Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Qui a dit qu'on s'emmerdait, à l'hosto ? [Sena, puis Arashi]

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Sam 18 Fév - 22:43
Hadès ouvrit les yeux, sentant une odeur d'éther qui ne lui était familière : comment était-il arrivé ici ? Il peinait à reconstituer tous ses souvenirs et ne sentait pas cette habituelle présence réconfortante de l'oreillette sur son oreille. Une silhouette, voyant qu'il avait les yeux ouverts, se dirigea vers lui et lui glissa quelques mots à l'oreille avant de refaire les draps. Un espèce de « Monsieur, tenez-vous tranquille, vous êtes gravement blessé. Une de vos amies vous a apporté un bouquet de fleur et si vous avez faim, un plateau repas se trouve à votre droite ». Elle s'en alla et Hadès mit quelques minutes à tourner la tête et voir ce qu'il y avait autour de lui. Il commençait l'ambiance, ce décor complètement aseptisé mais n'y avait jamais séjourné trop longtemps. Qu'il le sache, la dernière fois qu'il s'y était rendu était à la mort de son grand-père. Arashi devait aussi être présent. Akira Darkwood se mordit légèrement les lèvres, se saisissant du bouquet de fleurs, juste à côté de lui.

« Ha. »

Il avait bien fait. Sa main droite maladroite – la gauche, du fait de la balle qu'il avait eue à l'épaule était inutilisable – eut tôt fait d'extraire un bout de papier, sûrement un mot de la part de sa charmante tentatrice. Tana', cher ami, voici un bouquet qui te fera grand plaisir, je le pense. Je suis désolée que tu aies été blessé, c'est un peu ma faute, je trouve. Il faudra que nous prenions le temps de parler mais ce n'est pas le bon moment, tu le sais. Il se trouve que mon Ami n'était pas content de nous voir ensemble. J'espère que tu rétabliras très vite, mais tu Aurais Dû me parler de ces petits détails plus tôt. Bien à toi.

Hadès se mordit les lèvres. Le message était parfaitement clair, il allait devoir rendre des comptes à Zen qui l'avait sûrement envoyé à l'hôpital pour ne pas aggraver son cas. Les résistants manquaient sérieusement de médecins, et ils ne pouvaient pas se permettre de faire crever un de leurs chefs. Cet hôpital semblait relativement sûr, c'était pourquoi ils l'avaient envoyé ici. Paradoxalement, dans son message, par l'utilisation des majuscules sur le « a » et le « d », Zen lui signifiait qu'il connaissait maintenant son véritable nom et qu'il allait devoir subir un petit procès, à son retour. Hadès n'avait pas hâte.

Soufflant, il se retourna vers l'autre côté, s'emparant d'un yaourt et commençant à le manger. Il remarqua alors qu'il n'était pas le seul, dans la pièce et qu'ils l'avaient mis avec une jeune femme qui semblait plutôt mal en point, vu sa tête dans son lit. Qui était-elle ? Sa sociabilité légendaire, surtout lorsqu'il s'agissait d'une mignonne jeune femme l'encouragea à ouvrir la bouche le premier :

« Bonjour ! Vous êtes ici depuis longtemps, mademoiselle ? Si je puis me permettre...vous êtes tombée dans les escaliers ? »
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Dim 19 Fév - 17:53
Sena sut qu'elle était réveillée quand des taches orangées commencèrent à danser sur ses paupières. Cela ne la réjouit pas : l'anesthésie aidant, elle avait pu bénéficier d'un sommeil sans cauchemars, sans cette affreuse figure couverte de rouge ... maintenant, elle ne pouvait plus échapper à sa mémoire. Certes, les images étaient encore floues, comme étouffées ; mais elle se doutait que ça ne durerait pas. Bientôt, l'horreur de ce à quoi elle avait échappée la frapperait de plein fouet. La question était de savoir quand cela se produirait.
Pour le moment, l'esprit de la jeune femme flottait dans des limbes cotonneuses, quelque part entre quiétude et questions. Elle n'avait plus mal, c'était déjà ça. Ou plutôt, elle ne sentait pas grand-chose. Elle comprit que son bras était bandé ... comme les trois quarts de son corps, y compris sa tête. Ca devait être bizarre vu de l'extérieur. Remarque, elle se doutait que dans ce genre d'endroit, l'esthétique n'était pas la priorité. Et puis, dans quelques mois, tout cela ne serait qu'un souvenir. Au pire, une cicatrice là un couteau lui avait transpercé la main, mais rien d'autre. Les blessures du corps ne laisseraient aucune trace ; Sena craignaient les blessures mentales.
Il ne fallait pas qu'elles soient trop profondes. Il lui était impératif de reprendre du service dès que possible : on avait besoin d'elle au départements des informations. Déjà, elle imaginait la pile de dossiers qui devait l'attendre sur son bureau ; son instinct de petite employée modèle prit le dessus. Bon sang, elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi. Elle avait dû prendre un retard monstre. Kira ne serait pas content. C'était bien sa période de veine.
Quoique ... avait-elle reçu une quelconque visite ? Au prix de mille efforts, Sena tourna la tête vers la table de chevet. Un petit dragon chinois, son long corps anciennement noir devenu gris à force de machines, semblait la regarder. Doucement (tendre le bras lui fit mal), elle prit le jouet en soie. C'était un des rares objets qu'elle avait emportés en quittant le nid familial ; elle n'avait pas passé une nuit sans lui depuis ses quatre ans. Ses parents étaient donc venus la voir pour le lui apporter. A part ça, il y avait aussi une carte postale grand format. Tous ses collègues d'étage y avaient écrit un petit mot. L'intention lui fit plaisir, mais son sourire se mua en grimace : même ses zygomatiques commençaient à être douloureux. Le psychopathe à la confiture l'avait bien salement amochée.
Une voix étrangère la détourna de ses pensées. Elle devait avoir l'air d'une fillette paumée, avec son doudou et sa carte. Un peu comme les gamins qui se sont cassé une jambe au ski.
Elle tourna la tête vers son voisin ; un homme d'une trentaine d'années, l'air avenant. Jusqu'à présent, elle ne s'était même pas rendu compte de sa présence. Sa politesse naturelle lui intima de vite y remédier, et elle s'empressa de répondre à ses questions, en essayant à nouveau de sourire.
- Euh, bonjour à vous. Je ne sais pas vraiment depuis quand je suis ici, peut-être une semaine ... hem, oui, des escaliers, on peut dire ça.
Sena eut un rire gêné. Bizarrement, elle ne se sentait ni le courage ni la force physique de raconter toutes les horreurs qu'elle avait subies pour en arriver là. Ce serait revivre sa propre agression, et comme toutes les victimes lambda encore sous le choc, la jeune femme préférait éviter au possible.
- Et ... et vous ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
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Dim 19 Fév - 21:04
Akira Darkwood avait en fait beaucoup de chance, dans son malheur : certes, il était blessé à l'épaule et ses effectifs venaient d'être réduits de moitié, voir des trois-quarts mais il était à côté d'une jolie fille qu'il comptait bien séduire. Il eut un petit sourire lorsqu'il entendit qu'en effet, elle s'était bien blessée dans les escaliers, avant de se dire avec toujours ce sourire mi-figue mi-raison que ces escaliers devaient être bien haut, et qu'elle devait courir avant, ou faire du vélo. Il aimait bien les filles sportives ou avec un semblant de caractère, comme Ishtar. Les nanas superficielles habillées des dernières fringues à la mode ne l'intéressaient pas vraiment : Hadès était un homme à femmes, certes, mais il savait choisir les femmes avec qui il partageait quelques agréables instants. Pas idiot, ce type. Pas du tout même. Le jeune homme prit l'autre compote sur le plateau et, le posant sur ses genoux, commençant à manger très maladroitement. Il en mettait un peu partout mais était excusé : son autre main étant invalide, vous comprendrez sa douleur.

« Comment je me suis fais ça ? Hahaa...C'est simple. »

Il serra assez fortement la petite cuillère en plastique, se demandant maintenant où se situait son katana. Sans lui, il était totalement désarmé et la moitié de lui-même. Il ne préférait pas penser à ce qui pouvait arriver, tout de suite, là, avec la chance qu'il se coltinait depuis un bout de temps. Il suffisait que quelqu'un qui connaisse Arashi arrive et le regarde pour qu'il se pose des questions et appelle ce dernier : et dieu savait à quel point Arashi devrait être content de retrouver son frère jumeau ici-même ! Tellement content qu'il ne se retiendrait sûrement pas de lui tenir son épaule percée et d'appuyer un peu pour connaître la raison de sa présence ici, avant de l'embarquer dans ses cachots – définitivement, cette fois. Akira n'était donc pas pressé de revoir son frère et se demandait de plus en plus pourquoi Zen l'avait mis à l'hôpital. C'était dangereux et totalement irresponsable. Peut-être voulait-elle lui faire penser à sa propre irresponsabilité ?

« J'ai une amie très belle. Hier, j'étais chez elle mais son petit ami n'apprécie pas le fait qu'elle soit amie avec d'autres hommes. Il m'a tiré une balle dans l'épaule. Je suis bien mal en point, maintenant ! »

Certes, Hadès ne savait pas que cette jeune fille ne lui avait pas dit toute la vérité mais...tant pis. Il ne pouvait pas lui dire qu'en vérité, il était un chef de la résistance et qu'il avait l'intention de se venger de Kira. La fille, même si elle était bien mal en point, il fallait l'avouer, pouvait être n'importe qui. Hadès s'empara de la télécommande et visa la télé...télé qui parlait justement de ce criminel qui avait sévit quelques jours plus tôt. Lui n'avait pas vu les diffusions de meurtres en direct mais en avait entendu parler. Si Kira était ignoble, ce type l'était encore plus et il s'agissait de la raison de pourquoi les gens, toutes les citoyens ne se rebellaient pas pour éjecter l'autre idiot du pouvoir. Il écouta deux secondes la présentatrice dire quelques mots sur les pauvres victimes, sur la dernière qui avait eu un peu plus de chance que les autres et fronça les sourcils. Ferma la télévision.

« Quelle horreur. Je préfère encore fermer la télé plutôt qu'entendre parler de nouveau de ce truc. Le criminel a dû déjà être tué, je pense. Sinon, quel est votre nom ? Nous sommes voisins de lit, autant apprendre à se connaître ! Vous pouvez m'appeler Akira ! »

Sourire. Les jolies filles sans défense ne sont pas très dangereuses.
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Dim 19 Fév - 22:08
Si Sena n'avait pas été mal en point, elle aurait eu des efforts à faire pour garder son sérieux : l'homme était ici pour une raison bien moins grave. Même si sa blessure l'était, relativement ... on avait pas idée de tirer sur quelqu'un par jalousie. Ce que les gens pouvaient être bêtes. En plus, ôter la vie à quelqu'un d'aussi sympathique, ça aurait été un gros gâchis.
Finalement, peut-être qu'elle ne s'ennuierait pas tant que ça. Elle n'avait même plus besoin de visites ; et même quand l'anesthésiant se serait entièrement dissipé, son voisin de chambre pourrait l'aider à oublier la douleur. A oublier le reste. Il n'avait pas l'air lourd, ni bien méchant. Surtout, il souriait. C'était bien de ça qu'elle avait besoin : de bonne humeur, de conversation tranquille, sans prise de tête. D'oxygène, quoi.
Mais en fait, maintenant qu'elle y regardait à deux fois ... il ne ressemblait pas un peu à quelqu'un, ce voisin ?
Elle avait presque peur de trop s'avancer : après tout, elle ne le voyait qu'à moitié, couverte qu'elle était par les pansements et autres compresses. Et puis, elle était encore à moitié dans les pommes. Restons prudents, donc. Mais n'empêche que cet homme lui rappelait sacrément ...
Son raisonnement fut enterré derechef quand l'écran de la télévision s'alluma. Non, c'était impossible. Pas ici aussi. C'était une malédiction, ils la poursuivaient ! Avaient-ils tous décidé de se liguer contre elle ?!
"Sa dernière cible, une dénommée Sena Seigi, a été secourue à temps et a pu être hospitalisée. D'après nos informations, ses jours ne seraient plus en danger", claironna la présentatrice.
La pauvre Snake ne sut plus où se mettre, rougit comme une pivoine, et baissa si vite la tête que sa nuque craqua. Son tic la submergea de nouveau, elle commença à se triturer violemment les mains. Ce qui lui arracha une nouvelle grimace. Et l'autre qui se présentait, l'obligeant ainsi à faire de même ... vu la réaction qu'elle venait d'avoir, il allait lui être difficile de retomber sur ses pattes. Le choc était trop violent ; elle-même ne pensait pas être aussi altérée. Mais le fait était là : c'était comme si on venait de lui mettre un coup de pied dans le ventre.
Comme l'avait fait ce monstre, encore et encore.
- Sena ... Seigi. Sena Seigi ...
Elle ne put pas continuer. Sa gorge s'était serrée brutalement, et elle se mit en devoir d'étouffer le sanglot qui arrivait. Il fallait qu'elle se montre forte, qu'elle aille de l'avant. Pas qu'elle chiale comme une perdue, son doudou sur les genoux.
- Désolée. Je ... j'ai cassé l'ambiance, n'est-ce pas ? Ne faites pas attention, je vais me calmer. Encore désolée.
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Lun 20 Fév - 0:39
Sena Seigi ? Comment ça ? Elle s'appelait Sena Seigi ou bien elle avait été choquée par ce qu'il était arrivé à la dénommée Sena Seigi ? Vu la logique de leur conversation, la première hypothèse semblait être la bonne, de même que...cette fameuse chute dans les escaliers devait être...fausse. Quel imbécile il avait été ! Quelle horrible personne ! Il se demandait même comment il avait fait pour lui adresser la parole sans savoir à quel point il avait été discourtois. Il l'excusait d'avoir menti, là n'était pas le véritable problème qui était lui-même...Il est totalement discourtois pour un homme, qui plus est lorsqu'on s'appelle Akira Darkwood de mettre mal à l'aise une jolie fille. Or, il avait allumé la télévision et à cause de lui, cette jolie jeune fille..Sena Seigi, n'est-il pas, tremblait de peur ? Il était presque choqué d'apprendre qu'il partageait la même chambre qu'une victime de cet affreux tueur mais ce ne devait être rien, à côté de la terreur que devait probablement ressentir cette pauvre fille.

Hadès ne préférait pas imaginer : la douleur, l'impression d'être perdu, la souffrance, toutes ces choses revenant en boucle. Il avait déjà sa Némésis à lui alors...alors c'était suffisant. Une seule personne pour le torturer et le chasser était assez, déjà que le premier ministre, Junichiro Iwa semblait vouloir le retrouver pour lui adresser quelques mots...il aurait sûrement aimé leur petite entrevue où il s'était échangé quelques livres et désirait probablement la prolonger...en des lieux beaucoup plus sombres qui ne plairaient sûrement pas au rouquin. Sur ce, Hadès se leva.

Ce ne fut pas facile : Akira était lui-aussi blessé et un peu dans les vapes. Il lui fallut pour cela placer le plateau de nouveau à côté de lui, et prendre soin de ne pas s'appuyer sur son bras blessé. Voilà, comme ça, ça devrait aller. Il posa un pied par terre et chancela ; il faisait aussi un peu frisquet. Le rouquin était vêtu de cette tenue traditionnelle à tous les grands malades : cette veste bleue pâle masquant sa nudité, un pantalon, tout de même et une attache reliant son bras de manière à ce qu'il ne le bouge pas. Il n'en avait l'intention. Ses cheveux étaient noués grâce à un nœud blanc s'accordant à son ensemble actuel. Pieds nus, agrippé à sa perfusion, Hadès se dirigea vers la petite Sena Seigi, chose si tremblante qu'elle semblait avoir besoin de réconfort.

Il savait comment s'y prendre, étant avant tout un grand charmeur et ami des femmes. Akira Darkwood arriva à son niveau, tremblant un peu et s'arrêta simplement. Il lui sourit comme il pouvait sourire aux femmes qui le méritent et lui passa une main sur le visage.

« Rassurez-vous, il n'est pas là...j'ai compris...il est mort. Pour une fois, je suis pour. Il est mort et il ne pourra plus vous faire de mal ! »

Nouveau sourire : Seigi devait apprendre à surmonter ses démons, aussi meurtriers soient-ils.

« Allez, retrouvez ce joli sourire ! Vous êtes jolie alors montrez-le ! Je ne veux plus voir de larmes dans vos yeux ! »

D'un réflexe, il voulut lui serrer l'autre main mais...grimaça, se rappelant que tout mouvement avec son bras était rigoureusement prohibé.

« Vous voulez que je vous raconte un secret ? C'est un monstre qui m'a tiré dessus, pas un mari jaloux... »
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Lun 20 Fév - 2:01
Perdue dans sa crise d'angoisse, son petit front en sueur, Sena mit un temps à comprendre ce que Hadès tentait de faire. Oh non. Il n'essayait quand même pas de venir la voir ? Ca n'en valait pas la peine ! Il allait se faire mal, le pauvre ! Elle ne savait trop pourquoi, mais cet homme lui plaisait. Beaucoup, même.
C'est un homme à femmes, un charmeur de première. Il sait y faire pour embobiner, se dit-elle tout de suite.
Non pas que ce fût flagrant. La faille venait de Sena elle-même : c'était quelqu'un d'un naturel très méfiant. De plus, elle était si certaine d'être inintéressante que lorsqu'un homme l'approchait, elle concluait d'avance que ça devait être un dragueur professionnel en manque de chair fraîche. Idée qui la faisait fuir. Avec ça, facile de comprendre pourquoi à près de trente ans, Sena n'avait encore jamais eu personne. Oui, vous m'avez bien entendue : personne. Le désert, le néant le plus complet. Eh oui. Selon certaines opinions, cela pouvait être interprété comme un gage de pureté exceptionnel ; et selon la plupart des gens, ce n'était que l'échec majeur d'une coincée de la vie. Rares étaient ceux qui y voyaient les deux facteurs.
La petite femme voulut se redresser pour dissuader son voisin de marcher sur le carrelage froid. Sa colonne vertébrale l'en empêcha en l'élançant dangereusement : elle avait quelques côtes en miettes. Aussi tenta-t-elle la persuasion orale.
- Ne vous gênez pas, Monsieur ! Ce n'est pas la peine, j'ai réagi bêtement ... oui, comme une gamine ! Je ne devrais pas avoir aussi peur, j'ai manqué de maturité. Sil vous plaît, vous n'êtes pas obligé de ...
Sa main tiède sur sa joue l'interrompit. Et pour cause, ce geste acheva de la mettre mal à l'aise. Sena se sentit encore rougir, et rougit d'autant plus de la honte de rougir. Formidable, on ne voyait pas du tout qu'Akira la troublait. S'insultant mentalement de ne pas faire preuve de plus de self control, la pauvre patiente arrêta de se triturer les mains : à la place, elle serra maladivement les draps. Ses jointures en devinrent blanches.
Et lui, qui parlait toujours. La rassurait. Son timbre de voix, à la fois doux et chaleureux, délicieusement grave, lui caressa les tympans comme un baume. Cela lui fit du bien. Elle se décida à écouter, et plus elle écoutait, plus elle se détendait. Bientôt, ses mains relâchèrent leur prise, pour rester immobiles, telles des araignées faiblardes, sur l'étoffe froissée.
Il lui demanda de sourire. En parfaite idiote, Snake obéit. Les coins de ses lèvres se levèrent de quelques centimètres, son regard osa enfin rencontrer celui d'Akira. Et le miracle eut lieu, sans aucun effort : pour la première fois depuis son entrevue avec le tueur maculé de rouge, Sena sourit. Vraiment. Sans grimace à la clé. Pendant un court instant, elle se sentit même de nouveau humaine.
- Merci. Merci mille fois.
Voilà, tu dois être content. L'affaire est dans le sac, tu peux ajouter une croix à ton tableau de chasse, se dit-elle, un peu amère. Elle ne se faisait pas d'illusions.
Mais encore une fois, cet homme n'était pas méchant. Elle le sentait : il n'avait pas l'essence de quelqu'un de mal attentionné. Peut-être, au mieux, deviendraient-ils bons amis ? Elle se prit à le souhaiter ardemment. Aussi souriait-elle toujours lorsqu'elle reprit.
- Un monstre ? Ca sait se servir de revolvers, ces créatures ?
D'accord, c'était un peu facile. Mais le but était juste de le mettre à l'aise à son tour, et de l'inviter à continuer. Vrai, ils risquaient de passer un moment ensemble ; autant le passer avec légèreté. Fermement, Sena décida de chasser la chape de plomb qui lui parasitait le cerveau - et ce par tous les moyens.
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Lun 20 Fév - 2:39
Sena ? Quel joli sourire sur ton visage ! Hadès tira la chaise qui se trouvait juste à côté de son lit pour être dans une position plutôt confortable. Sitôt dit, sitôt fait. C'était une petite bête fragile qu'il se devait de protéger, ce genre de fille qu'il aimait bien : certes, si différentes d'Ishtar mais...en pensant à Ishtar, Hadès fronça les sourcils, s'arrêtant de caresser la main de Sena. Arashi. Arashi lui avait fait une chose absolument affreuse et Hadès allait sûrement devoir régler des comptes, la prochaine fois qu'il le verrait : à savoir, en essayant de ne pas foutre en l'air la couverture de celle qui était le porte-parole de Mello, tenter de régler leurs différends avec autre chose que des armes. C'était ce qui était le mieux : après tout, à part cette minable petite histoire de Kira, Arashi n'avait pas vraiment de raison pour lui en vouloir, non ?

Il se reprit, reprit également le ton de la confidence et serra la main de Sena. Il devait lui montrer qu'on pouvait lui faire confiance et que la confiance accordée, elle, n'était jamais vaine. Quelque part dans sa tête, il en venait même à comparer cette pâle créature marquée par ce tueur en série à Ishtar violée par son frère. Il avait sûrement une part de responsabilité dans les deux, en temps que chef de la résistance.

« Oui, un monstre...un monstre humain, je crois. Il était une fois un enfant. Normal. Il grandit auprès de sa mère mais elle se fait tuer, et violer devant ses yeux. L'enfant grandit, Kira arrive et l'enfant devenu adulte devient un haut fonctionnaire. Il m'a pris pour un criminel, il est devenu complètement fou et a tué toutes les personnes présentes dans le bâtiment. »

Hadès en tremblait. Tremblait de son impuissance, tremblait de ne pas avoir pu sauver les pauvres hommes pris au piège. Il revoyait encore ces pauvres hères agoniser devant lui et Sena put probablement sentir sa pauvre main qui remuait dans tous les sens, pris de quelques tremblements. Il...il fallait qu'il se reprenne, qu'il sorte cette horreur de sa mémoire, du moins le temps qu'il se trouvait à l'hôpital. Zen aurait bien le temps de lui rappeler ce qu'il s'était passé, la descente, sa décision, son nom de famille et Mello lui causerait assez de problèmes comme cela. Voire crierait à la trahison : après tout, n'aurait-il pas dû être déjà mort, étant donné qu'Arashi l'avait capturé ?

« Je...je dois...dois me calmer aussi ! »

Sa part de faiblesse n'était pas feinte, pas du tout. Il avait véritablement été marqué par la cruauté des combats qu'il avait vu, par les yeux d'Iwa, également. Cet air de psychopathe qui tuait sans éprouver de sentiments. Hadès ne comprenait pas comment on pouvait en arriver là.

« Oui, se ca...calmer. »

Il réussit à calmer les tremblements, serrant de toutes ses forces la pauvre main.

« Vous m'avez vu dans un état bien déplorable, chère Sena. Vous ne le direz à personne, hein ? Je n'ai pas envie que mes proches connaissent cette faiblesse de ma part. Surtout mon frère. Mon frère est un peu prétentieux, et il ne serait que trop heureux d'entendre que j'ai été blessé ! »
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Lun 20 Fév - 11:50
Quelle étrange personne. Si gentille, si attentionnée, et pourtant Sena y voyait un autre fond. Pas mauvais, non : mélancolique. Un peu comme si cette façade souriante avait été dressée pour cacher des souvenirs affreux. Ca devait être pire que se laisser aller à la tristesse, cette obstination à toujours vouloir donner l'image de quelqu'un qui se sent bien. Si Akira appartenait effectivement à cette catégorie, Sena le plaignait. Son hypothèse fut étayée lorsque la main de l'homme hésita sur la sienne. Il avait définitivement une blessure dissimulée. Soudainement, il lui apparut bien mal lotti : en plus de ses propres problèmes, il semblait prendre à coeur de la relever, elle. Elle s'en sentit à la fois touchée et honteuse. C'est qu'elle détestait faire perdre du temps aux gens.
Ce fut à ce moment-là qu'il commença à raconter. La jeune femme écouta docilement, et de phrase en phrase, ses yeux s'écarquillèrent de plus en plus. Où est-ce qu'on partait, là ? De qui parlait-il ? De quel bâtiment ? Un haut-fonctionnaire de Kira ? Une tuerie ?
Si Sena avait été rougissante jusque là, toute couleur quitta bien vite ses joues. Tant parce qu'on venait de lui mettre l'équivalent d'une claque en pleine figure, que par parce que la main de son compagnon commençait à trembler sur la sienne. Et cela la bouleversa : jamais elle n'avait fait face à une vraie "victime" de Kira. Elle avait espéré, depuis son petit bureau de fonctionnaire lambda, ne jamais y faire face. C'était pour les vrais policiers, ça, pas les taupes. Mais voilà que débarquait ce charmant trentenaire, qu'apparemment peu de choses pouvaient ébranler, et que son visage si souriant se crispait soudain ... à cause de ce "haut-fonctionnaire". Sena ne parvenait toujours pas à assimiler l'histoire.
- Vous ... enfin, c'est une erreur. Kira protège le peuple. Ses fonctionnaires l'y aident, ils ne massacrent pas leurs concitoyens ... pour une seule condamnation, il faut un procès équitable, avec une cour et un jury élu. Alors tout un groupe, non ! C'était sans doute un imposteur, ce criminel ... il sera châtié, je peux vous l'assurer ...
Avec un peu (beaucoup) de mal, la jeune espionne posa sa deuxième main sur celle, toujours tremblante, d'Akira. Tout d'un coup, le fou à la confiture était retourné à l'état de mauvais songe, lointain, vague. Sena avait maintenant une autre chose à laquelle penser. Cet homme l'avait aidée, elle se devait de faire de même, car malgré sa vie amoureuse désespérément plate, elle pouvait au moins s'enorgueillir d'une serviabilité reconnue de tous. On venait assez souvent chercher son réconfort, parce qu'elle avait cette fâcheuse tendance à tout minimiser qui faisait tellement de bien parfois. Son attachement à Kira l'aveuglait, et fermant les yeux sur les rumeurs atroces qui circulaient sur son jugement, Sena était toujours convaincue que le Dieu avait créé un monde juste.
On pouvait être pro-Kira et ne pas appartenir à la catégorie des psychopathes assoiffés de vengeance et de sang.
Ils étaient beaucoup plus, des millions de petits employés ou de riches entrepreneurs, à respecter leur sauveur. Et pourquoi ? Parce qu'ils croyaient sincèrement que Kira, même s'il n'était pas le Dieu, avait au moins installé une atmosphère plus saine et sécurisante. On n'avait presque plus peur pour ses enfants, et rien que cette constatation, c'était déjà énorme.
Certes, Sena n'avait que très rarement pensé aux familles des châtiés. Elle ne savait trop combien étaient-ils, au juste. En avait-elle un face à elle ? Mais, si son raisonnement était juste, alors Akira se révèlerait être ... non, il ne pouvait pas être un criminel ?
Pire, un rebelle ? ...
Sa paranoia habituelle passa aussitôt toutes les portes. Bon sang, elle avait failli se faire avoir ! Un peu plus et elle lui aurait révélé sa véritable fonction ! C'était donc ainsi qu'ils fonctionnaient ? En embobinant vicieusement les gens ? N'avait-il pas honte ? Elle lui avait fait confiance, pendant un très court instant, elle l'avait cru ! La plus profonde horreur l'envahit, elle se figea : n'avait-il pas honte ? Comment pouvait-il renier une justice accordée par les cieux, alors qu'il en tremblait ? Alors que lui-même la craignait ?
Mais les tremblements se firent plus fort, la détresse de l'homme plus grande. Sa main percée, serrée comme dans un étau, lui occasionna une douleur atroce. Snake recula doucement, et Sena attendrie décida de faire fi. La résolution du problème apparut comme une évidence : dans leur situation actuelle, peu importait, finalement. Ils n'avaient pas à se préoccuper de leurs rangs respectifs pour le moment, car après tout, un malade reste malade. Ni lui ni elle n'étaient bien dangereux.
- Ca ira. Vous verrez. Tout passe, un jour ou l'autre ... l'important est que ça vous rende plus fort. Vous êtes quelqu'un de charmant, ce serait dommage de rester enfermé sur vous-même. Vous vous punissez sans raison ! Il faut que vous en parliez. Je ne suis pas qualifiée pour ça, mais, si vous voulez ... enfin, c'est bien mince, j'aimerais vous proposer plus ...
La petite femme pouvait supporter pas mal de choses quand il le fallait. Aussi supporta-t-elle la pression exercée sur sa plaie encore récente ; sa propre main serra celle d'Akira en retour. Elle voulait lui montrer qu'elle ne le discréditait pas, qu'il pouvait ne pas se méfier d'elle. Pour une fois, il ne s'agissait pas d'une stratégie pour soutirer des informations : c'était bel et bien de la compassion. Sena partageait la douleur, aussi bien physique que psychologique, de son voisin de chambre. Ils se ressemblaient sur ce point.
- Rassurez-vous, je ne dirai rien à personne. Je sais tenir ma langue.
Vint l'allusion à son frère. Sena fronça les sourcils. Quelque chose dans cette réplique la fit tiquer. Un frère ... mais alors, c'était pour ça qu'il lui rappelait quelque chose ! Elle avait dû voir son frère quelque part. Qui cela pouvait-il être ? Elle jaugea de nouveau son visage, profitant de la proximité qu'il avait installée. Et la réponse vint seule.
Eurêka ! Elle se demanda même comment elle avait pu passer à côté de quelque chose d'aussi flagrant.
- Vous ne parleriez pas d'Arashi Darkwood, par hasard ? demanda-t-elle.
Sena esquissa un sourire de plus, le plus poli et innocent qu'on eût jamais esquissé. Evidemment, elle n'en savait rien. Pour elle c'était simplement une anecdote d'hôpital amusante : elle se retrouvait dans la même chambre qu'un parent de son supérieur hiérarchique. Le monde est petit, comme on dit.
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Lun 20 Fév - 14:06
Après tout le remue-ménage de ces derniers temps, j'avais oublié de prendre un peu de temps pour moi, l'autre était sous verrous, et ma collègue elle, était sous perfusions, du moins c'est ce que je m'imaginais. J'étais fatiguée oui, cela devait se voir sur mon visage, mais le devoir avant, j'avais une collège qui avait besoin d'un peu de réconfort, et la dernière image que j'avais d'elle était des quelques peu affligeante, j'avais envie de me refaire une belle image d'elle, comme une femme forte et souriante, c'est vrais qu'elle l'était.
Je m'étais donc renseigné sur l'endroit, du moins l'hôpital dans lequel elle fût envoyé, celui de la ville bien sûr un des meilleur je dois dire, du moins c'est ce que je me faisais comme idée. Je me mis donc en route vers cet endroit ou je pourrais apporter un peu de réconfort dans tout ce blanc, cette odeur de stérilisant, entre les bruits de chariots et les vas et vient des infirmières.
Le trajet fût court du moins, il me parut court, je ne faisais plus attention aux durées, quand vous dépassez un certain stade de la fatigue tout vous semble figé, et donc plus de repère, enfin presque, mais je ne suis pas du genre à me plaindre où à crier au secours, demander de l'aide c'est bien la dernière chose qui me passerait par l'esprit.

Une fois arrivé, je me dirigeais vers le hall, où je demandai gentiment à la réceptionniste ou se trouvait la chambre de Sena Seigi, après quelques secondes d'attente, celle-ci me répondit le troisième étage, chambre 451, et rajouta qu'elle avait une chambre double ... Je lui demandais de répéter pour être bien sûr d'avoir entendu ce que je venais d'entendre, chambre double, ce qui veut dire qu'elle partageait sa chambre avec un ou une inconnue, c'était tout bonnement inacceptable.

-Depuis quand est-ce qu'on met à disposition des membres du gouvernement des chambres doubles, ... J'espère que la personne qui partage sa chambre est dans un mauvais état, cela m'évitera de vous donner du travail supplémentaire !!

-Mais Monsieur, nous ne savions pas ... m'enfin calmez-vous!

-Oui vous avez raison, vous avez de la chance que ce n'est pas votre petit minois que je prends pour cible, je doute que vous passeriez la nuit sinon...

La pauvre n'avait rien fait dans l'histoire mais il me fallait bien quelqu'un sur qui me défouler, pas de chance ça tomba sur elle, mais trêve de blabla, je laissais derrière moi une âme traumatisée, au visage blême, bah ce n'est pas la première et certainement pas la dernière... Une fois dans l’ascenseur, mes yeux se posaient sur une jeune personne portant un bouquet de fleur dans les bras... Un bouquet de fleur... Oh bordel de Dieu, j'avais totalement oublié d'acheter des fleurs, lui adressant un grand sourire je lui posai la question, à savoir si ce bouquet venait de l'hôpital lui-même, elle me répondit qu'il y avait une boutique au premier étage, ... j'étais sauvée, mais la jeune personne ne peut s'empêcher de rajouter:

-Ne vous en faites pas, ça arrive à tout le monde d'oublier!

Mouia, sauf que je ne suis pas tout le monde, je la laissais appuyer sur son étage, puis j'appuyais sur le mien, le premier, fallait bien passer par là. Une fois la jeune femme partie, je me retrouvais seul dans l’ascenseur, et pourvu que ça dur, me frottant les paupières avec ma main droit, je me tenais sur le pan gauche de la cage d'acier, quand les portes s'ouvrirent enfin, le fleuriste était juste devant difficile de le rater, je pris donc un bouquet déjà tout prêt, la vendeuse, ridée, le regarda avec un grand sourire.

-Tous mes vœux de bonheur Monsieur !

-Heu, ... je ... je lui dirais...

Une fois l'argent dans ses mains, je me remis en chasse de l'ascenseur, de nouveau seul dans celui-ci, je ne peux m'empêcher de rire aux éclats, mais qu'est ce qui à bien peut lui faire penser que j'étais présent pour ce genre d'occasion et qui plus est, je serais le père, non mais vous m'avez bien regardé, ... Ah ça fait du bien de rire de temps en temps je ne sais plus depuis quand cela ne m'étais pas arrivé! Bon voilà le troisième étage, ... chambre 451, ... Je marchais dans ce long couloir, regardant le numéro des portes en passant, celles dont les portes étaient ouverte, on pouvait voir différentes scènes qui se donne à voir dans un Hôpital, rire, sourire, visage fermé, pleurs, sanglots, soulagement, tendre baisé... Je n'aime pas les Hôpitaux, ne me demandais pas pourquoi, c'est comme ça !

-Chambre 451, te voilà ENFIN!

Je toquais à la porte, je ne savais pas si son compagnon de chambre dormait, ou si elle dormait alors au lieu d'entrer comme dans un moulin, mieux vaut être polis et faire preuve de bon sens, une fois ma venue signalé, j'entrais dans la pièce, le bouquet entre les mains, je regardais où je m'étais les pieds il y avait des files qui traînait un peu par terre, en plus ce n'était pas un environnement saint et sans risques pour une malade, je vous jure il y a du laissé aller c'est moi qui vous le dit.

-Bonjour sena, j'espère que je ne vous importune pas en cette journée de repos, j'espère que vous aimez les fleurs, je ne suis pas très doué pour les choisir je dois l'avouer...

Levant les yeux, je posai mon premier regard sur la blessée de guerre, des bandages un peu partout, mais un visage toujours aussi agréable à regarder, cependant c'est au moment où mon regard dériva légèrement que je m'aperçus que son compagnon de chambre ne m'étais pas inconnu, pas inconnu du tout même... Il s'agissait là de mon Frère, j'avais que je m'attendais tout sauf à ça... Qu'est-ce que c'était que cette blague, de mauvais goût je dois le dire!!

-Je ... Je ... si j'avais su, j'aurais apporté deux bouquets...

C'était la réponse la plus conne que je pouvais sortir, et c'est tombé sur celle-ci...
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Lun 20 Fév - 16:39
Oui, il fallait qu'il se calme, qu'il ne montre pas ses faiblesses à cette jeune femme qui n'avait absolument pas besoin de ça. Il était un monstre, n'est-ce pas ? Elle devait avoir subi tant de misère et lui était là à se lamenter sur son sort, comme s'il était la personne la plus importante au monde. Hadès en venait à se dégoûter. Les paroles de Sena montraient bien qu'elle ne connaissait pas le fin fond de la vérité de ce bas-monde. La raison d'être des grands et le fait qu'ils tuaient les rebelles. En un sens, pour ne pas détenir ce savoir, Akira Darkwood l'enviait. Elle n'avait pas à faire de cauchemars toutes les nuits car tant de vies dépendaient d'elle ; elle n'avait pas à s'entretenir avec des chefs de rébellion comme Mello acariâtres et idiots – non pas que Mello soit idiot au premier sens du terme, bien sûr, mais plutôt dans le sens que le blondin ne faisait strictement aucuns efforts pour améliorer leurs relations. Même Near aurait été plus prompt à élaborer un climat de paix entre tous les groupuscules de résistance que lui. Hadès eut un petit sourire triste lorsque la belle lui parla d'un imposteur, d'un criminel : si elle savait à quel point elle avait faux ! Junichiro Iwa était bien connu dans le milieu et il était impossible de le confondre avec quelqu'un d'autre, même lui ressemblant affreusement. Hadès savait que ce qu'il venait de dire était choquant, que Sena venait d'être agressée par un monstre, mais il ne pouvait pas mentir. C'était trop pour lui et ç'aurait été ne pas respecter la mémoire de ses hommes morts au combat.

Ô sarcasme et ironie du sort ! S'il avait su, en prenant ce pseudonyme qu'il lui serait si néfaste, peut-être y aurait-il réfléchi à deux fois ! En attendant, par sa faute, des jeunes gens étaient actuellement en train de voguer sur les rives du Styx, attendant la fureur du Vrai, du Dieu qui probablement se moqueraient d'eux.

Lorsque vint le temps des compliments, Hadès sourit à nouveau, plus franchement. Il savait qu'il était un homme charmant et pour être honnête, il connaissait très bien ses qualités et savait les utiliser. La promesse du silence le fit fermer ses yeux, et un fin sourire éclot sur son visage comme une fleur au printemps. Je parle de sourires tout le temps, c'est juste parce que Hadès en a une palette impressionnante.

« Oui...il faut que j'en... »

Non. Elle parla de son frère et son petit monde s'écroula. Cette fille connaissait son frère ? Était-il possible que le criminel n'ait pas choisi sa victime par hasard ? Hadès retira brusquement sa main, claquant des dents. Ce n'était pas du cinéma et, après tout, l'image de son frère le ramenait maintenant à celle des horreurs de Iwa, le visage plein de sang et à l'inhumanité dont il avait fait preuve à sa capture. Et...malheureusement, il y a un proverbe qui ne fait jamais défaut : je ne sais pas si ça vous ai déjà arrivé mais, vous êtes en train de parler de untel à untel et voilà untel qui arrive ! C'est exactement ce qui se passa à ce moment. La conversation de Sena et Akira fut soudainement interrompue par une voix extérieure connue, aux abords polie et charmante, et Hadès retourna la tête lentement, craignant que son cauchemar soit devenu réalité.

La fuite. Il fallait qu'il fuit. Hadès était un intellectuel à l'origine, voire une telle quantité d'inhumanité et de sang l'avait profondément choqué. Il tomba de sa chaise, les quatre fers et l'air et, après quelques secondes, se releva difficilement.

Arashi aussi devait être étonné, si ce n'était choqué de le voir ici. En témoignait l'étrange réplique à propos des bouquets de fleurs qu'il lui avait adressé, mais Hadès tremblait, sentant tout d'un coup son mollet, là où la puce avait été implantée, le relancer.

« Elle...elle fait partie de tes effectifs ? Ou tu viens pour me tuer, monstre ? Ou bien, troisième possibilité, tu as l'intention de lui faire ce que tu as fait à Ishtar ? »

La voix était légèrement tremblotante, si ce n'était faible, mais il avait repris le contrôle de sa personne, lançant un regard furieux au roux qui lui faisait face.
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Lun 20 Fév - 22:00
Sena n'aurait jamais imaginé susciter une telle réaction chez son voisin de chambre. Mais quand il lâcha brutalement sa main, elle se sentit carrément abandonnée. Elle qui pensait avoir trouvé un soutien ... pourquoi y avait-il soudain une telle terreur dans ses yeux ? Pourquoi une tristesse si profonde ? Si elle avait su que ses paroles ne feraient qu'empirer les choses, jamais elle n'aurait ... oh, il avait esquissé un si joli sourire tantôt ! Où était-il passé, ce sourire ? Evaporé, tué à la racine. Par sa faute ! Bon sang, ce qu'elle s'en voulait tout d'un coup ...
Et dire qu'il était prêt à s'ouvrir, prêt à se confier complètement. Elle avait tout gâché. Dans son état normal, jamais elle n'aurait laissé passer une faute aussi grave.
- Oh, désolée ... il y a un problème avec votre frère ?
Akira ne semblait pas enclin à lui répondre. Mais alors pas du tout. Quand il devint plus pâle que les draps de leurs lits, Sena se posa de sérieuses questions. Comment diable avait-elle fait pour le traumatiser à ce point ? Elle ne se connaissait pas pareil talent.
Ce fut en entendant sa voix qu'elle comprit.
Pas la voix d'Akira, celle d'Arashi. Qui la saluait respectueusement, et lui offrait même des fleurs. C'était bien Monsieur Darkwood, ça : toujours courtois et propre sur lui quand la situation l'exigeait. En vérité, Sena ne l'avait que très rarement croisé, mais ces rares fois, il ne s'était jamais montré désagréable envers elle.
Elle leva les yeux vers lui, et eut le réflexe de s'incliner. A moitié allongée dans un lit, le geste eut l'air bizarre ; mais elle s'en soucia peu. Elle avait oublié à quel point le personnage du général Darkwood était imposant. Sa carure impressionnante, son regard perçant et son air sévère inspiraient la crainte. Face à lui, la petite femme qu'était Snake semblait écrasée, atrocement vulnérable, noyée dans ses draps et ses bandages. Si Arashi avait voulu la rayer de la surface de la Terre, il aurait pu le faire sur-le-champ et d'un revers de main. L'image était frappante.
Mais la naïve petite Sena ne semblait pas s'en rendre compte.
- Merci mille fois, Monsieur Darkwood. Je suis plus qu'honorée de votre visite, c'est vraiment très gentil pour les fleurs. Et ...
Elle n'eut pas le temps de terminer qu'Akira tomba littéralement de sa chaise. Bon Dieu, il s'était peut-être fait mal ! La jeune femme voulut lui venir en aide, et dans un réflexe stupide, se redressa vivement dans son lit ; ses côtes la rappelèrent à l'ordre, et elle s'écroula presque aussitôt sur ses oreillers. Ouf, il s'était relevé tout seul.
Ce qu'il lança n'en fut pas plus rassurant pour autant.
Sena resta immobile dans son lit, soudain beaucoup plus gênée que dix minutes auparavant - ce qu'elle croyait impossible. "Quand on parle du loup", il arrive ; elle croyait dur comme fer à ce proverbe et se maudit d'avoir mis ce sujet sur le tapis. Les deux frères n'avaient pas l'air en bons termes, c'était le moins qu'on pût dire. Au point qu'Akira traita l'autre de "monstre", chose qui choqua la jeune femme : Arashi, monstrueux ? Au contraire, il faisait figure de protecteur ! Mais qui était cette Ishtar dont il parlait ? Et pourquoi Arashi aurait-il envie de tuer cet homme adorable, son propre frère ...
- Enfin, du calme ... ce ... c'est ...
Les mots moururent étranglés dans sa gorge, et elle préféra se taire. Dans la foulée, elle recommença à se triturer les mains. Tant pis pour le trou qu'elle avait dans l'une d'entre elles.
Bon sang, elle se sentait de plus en plus mal. La tête lui tournait, elle avait besoin d'air ; mais entre Etéocle et Polynice, les frères ennemis, l'atmosphère devenait de plus en plus irrespirable. Lourde comme le plomb.
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Lun 20 Fév - 23:58
J'en revenais pas, je ne lui avais encore rien fais que voilà, Monsieur m’agressait déjà, je n'avais pas, mais alors vraiment pas envie de jouer à ce jeu-là avec lui, surtout pas devant Sena, elle était déjà mal en point ce n'était vraiment pas la peine d'en rajouter, mais bien sûr, il n'avait pas du tout réfléchit à ça, cela lui passait complètement au-dessus, mais je n'allais pas me laisser faire pour autant.

M'avançant tranquillement je cherchais quelque chose dans quoi poser les fleurs, ne trouvant rien, je me rendais dans la salle de bain à côté du lit de Sena, j'ouvris la porte et déposa les fleurs dans le lavabo après avoir mis un peu d'eau et boucher celui-ci au préalable. J'avais mes mains libres, et je me dirigeais maintenant vers le devant du lit de Sena, sur celui-ci était accroché les résultats de ses dernières examens, je pris la palette et la examina attentivement... Rien de bien méchant à signaler juste à revérifier le taux de globule rouge dans une heure je pense.

Tout en essayant de garder mon calme, je cherchais le moyen de prendre la parole sans trop m'emporter, mais la voie de celui-ci me m'était déjà dans un tel état qu'il allait être difficile de ne pas lui casser la mâchoire pour l'empêcher de gueuler.

-Tu veux bien te taire un instant, tu ne vois pas que tu gêne Sena non ? Et puis c'est qui cette Ishtar dont tu me parles là, je suis désolé mais je ne dois pas être celui à qui on reproche tout, je suis venu ici dans le seul et unique but de rendre visite à une collègue alitée maintenant si tu as un problème avec ça, je te conseille vivement de consulter... Bonne pioche on est dans un Hôpital, tu devrais trouver quelqu'un pour t'aider par conséquent...

Voilà j'avais juré de ne pas hausser le ton ben c'était raté, mon frère avait cette habilité de me faire sortir de mes gonds assez facilement, et depuis notre accrochage de la dernière fois les choses ne semblaient qu'avoir empiré. Il fallait que je calme le jeu, j'avais pas envie d'attirer l'attention, le me dirigeai vers la porte, fermant celle-ci, j'évitais que des oreilles baladeuses ne viennent nous perturber, je préfère que l'on toque à la porte plutôt qu'on reste sournoisement planqué dans un coin à nous écouter ça ferait assez tâche si on venais à rapporter des choses sur moi et mon frère au parlement, le ministre des armées à son frère dans le camp des rebelles, mais quelle belle image que voilà.
Et Sena dans tout ça elle n'avait rien demandais, elle avait été la victime d'un psychopathe qui maintenant était sous les verrous, mais il allait lui en falloir plus pour se remettre de ce calvaire.

-Sena je suis navrés que vous ayez à assister à ça, c'est un hôpital et j'avais nullement l'intention de venir troubler votre convalescence ainsi que la tienne Akira. Je n'ai nullement l'intention de laisser la colère prendre le dessus, si tu veux le faire de ton côté fais-le, mais ne viens pas mêler Sena à tout ça, elle n'a rien demandé !! Et tu seras le seul à en assumer les conséquences de tes paroles, j'espère que je me suis bien fais comprendre!

Je cherchais un endroit où me poser, tranquillement, j'avais eu des journées rudes, je n'avais pas dormis depuis au moins bien quatre jours, je ne voulais pas me prendre la tête alors que pour une fois mes actes partaient d'une bonne intention, je pris une chaise posée contre le mur en dessous de la télévision, et la rapprocha du lit de Sena, de l'autre côté de celui-ci, je voulais garder mes distances avec mon frère, je ne voulais pas que celui-ci croit encore que je venais pour le tuer, du moins pas aujourd'hui en tout cas!

-Bon et qu'est-ce qui t’amène ici, enfin je veux dire, qu'est-ce qui t'est arrivé ? Un bobo à l'épaule ?
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Mer 22 Fév - 12:01
Pas de flingues, juste apparemment une discussion calme et posée. Arashi voulait sûrement faire bonne impression auprès de sa collègue blessée et Akira pensait le comprendre, en fond. Il était sûr, même si cela le mettait un peu en colère pour Ishtar, qu'il n'allait certainement pas se faire passer pour un idiot de violeur et de tueur. C'aurait été maladroit, surtout vu les antécédents de Sena, blessée aussi bien mentalement que physiquement : la preuve en avait été de ce reportage qu'il avait malencontreusement allumé. Hadès tenta de respirer plus doucement et se concentrer sur la fille : peut-être cela valait-il mieux. Le rouquin grinça des dents, serrant son seul poing encore libre.

Il s'excusa, au moins, on pouvait considérer que c'était déjà cela...et le fait qu'il l'appelle Akira et non par son pseudonyme qu'il ne connaissait sûrement pas, c'était...bien. Parce que Hadès n'avait menti à la fille en prétextant s'appeler autrement, mais aussi parce que cela montrait que Arashi devait toujours être aussi ignorant quant à l'identité des chefs de la résistance. Sinon, il l'aurait déjà menacé, combien même ils étaient dans un hôpital, en fait. Étant donné ce qu'il avait pu faire subir à Ishtar et le reste, Hadès ne savait plus trop comment voir ce frère impitoyable et un peu dégoûtant par aspect, mais également parfois pas mal « gentil » et qui semblait ne pas vouloir que lui, Akira, tombe sous le joug de son maître.

« Oui, il serait dommage d'inquiéter Mademoiselle Seigi. En ce qui concerne cela, pour une fois, je suis totalement d'accord avec toi. Je lui ai déjà suffisamment fait peur à cause de la télé. »

Hadès lança un regard compatissant au pauvre bout de bonne femme qui avait été maltraitée par ce tueur psychopathe. Si ce type croisait sa route – s'il était encore vivant, bien sûr – il était certain qu'il s'en sortirait avec une lame à plusieurs endroits du corps. Si Akira n'avait pas vu ce fameux reportage dégoûtant, il en avait entendu parler, de celui-ci et des autres et en plaignait davantage Sena.

« Un bobo à l'épaule ? Oh. Sans mentir, une de tes collègues m'a tiré dessus. Ça te dit quelque chose, une certaine descente ? Non mais, Arashi, il faut sérieusement que tu te parles ! Ton...il y a un monstre parmi tes autres collègues ! Il...ce type à cheveux longs, là ! Il a tué tout le monde ! En riant ! »

La peur se lisait de nouveau dans les yeux du rebelles dont les mains, les deux, s'étaient crispées. Il ne souriait plus du tout, son ton de voix oscillant entre la certitude et le doute, un peu tremblotant.

« Après que tu aies fini de parler à Mademoiselle Seigi, il faudra que je te voie. Seul à seul. C'est possible ? »

Regard interrogateur. Ils ne peuvent pas tout se dire devant la demoiselle, même si elle est tout de même agréable. Une question de courtoisie et de respect. D'ailleurs, à propos de courtoisie et de respect, une sonnerie de téléphone qui lui dit quelque chose retentit. L'Hymne à la joie. Il fronça les sourcils, sachant qu'elle n'était qu'utilisée des membres de son groupe pour se contacter et se leva. Il ne savait pas où était le téléphone, mais celui-ci ne devait être bien loin...sûrement. Le bouquet...en effet, le mobile tombait du bouquet et Hadès put le saisir d'une main, toujours aussi maladroitement.

« Allô ? Ha... »

« Hadès ? C'est Zen ? Je m'inquiétais ! Comment vas-tu ?.. »
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Lun 5 Mar - 22:01
Affaiblie qu'elle était, Sena était plus sujette à déstabilisation. En temps normal, cette conversation aurait dû tout au plus l'intéresser : en quelques répliques, les deux frères avaient laissé échapper une quantité incroyable d'informations. Sans doute bien plus que ce qu'ils avaient voulu. C'était propre au métier d'espion, ça, de saisir dans une conversation à priori obscure des détails qui passaient parfaitement inaperçus aux oreilles des profanes. On l'avait formée pour ça. Elle avait bénéficié d'un véritable apprentissage béton, tant dans l'art de séduire sa cible que de lui extorquer des avoeux sans aucune violence - souvent même à son insu. Et cela, c'était un métier bien plus exigeant que celui de simple soldat exécutant. Non pas que Sena ne respectait pas les soldats de Kira, oh non ! Elle entrenait de très bonnes relations avec eux ; avec certains en particulier. Il y avait dans leurs rangs des personnes agréables et cultivées.
Evidemment, Kira n'engageait pas les premiers incultes venus. Il cherchait le potentiel avant tout. Si Arashi était devenu général, c'était qu'il le méritait ; par sa force physique, son mental d'acier, sa prestance imposante, son charisme éclatant, sa chevelure de feu, et ces yeux ... hem, il le méritait, quoi. Sena préféra arrêter ses pensées là. Ne manquerait plus qu'elle s'amourache de cet homme : elle ne lui arrivait même pas à la cheville. Elle avait eu sa dose de douleur pour les prochaines années, et n'était pas masochiste (non non, je vous assure).
Revenons-en à nos moutons. Sena ne disait plus rien, donc. Elle se contentait d'ouvrir grand ses oreilles. Elle n'était certes pas censée le faire : une patiente lambda essayait toujours de ne pas prêter attention aux conversations privées de son voisin de chambre. C'était considéré comme un minimum de politesse. Oui mais voilà, rappelons une fois de plus que Sena, bien qu'étant une femme adorable, gentille et serviable, n'était pas formatée pour la politesse quand il s'agissait de glaner des infos. Même lorsqu'elle n'était pas en mission officielle. On appelait cela la déformation professionnelle, déformation à laquelle on est parfois sujet en période d'ennui profond. Or c'était justement le cas : Snake n'avait plus grand-chose à ajouter, à part un compliment bien placé à son supérieur hiérarchique (un peu de cirage de pompes ne faisait jamais de mal).
Cependant, cela aussi, elle se retint de le faire. Pourquoi ? Ecouter de manière aussi indiscrète la mettait un peu mal à l'aise, elle n'allait quand même pas aller jusqu'à interrompre l'échange des deux frères ! Là, ce serait carrément contre-productif.
Mais de quel massacre Akira parlait-il, bon sang ? Un type aux cheveux longs ? Etait-il au moins sûr de ses informations ? Ou bien faisait-il simplement une crise de mythomanie en inventant de toutes pièces la cause de sa blessure ? Non, ce serait trop décevant de la part d'un homme si charmant, si cultivé, si chaleureux, respirant une telle confiance en soi et en les autres, avec un si beau sourire ... hem, ce serait décevant, quoi.
Mais où s'égarait-elle, tout d'un coup ? Ca devenait gênant. Soudain, les joues blanches comme le linge de la petite femme rosirent légèrement. Elle rougissait. Oh, la honte ... pourvu qu'ils ne s'en rendraient pas compte. Il y avait des chances, parce qu'ils n'avaient apparemment pas la tête à l'observer. Heureusement.
Deux hommes si attentionnés envers elle, elle ne voulait surtout pas les déranger.
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