Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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I shall leave you as you left me, as you left her; marooned for all eternity in the center of a dead planet... buried alive! Buried alive...! [Kirk...oups, Arthur !]

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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Mar 7 Jan - 17:22
Le retour au bureau avait été aussi brusque que soudain. Alors qu'il se retrouvait sous les feux des projecteurs pour la première fois de sa vie, Suzaku devait essuyer les flashs inconvenants des appareils photos, esquiver les micros et les questions impromptues sur sa vie privée, sur Noa, sur le meurtre qu'il avait commis. La pression devenait insupportable, et même un malade comme Suzaku ne pouvait plus la supporter. Parfois, alors jusqu'à en oublier Illness, il s'enfermait pendant des heures dans son bureau, tapant rapports sur rapports afin d'oublier tous ces détails. Et Illness ? Illness, elle était toujours dans son appartement, se remettant des cruels coups qu'elle avait pu recevoir. Suzaku travaillait toujours pour les gens qui lui avaient fait du mal, mais il se posait de plus en plus de questions. Pour la première fois, des questions éclosaient dans son cerveau, il commençait à réfléchir. Le cheval enlevait ses oeillères, il était un peu aveuglé par le monde qui l'entourait, mais pour la première fois de sa vie, il se surprenait de penser à quel point il était beau.

Travaillant sur un dossier qui avait du retard et qui traitait en particulier de l'affichage de la propagande du ministère de la santé, Suzaku fronça les sourcils, ne se souvenant pas si, dans son bureau, il avait bien le modèle de la nouvelle campagne sur le tabac. Il était presque sûr de l'avoir déjà vu, à moins qu'il ne s'agisse de celle de l'an passé. Nathan S. Suzaku se frotta la tête, grimaçant, retournant le bordel de son bureau pour tenter de trouver cette foutue affiche. Ne représentait-elle pas plusieurs adolescents morts ? À moins qu'il ne s'agisse de la façon dont les cigarettes étaient composées ? Pensants aux adolescents, Nathan revit cette fille, juste morte sous ses yeux, à cause de lui. Les titres du Cavalier Noir, puis de tous les journaux qui l'avaient repris...Lui, un ministre de la censure, avait tué cette fille...personne ne paraissait comprendre qu'il ne s'agissait que d'un malentendu et de légitime défense. Pris par un léger vertige – les prescriptions qu'il suivait pour sa pneumopathie était assez lourdes, surtout étant donné son état de fatigue – Nathan se rassit sur sa chaise de bureau, passant sa main sur ses cheveux bouclés, fermant les yeux une demi-seconde.

Il se réveilla une heure plus tard, avec un mal de tête, poussant un « Merde » aigu lorsqu'il vit l'heure. Qu'avait-il fait, pourquoi s'était-il endormi ? Et l'heure avait tourné, inévitablement, et il devait encore travailler, toujours travailler. Une grosse marque de dossier sur la joue, bien rouge, il se releva avec précipitation, recherchant cette affiche avec une hargne non dissimilée, lorsqu'une idée lui vint à l'esprit. Et si Williams ne lui avait jamais donné ce modèle ? Et si, comme chaque année, il allait devoir crier dans son bureau parce que ladite affiche était en retard d'au moins deux semaines... ? Le ministre de la santé semblait vraisemblablement avoir des problèmes avec les délais, c'est pourquoi Suzaku sortit, furieux, de son bureau. Sur son passage, les divers sous-fifres s'éloignaient, ne souhaitant sans doute pas l'affronter – certains avaient été virés pour moins que cela.

« WILLIAMS ! ENCORE ! Ça fait des années que vous le savez, des années que nous faisons des communications anti-tabacs, des années que vous êtes en retard comme ce n'est pas possible ! »

Il avait surgi en trombe dans le bureau de Williams, sans même frapper. Son écharpe grossièrement nouée autour du coup, des pansements un peu partout sur le corps, les cernes sous ses yeux, ses cheveux noirs mal coiffés, il ne ressemblait à rien, si ce n'était à un grand épouvantail. D'ailleurs, sitôt qu'il eut crier toute la hargne qu'il éprouvait envers ce grand idiot assit nonchalamment sur sa chaise, Suzaku fut pris d'une crise de toux, qui ne tarda à se calmer, mais qui le fit s'appuyer sur le mur et le faire paraître encore plus malade qu'il ne l'était en réalité.

« Bref...vous aurez compris, William. J'ai besoin de cette affiche, j'ai besoin de savoir si vous l'avez rendu pendant ma...ma captivité ou si elle moisit encore dans un de vos dossiers. Nous avons énormément de travail, avec la nouvelle année, alors, j'aimerais ne pas avoir à me fâcher. »

Sans lui demander son avis, il s'assit sur la chaise trônant devant son bureau, croisant les bras. Il avait un peu froid, ici, pourquoi n'avait-il pensé à ramener son manteau ?





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Dim 19 Jan - 22:09
Il est tranquillement assis à son bureau. Il regarde l'horloge accrochée au mur avec une attention particulière. Le temps n'avance décidément pas assez vite à son goût. Une seconde peut paraître assez longue quand on n'a rien à faire. Il regarde d'un air fatigué la pile de dossiers qu'il doit traiter. Il ne le fera pas. Il n'a aucune envie de le faire en fait. Après tout, il est ministre, c'est-à-dire qu'il a un nombre suffisant de personnes à ses ordres pour pouvoir se reposer. Un poste magnifique, celui de ministre. Il relève les yeux. Les aiguilles semblent avancées lentement. Pause. Il veut une pause. Aller dehors, fumer une cigarette en buvant un café. Ou mieux, aller boire un irish cofee dans un bar avec un serveur mignon. Oui, voilà un programme qui lui plaisait particulièrement. Au pire, il n'avait qu'à attendre encore un peu. Il se laisse aller dans son fauteuil, pose les pieds sur son bureau après avoir repoussé le dossier en cours. Il avait pris du retard lors de l'enfermement et la guérison de Nathan. Personne pour l'engueuler, personne pour venir lui faire une crise parce que son travail n'avançait pas. Le bonheur à l'état pur.

La porte de son bureau claque, une tornade entre dans la pièce. Il soupire. Les vacances sont terminées. Il va devoir supporter les crises du ministre de la censure. Il ne sait même pas pourquoi il est là. Enfin, pas exactement. Il y a une tonne de raisons valables, de travaux non rendus. Pourquoi faut-il que son ministère ait à travailler avec le sien ? Pourquoi faut-il que ce ministre soit la personne la plus fatigante, épuisante et ridicule au monde ? Il regarde l'asperge qu'il a en face de lui. Il ne se retient pas de soupirer en l'entendant crier son nom de famille. Encore, oui, encore. Il est toujours à se plaindre. Pitié, que quelqu'un arrive et lui donne des calmants. Évidemment, cet idiot refuse toujours de les prendre, en particulier ceux qu'il lui prescrit. Sérieusement, qu'est-ce qu'il avait contre les médicaments expérimentaux ? C'est quelque chose de génial, on peut facilement planer avec eux. Après tout, c'est tout ce qui l'intéresse lui. Il est un peu futile dans  ses actions.

Le ministre de la censure se répète encore et toujours. Il a l'impression d'entendre un vieux disque qu'on passerait inlassablement en boucle. Williams, tu n'as rien fait. Williams, tu n'as rien fait. Williams, tu n'as encore rien fait. C'est épuisant à la fin. Il ne peut donc pas être normal, venir dans le bureau de ses collègues pour leur demander des nouvelles, parler un peu des derniers potins ou leur proposer d'aller boire un verre ? Ils sont ministres, certes, mais ils ont le droit de vivre. Nathan ne le sait pas, c'est une chose que tout le monde dans ce gouvernement a compris.

« Bonjour Nathan, moi aussi je suis ravi de te voir. C'est qu'on s'ennuyait sans toi au bureau ! »

Ou pas. Il avait la paix, il pouvait faire qu'il voulait de ses journées. C'est-à-dire glander, se reposer, ne pas travailler, prendre autant de pauses cigarettes qu'il voulait, aller discuter du cul des secrétaires avec Clio, embêter Alana pour la faire rougir. De réelles vacances au bureau quoi. Un rêve qui devient réalité.

L'affiche sur le tabac. Il se rappelle d'un travail du genre. Bien sûr qu'il s'en ait occupé. Il est flemmard, mais pas totalement irresponsable, loin de là. D'ailleurs, s'il ne rend jamais ce qu'il doit faire à l'heure, c'est en grande partie pour embêter Nathan. Voir le ministre s'énervait, ça n'avait pas de prix. Enfin si, celui d'un cachet contre les maux de tête mais Arthur n'avait jamais à s'inquiéter pour ça. Être ministre de la santé à quelques avantages et pouvoir avoir des médicaments plus facilement en était un. Surtout qu'il aime bien en prendre beaucoup, avoir l'impression de planer. Ça fait du bien, tout simplement.

Il regarde son collègue s'asseoir. Il a l'air malade, exténué et ça l'amuse particulièrement. Il réfléchit à ce qu'il pourrait faire, ce qu'il pourrait lui prescrire. Bon, bien sûr, il doit quand même lui donner cette affiche qui est quelque part dans l'armoire derrière lui. Il a juste oublié de la transmettre, parce que c'était un vendredi, il avait envie de sortir. La situation classique quoi, mais qui avait le don d'énerver Nathan.

« Pour tout t'avouer, elle n'est pas terminée. Mais t'inquiète pas, je suis dessus. Je m'occupe personnellement de tout, pas de quoi s'inquiéter donc. – Un petit mensonge ne fait de mal à personne. Sauf à Nathan. C'est presque malsain mais il adore voir les réactions de l'autre ministre lorsqu'il apprend qu'un travail est en retard. – Sinon, tu me sembles malade. Tu as froid ? Je peux te refiler des médocs pour soigner ça, tu sais ? »

Il se lève. Il a beau passer pour un gros con auprès de la plupart de ses collègues, il n'est quand même pas sans cœur. Il augmente le chauffage pour Nathan. Lui, il n'a jamais froid. L'habitude de la maison familiale sûrement. Le vieux manoir était tout de même mal chauffé, il faut l'avouer. Mais là, il a réellement pitié pour le Japonais même s'il le cherche. Il devrait être en arrêt, pas de retour au travail aussi tôt. Bon, c'est sûr que sans lui, ils seraient un peu mal pour toutes les choses à faire pour cette nouvelle année. Il aurait dû se mettre à travailler plus, ce qui ne lui aurait pas plus. Nathan au malade d'une humeur exécrable est donc le prix à payer pour tout ça, le but final étant tout de même de ne pas le tuer.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Mer 5 Fév - 22:57
La tête de Arthur Williams a la fâcheuse tendance d'énerver Nathan. Pourquoi ? Parce qu'inconsciemment, il voit cet air occidental qui lui rappelle des souvenirs d'enfance, le médecin du village et les commérages des gens autour ? À moins que cela ne soit tout simplement parce que Williams ne travaille pas. Sa principale occupation était de rester coincé dans un bureau à faire des avions en papier, les pieds posés sur le bois, dans une position nonchalante qui le caractérisait. Lorsqu'il se rendait là-bas, Suzaku savait ce qu'il verrait...mais tout de même, le ministre de la santé réussissait à chaque fois à le mettre plus en colère que la fois précédente. Sa maladie était presque guérie, il n'avait pas de réelles difficultés pour prendre son médicaments, mais ce qui inquiétait plus Suzaku, c'était les menaces qu'il avait pu recevoir de la police secrète. Son auriculaire traînait lamentablement, douloureux et rouge, un peu gonflé. Il savait qu'il mettrait du temps à se réparer et c'était une des raisons pour laquelle il allait voir Williams, bien que la principale soit cette affiche pour la campagne sur le tabac.

Illness était la raison de pourquoi il se battait. Le ministre de la censure et de la propagande n'avait pas, comme aurait pu le croire la police secrète et son supérieur direct, Iwa, trahi son camp. Il était un homme de conviction qui mettait sa fierté au service du travail...la pression qu'il avait reçue ces derniers temps ne le rendait que plus stressé, insupportable. Il ne savait pas s'il y avait des rumeurs quant aux menaces qu'il avait subies, mais Suzaku avait encore plus que d'habitude la réputation d'être de mauvaise humeur et de harceler ses hommes et les autres ministres. Le département de la censure et de la propagande était une ministère pivot entre tous ceux créés, car il relayait tous les travaux liés à la communication, il était bien forcé de collaborer avec ses charmants collègues. Et en ce moment, son emploi du temps était tellement chargé que même lui ne comprenait plus tout ce qu'il y avait marqué : quand était le rendu pour l'affiche de la campagne contre le tabac ?

La présence du fauteuil sur lequel il avait posé ses fesses était rassurante, car il sentait défaillir ses jambes. Quand, à vrai dire, avait-il commencé à se sentir aussi faible et s'endormait-il au moindre instant où il se reposait ? Suzaku secoua la tête, comme en réponse aux propos de Williams : en réalité, il en avait bien besoin, de médicaments, mais pas ceux que le ministre voulait qu'il inhale. Nathan avait fait un rapide récapitulatif dans sa tête, avant de se dire qu'il allait au moins falloir qu'il demande des vitamines, pour pouvoir travailler plus longtemps, mais également une atèle et des anti-douleurs. Il n'avait pas non plus été bastonné, mais la douleur était toujours présente, bien qu'il ne l'exprimait pas par des bruits ridicules et d'autres choses.

« Vous me la rendrez mercredi prochain sans faute. », sa voix était claire et sèche. Il était rare que Suzaku laisse des délais pour les affiches, encore plus si celles-ci étaient en retard. Il était plutôt du genre à faire le pied de grue devant le bureau de la personne concernée, mais cette fois-ci, c'était totalement différent : il savait pertinemment qu'il ne servait à rien de s'énerver contre Williams, et les menaces à l'encontre de Illness était encore présente dans son esprit. Il avait peur, il devait être productif et ne plus faire d'erreurs.

« Je suis fatigué, j'en ai assez de vous harceler pour n'avoir aucun résultat de votre part. Je voulais avant tout m'entretenir avec vous pour une raison assez différente, Williams, et qui expliquera mon état, je le pense...La police secrète est venue dans mes bureaux. Après un court entretien, son agent m'a expliqué que si je faisais la moindre nouvelle erreur, il se ferait un plaisir de me briser les autres doigts. »

Il montra l'auriculaire cassé à Williams. Le fait qu'il lui dise cela n'était pas vraiment anodin...il aurait très bien pu aller dans le bureau de Northman, ou même dans celui de McLoyd, quoiqu'il craignait de ce qu'il aurait pu y voir. Sa phrase était surtout, en premier lieu, un avertissement à peine voilée destiné à Williams, pour lui signaler que malgré leur position à tous de ministres, ils étaient loin d'être aussi puissants qu'ils auraient pu le croire au début. Williams faisait son boulot comme un kikoolol, il n'y avait aucune raison pour qu'il ne puisse pas un peu lui foutre la pression...il trouvait également dégueulasse le fait que Kayako soit allé le voir lui et par l'autre, mais ceci était une autre histoire...Nathan Suzaku était quelqu'un de particulièrement rancunier.

« Je viens donc également pour des médicaments : j'aurais besoin d'une atèle assez fine pour passer inaperçue sous un gant, ma femme ne doit pas savoir ce qu'il m'est arrivé. », il avait l'habitude de mentir en parlant de sa prétendue femme à ses collègues, c'était la première fois que le mensonge était en partie vrai. Il leva la main gauche ; son doigt pendouillant disgrâcieusement.« J'aurais également besoin d'anti-douleurs et de vitamines, j'ai la fâcheuse tendance à m'endormir partout...pas dormir plus de six heures depuis trois jours. Bien sûr, je vous demanderais d'éviter de me filer en douce ces médicaments expérimentaux pour cette maladie que nous connaissons tous les deux et qui, je vous le rappelle, ne peut être soignée. C'est assez malpoli de votre part, demandez mon internement, pendant que vous y êtes ! »






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Dim 16 Fév - 2:54
Malgré l'impression qu'il donne à l'ensemble du gouvernement, il n'est pas sans cœur. Il arrive parfois au ministre de la santé de ressentir de la compassion pour ses collègues et s'il y en avait qu'il devait plaindre plus que d'autres, ce serait sans aucun doute toutes les personnes travaillant au ministère de la censure. Il n'ose même pas imaginer ce qu'ils subissent à longueur de journée. Lui aurait démissionné depuis longtemps s'il avait eu Nathan en supérieur. Il est ministre de la santé, il n'a à supporter le brun que lors des campagnes publicitaires ou autres travaux du genre, et c'est largement suffisant à ses yeux. Mais ces gens doivent lui obéir, tout le temps, quoiqu'il arrive. Compliqué. Il ne doute pas que certains aient envie de tuer leur supérieur. Lui, il est limite. Et pourtant, il ne l'a pas vu depuis presque un mois. Le mois le plus tranquille depuis qu'il est parvenu à obtenir ce poste. Quoique, celui de ses vacances à Londres était sympa, si on oublie la dizaine de mail journalier qu'il a reçue du ministre car il était parti sans rendre tout son travail. Un fou furieux ce ministre.

Il soupire. Il aurait aimé que le ministre soit ailleurs et pas en train de l'embêter. Sérieusement, qu'est-ce qu'ils en ont à faire de ces affiches sur le tabac. Une bonne partie du gouvernement fume. Peut-être même que Kira lui-même est fumeur. Alors le travail supplémentaire inutile et plus hypocrite qu'autre chose, il ne l'apprécie pas trop. Mais il n'a pas le choix, alors il fait quand même. Ministre, il pensait à la base qu'il aurait moins de boulot que ça. Enfin bon, il sait très bien qu'il va déléguer à la tâche à quelqu'un d'autre, une personne de confiance qui travaille pour lui. C'est de cette façon que les choses avancent, que tout marche. Il faut toujours avec des sous-fifres qui font les choses à notre place. Nathan ne semble pas encore l'avoir compris.

Il se sent libéré quand il entend que la date d'échéance a été repoussé. Mercredi. Il pourrait s'y mettre le mardi matin, ou même le mardi soir. Il n'aurait qu'à obliger certaines personnes à rester dans les bureaux pour la finir tard le soir. Et s'ils ne dormaient pas, ne rentraient pas chez eux malgré les cris de leurs femmes, ce ne serait pas son problème. Lui, il serait tranquillement dans son luxueux appartement à se boire un verre de whisky, peut-être en charmante compagnie. Qu'est-ce qu'il aimait être haut placé.

Il regarde le doigt de Nathan. La police secrète. Pour le coup, il plaindrait presque son collègue. Après tout, ils pouvaient tous être victime de cette division assez particulière du gouvernement. Lui n'aimerait pas les voir arriver un jour dans son bureau. Il n'est pas sûr qu'il en sortirait sans soucis. Ces gens sont fous, il en la preuve en face de lui. Il ne va pas aller jusqu'à dire qu'il ne comprend pas pourquoi on s'en prend à Nathan – c'est quand même la personne la plus chiante qu'il a rencontrée dans sa vie et il a souvent eu envie de lui foutre son poing dans sa gueule pour le faire taire – mais il ne peut pas nier qu'il fasse un travail considérable. Alors, il lui arrive de se demander ce qui cloche dans ce gouvernement. On ne s'en prend pas à son meilleur élément, à l'unique qui accepte de travailler sans se plaindre durant des heures.

Une grimace apparaît sur son visage. Il attrape le poignet de Nathan pour ne pas lui faire plus mal et regarde méticuleusement le doigt. Il a souvent vu ce genre de blessures dans son enfance. Les drogués finissent toujours par se casser des choses et à attendre comme ça, que ça se répare comme par magie. Là, ça lui paraît bénin et l'atèle sera suffisante. Mais l'acte est là, c'est une preuve de ce que cette police est capable de faire à un ministre. Il en est presque inquiété. La réalité est de plus en plus noire ces temps-ci et rien ne pourra les protéger de tout ça. Il laisse la main de Nathan avant d'attraper une feuille dans son bureau pour écrire une ordonnance au ministre, approuvée par le ministère de la santé.

« Pas de soucis, Nathan. Une atèle, fine. Il faudra que tu prennes le temps de l'essayer à la pharmacie, pour être sûr que c'est ta taille. Et tu la portes nuit et jour. – Il s'en fiche totalement en réalité du rétablissement du doigt de son collègue mais il compte bien profiter de l'occasion pour lui prescrire différents médicaments. C'est son petit jeu à lui, faire du brun son cobaye a quelque chose de tellement marrant. – Et arrête de nous faire chier avec ta soi-disant femme. Tout le monde ici sait que personne ne veut de toi. »

Il réfléchit à comment il va lui proposer des médicaments. Il se rend compte qu'il ne faut pas que ça paraisse suspect. La police secrète ne pourrait pas apprécier et il sait qu'il n'a pas envie que quelqu'un enquête à son sujet. Il est homosexuel, se drogue comme il peut et ne voue pas le moindre culte au personnage de Kira. Il est un très mauvais ministre en soi, il devrait vraiment faire en sorte de passer inaperçu. Il sourit lorsqu'il entend parler Nathan qui lui demande des médicaments. Qu'est-ce que ce ministre peut être bête, il se demande parfois si celui-ci ne le fait pas exprès.

« Oh ! Mais bien sûr, je t'en prescris tout de suite ! – Il réfléchit une demi-seconde avant de commencer à écrire plusieurs noms compliqués de médicaments sur la page vierge ne comportant que le mot atèle pour l'instant. Nathan est si stupide. Il lève les yeux pour le regarder. – Malpoli ? Tu devrais t'estimer heureux que personne ne soit au courant plutôt. Je suis une tombe, j'essaye de t'aider et tu réussis à me faire des reproches, alors oui, je devrais peut-être demander ton internement parce que c'est loin d'être une réaction normale ! »

Il lui tend la feuille où est écrit le nom de quatre ou cinq médicaments après avoir appliqué le tampon. Il fait un grand sourire, presque méchant. Il a gagné, il le sait, et ça même si Nathan ne l'acceptera jamais.
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Nathan S. Suzaku
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Jeu 6 Mar - 22:54
Nathan n'avait véritablement aucune idée d'à quel point il pouvait être manipulé en passant par le bureau de Williams. Pour lui, la vie était simple : il y avait le travail et Illness. Cette dernière devait sûrement passer en priorité par rapport au travail, mais personne n'en était assurément certain. Il laissait donc faire Arthur pour tout ce qui concernait la santé, car, même s'il le harcelait en lui donnant des médicaments louches, il était tout de même ministre de la santé. Et concernant ce dernier point, il n'avait pas dû être nommé là par hasard...même si Nathan Suzaku venait à douter de ce dernier point lorsqu'il avait un dossier vraiment en retard.

Il avait passé, presque avec inquiétude, sa main à Arthur, grimaçant en sentant le contact de ses doigts sur sa peau. Comme d'habitude, il détestait le contact humain ou toute chose équivalente. Il se souvenait de son comportement de jadis, lorsqu'il rencontrait Lady Illness et comprenait à présent à quel point elle avait dû être gênée. Pour Williams, c'était différent : il le honnissait, le détestait. Ils n'avaient pas élevé les cochons ensemble, ce qui, pour un gars de la campagne comme Nathan Suzaku aurait pu se faire. Il grimaça encore plus et se retint de lui expliquer une nouvelle fois que c'était Monsieur Suzaku, et non Nathan, et puis qu'il demandait le vouvoiement. Le tutoiement lui donnait l'air pouilleux, et pour un ministre de sa condition, ce n'était pas très respectueux...non, vraiment, il ne voulait pas que Williams se mette à le considérer comme son ami...il savait bien qu'il n'était pas très aimé (Williams, pas lui), mais il ne voulait pas se ramasser le premier boulet venu.

Ce qu'il détestait encore plus chez ce cher Williams, c'était tout simplement sa propension à la menace. Il pouvait passer de la simple phrase tout à fait professionnelle à d'habituelles paroles de maître-chanteur, où il était question de son dossier médical et ce qu'on pourrait y trouver. Habituellement, Nathan Suzaku l'ignorait. Il restait de marbre face à ces remarques assassines, prenait les médicaments pour finalement les ranger dans ces fameux placards. Aujourd'hui, il était trop faible pour être réactif. Le coup de pression qu'il avait subi de la part de la police de Kira l'avait choqué, et puis Illness l'inquiétait...il avait peur de la perdre, qu'ils viennent chez lui en profitant de sa présence au quartier général pour l'interner.

« Je ne vous le demanderai jamais assez, mais arrêtez de me tutoyer, nous ne sommes pas proches. Oui, j'ai une femme, du moins une compagne de vie, alors arrêtez de mettre mes paroles en doute, c'est lassant. », il soupira, comme à son habitude. « Merci. Je vais garder ce form-cette ordonnance et la donner au pharmacien. Il me reste pas mal de vos médicaments dans mes tiroirs, il faudra que je voie s'ils ne sont pas redondants avec ceux-ci...non pas que je n'ai confiance en votre travail, mais je préfère tout contrôler. »

Il enleva sa main du bureau de Williams pour regarder sa montre : il n'avait pas tout son temps, et les menaces de la police secrète avaient fait accélérer son rythme de travail. N'y a-t-il pas quelque chose de plus oppressant qu'un homme qui menace ce que vous avez de plus cher au monde ? Heureusement, personne n'avait compris – sauf Fate Harlaown qui était un autre problème – ce qu'il en était de leur véritable relation. Il lui manquait quelque chose pour la journée d'aujourd'hui, mais il ne parvenait pas à deviner quoi...son nez se renfrogna, jusqu'à sentir l'odeur du café, se dégageant de la tasse vide de ce flemmard de Williams. À une époque de sa vie qui lui paraissait lointaine, à présent, il ne se nourrissait presque que de café...ce qui se voyait à travers de son effroyable maigreur qui aurait fait passer n'importe quel mannequin pour un obèse.

« Du café. Appelez votre secrétaire de demandez-lui de nous amener deux cafés forts. Sans sucre pour moi. », il grimaça ensuite, pas vraiment content. « Personne n'est au courant, pour mon dossier ? Pas même le premier ministre ? J'ai l'impression que ces derniers temps, il m'écoute de moins en moins...c'est lui qui m'a envoyé sa police sur les épaules...lorsque je l'ai appelé, catastrophé, il avait l'air au courant. Iwa a l'air de mauvaise humeur ces derniers temps...j'ai tout de même essayé de contacter Kira pour réparation...Je ne sais pas encore ce que cela va donner. »

Mauvaise idée, Nathan...je te le jure.





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Ven 28 Mar - 0:56
Parfois, il se demande ce qu'il a fait pour mériter un boulot pareil. Tout le monde est prêt à affirmer sans chercher très loin que ministre est un travail parfait. C'est une place de choix dans le gouvernement, personne ne peut remettre cette idée en compte. Tout le monde d'assez intelligent – et ne faisant pas partie de la Rébellion – rêve d'y accéder. Ce n'est pas le poste ayant le plus de travail vu les nombreux employés qu'il a sous ses ordres, ce n'est pas celui qui demande de rester tard au bureau sept jours par semaine à condition de ne pas s'appeler Nathan. Il suffit d'être capable de prendre ses responsabilités dans toute situation et de supporter la pression. Et inutile de préciser qu'on l'a élevé exactement pour ça. Il est bien placé dans ce nouveau monde, même si ça ne lui plaît pas plus qu'un autre métier. Mais des fois, il en a juste marre. Quand le ministre de la censure rentre dans son bureau et commence avec ses grands discours stupides, il a envie de se tirer une balle dans la tête pour ne plus l'entendre parler.

Il ne sait pas comment cette relation de haine mutuelle s'est mise en place entre les deux ministres. Il serait incapable de savoir pourquoi les choses sont ainsi. Bien sûr, c'est entièrement la faute de Nathan. Les choses ne peuvent pas être autrement, tout le monde le déteste dans les membres hauts-placés du gouvernement. C'est la personne la plus invivable qu'il lui a été donné de voir. Même ses parents sont des anges à côté du japonais. Et lui, il se contente d'être aimable avec presque tout le monde. En distribuant des sourires charmeurs aux femmes et en plaisantant avec les hommes, on est capable de se faire apprécier par quiconque. Sauf Nathan. Et c'est exactement pour cette raison qu'il est devenu au fil du temps un jeu aux yeux du ministre de la santé.

« Une compagne de vie... – Nathan. Nathan qui vit avec quelqu'un. Une femme en plus. Une femme dans son appartement lugubre, noir, sombre et impersonnel, parce que c'est comme ça que l'anglais voit l'habitat du ministre. – Mais Nathan. Ça veut dire que le soir en rentrant chez toi, tu... Enfin tu vois quoi ? »

Il retient son rire en observant le visage du ministre, cherchant toutes les réactions possibles. Il espère qu'il a été assez clair sur ce qu'il veut lui faire comprendre. Il est tellement stupide à ce sujet-là que l'Anglais ne serait même pas étonné s'il avait compris quelque chose d'entièrement différent. Du genre, est-ce qu'en rentrant chez toi le soir vous dînez ensemble, ou regardez la télé ? Enfin, il doute que Nathan ait une télévision dans son appartement parce que tout le monde sait que c'est anti-constructif. Les écrans empêchent les gens de travailler correctement et d'être rapides. Alors le ministre ne doit pas en voir le moindre intérêt. Ça fait partie des idées toutes faites qu'il a été forcé d'accepter vis-à-vis de son collègue. En même temps, il est tellement bizarre qu'il faut vraiment s'attendre à tout.

Il soupire, attrape son téléphone pour appeler son secrétaire. Oui, un secrétaire. Il a toujours préféré avoir un homme à ce rôle parce que s'il doit réellement avoir une personne entièrement à ses ordres, autant qu'il puisse en profiter pour lui mater le cul. Du coup, quand il s'ennuie, il l'appelle souvent dans son bureau pour des raisons quelconques, juste pour mater. Et oui, il a ses préférences. Pour travailler pour Nathan, il faut être compétent, supporter travailler pendant des heures sans recevoir le moindre remerciement. Pour lui, c'est quelque peu différent : être un mec mignon aide énormément. Après, faire du bon boulot aussi, mais c'est presque secondaire. On n'a pas tous les mêmes priorités dans la vie, celles du ministre de la santé sont juste totalement stupides.

« Oui, Scotty ? Tu peux nous apporter deux tasses de café ? Bien fort oui. – Il regarde Nathan, connaissant la manie de son secrétaire à toujours être en retard. – Mr Suzaku est là alors presse-toi. »

Il repose le combiné pour se concentrer sur son interlocuteur. C'est tellement simple de faire flipper le ministre mais là, il n'a pas spécialement envie qu'il fasse une crise cardiaque dont Kira ne serait pas responsable dans son bureau. Ce serait très mauvais pour sa réputation en tant que ministre de la santé. Vraiment mauvais.

« Iwa n'est pas au courant. Personne tu comprends ? Personne sauf moi, alors rassure-toi. Je te l'ai déjà dis, je n'ai aucun intérêt à ce que le gouvernement se débarrasse de toi, sauf peut-être avoir la paix mais je pense que ça peut se négocier. – Il marque une pause, horrifié par ce qu'il vient de réaliser. Non, Nathan ne pouvait pas avoir fait ça. Il n'est pas stupide à ce point. – Tu as contacté Kira ? Kira ? Tu sais ce que ça veut dire ? Tu t'es fait remarquer, il va y avoir une enquête, quelque chose comme ça... Alors Nathan, qu'est-ce que tu me donnes pour que je garde ton dossier plus ou moins caché ? »

Il n'est jamais trop tard pour négocier. Jamais.
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Nathan S. Suzaku
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Sam 19 Avr - 23:33
Il ne le croit pas : Arthur ne le croit pas. Il pourrait très bien porter une alliance à un doigt qu'il penserait qu'il a dépensé ses propres sous pour faire croire à ses fiançailles. Nathan aurait pu faire cela, avant... Avant, il mimait le comportement d'un humain en société. Il faisait comme eux, inventait des noms, des prénoms et des rôles à ceux qui étaient censés être sa famille. Étrangement, il ne parlait jamais des vrais, de ceux qui étaient encore vivants et qu'il avait oubliés comme s'ils étaient d'éphémères personnes, des rôles qu'il oubliait sitôt qu'il les inventait. Arthur avait raison : Nathan n'avait pas compris ce qu'il avait insinué, en parlant de relations. C'était un homme pour qui la logique importait beaucoup. Il y avait beaucoup de rationalité, toujours, dans ses propos. Un être droit qui avait parfois du mal à comprendre pourquoi le monde était si tordu.

Les premières fois qu'il était allé dans le métro et avait vu la pancarte « prenez un siège », il avait voulu arracher un des fauteuils du sol pour l'embarquer avec lui...les autres passagers l'avaient probablement cru fou, car ils lui jetaient des regards à demi gênés, à demi effrayés. Nathan Suzaku tenta tout de même de se calmer, là, dans ce fauteuil, devant ce ministre qu'il honnissait tant. Le passé lui avait montré que même des personnes qui n'avaient rien à voir avec lui pouvaient devenir de très bons alliés le temps venu, mais il n'était pas homme à penser au futur. Pour le moment, tout ce qu'il voyait, c'était que Williams n'était pas une bonne poire. Qu'il ne travaillait pas ; et c'était tout.

« Iwa n'est pas au courant. », répéta-t-il comme s'il était formaté pour cela. Ton monocorde, voix angoissé. L'affaire Illness était au centre de ses pensées, ces derniers jours, s'il fallait que Williams vende la mèche, tout ceci deviendrait de pire en pire. Il respira lentement, comme à moitié choqué par ce qu'il avait dit...Avant cela, il allait faire une remarque sur ce secrétaire...ce Scott. Il le jugeait incompétent, tout juste bon à faire son boulot, mais cela...cela, il ne le dirait pas. Il était bien trop concentré sur ce que pouvait donner cette discussion.

« Je...je ne sais plus quoi faire. Oui, je l'ai contacté. Je devais donner les papiers, pour Illness. Elle est chez moi et je...je ne sais plus quoi faire, ils voulaient la remettre en prison alors qu'elle est innocente. Je l'ai trouvé là-bas et elle...elle était...elle était nue, elle était blessée, elle avait été...été... »

Il ne pouvait pas se résoudre à prononcer le mot « violée ». Pas lui, pas Nathan. Pas cet être qui semblait débarquer d'un autre monde et qui faisait une fixette sur la patronne du Cavalier noir. L'état dans lequel il avait trouvé Lady Illness était tellement abominable qu'il l'avait même choqué, lui qui revenait d'un séjour de thalassothérapie de trois mois chez les rebelles. Inqualifiable. Suzaku serra le poing qui pouvait être pressé, la main qui avait tous ses doigts d'intacts. Il avait en vérité trois gros souci, le plus gros de tous étant Kira. Il ne l'avait pas dit à Williams, mais lorsqu'il lui avait envoyé un mail, il lui avait demandé de respecter la décision d'Arashi et...et Suzaku avait contesté ses dires. Il s'était élevé contre cet homme et il pouvait être probable que, tel son prédécesseur, il ne reste pas longtemps à ce siège. Malheureusement, peu de ministres de la censure quittaient ce poste vivants.

« Je suis prêt à négocier avec vous, pour le secret de mon dossier. Iwa et Kira ont suffisamment de preuves contre moi : il est hors de question qu'ils aient des données supplémentaires. Williams, nous devons nous allier et non nous jeter des bâtons dans les roues. Allez en prison, regardez les conditions d'emprisonnement des prisonniers. Si nous convainquons d'autres ministres, nous pourrons faire changer les choses et peut-être même faire virer Darkwood. Pour ma...ma...maladie...Je peux reculer d'une semaine le délai pour l'affiche, même si je n'aimerai bien ne pas en arriver là. »

Scotty venait d'arriver dans la pièce. Nathan s'était soudainement arrêté de parler, il avait jeté un regard dédaigneux au garçon avant de prendre le café qu'il lui tendait sans même un mot de remerciement.

« Faites-le partir. Je n'aimerais pas avoir à le renvoyer car il aurait entendu des choses qu'il n'aurait pas dû entendre...vous avez compris ? »





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Ven 6 Juin - 21:49
L'envie soudaine de prendre l'autre ministre pour le faire sortir de son bureau est bien plus présente qu'il ne l'aimerait. Il a beau se répéter inlassablement que Nathan n'est pas fondamentalement méchant, qu'il est uniquement difficile à supporter, rien n'y fait. Il n'est pas la personne la plus chiante de l'humanité, il y a largement plus insupportable que lui. Il a juste cette manie qui le met hors de lui, cette obsession pour les règles. Il est en quelque sorte son opposé, lui qui a toujours voulu les transgresser. C'est en partie ce qui a donné lieu à ce concours de vacherie, toutes les choses qu'ils font pour se pourrir la vie. Et forcément, Arthur gagne haut la main. Il ne serait même pas capable de dire si le ministre de la censure a conscience de le faire. Avec les années, il a appris à s'attendre à tout, comme avec l'histoire de cette pseudo-femme. Que ce soit une petite amie imaginaire, ou la rédactrice en chef du Cavalier Noir, il s'en fiche après tout. Quand tout sera officiel, ce sera marqué sur des papiers et alors il pourra arrêter de l'embêter sur ce point vu que la preuve sera formelle. Pour l'instant, il le fait, juste pour le plaisir de voir Nathan le contredire, exaspérer par ses propos.

Mais parfois, c'est trop. Parfois il se demande ce qu'il a fait pour avoir un collègue pareil. Et encore, ce n'est pas uniquement lui qui pose problème, c'est un peu l'ensemble du ministère. Le jeune ministre a l'impression d'être entouré d'une bande de fanatiques avec qui on le case à la moindre occasion. Après tout, rien de plus normal pour une personne qui travaille au gouvernement. Il n'est jamais parti raconter le contraire puisque lorsqu'on regarde le résultat, cette condition lui va parfaitement. Pourquoi se plaindrait-il de tout ce qu'il a ? Il n'est pas fou. Il n'est pas insouciant. Il n'est pas comme Nathan, qui semble avoir découvert il y a peu de temps les horreurs de l'incarcération par Arashi. Blessé, humilié, violé, il lui affirme tout ça comme si c'était une nouveauté, le scoop du siècle comme dirait un débutant tout droit sorti des écoles de journalisme. Ce n'est que la triste vérité, la partie à peine cachée du ministère de la justice. Et si ça n'a jamais posé le moindre problème, il ne faut pas se demander pourquoi. La plupart des gens s'en fichent s'ils ne sont pas personnellement concernés. Nathan fait partie de ces gens-là. S'il avait s'agit d'une autre personne qu'Illness, si ça avait été cette journaliste qui l'a remplacée et qu'il déteste tant, est-ce qu'il serait venu dans son bureau lui parler d'un plan machiavélique pour virer un des ministres les plus importants du ministère ? Non. Il se serait contenté de rester là, à lui rappeler qu'il doit lui donner l'affiche, avec le même ton robotique qu'il utilise habituellement.

« Merci pour cette fabuleuse découverte Nathan. – Son ton est froid, plus du tout enclin à la moquerie. Il soupire devant les réactions de l'autre ministre face à l'arrivée de Scotty. Il n'est définitivement pas aimable celui-là. –  Merci Scotty, tu peux y aller. J'aurais besoin de toi, quand Mr Suzaku sera parti. Et toi, laisse mon secrétaire en paix. »

Il a presque pitié pour lui, pour ce ministre qui s'est voilée la face pendant tant d'années. Il ne sait pas réellement ce que ses autres collègues en pensent, il n'a jamais abordé le sujet avec Alana. Peut-être par honte. Il est censé être ministre de la santé, il est censé avoir son mot à dire mais il se contente de contempler la situation, déprimé, sans rien ajouter. Ça fait des mois que ça dure, qu'il se dit qu'il devrait trouver le courage de faire quelque chose pour répondre à cette horreur. Il n'est qu'un lâche, ce qui n'a rien de nouveau. Il en est parfaitement incapable.

« Écoute Nathan. J'apprécie vraiment ton soudain intérêt pour ce qui se passe dans les prisons, mais si tu veux un conseil, oublie. – Il attrape la tasse posée sur son bureau, la regarde d'un air presque vide. – Si tu as raison, et qu'Iwa te surveille, fais en sorte de rester tranquille pour le moment. Tu auras l'affiche ce soir, le temps que je remette la main dessus. – Lui et son bordel. Il soupire, regarde l'autre ministre avec un air assez sérieux très rare sur le visage de l'anglais. – Tu sais, je suis content que tu arrêtes enfin de te comporter comme le premier des autistes, mais réfléchis de temps en temps ! Je sais que c'est dur pour toi, mais sois malin. C'est pas en te faisant tuer ou virer du gouvernement que tu pourras faire quoi que ce soit pour Illness. »

Parfois, il faut savoir son camp, faire attention. Arthur n'est pas un traître. Il ne va pas vendre le gouvernement aux rebelles, il sait très bien qu'il a trop à perdre. Mais il faut savoir prendre du recul sur certaines choses, sur des détails plus importants que d'autres. Il ne faut pas être Nathan quoi.
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Jeu 4 Sep - 18:43
Parfois, Nathan Suzaku rêvait. Parfois.

Parfois, il s'imaginait en train de serrer ses doigts pâles et fins autour du cou du ministre de la santé, Arthur Williams. Lorsque ça lui arrivait, Nathan se réveillait, excité et en sueur. Il le désirait, ce meurtre, au fond de lui, savait que ce serait un des meilleurs moyens pour le retirer de son chemin. Pour l'empêcher de faire du mal aux gens. Et pourtant, Nathan ne faisait rien. Nathan se contentait de se plier à son chantage ignoble et de courber indubitablement la table devant lui.

Là, devant lui, il regardait Arthur comme s'il n'existait pas vraiment : il était en face de lui, mais son regard le traversait. Arthur Williams était invisible et sans importance réelle. Nathan avait cependant conscience que pour survivre dans ces ministères, sous Kira, il fallait démontrer son efficacité, il fallait s'allier à des ministres, peu importaient leurs convictions, tout simplement parce qu'il ne voulait – et ne pouvait pas, pour le bien de Illness – finir comme le précédent ministre de la censure. Celui-ci était un drôle d'homme, et Suzaku ne l'avait même jamais rencontré en personne avant de voir son cadavre sur une des tables froides, à la morgue.

Se comporter comme le dernier des autistes ? Nathan mit ses mains contre ses cheveux, commençant à frotter, et frotter...mais il en était un ! Il était incapable de penser autrement, c'était à proprement dire impossible ! Il y avait une route toute tracée à ses pensées, pas plusieurs : et pour le moment, il y avait juste une priorité : Illness. Il savait que Iwa le surveillait et, justement, il ne savait pas comment faire pour faire cesser ladite surveillance. Suzaku obéissait alors à tous ses ordres : interroger des prisonniers, exécuter des missions, même si cela n'était pas de son ressort. Plus que tout, il savait qu'il devait se tenir à carreaux.

« Je vais pas me faire virer. Je fais tout ce qu'elle veut ! Par exemple, elle m'a ordonné, bientôt, d'interroger un type qu'ils ont fait prisonnier. Je sais pas qui il est, ce n'est pas mes fonctions mais plutôt celles de Darkwood. Quelqu'un va m'emmener aux laboratoires avec un bandeau sur les yeux. Je suis chargé de le mettre en confiance dans le but qu'il me donne des informations sur la résistance...mettre en confiance quelqu'un, moi ? Je ne comprends sérieusement pas ce que me veut Iwa ! »

En effet, Nathan était tout sauf la personne indiquée pour mettre en confiance quelqu'un. Il était maigre et irritant, insolent et grossier, et plus stressant qu'autre chose. N'importe qui aurait eu une crise de panique en ayant une discussion sérieuse avec lui, et la réaction la plus probable au-delà d'un délai de vingt minutes aurait probablement été de l'assassiner (si possible de manière douloureuse).

« Si je réussis à vous ramener des preuves, du sang...seriez-vous prêt à oublier ces médicaments ? Et ma condition toute particulière ? », dit Nathan tout en chuchotant presque. Car avant même d'être malade ou d'être ministre de la propagande, Suzaku était un politicien et un amateur de fines magouilles. Trouver des choses à négocier était sa spécialité, et Arthur l'apprendra peut-être à ses dépends. Suzaku était un traître : si il faisait un contrat avec Arthur, ce serait pour, derrière, mieux l'assassiner dans le dos, pour mieux trouver des informations et le dénoncer à Kira, faisait passer le mauvais karma qu'il se transportait actuellement sur le ministre de la santé.

« Vous voulez que l'on signe un pacte, Williams ? Je ferai tout pour ma femme, même le pire. Et dans le pire, comprenez bien : passer une alliance avec vous. »





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Dim 21 Sep - 22:00
Même dans ses rêves les plus fous, il n'aurait jamais imaginé Nathan comme ça. Pour lui, le ministre de la censure n'était qu'un bon à rien. Pas le genre de bon à rien qui préférait passer sa journée à glander et qui trouvait toujours un bouffon pour faire son travail à sa place. Non, ça c'était plutôt lui le grand gagnant du titre. Mais Nathan, c'est le genre de bon à rien qui ne réfléchit pas. Il est totalement incapable de penser par lui-même. Il réalise sans se poser la moindre question tous les ordres, même les plus bizarres, qu'on lui demande de faire. Pour Arthur, Nathan était comme cela et c'est tout. Il n'y avait rien à tirer de lui, c'était peine perdu. Sauf que là, devant lui, le japonais lui prouve exactement le contraire. Il n'aurait jamais cru que son collègue lui parlerait un jour d'une mission plus ou moins secrète que lui confirait le premier ministre. C'était une première. Pour la première fois depuis qu'ils se connaissent, Arthur a de l'espoir pour lui.

Et la proposition qu'il lui fait est plus qu'alléchante. Il a entendu parler des laboratoires il y a longtemps, mais n'a jamais pu avoir la moindre information dessus, et ça malgré son poste de ministre de la santé. Pourtant, il a tout fait pour trouver quelque chose à ce sujet, mais tous les documents concernant ces secteurs sont classés top secret. Même pour lui. Des laboratoires qui n'ont aucun rapport avec la santé. Forcément, ce n'est pas clair. Il doit s'y tramer des choses pas très réglementaires au niveau des droits de l'homme, ce qui l'intéresse encore plus. Le gouvernement n'est pas blanc. Il est régulièrement obligé de lancer des campagnes de vaccination avec des lots expérimentaux. Si la presse s'emparait de ça, ce serait la fin de la confiance en la santé publique. Il était donc venu à la conclusion que ce qui se déroulait dans ces labos étaient encore d'un cran plus élevé que ça au niveau des expérimentations interdites.

Alors, une fiole de sang, ce serait déjà un début plus que suffisant dans ses recherches. Il pourrait l'emmener chez quelqu'un qu'il connaît pour faire des analyses. Le genre de docteur à qui il ressemble beaucoup, passionné d'expérimentations et de nouvelles découvertes dans la médecine. Le genre de mecs prêts à tout pour qu'on le laisse tranquille, ces personnes avec qui le ministre de la santé entretient des relations assez étroites. C'est chez eux qu'il envoie en particulier les faux lots de vaccins pour la grippe. Au moins, il est sûr de ne pas avoir de problèmes avec des médecins trop curieux.

« Sérieusement Nathan ? Tu es prêt à faire ça pour moi ? – Non, il n'en revient pas. Il sait très bien qu'obtenir cette simple fiole est très risquée, bien plus que des médicaments ou un autisme minime. Si Iwa l'apprend, elle sera beaucoup plus énervée que si elle découvre que son ministre le plus acharné au travail n'est pas sain mentalement. – Marché conclu. Je te promets que si tu me ramènes du sang de cet individu, tu ne m'entendras plus jamais parler de ta condition, et que je ne te prescrirais plus de médicaments expérimentaux. Je te donnerais un traitement beaucoup moins fort, uniquement à titre indicatif, pour ne pas attirer l'attention sur nous. »

Bon, dis comme ça , ça a l'air très gentil. Mais Arthur trouvera bien un moyen de refiler des merdes à Nathan, passant outre les closes du contrat. Parfois, il se demande pourquoi il n'abandonne simplement pas. Il sait très bien que le ministre ne prend aucun des médicaments qu'il lui donne. Mais bon, l'espoir fait vivre. Il tend sa main à Nathan pour la serrer.

« Bon, tu devrais partir. Les gens vont trouver ça bizarre si tu restes dans mon boulot trop longtemps sans qu'on entende de cris. Je dirais à Scotty de t'amener l'affiche sur le tabac dans l'heure, dès que je l'aurais retrouvé. »

Il se lève pour ouvrir une armoire pleine de dossiers en vrac. Il espère que Nathan ne va pas faire une crise d'angoisse en voyant ce bordel, mais il entend la porte claquée derrière lui. Quelle journée productive.
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