Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Au boulot les dadas ! [A tous les membres du CN ~]

 :: Tokyo - Zone RP :: Quartier d'affaires :: Le Cavalier noir Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Messages : 94
Age : 22
Sam 28 Avr - 14:03
Le jour se lève à peine sur un building quelconque du coeur tokyoite. La douce lueur perlée éclaire les bureaux du vingt-deuxième étage ; la plupart des employés dorment encore chez eux. Pas les miens. On ne dort jamais au Cavalier Noir, quand Lady Illness tient les rênes.
Les portes de l'ascenseur coulissent dans un tintement. Et j'en sors, lumineuse comme à mon habitude ! Tandis que je m'engage dans le couloir, mon tailleur canari fétiche jette une aura sur les murs blancs - pas pour longtemps, j'ai déjà pris contact avec des décorateurs, et Dieu sait qu'ils feront ce que je leur ordonnerai. Y a pas idée de concevoir des locaux aussi tristounes, on n'est pas dans un hôpital psychiatrique, tout de même ! Même à la Wammy's, les pièces étaient plus colorées. On se croirait dans une entreprise de pompes funèbres. Déjà que dehors, tout est gris ... j'ai encore du mal à m'y faire. En Tanzanie, tout était chaud, multicolore, passionné ! Ici, même les bulldozers sont gris.
Mais ça ne restera pas ainsi, foi d'Illness. Tout ce qui n'a pas l'air assez joyeux va morfler. Et justement, en entrant dans notre salle de réunion, je repère automatiquement une foule de cibles. Ils ont une tête à faire peur au dragon Smaug ; malheureusement pour eux, le dragon est arrivé.
- Alors, mes loulous ! On se réveille, hm ? On a un bilan mensuel à faire !
Le dossier que je porte claque comme une sentence sur la table ronde. Je prends place dans le fauteuil principal, dos à la baie vitrée, et ouvre la pochette - devinez de quelle couleur ? - en chantonnant ; après avoir ajusté mes lunettes noires, j'y jette un oeil et ... ouh. C'est quoi, ces comptes ?
- Khriiii ...
Je camoufle ce son effrayant par un toussotement et croise tranquillement mes dix doigts sur la table. Un sourire rayonnant de sadisme contenu dévoile toutes mes dents. Et je parle enfin, d'une voix chantante et enjouée.
- Bon, bien, je ne suis pas contente.
Mes yeux se tournent vers ma première victime ; pas ma tête. Je suis d'une immobilité inquiétante. Impossible de savoir sur qui mes foudres risquent de tomber en premier : mes lunettes cachent tout. Hi hi, vous croyiez qu'elles étaient là pour faire joli ?
- Day, ma jolie, ma colombe. Une explication à cette impopularité subite ? Tu as décidé de couler le journal avec cette dernière une ? "Les femmes du général Darkwood, scandale dans la Sphère Divine" .... depuis quand sommes-nous des paparazzis suicidaires ? Je crois que tu as mal compris le principe : si nous existons, c'est pour lutter contre Kira à notre échelle. A notre échelle, c'est-à-dire avec finesse, discrètement, par piques continues. En essayant de ne pas nous prendre un obus sur la poire parce qu'une adolescente rebelle a décidé de faire un coup de gueule. Après, on me demande : pourquoi donc nos employés ont-ils peur de mettre le nez dehors ? Parce que nos auteurs ne sont pas fichus de tenir leur langue. Voyons, ma chérie, retiens donc ta plume hargneuse ! Il y a scandale et bombe à retardement ... tu te rends compte si le général lit ça ? Hm ?
Je soupire et me passe une main agacée dans les cheveux.
- Je croyais que nous avions mis en place notre stratégie ensemble, mais il semblerait que certains n'ont fait qu'acte de présence à cette réunion-là.
Je reviens à mon état satufié, comme pour recharger ma mitraillette verbale. La dizaine de personnes présentes garde un silence religieux ; on attend la cible suivante.
- Lizard. Sweet Boy, tu ne m'as jamais déçue - pour preuve, tu es encore ici. Mais je vois maintenant que nous avons encore un quart du stock sur les bras au terme de ce mois. Alors, à quoi dois-je ce relâchement ? Trop de soldats de Kira dans les rues ? Un temps mouiseux ? Tu as passsé tes heures de service dans les confiseries du coin ? Non, finalement, ne dis rien. Tu ne gagnes déjà pas beaucoup, mais si ça continue, je ne te paierais plus qu'en bonbons de sous-marque.
Mes doigts se décroisent, commencent à pianoter sur la pochette. Et je continue. Un peu tout le monde en prend pour son grade : je suis quelqu'un de juste ! Personne ne se sent laissé pour compte. L'imprimeur (lenteur improbable), les rédacteurs secondaires (plus occupés à boire du café qu'à écrire), le correcteur (Trois coquilles ce mois-ci, TROIS), jusqu'à la secrétaire (qu'elle enlève ce chewing-gum maudit !).
Dur métier que celui que j'ai accepté ! Le trône n'est pas toujours confortable. Au-dehors, la matinée avance un peu ; mais je sens que la réunion va être longue.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 94
Age : 22
Mar 15 Mai - 18:41
Qu'ils sont mignons, mes petits esclav ... hem, employés ! Voilà qu'ils tentent de se justifier avec autant d'efficacité que des écoliers pris la main dans le sac, en train de mettre des punaises sur la chaise de leur professeur. Des punaises ? Irma a un instant de panique parfaitement illogique, et je bondis comme un diable de sa boîte. Un sursaut général fgait frémir l'assemblée.
- Bande de vicieux petits margoulins ! ! ! Je vous y prends, vous ... vous ...
Je fixe mon fauteuil d'un air soupçonneux, tel Sherlock Holmes cherchant le ruban moucheté. Mais il n'y a pas de punaises sur le siège, encore moins de serpent venimeux. Je fronce les sourcils, plus contrariée que soulagée. D'où m'est venue cette idée, au fait ? J'ai déjà oublié. Hi hi, il va falloir que je surveille le contenu de mon café. Mon café ! Ni une ni deux, j'attrape la tasse, la fixe avec tout autant de minutie : il n'y a rien de suspect non plus. Grumble.
- Mouiiii ... vous vous en tirez pour cette fois, marmonné-je aux diablotins farceurs couleur citron qui me narguent depuis le plafonnier.
Tout le monde les voit, naturellement, non ?
Mais suffit, je m'occuperais d'eux plus tard. D'un coup, je reprends un sérieux illnessque (c'est-à-dire très relatif mais suffisant). Je remets mon tailleur en place, puis plaque mes mains sur la table, dans un fracas qui sonne comme une sentence.
- Bon, mes loulous ! On va avoir un sérieux problème. Je ne vais pas être gentille longtemps. Ma sérénissime patience a des limites ! Vous savez quoi ? Moi j'aurais toujours autant de moyens. Vous, vous êtes ici parce que JE vous considère dignes d'y être. Vous n'avez pas été embauchés par Pink Bear pour faire des cocottes en papier - oui, Koba, vous m'avez entendue ! Déchirez-moi cette honte de la déforestation avant que je ne vous l'enfonce dans les trous de nez.
Je me détourne, et commence à faire les cent pas autour de la salle, pour l'égale répartition phonique. Il n'y a pas de raison pour que seuls les boulets assis des deux côtés de mon fauteuil aient les tympans éclatés. Et moulinets des bras, et secouage de cheveux électriques.
- Vous avez conscience que trop, c'est signer notre arrêt de mort ? Et que pas assez, c'est couler le négoce ? Le juste milieu, the best way, bande de poulpes en boîte ! ! Ne croyez pas que si les profits dégringolent, vous continuerez à papillonner la bouche en coeur ! Ceci - CECI - est un ultimatum : si à la fin du mois prochain, les résultats ne sont pas d'au moins cinquante pour cent supérieurs à ceux-ci ... je supprimerai vos chaises ! Et vos bureaux ! Vous travaillerez par terre ! Et je diminuerai votre oxygénation en brûlant le ficus dans le hall ! Et plus de machine à café !
Mes yeux lancent des éclairs vers le petit Lizard, et un sourire proprement effroyable tord mes lèvres.
- Et plus de distributeur de confiseries non plus, mon grand. Ne pense pas y réchapper. Vous avez de la chance, vous m'entendez, de la CHANCE de travailler dans de telles conditions - je peux vous dire que ce n'était pas ça en Tanzanie ! Vous devriez vous estimer heureux d'avoir des stylos, parce que ça aussi, je peux vous en débarrasser ! De toute façon même en écrivant au silex, vous seriez plus productifs ! Et je ne vous trouve pas drôles du tout ! !
Cette dernière phrase est pour les diablotins, qui disparaissent aussitôt. Gnihi, je fais même peur aux démons. Que je m'aime.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 94
Age : 22
Dim 19 Aoû - 17:50
La fin de la réunion approche – lentement mais pas sûrement du tout. Se trouver dans la même salle que moi n'est jamais sûr. Je ne sais pas pourquoi, certes ; ça doit venir des dégénérés qui m'entourent ... Ah, que mon brillant cerveau souffre d'être entouré par une telle déchéance intellectuelle ! Brefouille, c'est d'une oreille plus ou moins détachée que j'écoute mes victimes se débattre plus ou moins pathétiquement. À la vérité, les p'tits choux commencent à me lasser. Pas à m'agacer, non – ils m'agacent depuis mon arrivée dans cette boîte miteuse, ce n'est pas maintenant qu'ils vont commencer ! Non non, présentement, je suis surtout fatiguée comme la matriarche canonique d'un troupeau d'éléphanteaux.

- Bon ..., dis-je enfin avec un soupir à fendre l'âme. Merci pour ton intervention diablement enrichissante, Day de mon coeur ! Cela me fait fort plaisir de voir que quelqu'un a appris à parler dans cette maison de f ... forcenés petits travailleurs, hi hi hi.

Je tourne le regard vers le groupe de carpes agglutiné dans son coin ; très bien, on va en finir là.

- Vous, là. Rien à ajouter quant à la réduction prochaine de votre misérable salaire ? Disons vingt pour cent ?

Je claque de la langue, satisfaite du silence prévu. Parfait, tout s'est passé dans l'ordre des choses ! Et maintenant, « Au revoir mes mignons » et je retourne siroter des martinis vec rondelle de citron dans mon bar privé. Martini bien mérité : je suis fatiguée, si fatiguée de toute cette sottise ...

Mais voilà au'une main tremblante se lève.

Gniiiih.

Est-ce moi ou une des tombes décidé de l'ouvrir ? Mauvaise idée, trèèès mauvaise.

- Excusez-moi mais ... d'après la Charte du travail du Cavalier Noir, toute modification de rémunération doit être soumise à un vote du conseil d'administration.

...

Quéquim'chante, lui ? « Charte » ? « Vote » ? « Conseil » ? Mais de quel parallélisme cosmique vient ce zigoto à cravate ? J'ouvre de grands yeux derrière mes lunettes noires, sincèrement surprise. C'est que le bougre a failli me dérouter.

- Pardon ? fais-je simplement.

Mouvement de recul général. Le « pardon » ne devait pas être si simple que ça. Bah, présentement la modulation de ma voix n'est pas ma priorité ; d'ailleurs cela s'entend : je pars vite dans le soprano colorature.

- « La Charte du travail », hein ? Hi hi hi, t'es un marrant toi en fait ... comment t'appelles-tu ? Je ne me souviens même plus de ton nom, c'est dire. Alors ?
- T ... Tsubishi, Madame.
- C'est Lady. LADY, par tous les tonnerres de Dodoma !

Mes cheveux se dressent, chape électrique d'un ciel d'orage formidable. Qu'on appelle la patronne Lady, cela a été décidé dès la première réunion ... le banc de carpes va mourir.

- Vous vous êtes concertés, hein ? Bande de sombres fifrelins, souillures de notre belle maison de f ... flamboyants défenseurs de la liberté d'expression ! Comment avez-vous osé ... comment osez-vous comploter contre votre vénérable patronne, tous autant que vous êtes ?! Votre guide, votre nourricière ! Votre seule chance de survie en ces temps obscurs ! Félons ! Répugnants margoulins, rats ! ... Montrez-moi cette charte damnée ! Où est-ce qu'il est, ce foutu texte, sacrebleu ? Allez jusqu'au bout, c'est un ordre ! LA CHARTE !

Une autre main, non moins tremblante, me tend quatre pauvres papiers reliés. Avec un crissement excédé, je les lui arrache et leur jette le regard le plus méprisants de ces dernières décennies ; sous mes yeux, une série d'ignominies se déploie. « Négociations », « Concertation », « Syndicat » ... Oh mon Dieu Tout-Puissant, un SYNDICAT ...

Je finis par sourire. Ce même sourire hideux qui a précédé plusieurs disparitions mystérieuses de conducteurs de bulldozers tanzaniens. Je sens les carpes se tendre, frémir – elles ont raison. Le silence est infernal, pesant.

Lentement, je lève une main droite chargée de topazes. Je reste ainsi une bonne trentaine de secondes, très fière de moi ; on me regarde comme si j'étais une demeurée, et cela me va, car je n'ai jamais pétendu me rabaisser à leur niveau de boulets. Je souris toujours.

- Le conseil d'administration a voté, annoncé-je d'un ton léger. Vous quatre, dans le coin, retournez cirer les chaussures sur le trottoir. Vous avez fini au Cavalier Noir, ouste. Et que je ne revois plus vos ombres d'infâmes mutins dans cet immeuble. Sortez !

Le dernier mot n'a pas fini de claquer que les pierres tombales ont adopté la retraite stratégique. Je soupire et me laisse retomber dans mon fauteuil rembourré ; damnation que ces syndicalistes. La peste, la gangrène de toute entreprise saine ! La lassitude me reprend vite et je promène un regard désintéressé sur les survivants à mon petit massacre. Une dizaine reste, le noyau dur : depuis mon arrivée ici, la réduction d'effectifs a été drastique. Je me demande combien vont encore partir d'ici à ce que Kira tombe ; mais ceux-là, ce serait dommage. Ce sont de bons journalistes, de bons éléments. Je me rends compte que par rapport aux carpes, le gamin qui court avec des paquets de papier n'est peut-être pas le plus en faute.

- Kibaru, à partir d'aujourd'hui et jusqu'à nouvel ordre, tu prendras en charge la moitié du paquet de Lizard. Couvre d'autres quartiers. Les stocks seront plus légers, la zone plus étendue, la distribution plus discrète et efficace. Compris ?

Le brave Kibaru acquiesce, avec un certain enthousiasme même – je sais que c'est un bon type, aussi n'y prêté-je pratiquement pas attention. C'était un fait avéré qu'il allait accepter.

- Encore un Germinal du dimanche pour m'apprendre mon travail ? C'est maintenant. Je l'apprendrai tôt ou tard, mais je n'ai pas de temps à perdre avec vos cétineries. S'il n'y a rien, disposez, mes grands, disposez. Et souvenez-vous : du résultat ! C'est tout ce qu'il faut pour maintenir la barque sur l'eau, du résultat.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Un gros merci à tous les membres!
» Avis à tous les membres du Staff !
» LE SENAT MET SOUS ENQUÊTE POUR CITOYENNETÉ TOUS SES MEMBRES ET LES MINISTRES
» Ma reponse a tous les membres de cette categorie anti-sociale
» Un baptême sous les flocons. |Libre à tous les membres du Clan de l'Ombre |

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Tokyo - Zone RP :: Quartier d'affaires :: Le Cavalier noir-
Sauter vers: