Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Dim 22 Déc - 19:32

Will avait commencé sa journée comme une femme ordinaire. Comme tout le monde, elle s'était levée (à quatre heures) ; comme tout le monde, elle avait fait sa toilette (un bain de chocolat au lait d'ânesse) ; comme tout le monde, elle avait pris son petit déjeuner (sept boules de glace avec un colibri en sucre au sommet) ; comme tout le monde, elle avait débuté son travail du jour (une nouvelle recette de macaron en écoutant la vingt-cinquième symphonie de Mozart). Bref, une journée banale mais partie pour être tranquille. Jusqu'à ce qu'un appel du standard perturbe sa quiétude.

Elle décrocha au bout de la première sonnerie, d'un geste nerveux. Le lustre en cristal fit étinceler l'imposant combiné doré.

- J'écoute, dit-elle.
- Mademoiselle, un jeune homme est venu se réfugier dans l'enceinte de la fabrique.

Sur le coup, la jeune milliardaire ne sut pas comment réagir. Qu'est-ce que c'était que cette information ? Ça ne voulait plus ou moins rien dire. Des milliers de personnes se "réfugiaient" dans l'enceinte de la fabrique chaque jour. Même, ils achetaient des choses. Pourquoi payait-elle une buse pareille ? Et ça s'occupait de l'accueil, ça ?

- Oui, ça s'appelle des clients.
- Disons que c'est particulier. Il saigne ... il y a du sang sur tout le carrelage. Je crois qu'il a été passé à tabac.

Will hésita entre soupirer, esquisser un geste désinvolte de la main ou émettre un rire sarcastique. Elle finit par faire les deux. Ce qui donna un ensemble assez incohérent - tout comme cette histoire, tiens. Depuis quand la fabrique servait-elle d'asile aux faibles ? Cet endroit avait été construit par les forts, pour les forts - s'entendait ceux qui étaient beaux, joyeux et raisonnablement aisés. La milliardaire pianota sur le bureau, impatiente. Ses ongles parfaitement manucurés tintèrent sur le verre vénitien.

- On n'est pas à Notre-Dame de Paris, ici. Virez-le.
- Il semble vous connaître.
- Vous le faites exprès, ou vous avez vraiment exagéré vos compétences pour être embauchée ? Tout le monde semble me connaître. C'est le principe !
- Il est roux, avec des lunettes ... de plongée.

La femme rose se tut. Elle fit le lien en une fraction de seconde, évidemment. Mais que faisait-il là ? Dans le monde réel, en pleine lumière ? Matt dans la rue, c'était comme voir Mario en vrai. Et pourquoi prendre ce risque ? Kira connaissait-il son nom ? Soit il avait pété les plombs, soit il y avait forcément urgence. Mello, sans doute Mello l'avait envoyé chercher quelque chose ... du cacao, ça paraissait logique.Enfin, il lui raconterait lui-même. Sa décision était déjà prise.

- Faites-le venir.
- Où ?
- Dans la buanderie.
- ...
- Ici, pauvre fille ! C'est pas possible d'être aussi lente à la détente ! Vous me perturbez tout mon programme de la journée et je dois encore vous rappeler la géographie de votre lieu de travail ?
- Tout de suite, Mademoiselle.


Elle raccrocha aussitôt et rangea ses dossiers avec méthode. La recette du siècle attendrait. Et dire qu'elle avait eu l'illumination, ce matin dans son bain ... rien ne se passait comme prévu. Matt avait intérêt à être sacrément amoché. Sinon, ce serait par la fenêtre qu'il allait partir.

Cependant, toutes ses pensées négatives s'évanouirent lorsqu'elle le vit arriver. Bon Dieu, que lui avaient-ils fait ? A bien y réfléchir, elle ne lui avait jamais vu un visage aussi tuméfié. Même lorsque I avait décidé de le maquiller, quand ils avaient dix ans. Son cœur se serra. Elle aimait bien Matt, vraiment. Il ne faisait rien pour l'aider quand Mello la rackettait, certes ; mais au moins il restait silencieux, près de lui, au lieu de ricaner comme le faisaient de nombreux camarades. Matt avait toujours eu un self-control impressionnant. On devait au moins lui reconnaître ça. Will supposait qu'à force de recommencer les mêmes niveaux, encore et encore, la frustration et l'impatience s'étaient complètement débranchés dans son cerveau.

C'était quelqu'un de très calme, Matt. Et selon elle, quelqu'un de très gentil. Aussi ne put-elle étouffer une exclamation lorsque des gouttes de sang souillèrent son superbe tapis.

- Mais de rien, enfin ...

Will se releva et contourna le bureau d'un pas pressé. Elle jeta un œil à son visage, du moins à ce qu'il en restait, et grimaça.

- Je vais m'en occuper. Assieds-toi.

Ce n'était pas une proposition mais bien un ordre. Même dans une situation délicate, la milliardaire se devait d'avoir un minimum d'autorité. Sinon, on s'éparpillait et ça devenait n'importe quoi. C'était bien le problème des ONG. Elle prit doucement le garçon par les bras, l'installa dans un de ses fauteuils les plus confortables. Ce n'était pas du velours, c'était un nuage. En même temps, vu leur prix, c'était la moindre des choses. Elle fit abstraction du sang qui couvrait le pull rayé. Il allait falloir qu'il se change ... on verrait cela plus tard.

- Qui t'a fait ça ?

Elle ouvrit l'armoire d'époque Louis XIV. Sa pharmacie personnelle était là - elle ne croyait pas à l'homéopathie. Seulement aux doses de cheval et au glucose. Voyons. Du coton, du désinfectant ...

- Il faut mettre Mello au courant, on va le faire quand on t'aura débarbouillé ... attention, ça pique.

Elle l'obligea à enlever sa manche sale, et s'appliqua à laver les plaies qu'elle vit. Autant dire que la majeure partie du visage y passa. C'était rapide, efficace, comme tout ce qu'elle faisait finalement - le business parait à toutes les guignes.

- On les retrouvera. J'ai les moyens.

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Mer 8 Jan - 23:48

- Des fils à papa t'ont mis une raclée. D'accord.

Elle n'avait pas dit cela pour se moquer, ni même pour ironiser. Des gamins ont beau être des gamins, quand ils s'y mettent à plusieurs pour vous prendre par surprise, ça fait toujours mal. Elle connaissait peut-être leurs noms, s'ils habitaient dans son quartier. Elle connaissait les noms de tous les riches de Tokyo de toute façon. Si ces mioches n'étaient pas sur sa liste, alors leurs parents n'étaient pas assez importants. Elle pourrait toujours engager un détective privé. Rendez-vous allait être pris. En attendant, Will continua à tamponner les blessures de son camarade. Elle laissa même échapper un rire lorsqu'il s'excusa de lui avoir salopé tout son tapis.

- Je crois que la propreté des lieux n'est pas ma première préoccupation en ce moment. Et Mello m'a tellement hurlé dans les oreilles par le passé que c'en est presque devenu une musique.

Mais voilà que le garçon se redresse, et elle sursaute avec lui. Qu'est-ce qui lui prend ? ... ah. Son comportement ne serait pas "normal".

On y était.

Matt fixa Will, Will fixa Matt. S'il voulait jouer à ça, il risquait d'y perdre des rayures. Les duels de regards faisaient partie des arts à maîtriser pour survivre dans le milieu des affaires. Elle avait déjà fait pleurer des empereurs de l'industries en jouant à "je te tiens, tu me tiens par la barbichette". D'ailleurs, si Will se demanda un temps pourquoi Matt semblait si surpris de sa témérité, elle finit par comprendre. Son ancien camarade de classe ne la voyait pas du tout comme elle l'était devenue aujourd'hui. Il avait encore sous les yeux la morveuse trouillarde qui tentait d'échapper à Mello après les cours. Et comme elle s'était considérablement "rosifiée" depuis, forcément, l'image se renforçait. Il y avait aussi ce que les médias véhiculaient : un personnage plus que sympathique, bien sous tous rapports et dégoulinant d'altruisme.

Qu'on ne s'y trompe pas. Mademoiselle Wonka était altruiste. Avec ses amis, les gens dont elle pouvait tirer un intérêt et ceux de la Wammy's. Autant dire que les orphelins d'Afrique n'étaient officieusement pas du tout sa priorité. Quant à la sympathie, encore une fois, il fallait bien arranger le marketing. La réputation du Père Noël aurait été entachée si on avait su qu'il exploitait ses lutins dans son atelier. Will le savait. Et d'ailleurs, c'était l'une des raisons qui l'avaient poussée à durcir sa politique.

Oui, finalement, la réaction de Matt était compréhensible. Il ne connaissait pas le requin aux dents aiguisées, la voix crissante approchant celle d'une fameuse rédactrice en chef vêtue de jaune. Cette voix-là, c'était celle des gens doués en affaires. Des gens redoutables et redoutés. En vérité, il ne fallait pas se frotter à des gens comme Will Wonka. Il était déconseillé, même au sein des gouvernements, de l'avoir pour ennemie. La jeune femme avait prouvé à ceux qui pensaient encore que tout ne s'achetait pas qu'ils se trompaient lourdement. Les victimes de sa colère avaient appris à leurs dépends que Son Ultime Candeur n'était pas bonne qu'à faire du sucre.

Mais Matt n'avait jamais vu cette face cachée de la Lune. Il restait du côté lumineux avec sa chère blonde. Dans son petit monde pixelisé, Will ne pouvait être que respectable. La mafia lui était inconnue, et elle vivait dans un nuage rose peuplé de muffins.

C'était peut-être vrai pour le nuage peuplé de muffins. Ce qu'il devait comprendre, c'était que parfois, Will pouvait en descendre.

La jeune milliardaire fixait toujours Matt, son regard violet dans le sien.

- Si tu veux faire le grand frère, c'est trop tard. Il fallait y penser quand Mello me tabassait sous tes yeux.

Elle voulait que cela sonne comme une plaisanterie, mais une amertume certaine perça dans sa voix. Malgré tout, et après toutes ces années, elle ne pardonnait pas la passivité. Oh, ce n'était pas contre lui. A force, c'était ridicule d'en vouloir à qui que ce soit. Ce qui l'enrageait le plus, c'était de ressentir pour ses anciens camarades de classe une empathie qu'eux ne ressentaient pas pour elle. On lui avait enseignée une solidarité d'institution qu'elle avait été la seule à assimiler, et qui aujourd'hui l'isolait plus qu'autre chose.

A croire qu'il n'y avait pas de place pour les camarades dans le monde de Kira.



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Dim 9 Mar - 0:49
- Les retrouver, oui … ça ne sera pas difficile.

Will n'écoutait plus vraiment son ex-camarade. Déjà, son cerveau aux connections surpeuplées carburait à cent pour cent de sa capacité. Ces fils à papa n'étaient pas le cœur du problème, évidemment. Ils ne comprenaient pas ce qu'ils faisaient. Et le ministre … oui, sans doute était-il à l'origine de cette vendetta en particulier. Elle avait vu l'avis de recherche. Elle avait osé espérer que Matt saurait se tenir à carreau. Qu'il ne sortirait pas en plein jour, bêtement. Mais elle s'était dit qu'un geek, ça sortait plus. Elle avait naïvement occulté toute inquiétude pour lui, et par extension pour tous ses anciens camarades de la Wammy's. Une fois encore, il fallait bien se détacher sentimentalement.

Et pourtant là, elle bouillonnait. Le gouvernement pouvait s'attaquer à des criminels notoires. Celui qui courrait, là le Reaper. Les détraqués, les junkies, les losers en tout genre, elle s'en fichait comme de sa première table de multiplication. Mais s'attaquer à Matt ! Elle avait beau savoir qu'il était le bras droit de Mello, elle ne parvenait simplement pas à le voir en tant que tel. Il ressemblait à un chat rayé, le genre de gentil chat de gouttière qu'on voit se dorer sur les toits en été. Pourquoi s'attaquer à Matt ? Oui, il portait une arme. Mais jamais il n'aurait agressé personne. C'était lâche.

Les brebis égarées étaient manipulées, canalisées par un gouvernement de lâches. À quoi bon retrouver et châtier trois brebis égarées quand le berger pouvait toujours sévir sans trembler ?

Le problème, c'était le berger. Le berger, c'était Kira.

C'était à cause de Kira que Matt était assis aujourd'hui devant elle, en si piteux état, à babiller des promesses hésitantes. Promesses en l'air, elle en était certaine. Mais peu importe. Il était sans doute encore en état de choc, le pauvre. Ces pieds et ces poings lui étaient tombés dessus de nulle part, telles des ogives meurtrières au milieu du ciel bleu. La faute de Matt avait été de s'amuser avec un logiciel de montage vidéo. C'était révoltant, répugnant.

Tout d'un coup, Will péta un câble. Et décida de tout dire. Certes, l'idée n'était pas forcément très utile, ni même prudente. Mais elle n'en pouvait plus. Le fléau des gens riches, c'est la solitude. Et la petite femme rose, toute seule, elle en portait tellement sur ses frêles épaules habillées en couture. Des secrets gros comme des larmes, des petits déshonneurs et de grandes hontes. Elle en avait tant sur le cœur, Son Ultime Candeur la Reine Édulcorée Will Wonka. Et pas le temps pour un psychologue.

Or là, tout son programme de la journée était chamboulé de toute façon. Elle avait annulé ses rendez-vous de l'après-midi. Elle était partie pour rester ici quelques temps ici. Et ce bureau était sans doute le plus impénétrable de tout Tokyo, par quelque écoute que ce soit. Elle s'en était personnellement assurée. Alors autant s'ouvrir.

- Matt … je vais parler.

Elle prévenait comme si elle allait vomir. En fait, c'était tout aussi désagréable. Le même sentiment de perdre le contrôle.

La milliardaire prit place dans le fauteuil face au jeune homme, un trône en peluche rose. Elle-même jurait atrocement avec le meuble, et c'était ce qui faisait sa force d'impression. Elle se souvint vaguement d'un psychopathe armé d'un rasoir, qui s'était tenu à la place de Matt, il y a de cela quelques années ; souvenir étrangement plaisant. Revigorant comme une vive rafale d'hiver.

Will paraissait lasse, soudain. Presque trop vieille pour son âge.

- Il y a dans ce monde, autant de mœurs que de pays. Kira fait beaucoup, il fait de plus en plus, mais il ne fait pas encore tout. Bref … que disais-je ? Les mœurs. Il y a une infinité de mœurs sur cette planète, mais il y a une constante qui fait toujours la différence.

La jeune femme toussota pour la forme, couvrant sa bouche d'un petit poing.

- J'ai fait s'échapper Hadès. Je sais que Mello ne l'apprécie pas. Toi non plus par extension, peut-être, je suppose, je n'en sais rien. Je l'ai fait évader. Son incarcération m'a paru inacceptable, j'étais dans un bon jour. J'y suis allée moi-même, une nuit. Il est parti en disant à peine merci, ça m'apprendra … mais j'aurais fait une bonne action. Et sais-tu pourquoi personne n'est venu m'arrêter chez moi ? Pourquoi malgré les traces énormes que j'ai laissées – et je les reconnais, aucun garde ne m'a dénoncée ?

Elle frotta ses doigts ensemble. Geste universel : l'oseille.

- C'est ce dieu connu de tous dont je te parlais. Un dieu nommé Dollar. Ils se prosternent tous devant lui. Eh bien, considère que je suis une de ses papesses.

Will se laissa aller contre son dossier et tira de sa poche un porte-cigares incrusté de diamants roses. Elle en sortit une cigarette en chocolat et se la coinça entre les dents, avant de reprendre.

- Ils se prosternent tous devant l'argent. Ceux que tu ne peux pas amadouer, ceux que tu ne peux pas contraindre, tu pourras toujours les acheter. Et c'est ce que j'ai toujours fait. Je t'avoue qu'à une époque … (elle émit un rire cristallin.) à une époque, je croyais que c'était le sport national de mon pays d'origine. Mais la Russie n'est pas la seule. Elle ne s'en cache simplement pas. Est-ce moins hypocrite ? Je l'ignore. Bref ! Acheter, tout acheter. Les sous-fifres, les chefs de service, pourquoi pas les ministres ? Les hommes politiques et leurs agents sont les plus vulnérables. Le pouvoir les rend fous. Personne n'est remonté jusqu'à moi pour Hadès, parce que je les ai tous achetés. Parce qu'à défaut d'en avoir entre les jambes, j'en ai dans les poches.

La trotteuse de l'horloge baroque avançait inexorablement. Peu importe, elle avait bientôt fini. Selon ses calculs, toujours selon ses calculs. L'expérience des visioconférences avec les grands de ce monde l'avait rodée au calcul de son temps de parole.

- Jusqu'à présent, j'ai vendu des armes aux pro-Kira comme aux rebelles. Je n'ai pas vraiment choisi de camp. Mais … te voir ainsi, ça me fend le cœur, sincèrement. Je suis encore une faible fillette quelque part. J'ai suivi un peu les évènements … Illness emprisonnée, probablement torturée. Même elle ne méritait pas ça. Quant aux rebelles, excuse-moi de te le dire, ils sont en manque flagrant de crédibilité. Des liens avec des tueurs détraqués, des mafieux, sérieusement ? Il n'y a qu'une seule chance pour que votre entreprise marche. Il lui faut une image, une idéologie. Il faut que les jeunes du monde entier s'y identifient et veulent la rejoindre. De nos jours, ne pas avoir ça avec nos moyens de communication, c'est un sacrilège. Ce qu'il vous faut, c'est une campagne de publicité monstre. Un rouleau compresseur. Vous devez créer une institution.

Elle devenait folle. Elle perdait les pédales ; et si Matt portait un micro ? La milliardaire paranoïaque menaçait de faire son retour fracassant. Elle n'avait pas encore divulgué la recette de son ultime tablette WW Prestige, mais tout de même. Il fallait terminer vite avant qu'elle ne change d'avis. En affaires, la parole était la parole.

- Et qu'est-ce qu'il faut pour créer une institution ? De l'argent. Énormément, mais pour moi ce n'est rien. Je peux vous aider. Si je vous aide, vous intégrerez le camp des vainqueurs – j'en fait une affaire d'honneur. Pour preuve, je ne demande qu'une chose en échange : une bonne place dans notre nouveau monde.

La femme rose enfourna sa cigarette et sourit. C'était un sourire doux, confiant.

- Je sais que tu l'as imaginé plusieurs fois. Tu es encore un enfant quelque part, toi aussi. L'utopie des hommes libres ... tu sais ce que disais Mark Twain ? « C'est parce qu'ils ne savaient pas que c'était impossible qu'ils l'ont fait ». Faisons comme si nous ne savions pas, Matt. Nous n'avons jamais su l'impossible.


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