Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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[RP des chefs] Un ultimatum décisif

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Mello
Enfoiré
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Localisation : Dans ton...
Mer 12 Juil - 21:34
La mort d'Ishtar n'avait rien arrangé à son humeur absolument catastrophique. Alice était coiffé, il était à peu près bien habillé, mais le premier venu, même non averti, aurait vite compris qu'une aura flippante traînait autour du chef de la mafia et ne donnait pas envie de s'y frotter.

Mello désirait se venger : plus que se venger, il ressentait le besoin de le faire très lentement pour infliger à l'autre la même douleur que lui aurait connue. S'il l'avait pu, il aurait supprimé toutes les connaissances de Ninomiya, mais une enquête minutieuse menée par ses soins avait révélé que l'actuel premier ministre était un être particulièrement asocial qui ne fréquentait pas de personnes fixes à part un groupe de lecture – et encore, il était plus ou moins assidu.

Lorsqu'il pensait à Ninomiya, il la revoyait s'effondrer devant ses yeux et son cœur se remplissait de haine. Elle qui était si remplie de vie, qui était capable de hurler ou de parler comme si elle en dépendait était désormais froide et inerte six pieds sous terre. Mihael Keehl ne s'était pas rendu à l'enterrement, il savait que ce serait un moment où les espions de Ninomiya se regrouperaient, mais s'était recueillit à distance, son chapelet à la main. Il avait expliqué avec ses mots à lui à son fils ce qu'il s'était passé – le gamin n'était pas con, il avait à moitié compris et Mello aurait haï le fait de devoir lui mentir.

Penser que Ishtar était morte, maintenant, était quelque chose d'étrange, mais il allait devoir apprendre à vivre avec. Il n'en deviendrait pas moins plus vengeur, et c'était ce pourquoi il se présentait dans cette salle aujourd'hui.

La réunion d'aujourd'hui était planifiée longtemps avant le décès qui l'avait brusquement affecté. Elle avait pour but de confronter les différents camps de la résistance et notamment d'échanger des propos avec « Jésus », cet espèce d'illuminé qui remplaçait Hadès. Tout cela ne disait rien de trop bon à Mello, tout ce qui touchait de près ou de loin le camp des civils lui rappelant de mauvais souvenirs. Il allait y avoir Near, évidemment, ce sale petit canasson, Matt, qui ne devrait pas trop tarder – Mello l'avait pour une fois devancé par la moto pour aller ouvrir la salle – et Alpha, nouvellement nommée.

Sa main serrait fort celle, minuscule, de Maze. Le petit avait un casque de moto à la taille de sa tête et s'était agrippé à son père pendant tout le voyage, alors que le blond faisait de son mieux pour conduire le plus correctement possible. Il aurait voulu ne pas emmener son fils ici et, honnêtement, n'était pas heureux que Near puisse le voir, mais il n'avait pas confiance en personne à part Matt et le laisser tout seul lui aurait fait avoir un sang d'encre.

Il était particulièrement difficile de réserver une salle, ou même d'en louer une pour une réunion de la sorte, surtout qu'ils étaient complètement dans l'illégalité. Il s'agissait donc d'une ancienne salle de réunion d'un immeuble désaffecté de la périphérie, au treizième étage. Le 13 avait une symbolique pour les enfants de la Wammy's House, surtout pour ceux qui avaient fréquenté B. Ses pas traînants l'entraînèrent vers la salle, son regard fouilla les lieux : rien de suspect. Il ne se relâcha pas et posa son sac sur la place centrale, en sortant une douzaine de feuilles gribouillées de notes toutes plus illisibles, montrant à Maze le siège à côté de lui.

« Tu vas là...Si les grands disent des gros mots, tu te bouches fort les oreilles, comme d'habitude, OK ? Tiens, tes crayons de couleur... », fit-il en lui tendant une trousse et quelques feuilles de papier. « Si je te dis d'aller dans la pièce à côté, tu y vas...Matt te passera un film ou un jeu. Ha. Et tu peux piquer les jouets du type qui va venir habillé de blanc, Papa le connaît bien. »

Le gamin avait enlevé son casque et on distinguait bien ses mèches blondes et son teint bronzé. Mello lui ébouriffa les cheveux d'un geste paternel, puis se replongea dans ses notes.



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Lun 17 Juil - 2:07
La porte à la peinture écaillée se rouvrit, se referma. Il y avait un nouvel arrivant. Ses pas se distinguaient par leur totale et immuable lenteur. Entendre quelqu'un marcher aussi lentement aurait pu inquiéter ; pas là. Celui qui marchait ainsi n'avait pas de problème. A vrai dire, il marchait probablement à une vitesse que tous les êtres humains auraient dû avoir, mais qu'ils avaient oubliée. Quand ? Quand ils s'étaient rendu compte des limites de leur propre existence, tout d'abord - c'était au tout début. Et comme nul ne put remédier à la mort, les Hommes intégrèrent la notion de temps.

Le temps n'était pas juste là. Il était précieux. Les Hommes avaient inventé la monnaie ; il y avait vite eu des milliers de monnaies différentes sur Terre, mais une seule était commune : le temps. Le Dieu Dollar n'avait qu'un seul ennemi à sa hauteur sur Terre, c'était le Dieu Temps. L'Humanité s'était lancée dans une course démente. Tout ce qu'elle avait inventé au fil des millénaires visait à gagner du temps - le travail pour produire et vivre plus longtemps, les machines pour produire plus vite, les sites pour rencontrer plus vite, se reproduire plus vite, la guerre pour obtenir plus vite, devenir roi plus vite ...

Les Hommes finiraient bien par comprendre que le temps n'existait pas. Qu'ils l'avaient inventé, un jour que tout le monde avait oublié. Ce jour-là, personne n'est venu s'y opposer parce que le temps n'était à l'époque qu'une petite idée. Pas une Faucheuse, pas un dévoreur d'enfants. On n'avait pas eu peur du temps et on avait fini par s'y enchaîner. La vérité, c'était qu'il n'y avait de temps nulle part. Il n'y en avait pas plus sur Terre.

Meiji le savait. Mais il ne l'apprendrait jamais au monde entier. Cela aussi, il le savait. Alors il se satisfaisait de ce qu'on lui avait donné, cette conscience de l'absence de temps, et il était probablement un des derniers hommes à marcher à son rythme.

Il entra donc dans la salle à son rythme. Ce fut avec une politesse sobre qu'il retira son bonnet de laine usé, en guise de salut. Il prit place dans l'un des fauteuils, à gauche du blondin. Il s'était un peu déshabitué à s'asseoir ailleurs que par terre ; mais les lieux le mettaient à l'aise. Il s'était toujours senti bien dans les endroits désaffectés. Les lieux abandonnés hurlaient pour qu'on les peuple. Il était heureux de leur offrir encore un peu de présence, même si ce n'était que pour une soirée.

Le garçonnet assis à un siège de lui le fixa. Ou plutôt, il fixa le sac en papier qu'il avait amené. Incroyable, l'instinct qu'ils avaient à cet âge. Le Sandman baissa les yeux et sourit - avec la plus profonde humilité. Les petits les sauveraient et c'était une des choses dont il était le plus certain. Aucun adulte ne lui faisait peur, mais jamais il ne se sentirait à la hauteur face à un enfant.

Il retourna précautionneusement les bords du sac, puis le posa près de Mello et son fils. Il avait passé la matinée à faire des biscuits aux amandes. Il adorait en faire. Ce qui lui servait de cuisine dans la cabane était limité. Mais il avait développé son organisation à lui. Parfois, en trafiquant le compteur de l'immeuble voisin, le petit four de récupération marchait. Il en profitait. Le père allait pouvoir vérifier qu'il n'y avait pas de danger - et Seigneur, il n'y en avait pas.

Il n'avait pas dit un mot, mais personne n'avait encore besoin de l'entendre. Il était là et il se mit à attendre, comme Mello, comme l'enfant.




"Dans un de mes songes, il y avait  un portrait de ma mère.  Je la regardais, et  je l'aimais."

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