Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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[RP des chefs] Un ultimatum décisif

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Mello
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Localisation : Dans ton...
Mer 12 Juil - 21:34
La mort d'Ishtar n'avait rien arrangé à son humeur absolument catastrophique. Alice était coiffé, il était à peu près bien habillé, mais le premier venu, même non averti, aurait vite compris qu'une aura flippante traînait autour du chef de la mafia et ne donnait pas envie de s'y frotter.

Mello désirait se venger : plus que se venger, il ressentait le besoin de le faire très lentement pour infliger à l'autre la même douleur que lui aurait connue. S'il l'avait pu, il aurait supprimé toutes les connaissances de Ninomiya, mais une enquête minutieuse menée par ses soins avait révélé que l'actuel premier ministre était un être particulièrement asocial qui ne fréquentait pas de personnes fixes à part un groupe de lecture – et encore, il était plus ou moins assidu.

Lorsqu'il pensait à Ninomiya, il la revoyait s'effondrer devant ses yeux et son cœur se remplissait de haine. Elle qui était si remplie de vie, qui était capable de hurler ou de parler comme si elle en dépendait était désormais froide et inerte six pieds sous terre. Mihael Keehl ne s'était pas rendu à l'enterrement, il savait que ce serait un moment où les espions de Ninomiya se regrouperaient, mais s'était recueillit à distance, son chapelet à la main. Il avait expliqué avec ses mots à lui à son fils ce qu'il s'était passé – le gamin n'était pas con, il avait à moitié compris et Mello aurait haï le fait de devoir lui mentir.

Penser que Ishtar était morte, maintenant, était quelque chose d'étrange, mais il allait devoir apprendre à vivre avec. Il n'en deviendrait pas moins plus vengeur, et c'était ce pourquoi il se présentait dans cette salle aujourd'hui.

La réunion d'aujourd'hui était planifiée longtemps avant le décès qui l'avait brusquement affecté. Elle avait pour but de confronter les différents camps de la résistance et notamment d'échanger des propos avec « Jésus », cet espèce d'illuminé qui remplaçait Hadès. Tout cela ne disait rien de trop bon à Mello, tout ce qui touchait de près ou de loin le camp des civils lui rappelant de mauvais souvenirs. Il allait y avoir Near, évidemment, ce sale petit canasson, Matt, qui ne devrait pas trop tarder – Mello l'avait pour une fois devancé par la moto pour aller ouvrir la salle – et Alpha, nouvellement nommée.

Sa main serrait fort celle, minuscule, de Maze. Le petit avait un casque de moto à la taille de sa tête et s'était agrippé à son père pendant tout le voyage, alors que le blond faisait de son mieux pour conduire le plus correctement possible. Il aurait voulu ne pas emmener son fils ici et, honnêtement, n'était pas heureux que Near puisse le voir, mais il n'avait pas confiance en personne à part Matt et le laisser tout seul lui aurait fait avoir un sang d'encre.

Il était particulièrement difficile de réserver une salle, ou même d'en louer une pour une réunion de la sorte, surtout qu'ils étaient complètement dans l'illégalité. Il s'agissait donc d'une ancienne salle de réunion d'un immeuble désaffecté de la périphérie, au treizième étage. Le 13 avait une symbolique pour les enfants de la Wammy's House, surtout pour ceux qui avaient fréquenté B. Ses pas traînants l'entraînèrent vers la salle, son regard fouilla les lieux : rien de suspect. Il ne se relâcha pas et posa son sac sur la place centrale, en sortant une douzaine de feuilles gribouillées de notes toutes plus illisibles, montrant à Maze le siège à côté de lui.

« Tu vas là...Si les grands disent des gros mots, tu te bouches fort les oreilles, comme d'habitude, OK ? Tiens, tes crayons de couleur... », fit-il en lui tendant une trousse et quelques feuilles de papier. « Si je te dis d'aller dans la pièce à côté, tu y vas...Matt te passera un film ou un jeu. Ha. Et tu peux piquer les jouets du type qui va venir habillé de blanc, Papa le connaît bien. »

Le gamin avait enlevé son casque et on distinguait bien ses mèches blondes et son teint bronzé. Mello lui ébouriffa les cheveux d'un geste paternel, puis se replongea dans ses notes.



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Lun 17 Juil - 2:07
La porte à la peinture écaillée se rouvrit, se referma. Il y avait un nouvel arrivant. Ses pas se distinguaient par leur totale et immuable lenteur. Entendre quelqu'un marcher aussi lentement aurait pu inquiéter ; pas là. Celui qui marchait ainsi n'avait pas de problème. A vrai dire, il marchait probablement à une vitesse que tous les êtres humains auraient dû avoir, mais qu'ils avaient oubliée. Quand ? Quand ils s'étaient rendu compte des limites de leur propre existence, tout d'abord - c'était au tout début. Et comme nul ne put remédier à la mort, les Hommes intégrèrent la notion de temps.

Le temps n'était pas juste là. Il était précieux. Les Hommes avaient inventé la monnaie ; il y avait vite eu des milliers de monnaies différentes sur Terre, mais une seule était commune : le temps. Le Dieu Dollar n'avait qu'un seul ennemi à sa hauteur sur Terre, c'était le Dieu Temps. L'Humanité s'était lancée dans une course démente. Tout ce qu'elle avait inventé au fil des millénaires visait à gagner du temps - le travail pour produire et vivre plus longtemps, les machines pour produire plus vite, les sites pour rencontrer plus vite, se reproduire plus vite, la guerre pour obtenir plus vite, devenir roi plus vite ...

Les Hommes finiraient bien par comprendre que le temps n'existait pas. Qu'ils l'avaient inventé, un jour que tout le monde avait oublié. Ce jour-là, personne n'est venu s'y opposer parce que le temps n'était à l'époque qu'une petite idée. Pas une Faucheuse, pas un dévoreur d'enfants. On n'avait pas eu peur du temps et on avait fini par s'y enchaîner. La vérité, c'était qu'il n'y avait de temps nulle part. Il n'y en avait pas plus sur Terre.

Meiji le savait. Mais il ne l'apprendrait jamais au monde entier. Cela aussi, il le savait. Alors il se satisfaisait de ce qu'on lui avait donné, cette conscience de l'absence de temps, et il était probablement un des derniers hommes à marcher à son rythme.

Il entra donc dans la salle à son rythme. Ce fut avec une politesse sobre qu'il retira son bonnet de laine usé, en guise de salut. Il prit place dans l'un des fauteuils, à gauche du blondin. Il s'était un peu déshabitué à s'asseoir ailleurs que par terre ; mais les lieux le mettaient à l'aise. Il s'était toujours senti bien dans les endroits désaffectés. Les lieux abandonnés hurlaient pour qu'on les peuple. Il était heureux de leur offrir encore un peu de présence, même si ce n'était que pour une soirée.

Le garçonnet assis à un siège de lui le fixa. Ou plutôt, il fixa le sac en papier qu'il avait amené. Incroyable, l'instinct qu'ils avaient à cet âge. Le Sandman baissa les yeux et sourit - avec la plus profonde humilité. Les petits les sauveraient et c'était une des choses dont il était le plus certain. Aucun adulte ne lui faisait peur, mais jamais il ne se sentirait à la hauteur face à un enfant.

Il retourna précautionneusement les bords du sac, puis le posa près de Mello et son fils. Il avait passé la matinée à faire des biscuits aux amandes. Il adorait en faire. Ce qui lui servait de cuisine dans la cabane était limité. Mais il avait développé son organisation à lui. Parfois, en trafiquant le compteur de l'immeuble voisin, le petit four de récupération marchait. Il en profitait. Le père allait pouvoir vérifier qu'il n'y avait pas de danger - et Seigneur, il n'y en avait pas.

Il n'avait pas dit un mot, mais personne n'avait encore besoin de l'entendre. Il était là et il se mit à attendre, comme Mello, comme l'enfant.




"Dans un de mes songes, il y avait  un portrait de ma mère.  Je la regardais, et  je l'aimais."

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Dim 13 Aoû - 16:09
Alpha. Alpha. Mello est complètement tombé sur la tête. Comme si c'est un rôle qu'elle peut assumer. Elle n'a pas la carrure et encore moins l'assurance pour prendre en mains le statut de médiatrice. Il est rare de la voir s'exprimer, alors … Donner son avis, argument et plus encore tempérer le petit monde si jamais le ton se lève trop haut …. Non, c'est loin d'être de son ressort. Bon sang, mais pourquoi Mello a-t-il prit cette décision ?

La première réunion ne tarde pas à arriver, ce qui ne manque pas d'angoisser Ella. Plusieurs fois, il lui est venu à l'esprit de retourner vers son ancien Boss pour lui dire qu'elle démissionnait de ce rôle. Mais avec ce qui venait d'arriver à Mademoiselle Ishtar, laisser Mello seul est la dernière chose au monde qu'elle ferait. Même si la mafieux n'est pas vraiment seul. Qui dit Mello, dit Matt. Matt qu'elle n'a pas revu depuis un sacré bout de temps maintenant qu'elle y songe. Lorsqu'elle est sortie de son coma il y a un peu plus de 2 ans, il lui est arrivé de le croiser à plusieurs reprises. Les choses se sont précipités, aussi n'a-t-elle pas eu le temps de lui rendre visite.

Prenant garde à ne pas être suivie, elle entre à son tour dans cette pièce prête pour la réunion. Ses mains tremblantes sont posées sur la poignée, Ella se force à fermer la porte sans prendre ses jambes à son cou. Par soucis de discrétion, elle n'a pas emmené son trident. Sans son arme de prédilection, il faut bien avouer qu'elle ne se sent pas en sécurité. En plus d'être son arme de combat, c'est aussi celui de son frère jumeau. Mayu a certes disparu, mais quand elle porte son trident, c'est comme s'il était toujours là. Elle peut presque entendre son rire moqueur ou le son de sa voix lui dire d'avancer. Ella se rend alors compte qu'elle est restée prostrée contre le mur, sans bouger, se tortillant les doigts pour exprimer sa nervosité.

Son œil valide croise rapidement le regard de son ancien chef. Mello est là bien évidemment. C'est à la fois rassurant mais aussi le plus stressant. Il n'est pas connu pour son caractère calme et avec ce qui est arrivé à Ishtar, elle se demande si la tristesse prendra le dessus sur son sale caractère ou si cela risque d'être le contraire. Avec Mello, personne n'est à l'abri. Son animosité contre Near est bien connu, et s'il se met en colère, ce sera à elle d'intervenir. Si peu de pression … Ella serre un peu plus ses doigts, retenant son souffle jusqu'à posé l'oeil sur … Un enfant ? Pourquoi est-ce qu'il y a un enfant ici ? Ce dernier ne semble pas lâcher Mello. Etrange ? Est-ce qu'il aurait ramené un enfant de la Wammy's en revenant de Londres ? Trop humble pour poser les questions qui lui viennent à l'esprit, Ella se contente d'envisager longuement le petit garçon.

Puis enfin, son attention se porte sur le dernier protagoniste. Le fait de ne pas le connaître lui confirme son statut. Le chef des Civils. Le remplaçant de Monsieur Hadès. Egalement son propre remplaçant dans un sens, même si elle n'a occupé le poste que pendant quelques semaines, nommée par Hadès, avant sa mort. Les besoins de la Résistance passent en premier mais elle ne peut pas s'empêcher de sentir son cœur se serrer. Hadès est remplacé. Quel genre d'homme est-il ? Va-t-il prendre son travail au sérieux ? Est-ce une personne calme et réfléchit ? Un colérique comme Mello ? Une personne méthodique comme Monsieur Near, de ce qu'elle sait de dernier ?

Effacée, Ella ne signale pas sa présence et refuse également d'aller s'asseoir auprès d'eux. Non, elle reste contre son mur, dans sa bulle protectrice où elle peut rester naturellement passive. Comme d'habitude, elle refuse de se mettre au même niveau que les autres. Ce qui ne l'empêchera pas d'écouter et de comprendre. Ou même d'analyser. Elle ne s'en rend pas compte mais depuis qu'elle a terminé son tour de table visuel, ses yeux restent figés sur le nouveau chef des Civils, qu'elle ne quitte pas du regard, sans un mot.
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Ven 15 Sep - 10:52
La réunion se déroulait dans la périphérie, et ça arrangeait Near.

D'une habitude à rester enfermé chez lui pour éviter la foule et le soleil, il vivait volontairement là où le monde n'était pas encore tout à fait construit. Là où c'était reculé, peu fréquenté, surtout depuis l'effondrement du SPK. Il avait l'habitude d'avoir une équipe autour de lui, d'être au centre d'une technologie high-tech et d'être toujours informé par des hommes de main qu'il avait à disposition. C'était désormais fini, et Near n'avait plus que ses capacités, son indépendance et quelques relations qui n'étaient pas à la porte d'à côté. De ce fait, sortir était encore plus dangereux. Il ne sortait que par nécessité, et vraiment s'il n'avait pas d'autres choix que de faire le déplacement lui-même. Dans ce cas précis, forcément, il n'allait pas inviter toute la Résistance dans son petit appartement. Au moins, Mello avait eu la décence de choisir un lieu approprié.

Mais même s'il ne vivait pas si loin, il arriva tout de même avec un léger retard. On ne pouvait pas dire de lui qu'il n'était pas ponctuel, mais traverser une partie de la périphérie, c'était assez « gênant » pour l'albinos. Il voulait croiser le moins de monde possible et passer par des rues et ruelles discrètes – sans compter le soleil, qu'il évitait soigneusement comme un vampire ; du moins, du mieux qu'il put. Et arrivé là-bas, Near alla prendre place sans trop promener son regard sur tout le monde.

Il savait qui allait être là.

Il n'eut qu'un bref regard en coin pour « Alpha », que Mello avait sélectionné à sa place ; et ça, l'Anglais l'avait moyennement apprécié. En allant prendre place quasiment à l'opposé de là où le blond se trouvait – être plus près ne le dérangerait pas, mais pas dit que le Russe allait apprécier – il remarqua la présence d'un petit garçon à ses côtés. Son fils est là, pensa-t-il.

Near ne l'avait encore jamais vu, ni ne connaissait son nom – et ça ne l'étonnerait même pas qu'il le fasse appeler par un pseudonyme. Il savait juste que Mello en avait un. À voir les feuilles et les crayons, il avait quoi... cinq, six, sept ans ? Il ne pouvait pas être trop grand, si Mello n'en avait que 36. Le regard noir de l'albinos ne s'attarda vers là que pour juger l'initiative qu'il a eut d'emmener sa progéniture ici. Certes ça pouvait être plus sûr, mais tout aussi dangereux ; qui sait ce qui allait se passer ici. Mais selon Near, rien de trop grave ne pouvait arriver. La Résistance était menacée en permanence, et ce serait tout simplement stupide de s'inquiéter seulement en allant à l'extérieur de sa cachette.

Le silence était quelque peu pesant, et Near se décida à le briser en regardant ailleurs – car vraiment, il y avait déjà deux choses de faites par Mello desquelles il voulait décrété avant de parler de choses communes.

Prendre des initiatives implique toujours de bien le faire. Je trouve qu'il y a des points que tu as bâclé, Mello.

À ces mots, il déposa une poignée de dés devant lui, sur la table. Jamais il ne pouvait réfléchir sans créer de schémas avec ses jouets. C'était après tout les pièces les plus faciles à trouver et les plus maniables – comme on dit, mieux vaut un petit dessin qu'un grand discours, même s'il avait tendance à mêler les deux.

Quand as-tu désigné Alpha ?
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Ven 15 Sep - 17:40
Le treizième étage. Bien sûr que cela avait une symbolique (et pourtant Mello était du genre à se foutre de presque tout), mais merde, il aurait pu prendre un immeuble avec ascenseur compte tenu du nombre de marches à grimper. De base, Matt était une larve. Est-ce que Jabba le hutt montait des marches? Non. On le portait. Où diable était le porteur du chat? Nul part. C’était complètement injuste. C’est au bout du troisième étage gravit qu’il commença à se dire que ce serait cool d’arrêter de fumer. Au sixième, il se promit d’au moins baisser sa consommation à partir de demain. Au dizième, il posa son cul pour s’en griller une -et faire une pause- et jura qu’il irait acheter une cigarette électronique sur le chemin du retour.

Quand il entra dans la pièce, tout le monde était déjà présent. Ils s’étaient tous téléportés ou quoi? Il alla au fond de la pièce et se laissa tomber sur une chaise à côté de Maze. Le gosse gribouillait sur des feuilles en mangeant des biscuits déposés sur la table devant lui. Matt se servit dans le petit sachet en ébouriffant les cheveux de l’enfant.
Ca avait trop bon goût pour avoir été préparé par Mello.

« Hey, ça faisait un bail l’albinos. »

D’une certaine façon, c’était dit avec affection; à cause de la nostalgie de la Whammy’s et d’une époque où ils n’avaient pas à être sur le qui-vive en permanence pour leur survie. Enfin, ce n’était pas comme si Near était quelqu’un qui pourrait se vexer. C’est une des raisons pour lesquelles il l’appréciait. En dehors de lui et Mello, Matt était une quiche en matière de vie sociale. Alors les réunions, c’était pas du tout son truc. Internet et les communications écrites étaient pour lui le meilleur moyen de communication possible: pas besoin de se voir, pas besoin de se déplacer, pas de ton qui pourrait être mal interprété… Ce n’est pas que ça l’angoissait, mais ça lui cassait vraiment les couilles.

De l’autre côté de Maze était assis Mello, qui avait l’air exténué. Depuis le décès d’Ishtar, il faisait en sorte d’être occupé constamment, sûrement pour éviter d’avoir le temps d’être triste. Matt faisait ce qu’il pouvait pour le délester (il s’occupait beaucoup de Maze, s’arrangeait pour que les placards soient toujours remplis de chocolat, essayait d’anticiper les demandes d’informations -localisation, noms etc- dont il aurait besoin…) mais ça n’était pas miraculeux.
Il observa Alpha, qui semblait plus angoissée que jamais. Quelle idée de l’avoir nommée chef, Mello avait vraiment craqué ce jour-là. Quand bien même il l’aimait bien, et que c’était plutôt bien vu de mettre à la tête de la résistance quelqu’un sur qui il gardait une certaine infliuence… Matt ne la sentait pas trop. Non loin d’elle, un blondinet qui dégageait une aura de calme incommensurable. Sûrement était-il le leader actuel des civils. Tel un maître jedi il semblait posé et maître de la situation. Le genre de personne dont la simple présence apaisait un peu les tensions dans une pièce. Ca allait équilibrer avec la négativité émanant du russe.

« On dirait que le club des cinq est enfin réuni. Here we go! »

En espérant que cette réunion ne s’éterniserait pas, puisqu’en présence de Maze, il était hors de question qu’il n’allume une seule cigarette.




Be kind, rewind. ♥️ Merki Mellofée ♥️
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Mello
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Mar 19 Sep - 23:04
Alors qu'il était en train de couver Maze d'un regard paternel attendrissant, un homme qu'il ne commençait pas entrait dans la pièce. La première réaction de Mello fut de se tendre encore plus et de mettre légèrement sa main vers sa poche arrière, comme si, en apparence, il essayait juste d'avoir l'air plus détendu, ce qu'il n'était jamais. Après trois secondes d'analyse quant au visage de ce type, l'espionnage qu'il en avait fait et ses dires, il comprit qu'il avait à faire avec un type très particulier d'individu.

Le remplaçant d'Hadès. Celui-ci avait l'air d'avoir une vraie personnalité et cela ne lui plaisait que très moyennement. Voyez-vous, Mello aimait bien manipuler les autres chefs de la rébellion et ses hommes, plus généralement. Que ce type se présente et ait un caractère bien à lui n'était pas pour l'arranger. Sa lèvre supérieure se releva un peu comme pour s'apprêter à grogner lorsqu'il prit le sac sentant la cuisine entre ses main, offrant dudit chef. Il espérait vraiment devenir pote avec lui ?

« Tiens. Et dis « merci » au monsieur. », fit-il à Maze. Pas besoin de tester les gâteaux, si ce type avait voulu les tuer, il verrait déjà les hommes de Kira qui encercleraient le bâtiment. Mello se détendit imperceptiblement en entendant la petite voix du gamin sortir un « merci », avant de lui ébouriffer les cheveux et de retourner à ses dossiers. Il restait plus que qui ? Plus que El- la voilà. Le mafieux retint son souffle tandis qu'il observait la silhouette fine de la gamine qu'il avait embauchée. Plus le temps arrivait, plus il craignait la réaction de Near, malgré le fait qu'il disait officiellement s'en foutre.

« Putain. »

Near était arrivé et il ne se retenait plus de prononcer quelques grossièretés à son égard. Toujours assis sur sa chaise, il regarda, faussement calme, ce petit trou du cul tout habillé de blanc qui avait le culot de se prétendre chef de la résistance. Il lui en foutrait, des chefs de la résistance, alors que c'était lui qui prenait tous les risques. Mello était prêt à lui balancer le reste des gâteaux cuisinés par Clyde, lorsqu'il se rappela la présence de Maze à ses côtés et le serment qu'il avait fait de rester le plus calme possible.

Respirer calmement. Expirer.

« Des initiatives bâclées ? »

Sa voix était un peu plus aiguë comme s'il retenait un cri de douleur. L'arrivée de Matt fit tampon entre lui et Near, mais Mello commença tout de même à tapoter d'un air passablement furieux le bureau. Ella, de son côté, avait disparu : plus de trace de la jeune femme qui s'était fait la malle tout d'un coup, et il pouvait la comprendre.

« Merde. Merde ! Near ! Bon. Plus d'Alpha. Content ? Nous en reparlerons à la fin de la réunion. Bref. Pour ceux qui ne connaissent pas Near, voici L. Lui là, le nouveau chef des civils, Cheshire, et je suis Mello. La merveille dans le coin, c'est Maze, il ne vous emmerdera pas et ira mater des dessins animés dans la salle d'à côté si nous disons trop de gros mots. »

Il pouvait parler, Mello. Il jeta un autre regard furibond à l'objet de ses pensées les plus méchantes.

« Le thème de la réunion est Ninomiya, les laboratoires et la matière de procéder pour lui démonter la gueule. »

Il fit passer autour de la table des preuves et des témoignages de semi-shinigamis datant du temps du précédent premier ministre.

« Que ce soit clair : j'ai déjà envoyé des hommes jetables tenter de lui faire la peau...chaque tentative est plus infructueuse que l'autre, mais elles ont au moins le mérite de me révéler qu'il s'est constitué une garde d'élite. »



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Mar 3 Oct - 1:34

Ne rien dire les premiers temps. Simplement regarder, observer. Les gens avaient oublié de regarder autour d'eux le jour où ils s'étaient mis à ne voir qu'eux-mêmes. Quel jour ? À nouveau, Meiji n'en savait rien et il ne devait pas le savoir. Il devait écouter et regarder.

Et parce qu'il n'était pas intelligent - du moins le pensait-il, il avait appris cette philosophie dans un livre. "Lettres à Théo", de Van Gogh. Combien de fois les avait-il lues, ces perles de douceur et de tendres pensées ! Van Gogh écrivait ainsi à son frère :

"Si on étudie l’art japonais, alors on voit un homme incontestablement sage et philosophe et intelligent, qui passe son temps – à quoi ? À étudier la distance de la Terre à la Lune ? Non. A étudier la politique de Bismarck ? Non. Il étudie un seul brin d’herbe. Mais ce brin d’herbe lui porte à dessiner toutes les plantes, ensuite les saisons, les grands aspects des paysages, enfin les animaux, puis la figure humaine. Il passe ainsi sa vie, qui est trop courte, à faire le tout… "

Quel instant précaire, quelle fraction infime d'éternité allaient-ils passer tous réunis ? Il fallait en profiter. Tout contempler minutieusement. Pour le moment, personne n'avait besoin qu'il parle. Les gens pouvaient vivre sans sa parole, il en avait toujours eu conscience. Les gens étaient libres.

Il ne retint pas un sourire en voyant le Cheshire. Son aura lui parvint comme la lumière cuivrée d'un été indien. C'était un des rares hommes tranquilles encore en vie. Un chat qui dormait sur le toit en daignant parfois bouger pour suivre le soleil. Il y avait chez lui un flegme plein de bonté, qui toucha le Songeur. Si tous pouvaient trouver la voie de la quiétude. Ce garçon en blanc, qui semblait recroquevillé sous un poids inommable, en avait trop vécu. Meiji sentait, voyait presque sur sa silhouette blanche une masse noirâtre, poussiéreuse. L'immaculé cachait l'incomplétude.

Il était en concurrence permanente. Contre le lion assis en bout de table. Des années qu'ils se faisaient la guerre - cela aussi, il le sentit. Il vit la jeune femme quitter la salle à grands pas, vit le petit garçon apaiser son père d'un simple regard, entendit son timide "merci" qui lui  alla droit au coeur.

- Je t'en prie.

"Bénies soient les puissances pour nous avoir envoyé un enfant", se répéta-t-il. Les deux fortes têtes se seraient peut-être déjà affrontées de manière plus sévère sans l'enfant.

Il fut le dernier à qui on passa les documents. Il les prit à deux mains, ses doigts fins dépassant à peine de son gros pull en maille. Les preuves étaient incontestables. Il n'attendait pas de quelqu'un comme Mello qu'elles ne le soient pas. Il lui faisait confiance. Il était sanguin, passionné ; Clyde n'aurait jamais pensé à des "hommes jetables", le simple concept le dépassait. Mais Mello était loyal à la cause. Pour beaucoup, il était bien plus légitime qu'un non-violent illuminé.

Clyde feuilleta les papiers consciencieusement, puis les reposa, et se contenta de hocher la tête.

Il n'avait rien à dire pour le moment. On parlait gardes et armes. Lui n'avait ni l'un ni l'autre. Il connaissait quelqu'un qui les avait, cependant. Mais ce n'était pas lui, l'expert. Il attendait la prise de parole des chefs tactiques, des généraux. Il allait écouter attentivement, comme pour le reste. Et si vraiment les tactiques étaient coincées ...



"Dans un de mes songes, il y avait  un portrait de ma mère.  Je la regardais, et  je l'aimais."

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