Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Heyden emme.. les titres trop courts :)

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Ven 14 Oct - 22:41
    I D E N T I T Y ▪ C A R D


      :: V o t r e ▪ P e r s o n n a g e ::


    V r a i . N o m ::
    Black
    V r a i . P r é n o m ::
    Éléanor

    N o m :: ( Faux . Facultatif )
    Moonshadow / Ravenclaw / Makenzie...
    P r é n o m :: ( Faux . Facultatif )
    Aileen & Samantha
    S u r n o m :: ( OPTIONNEL )
    Heyden ou Le Caméléon.
    Â g e ::
    28 ans
    R a n g :: ( Dieu de la Mort, Enquêteur, Possesseur de Death Note, Autorités, Civil, SPK, ETC. )
    Civile avec de sérieux penchants pour le crime //SBARF//. Hors-la-loi.
    R ô l e :: ( OPTIONNEL . Décrivez quels pourraient être ses ambitions dans le RP, etc. )
    Tuer, massacrer, torturer, égorger Kira, ce Dieu factice & insupportable. En solitaire ou en groupe, en fonction de ce que le destin réserve.

      :: D e s c r i p t i o n s ::


    P h y s i q u e :: ( 7 lignes minimum . )

    A l'origine, sans les colorations, lentilles et autres artefacts, je suis une jeune fille de taille moyenne - penchant vaguement vers le "petite" -, à la chevelure brune et légèrement ondulée, au regard verron. Oui, oui, j'ai des yeux verrons ! Ma grande fierté ! Mon oeil droit est bleu alors que le gauche est brun. J'aime mes yeux, je les idolâtre et il m'est toujours pénible de masquer leur couleur lorsque je m'invente une identité.
    J'ai la peau assez pâle, des lèvres normales, ni trop fines ni trop épaisses. Des sourcils bien courbés, bien dessinés, que je n'ai pas besoin d'épiler. Un corps fin, svelte, mais des rondeurs que je considère comme "belles". Une poitrine moyenne, des hanches moyennes... Physiquement, je suis "moyenne" en presque tout. Pas moche, mais pas "extrêmement belle et sexy" non plus. Juste... moyenne.

    Cependant, pour garder mon anonymat et aussi parce que j'aime le changement, j'ai l'habitude de faire passer mes cheveux au bleu, rouge, gris, noir, blond, orange/roux, rose, brun... Mes yeux, à l'aide de cette magnifique invention que sont les lentilles, changent de couleur régulièrement. Bien que je préfère ma couleur naturelle, il me faut parfois en changer pour être inaperçue. Ainsi, ils sont parfois bleu, bruns, verts ou gris. En fonction de mon humeur.

    J'ai aussi par habitude de porter des bijoux. Mais eux aussi changent souvent. Parfois un piercing à la lèvre, parfois au nez, parfois des bagues, pendentifs, bracelets... Mais rien qui ne reste longtemps.

    Mon style vestimentaire est le plus souvent "grunge". Pantalon large ou jeans troué, T-shirt avec une chemise par dessus, baskets.. Mais parfois plus classique, avec des pantalons noirs et chemise blanche. Une fois encore, en fonction de mon identité du moment.

    C a r a c t è r e :: ( 7 lignes minimum . )

    Dites de moi que je suis un monstre, vous n'aurez pas tord. Un monstre insensible, inexistant, factice. Une âme errante, seule et perdue, qui ne reste sur terre que pour détruire ses ennemis.

    J'ai beau changer de nom et de physique, il est plus difficile de changer de caractère. Bien souvent, je me montre comme une personne ironique, sarcastique. J'aime rire des autres, leur faire remarquer leurs erreurs, les rabaisser bien souvent. J'aime faire des jeux de mots, parler avec éloquence, rhétorique parfois, pour qu'ils se perdent dans mes mots, qu'ils s'imaginent des choses et que je puisse les écraser bien facilement.
    J'aime avoir le pouvoir sur autrui, sentir ma suprématie. J'aime connaître les détails d'une situation, pour pouvoir tirer les ficelles sans me faire prendre. J'aime me servir de mon intelligence pour être l'ennemi public numéro un, dans l'ombre.

    J'aime me faire passer pour quelqu'un d'hautain. J'aime que tous pensent de moi que je suis égoïste. C'est peut-être vrai, d'une certaine façon. Je sais ce que je vaux, j'en joue, je cherche aussi le pouvoir pour accomplir mon but, mais être Reine du Monde, faire naître l'adoration dans les yeux d'autrui ne m'a jamais intéressé. J'aime qu'on pense de moi que je suis une starlette, simplement car la popularité dans les universités est une arme redoutable, qu'il est bon d'avoir.

    J'aime que les gens que je ne porte pas dans mon coeur souffrent par ma faute. J'aime leur dire leurs vérités en face, les voir au bord du gouffre, les yeux emplis de larmes. J'aime être le démon ayant détruit leur vie, celle qui les a anéantis. J'aime être sadique, être cruelle, envers ces personnes que je considère comme inutile sur terre, ne valant rien, ne méritant que la douleur.

    Par contre, je ne supporte pas que les enfants, les personnes que je considère comme pure à leur façon, que les innocents souffrent. Je déteste qu'une pauvre jeune fille soit agressée, je déteste qu'un enfant soit maltraité, qu'une grand-mère soit abusée. Justicière au fond du coeur ? Je n'en sais rien, rien du tout. Mais le besoin d'aider ces personnes qui n'ont rien demandé, qui ne méritent pas leurs malheurs est plus fort que tout. Je me suis déjà trahie pour aider quelqu'un. Je ne l'ai jamais regretté.

    Quand j'aime, j'aime de tout mon être, de toute mon âme. Je suis prête à tout pour ceux qui arrivent à franchir mes barrières, à voir au delà des sourires factices, des cruautés censées me protéger. Ces êtres rares, qui font battre mon coeur d'une quelconque façon, ceux que j'admire, que je considère comme mes amis, ceux que j'aime plus que tout, pour eux, je suis prête à tout. Prête à me trahir, à souffrir d'avantages, à mourir. Prête à dévoiler ma véritable identité et à botter les fesses de tous les Kira en même temps. Car quand j'aime, c'est comme quand je déteste : entièrement, d'une façon illimitée et, pour une fois, vraie. Le véritable amour est comme la véritable haine : il est impossible de la simuler.
    Oh, certes, je fais parfois comme si j'aimais des gens, comme si j'avais des amis. Mais c'est faux, tout est faux, tout en moi l'est. Quand c'est vrai... Vous voyez la différence, vous la sentez et vous êtes alors protégés malgré vous.

    Après, que dire... Je suis têtue, persévérante, susceptible, colérique... Mais en même temps, passiente, attentive, douce avec certains... Je suis une opposition de qualités et de défauts, je suis un être lunatique impossible à cerner. Je suis étrange, je manipule mes émotions, je les masque, je les falsifie. Car à force de me faire passer pour d'autres, je me perds et j'en finis à oublier qui je suis vraiment.

    Et au final, vous pouvez dire de moi que je suis juste une pauvre conne complètement perdue et irrémédiablement seule; c'est là, je pense, un bon résumé de ce que je suis.

    P a r t i c u l a r i t é ( s ) :: ( Physique ? Piercings, tatoo, ... Caractère ? Très grande mémoire, amnésique, psychopathe, masochiste, etc. )

    Cette façon de changer régulièrement son physique, son nom. Son art pour la falsification de documents. Son addiction à certaines drogues (cigarette, beuh et whisky).

      :: H i s t o i r e ::

    ( Le temps de votre histoire importe peu. Ce qui importe, c'est que vous respectiez les règles du français, n'alliez pas du présent à l'imparfait et vice-versa... 15 lignes minimum, mais plus serait grandement apprécié. )

    Je n'ai pas la prétention de dire que mon passé est le plus affreux, le plus sombre, le plus tragique de tous. Comme je n'ai pas la prétention de dire de moi que je suis un martyr, une pauvre enfant brisée par des heures sombres. Car tout cela est faux, complètement faux. Comme toute ma vie, à vrai dire... Mon existence entière est basée sur des mensonges, des faux-semblants. Mais laissez moi vous expliquer.

    Citation :
    Je suis née il y a 22 longues années, dans un petit patelin du nord de l'écosse. Sur mes premières années de vie, je n'ai rien à vous dire. Enfant unique, parents aimants et amoureux, petite fille en pleine santé et parfois turbulente, mais sans plus. Rien de bien passionnant, rien de bien extraordinaire. La simple vie de famille, le rêve américain en quelques sortes. Ce jusque mes 6 ans.

    Car, bien sûr, pour que l'histoire intéresse, il faut un drame. A moins qu'il s'agisse simplement des aléas de la vie, d'une sorte de destin privant les familles heureuses de leur bonheur pour qu'elles égalisent avec les défavorisés. Honnêtement, je ne sais pas laquelle de ces deux idées est la plus idiote. Je n'ai même pas envie de le savoir. Ce serait perdre du temps à réfléchir à une idiotie qui, de toute façon, ne changera pas mon présent.

    Le drame dont je désire vous parler est la mort de mes parents. Oh non, n'imaginez pas un cambrioleur, un meurtrier, rien de ce genre ! Même dans la mort, l'existence de mes parents était morne. Ils perdirent la vie dans un accident de voiture, tout ce qu'il y a de plus banal. Un peu de verglas, un coup de volant trop fort et, comme par hasard, tout cela alors que nous étions sur un pont.
    Oui, nous. J'étais dans la voiture. J'ai subis le choc, les tonneaux, la longue chute durant laquelle la voiture rebondissait sur la roche, avant de chuter lourdement dans un petit cours d'eau. Un accident impressionnant, qui sembla durer un long moment alors que tout se passa en quelques secondes à peine. J'étais secouée; mais je suppose que vous vous en doutiez. J'avais plusieurs coupures sur le corps, les vitres ayant éclatés. J'avais reçu des coups durant la chute, j'étais un peu vaseuse. J'avais mal, mais je peinais à garder les yeux ouverts. Je n'entendais rien, ne voyais rien.

    Ce sont là mes seuls souvenirs de l'accident en lui-même.

    Je me suis réveillée deux jours plus tard, dans le lit froid de l'hôpital. Mon oncle était à mes côtés, m'observant les yeux rougis. Lorsqu'il remarqua mes yeux ouverts, des larmes se mirent à couler le long de ses joues masquées par une barbe brune. Il s'est approché de moi, m'a prit dans ses bras et à pleurer en me berçant, alors que je ne comprenais rien. Je n'avais pas encore toute ma tête, à ce réveil. Les derniers évènements s'étaient calés dans un recoin de mon cerveau, lattant. Ils ne me revinrent que lorsque mon oncle m'expliqua, une fois son calme reprit, le décès de mes deux parents. Le fait que j'étais orpheline.

    Par la suite, j'aurai pu récupérer une vie normale. Aller vivre chez mon oncle, aller à l'école, reprendre pied malgré le deuil, lourd, pénible. Mais ç'aurait été trop facile, trop simple. Mon oncle était militaire de carrière; il lui était impossible de m'adopter, son travail l'envoyant parfois plusieurs mois dans d'autres pays. Or, il était ma seule famille. C'est ainsi que je me retrouvais dans un foyer pour orphelins.

    Autant dire que cette période est la plus sombre de ma vie. Un orphelinat, lorsque vous venez de perdre vos parents, est encore plus sombre qu'en temps normal. Vous peinez à vous faire des amis, vous vous renfermez, vous ne pensez qu'à la disparition des êtres aimés. Les psychologues, les éducateurs ne font qu'empirer les choses en vous forçant à vous souvenir, à parler. Ils ne comprennent pas votre besoin de solitude, votre besoin de repères. Ils n'admettent pas que vous n'appréciez pas vos condisciples. Pour eux, vous devez être un mouton souriant qui aime tout le monde.

    Durant trois ans, je dus subir des séances chez le psychologue de l'établissement. Des séances qui eurent tôt fait de me fatiguer, de me lasser. C'est à ce moment là que ma vie à commencer à devenir mensonge. Pour enfin être en paix, j'ai joué le jeu. J'ai fait ce qu'il attendait de moi. Tout doucement, j'ai commencé à sourire, à parler. A faire semblant de m'intéresser aux autres. Parfois, je jouais même avec les plus jeunes, m'occupais d'eux. Cette comédie fut suffisante pour qu'enfin, on me fiche la paix. Qu'il est facile de manipuler les gens.

    Je restais à l'orphelinat jusque mes seize ans. Non pas que quelqu'un ait enfin eu l'envie de m'adopter; je n'ai pas eu cette chance. Mais je me suis enfuie. J'en avais marre de jouer les enfants modèles, d'être prise en exemple pour mes grimaces. J'en avais marre de devoir faire semblant de travailler à l'école, de ramener de beaux points. Tous ces mensonges m'énervaient et j'avais envie que tout cesse. Envie d'une nouvelle vie, de pouvoir enfin être moi-même.

    La police, bien sûr, se mit à ma recherche. Mais pour éviter d'être reconnue, je volais de l'argent - quoi, ne vous ais-je pas encore dit que j'excellais dans l'art du vol ? Non ? Ah, bon, ben maintenant, vous le savez - et changeai de coiffure. Mes longs cheveux bruns devinrent courts et bleus. A l'aide de lentilles, mon oeil brun devint bleu, me faisant ainsi un regard normal. Deux yeux bleus, identiques. Les yeux verrons, c'est pas très discret quand on cherche à ne pas être reconnu...

    Pendant quelques semaines, je fus seule, volant ce qu'il me fallait, dormant dans la rue - j'avais eu l'intelligence d'attendre les beaux jours pour fuir. Chaque jour, je me mettais en route, m'éloignant le plus possible de ce patelin de malheur qui m'avait vu naître et grandir. Je n'avais aucune idée de l'endroit où je pourrais me rendre, mais j'espérais quitter le pays. Après tout, j'étais intelligente et je maîtrisais trois langues. Avec l'anglais, le français et le japonais (enfin, vaguement, le japonais. Après tout, c'était ma mère qui me parlait dans cette langue, et je n'avais plus pratiquer depuis sa mort), j'étais capable d'aller où je voulais.

    Mais un jour, un homme me tomba dessus. Au sens propre du terme, j'entends. Le gars avait été poussé par une bande de jeunes qui n'avaient pas l'air très amicaux. Sur le coup, j'ai eu peur. Très peur. J'ai voulu fuir, espérant qu'ils continueraient à s'acharner sur l'homme qu'ils avaient poussé. Mais manque de chance pour moi, j'étais une fille. Et une fille, c'est toujours intéressant aux yeux des mecs. Surtout quand ils sont dénués de toute morale.

    Quand on me tira en arrière, j'ai tout de suite penser que j'allais être violée puis tuée. Mais je crois que ma réaction me sauva. Malgré la peur, je ne pleurais pas et je n'ai pas supplier. Je me suis contentée de me retourner pour faire face à mon agresseur et je lui ai cracher à la figure. Ses amis ont rigolé de mon audace alors que lui levait le poing pour me frapper. J'ai reçu le coup avec bravoure, tentant de rester sur mes jambes. Une fois le choc passer, je me suis redressée et je l'ai regardé droit dans les yeux, fière. J'avais peur, terriblement peur. Mais je leur faisais croire que non, que pour moi, ils n'étaient que des moucherons. Que ce qu'ils pourraient me faire n'était que du vent. Encore des mensonges.

    L'un d'eux, le plus vieux, à aimer mon attitude. Il m'a sauvé en m'attrapant par l'épaule, riant, déclamant que j'étais une tigresse, une fille à part qui pouvait leur être utile. Je l'ai repoussé et il m'a lancé un regard intrigué.

    « Quoi, t'as pas envie d'te joindre aux Salem's Slot ? »
    « Joindre un gang qui a un nom aussi pourri n'a jamais été dans mes intentions. »

    Vlan, dans les dents. Ma répartie le fit rire. J'avais l'impression d'être un clown, face à lui. Toujours occupé à rire de mes gestes et mots, ce gars.

    « T'a pas froid aux yeux et t'a d'la répartie ! J'taime bien la fille ! »
    «...»

    Quoi, que vouliez-vous qu'je dise ? "Bah moi, je t'aime pas" ? Ouais, je faisais la fière, la forte, mais je vous rappelle qu'en vrai, j'étais morte de trouille. Ce qui signifie que, mine de rien, j'étais pas capable de faire n'importe quoi, que j'avais des limites. En plus, je trouve ça débile, comme réplique.

    « C'est quoi ton nom, fifille ? »

    Ah, non, pas cool. J'allais pas lui donner mon nom, c'était hors de question ! J'avais changé ma couleur de cheveux, mes yeux, pour ne pas être reconnue. Il était donc impensable que je décline ma véritable identité. Alors, j'ai donné le premier nom qui m'est passé par la tête. Celui de mon chien, qui me manquait terriblement.

    « Heyden. »

    Oui, riez ! Un nom de chien, c'est risible. Mais alors ? Heyden, c'est beau. Ca sonne bien et l'écriture est originale. Un soupçon de paradis dans ce nom (oh, j'avoue, ce jeu de mot est complètement pourri).

    « Et bien, petite Heyden, à moins que tu n'aies mieux à faire, ce dont je doute vu ton état, je te propose de nous suivre ! »

    Ce gars était décidément et définitivement insupportable. Je lui devais, d'une certaine façon, la vie ou au moins mon intégrité. Mais je n'aimais pas sa façon de rire d'un rien, sa bonne humeur étouffante, ses phrases si douces et gentiment moqueuses. Ni les mots affectueux qu'il me semblait percevoir lorsqu'il parlait de moi, alors qu'il ne me connaissait pas.
    Mais je n'ai rien dit, je n'ai rien nié et j'ai suivis la petite bande. Qu'avais-je de mieux à faire, toute façon ? Continuer mon errance solitaire éternellement ? Ce n'était pas la solution. D'autant plus que, même si je refusais de l'avouer, la solitude commençait à me peser. J'avais besoin d'une compagnie, même silencieuse. J'avais besoin de pouvoir parler à quelqu'un, observer un visage, sentir une odeur, écouter des mots agaçants. L'être humain n'est pas fait pour vivre seul, malgré ce qu'il croit. J'en ai fais l'expérience.

    **-_-**-_-**-_-**-_-**-_-**-_-**

    Je ne vais pas vous parler de la façon dont je me suis, peu à peu, incrustée dans le gang. Encore moins de l'attachement qui, au fil des jours, naquit entre eux et moi. Je ne vois pas l'intérêt de vous conter ces choses, si personnelles. Car, durant cette période, bien que je fus entrainée dans leurs magouilles, que mes talents linguistiques furent utiles, que j'appris à falsifier des documents, à narguer les forces de l'ordre et bien d'autres choses peu légales, ce fut surtout du point de vue sentimentale que je grandis. Je fis quelques expériences avec certains garçons, flirtais. Jusqu'à ce que je m'avoue que ce garçon qui dès les premiers mots m'avait agacée, m'intéressait plus que les autres. Ce n'était pas tant son physique avantageux, que son air toujours heureux ou son intelligence qui m'attirait. C'était un tout. Ce garçon fut le premier à faire battre mon coeur. Il fut le premier pour bien des choses; je ne vais pas vous faire de dessin.

    Les Salem's Slot étaient des voyageurs. Ils me permirent de quitter l'Ecosse, de visiter l'Angleterre, la France, la Belgique, l'Allemagne, la Suisse. Un véritable tour d'Europe. Avant de passer outre Atlantique, direction les Etats-Unis. C'étaient des voyages intéressants, qui nous permettaient de découvrir des tas de choses, de faire de nouvelles rencontres, mais surtout, de profiter de ce que le monde avait à nous offrir.

    En Amérique, nous avons fait la connaissance d'un autre gang, avec lequel nous sommes restés un long moment. Ils nous plaisaient, nous apprirent beaucoup de choses dont l'art de se jouer des forces de l'ordre. Avec eux, les soirées étaient emplies d'adrénaline, d'éclats de rire. Ils semblaient nous avoir pris sous leur aile, profitant de leur âge plus élevé que le nôtre et de leurs expériences pour nous guider. Je pense que c'est l'un des meilleurs moments de ma vie.

    Ce gang plus âgé nous apprit aussi l'intérêt de se faufiler dans la société. Ils applaudirent mes capacités à faire des passeports, des cartes d'identités, me montrèrent comment faire des diplômes, nous expliquèrent comment se faire engager dans diverses sociétés pour ainsi avoir des revenus "honnêtes" et un oeil ouvert sur le côté "juridique", qui pouvait toujours se retourner contre nous. Bref, comment lutter sur les deux fronts pour toujours avoir une longueur d'avance sur l'ennemi.

    Après quelques mois, peut-être un an, nous les avons quittés le coeur lourd. Mais le Japon nous appelait, avec ses merveilles et les découvertes que nous pourrions y faire. J'étais impatiente d'y aller et nos amis nous encouragèrent, disant que les villes nippones étaient prometteuses. Mais que ce soit véridique ou pas, tout ce que nous voyions était l'attrait d'une nouvelle aventure.

    Arrivés au Japon, nous avons fait plusieurs villes. J'étais la plus changeante du groupe, celle qui modifiait régulièrement son physique, son nom, sa profession. Généralement, je m'introduisais dans les universités, ma soif d'apprendre étant telle que c'était à mes yeux la meilleure idée. D'autres préféraient entrer dans la police, pour avoir des informations, savoir lorsqu'il était temps pour nous de partir.

    Mais un jour, nous avons été découverts. Notre espion au sein de la police avait fait une erreur; Enfin, je pense plutôt que la faute me revient; c'était moi qui faisait les pièces d'identité. Quoiqu'il en soit, il se fit arrêter et plusieurs d'entre nous également.
    Au bout d'une semaine, nous n'étions plus que trois en liberté. Mais la police nous tomba dessus. Il y eut une fusillade et, sauvée par ma tendre moitié, je parvins à fuir.

    Il y a un an que tout cela s'est passé. Depuis, j'erre en solitaire, ne parvenant pas à m'incruster dans un nouveau groupe. Je me fais des amis factices avec mes identités factices, jusqu'à en avoir marre et changer d'identité, de ville. Je suis fort changeante, je mens comme je respire et plus rien en moi n'est vrai. Avec les Salem's Slot, Eléanor Black s'est éteinte.

    Oh, tant que j'y pense. Je n'ai pas parlé de cette affaire "Kira". C'est pourtant quelque chose qui me vise; les criminels meurent et, au fond, je suis une hors-la-loi. J'ai donc des risques de perdre la vie. Avec les amis, on riait pour se détendre, lorsque nous entendions parler de Kira. Mais aujourd'hui, alors que je suis seule, qu'il a le pouvoir et que les rues sont si dangereuses pour moi, je me suis jurée de le détruire. je hais cet homme; ces hommes. Car ils sont plusieurs, non ?
    Je les hais car je les rend coupables de la mort de mon compagnon, de mes amis, de leur emprisonnement. Je les rend coupables de mes malheurs, car il me faut un bouc émissaire. De plus, je déteste cette façon qu'ils ont de mener le monde à la baguette, de se prendre pour Dieu alors qu'ils ne sont que d'égoïstes mégalomanes ayant choisis la facilité pour voir leurs rêves se réalisés. Ils sont faibles car ils ont choisis la facilité. Mais pourtant, c'est ma vie qui est en jeu dans cette guerre que je leur mène. Et je sais que je n'ai aucune chance de les avoir.

    Tout cela est bien vieux, poussiéreux. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, depuis. En plusieurs années, la situation s'est bien dégradée. Désormais, Kira est véritablement le maître du monde; écrire ces quelques mots me donne envie de vomir. Je ne parviens pas à croire que la population se soit si facilement laissée avoir par ce fou. Moi qui ne comprenais pas la prise de pouvoirs des tyrans du passé, j'ai désormais un exemple concret sous les yeux pour assimiler ce fait.

    Les villes me semblent bien plus sombres qu'autrefois et surtout, dangereuses. Osez avoir un avis différent et très vite, vous vous retrouverez sous terre. Osez critiquer le "Grand Chef" et une fois encore, on vous fera taire éternellement. A vous de choisir. Courber l'échine ou mourir.

    Moi, j'ai choisis de mourir. Et d'emmener Kira dans la tombe avec moi. Ce qui induis que je passe ma vie à me cacher, à craindre le moindre bruit. Je change d'identité plus souvent encore qu'autrefois; certains de mes alliés me nommèrent Le Caméléon, suite à ça. Aucune originalité. Mais je ne vais pas leur en vouloir; on a bien assez à faire sans chercher de surnoms idiots pour ses éphémères connaissances. Car dans la résistance, personne ne vit vieux.

      :: V o u s ::


    P s e u d o . o u . p r é n o m ::
    Ilsé
    Â g e ::: ( Facultatif )
    19 ans dans 6 jours ^O^
    C o m m e n t . a v e z - v o u s . t r o u v é . l e . f o r u m ? :::
    En ouvrant le pot de nutella; l'adresse était écrite sur la feuille d'aluminium qui protège le doux chocolat.
    S o n . d e s i g n ? ::
    Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat.
    D e s . c h o s e s . à . a m é l i o r e r ? ::
    Ajouter à Heyden le pouvoir d'un shinigami, sans l'être. //SBARF//
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