez d'ailleurs que j'en référerai à Kira lui-même. »

Il l'avait dit, c'était fait. Il n'avait encore une fois pas pu s'empêcher de paraître désagréable, l'inverse étant beaucoup moins facile pour lui. Suzaku soupira, ne sachant plus où mettre les mains pour calmer la douleur. Il pensa à I qui l'attendait chez lui, à I qui était son ange gardien, qui était si jolie dans les nouveaux habits qu'il lui avait achetés. Il ferait tout, mais vraiment tout, pour que cela ne cesse.

« Un grand noir comme vous, ça ne doit pas courir les rues, même dans la police secrète...j'ai mal. Mais soyez certain que je prendrais les mesures nécessaires pour vous faire arrêter. Je suis un homme honnête et je n'ai pas l'habitude de faillir au travail... »





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Mar 11 Fév - 20:10
- ... Hein ?

Il me dit que, en fin de compte, petit détail inintéressant, il a ramené la gonzesse chez lui. Je m'attendais pas vraiment à ça. Ça y est, il m'a perdu, je sais absolument pas ce qui le motive. Je me sens un peu dépassé là. Ouais okay c'est pour la faire avouer j'sais pas quoi, une combine vicieuse quoi, mais pourquoi l'avoir fait dans le dos du gouvernement ? Putain, je sais pas quoi faire, je crois que je vais demander par radio à des collègues. J'attends juste qu'il finisse de raconter ce qu'il a à raconter.
Des menaces. Il est en train de me menacer. Je le regarde d'un air perplexe. Euh... c'est l'armée qui m'a appris à être violent. C'est le but. J'ai même eu de tellement bonnes notes dans ce domaine qu'on m'a même invité dans la police secrète. Moi j'envoie un message clair, je casse des doigts, parce que sinon c'est moi qui trinque. J'ai de la famille à charge quoi, faut bien payer l'hôpital, la bouffe, l'école, ces conneries là. C'est pas que j'aime pas aller en prison ou me faire abattre par mon propre camp, mais je peux pas me permettre de laisser la gamine mourir de faim. Je veux pas que ces conneries me retombent sur le nez. J'ai vraiment besoin d'un appel radio. Il me prévient qu'il va me retrouver dans tout le pays parce que je suis noir. Oh. Je vois. Hrm. Je hausse les épaules, parce que si je devais péter un câble pour chaque raciste que je croise, j'en finirai jamais. Mais c'est décevant de voir ça au gouvernement. C'est pour ça qu'il me parle comme à un malade incompétent, tout s'explique. 'tain.

- Bon, je vais parler deux minutes avec mes collègues dans le couloir. Quand je reviens y a pas eu de bordel hein, sinon ça va pas du tout aller.

Je me détourne du ministre aux traits tirés par la douleur pour aller dans le couloir. Je ferme la porte derrière moi. Y a personne dans le coin, et si il y en a, un peu signe menaçant devrait suffire à les éloigner. Le ministre pourrait m'écouter derrière la porte, mais il a l'air trop destroy pour y penser et trouver la force de se lever. Je me mets sur le canal de la base et je sors les codes de reconnaissance. Après quelques conneries rituelles on peut enfin passer au vif du sujet :

- Ouais euuuh... Suzaku, là, il vient de me sortir que la gonzesse qu'il a fait évader, il l'a dans son appart'... ouais ben chez lui quoi. Qu'il la fera mieux avouer si il lui fait croire qu'il est son sauveur ou j'sais pas quoi.

- ...

- Ouais OK, va demander. Longue attente. Enfin ça semble long quand t'es au milieu d'un couloir du gouvernement, en suspens entre deux pains dans la gueule. Je prends mon air le plus las jusqu'à avoir de nouveau un interlocuteur. Ah alors ? … t'es sûr ? C'est tordu quand même. Ça me semble bien un plan à la con... ouais ok casser des trucs à la gonzesse pendant des mois c'est pas possible non plus, faut essayer plus subtil mais... bon OK OK je me mêle de ce qui me regarde. Ouais sinon je l'ai un peu secoué, il menace de me faire arrêter et tout et comme c'est quand même un ministre...

- ...

- Oui bah j'ai une gamine et tout, je m'inquiète quand même... nan je lui ai pas arraché un bras non plus... bon OK j'arrête de faire mon parano pour des bleus, je finis le boulot tout bien, salut ducon.

Je coupe la radio et rentre dans le bureau. Nathan n'a pas bougé. J'espère qu'il m'a pas entendu à travers la porte. Bon, c'est du bois épais, j'ai quand même espoir.

- Ils ont dit que pour la nana, vous pouvez essayer votre plan mais ils veulent un rapport. Et là, je me rapproche de lui et je lui mets un coup de genoux dans les couilles. Pas assez fort pour lui casser le pelvis, mais assez pour lui donner une solide envie de vomir. C'était mesquin, mais si ça peut me venger un tout petit peu tous ces abrutis qui me parlent mal, c'est toujours ça de pris. J'ai jamais vu le Sri Lanka, je sais à peine où c'est. Je parle un japonais nickel. Merde quoi. Mon genou contre ses couilles, ça change rien mais ça détend. Et ça, c'est pour vous dire que même si je vous pète tous les os un par un pour me faire un radeau pour aller jusqu'en Afrique, jamais personne viendra m'engueuler. C'est même eux qui m'ont expliqué comment faire.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Ven 21 Fév - 22:14
La chaise était bien. S'il n'avait eu la chaise pour se tenir, il se serait ramassé sur le sol, comme le pire des malpropres. C'était trop pour son égo déjà pas mal blessé. Il se forçait à ne pas crier, à ne pas gémir, et cela paraissait être déjà une tache assurément dure. Il le regarda, quand il lui dit qu'il allait contacter ses collègues, comme s'il proférait une bêtise, mais ne dit rien. Suzaku avait compris sa leçon, il ne voulait pas d'un autre doigt cassé, ou pire, de quelque chose de bien plus voyant : une balafre, une grosse entaille, un os caché. Cela, il ne pourrait pas le cacher à Illness pendant très longtemps, or, Nathan refusait que celle-ci s'inquiétât pour lui.

Que ce soit clair : Suzaku n'entendait pas ce qu'il se passait derrière la porte. Il n'aurait pas pu se lever, ou bien il se serait sûrement éclaté tout du long. Ce qu'il pouvait percevoir, c'était quelques murmures bizarres, des chuchotements incertains. Il ne tendait pas vraiment l'oreille, trop occupé à tendre la main vers ce téléphone, à côté de lui. Nous ne savons pas vraiment combien de temps dura la conversation de Kayako avec son mystérieux interlocuteur, mais en tout cas, Nathan, lui, ne resta pas inactif. Ses doigts tremblants se saisirent du téléphone. Il en glapit presque, lorsqu'il parvint à s'accrocher à l'appareil, avant de taper fiévreusement les quatre chiffres qui lui permettraient de joindre en interne le mobile du premier ministre. Iwa. Il ne contactait pas souvent le premier ministre, sauf en cas de très gros pépin. La voix du ministre sortit du combiné, et Suzaku répondit un « bonjour » maladroit.

« Un de vos hommes est venu dans mon bureau. Il est à ma porte, là. Je refuse...je refuse que vous...vous fassiez cela ! Si vous avez des choses à me dire, faites-le en conseil des ministres, ça ne respecte pas la...le code du travail ! »

Il avait parlé vite, très vite, et était essoufflé.

« Par ailleurs, mon doigt est cassé. Je suis le cadre qui travaille le plus dans ce bureau et voilà comment on me traite ! »

Suzaku était très rapidement redevenu le personne méprisant qu'il avait toujours été. Au bout du fil, il put avoir le bonheur – à moins que ce ne fut le malheur d'entendre la voix grinçante de Iwa prononcer ces quelques mots qui le laissèrent sans force « qui sème le vent récolte la tempête. Vous vous foutez bien du code du travail, vous...et puis...si vous n'êtes pas content, Kira trouvera peut-être le nom de Illness. Une de plus ou de moins, vous savez... » Le premier ministre raccrocha, le laissant interloqué. Le téléphone glissa entre ses doigts, il mit les mains rapidement dans son bureau pour tenter de le rattraper, mais se redressa promptement lorsqu'il vit Kayako entrer de nouveau.

« J'en ferai un... »

Trop tard. Il n'avait pas prévu cela. Et là, il s'écroule sur lui même, pris par la douleur. Il laisse échapper un hurlement assez bizarre, à moitié aigu, et tout le monde a sans doute le privilège de l'entendre et de partager sa douleur dans tout le couloir. Son personnel doit de toute façon savoir ce qu'il se passe...un homme avec un tel uniforme ne passait pas inaperçu, ici, et puis il criait depuis assez longtemps pour que personne ne comprenne, ni ne se doutât que le ministre de la censure était en train d'être « puni » pour ses erreurs. Il détestait de plus en plus les petites initiatives de Iwa.

« ...Merde...aïe...Je ferai un rapport...plusieurs...promis...par pitié...me touchez plus...pas non plus à Illness...je vous en supplie ! »

Il ne réussit pas à prononcer un mot de plus tellement la douleur était intense. Pas vraiment le genre de type à se souvenir d'avoir déjà éprouvé une telle douleur – après tout, ce n'était pas vraiment son objectif principal.






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Dim 23 Fév - 13:39
Monsieur le ministre s'est mis à hurler comme une gonzesse, trop aigu. Je le comprends, je connais aucun gars qui prendrait sans broncher le coup de genou que je viens de lui mettre. Mais son cri – et les amphet', faut bien le dire – me font faire une poussée de tachycardie, plus forte que la précédente. Je sens mon cœur battre trop vite, trop fort, accélérer. Mon malaise dure quelques secondes, mais ça me semble beaucoup plus long. Je porte ma main à ma poitrine, puis à mon crâne, parce que j'ai l'impression qu'un million d'aiguilles s'enfoncent dedans. Mais ça ne vraiment que quelques secondes seulement, et je n'ai plus mal. Je reprends une expression normale, pas celle d'un mec en train d'exploser de l'intérieur. Je reste un peu sonné quelques instants, avec des mouches devant les yeux, en respirant trop vite. Et ça passe. Ça m'arrive souvent, je m'inquiète pas trop.

Ce qui est chiant c'est que je suis en mission. Bon, je vais pas m'écrouler d'une minute à l'autre, mais je sais très bien à quoi ça ressemble quand la montée est trop forte. Je dois avoir les pupilles comme des soucoupes, suer, être agité, et grincer des dents. Comme un gamin qui aurait mangé trop de sucre, en beaucoup, beaucoup plus fort. Je peux passer un message radio : « j'ai un E-48 ». Ça veut dire « j'ai déconné avec ma dope et je veux pas que les supérieurs soient au courant, tu m'envoies un toubib à la sortie en scred s'il te plaît ? », mais je vais pas le faire. Pas besoin. Je me sens bien, super bien. J'ai pas dormi depuis deux jours et je me sens merveilleusement, superbement, bien. Même si j'ai envie de vomir. Ouh là là, elle est vraiment forte.
Merde.

C'est le moment que Mr Suzaku choisi pour dire des choses vachement intéressantes. Il a l'air au bord du gouffre – après un tel coup aux couilles et s'être fait cassé le doigt, je le comprends – et supplie que je ne le touche plus, ni lui ni la gonzesse qu'il a sauvé. Et mon cerveau, il marche bien hein ? Il est plein ras la gueule d'amphet', il va plus vite, plus fort, dans tous les sens. Il va du coté des hurlements de douleur insupportable, du bruit du doigt cassé, des supplications de... sauver la fille ? Quand un mec a très mal et supplie pour que quelqu'un vive, c'est qu'il a un lien avec. J'ai jamais vu personne supplier pour la justice pour tous avec des trucs cassés partout. L'esprit s'accroche au plus important. Je crois toujours les mecs qui supplient avec cette voix là, ces yeux là. Je rapproche mon visage du sien, et le fixe droit dans les yeux avec mes pupilles dilatées.

- La fille... vous avez un truc avec. Si c'était qu'une histoire de principe, vous diriez pas son nom alors que je viens de vous fracasser les couilles. Vous êtes ensemble ? C'est de la famille ? Ou elle est enceinte de vous ?

J'aurais pas dû poser cette dernière question. Règle de base : quand on fait du mal à un gars, on se met pas à parler d'enfant et de famille. Surtout quand on en a soi même. C'est un coup à devenir fou. Ça serait plus facile si je m'accrochais à mon image de petit gratte-papier autiste et insensible. Et la fille peut très bien pas être enceinte du tout mais... je suis défoncé, donc très heureux, mais en même temps un abîme se forme dans mon esprit, quelque chose s'écroule, en arrière plan, dont je ne peux définir les bords parce que j'ai pas les neurones pour ça. Si j'étais à sa place (je devrais pas penser ça bordel, je suis en train de le taper, c'est pas le moment pour l'empathie), je me remuerais pas le cul pour une journaliste rebelle. Elle a choisi que de la merde lui retombe sur la gueule. Mais une meuf enceinte de moi... ça a beaucoup plus de sens pour le coup. Et pour une fille dont je suis amoureux ? Alors là je peux pas dire, ça m'est jamais vraiment arrivé.
Putain, putain, je délire. C'est pas le moment de penser à des trucs comme ça. Je contrôle pas, je suis défoncé. Toujours envie de vomir. Montée trop forte.

- ... 'xcusez moi.

Je chope la corbeille à papier. Pas le temps de sortir de la pièce. Dès que je l'ai entre les mains, à portée de tir, mon corps réfléchit plus et lâche la sauce. Je vomis à jet et j'en mets pas une goutte à coté. Ça dure pas longtemps. Je repose la corbeille et je m'essuie la bouche. Je me sens vachement mieux. C'est peut être la gastro aussi ? … ouais et mon cul c'est du poulet. On voit un peu de poudre blanche flotter dans des crèmes hyperprotéïnées pré-digérées et du blanc d'oeuf. Au moins toute la dose a pas eu le temps de me passer dans le sang. Je fais comme si tout était parfaitement normal.

- Euh... épidémie de gastro en ce moment... bref, excusez moi, revenons en à tout ce que vous avez de très intéressant à dire.

Et plus de délire sur n'importe quoi. Le pire est passé, j'ai vomi, je me sens moins... instable.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Localisation : Sur la Toile
Dim 9 Mar - 22:45
Il est tellement acculé, Nathan Suzaku. Le sort paraît, sur le coup, lui être défavorable. Depuis quand est-il comme ça ? Pendant un moment, il lui semblait même conduire le gouvernement ! Du haut de sa superbe, lui, Nathan Suzaku, il était l'homme de l'ombre qui supervisait tout le monde...à partir de quand son image avait-elle commencé à trembler, à partir de quand ses supérieurs avaient-ils douté de lui et vice versa ? Il n'y avait pourtant dans son travail nulle erreur, nulle fausse-note ou cafouillage. Tout était parfait, du moindre petit rapport pas important aux comptes rendus des conseils des ministres. Suzaku était un homme qui aimait faire son travail jusqu'au bout, le faisant par la même occasion à la place de ses cons de conseillers, alors on pouvait être ennuyé en apprenant ses ennuis avec la justice.

Qu'on devine aussi facilement ce qui le liait avec Illness, Nathan Suzaku ne pouvait pas, à proprement parlé le supporter. Si il avait été en état, il se serait sûrement mis à engueuler Kayako, comme au début de leur rencontre. Mais, depuis le début de leur rencontre, cet homme lui avait tout de même cassé un doigt, éclaté le ventre et les parties génitales. Nathan ne se sentait plus tout à fait apte à dire un mot en plus. Enceinte ? De la famille ? Il en était cependant tellement loin. Si encore Nathan avait déjà touché à Illness, cela aurait signifié qu'il était moins atteint que cela, mais le ministre était un homme étrange. Les vêtements qu'il avait achetés, les papiers qu'il avait accumulés au fil du temps, Nathan les amassait dans cette pièce jaune qu'il avait entièrement meublé selon ce qui pourrait plaire à Illness. Il s'était mis à sa place, avait imaginé ce qu'elle pouvait ressentir pour lui. Parfois, dans des moments d'inconscience, il avait même essayé certains habits avant de s'apercevoir qu'ils n'étaient – heureusement – pas à sa taille.

Le bruit du vomi fit porter une main à Nathan par-dessus sa bouche. Il se retint à son tour de le faire, écoutant vaguement l'explication que lui donnait l'agent secret à ce propos. C'est immonde, c'est dégueulasse, et à cet instant, Nathan n'a même plus l'impression de savoir où ils en sont. Il a un moment de blanc, il flotte. S'il n'existait pas, cela reviendrait au même, mais si son cerveau s'est égaré quelque part dans une galaxie inconnue, son petit corps est toujours coincé sur Terre, dans ce bureau et juste à côté de cet agent de la police secrète. Quelques secondes...à moins que cela ne soit que quelques minutes, plus tard, Nathan Suzaku semble se réveiller.

« Mhhphh...non...je suis concerné sur mon travail et je...je ne peux pas abandonner une mission en cours. Vous ne me connaissez pas. Cela fait...des années que je prépare ce piège...je ne peux pas l'abandonner...j'ai réussi à lui faire croire que j'étais obsédé par elle à un point que vous ne pouvez pas imaginer, j'ai amassé des milliers d'objets en rapport avec elle...Elle doit me croire de son côté. »

Cela lui coûtait, de dire de telles choses sur Illness. Étant donné que c'était ce qu'il avait vraiment fait, il ne mentait pas, car proférer un tel mensonge alors qu'il était aussi mal lui en aurait coûté, et le discrédit l'aurait aussitôt frappé. Sa tête lui tournait, il ne savait plus vraiment comment faire pour faire partir Kayako de son bureau, mais il savait que celui-ci ne s'en irait pas à moins d'avoir ce qu'il voulait...les pauvres de sa traîtrise. Nathan Suzaku voyait flou. Il s'aperçut que quelque chose n'allait vraiment pas lorsqu'il tenta de lever la main gauche et n'y parvint absolument pas...sans doute était-ce parce qu'il ne s'était pas nourri depuis deux jours, cela...probablement, même. Le café n'est pas une nourriture du corps.

« Appelez...un médecin... »

Il aurait voulu l'insulter, se défendre, crier, vivre, aimer, mais la dernière chose que fit Nathan Suzaku, ce fit dire ces quelques paroles d'une voix qui lui semblait étonnamment faible, avant que sa tête ne s'écrase avec force et fracas sur son bureau et qu'il s'évanouisse.

C'était le début de la fin.





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