Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Get life back to music [ft Takeshi Saitô]

 :: Tokyo - Zone RP :: Vieille ville Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Yu
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Lun 1 Jan - 20:59
Il paraît que la musique stimule la mémoire. Alors on va tester cette poignée de blouses blanches qui ont certifié cette affirmation.

J'avais pu remettre la main sur un vieux baladeur, celui où on ne sait mettre que des musiques et des vidéos dedans. Un MP3, authentique.
De ce qu'on m'expliquait, un de mes loisirs de l'époque dans ces lieux était de me promener avec de la musique et d'étudier le comportement des personnes que je croisais. Je n'ai pas particulièrement envie de fixer des gens au point de m'attirer au mieux de la gêne, au pire des ennuis. Alors je vais me contenter de me balader.
On parlait d'infrastructures remarquables dans la vieille ville. Par chance, grand frère et moi ne logions pas trop loin. Je profite de son absence régulière pour lui envoyer un message et de prendre le strict nécessaire pour prendre l'air; les clés, le téléphone, la bombe au poivre et ce vieux baladeur.

L'air était humide et je n'avais pas de parapluie. J'ignore si je faisais attention à la météo ou si je fuyais la pluie comme un chat. Dans le doute, je ferais en sorte de stimuler au mieux mes neurones.
Comme vous aurez pu le deviner, une centaine de mètres suffirent pour que la pluie commence à transpercer à travers les épaules de ma veste. Mais je persiste. Les trottoirs se dégagent de plus en plus avec l'abondance des ricochets des gouttes sur la pierre. Cela me laisse un grand passage pour moi toute seule.
Avais-je oublié qu'il était si agréable de sentir des gouttes de pluies fraîches sur ses joues moi qui n'y avait plus senti que de chaudes larmes depuis plusieurs années maintenant? Ou avais-je seulement ignoré cette sensation pour s'épargner le contrecoup du contact prolongé au froid?

"Loose yourself to dance ♫"

Par dessous le brouhaha du déluge qui s'annonçait, je commençais à sentir les murmures et les regards des gens glisser sur moi. Restez sous votre abri et laissez moi tranquille.
Je ne fais qu'occuper une place dont vous ne voulez pas et ma santé ne regarde que moi. Cela ne vaut même pas la peine que je leur retourne mon regard.

"Loose yourself to dance ♫"

Le rythme de cette musique fini par contaminer mes pas. Je n'ai jamais vraiment apprécié danser, probablement parce que je n'ai jamais essayé. Mais ce n'est pas aujourd'hui que ça commencera, l'envie ne me prend toujours pas.

"Loose yourself to dance ♫"

Je finis par jeter un oeil à cette foule à l'abri de ce qui ne les tuera pas. Mais je ne m'attendais pas à trouver dans cette même foule un visage familier. C'est marrant, il ressemble à grand frère... Oh wait...
Non... non, il n'a pas les longs cheveux. Il faut dire, la couleur similaire était troublante. J'ai bien cru que j'allais me faire enguirlander devant tout le monde l'instant d'après. J'ai eu chaud.

Mais pas que cela, il me reste tout de même familier. Je me rapproche de cette foule qui l'englobe mais tout le monde à l'air de chercher à s'écarter de moi.
Ah! C'est juste, je suis trempée.



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Mar 2 Jan - 18:26
L'âme de Takeshi errait dans Tokyô d'un air nostalgique. Il ne savait pas trop pourquoi, mais cette ville lui disait indubitablement quelque chose. Il n'était là que depuis peu de temps, mais il avait l'impression que des souvenirs latents menaçaient de lui revenir à tout moment. Pour le commun des mortels, il était Takeshi Saitô, un homme employé dans la milice rapprochée du premier ministre. Il était fort, avait un don pour les armes et l'espionnage. Ils ne savaient pas qu'il se réveillait toutes les nuits en sueur après avoir vu quelque image de femme dont il ne se souvenait plus. Ils ne savaient pas que sa nouvelle patronne, Fate Harlaown, le fascinait plus que tout et que ce sentiment était tout sauf rationnel.

Durant cet après-midi, Takeshi redécouvrait donc les coins de Tokyô qu'il délaissait pendant ses heures de patrouille. Cette ville était étonnante : les vieux temples côtoyaient les building étouffants et il n'était pas rare de trouver un parc en plein milieu d'une zone industrielle. Il avait commencé à pleuvoir, et lui non plus n'avait pas de parapluie. Ses cheveux roux avaient un peu noircis sous l'effet de la pluie, mais il avait continué de marcher au milieu de ses compatriotes, jusqu'à croiser un visage connu.

Connu ? D'où la connaissait-elle, en fait ? Et comment pouvait-il se dire cela alors qu'il ne se souvenait plus des circonstances de ladite rencontre et de toutes les conversations, si conversations il y avait eu, avec cette jeune demoiselle. Aurait-il pu voir son visage dans quelque dossier du ministère ? Sur le coup, il se dit que cette réponse était plus probable que celle du souvenir caché, même si cette silhouette lui évoqua brièvement un plat de nouilles dans un petit restaurant.

Il se rendit compte qu'il s'était arrêté en face d'elle et la dévisageait depuis cinq bonnes secondes lorsqu'il reprit ses esprits.

« Pardon ! », fit-il en se grattant la tête. « J'ai cru que je vous connaissais ! Vos yeux...vos yeux me disent quelque chose. »

Sentiment très confus d'avoir l'impression de tenir un souvenir et de le savoir s'échapper aussi vite qu'il revenait. Elle allait le trouver bizarre : ça, c'était sûr. Tout homme qui abordait une jeune fille qui ne le connaissait pas paraissait bizarre : aussi allait-il éviter de l'entraîner dans quelque endroit sombre. Il devait savoir pourquoi la forme de son visage – pas ses cheveux, il y avait un truc avec ses cheveux – lui disait autant quelque chose. C'était une question de vie ou de mort, et son instinct lui soufflait que beaucoup de choses pourraient obtenir une réponse s'il s'y prenait bien.


« La pluie ! Vous allez être trempée ! », la foule les évitait. « Vous êtes trempée. Il ne faudrait pas que...Vous avez un nom ? »


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Yu
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Mer 3 Jan - 21:37
Maintenant que je suis de plus près, je me permets d'étudier un peu plus précisément les traits de cette curieuse personne ainsi que sa chevelure caractéristique.
Je sens très clairement que, quelque part dans ce cerveau déclinant qui est le mien, une connexion neuronale endommagée doit probablement s'affoler face à ce stimuli. J'ôte mes écouteurs pour me concentrer dans mon observation.

"Pardon"... Pardon? Pourquoi diable s'excuse-t-il? C'est bien moi qui le fixait et non l'inverse. "Je croyais que je vous connaissais".
Un instant, c'est moi ou lui qui parle? J'ose espérer qu'il ne s'agisse pas d'une hallucination due à mes précédentes opération.
Non, impossible. C'était il y a déjà plusieurs années, elles se seraient donc produites bien plus tôt. Du moins je prie pour que ce ne soit pas le cas. D'autant plus qu'ayant trouvé (enfin) un spécimen qui me parle en étant dans cette région. Je ne voudrais manquer ça pour rien au monde!

Il me fait constater que je suis déjà bel et bien trempée. Je dirais même jusqu'aux os si il avait droit à ce niveau de précision.
Je souris mais je dois probablement avoir l'air plus gênée qu'autre chose. Il est vrai que je suis loin d'être présentable pour poser ou répondre à des questions, surtout si il s'agit de ma propre curiosité. Autant passer pour une originale encore saine d'esprit. Une petite plaisanterie devrait aider à détendre cette gêne qui semble s'étirer au point de rendre mes mouvements saccadés alors que j'essaie d'essorer mes cheveux et le bas de ma jupe.

-Je ne suis pas "Trempée", je suis Yu. Enchantée, monsieur...?

Je tente mentalement de deviner un nom à ce visage; Aiko? Lee? Daiki? ...Sosuke?
Non, ce n'est surement pas ça.
Autant balayer toute forme de malaise de suite. Un endroit assis serait plus agréable, un café par exemple.

-Vous êtes occupé ou vous avez le temps pour s'asseoir au chaud? Enfin,
je veux dire, dans un café ou n'importe où de public, pas privé. N'allez pas croire que... Oh bref, vous avez compris...


Ce n'est pas très efficace comme méthode pour être moins mal à l'aise...surtout qu'avec ces quelques mouvements brusques des bras pour montrer que cela pouvait être mal interprété. Cumulé avec une couleur rouge tomate jurant avec ma peau n'ayant pas vu le soleil plus de 1 heure par jour en moyenne sur toute une vie, il semblerait que je frise le ridicule...



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Sam 6 Jan - 17:30
La pluie ne le gênait pas vraiment. En fait, il se sentait plutôt heureux de se trouver ici, même si la présence de cette fille l'amenait à s'interroger sur la réelle raison de son existence. Il voulait bien aller ailleurs : et sans aucun sous-entendu, bien sûr, car on ne pouvait pas dire que cette fille était son style, bien qu'il avait une réputation de Don Juan, à la brigade.

En fait, il était logique d'avouer qu'il se trouvait un peu idiot. Là, au milieu d'une foule et sans abri avec une fille qu'il ne connaissait pas. Il apprit avec plaisir son prénom, Yu et, encore une fois, il se dit que celui-ci lui disait un vague truc. Il était comme question d'ordinateurs, à moins que ce ne soit celui d'une ancienne conquête ou encore le prénom d'un chien qu'il avait possédé étant gamin. Avait-il été gamin un jour ? Il n'en avait strictement aucun souvenir.

« Ah oui, au chaud. Appelez-moi Takeshi. C'est mon prénom. »

Il souffla pour se donner une certaine contenance, puis se fraya un passage dans la foule, lui permettant de le suivre par la moindre occasion. Takeshi entra dans le premier café qu'il vit, donc cinquante mètres à peine plus loin. Il avait l'air assez fréquenté, mais il réussirait sans doute à trouver une place au sec sans souci. Il ne prit pas la peine de passer au bar : si le patron voulait qu'ils consomment, il n'avait qu'à envoyer un de ses employés prendre la commande.

Takeshi avait conscience que la situation était un brin bizarre : d'ailleurs, il évitait volontairement le regard de Yu pour ne pas avoir l'air encore plus embarrassé. Il toussota doucement, se demandant qui devait faire le premier pas. Et le premier pas pour quoi ? C'était déjà suffisamment bizarre d'être coincé dans un café avec une gamine qu'il ne savait même pas être majeure.

« On se connaît, c'est obligé. Comme beaucoup de choses dont je ne parviens pas à me souvenir. Par hasard...aurais-tu un lien avec le capitaine Fate Harlaown ? Parce qu'il y a un truc bizarre avec elle-aussi. Mais plus. Avec toi, j'ai juste l'impression de t'avoir déjà parlé, c'est tout. »

Il ne savait pas s'il avait eu raison de lui dire tout cela : les mots étaient sortis de sa bouche plus vite qu'il ne l'avait voulu. Que ferait-il si elle le prenait pour un fou et hurlait au stalker ? Et si Ninomiya avait envoyé un agent pour le suivre et espionner tous ses faits et gestes ?


« J'ai l'air fou, hein ? »


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Yu
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Sam 6 Jan - 23:10
Takeshi... Non, cela ne m'évoque rien. Qui sait, peut être que c'est juste une personne qui ressemble à une autre. A moins qu'il y aie un lien de parenté mais c'est très peu probable, sauf si c'est une famille nombreuse... ou comme chez les yakuza? Mais de quoi je parle là? C'est tellement cliché.

Ta.ke.shi-san ♫ ça sonne bien comme nom.
Mais voilà à peine que j'allais lui retourner les politesses habituelles quand je remarque qu'il était déjà parti au milieu de la foule.

-Ha? Attendez moi!

La foule se refermait derrière lui mais se rouvrait devant moi pour éviter le tremper d'autres vêtements que les miens. Est-ce si dérangeant que cela l'eau? Autant de la boue, j'aurai vite saisi... mais de l'eau? Soit... c'est leur problème et ça m'arrange de pouvoir passer sans trop de soucis.
Heureusement que sa tignasse rousse me permet de facilement le repérer entrer dans un café un peu plus loin.
J'ai l'impression d'être un petit chien. Un petit chien mouillé.

L'air chaud du bâtiment m'arrive dans le visage. Il est vrai que c'est assez gratifiant. D'un balayage du regard, je vois qu'il vient de s'asseoir à une table, je le rejoins.

Il me semble que j'aurai pu déblatérer de la même façon que lui à l'exception du nom qu'il prononce. Harlaown? Oui, c'est une cliente à mon grand frère. Mais je ne sais pas trop si je devrais lui dire, cela risquerait au mieux d'engendrer un malentendu, au pire de le rendre suspect. Mais je dois avouer que je n'ai pas très envie de mentir à une personne avec un le franc parler et surtout qui semble avoir un indubitable lien avec mon passé au Japon.

Il demande si il a l'air fou. Je ne peux pas m'empêcher de glousser à cette question. Alors que c'est moi qui me posait la question il n'y a même pas cinq minutes!

-Alors nous serions deux fous. Il semble que nous ayons déjà eu une discussion autrefois.

J'ai l'impression de parler comme si il s'agissait d'une autre vie. Après tout, c'est aussi un peu une question de spiritualité de chercher à renouer avec son passé. Regard gêné sur le côté. Mais c'est tout de même pas de chance qu'il fallait que nous soyons tout deux amnésiques, où alors il a juste mauvaise mémoire. Après tout, c'était il y a plus de 3 ans...

-J'aurai aimé vous aider, vraiment. Malheureusement, j'ai souffert d'une forte amnésie il y a plusieurs années. Je suis revenue ici en espérant justement retrouver ceux que j'ai pu rencontrer.

Rire nerveux. Quelle situation ridicule maintenant que j'y pense. Quelle manque de chance incroyable! Sur toutes les personnes qui pouvait me reconnaître, il fallait que ce soit une personne avec les mêmes troubles...

-Mon plus lointain souvenir ne reste qu'une pièce remplie d'écrans mais je ne sais même pas si il s'agissait que chez moi ou d'une personne que j'aurai pu visiter.

Au moins, trois choses sont fixées; je connais cette personne, cette personne est réelle et je garderai contact. Peut-être devrais-je en parler à nisan si jamais il a des informations sur lui? Ou bien de tirer les vers du nez de madame Harlaown? C'est à voir.



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Mar 30 Jan - 18:13
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Cette situation lui aurait paru si absurde il y avait quelques jour, et pourtant, elle n'en était pas moins réelle. Il n'était pas en train de draguer, ni d'enquêter. Il était actuellement en train de commettre un acte que ne validerait pas son supérieur actuel, Yuzuku Ninomiya. Cette fille était liée à son passé, il en était sûr. Son nom, ses cheveux, sa tête ne lui disaient rien, c'était plus une impression qu'au chose. Et voilà qu'elle lui annonçait elle-aussi avoir été prise dans une amnésie passagère. Le destin était quelque chose de bien cruel.
« Une amnésie ? Ce n'est décidément pas notre veine... »
Même son plus lointain souvenir ne lui disait rien. Une pièce remplie d'écran...ça lui évoquait un truc et son cœur se hérissait lorsque ce sentiment refaisait surface, mais c'était tout. Takeshi avait le pressentiment que sa salle remplie d'ordinateur, ou plutôt le sentiment qui s'y mêlait et celle de cette jeune femme n'avaient rien à voir. Et pourtant, il s'agissait du seul des points qui pouvaient les relier.
Un peu nerveux, l'homme regarda autour d'eux pour voir si aucune des personnes ici présentes ne pouvait être un émissaire de Ninomiya. C'était fou, tout de même : il avait plus peur de quelqu'un « de son côté » plutôt que des terroristes qu'il chassait toute la journée. Le seule pensée de se savoir pourchasser par le savant fou qui lui avait donné la vie suffisait pour lui donner envie de vomir et, surtout, pour l'anéantir.
« Vous parlez d'une salle remplie d'ordinateur...vous avez des détails ? J'ai quelque chose de la sorte aussi...mais c'est douloureux, comme si je me faisais blesser. »
La conversation était étrange. Toute personne entrant dans le café et venant à en capter quelques brides se serait sans doute demandé de quel asile s'étaient échappés les hurluberlus ci-présents.
« Vous étiez partie du Japon ? », fit-il pour contre-balancer avec des paroles un peu plus « normales ». « Vous savez pourquoi ? »


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Yu
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Lun 5 Fév - 17:56
Pas de veine, c'était le mot.
Pourquoi... pourquoi il fallait que la situation soit aussi ridicule? Pourquoi il fallait que deux connaissances subissent la même chose qui amène la discussion dans un cul de sac?
La situation me rend âcre. Rester aimable risque d'être une épreuve pour les prochaines heures. Sous la table, un de mes poings se serre, l'ongle de mon pouce grattant nerveusement une phalange.
Si ça se trouve, ce n'est qu'une perte de temps. Si il est resté au Japon et qu'il n'a pas retrouvé ses souvenirs après plusieurs mois, c'est qu'il a peut de chance de les retrouver par la suite. J'hésite même un instant à visser mes écouteurs sur mes oreilles et de retourner sous la pluie.

...c'était sans compter sur un détail perturbant. Lui aussi des ordinateurs? Et une douleur?
Je toussote, m'étouffant un instant avec ma propre salive. Les idées s'agitent dans mon cerveau à tel point de me faire du mauvais sang. Le sang cogne dans ma tête.

Impossible... le Japon expérimenterai également? Pourtant père s'était fait refuser son projet dans son pays natal, le forçant à migrer aux Etats Unis. Raison de ma naissance dans ce pays.
Auraient-ils repris son projet? Cet homme serait-il également un hybride de chair et de métal? Et pourquoi donc le laisse-t-on se balader en liberté, lui?

J'allais ouvrir la bouche pour lui répondre mais je me ravise vite en voyant un garçon se rapprocher, nous demandant si nous avions fait notre choix.

-Euh... je ... chocolat chaud?

Le temps que le garçon se retourne, Takeshi-san me demande pour quelles raisons j'ai du quitter le Japon. Je regarde soudainement les personnes autour de nous. Nous pourrions être suivis, nous pourrions être sur écoute. Je ne dois rien lui dire actuellement... si il est sur écoute, "ils" ne doivent rien entendre.

Je saisis un des ronds cartonnés habituellement utilisés pour poser les consommations et sort d'une poche un stylo-bille. Une fois mon mot gribouillé, je lui tends.

"Simple précaution si nous sommes sur écoute.
Êtes vous aussi une expérimentation?
"

Simple, précis et tenant sur un seul carton qui pourra alimenter n'importe quelle feu de cheminée.



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Sam 10 Mar - 15:06
Takeshi ne pouvait s'empêcher d'être agréablement surpris par cette jeune femme. C'était une situation qui semblait normale, et pourtant...c'était tout le contraire. L'ouïe de Saitô était partout, espionnant les bruits de couloir, ceux suspects qui auraient pu trahir d'autres agents de Ninomiya à sa poursuite. Malheureusement, il savait que le meilleur espion que le premier ministre avait pour récolter des informations de lui, c'était lui-même, car il ne faisait que trahir ses propres intentions lorsqu'il se rendait à ses « séances » hebdomadaires. Takeshi eut un sursaut et tâcha de se concentrer de nouveau sur Yu.

Il prit le papier que lui tendit Yu : ce devait être une carte, quelque chose comme ça, il ne s'imaginait pas du tout lire ces mots ici. Et pourtant...

Son teint dût blanchir, ses son poing se referma sur la feuille sans qu'il ne le veuille, le trahissant de la même manière. Comment avait-elle pu s'en rendre compte ? Et avait-elle rencontré elle-aussi d'autres êtres venus des laboratoires de Kira ? À moins qu'elle n'en soit un elle-aussi ? Un bref regard vers le haut de sa tête, là où il y avait les chiffres et le nom qui trônait lui confirmait que ce n'était pas le cas. Faisait-elle partie de la rébellion et avait-elle tenté de l'isoler pour avoir des informations à tout prix ? Le bruit courait dans les couloirs du ministère que le camp de Mello s'était engagé dans une guerre désespérée contre les laboratoires de Kira. Un vulgaire appât qui n'avait pour but que de les retarder le mieux possible en attendant de les attraper.

Takeshi se leva et lui attrapa le poignet sans aucune douceur. Elle n'était pas bête, elle avait sûrement vu la manière dont il avait réagi en lisant les phrases qu'elle était écrites. Elle allait comprendre, si elle n'avait pas déjà compris.

« Suis-moi sans faire d'histoire. »

Il ne savait pas où il allait l'emmener. Il aurait aimé commencer par l'interroger dans un lieu un peu discret, mais c'était aller contre ses principes et l'obéissance à Kira. Le mieux aurait été qu'il la livre à un commissariat et qu'il fasse partie des hommes qui fassent son interrogatoire...mais Saitô ne voulait pas qu'on la blesse. C'était peut-être une rebelle, mais il n'en avait aucune preuve. Il ne voulait pas blesser une fille qui était sans doute innocente...qui sait, il avait peut-être mal interprété ses paroles et elle parlait d'autres sortes d'expérimentations.

Il la tira hors du café, assez brusquement d'ailleurs et finit par la mener jusqu'à un petit appartement désert, quelques mètres plus loin. Il avait su qu'il serait vide, mais il ne savait pas comment. Takeshi regarda autour de lui, une fois passé la porte, et constata que ce lieu avait sûrement dû être habité pendant un temps, puis déserté. Encore une de ses fameuses impressions. Il la poussa jusqu'à une chaise.

« Comment ? Comment le savais-tu ? Et que veux-tu dire par expérimentations ? Parle, ou je te mène jusqu'à Kira ! »


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Yu
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Lun 12 Mar - 10:35
Un rictus peu probateur de mon interlocuteur fit que mon coeur s'accéléra. Aurais-je fais une erreur de lui poser la question? Le fait de me confier à lui en ces mots m'aurait trahie de façon trop évidente?
Je sais que mon coeur s'accélère parce qu'il ressent du danger et cherche à rapidement irriguer mon corps afin de donner la force nécessaire à mes membres pour fuir. Mais la raison reprend rapidement le pas. Je suis une petite fragile qui est sortie il n'y a même pas un mois de l’hôpital et il est taillé comme un militaire. Toute résistance me serait inutile. Le carton est ruiné par la frustration ou la colère de cet homme.

Je ne l'entendis pas mais je savais qu'il s'adressait à moi. L'instant d'après, j'étais de nouveau sous la pluie, entraînée par Takeshi-san (si cela est vraiment son nom). Puis nous nous retrouvions de nouveau au sec, mais dans un endroit bien plus froid. Une volée d'escaliers et une porte non verrouillée plus tard, je suis de nouveau assise mais non dans un lieu confortable. A-t-il pris le carton? Je ne veux pas prendre le risque d'avoir des suspicions à mon égard de la part de parfaits inconnus.

Il me demande comment je pouvais le savoir et ce que j'entendais précisément par expérimentations. J'en ai presque envie de rire. Pourquoi se donner tant de mal alors que j'allais de toutes façons lui en parler? Je n'écoute même pas la fin de sa phrase, une fois de plus.
J'ai un léger sourire du coin des lèvres. J'ai enfin rencontré dans ma vie une personne qui me ressemble et qui peut comprendre ce que j'ai vécu. Je me rends compte avec ma vue brouillée que j'ai les larmes aux yeux.
En m'empressant de les sécher, je me tourne vers le visage mi-agacé, mi-inquiet de Takeshi.

-Je suis si heureuse... Si vous saviez à quel point je me sentais seule...

Un reniflement plus tard, je prends un mouchoir en tissus dans ma poche (certes, cela peut sembler être un sacrilège au Japon mais que voulez-vous, l'éducation à l'autre bout du monde, tout ça...) pour me moucher.

- Désolée... Alors comme ça, le Japon a aussi commencé à faire des hybrides.

J'ignore si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Néanmoins, il y a une grande différence entre ce que j'ai pu vivre et ce qu'il a vécu. J'étais sujet depuis ma naissance. Hors, cette personne est certainement plus âgée que moi. Les cicatrices doivent être encore fraîches pourtant ses cheveux ont déjà visiblement bien repris à moins qu'il ne mette également une perruque.

-Je peux voir...vos cicatrices?

En parlant de perruque. J'accroche la mienne du bout des doigts avant de la retirer délicatement, laissant deviner le ravage qu'était autrefois mon crâne. Disons que c'est du donnant-donnant.
Je crois que c'est la première fois que je n'ai pas de honte ni même de gêne à me montrer sous mon vrai jour. Mon cœur bat toujours aussi fort, mais ce n'est plus pour alimenter une fuite.



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Lun 19 Mar - 18:35
Il avait raison, ce n'était pas un projet du Japon. C'était probablement quelque chose issu d'un laboratoire étranger qui pensait concurrencer leur gouvernement...ou sûrement élaborer une arme secrète.

Pourtant, si cette fille était arme secrète, elle n'en avait pas la carrure. Il n'avait pas le cœur à tuer quelqu'un qui avait pleuré des larmes aussi pures. Takeshi Saitô ne savait plus vraiment ce qu'il devait faire. La logique était de l'amener à Ninomiya, et vraisemblablement, c'était ce qu'il allait faire car il ne savait faire que cela. Il n'avait plus trop d'alternative. Il allait lui faire la conversation puisque c'était tout ce qu'elle demandait, mais l'occasion était trop belle : il devait jouer son rôle, apprendre des choses, être l'espion du gouvernement, la trahir.

« Ton crâne. »

Il ne bougeait plus tandis qu'elle lui révélait ce crâne qui avait accusé tant de cicatrices. Il eut la nausée pendant quelques secondes, puis une sourde colère le prit. Un instinct qu'il ne connaissait pas avait envie de la protéger, de la venger et de la mettre à l'abri quelque part, loin d'ici, cachée dans un lieu que lui-seul connaîtrait. Face à ses confessions et ce qu'elle lui disait, il ne devinait nul mensonge, nulle manigance pour tenter de percer le secret de Kira. Et à quoi bon, puisqu'elle avait déjà deviné son rôle dans l'histoire et que lui-même s'était trahi à ce point en la menant jusqu'ici ?

« Ton crâne. C'est horrible. Te souviens-tu ? Te souviens-tu qui t'a infligé ça ? Je n'ai pas tout ça, moi. Je suis instinct. »

Il s'approcha d'elle, malgré toute la menace qu'il pouvait représenter à ses yeux. Il lui attrapa sa main et la fit toucher ses cheveux, à plus forte raison son crâne intact. Il était une créature expérimentale, lui-aussi, il n'avait pas de passé auquel se raccrocher, mais il ne se souvenait pas d'une vie très difficile à mener, de combat avec sa santé et avec ses créateurs. La vie était belle, facile à mener. Le pire qu'il pouvait avoir, c'était une légère cicatrice derrière l'oreille droite, probable signe des régulières interventions que Ninomiya devait mener sur lui, à l'époque.

« J'étais sur le point de mourir, ils m'ont sauvé la vie. Ils ont fait ça parce qu'ils sont bons. En retour, je les aide. »

Sa tête se pencha, il eut le sentiment de perdre pied.

D'ailleurs, il perdit pied. Son regard se durcit, sa tête s'inclina et se pencha vers Yu, allant lui murmurer quelques mots à l'oreille.

« Yu, ma chérie, souviens-toi, je t'en prie. Fais ce qu'il faut pour que tes souvenirs reviennent. Tu étais magnifique. Préviens Cheshire. Dis-lui qu'Hadès est revenu. »


Il releva la tête : que s'était-il passé ?


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Yu
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Ven 23 Mar - 14:13
Il était choqué à la vision de mon crâne. Je ne pensais pas que cela le toucherais autant. Il faut dire que j'étais la première, avec la technologie de l'époque. Il me demanda si j'en avais des souvenirs et qui m'avait fait ça.
J'ignore si il demande ça pour le savoir ou pour me le rappeler. Dans tout les cas, pour le peu de souvenir qu'il me reste, cela reste douloureux. Je ne veux rien lui cacher. Non, je ne peux rien lui cacher, pas dans un état mental aussi faible. Les larmes me brouillent de nouveau la vue quand je laisse un mot étouffé sortir de ma gorge.
-Mon père...

J'avais baissé le regard pour essuyer de nouveau mes larmes mais sa main prit la mienne pour la poser sur sa tête.
C'est curieux. Il n'a donc pas de perruque. Je recherche dans les lignes où devraient être les sutures que j'ai eues mais sans succès. C'est en sentant une cicatrice derrière l'oreille, sans la moindre trace de métal, que j'ai compris.
-C'est organique?!

Takeshi san m'explique qu'il était aux portes de la mort et que les expérimentations lui ont permis de prolonger sa vie. Je vois... Quelle chance de savoir que l'on a pu faire le bonheur ou la fierté de ses parents et il a eu le choix de les aider de ce que suppose sa phrase.
Les larmes avaient disparus dans ma réflexion. Une conclusion heureuse est donc possible dans une vie comme la nôtre.
- Je vois... une expérience peut donc avoir une vie heureuse. Je...


J'avais relevé ma tête vers lui... mais il est proche. Trop proche. Beaucoup trop proche. Que compte-t-il faire?
"Yu ma chérie, souviens toi je t'en prie"

Pa-pa-par... Pardon? Mon ton rouge pivoine ne pouvait néanmoins pas m'empêcher de clairement entendre la suite. Malheureusement, ce ne furent que des mots dans ma tête vide. Mais voilà une trace positive dans notre rencontre. Il est indéniable qu'il est une clé dans un possible retour de souvenirs.
Je ne faisais plus trop attention à ce qu'il faisait malgré qu'il restait proche. Je cherchais dans ses yeux une réponse, un éclat de retour. Répétant sans plus d'état d'âme au cas où forcer une serrure suffirait au retour... si ce n'est pas moi, peut être que lui oui?
- Chershire? ... Hadès? ...

Encore une fois?

- Hadès... est revenu?

Pourquoi au lieu d'une image du dieu de la mort grec, je vois la même tignace qu'en face de moi malgré un visage plus jeune? Je n'ose pas demander pourquoi cela ne me suffit pas à retrouver la mémoire par peur de la réponse. Je prends dans mes mains cette tête dont l'image mentale et physique semblent se superposer. Je me sens déjà épuisée par l'effort mental que mon cerveau tente de maintenir. Presque à bout de souffle, je pose une ultime question à Takeshi.
- Qui... est... Hadès?

Ma tête tourne et ma vision est floue. Je perds mon équilibre, ma lourde tête penchant vers l'avant.



My life is f*king too short to be shy and carefull!
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