Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Well I'll make you crazy, just like me <3 [PV BBou]

 :: Tokyo - Zone RP :: Quartier d'affaires :: Le Cavalier noir Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Sam 7 Avr - 0:07
Comprendre, toujours comprendre, moi je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille.
Mais ça n'arrivera jamais, évidemment, puisque je suis au-dessus des pauvres mortels. La plus belle, la plus intelligente, l'impératrice de tous les mondes à la beauté éternelle … hi hi hi, vous l'aurez compris, voici Initiale I !
Et Lady Illness n'a jamais à comprendre, puisque c'est elle qui fait tout. Les lois ? Oui, c'est une professionnelle du droit … son droit. La morale ? Elle connaît par cœur sa propre étiquette. Le divin ? Elle en est l'incarnation, voyons ! Comme tout devient facile alors, n'est-ce pas ? Pourquoi tant d'êtres humains se compliquent encore la vie à chercher des réponses ? C'est à n'y rien comprendre.
Eh bien, il semblerait que ma quatrième personnalité se soit chargée de l'explication pour moi ! Parfait, parfait. Ainsi donc, me voilà, dans toute ma luminosité canari, et je dois l'avouer, je jubile. Plus que d'habitude, j'entends – oui, c'est possible ! Je jubile, parce que la première partie de mon plan tentaculaire est un succès flamboyant. Non pas que je ne l'aie pas prévu, mais ça confirme tout de même la légitimité de mon égo (parfois !) sur-dimensionné. Enfin tout de même, il faut que je vous raconte tout depuis le début ! Jugez, c'est brillant, hi hi hi !
J'étais en Tanzanie, à méditer sur ma vengeance … hem, mes retrouvailles bon enfant avec mes anciens camarades de classe. C'est donc après une longue, très longue méditation que je suis parvenue à déduire la présence de la plupart de mes chéris au Japon. Et surtout d'un chéri en particulier, mon préféré – oh, ses ongles ! C'est avant tout pour ses beaux yeux rubis que j'ai traversé les océans et l'ai rejoint. Quelle romantisme, Irma ! Tu es charmante. Merci pour ce compliment, Irma.
Où en étais-je … oui, le Japon ! J'ai traversé les océans, disais-je, et là, je me suis subtilement incrustée parmi les plus hauts rangs d'un petit journal d'insurgés du dimanche. J'ai nommé : le Cavalier Noir. Si ça n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais renommé en Canari Doré, mais malheureusement, la milliardaire à l'origine de cette feuille de chou n'était pas d'accord. Pfft, comme si ça lui aurait coûté de faire plaisir à une si gentille rédactrice en chef. C'est pas comme si je me décarcassais comme une demeurée pour pondre la moitié des imbécilités racontées dans cette gazette. Mais non, mon noble travail n'est jamais reconnu à sa juste valeur. Saleté de hiérarchie civilisée.
Après le Cavalier, hm ? Bien bien, j'ai profité de mon statut de journaliste neutre pour faire des petites recherches, frapper à quelques portes et me faire accorder des entretiens avantageux. Résultat, tenez-vous bien ! Voilà qu'il y a une semaine, je découvre où se situe la prunelle de mes yeux ! Mon précieux, comme je l'appelle, enfermé par ces méchants chiens de Kira ! Quelle n'a pas été ma surprise. C'est qu'ils ne se sont pas contentés de me l'offrir sur un plateau, ils me l'ont gardé bien au chaud en prime ! Naturellement, je saute sur l'occasion. Et sur mon masque à gaz.
Grâce à mes talents innés de diplomate éclairée, j'ai réussi à obtenir une interview du « monstre à la caméra », comme ces rustres se sont mis à l'appeler. Le général des forces armées de Kira, en personne, m'a conduite dans les sous-sols. Là, j'ai enfin pu voir mon bout de chou. Hi hi hi, quelle tête il a tirée quand son magnifique regard a croisé le mien (non moins magnifique) ! Il était si stupéfié par sa propre joie que les yeux lui en sortaient des orbites. J'ai fondu immédiatement, comme il y a des années. Son charme est intemporel … presque égal au mien. Je n'ai donc pas hésité à jeter les grosses perles de mon collier partout sur ma route. Telle une walkyrie saisissant un courageux guerrier pour l'emmener au Walhalla, j'ai pris mon précieux endormi sur mon épaule, et suis sortie rapidement du bâtiment – endormi lui aussi. La voilà, l'utilité des grosses perles et du masque à gaz, les amis !
À l'heure qu'il est, ils doivent à peine ouvrir les yeux, ces gros bébés. Hi hi hi, elle est bien belle, la redoutable police de Kira. Quoique, on ne peut pas leur en vouloir : qui m'a jamais vaincue ? Je suis si diaboliquement futée. Et maintenant, je suis dans les sous-sols du Cavalier, dans mon box personnel, avec tout mon matériel, et plus rien ne pourra m'arrêter … j'ai récupéré mon doudou. Mon jouet favori est entre mes serres. Là, devant moi, allongé sur un matelas amoureusement préparé pour l'occasion, sa respiration faible mais régulière.
Oh, par tous les bulldozers jaunes ! Qu'il est beau, Beyond Birthday ! Ses fines mèches brunes tombant sur ses traits savamment tracés, la courbe discrète mais bien présente de ses muscles, à peine visible sous l'étoffe blanche maculée de sang … vulnérable, déjà diminué …
Je souris. Ce sourire que les gens aiment tant craindre. La lame argentée glisse avec douceur de ma manche. La porte est fermée à clé – c'est l'intense adrénaline d'être dans la cage, seule à seul avec le fauve … et d'être sûre d'avoir le dessus.
Il a de la chance. Depuis la dernière fois, j'en ai appris, des nouvelles pratiques.
- Hi hi hi, n'aie crainte, mon précieux ! Lady Illness va bien s'occuper de toi, comme au bon vieux temps … tu te souviens, mon adoré ? De nos petits jeux, ensemble ?
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Beyond Birthday
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Sam 7 Avr - 2:05

    Beyond Birthday ne ressemble plus qu'à une putain d'épave égarée quelque part sur mer. Ses cheveux sont poisseux de sang, tellement répartis sur son visage qu'ils ne laissent pas voir sa face. Il a les yeux fermés, ce garçon. Il profite des quelques instants de répit que lui a laissé Arashi Darkwood. Ses mains tremblent encore des précédentes tortures – le singulier ici serait fortuit, car le rouquin tient à ce qu'il raconte bel et bien tout ce qu'il sait. B a donc les yeux fermé et rêverait presque d'un monde meilleur, un monde où il serait libre. Haha. C'est drôle, hein ? Là, vous bous êtes mis à imaginer Beyond Birthday avec des petites fleurs dans les cheveux et en train de danser la carioca. Quelle drôle de blague. Arashi Darkwood veut comprendre. Comprendre chaque détail, ses motivations, ce qui l'a poussé à commettre des crimes et être aussi odieux. Il veut tout savoir, même son vrai nom, que Beyond Birthday tient à garder caché. Il ne lui a pas révélé, d'ailleurs

    « Comprendre… Vous n'avez que ce mot-là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute petit[e]. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle et fuyante eau froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. » Oui, ils veulent tout comprendre, comprendre pourquoi la pluie tombe, pourquoi quand le sang sort du corps des êtres humains, il tombe par litres. Les êtres humains sont tous pareils et B n'échappe pas au lot. Il veut comprendre lui-aussi les lois de la nature, toutes plus exigeantes les unes que les autres, comprendre. Toi, tu ne veux pas comprendre, hein ? Tu comprendras quand tu seras vieille, c'est ça ? Alors, qu'est-ce que tu feras, pendant ce temps-là ? Quelle sera ton occupation, tes petits plaisirs ? Si tu ne cherches pas un minimum à comprendre, je te plains, en fait. Pauvre, pauvre petite chose. Tu essaies sans doute de te donner des grands airs pour tenter de faire oublier ton humanité, mais en faisant cela, tu perds d'office.

    Dans le premier Acte, Beyond Birthday était toujours dans un coin, doigts serrés contre son pantalon, yeux fermés, genoux pliés. Il savait qu'il ne sortirait pas d'ici, et que seul un hasard pourrait lui permettre d'en partir vivant. Les personnes ici étaient toutes les unes plus que les autres dégoûtées par son existence « pourquoi il tue ? Pourquoi il fait ça ? », sans chercher à se poser la question « comment ». Pauvres choses qui ne comprenaient rien...Et bien, dans la deuxième scène du deuxième acte, elle arriva. La pire, celle pour qui les trompettes célestes auraient pu sonné. Elle, la Fin du monde incarnée par cette horrible femme. Elle avait dû séduire Arashi Darkwood pour arriver jusqu'ici, ou, du moins, avoir des contacts dans le milieu. Bizarrement, Beyond Birthday ne recula pas. Il ne montra même pas sa peur. Avec des gens comme ça, sans doute ne valait-il mieux ne rien faire. De toute façon, étant donné son apparence plutôt ridicule et ensanglantée, Illness pouvait s'imaginer tous les détails que son futile cerveau se ferait un plaisir d'imaginer.

    Il comprit que c'était pour une interview, mais également que, par la même occasion, si I se trouvait ici, ce n'était pas par hasard. Qu'elle voulait le faire d'ici, et qu'elle y réussirait, peu importait le moyen...et diable, ça le ferait terriblement rire, si seulement elle se faisait choper par ce connard de rouquin dans sa tentative d'éva...des perles qui tombent. Son corps aussi...un doux parfum lui rentre dans les narines et c'est la fin.

    Fin. Fin. Fin...

    Finalement, le monstre se réveille, complètement dans le pâté, quelques heures, minutes, journées (?) plus tard. Il se sent lourd, complètement incapable d'accomplir le moindre mouvement, impuissant jusqu'en-dessous de la ceinture. Il souffle. Inspire, expire. Et puis, il entend ce qu'on lui dit. C'est la folle. Bizarrement, le somnifère est une bonne drogue, puisqu'elle annihile totalement sa peur. Il est comme blasé devant I, et il faut dire que Arashi l'a bien abîmé également, il n'est plus à un ou deux fous près, comme si tout ceci l'avait complètement blasé. Alors, il décide d'entamer la conversation comme s'il s'agissait d'un fait complètement normal.

    « Oui, je me souviens. Irma. Tu avais joué avec mes ongles, à l'époque. Tu devais vouloir comprendre quelque chose, je ne t'en veux plus. C'est marrant, j'ai parlé de toi à quelqu'un, l'autre jour. Il m'a harcelé pour me demander si je t'aimais. Drôle de personne. »

    La tête de Beyond Birthday allait doucement se poser sur le béton. C'était cela...avec I, il ne fallait pas répondre à ses provocations débiles, pour gagner. B était intelligent, il pouvait y arriver. Juste...la prendre au dépourvu.

    « Tu es devenue quoi, toi ? »





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Sam 7 Avr - 16:13
Hum ? ... voilà du nouveau. J'aurais dû m'en douter, remarque : il a toujours su me surprendre. Dites donc, d'où se permet-il ce calme ? Il a presque l'air ... sérieux, brrrr. Je ne supporte pas le sérieux, non non ! Où est passé son rire apocalyptique, qu'il n'a jamais reconnu être proche du mien ? Sa douce folie qui me réchauffait, qui me donnait l'impression de ne pas être seule impératrice sur terre ? Il a changé, mon précieux. Peut-être l'effet du gaz soporifique, ou des tortures de ce méchant rouquin. A moins qu'il ne soit devenu plus mature ? Hi hi, que de questions, que de questions ! Je suis friande de mystères, tant que je les dénoue.
C'est aussi pour ça que je l'adore, Beyond Birthday. Jamais je ne me suis ennuyée avec lui. Les autres m'ont sans cesse déçue de ce côté. Oh bien sûr, à défaut d'avoir un retour, je sais très bien m'amuser seule - Irma est quelqu'un de très débrouillard ! Mais ça reste moins excitant. Alors que les cris, les supplications, les accès de rage désespérée ... mais là, ce n'est ni l'un ni l'autre. Voilà que des années après notre dernière rencontre, je découvre une nouvelle facette de sa fascinante personnalité. Il me fait plaisir ... comme il y a quinze ans. Quelle extase ! Un univers de perspectives !
Et que faire désormais ? Tout d'un coup, les questions, l'incertitude menacent mon cerveau brillant. Bon Dieu ! S'il se jouait de moi ? Essaierait-il de m'avoir, mon précieux ? Oh, le méchant garçon ... deux minutes. M'aurait-il appelée Irma ? Ksshhh, grossière erreur ! Jamais, jamais Irma ! Seules mes jumelles diaboliques peuvent m'appeler ainsi ! Quelle insulte écorche là mes oreilles ... je n'apprécie pas du tout qu'on essaie de retourner la situation.
Mais enfin, c'est mon précieux. Lui qui s'est toujours obstiné à m'appeler par mon vrai prénom, comme tout masochiste que se respecte. Déjà quand nous étions enfants, il me mettait hors de moi avec ses "Irma". Et le fouet ne le faisait taire qu'un certain temps ... hi hi, il avait des omoplates solides ! Est-ce toujours le cas ? J'ai tout le temps de le savoir. Mais pour le moment, j'ai pris ma décision. Je vais lui faire l'immense honneur de jouer son jeu. Oui oui, Lady Illness va rester calme et répondre comme son rang l'exige ! Range cette lame, ma chère. Range. Prends plutôt ce seau d'eau, juste là. Pour une fois, tu ne vas enfoncer aucune tête dedans. Tu vas le renverser. En torrent, sur sa charmante caboche ... voilà, c'est déjà mieux, non ?
Je m'agenouille près de lui, prends une serviette à côté du seau, et commence tranquillement à lui nettoyer le visage. Enfin, je revois ses iris troublantes. La douleur sera pour plus tard - ma foi, le meilleur pour la fin !
- Je suis devenue rédactrice en chef, mon ange. J'ai fait ma petite vie, j'ai retrouvé quelques vieux amis. Te souviens-tu ? Justice, Noodle ... ils étaient si heureux de me voir après tant d'années. C'est à ton tour ! Je vais te nettoyer un peu, mon précieux, tu vas resplendir comme un jouet neuf ... et on s'amusera après, hm ? Nous avons touuut notre temps.
Il croit m'avoir en me parlant d'égal à égal. Il pense que s'il se comporte avec moi comme avec une humaine, je l'épargnerais ... mais je ne suis pas humaine, et il ne me le fera pas oublier. Hi hi hi, c'est tout de même bien tenté ! Je retrouve cette astuce qui le caractérise !
- Tu tentes autre chose, n'est-ce pas ? Tu espères pouvoir t'en sortir ... tu penses que quelques années t'auront donné les armes pour m'affronter ? Tu ne veux plus avoir mal, je le vois, tu es épuisé ... c'est bien, lutte. Gagne des minutes, arrache des secondes avec les dents ... je t'aime tant, quoi que tu fasses !
Je ne peux pas empêcher mes doigts de pincer très légèrement un point particulier sur sa nuque. Comme on le fait aux chats récalcitrants. Mes lèvres chantent à son oreille trempée, mes dents effleurent son lobe.
- Mais tu ne devrais plus m'appeler Irma, mon précieux. Tu comprends, cela m'attriste ... plus d'Irma, d'accord ? Il ne faudrait pas qu'elle vienne te le reprocher, hi hi hi ...
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Beyond Birthday
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Dim 8 Avr - 17:47

    La démone tente de le fourvoyer. Cette saleté. Elle se trouve ici, là, à le narguer, lui révélant ce qu'elle est devenue en tentant de lui faire peur. Beyond Birthday n'a rien à foutre de ce que sont devenus Justice ou même Noodle. Il ne se souvient même plus d'eux, à part quelques détails qui restent parfois en mémoire, certes. Du premier, il y a ces cafards tant aimés, de la deuxième, ces pleurs. Rien d'autres. Ces camarades du passé se sont presque tous éteints, seuls restent les plus importants, ceux qui oeuvrent pour que l'oeuvre du L, le Grand, le gigantesquissime L ne meure jamais dans les esprits. À travers la mention de Justice et de Noodle, B s'étonne tout de même que cette sorcière n'ait pas retrouvé les aimables Mello, Near et Matt. Ils étaient tout de même plus importants que lui, à ce sens que maintenant, ils ne sont pas des putains de criminels prêts à tuer pour tout et n'importe quoi. B secoue doucement la tête, tandis que sa Némésis lui touche et rince le visage à l'eau froide.

    Car il est sale, le Beyond, très sale, même. Ces derniers jours ne l'ont aidé à être aussi propre qu'il l'aurait voulu, et puis Arashi n'avait pas vraiment la prétention de vouloir le faire sortir de ce trou à rats. Quel égoïste. L'eau dégouline sur son visage quelque peu abîmé, tandis qu'il réfléchit, essayant de se calmer intérieurement et ne pas montrer à cette horreur qu'il est en réalité mort de peur. Ne boucle pas des dents, Belzebuth, elle n'en serait que plus contente. B ne veut même pas savoir de quel putain de magazine elle est la directrice en fesses, ni même de quelles immondices elle se fait le plaisir d'inonder ce journal.

    Il a une grimace lorsque I le pince au cou, se disant que malheureusement, sa torture était loin d'être finie. Il en avait marre, c'était tout. Beyond Birthday, comme tout le monde, était un être humain. Comprenez que ne pas dormir pendant deux jours ait pu l'épuiser mentalement ainsi que physiquement. Et le somnifère l'épuise encore plus.

    « Irma, je suis crevé, tu le sais bien. On ne m'a pas laissé dormir, là-bas. Tu ne pourrais pas t'arrêter un peu ? Tu vas me laisser sortir d'ici ? Ou tu me retiens captif... ? J'ai des choses à faire, à l'extérieur, tu sais. Genre retrouver les trois mômes, là. Mello, Matt, et Near. À moins que tu ne saches ce qu'ils sont devenus, bien sûr, ça m'aiderait bien. En fait, on est pareil, hein ? Tu es au moins aussi flippante que moi, puisque tu as avoué avoir fait je ne sais quoi à ce crétin de Justice et à Noodle la cruche. Tu comptes me tuer aussi ? »

    Il rit, son rire se prolongeant comme s'il était pris dans une sorte d'écho, son corps maigre tombant sur Illness et l'enlaçant. Il n'avait plus aucun scrupule à faire cela, maintenant, c'était à cette fille qu'il n'avait jamais comprise de lui montrer ce qu'elle était devenue, comment elle avait évoluée. Beyond Birthday savait que les filles étaient toutes plus compliquées qu'elles ne l'avaient l'air.

    « Tu m'aimes vraiment, Irma ? Tu tortures ceux que tu aimes vraiment ? »

    Il respirait calmement, essayant de calmer le plat paradoxe qui régnait en lui, ses battements de coeur qui s'affolaient par moment, ses poings qui se fermaient. Alors, il la serrait contre lui, sentant sa poitrine contre la sienne. Comme ça, Illness devenait pleinement humaine, une chose qu'il pouvait toucher, maîtriser, peut-être comprendre.

    « Tu as entendu ce que j'ai fait, dernièrement, avec un caméscope ? Tu as aimé ? »





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Dim 8 Avr - 20:12
Oh, le pauvre, il est salement amoché ... et il ne perd pas de vue ses priorités ! C'est bien mon précieux, ça ! Mon sourire s'étire. Qu'il est mignon : il pense pouvoir sortir d'ici. Peut-être, certes, peut-être devrais-je un jour le laisser partir ? Mais je n'y pense pas pour le moment. Un jour, c'est dans longtemps. Quand je me serais lassée de lui ... donc sans doute jamais. Comment pourrais-je me lasser de cet objet de désir permanent, de la source de mes fantasmes les plus détraqués ? Il est l'apologie de mes vices, car il les a pratiquement tous essuyés. Combien de délires, de caprices inhumains, ai-je gravé sur son corps, dans son esprit ? Je ne compte plus ! Il est mon oeuvre majeure. Je le suivrai probablement toute ma vie, et l'emmènerai avec moi bien après.
Que cette petite chose n'espère pas le salut.
- Désolée, mon ange. Je ne sais pas où se trouvent Melli-Mello, ni le Blanc, ni le Chat de Chester qui ne sourit pas ... je t'ai cherché, toi avant tout ! Nous avons trop longtemps été séparés ...mais tu sais ce que chantait la française Piaf ? "Dieu réunit ceux qui s'aiment", hi hi hi ! Maintenant, je ne peux plus te laisser. La plupart des jolis dessins que je t'avais faits ont disparu ... regarde tes poignets, presque vierges de mes bas-reliefs ! Il va vite falloir réparer ça ! Vite vite !
Je le lave toujours, mon petit jouet tant de fois cassé. Avec une douceur exemplaire - le calme avant la délicieuse tempête. Je pourrais faire ça des heures, le frotter comme on nettoie un nouveau-né tout juste sorti du ventre de sa mère. Je lui offrirai une deuxième naissance, oui oui ...
Mais il me surprend, encore. Et cette fois, je n'apprécie pas du tout.
Sa poitrine, son coeur qui bat, contre le mien, trop vite. De son plein gré. Je ne l'y ai pas obligé, il vient de me prendre dans ses bras. Aussitôt, mon propre coeur part au quart de tour, le sang bat à mes tempes ... je me sens revenue au stade animal, un animal pris en cage ... ça ne me fait pas rire.
Parce que je ne sais pas ce qu'il fabrique, en cet instant précis. Je ne sais pas ce que fait ma victime, je ne sais pas ce que fait Beyond Birthday. Je ne comprends pas ...
Bon Dieu, je veux comprendre ! C'est atroce ! Il m'oblige à me poser des questions !
Je crois que ça ne m'était jamais arrivé avant. De ne pas trouver de réponses, de ne pas pouvoir en inventer. Ce n'est pas normal, ce n'est pas moi, ni aucun des autres "moi", et mon cerveau ne veut pas assimiler ça. Je sature !
Insinctivement, un crissement d'enfer s'échappe de ma gorge serrée. Irma l'entend comme s'il ne lui appartenait pas, elle sonne l'alarme. Je repousse le danger avec une violence terrible, j'envoie le pauvre corps valdinguer sur le matelas. Je vois sa tête heurter le mur de béton derrière lui, mais je m'acharne : un coup, deux. Le sang reprend le dessus sur sa chair tendre, tous mes efforts pour le soulager sont ruinés. Mais je m'en moque ! Mon regard est trop assombri pour le prendre en pitié ... quelle pitié ?! Impossible ! Je frappe, je frappe !
- Tais-toi, tais-toi ! Tu me hais, je te hais ! Irma n'aime pas ... pas d'Irma, pas d'Irma !
Je pète les plombs. Ca ne va pas du tout ! Il n'avait pas à faire ça, je ... je ne suis pas quelque chose qu'on serre, qu'on choie ! Il fait une erreur, il s'est trompé, s'est trompé ... Irma n'aime pas, Lady Illness ne sait pas ce que c'est.
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Beyond Birthday
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Dim 8 Avr - 22:07

    Bizarrement, Illness ne semblait pas vouloir l'avoir dans ses bras. Quelque chose se passa quelques secondes après qu'il ait improvisé ce mouvement à proprement dire dément, un truc qui ne plut pas forcément à la démone fanatique du jaune à tous les étages. Respirations. Lentes. Au moins, maintenant, il avait la confirmation que cette fille ne savait pas où se trouvaient Mello, Near et le petit dernier dont tout le monde se foutait. Certaines personnes, d'ailleurs, avaient d'ailleurs accordé un lien familial entre lui et Matt sous prétexte qu'il avait aussi des cheveux couleur diable. Que nenni ! S'ils savaient à quel point il avait envie de briser ce garçon, ce misérable être qui n'employait pas son cerveau à autre chose que « suivre Mello dans ses actions ». Il n'aurait pas été étonné de savoir que ces deux-là étaient en couple...tiens, question à lui poser quand il le verrait, d'ailleurs. Respiration. N'oublions pas que B se trouvait dans les bras de la Démone et que ses réactions pouvaient être aussi soudaines qu'inattendues.

    Et c'est ce qui arriva, vite. Elle l'avait prévenu, il n'aurait pas dû l'appeler par son prénom, ni faire des mouvements qui l'aurait gênée. Voilà. Tout cela arriva si vite qu'il n'aurait pu le prévoir, envisager même qu'Irma disposait d'une force comme celle-ci. Remarquez, face à lui, c'était facile, sachant qu'il était à bout de force et même pas capable de faire une rosette à un lacet. C'est ainsi qu'une certaine Lady Illness fit du lancer de boulet et que la tête de B heurta violemment le mur, provoquant une certaine grimace lorsqu'il remonta, à moitié sonné. Et cela ne s'arrêta pas là, comme si le Malin en avait décidé autrement ! Elle commença à le frapper, et encore à le frapper, si bien que le pauvre B, mal comme tout, ne pouvait faire autre chose que se recroqueviller.

    « Je...Je suis pas bien... »

    C'était vrai. Il avait fait, était dégoûté par Illness et sa peau qu'il s'était forcé à toucher il y avait quelques instants. Il avait juste envie de vomir, une putain d'envie qui le prenait jusque dans les tripes. Ses mains s'accrochèrent désespérément au matelas, comme s'il avait été conseillé de s'y accroché pour pouvoir survivre et il rendit ce qu'il avait encore dans son estomac, un espèce de petit tas bizarroïde de couleur franchement bizarre.

    « L-laisse-moi... »

    B était en vérité à deux poils de s'évanouir. Illness lui foutait la trouille comme rarement, sa manie « je te lave la figure pour mieux t'égorger » de tout à l'heure n'avait pas vraiment arrangé ce qu'il pensait d'elle. Et lui qui pensait qu'elle pourrait ressentir ce que toutes les filles ressentaient lorsqu'on leur montrait un tout petit peu d'attention, c'était raté ! Il s'essaya la bouche avec la main, essayant de relever la tête pour voir où pouvait bien se trouver la porte. Chose purement stratégique, bien sûr, puisqu'en vérité, B savait bien qu'il n'aurait pas la force de courir jusqu'à là-bas avant que I le rapporte, et puis que la porte serait bien entendu fermée. Personne ne pourrait le sauver de cette folle, personne. Et puis ses petits meurtres l'avaient probablement fait chier.

    « Tu...es déçue de moi, c'est ça, tu trouves...ahh...tu trouves que je...je vieillis ? Tu vas faire pareil avec une caméra ? Tu vas me filmer en train...non. Rien. »

    Il ne fallait pas lui donner de mauvaises idées. Si I n'y avait pas déjà pensé, elle pourrait trouver que c'était un truc assurément bon et voudrait expérimenter. Mais même dans cette situation, le criminel ne regrettait pas d'avoir été aussi violent avec ces femmes, au contraire, même. Il en avait profité au maximum et avait expérimenté deux ou trois trucs, concernant le peuple de Kira, soit-disant non violent et contre les criminels. Certains des sms qu'il avait reçus étaient si violents qu'ils indiquaient à quel point certaines personnes, sans pourtant être dans la résistance, n'attendaient qu'un mouvement de sa part pour péter un câble et faire un massacre.

    « Sinon...tu dis que tu es rédac' chef...je peux t'aider dans ton journal, je suis très très bon !!! »




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Dim 8 Avr - 23:10
Tiens, j'ai dû abuser un peu des coups. Voilà que la lumière de mes yeux se vide tripes et boyaux par-dessus le matelas ... j'aurais peut-être mieux fait d'éviter l'abdomen. Bah, tant pis, hi hi hi ! Ca lui apprendra à être violent avec une Lady ... c'est ça, agresser physiquement une jeune femme respectable ! Il faut s'attendre à des représailles, n'est-il pas ? Je ne me laisse pas marcher sur les pieds, surtout pas par une petite chose aussi pathétique. Les chiens ne montent sur les genoux de leurs maîtres que s'ils le veulent bien, après tout !
- Allons, mon âme ! D'où cette souffrance vient-elle ? Raconte-moi, je partagerai ta peine, hi hi ...
Je le relève - en le prenant sommairement par les cheveux. Je grimace d'ailleurs à ce contact : le sang a rendu ses sublimes mèches rougeoyantes toutes poisseuses. Quelle horreur, ce manque d'esthétisme ! J'ai l'impression de tenir par la nuque un lapin de Garenne recroquevillé, à moitié égorgé, attendant qu'on l'achève ! Berk.
- Ksh, kssshhhh.
Quand Irma émet ce son, c'est qu'elle n'est pas d'accord avec Lady Illness. Faisant preuve de ma diplomatie légendaire, j'écoute mon autre personnalité : elle préconise de laisser le jouet se reposer. Je ne suis personnellement pas d'accord, avant tout parce que j'ai tout de même traversé deux continents pour récupérer ma propriété, et que je veux naturellement en profiter tout de suite. Quelle frustration ce serait de se canaliser, maintenant que j'ai commencé !
Souvent, quand Irma émet ce son, c'est aussi qu'au-delà du conflit intérieur engagé, Lady Illness est énervée. Or, une Illness énervée est souvent de meilleur augure qu'une Illnesse joyeuse, parodaxelement. Oui, ma lumineuse personnalité regorge de petites facettes rutilantes et surprenantes ! La raison de cette contradiction est simple : quand je suis énervée, j'en viens à réfléchir. J'étais énervée en apprenant ce qu'ils avaient fait à MON Beyond, résultat, je l'ai sorti de là. J'étais énervée quand Roger m'a lâchement débarquée en pleine savane tanzanienne, résultat, j'y ai amassé un pactole mirobolant. Les situations préoccupantes, j'en fais souvent de l'or !
Je fixe un moment l'objet de ma passion, vidé dans tous les sens du terme. Bien triste spectacle. Je ne vais tout de même pas m'amuser avec ... ça ? Non non, pas une femme de mon rang, voyons !
Voilà que je l'entends babiller sur sa vieillesse, et cela achève de me faire fondre. Oh, mon ange ... si adorable quand il doute !
Je ne l'écoute plus, il m'a convaincue pour l'instant. D'un coup d'un seul, je le lâche et la masse sanguinolente retombe, flasque, sur le matelas jadis propre. Il allait prestement falloir changer les draps, ah là là. J'y penserai, mais pour le moment, je sors du box pour une toute autre raison. Ah, oui, je sors.
Mais pas longtemps, vous vous en serez doutés ! Et évidemment, j'ai fermé la porte derrière moi. Je reviens donc au bout d'un très court laps de temps, constate avec satisfaction que mon chéri n'a pas encore expiré - auquel cas je l'aurais ressuscité, bien entendu, mais mieux vaut prévenir que guérir ... hi hi hi, où en étais-je ? Oui, mon retour triomphal !
Je reviens donc avec mon petit chargement : un pack d'eau minérale, sur lequel sont posées quelques serviettes propres, et sous l'autre bras, des vêtements. Ceux qu'il lui faut, qu'il a l'habitude de porter : des jeans, un t-shirt blanc. Même les sous-vêtements, hi hi hi ... vous vous étonnez encore ? Voyons, j'ai préparé la venue de mon précieux avec un soin de joaillier ! Je me doutais bien qu'il en aurait besoin, simplement, je pensais jouer un peu avant, histoire qu'il les mérite ... je soupire en posant la pile de tissu fraîche devant lui. Le pack et les serviettes suivent.
- Débarbouille-toi, mon ange. Habille-toi comme il faut, fais-toi beau. Je t'aide si tu ne peux pas tout seul ! On s'amusera après, hm. As-tu faim ? Froid ? Veux-tu te reposer un peu ? Je changerai tes draps ! Dis-moi.
Je le regarde dans les yeux, sans sourire. J'en ai diablement envie, mais ça ne rassure pas mon entourage, bizarrement, alors je me retiens. Ma voix s'est faite douce ... surprenant, Irma a momentanément repris la barre ! Il faudrait que je tente de remédier au moins à ma bipolarité.
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Beyond Birthday
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Lun 9 Avr - 2:02

    Oui, BB n'est plus qu'une petite poupée mis entre les mains de cette folle. Il subit ses assauts, ses impulsions. Peut-être vous dites-vous qu'il joue, qu'il va lui sauter dessus au bout d'un moment mais non...B n'a pas dormi convenablement depuis plus d'une seule, la torture de Darkwood a eu raison de lui. Il est exténué, aussi bien physiquement que mentalement. C'est pour cela que lorsque Illness le lâchera, il s'effondrera lamentablement sur le matelas. Douleur. C'est dur. Pour cela qu'il n'a pas aussi peur qu'il pourrait l'être, normalement, quoique...il tente tout de même de les cacher, ces tremblements nerveux qui le prennent par moments. Boum. Il ne se contrôle plus vraiment, et avec cette deuxième chute, il lui semble voir des petits anges en train de le narguer : oui, oui, vraiment ! B ne se rend compte que tardivement que sa tortionnaire vient de quitter la place. Peut-être que c'est fini, qu'elle s'est rendue compte qu'il vaut mieux attendre demain, peut-être, pour lui faire peur convenablement. De toute façon, un Beyond Birthday, même en forme, ne pourrait rien face à une Illness farouchement entraînée qui connaît le terrain. En passant, il aurait d'autres questions à lui poser, combien même elle n'y répond pas...

    Et elle revient, des choses indéterminées dans les bras qu'elle posera près de lui. Il lui semble qu'il s'agit de vêtement, d'eau et de serviettes. B meurt de soif. Il a aussi l'envie de s'allonger et de dormir, même si les draps sont maintenant vraiment sales et qu'il n'est pas vraiment en bon état. Il sait que Illness refuserait sûrement de lui accorder une douche, une misérable douche qui lui ferait pourtant un putain de bien. Que lui reste-t-il, en fait ? Sa folie. La santé mentale est partie depuis longtemps, sa fierté depuis qu'Arashi ou Illness l'ont torturé. Alors, il se jette sur le pack d'eau, prenant une bouteille, la débouchonnant et absorbant tout le liquide façon cul-sec. Il avait soif, et il est encore plus affamé. B serait capable de manger un lion, de même qu'il serait capable de dormir une semaine, si on le laissait faire.

    Alors il choisit de jouer la carte « prudence », surtout parce que sa « geôlière » serait bien capable de l'empêcher de dormir. Ne pas l'appeler Irma...D'ailleurs, il ne fallait pas l'appeler du tout, c'était mieux ! Paraître...faible, et désarmé. Non, paraître lui, tout simplement, lui comme il l'était aujourd'hui. Donc à deux doigts de claquer si on ne le laissait pas se reposer.

    « C'est bon. Je peux me reposer ? Je vais crever si je dors pas. »

    Et puis quelque chose qui n'aurait pas pu se passer se passer. Le regard de Beyond Birthday dévia complètement sur les vêtements que Illness avait emporté et son esprit fatigué se transforma radicalement en un esprit suicidaire, complètement fou à lier. Elle lui avait apporté un haut à manches longues blanches et un pantalon bleu, type jean, comme si ceci était prévu. B savait que Illness n'était pas sans ignorer ses...petits soucis mentaux, et le fait que B détestait avoir été un faire-valoir pour L, un truc créé juste pour le remplacer, n'ayant même pas plus de valeur qu'une montre ou un aspirateur. Et encore, eux étaient utiles. Il fixait donc les habits, Illness, les habits, les fixant du regard chacun pendant dix secondes de ses yeux aux cernes impressionnantes.

    « Connasse...les fringues de L...tu l'as fait exprès, avoue ! J'ai eu tort d'être gentil avec toi, en...en fait... »

    Il n'avait que très peu de forces et était à la limite de s'effondrer sur le sol, directement, c'est pourquoi il choisit de lui sauter dessus, ongles en avant. Après être tombé sur le corps moites et sucré de la demoiselle Irma, B s'endormit. Paf, tout d'un coup.





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Lun 9 Avr - 21:30
Ben voilà ! J'ai eu raison de faire preuve d'esprit pratique ! C'est qu'il boit comme une salade déshydratée, mon chou ! L'eau lui coule sur le menton, sur le t-shirt ... j'observe sa pomme d'Adam qui monte, descend, et monte, et descend, et je suis comme hypnotisée. Que j'ai envie de la croquer, cette pomme ! Lui sauter à la gorge, purement et simplement, hi hi hi ! Illico presto, je jugule le sourire qui remonte à mes lèvres. On ne sourit pas, ma belle, on reste tranquille ! Couchée ! ...
Couchée. Hé, je n'avais pas demandé à ce que lui me couche.
- Gniii ?
Nouvelle onomatopée que vous n'avez sans doute pas encore croisée, les amis. Celle-ci signifie la profonde stupéfaction de l'une ou l'autre de mes jumelles diaboliques - ou de toutes à la fois. Je pencherais pour cette dernière hypothèse, tant l'attaque subite de Beyond Birthday m'a prise au dépourvu. Bon Dieu, j'aurais peut-être dû l'attacher comme je le faisais d'habitude ! Une bonne lanière de cuir, d'une facture toute Illnesque, m'aurait évité ce genre de désagrément. Imaginez que le lapinou que vous désirez préparer en cocotte vous saute dessus pour tenter de vous étrangler ? Eh non, ce n'est jamais agréable !
M'étrangler ? Mais deux minutes ... c'est très sérieux ! C'est gravissime ! Il aurait pu me faire mal, le goujat ! A moi, son amour de toujours ! Ouh là, quelle stupeur ! Cet acte fou me désarçonne tant et si bien que pendant quelques secondes, je reste pétrifiée, comme si mon regard de Gorgone s'était retourné contre moi. Des milliers de pensées tourbillonnent dans mon brillant cortex : m'enfin, je ne voulais pas t'insulter en t'offrant ses vêtements, seulement t'aider ! D'où tenez-vous cette dignité, vous les hommes ! Toujours à vouloir se détacher, se montrer supérieurs, en force, en expérience, en tout ! Qu'est-ce qu'Irma a fait de mal, cette fois-ci ? Sérieusement, on ne m'encourage pas à être serviable !
Et puis petit à petit, tout se calme. Mon cerveau, mon coeur, ses mains. Je sens ses ongles quitter mon cou - sans doute y ont-ils laissé des marques mais je m'en moque assez, ça fait même plutôt joli. Surtout, je me rends compte que durant ses vingt dernières secondes, il aurait parfaitement pu me tordre le cou. Je sais qu'il en est capable, mais mon précieux ne l'a pas fait. Je me doute bien que c'est dû à son épuisement avancé, la preuve en est qu'il s'est tout bonnement endormi sur moi ... mais Irma espère, Irma est persuadée d'autre chose.
Peut-être, peut-être, qu'il aurait pu puiser dans ses dernières forces et m'achever ... beaucoup d'animaux blessés font ça, non ? Mais pas lui. Il n'a même jamais trop serré ses doigts ... et s'il n'avait pas osé ? Pour moi ?
Je suis comme toutes les femmes, vous savez ! Je me fais des films parfois. Je pense qu'un tel geste signifie cela, et souvent j'interprète à ma manière, et je m'assure d'obtenir ce que le geste insinuait. Au fond, peut-être que quelqu'un voudra d'Irma, un jour. Lady Illness, certainement pas : elle est allée trop loin ... mais Irma, Irma elle y pense, parfois. La teigne.
Doucement, le plus doucement possible pour ne pas le réveiller, j'essaie de m'extraire de son étreinte. Douceur légèrement inutile parce que mon ange n'a pas l'air de vouloir se réveiller. Oh, je ne lui en veux pas. Je l'ai dit, nous avous tout notre temps ! Qu'il dorme, après tout. Il n'en sera que plus en forme pour après. Miam, l'après !
Je parviens enfin à me relever, et avec toutes les précautions du monde, le repose sur son matelas. Je le borde comme le ferair une maman poule pour un enfant assassin multi-récidiviste. Ca me turlupine de le coucher dans des draps aussi crasseux. S'il dort encore un moment, je pourrais les changer sans qu'il s'en rende compte. Ah, je suis assez maniaque, quand je veux ! Le territoire d'Illness devrait toujours être aussi propre et lumineux qu'elle ! Ce qui n'est malheureusement plus le cas vu ces saletés de lampes halogènes qui pullulent dans mon bureau. Mais pour le moment, je ne pense pas à les attaquer à la matraque - d'ailleurs je ferais mieux de ne plus y penser, parce que j'ai déjà essayé et ai dû repayer les immondes appareils.
Pour le moment, je pense à cette petite chose fragile sous mes yeux, petite chose dont j'ai revendiqué la garde. Oui oui, l'Initiale I pense à quelqu'un d'autre de temps en temps ! Quand ce quelqu'un est la promesse de pas mal d'avantages ou de choses positives. Trèèès positives.
- Dors, mon précieux. Fais de beaux rêves, mon ange. Lady Ill veille sur toi, hi hi ... Lady Ill veillera toujours sur toi ...
Ma main excellemment manucurée se promène sur son front telle une compresse glacée, écarte quelques mèches à l'occasion. Et maintenant ... le regarder dormir ?
Des heures et des heures ? Oh, j'en serais tout à fait capable.
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Beyond Birthday
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Ven 13 Avr - 21:46
    Et Beyond Birthday tomba comme la belle au bois dormant le fit avant lui. Et dormit un temps indéterminé. Entre deux ou trois jours, en tout cas, ne s'apercevant pas que dehors, la police de Kira et toutes les autorités devaient bien s'activer à le rechercher. Qu'ils essaient toujours : vu qu'il avait été caché, ou plutôt emprisonné dans cet immeuble, ils ne risquaient de le retrouver. Illness ferait peut-être mieux de ne pas sous-estimer Arashi, remarquez, et vérifier que celui-ci n'ait pas implanté d'émetteur dans la peau du jeune homme. Ce serait dommage que le Cavalier noir se fasse avoir de cette manière-là. À ce moment, tous les journaux pro-Kira titrerait un « une presse clandestine et illégale arrêtée, ses activités destructrices réduites à néant ». Finalement, B en serait bien heureux. Il se foutait totalement de ceux qui étaient de la résistance et de ceux qui ne l'étaient pas. Tout ce qui importait, c'était les expériences, ces petites expériences qui le rendait si heureux et lui permettait de toujours comprendre. Comprendre, il n'avait que ce mot à la bouche. Comprendre, comprendre et comprendre. Le reste importait peu, finalement, même le soit-disant amour que I lui accordait – surtout ce truc-là, en fait.

    BB était en ce moment même couché sur le matelas. Il dort depuis des heures. Nous pourrons remarquer que quelqu'un – Illness elle-même ? - a pris le soin de l'habiller et qu'il respire tranquillement, un drap le couvrant. Il n'a pas froid, de cette manière, comme si sa geôlière voulait le préserver des maladies. Le sommeil de B, lui, est vide de tout rêve. Il dort juste comme s'il était tombé dans les vapes, des vapes très profondes, alors. Nul n'aurait pu dire qu'il se trouve ici depuis trois jours, ces mêmes trois jours où la police s'active dans son coin. Illness, en fait, a sans doute repéré le moindre micro et puce avant de l'introduire dans le building, ce ne serait pas tellement étonnant de la jeune femme.

    Finalement, vers 14 heures du troisième jour, Beyond Birthday ouvrit les yeux, son estomac faisant un bruit ignoble. Il avait faim. Il entreprit de se mettre debout, baillant et s'étirant comme s'il venait d'avoir un sommeil tout à fait normal. Il se souvenait brièvement de ce qui lui était arrivé, mais avait l'impression que ce n'était qu'un mauvais cauchemar, en fait. Le criminel se gratte la tête. Alors, I, tout ça, ce ne serait qu'un vulgaire rêve ? Quelques croûtes sur sa peau vont lui attester que non et il cherche encore plus à savoir où il est.

    Bon. Il n'y avait là qu'un matelas, celui où il faisait un remake de la Belle au bois dormant, un peu d'eau – il s'empresse d'ailleurs de prendre une bouteille, mais une envie pressante le prend...Merde...il zyeute un peu partout, ne voit pas quelque chose qui ressemblerait à un cabinet...Mh...d'un pas accéléré, Beyond Birthday se dirigea vers la porte, laquelle...à sa grande surprise, n'était pas fermé. Cela menait sur un espèce de parking souterrain, dans lequel il ne tarda pas à trouver un petit icône destiné aux toilettes, en en faisant rapidement le tour. Ha...et quel soulagement !

    Illness, si elle revenait, pourrait avoir la mauvaise surprise de voir ces draps défaits et la porte ouverte. Mais pour l'instant, qu'elle attende juste que B ait fini de fermer sa braguette !




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Sam 21 Avr - 20:10
Ca fait trois jours qu'il dort. Il devait être bien épuisé. L'a-t-on empêché de dormir, là où il était ? Ca ne serait pas étonnant : méthode de base pour extorquer des informations, pousser le cerveau dans ses retranchements. Le manque de sommeil était un moyen tout aussi sûr que la faim ou la soif. Pauvre chou ! Rien que de penser à tout ce qu'ils ont pu lui faire, ces saligauds, j'en ai les pointes des cheveux qui s'électrifient ! Et une Illness électrique en vaut dix, autant dire que c'est mauvais pour l'environnement et l'espèce humaine.
Bref, pendant ces trois jours, j'ai vaqué à mes occupations habituelles : écrire un article à l'occasion, taxer des fonds supplémentaires à notre pompe à fric fondatrice, arroser les plantes rouges, réapprovisionner le café du local en citrons, et autres choses vitales auxquelles évidemment personne ne pense. Franchement, des fois je me demande comment survivait ce trou à rat avant ma flamboyante arrivée. Ils n'avaient même pas de peinture jaune ! ! Vous vous imaginez vous, vivre sans peinture jaune à vos murs ? Il n'y a plus qu'à sommairement se trancher les veines !
Mais, je dois le dire, ces trois derniers jours, je ne pensais même plus à ce problème existentiel. En fait, mon existence avait trouvé un sens supplémentaire, et ce sens faisait dodo dans ma cave (j'adooore cette phrase). J'ai regardé les informations avec assiduité, mais jamais une quelconque évasion de Beyond Birthday n'a été mentionnée par les médias pro-Kira. Sans doute ont-ils décidé d'étouffer l'affaire pour ne pas favoriser une mise en doute de leur efficacité ; c'est sûr que merdouiller à ce point, ça doit faire une grosse tache sur votre image de justicier omnipotent. Cependant, je n'étais pas dupe : évidemment, ils continuaient les recherches dans l'ombre. Hors de question de laisser filer un si gros gibier. Ils doivent s'en ronger les doigts, de ne toujours rien trouver ! Je ne comprends pas comment on peut traquer ainsi une petite bête si innocente.
Il a l'air tout mignon dans ce box, tout gentil, emmitouflé dans des draps propres, habillé de frais par mes soins. Hi hi, je n'ai songé qu'à sa bouille d'ange. Résultat, j'ai été presque coulante avec mes escla... mes employés. Il va falloir que je rétablisse vite l'ordre des choses en reprenant la barre ! Si ça continue, ces boulets vont demander des stylos qui marchent, et c'est déjà le prémice d'une mutinerie organisée - aussi appelée "syndicat" par les mauvaises langues. Je frémis d'horreur en prenant l'ascenceur pour le sous-sol : oh, tout sauf un syndicat. Ce n'est pas pour rien que les plus grands les interdisent. Regardez une certaine Will Wonka à cheveux roses, par exemple.
Je traverse le parking et m'engage d'un pas dansant dans le couloir aux boxes privés. C'est mon quart d'heure détente quotidien, car regarder mon précieux est une source de plénitude infinie, même si je brûle de le voir enfin ouvrir les yeux ...
Mais là, c'est la porte qui est ouverte.
- Khriiiiii ? émets-je.
Cette onomatopée-là n'a rien de bon.
Le temps que l'image atroce me parvienne au cerveau, et un cri cataclysmique s'échappe de ma gorge. Le son, réduisant les sopranos colorature au rang de basses, perce l'air telle une lame meutrière et fait vibrer les fenêtres des étages au-dessus. Et il dure, il dure ... et même quand il se termine, l'écho du souterrain le fait durer encore, comme pour achever les tympans des alentours encore en vie .
"Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ?
Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ?
Errante, et sans dessein, je cours dans ce palais.
Ah ! ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais ?"
Ces quatre premiers vers, seuls, résument mon état. Me voilà, mes talons hauts claquant avec fureur sur les dalles de béton, telle Hermione au dernier acte d'Andromaque ! Effarée et folle de rage, consumée par les plus affreux des doutes ; le traître ! Quel parjure indigne d'un homme, quelle ingratitude ! Moi, je lui ai tout donné, tout apporté - oh, mais je l'ai vu, ce qu'il a fait avec sa caméra ! Il y avait même des gâteries qui venaient tout droit de mes enseignements ! Je l'ai inspiré dans son art, je l'ai sauvé, sauvé ce qui lui restait de raison, et lui ! Il s'enfuit, tel un sale voleur, profitant de ce que la porte n'était pas ... fermée à clée ... RAAAAH, comment ai-je pu pousser ma confiance jusque là ?! Saloperie ! Comment Irma a-t-elle pu penser ne serait-ce qu'une seconde qu'il resterait assis sur son lit à m'attendre sagement ?!
Dehors, ils le cherchent. Il n'ira pas loin, il est pris au piège comme un insecte. Idiot, où crois-tu donc filer ainsi ? N'étais-tu pas bien, avec moi, la meilleure femme qui soit ? Tu vas regretter, parce que ... parce que tu vas mourir, oh oui.
Mon précieux, je vais t'égorger, hi hi hi, te faire mal, mal, mal ... où es-tu ?
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Beyond Birthday
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Mar 24 Avr - 12:04

    Bref, Beyond Birthday avait bien eu le temps de pisser, lorsqu'il entendit ce cri strident qui ne pouvait sortir que de la bouche de sa plus effroyable rivale. Illness. Rien que pour la faire encore plus chier, B prit bien son temps, se disant que de toute manière, ça ne pourrait être pire s'il arrivait tout de suite alors qu'elle était en pleine crise ou dans deux secondes. Et son cœur ? Celui-ci commençait à partir au quart de tour, un peu flippé, même s'il était de le calmer mentalement et de se dire que ça ne pourrait être pire que tout ce qu'il avait pu vivre. Et diable seul savait tout ce qu'il avait vécu. B s'appuya sur le mur, désirant ne pas se confronter tout de suite à cette furie, reboutonnant tranquillement sa braguette. Certaines choses nécessitaient de la patience, il n'en revenait pas du fait qu'Illness n'ait même pas pensé au fait qu'il devrait forcément devoir aller pisser, surtout après trois jours. Elle était à la Wammy's House, non ? En tout cas, il lui paraissait évident que tout ce mic-mac n'était pas terminé. Dehors, on devait sûrement le chercher avec insistance et à l'intérieur, elle enverrait sûrement des émissaires pour le récupérer. Sans aucun doute. Donc autant prendre son temps maintenant qu'il le pouvait.

    B n'avait pas aussi bien récupéré qu'il pouvait le dire. Son escapade avec Arashi Darkwood l'avait fortement marqué et puis...il avait faim. Réveillez-vous de trois jours de sommeil et vous verrez. L'humeur de B et l'état de son estomac en était tel qu'il menaçait carrément de manger un bœuf en entier. Il y a des choses que l'on ne peut pas éviter. Ses doigts plutôt bien coupés – un peu trop courts – se trimbalaient sur l'espèce de métal blanc du lavabo, récoltant les gouttes de l'évier et les portant à sa langue ensuite. Dans cette situation, il n'aurait pu s'enfuir pour se cacher dans les toilettes, c'était beaucoup trop grossier, surtout anti-lui. Alors B commença à sortir de la pièce tout doucement, s'étirant dans un mouvement qui était entre : « je suis zen ta gueule connasse » et « tu as vu ? Je lève les mains en l'air, je n'ai pas d'armes ! »

    Illness pouvait arrêter de piailler : il était devant elle, là, en personne, étouffant un dernier bâillement à l'aide de sa main gauche.

    « J'étais aux toilettes, Irma...Panique pas comme ça, ça fait mal aux oreilles. »

    La voix qui sortit de sa bouche était plutôt pâteuse et rauque, même s'il aurait voulu la rendre plus assurée comme elle l'était normalement. C'était sûrement parce qu'il s'agissait de la première fois qu'il parlait depuis qu'il s'était levé. S'en suivit une série de toussotements et sa voix redevint normale.

    « Bon. Tu me présentes à tes petits copains ? Mh...soit pas aussi stressée, je t'en prie ! »

    Bien entendu, il était dans l'intérêt du fameux propriétaire des yeux de la mort que de rester calme, appréhender la situation dans la zenitude la plus totale et de ne pas plus sauter dessus pour tenter de lui mordre la gorge façon zombie. Déjà qu'il l'avait précédemment appelée « Irma » par pur réflexe, de cette façon, il n'aurait fait que la chercher de la plus affreuse des manières et se serait forcément récolté des baffes. Physiquement, il savait qu'il devait avoir plus de force physique que cette misérable fille, mais personne, Ô jamais personne ne devait mépriser Illness et ses fameux imprévus. Il ne voulait pas se risquer dans quelque chose qui pourrait entraîner une longue torture, surtout que sa « compagne » venait d'avoir la peur de sa vie en découvrant ce matelas vide.

    « Je sais ! On recommence tout à zéro !? »




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Mar 24 Avr - 18:41
Respire, Irma, respire ! Il est là devant toi. Je me fais violence pour arrêter de crier. Mais impossible de contrôler mon coeur, et ce dernier bat toujours comme une armée de tambours de guerre. D'ailleurs, je sens ma poitrine se soulever anarchiquement, et ce n'est pas qu'à cause de l'essoufflement. Mes problèmes de santé ne sont pas que d'ordre mental, vous savez. A force de respirer n'importe quoi, l'asthme se pointe occasionnellement. Je ne m'en plains pas trop : les crises sont rarissimes. Elles n'arrivent qu'en cas de force majeure. Quand je suis particulièrement énervée - autant dire que ça m'arrive très peu ! - mon organisme se révolte.
C'est ce qui se passe maintenant. Je suis hors de moi. Il m'a eue, le fifrelin ! J'ai cru l'avoir perdu à jamais et il est face à moi, il me nargue ouvertement avec ses bras à mollement levés !
Et en plus, il m'a encore appelée Irma.
Grave erreur, que celle de ne pas avoir respecté l'engagement qu'il a pris il y a trois jours. Irma n'apprécie pas.
- Tu as raison, mon précieux. Je me suis emportée. C'est fini, je me calme. Promis.
Ton paisible, timbre équilibré, parfaite maîtrise de ma réaction. J'empoigne B par les cheveux et lui cogne le crâne contre le mur de béton. Fort, mais pas assez pour l'assommer. Laisser la douleur déferler ... parfaitre maîtrise, vous dis-je. L'effet de surprise est suffisant, il est sonné ; ma main se referme sur son poignet en une clé de bras puissante - je peux avoir une force anormale quand la colère me la donne. Et je murmure, toujours aussi tranquillement, mes lèvres tout près de son oreille.
- Tu me vois ? Je suis calmée. Maintenant, je ferai les choses proprement ... sans me précipiter.
Nouveau coup. J'entends son bras craquer, je m'en moque. Il lui avait bien tordu le bras, à la dernière qu'il avait filmée ... comment s'appelait-elle déjà ? Seni Seiga, un truc comme ça ? Bah, qu'est-ce que j'en ai à fichtrer ? Il s'est intéressé à elle, c'est une rivale. Si je la croise dans la rue, elle meurt, point. Pour le moment, il est à moi, à moi, et il ne repartira qu'à la trinité.
- Tu m'entends ? A la trinité, mon ange.
Je murmure toujours, comme s'il avait pu entendre mes pensées malades, comme s'il pouvait comprendre se qui se tramait dans mon cerveau en feu. Il n'en sait rien ! Il n'a pas cinquante Irma hurlantes dans sa tête, non, parce que s'il les avait, il se serait tué tout seul. Il n'aurait pas attendu qu'une Irma le fasse, une Irma de plus ! J'en ai assez de ces Irma, mais elles sont là et je dois composer avec. Il ne comprend probablement rien, ce pauvre garçon, mais je m'acharne et le cogne encore ; jusqu'à ce qu'il tombe.
- Tu le sens ? Tu sens comme tu m'as fait mal, quand tu es parti ? Ce n'est pas bien, de faire souffrir une femme. Surtout une Lady ... méchant, méchant précieux ...
Les coups pleuvent. Pas assez pour le faire saigner ou lui faire perdre connaissance, là encore. Je veux qu'il reste capable de répliquer. Il est devenu trop calme ! Le temps l'aurait-il ... assagi ? Non, je ne pourrai jamais le concevoir ! J'ai connu un Beyond Birthday violent, pervers et délicieusement sanglant ; un démon rieur comme seuls les mythes en faisaient, une oeuvre d'art en soi, que j'ai en partie forgée ... qu'est-il devenu, le monstre moqueur ? Je veux revoir son masque, ce rictus atroce qu'il aimait tant à porter.
- Alors, qu'est-ce qui t'arrive, mon précieux ? Tu ne ris plus, ai-je fait quelque chose de mal ? Dis-moi, dis ...
Je ne parle pas : je m'entends parler. Quelqu'un d'autre prend cette voix minaudande, gentille, presque une supplique ; et moi, je fais tout le contraire. Irma est folle, et j'ai mal à la tête, tout d'un coup.
Le jeu me lasse vite. J'arrête de frapper, il ne bouge pas encore. Je passe une main dans mes cheveux ébouriffés, je m'éloigne un peu, et rejoinds le sac plastique qui git à quelques mètres. Sac que je lui avais apporté, au cruel. Je voulais prendre soin de lui, jusqu'à son rétablissement ... et voilà que je l'amoche à nouveau. C'est malin, mais il m'a cherchée, aussi.
- Très bien, reprenons "à zéro".
Je prends le contenu du sac, reviens, le pose juste devant son nez. J'ai parcouru toute la ville pour choisir la meilleure - il ne sera pas dit que Lady Illness achète de l'économique. J'ai cherché la robe la plus rouge, la consistance la plus naturelle. La fine fleur. Il parait que quand on n'a pas mangé depuis un certain temps, n'importe quoi nous paraît bon ; d'autant plus si ce n'importe quoi est la crème des crèmes en matière de confiture de fraises.
- Je te laisse cinq minutes. Après, coucouche panier.
Encore quelques pas, comme ça. Je m'assois en tailleur à même le sol - le contact du béton sale me révulse, mais je prends sur moi pour une fois. Je regarde le jouet, à une dizaine de pas ; je le fixe. J'attends. Patience, Irma. Je savais que ce serait difficile ; mais on ne vient pas si facilement à bout d'Illness. Et Illness domine Irma depuis des années.


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Beyond Birthday
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Sam 28 Avr - 3:32

    Mal. Il n'aurait jamais dû sortir de ces putains de toilettes ou seulement avec la plus grande prudence, attendant qu'ils aient tous fini de le chercher. Mais à quoi pensait-il, lorsqu'il s'était avancé vers Illness, pensant probablement qu'elle allait être plus gentille que les autres fois ? Quelles autres fois ? Nada, que nenni ! Beyond Birthday avait visiblement une mémoire courte, ou sans doute était-ce le fait qu'il ait fait la Belle au bois dormant pendant trois jours qui assommait son cerveau de manière irréversible. Se faisant donc projeter contre un mur, il commença à encaisser des coups, tentant de laisser un minima de sons sortir de ses lèvres. Il les gardait closes, étroitement fermées afin de ne pas donner satisfaction à cette femme démone.

    « L-lâche ! »

    Ce son saccadé arrive à sortir malgré tout de sa bouche, entre gémissements et tentatives de ne pas parler, justement. Cette fille est complètement malade, de toute façon. À la trinité...à la trinité comment ça ? Mais elle parle à qui, ils sont combien dans son cerveau de folle malade mentale tout juste bonne à foutre à l'asile ? Si...si elle n'avait pas été là, il y avait aucun doute à cela : B ne serait pas devenu celui qu'il était aujourd'hui. Certains en auraient été déçus mais lui s'en serait sans aucun doute beaucoup mieux porté, même si...il n'aurait supporté L dans tous les cas et aurait vraisemblablement pété un câble même si Illness avait été absente.

    Elle voulait quoi, en fait, cette nana ? Qu'il rit ? Qu'il fasse le numéro du singe savant qui se gratte pour la supplier de ne plus jamais le faire chier ? Si seulement tout pouvait être plus simple et lui ne plus jamais ressentir les coups de cette folle partout sur son corps ainsi que sa voix doucereuse. B ne parle pas, non, il la suit du regard. Il observe la bête, les moindres de ses actions, ce qu'elle a l'intention de faire. Il a l'intention d'anticiper et d'ailleurs, en la voyant prendre le sac plastique dans lequel il y avait cette nourriture céleste, B a une idée des plus divines....qu'il mettrait sans doute à exécution une fois qu'il aurait fini de goûter cette fraise ; non, pas Illness, le fruit, car pour elle, il se fout complètement de la couleur de sa robe. Ce n'est pas demain la veille qu'il éprouvera du désir pour une fille qui se prétend supérieur à lui. Une femme, vous comprenez ! Une femme qui a le culot de penser ça !!!

    Dans toute sa misogynie, l'animal sauvage Beyond Birthday prend le pot de confiture, l'ouvre d'un petit coup sec, comme ceux que l'on fout à un petit garçon dans le but de lui péter le cou, et commence à le dévorer à une vitesse affolante. Tout à l'heure, il avait envie de pisser : il y est allé ; il avait soif : il a bu, maintenant, il a faim. Et le sucre contenu dans cette confiture des plus excellentes, d'ailleurs, contribue à le remettre d'aplomb. Il ne met même pas cinq minutes à finir le pot et le repose, la bouche et les mains barbouillées de rouge. Il se lèche d'abord les lèvres, puis les doigts, un par un. Qui pourrait dire que ce type est un criminel éminemment recherché ?

    « Je n'étais pas parti, j'étais aux toilettes... », grogna-t-il à son intention.

    Et puis tout se déroula dans un laps de temps très court. B frotta ses mains à ses vêtements dans le but de les rendre un peu moins poisseuses, collants ; il s'empara du sac plastique et sauta sur Illness. Enfin, en parfait serial killer, il abattit la matière plastique sur la tête de sa victime et commença à serrer, de toute l'énergie qu'il avait pu gagner grâce à la confiture.

    Pauvre conne...

    « Je te hais ! Meurs !!!»




    Red...like strawberry jam

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Sam 28 Avr - 12:07
Il commence à manger. Je le fixe encore et toujours, fascinée. Le pot se vide à grande vitesse sous ses mains virtuoses ; et l'exquise substance rouge disparait dans sa bouche superbe, il en reste un peu sur ses lèvres fines. Ses doigts deviennent bientôt tout sales, comme ensanglantés - oh, je les aurais léchés moi-même avec joie, sang ou confiture ! Même si un jour il s'en va, je le suivrai. Hi hi hi, je l'accompagnerai dans son épopée effroyable, si excitante ... plus je le regarde, et plus cette certitude me gonfle le coeur : je l'aiderai. Evidemment, il me devra beaucoup, mais rien n'est fait gratuitement, hm ? Nous partirons aux Etats-Unis. Ou en Angleterre ... où sais-je, à Sydney, en Tanzanie ! Pourvu qu'il reste toujours avec moi !
Toute à ma rêverie, je ne le vois pas terminer sa collation. Je lève les yeux quand il se précipite vers moi, mais la encore, aucune réaction : il me semble parfaitement impossible qu'il s'en prenne à moi. Je suis intouchable, invincible, et ce depuis ma plus tendre enfance. Jamais on ne m'a agressée physiquement - ou alors je l'avais vonlontairement provoqué. Aussi, quand la surface blanche et diaboliquement lisse se plaque sur mon nez, ma première réaction est la plus pure surprise.
- Que ... quoi ?!
Qu'est-ce qu'il fabrique ? Ce n'était pas prévu au programme. Enfin si, le sac plastique était bien prévu, mais pas sur ma tête à moi !
Je sens son corps contre le mien, échauffé par une fureur noire. Involontairement, la chair de poule me saisit, un tremblement me parcourt ; mon Dieu ... ne puis-je le voir avant de perdre conscience ? Tout est blanc, blanc ! L'air manque vite, et l'instinct stupide réclame plus de ventilation : ma cage thoracique s'affole en soubresauts inutiles. Plus j'inspire, plus je suffoque. Lady Illness hurle comme une enragée, les vibrations de sa propre voix se répercutent sur la paroi de plastique et lui vrillent les tympans. Irma panique comme le ferait toute personne normale, ses mains battent inutilement le béton dans un claquement sourd.
Mais les deux veulent vivre.
On a trouvé des choses proches du surhumain sur les scènes de crime du monde entier. Dans une forêt d'Australie où une femme avait été violée puis tuée, les arbres séculaires portaient des entailles de six centimètres de profondeur : les traces de ses ongles. Dans un cimetière de l'Illinois, aux Etats-Unis, un jeune mafieux avait été enterré vif ; comment l'a-t-on su ? On a entendu ses cris, puis on a creusé : le malheureux avait littéralement éclaté le couvercle de son cercueil et la terre lui était tombée dessus pour l'achever. Les exemples de ce genre sont innombrables.
Il semble que je sois sur le point de rejoindre ce registre, celui des "Faits divers glauques". Pitié, pas ça ! Je ne suis pas photogénique du tout, je n'ai aucune envie de me retrouver en première page des magazines à curiosités morbides, je n'ai pas fait de testament, Irma n'a pas encore réussi sa vie, Illness a encore des centaines d'échelons à gravir, les mains de Beyond me font mal !
Et le moment arrive : celui où un autre instinct, bien moins stupide celui-là, intervient. La soif de vie submerge mon cerveau, balayant au passage toutes les Irma superflues et le stock de connaissances obscures accumulées au cours de ma courte existence. Plus qu'une pensée, un besoin impérieux. Tous mes membres réagissent ; d'un coup d'un seul, Lady Illness se redresse et, à l'aveuglette, agrippe la gorge de l'agresseur. Tout ce qui me reste va dans mes mains, j'y mets une puissance qui ne peut venir que de l'enfer où l'on veut m'envoyer.
Avec le manque d'oxygène, mon cerveau est plongé dans une euphorie étrange ; le masque mortuaire blanc se tord d'un rictus atroce alors que je lance ce que je pense être mon dernier rire. Le blanc devient peu à peu noir autour de moi. Mais je ne lâche pas, bien au contraire, mes muscles me font mal tant ils travaillent. Hors de question que je ne lui laisse aucun souvenir.
Il n'y a pas moyen. Tu partiras avec moi, mon précieux.
Serre, Ill, serre, hi hi ...


Spoiler:
 
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Beyond Birthday
Mort et enterré
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Messages : 338
Age : 26
Localisation : Somewhere over the rainbows!
Ven 4 Mai - 1:42
    Serrer, serrer le paquet tandis qu'elle serrait, serrait ses petits doigts bien manucurés autour de son cou. B ne sentait plus une seule goutte d'air réussir à pénétrer dans ses poumons. C'était juste trop tard, il ne pouvait plus respirer même si sa tête faisait quelques mouvements pour chercher l'air...foutu. Il n'arrivait même plus à visionner Illness qui semblait être décidée à le perdre. La tuer, il était tellement obsédée par le désir vengeur de la tuer qu'il en avait vu rouge. Il s'était précipité sur elle comme un animal furieux et refusait de soulever le sac plastique qu'il lui maintenait sur la tête. Quelque part, si nos protagonistes furieux avaient voulu mourir, l'action se serrait sans aucun doute terminée ici : Beyond Birthday n'aurait pas lâché Illness, elle ne l'aurait pas lâché non plus et point final à la ligne. Ils seraient tous les deux morts et un des employés de la démone les auraient probablement retrouvé quelques heures plus tard, sur ce parking, la peau toute bleue et de la bave sortant de la bouche.

    « Hruuurrrghhhh ! »

    Il la lâcha soudainement, tomba sur elle sur le coup. N'oublions point que cette chute fortuite entraînée par le mouvement des forces fit en force que Illness lui lâcha le coup, et le criminel put respirer le plus normalement possible. Enfin. Se décalant sur le côté pour reprendre sa respiration, il lança un regard au sac qui camoufla le visage sans doute furibard de la patron du Cavalier noir. Elle devait être furieuse, au mieux, réellement effrayé. Ce n'était pas elle qui voulait qu'il redevienne le Beyond Birthday qu'elle avait forgé et qui riait, riait tout le temps, riait comme un fou et comme une star de cinéma ? Trop tard. Le processus était en route et n'était pas près de s'arrêter. Illness lui avait permis de dormir, de s'alimenter, de pisser et de boire. C'était plus qu'il n'en fallait pour un homme de sa stature. Il restait juste ce petit duel dont il avait nécessairement besoin de récupérer : ce diablesse avait serré de toute son énergie et là, il était encore incapable de se relever pour aller lui foutre le coup de pied qui lui romprait les cervicales.

    « Pouce ? Je dirai même plus...stop. Ah...Ha...Hahahahahahahaha !!!  »

    Elle désirait l'entendre, ce rire déviant ? Et bien elle l'aurait ! Il éclaterait dans ses oreilles comme s'il avait fait sonner une cloche jusqu'à côté de sa tête, comme s'il lui avait mitraillé les tympans ! Saloperie. Incapable de se repositionner sur ses deux jambes de nouveau, sa main gauche se plaqua sur son front tandis qu'il continuait à rire. Le meurtrier aux confitures de fraises était complètement dépité : lui, battu par cette stupide femelle à nouveau ? Ou pouvait-on considéré ça comme un égalité, étant donné que personne n'avait vraiment gagné et que la situation n'avait pas changé, ici ? Le bruit affreux de son rire continuait à résonner dans les couleurs comme un écho du passé. Il s'en roulait à présent par terre et si elle n'était évanouie, Illness devait probablement se réjouir de revoir son petit B chéri. Celui qui prônait la violence et qui avait ce rire si démoniaque. Et puis le silence vint.

    B se tut complètement, lui faisant prendre conscience que le rire n'était assurément pas volontaire. Il avait fait exprès pour lui rappeler qu'il était encore capable de faire quelque chose et que, finalement, il n'avait pas tellement changé. Venons-en à la négociation, maintenant...il n'allait pas passer toute sa vie enfermé dans le sous-sol, non ? Il fallait qu'il trouve un truc pour sortir de cette minable pièce et pour égorge deux ou trois personnes, avec ou sans le consentement de Mademoiselle Irma.

    « Alors, vous m'embauchez au Cavalier Noir ? J'écris bien et j'ai des infos du milieu, Lady. »




    Red...like strawberry jam

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