Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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When you talk about destruction, don’t you know that you can count me out { Izû

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Mello
Enfoiré
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Localisation : Dans ton...
Sam 12 Aoû - 20:12
Tout s'était passé comme dans un horrible cauchemar.

Mello s'était levé, de terrible humeur. Il était toujours de terrible humeur, mais ce réveil supplémentaire avait été ce qu'il y avait de pire : il avait rêvé d'Ishtar. Il avait rêvé qu'elle le prenait dans ses bras rassurants, qu'elle l'enlaçait en lui susurrant les mots doux qu'elle avait l'habitude de lui murmurer avant de l'embrasser dans un océan de tendresse.

Le réveil, causé par une grue chargée de faire des travaux dans le quartier – putain quatre heures du matin, ce n'est pas une horaire – avait été horrible. Il s'était senti coupé en deux et le lit, pourtant si attirant lorsqu'il s'y était couché il y avait deux heures, puait désormais la sueur et les mauvais souvenirs. Il s'était figé trois minutes dans la salle de bain, contemplant ses cernes dans le miroir et ses cheveux emmêlés par les mouvements nocturnes. Il les attacha d'un geste habitué, avant de prendre un flingue dans un tiroir et de le fourrer dans son pantalon.

Il était environ quatre heures et demi du matin lorsqu'il mit le pied dehors, le soleil n'était même pas encore levé, tout comme le ridicule couvre-feu instauré depuis le début du règne de Kira. Il avait laissé un mot à Matt sur la table de la cuisine, le prévenant qu'il allait faire un tour dans le quartier et surtout qu'il s'occupe du gosse s'il n'était pas revenu d'ici la fin de la matinée. En passant à côté de sa chambre, il avait vu la bouille de Maze qui roupillait paisiblement, comme s'il avait déjà tout oublié, de sa mère s'effondrant devant ses yeux à son père criant et en larmes. Pauvre gosse. S'il battait Kira bientôt, il pourrait espérer avoir une vie correcte.

Mello avait orienté son chemin vers un petit parc rempli de verdure où il emmenait de temps en temps Maze se promener. Ce n'était pas dans le même quartier que chez lui et cela faisait environ une demi-heure qu'il marchait, la tête dans les nuages. De nuit, l'endroit semblait beaucoup moins rassurant, surtout lorsqu'il entendit les premières voix s'adresser à lui dans la nuit.

« ...Arrêtez-vous ! Papiers, s'il vous plaît ! Vous êtes en infraction du couvre-feu ! »

Comment avait-il fait pour ne pas les voir, eux ? Ou plutôt, inconsciemment, s'était-il dirigé vers eux qui étaient tout de même largement visibles, avec leurs lampes torches et tout leur attirail soigneusement choisi. Mello soupira mais ne se fit pas prier.

Honnêtement, lorsqu'il fut au plus proche d'eux, il aurait pu leur montrer ses papiers. Dans ses poches, il y avait même un laisser-passer concernant le couvre-feu et il aurait très pu s'en servir, mais non.

Ils semblaient tous très jeunes, comme s'ils n'avaient jamais connus d'autres idéologies que Kira. Moulés dans cette autocratie, ils ne s'en sortaient que par la mort.

C'est par cette pensée que Mello sortit soudainement son beretta et appuya une fois, deux fois sur la gâchette. Ils étaient cinq, les coups de feu commençaient à pleuvoir tandis que lui courait dans le sens envers, se maudissant pour cette idée à la con. Il pensait réussir à sortir du parc lorsqu'il fut atteint par un tir à l'épaule.

Il était anesthésie par l'adrénaline et s'enfuyait toujours maladroitement, mais il savait que d'ici dix minutes, la blessure le lancerait terriblement.

« Bor...del. »

Presque à l'aveuglette, il s'était perdu dans les ruelles adjacentes au parc, avait poussé plusieurs portes jusqu'à en trouver une que son propriétaire n'avait pas fermée.

Ça pissait le sang et la douleur semblait revenir petit à petit, alors qu'il tentait de trouver une bonne cachette. Il se fourra derrière le canapé, résistant à l'envie d'enlever sa veste pour faire une compresse, puis attendit.

Un bruit.

Il resserra sa prise sur le beretta.



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Messages : 31
Age : 24
Localisation : Dans la téci de Tokyo
Dim 13 Aoû - 17:14



Le dôme goudron de la nuit pèse sur la cité alourdie de ses obscurs agitations. Mouvances prohibées ne les rendant que plus envahissantes, plus désirables. La résistance prend encore plus de sens et de jouissance en bravant ses interdictions. Contradiction insinuée depuis l'enfance qui perdure dans la mutinerie de tes farces. Comme autrefois, tu grimes de couleurs la griserie murale de tes fantaisies.

Tu as échoué ton âme, une fois n'est pas coutume, dans tes grandes intentions nocturnes. La chape de suie plafonnant la capitale drapait les rues d'une galerie sublime. L'architecture de la mélasse de bitume t'a convaincu d'une idée saugrenue. Tu as enfermé sous le trompe œil d'un grillage une figure en pleurs, les barrières ont zébré son faciès dans ce message porteur : Les vrais prisons n'ont parfois pas de cage.

Fier de ta besogne peinturale tu as rebroussé chemin pour minimiser les risques. Les oiseaux de proie du Saint Kira rodent encore sournoisement et tu préfères esquiver leur ombre.

Te voici à présent le foulard enserrant tes lèvres, le bonnet goinfré de tes cheveux asymétrique, les sillons épais sous tes yeux seuls révélateurs de ton identité. Tu traînes tes enjambées fatiguées jusqu'à ton appartement où tu espères y trouver une accalmie après cette insomnie assouvie. Un effondrement de ta sanité dont tu constates les derniers vestiges en attestant de la porte de ton domaine ouverte. La drogue et tes soirées blanchies te font rire de ta propre négligence. T'es à bout, à rire comme un parfait idiot conscient de son sort, le sourire au bout de ses lèvres mutilées.

Tu franchis le seuil et c'est cette habituelle fragrance de gouache et de marijuana qui corrodent tes fosses nasales. Ces deux parcelles olfactives qui te siéent tant, te scindent tant aussi. Elles te divisent et te reconstruisent, les deux fissures de ton Être, le camé et l'artiste.

Tu rends peu honneur à ta profession et les représentation de l'art avec tes narcotiques. Mais tu en as cure... Peut-être que t'en aurais bien besoin d'une d'ailleurs. Ce monde est devenu fou.

Aux odeurs habituelles, un autre fumet de fer s'incruste dans ton cerceau. Tu sourcilles, cherchant une quelconque étiquette sur cette sensation immatérielle, ôtant les tissus obstruant tes chairs comme pour libérer tes perceptions à cette réception étrangère.

Tes phalanges frôlent l'interrupteur et c'est des pigmentations neuves et fraîches qui souillent ton plancher, d'un rouge carmin analogue à un coloris viandeux. Du sang ?

Tu t'assures de sa viscosité comme pour en attester sa réalité en mêlant au liquide tes doigts de cire. Leur source originelle, entre vie et mort croise alors ton regard ahuri. Tes pupilles se rétractent sous la vision de cet étranger caucasien blessé, enserrant dans ses poignes son arme.

Tu devines l'entourloupe et le règlement de compte probable à la cause de son état grabataire. Tes lèvres s'amincissent dans un pincement anxieux avant de s'ourler d'une assurance transcendant ta gorge. « Tu es rentré chez moi... Je ne te veux aucun mal, j'imagine même que appeler une ambulance ne serait pas à ton avantage, mais je peux limiter l'hémorragie. »

Les mains s'enfouissent sur le cuir de tes cheveux. Tu n'esquisses aucun gestes brusques en continuant de fixer le canon du pistolet.

« Je ne suis pas ton ennemi. »

Doucement et sûrement oui...

Jusque dans l'extrême tu reste empathe.

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