Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Don't mess with chocolate. [PV Hadichichounet-kun]

 :: Tokyo - Zone RP :: Quartier d'affaires :: QG du gouvernement de Kira :: Les sous-sols Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Jeu 11 Juil - 23:29
On était en droit de se demander comment Will Wonka pouvait se promener à l'envi dans les locaux les plus protégés du Japon - peut-être les plus protégés du monde, et ce en pleine nuit.

La réponse se trouvait dans les billets verts.

Miss Wonka était assez riche pour racheter le Qatar. Cette fortune colossale ne lui venait pas que du sucre, bien sûr : on n'était plus au seizième. Quiconque enquêtant un peu sur le réseau Wonka découvrirait sans peine une entité tentaculaire, aux compétences effroyablement étendues. La milliardaire était actionnaire majoritaire d'une centaine de multinationales parmi les plus implantées. Elle avait son fauteuil en velours dans des domaines stratégiques : l'énergétique, la sidérurgie ou encore l'aérospatial en faisaient partie.

La dernière vague de publicités pour le WW Prestige montrait une capsule cryogénique remplie de ces mythiques tablettes, envoyée dans l'espace dans l'espoir qu'une intelligence extraterrestre les retrouve. Ce n'était pas un trucage.

Will pensait, toute modestie gardée, que seule un cerveau extragalactique aurait une chance de se mettre à son niveau pour deviner la recette géniale.

Ces derniers temps, elle avait racheté des parts décisives de grosses entreprises d'armement. Or, les milices de Kira avaient besoin d'armes, sous peine de devoir se battre à coups de sandales. Aujourd'hui, pour avoir des armes, il fallait faire de la lèche à Will Wonka. On lui avait proposé des emplacements avantageux pour ses boutiques nippones, ainsi qu'une foule d'avantages fiscaux ; elle avait humblement accepté, assez flattée par autant de petites attentions. Si elle avait su avant, elle aurait commencé plus tôt. Mais sa motivation n'était pas là.

Tout avait commencé lorsque la patronne tarée du Cavalier Noir, Lady Illness, l'avait appelée. Les deux femmes s'étaient vite entendues (étrange, étrange). Aussi, en plus de lui proposer une interview, la patronne canari lui avait offert un abonnement.

Will avait ainsi lu que de nombreux opposants au régime de Kira croupissaient dans des geôles un peu partout. Pour la plupart, il s'agissait de grandes gueules - des journalistes malchanceux ou des députés récalcitrants. Mais il y avait aussi des rebelles, voire des chefs rebelles. Cette nouvelle avait fait exploser la petite bulle rose de la jeune femme. Elle entra dans une colère légitime. Comment, on enfermait des opposants ? Où était le multipartisme ? La concurrence des idées ?

A partir de là, tout s'était emboîté dans le cerveau supérieur mais distrait de la femme chocolat. Les autodafés, les monopoles soudains accordés plus gros patrons, le soutien actif des lobbys à la cause du Dieu ... tous se liguaient non pas pour l'intérêt général, mais pour leur propre intérêt. Les géants de l'économie reniaient leurs principes fondamentaux : l'anti-trust n'existait plus.

Le libre-échange était en danger. Dieu Dollar ! Cette révélation avait occasionné un micro-infarctus à la jeune fille. Son majordome l'avait fort heureusement retrouvée à temps.

Réveillée dans sa clinique privée, Will avait élaboré un plan machiavélique. Elle allait faire comme tout le monde. Se rapprocher du gouvernement de Kira, plus qu'aucun autre PDG. Devenir un pivot, une personne de confiance. Accepter les privilèges les plus odieux, obtenir enfin les clés des locaux. De là, frapper par paliers, telle une gangrène glucosée. Libérer les prisonniers. Notamment l'un des plus importants : un certain Hadès.

Will avait lu son nom dans une petite annonce codée du Cavalier Noir. Sept ans à la Wammy's House lui avaient permis de déchiffrer l'énigme sans trop d'encombre. Au terme d'innombrables discussions autour d'un café et d'un cigare, elle avait tiré les vers du nez aux ministres ; elle en était venue à songer au sérum de vérité ... ils avaient fini par cracher le morceau et lui montrer la cellule.

La première partie de son programme s'était déroulée au-delà de ses espérances. C'était fou, ce que ces messieurs les fanatiques étaient prêts à faire pour quelques tanks et avions. Ils avaient sauté dans la trappe à pieds joints.

Le fait que leur intermédiaire portât la tenue "rose intégral" ne leur mit même pas la puce à l'oreille ... ça n'en était même pas amusant.

Will était légèrement dérangée, et donc rarement digne de confiance. Surtout quand il s'agissait d'un groupe dont elle méprisait les techniques violentes. La barbarie et la guerre la répugnaient, comme tous les riches humanistes. Cela avait été très difficile de défendre les lobbys tels que la NRA. Mais elle l'avait fait. Avec brio. Aujourd'hui, si tout se passait bien, ils allaient en baver.

Elle entendit le grincement léger, caractéristique des portes qui s'ouvraient.  Troisième sous-sol. Ici, pas de "Bienvenue à son Ultime Candeur". Pas de soupiraux. La superficie de la cage d'ascenseur n'avait rien à envier à celle des cellules.

La jeune femme s'engagea dans le couloir, en rajustant nerveusement le col de son tailleur Chanel rose bonbon. Elle n'avait jamais été très à l'aise dans les prisons - elle se demandait pourquoi. Le feutre collé sur ses escarpins étouffa le bruit de ses talons aiguille. Aucun prisonnier ne fut réveillé. Will jeta un regard aux caméras. Le voyant rouge était bien allumé, mais les appareils tournaient dans le vide. Elle avait remplacé l'image normale par des séquences tournées en boucle. Ainsi, le boyau paraissait vide pour un éventuel observateur.

Cependant, la supercherie ne durerait pas indéfiniment. L'obscurité ambiante l'aidait, mais les agents de sécurité auraient peut-être plus de jugeote que prévu. Les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, elle avait lancé une séquence d'une heure. Pas plus. Avec un peu de chance, d'ici à une heure, elle aurait disparu - réellement, cette fois.

Elle tourna à droite et quitta les portes alignées. Une cellule unique, tout au fond ... là. Elle s'arrêta devant le tableau à chiffres. Le tout maintenant, était trouver le code. En espérant qu'ils n'avaient pas pris la précaution de le changer régulièrement. Bah, elle n'avait pas fait tout ça pour hésiter.

Will tira de son sac Louis Vuitton une minuscule bouteille semblable à une bombe de peinture, une lampe torche, ainsi qu'un polaroid. Elle n'avait pas pris d'écran facial, mais tant pis - l'appareil ferait barrage.

D'un geste sûr, elle aspergea le cadran de luminol et prit aussitôt une photo.

Le cliché sortit du polaroid comme au ralenti. On aurait presque pu mettre en fond sonore "Ainsi parlait Zarathoustra". La jeune fille attrapa le papier glace d'une main fébrile, allumant sa lampe torche.

Les empreintes digitales apparaissaient par magie sur le cliché, concentrées sur quatre boutons. Ce qui excluait déjà quatre chiffres. La milliardaire fronça alors les sourcils et observa en détail le niveau de saturation des taches. L'une d'entre elles était plus fraîche : le dernier chiffre. Elle essaya d'établir une hiérarchie. Au bout d'une minute, elle entra le code probable avec une rapidité éclair. Le verrou se retira alors, dans un cliquètement qui lui arracha un soupir de soulagement. Du premier coup ! La porte chuinta en se refermant derrière elle ; la chimiluminescence s'estompait déjà. Ni vu ni connu.

Elle rangea son petit matériel et entra. Pas le temps de s'extasier sur son génie.

- Hadès ? murmura-t-elle, soucieuse de ne réveiller personne dans l'étage.

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Ven 12 Juil - 16:14
Vie de merde.

La main posée sur son cou, tentant de cacher cette si vilaine marque de cigarette que Fate lui avait faite, le chef de la partie plus ou moins pacifique de la résistance tentait de trouver le sommeil. Ce n'était pas facile de dormir ici : peu importe ce que l'on pouvait dire, il avait l'impression que les gardes postés quelque part dans le couloir faisaient tout pour qu'il ne parvienne pas à trouver le sommeil tant mérité. Et puis les mots de Fate n'arrêtaient pas de courir dans sa mémoire : s'enrôler parmi les pro-Kiras, ou bien perdre toute son individualité et devenir un objet à la solde de Kira ? Maintenant, il avait des doutes. Hadès n'était plus le solide chef qu'il avait été, au contraire. Des tonneaux cernaient ses yeux bleus, ses lèvres fines étaient asséchées. Même s'il était nourri et abreuvé – on ne pouvait dire le contraire – la qualité des aliments donnés pouvaient faire passer le moindre misérable bar des bas-fonds pour un restaurant de luxe. À la suite de cette cure – depuis combien de jour était-il enfermé ici ? Un, deux, trois, quatre ? – son esprit perdait le compte, ses pensées devaient étranges, ressassant ce qu'il avait pu faire dans sa vie et ce qu'il aurait mieux fait de faire.

Arashi, par exemple. Lorsqu'il ferma les paupières, il voyait son sourire tapageur juste devant lui, entendait son rire se propager partout dans la cellule. Enfin, il sursautait brusquement et ne parvenait pas à s'endormir. Parfois, il se souvenait également d'Ishtar, mais Ishtar telle qu'elle avait été après son viol par son frère jumeau. Le regard effrayé qu'elle avait eu, son air de chien effrayé, l'état lamentable de ses poignets. Ce jour-là, il avait regretté de ne pas leur avoir dit qui était Arashi. Et puis il pensait aussi à Zen, à la mamie, cette chère mamie de son camp ; à Mello, à Matt, à tous les autres, même Illness qu'il n'avait vu que si brièvement et heureusement...

Ce jour-là, les yeux d'Hadès s'étaient fin acclimatés à l'obscurité latente de la cellule et trouvait presque bien le lit qui lui faisait mal aux fesses dès qu'il les posait dessus. Si Fate était vraiment alors qu'il était dans cet état, et non la dernière fois où il avait la forme, nul doute qu'il aurait flanché facilement, oh oui. Il ne lui aurait sauté dessus, ne l'aurait menacée. Le Hadès n'en avait pas la force. Il contemplait, sur le mur à sa droite, des petits bâtons tracés par lui-même pour lui-même avec un bout de la cuillère qu'il avait pour manger sa purée. Six bâtons, a priori six jours d'enfermement, mais il avait tellement perdu le compte qu'il n'aurait su dire, ne voyant si l'aube se levait ou non, si ce qu'il considérait comme une journée l'était vraiment.

Et sa vie aurait continué comme cela, aussi monotone qu'elle se devait de l'être si, un beau jour ou une belle nuit, ses oreilles à l'affut n'avaient pas entendu la porte s'ouvrir. D'instinct, il ferma les yeux pour montrer qu'il dormait profondément : si au moins cela pouvait décourager son bureau...et puis il entendit distinctement une voix féminine, pas celle de Fate, murmurer son pseudonyme. Fate, elle, elle l'appelait Akira. Personne ici ne l'appelait Hadès, et pour une bonne raison : ils ne savaient pas, enfin, il croyait ! C'est ce qui le poussa à relever la tête et détailler du regard, dans l'obscurité, ce qui lui semblait être une taupe.

« Oui ? Qui êtes-vous ? », répondit-il en murmurant à son tour.

Une lueur d'espoir put se lire sur son visage abattu : lui qui avait tant espéré, avait tant de fois été conduit à penser que personne n'arriverait, on allait le sauver ! Ses yeux étaient devenus nocturnes, il parvint à distinguer cette étrange couleur de cheveux...du roses ? Quelle excentricité ? Peut-être que cette femme connaissait Illness ? Il fit un effort monumentale pour se mettre debout sur ses deux pattes de derrière, se rapprocha d'elle en se tenant au mur, la respiration saccadé de ceux qui n'ont plus l'habitude de faire des efforts soudains car ils sont traités comme des chiens.

« Vous avez un plan ? Parce que je suis assez visible, avec mes cheveux...et que je suis surtout le portrait craché d'Arashi Darwood, ils ne se feront pas avoir deux fois. »


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Sam 13 Juil - 22:12
Will se retint de lever les yeux au ciel. Non seulement ça n'aurait pas été trop respectueux, mais elle se doutait qu'à force de vivre dans l'obscurité, le prisonnier avait développé une vision nocturne performante.

Surtout, ils n'avaient pas le temps de se répandre en expressions faciales. Si aimées fussent-elles de la milliardaire.

- Non, je n'ai pas de plan. Je suis entrée ici par hasard, je cherchais les toilettes ...

Vu l'état de l'homme, Will se demanda s'il ne serait pas capable de la prendre au sérieux. Façon Karamazov. Son cerveau devait avoir été lavé aussi sûrement qu'une île passée sous tsunami. Elle s'empressa alors de se rattraper ; pas le temps, Miss, pas le temps ! Pourquoi n'arrivait-elle pas à retenir ses sarcasmes ?

- Je m'appelle Will Wonka. Will pour les intimes, Son Ultime Candeur la Reine Édulcorée pour le commun des mortels. Bref, prenez ça.

Elle tira du nouveau matériel de son sac magique : un costume impeccable, un badge de la sécurité et un masque intégral en silicone. Il y avait même des cheveux, d'une banalité abyssale, greffés à l'accessoire.

- Si jamais on vous demande, ce qui serait vraiment pas de chance vu l'heure, vous vous appelez Ichi Subaru. Vous travaillez ici comme gardien depuis deux ans. Le Subaru originel dort dans un entresol, il se réveillera ce matin sans aucun souvenir des événements.

Elle lui posa le paquetage dans les bras, le détaillant rapidement de haut en bas. Ses yeux ne s'étaient pas encore habitués à la pénombre, mais elle pouvait deviner que le rebelle était assez grand. En tout cas, plus grand qu'elle. Ce qui n'était pas difficile. Ce qui comptait, c'était que sa taille avoisinait à merveille celle de Subaru. L'illusion serait bancale s'ils tombaient sur quelqu'un. Mais aux yeux numériques des caméras, cela pouvait marcher.

La jeune milliardaire jeta un oeil au cadran phosphorescent de sa Rolex à diamants roses.

- Il est trois heures ... nous avons encore une demi-heure. C'est large, mais autant se dépêcher.

Will alluma sa lampe torche et la posa sur ce qui ressemblait à un lit de fortune. Une lumière discrète baigna la geôle avec douceur. Elle esquissa un sourire rassurant pour son nouveau compagnon de route. Désormais, elle pouvait mieux le détailler ... sans doute avait-il été bel homme, avant de croiser la route de ses tortionnaires. Objectivement parlant.

- Je vous attends.

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Sam 13 Juil - 23:35
Le nom de Will Wonka lui disait quelque chose, probablement parce qu'il s'agissait d'une marque très connue de chocolats. Il se souvenait même, une fois, d'avoir vue Mello avec une de ces tablettes à la main. Alors si le blond aimait cette marque, c'était que ce devait être de qualité. Hadès se frotta la tête, n'arrivant pas trop à encaisser tout se qu'il se passait devant ses yeux. Les blagues, l'ironie, c'était sa tasse de thé, mais pas aujourd'hui, alors qu'il avait une tête à faire peur. Il se contenta de grogner, et tenta de la détailler du mieux qu'il le pouvait à nouveau.

« Ichi...Subaru... », articula-t-il très lentement, en tenant de se refaire le scénario qu'on venait de lui dire dans sa tête. Ce soir, ou cette matinée, Hadès était lent, très lent. Et donc, ce Subaru dormait tout là-bas en dessous, tout était prévu. Il se demandait tout d'un coup si c'était Ishtar qui lui avait demandé d'aller le chercher, ou si elle agissait sous les ordres d'un autre...ou si, tout simplement, il s'agissait d'un coup de Junichiro Iwa qui désirait enlever tout espoir dans son cœur pour mieux le briser. Son poing serra les vêtements, ses yeux tentèrent de deviner le visage de l'homme qu'il allait devoir mimer.

« Trois heures...D'accord... »

Il ne put se retenir d'esquisser une grimace lorsque la lumière de la lampe se répandit dans la cellule : oui, ce n'était pas vraiment comme si on lui avait braqué des phares devant lui, mais pour un homme qui n'avait pas vu la lumière du jour depuis une semaine environ, ce n'était pas facile à supporter. Il se frotta les yeux, arrivant à s'acclimater rapidement à la lumière, puis regarda de nouveau la fille : des cheveux roses, un visage qui n'était pas pour lui déplaire. S'ils n'étaient pas dans cette cellule et que la situation ne pressait pas, il se serait certainement attardé pour lui faire la causette.

Il ne s'embarrassa pas des formalités qui sont normalement en humeur lorsqu'on est avec une fille. Ils n'en avaient pas vraiment le temps, et puis Hadès n'était plus un adolescent puéril. Il enleva donc les loques sales qui étaient ses vêtements, soit un vieil uniforme de prisonnier plein de sueur, puisque ses gardiens n'avaient pas voulu qu'il garde l'uniforme d'Arashi, et tous les objets qu'il avait dans ses poches. Il se cala sur le lit et enfila l'habit plutôt tranquillement, sans poser une seule question, même si un paquet n'arrêtait pas de secouer dans sa tête, comme...Wonka, ça avait un rapport avec le chocolat ? À quel camp appartenait-elle ? Pas Mello, ils n'avaient pas le budget pour faire des déguisements comme celui-ci...le sien, il la connaîtrait, celui de Near ? Le petit blanc ne faisait pas souvent parler de lui, alors c'était probable. Il lui poserait la question, s'ils arrivaient à sortir, en attendant...

Il mit le badge associé au costume, avant de se faire un chignon, attacher sa longue tignasse avec un fil et enfiler le masque. Hadès avait l'habitude des déguisements, aussi s'y prenait-il comme un professionnel, sans trop parler ou gesticuler. L'avantage avec celui-là, c'était qu'il n'avait pas besoin de cacher sa cicatrice. Une fois la manipulation finie, il se retourna vers Will, lui sourit : de l'extérieur, il avait sûrement l'air d'un simple fonctionnaire, seul son regard las trahissait son identité, et encore, on pouvait faire passer cela pour des heures supplémentaires.

« Si je comprends bien, Mademoiselle Wonka, je dois vous raccompagner à l'extérieur parce que je vous ai trouvée dans ce couloir ? Et, pour expliquer mon état fatigué, j'ai fait un malaise, vous m'avez donné du chocolat et me reconduisez chez moi...J'aurais beaucoup de questions à vous poser, après, mais le temps presse. »

Il se plaça devant la porte de la cellule, la fixant d'un air plus que fatigué...encore une fois, il y avait ce fichu code à quatre chiffres pour sortir. Hadès espérait que Will Wonka s'en souvenait, ou bien ils seraient bien avancés.

« Je suis désolé, ce n'est pas mon meilleur profil...L'honneur aux dames, je vous prie ! », glissa-t-il tandis que ses mains montraient les boutons.


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Dim 14 Juil - 17:17

Ouh là, le garçon avait deux de tension. La torture ? L'enfermement ? Peut-être avait-il les muscles tout ramollis ... bah, tant qu'il pouvait marcher, courir si besoin, c'était l'important. Will détourna pudiquement le regard pendant qu'il se changeait. Elle eut tout de même un aperçu de son torse. Les muscles étaient finement dessinés, et elle aurait eu un sourire appréciateur si la situation avait été différente. Le sourire appréciateur vint tout de même, devant le professionnalisme d'Hadès. On aurait cru voir un acteur rompu à son art. Peut-être avait-il fait du théâtre ? Will se prit même à rêver. Si jamais il parvenait à jouer la comédie, ce serait parfait.

Quand il détailla son propre scénario, elle hocha la tête pour approuver. Elle n'aurait pas mieux inventé.

- C'est parfait. Je m'arrangerai pour avoir l'air égaré. Restez légèrement devant moi, comme si vous me guidiez.

L'homme mit son masque. Will s'approcha, et se permit de replacer quelques mèches châtain pour rendre l'effet plus naturel. Enfin, elle lui rajusta la cravate d'une main fine.

- Vous êtes superbe, dit-elle, avec assez d'humour pour le mettre en confiance.

Ce n'était pas le moment de douter. Il devrait jouer son rôle à fond si jamais on les croisait - mais la chocolatière priait pour qu'on ne les croise pas, parce qu'elle ferait très mal l'égarée.

Ses yeux parés de lentilles violettes se posèrent sur ceux du prisonnier. Lui n'usait d'aucun artifice physique - du moins n'en avait-il pas eu l'occasion ici. Elle ne s'imaginait pas sans. Il fallait surtout ne pas être naturel dans son milieu, sous peine de se faire écraser. Démarche droite, gestes rapides, coupe au carré et tailleur impeccable, ainsi devait-elle vivre au quotidien. Une fraction de seconde, elle se demanda qui était la dernière personne à l'avoir vue sans lentilles et sans teinture. Mieux valait ne pas céder au vertige métaphysique.

- Je sais que vous doutez. Vous devez vous demander si on m'a envoyée, si on m'a fait chanter. Peut-être même Iwa vous joue-t-il un mauvais tour ? C'est vrai que c'est courant comme torture psychologique. On fait croire au prisonnier que quelqu'un est venu le chercher ... pour mieux le ramener à sa cellule.

Elle traversa la cellule en trois pas, attrapant la lampe au passage, et retapa le code. Mémorisé du premier coup, naturally. Le verrou claqua humblement et céda.

- Je suis venue de ma propre initiative. J'ai lu un avis de recherche dans le Cavalier Noir, et je me suis dit que ma situation me permettait de faire quelque chose. Je ne suis pas d'un camp en particulier. Crise de philanthropie, c'est courant chez les milliardaires ...

La petite femme rit. Sans forcer, le battant glissa.

- Suivez-moi. Si la peur vous prend, pensez au bon bain et au repas digne de ce nom qui vous attendent.
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Mar 16 Juil - 2:48
Hadès prit une grande respiration, avant de se plonger de nouveau dans les pupilles de la jeune femme pour reprendre du courage. Violet, voilà qui n'était pas courant. Il mit deux secondes à réagir, puis se rendit compte qu'il s'agissait sûrement de lentilles de contact. Violet et rose, voilà qui sortait de l'ordinaire, et Akira aimait bien ce genre de personnes.

Il n'eut pas le moindre frisson lorsqu'elle lui remit la cravate et une mèche de cheveux en place. Sans doute était-ce à cause de la fatigue ou bien tout simplement parce qu'il avait trop l'habitude de séduire les femmes, mais ce soir, l'heure était au travail. Hadès ne retrouverait son esprit d'antan qu'entre quatre murs ouverts. Le masque était agréable à porter, il n'avait pas envie de se gratter. Pour plus de réalisme également, il ébouriffa les cheveux de Will, ne sachant pas du tout si elle allait le prendre bien ou non : après tout, ne disait-elle pas elle-même qu'elle était une milliardiaire ? Ces gens-là sont assez étranges...

Risquer sa vie pour lui alors qu'on ne le connaissait pas ? Hadès aurait peut-être fait cela pour un membre de la résistance avant ses démêlés avec les pro-Kiras, mais certainement pas depuis quelques temps. Finalement, il la trouvait assez courageuse, avec ces cheveux roses et ces lentilles violettes. Pour une fois qu'une personne utilisait bien son argent, il appréciait ce qu'il faisait, et...était-elle seulement la patronne des usines Wonka ? Il avait besoin de le savoir, tout de même, c'est pourquoi, avant de s'engouffrer dans le couloir, il lui poserait la question :

« Wonka...les tablettes de chocolat ? Un collègue de la résistance en raffole. Je me renseignerai pour le Cavalier Noir, je veux savoir qui est l'autre misanthrope qui a passé l'annonce...sûrement mon bras droit, cela dit. »

La porte s'ouvrit sous un glissement et Hadès comme Will sortit de la petite pièce. Akira Darkwood ne jeta pas un seul regard derrière lui, sûr de n'ayant rien oublié du rien qu'il possédait ici. Il avait bien été pris avec son sabre, mais il ne savait où celui-ci avait été entreposé et ne voulait pas prendre de risque supplémentaire, malgré l'attachement sentimental qu'il avait pour l'objet.

Dans le couloir, il n'y avait personne. Un des rares gardes, celui qu'il jouait, avait été amené au sous-sol, ça expliquait sûrement cela. Sa cellule s'était refermée sans bruit et sûrement, sur un serveur, là, quelque part, un ordinateur enregistrerait le fait que la porte avait été ouverte puis refermée à x secondes d'écart. Ils retrouveraient probablement aussi les vêtements usagers laissés sur le sol, mais pour le moment, ils marchaient. Il était tôt, et le jour leur semblait particulièrement favorable. Il respirait le plus calmement possible, ayant sans s'en apercevoir attrapé la main droite de Will. Il transpirait, il avait peur que quelqu'un arrive. Il avait peur que le scenario ne marche pas.

Ils entrèrent dans l'étroit ascenseur et la montée parut si longue qu'il voulut appuyer de nouveau sur le bouton pour voir si, véritablement, il n'y avait pas un problème avec cet appareil. Tout ce silence ne lui inspirait pas confiance, il avait de plus en plus de doutes, mais la porte finit par s'ouvrir, et il se précipita à l'extérieur. Le rez-de-chaussée était tel qu'il avait toujours pu le voir : un paquet de bureau de fonctionnaire, les bureaux des ministres étant aux étages supérieurs. Il voyait quelques silhouettes, mais elles ne firent attention à eux, pas à Will probablement parce qu'elle avait le droit de circuler à lui, ni à lui parce qu'il était une tête connue. Il eut juste le droit à un mouvement de tête, et à un geste de la main avant la sortie, mais globalement, les gens semblaient avoir besoin d'une bonne nuit de sommeil.

La porte apparut soudainement, salvatrice. Hadès n'eut qu'à abaisser la poignée et ils furent à l'air libre. Il prit une grande goulée d'air et murmura :

« Enfin...Merci... »

L'alerte n'allait sans doute pas tarder à être donnée, même si, à cette heure, il faudrait sûrement attendre une heure que la prochaine ronde ait lieu pour que le moindre signal retentisse. Quelle tête ferait-il ? Et...son nom... ? Tandis qu'il avait rapidement dehors en compagnie de cette Will Wonka, il réfléchissait à quelque chose que Fate avait pu lui dire.

« Ils ont mon nom, mon prénom, connaissent mon visage. Je suis un homme mort, mademoiselle...ou madame ? Wonka. Et vous m'avez tout de même sauvé...avez-vous une voiture, près d'ici, un portable ? Il faut que je réussisse à contacter mes amis et dès que nous serons en sécurité, enlever ce masque et prendre une douche. »

Akira Darkwood avait surtout du mal à marcher droit et il n'avait pas lâché la main de la femme chocolat.


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Mar 16 Juil - 22:42

Se faire ébouriffer les cheveux ne dérangea pas la jeune femme outre mesure. En temps normal, elle aurait fait exécuter l'insolent sur le champ ; mais la situation avait comme anesthésié son côté Walkyrie.

Ils s'engagèrent dans le couloir. La main d'Hadès était moite sur la sienne. Ce qui n'empêcha pas la jeune femme de la serrer fort. Pas étonnant : Will avait beau faire la détachée, elle n'en menait pas large non plus. Ils jouaient leur vie, après tout. Ce n'était pas un énième caprice de milliardaire.

L'ascenseur mit un temps interminable à venir. Autant en profiter.

- Oui, Wonka comme les tablettes. un de vos collègues ... ça me rappelle Mello. C'est un fan de mes produits, pas un fan de moi. Bref, parlons de choses sérieuses ! Il y a des caméras à la sortie. Évitez de danser la lambada sur le perron ! J'ai prévu quelque chose. Ayez l'air naturel , quoi qu'il arrive. Vous m'entendez ? On ne se détend pas une fois sortis. Pas totalement du moins.

Elle rit doucement, d'un rire plus nerveux que sincère. Ils quittèrent l'ascenseur ; la traversée du rez-de-chaussée lui sembla durer une éternité. Elle prit un air candide à l'extrême - comme elle savait si bien le faire. Il fallait dire que son visage de poupée édulcorée l'y aidait. L'illusion fit mouche. On ne les importuna pas.

Restait encore un danger : la sortie.

Will respira à fond quand l'air frais du matin lui caressa les pommettes. Elle écouta d'une oreille le discours de son compagnon de galère, et se retint de lui mettre une torgnole. Bon sang, les caméras ! Pour peu qu'elles aient des micros assez puissants ... elle savait de quoi elle parlait, elle en avait chez elle. Il fallait qu'il se taise ... elle lui répondrait quand ils seraient en sécurité, dans la voiture. Pour l'interrompre, une solution était toujours efficace.

Un sourire rayonnant illumina son visage.

- Merci de m'avoir raccompagnée, Monsieur Subaru. Je vous suis redevable !

Et avec un naturel désarmant, la milliardaire embrassa le masque sur la joue. Elle pouvait presque sentir la peur et la fatigue sous le heaume de silicone ... drôle de chevalier.

- Vous avez terminé votre nuit de garde, je vous laisse rentrer chez vous, hm ? Bonne journée, Monsieur.

Elle lui serra la main. Le papier qu'elle avait préparé glissa dans la paume d'Hadès. Y figurait l'adresse d'un café à un pâté de là, ainsi que l'heure à laquelle un 4x4 noir s'arrêterait devant. C'est-à-dire environ dans dix minutes.

Une limousine rose classique stoppa devant le building et Will y monta, en priant pour que son complice soit au rendez-vous. Il ne fallait pas qu'on les voit partir ensemble ; elle avait tout juste le temps de changer de véhicule et de chauffeur. La voiture démarra. La jeune femme fit un signe léger à Hadès, toujours souriante.

- Dépêchez-vous, Nestor. Au Starbuck.
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Mer 17 Juil - 22:30
Les caméras, il était bête ! ...Il regarda autour d'eux dès qu'elle l'eut appelé « Monsieur Subaru », lui rappelant en même temps qu'il ne devait pas s'exprimer librement ici. C'était encore trop dangereux. Hadès était dans les vapes : il ne savait pas exactement combien de temps il allait pouvoir tenir jusqu'à la demeure de cette femme. Le fait de l'entendre dire qu'elle allait partir...surtout seule, le fit quelque peu paniquer. Une voiture vint la chercher et Akira se retrouva soudainement seul, un peu con, sur la chaussée. Il prit une respiration, se disant qu'il allait bien trouver un téléphone ou quelque chose comme cela pour appeler Zen lorsque...il sentit le papier dans sa main.

Deux secondes auparavant, quand Will lui avait serré la main, il n'y avait pas fait attention : ce fut seulement lorsqu'il sentit la texture du papier dans sa main qu'il réagit. Et l'ouvrit : l'écriture donnait un rendez-vous au Starbuck d'à côté, dans dix minutes. À ce moment, un sourire apparut sur le visage d'Hadès et malgré la fatigue, il se remit à marcher. Le chef de la résistance savait bien sûr où se trouvait ce Starbuck : après tout, il commençait très bien le quartier aux alentours des bâtiments des pro-Kira. Il avait appris les plans par cœur, en cas de pépin, et connaissait même le raison d'égouts, les courants aériens pour leur petite sortie en parachute de l'autre jour.

Huit minutes plus tard, car il s'était arrêté en route et se tenait au mur, il était devant le Starbuck café. Fermé à cette heure-là, ce n'était plus qu'une ombre parmi les ombre, surtout en ces temps de couvre-feux. Hadès s'assit sur un des bancs près de la route et attendit...pas longtemps car elle fit à l'heure. Sa tête dodelinait, il avait l'impression de s'endormir sur place. Mais il n'y avait pas de table. Pas d'endroit où s'appuyer et il ne voulait pas être repris, ici, dès le matin, lorsque les enquêteurs auraient déduits qu'il avait pu prendre l'apparence de cet homme. Toutes les caméras de sécurité ne devaient être floutées, non ? Et puis lorsqu'il se réveillerait, ils comprendraient. Et prendraient, oui ou non, la responsabilité de le tuer.

La voiture arriva pile à l'heure, un 4x4 noir aux vitres teintées. La porte s'ouvrit, alors, celui qui était censé s'appeler Subaru s'engouffra dans la voiture. Ferma la porte.

Hadès jeta un coup d'oeil autour de lui : il était assis sur un siège de la même couleur que la voiture, à sa gauche, la même femme que tout à l'heure. Will Wonka, il se souvenait très bien de son nom. Et oui, il devrait lui dire qu'ils pensaient bien à la même personne : que Mello, donc, aimait ses chocolats et se fournissait chez elle. Il eut un petit mouvement de tête courtois pour la remercier, tentant de la regarder dans les yeux : tenir, tenir jusqu'à la fin, ne pas s'effondrer. Respiration douloureuse, lèvres sèches. Déshydratation, manque de soleil, de nourriture, de vie saine, ce n'était pas tellement étonnant.

« ...Vous...avez un verre...d'eau ? Je...ne me sens pas bien... »

Elle était belle, il avait l'impression que tout ce rose brillait dans le noir. Ces joues, cet air « sain », ces habits trop soignés...brillaient, c'est bien cela. Il remarquait cela, et penchait s'en trop s'en rendre compte, la bouche ouverte. Il la voyait flou, mais il restait des tâches de rose, et de rose moins marqué. Elle...elle...il eut l'impression qu'elle disait quelque chose, mais déjà, c'était fini : Hadès tomba, la tête sur ses genoux, la bouche toujours ouverte, en sueur, peut-être fiévreux, sous-alimenté en tout cas.

Et il commença à délirer :

« A...rashi... »


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