Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Sam 24 Juin - 10:41
L'action se déroulaient dans un petit musée du jeu vidéo situé dans un des quartiers d'Akihabara, entassé dans l'immensité de la ville de Tokyô.

La journée se passait comme n'importe quelle journée : les touristes n'étaient pas très nombreux, on pouvait seulement compter quelques curieux venus voir les consoles entreposées dans le bâtiment. Le musée était réputé pour les jeux qu'il exposait et les tests que les visiteurs pouvaient faire sur les consoles exposées au public. C'était une ambiance très bonne enfance, jusqu'à ce qu'une voix retentisse.

« J'AI POSE UNE BOMBE !!! VOUS ALLEZ TOUS DANS LE COIN LA-BAS !!! », fit-il tout en désignant un grand poster de Zelda.

De son arme, il menaça la réceptionniste tout en trimbalant de manière menaçante le gun entre elle et les visiteurs, ce jusqu'à ce qu'ils aillent au fond de la pièce.

« Appelez Sakura TV ! J'ai verrouillé toutes les portes ! », la cagoule masquait son visage, on ne pouvait rien savoir de lui. « ...Si Kira ne se montre pas, je les dégomme tous !!! »
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Mello
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Sam 24 Juin - 15:56
C'était une journée de chiotte.

Une journée de chiotte parce qu'il avait fait une promesse et qu'il avait bien dû passer deux heures dans un miroir absolument immobile en compagnie d'une nana qui ne lui inspirait absolument pas confiance.

Sortir dehors. Avec Matt. Comme deux personnes absolument normales.

C'était un petit musée du jeu vidéo qui venait d'ouvrir en plein cœur du quartier d'Akihabara et Mello savait que s'il voulait rebooster son toutou, il devait de temps à autre faire des concessions. L'autre vérité, également, c'était qu'un magasin de chocolat ultra renommé se trouvait à côté dudit musée : le blond ne se serait pas rendu dans un de ces temples de la débauche sans savoir qu'il y avait quelque chose de très intéressant à côté, ne serait-ce que pour Matt.

Matt était le centre de ses pensées, en ce moment, et résoudre ses problèmes sans beaucoup préoccuper Mello. Il y avait bien sûr eu l'affaire Sayu Yagami, mais c'était secondaire après la mort d'Hadès, événement notoire qui avait secoué beaucoup de personnes. Mello savait que même s'il avait l'air de ne rien montrer, son meilleur ami devait en souffrir terriblement et comptait sur ce petit week-end pour le détendre.

Quel sacrifice.

Deux heures à passer devant une glace pendant qu'une maquilleuse professionnelle lui refaisait le visage. Mello ne le montrait pas, mais il fut assez ému – même si victime d'une grosse courbature au visage à force de rester immobile – de retrouver sa peau de bambin, marqué par une absence de cicatrice. Il fut tenter de la toucher avec ses doigts, pour tester sa réalité, avant de se rappeler qu'il ne pouvait pas faire marche arrière.

Qu'importe. Une perruque brune, des lentilles vertes claires et une paire de lunettes plus tard, Mello traîna Matt sur sa moto et l'emmena en direction du musée. À vrai dire, c'était une surprise et Matt ne savait pas vraiment où ils allaient – Mello s'était contenté de le tirer de son écran avec sa délicatesse habituelle « On va dehors, tu t'habilles, gros glandeur. » Lui-même avait un tee-shirt à manche longues et un jean ordinaire qui l'aurait fait passer pour n'importe quel touriste lambda et trompé les personnes qui ne connaissaient de lui que cet hideux portrait robot distribué en ville.

Il gara la moto à l'arrache dans la rue, montra le musée à Matt.

« C'est là qu'on va... », grogna-t-il. « C'pas un cadeau...mais profites-en... »

Tout se passait bien, en fait. Tout se passait terriblement bien à part qu'il se fit chier la première heure de leur présence ici. L'intervention qui suivit le rendit horriblement mécontent même si, dans un premier temps, il se plia aux ordres du connard qui venait d'arriver.

Accroupi, il marmonna quelques propos à voix basse à Matt.

« Tu restes à l'abri. J'interviens. Va pas nous faire chier longtemps, c'lui-ci. »



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Lun 26 Juin - 17:01
Matt sommeillait en jouant à Skyrim quand Mello vint le chercher. La requête était tellement rare qu’il leva le nez de son écran: aller dehors? Pourquoi faire? Ils sortaient rarement ensemble, c’étaiti trop risqué et...

Le rouquin failli s’étouffer avec sa fumée de cigarette. Mello se tenait devant lui, habillé d’une simplicité déconcertante, avec une petite perruque brune, et il reconnu même l’une de ses vieilles paires de lunettes sur son nez. Mais le plus flagrant… C’était l’absence de cicatrice.
Il repensa brièvement au jour où il l’avait eue. Où Matt l’avait sortit des décombres de l’explosion, le coeur lourd d’inquiétudes. Il leva la main en direction de son visage…

« Mello… »

Ce n’est qu’à ce moment qu’il remarqua le regard meurtrier du blond. Matt se retint donc de toucher sa joue toute lisse, à contrecoeur. Bon, vu les efforts de Mello, ça devait être important et non discutable. Il se leva, et avec une flemme et une lenteur exemplaires, il enfila un grand sweat et un espèce de baggy. Il mit une perruque blonde qu’il fixa sous une casquette avec le logo de Batman, puis mit des lentilles bleues adaptées à sa vue. Il devait avoir l’air d’un jeune de la té-ci comme ça...
Sûrement exaspéré par le manque de vivacité de Matt, le blond le traîna jusqu’à sa moto sans explications sitôt qu’il fut habillé.

Quand ils s'arrêtèrent finalement devant un musée, Matt haussa un sourcil. Non… Il avait l’intention de l’emmener à l’expo du jeu vidéo d’Akihabara…? Il se retourna, fixant Mello, le suppliant du regard, avec une lueur dans les yeux qu’il n’avait pas eu depuis longtemps… “C’est là qu’on va.” Il n’attendit pas la suite des paroles de Mello. Il se précipita à l’entrée du musée.

Matt se retenait de courir partout comme un toutou trop heureux d’être en balade au milieu de toutes ces merveilles du monde, qu’il avait envie de ramener à la maison. Une dreamcast seaman clear?! Y’en avait eut que 500 exemplaires édités, et uniquement au Japon, cette version translucide de la console était juste un magnifique petit bijou…! Ha! Et là bas! Une nintendo 64 gold! Et à côté, une dreamcast édition 10e anniversaire de Sonic!! Il ne savait plus où donner de la tête tant il y avait de trucs concentrés en un si petit lieu. Il convoitait grandement tout le contenu du musée, mais se réconfortait en se disant que tous ces trésors étaient mieux ici; loin de Mello et de sa fureur destructrice. Trop de consoles qu’il chérissait avaient péri lors d’un pétage de plomb du blond. Quand il repensait à sa gameboy SP pikachu… Non, ça lui faisait trop mal au coeur. Il avait un peu zappé Mello, qui le suivait tranquillement à travers les différentes pièces d’exposition, quand tout à coup…

« J'AI POSE UNE BOMBE !!! VOUS ALLEZ TOUS DANS LE COIN LA-BAS !!! »

Il se demanda si c'était une blague. Ou une animation ayant pour thème Bomberman. Mais non. C'était juste un enfoiré de cinglé qui était apparu, foutant en l'air sa journée.
Pas de répit pour Matty. Il ne s’était pas senti aussi bien depuis des mois, mais non; fallait que ce soit le moment qu’un con choisisse pour foutre la merde. Il soupira, exaspéré, et suivit le p’tit monde sous le poster de Zelda. Celui qui avait été donné dans très peu de magasins, en précommandant Triforce Heroes… Evidemment, Mello ne comptait pas se faire emmerder bien longtemps.

« Evite de te faire tirer dessus, pour une fois. J’te couvre.»

Plus qu’un simple reproche, sa réponse trahissait une légère inquiétude, mais bon, Mello avait vu bien pire… Et lui aussi.




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Fate Harlaown
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Lun 26 Juin - 22:38
Tokyo éveillait en elle un curieux mélange de sentiments contraires. Trop familière pour que sa vue ne lui réchauffe pas le cœur, trop rattachée à de drôles de souvenirs pour ne pas être emplie de tristesse. Mais plus qu’une ville, ses habitants et son atmosphère, c’était une société totalitaire que Fate retrouvait. Celle qu’il avait vu renaître, dans laquelle elle avait mûrie, s’était épanouie et était devenue ce qu’elle était.

Revenir à Tokyo s’était imposée comme une évidence après l’incident Clarke. Il avait disparu sans laisser de traces peu de temps après l’annonce des exécutions polémiques et elle doutait du fait qu’il ait fuit à nouveau : on ne quittait pas un des derniers bastions mondiaux de la démocratie comme ça, surtout dans sa situation. Grâce au soutien du Ministre de la Guerre et aux prix de nombreux entretiens plus ou moins privés avec des personnalités de haut rang, elle avait fini par réintégrer son poste initial là où son remplaçant avait visiblement été incapable d’apporter des résultats. Elle avait repris ses quartiers dans la grande tour démesurée qui accueillait le ministère. Rien ou presque n’avait bougé depuis son absence, si ce n’était l’ébullition que provoquait l’arrivée de ce nouveau premier ministre. Restait désormais à faire ses preuves.

« L’affaire Clarke », comme elle avait décidé de l’appeler, devrait rester quelques temps dans un coin de sa tête. Le temps qu’elle regagne la confiance de ses supérieurs, offre des résultats probants et puisse se voir à nouveau confier les dossiers les plus sensibles. Pour le moment, on lui avait collé un sous-officier sur le dos sous prétexte de ne pas la surcharger de travail mais qu’elle devinait missionné pour s’assurer qu’elle n’était pas à nouveau tentée par la trahison horizontale. Elle travaillait depuis quelques jours sur un dossier qu’elle croyait prometteur, mais qui n’attisait pas les passions de ses collègues.

Il était question d’un important trafic de papiers d’identité dans le quartier d’Akihabara. Y circulaient des documents nationaux falsifiés ainsi que des titres de sortie de territoire délivrés de façon illégale : le genre de menues magouilles qui ne causaient pas trop de grabuge, mais qui alimentaient la résistance en toute discrétion. Ses recherches l’avaient menée jusqu’à cet endroit atypique : un musée du jeux vidéo où toutes les pistes semblaient converger. Elle s’y était rendue, habillée en civil, arme savamment cachée sous ses vêtements de banale touriste. L’endroit était rempli de passionnés de tout âge qui s’attardaient autour de vieilles consoles : ces choses-là n’avaient jamais vraiment été son fort, elle préférait le classicisme des livres ou de la musique.

Fate déambulait calmement, l’air faussement captivée par les objets exposés alors même que toute son attention s’attardait sur le personnel quand survint l’incident. Génial, c’était exactement ce à quoi elle n’était pas préparée. Une belle coïncidence qui transformait un simple repérage de terrain en urgence notoire. Calmement et comme les autres, elle leva les mains en l’air et prit place au pied de l’affiche désignée du doigt par l’agresseur.

Pause.

Téléphone dans la poche droite de son jean, revolver camouflé dans son blouson : de quoi alerter ses collègues et neutraliser le prétendu terroriste, car s’il était désormais sûr qu’il était armé, la question de l’existence réelle de la bombe méritait d’être posée. Il était inutile de se précipiter. Fate prit une grande inspiration, parcourant la salle des yeux pour prendre connaissance des lieux quand les dires de deux hommes voisins l’interpelèrent. D’un geste, sans leur adresser un regard et sans quitter le terroriste des yeux, elle saisit calmement par le poignet celui qui semblait s’apprêter à intervenir.

« Pas d’action précipitée. »

Nouvelle inspiration.

« Vous êtes armé ? » demanda-t-elle au second homme dont les dires semblaient aller dans ce sens.


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Mar 27 Juin - 18:20
L'homme ne quittait pas les otages du regard, tout en jetant un œil très insistant sur la réceptionniste censées appeler la télévision. Il était agité et par agité, on pouvait le comprendre car il risquait tout de même sa vie dans cette attaque musclée.

Ce genre de phénomène n'était pas courant dans Tokyô mais il arrivait que, de temps à autre, certaines personnes pètent totalement les plombs et attaque de manière inconsidérée des établissements. La plupart du temps, évidemment, lesdites attaques tournaient mal.

"JE VEUX PAS EN VOIR UN SEUL PARLER !!!", fit-il en constatant quelques mouvements sur le poster. Il n'aurait pas pu dire de qui il s'agissait, sinon il en aurait fait un exemple, mais il était de plus en plus alerte.

"Je veux que vous mettiez vos mains sur vos têtes ! Pas un geste suspect ou je fais tout péter !"

De sa main droite, il sortit un détonateur et ouvrit son manteau, dévoilant un monstrueux enrobage à base de dynamite et de divers explosif élaboré tout autour de lui.

"Alors, Sakura TV, ça vient ?"

La pauvre femme était sur le standard d'attente et, minute après minute, elle devenait plus blanche. Le bouton pour appeler la police était si loin...allaient-ils seulement en sortir vivants ?
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Jeu 29 Juin - 13:52



La vie recrachait parfois toute son ingratitude dégeulasse sans sommation, par un hasard si grand qu'il semblait improbable ou un entrelacs de fatalités karmiques vers une causalité retournant à l'envoyeur l'impact d'une conséquence dont il était lui même le créateur. Les avis se divisaient encore sur ce que certains appelaient le destin entre les superpositions de probabilités verreuses et les superstitions fortuites. Tu ne savais à quelle destiné tu devais ton futur mais tu savais qui maudire. Et la hargne dans tes yeux en toisait le principal fautif : le cagoulé suicidaire ayant dans un grand acte de générosité décidé d'empoigner une foule dans sa chute.

Quelques heures plus tôt, tu flânais dans la galerie de ce musée technologique. Une sortie culturelle au petit bonheur la chance — au petit malheur la guigne — comme d'autres pouvaient s'improviser dans la capitale. Tu arpentais ce palais numérique découvrant ce qui te manquait par carence et te titillait hautement : l'apprentissage graphique des données vidéoludiques.

Tu ne t'étais jamais encore penché sur cet art que des esthètes geeks décryptaient comme étant le dixième. Cette bouille de pixels harmonisée en un ensemble esthétique te dévoilait de nouvelles inspirations que tu étais avide de reproduire. Une simplicité colorée, dans le genre pop, et impactant visuellement.

Tu te figurais déjà une calligraphie striée à graver dans tes pochoirs quand l'autre bolosse fit son apparition.

Tu lui aurais volontiers retranscrit ton mépris graduel à celui qu'il vous réverbèrait mais tu préféras te mordre la langue in petto à la simple pensée d'être ici piégé avec d'autres.

Cloisonnant ta parole et réfutant la colère de faire parti de ses obligés, tu t'orientas vers ladite affiche illustrant une pyramide formée de trois triangles et observa les agitations environnantes. Guetter l'opportunité pour survivre de cette galère.

Tes lèvres s'étiraient en une pâle singerie de rictus artificiel. Une moue rassurante que tu ourlais aux figures mitoyennes. Et qui sait, y trouver peut-être une complicité improbable.

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Mello
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Jeu 29 Juin - 21:04
Mello était prêt à se saisir de son flingue pour régler son compte à l'autre con, profitant du fait que Matt ait proposé de le couvrir. Il faisait attention à ne pas grimacer, ne pas faire de mouvements brusques pour que le maquillage ne passe pas mais, alors qu'il était prêt à prendre son élan pour sauter sur ce gros con, il fut surprise par autre chose.

Comment avait-il pu ne pas la voir ?

C'était Fate Harlaown. C'était cette cliente chiante qu'il s'était tapée pendant des mois avant de la jarter sans résoudre – et pour cause – le meurtre pour lequel elle était venue le voir. Mello n'avait plus eu de nouvelles d'elle depuis le fameux carnaval où Light s'était pris un malheureux coup et s'en portait mieux. La voir là, à côté de lui, n'était pas de très bonne augure. C'était même pire qu'un gros con qui les prenait en otage. Elle ne savait sûrement pas qu'il était Mello, et même si elle n'avait pas le moindre doute, il ne valait mieux pas qu'elle voit Clarke déguisé en plein Japon. Il n'était pas censé se trouver ici et cela ne ferait qu'alimenter ses soupçons – même si Mello était conscient que si elle était passée devant son agence fermée, elle devait se poser deux ou trois questions.

Il mit sous la porte l'alibi de la mission donnée par le MI6, le gardant pour plus tard. Elle connaissait sa voix, par contre. Il devait essayer autant que possible d'utiliser sa voix alors qu'elle était à proximité. Et se barrer rapidement, dès qu'il le pourrait.

Mello donna un coup dans les côtes de Matt, mais déjà, l'autre connard se remettait à gueuler et leur ordonnait de mettre les mains au dessus de leur tête. Mello s'exécuta presque tranquillement, même s'il bouillonnait à l'intérieur, évitant de croiser le regard de Fate. Parmi toutes les questions qui se posaient, il y en avait bien sûr une primordiale : comment lui expliquer qu'un civil comme lui transportait une arme, alors qu'il n'était ni militaire ni à la solde de Kira et que le port d'arme était interdit pour toute personne ne possédant pas un permis ?

Autour de lui, que des civils. Il put distinguer un mec dont il jugea le look « plutôt cool » juste à côté de lui. S'il n'avait pas été aussi accompagné, il se serait permis de lui demander où il achetait des fringues aussi tendances. Ce type lui inspirait confiance, dommage que la situation soit aussi tendue.

Merde.

Putain de merde.

Il la connaissait, Harlaown, c'était une fouineuse qui ne lâchait rien. Il prit une tonalité un peu plus grave que d'habitude pour lui parler à voix basse, bougeant à peine les lèvres.

« Champion de jiu-jitsu. On peut le maîtriser si on lui saute dessus à plusieurs. »




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Ven 30 Juin - 23:35
Fate Harlaown. Ca pouvait pas être pire. Jusqu’à ce que l’autre con montre fièrement qu’il s’était transformé en bombe humaine. C’était officiellement l’une des pires journées de sa vie. Les jeux vidéo: oui; mais seul, dans sa grotte de no-life de la résistance. S’ils s’en sortaient, c’était la dernière fois avant longtemps qu’il foutait le nez dehors. C’était incroyable comment, en à peine quelques secondes, la situation avait tourné à l’horreur. Bienvenue à la roulette russe. Hey, tu préfères mourir dans une explosion ou te faire chopper par les pro Kira et te faire torturer jusqu’à ce que mort s’en suive?

“J’te couvre.” La bourde. Il était tellement dans son p'tit monde qu'il avait oublié la dure réalité. La raison pour laquelle ils étaient tous les deux sappés comme des kékés. Il s’était cru dans Battlefield, à sortir à son camarade qu’il le couvrait. Réflexe débile de geek n’ayant pas dormit plus de deux heures par nuit depuis des lustres. Champions de jiu-jitsu? Mello avait fait mieux niveau impro. Matt savait même pas la différence entre ça, et le karate, ou la capoeira… Par contre, il savait toutes les différentes techniques de combat au sabre laser! Du Shii-Cho  au Vaapad! Mais c’était encore moins crédible de sortir “Pas de panique, jedi en mission.” Va pour le jiu-jitsu, alors.

Il fallait trouver un truc pour détourner l’attention de Fate, qu’elle ne s’attarde pas sur eux. Sauf que s’il bougeait d’un milimètre, l’autre con allait péter un plomb. Bien. C’était pas comme ça qu’il avait imaginé sa mort, son sang recouvrant un poster de Zelda. Peut être que ça faisait partie d'une blague du style "quel est le comble pour un geek"?

Il manqua de sursauter en entendant une sonnerie de téléphone venant du groupe d’otages. Génial. Il allait crever sur la sonnerie de base d’un foutu iphone. Best chant funéraire ever. Tu faisais pas plus épique. Il se serait frappé le front s’il était pas menacé par un taré de bomb-man, dont la colère parût atteindre son paroxysme quand il se tourna vers la source du bruit.




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Fate Harlaown
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Dim 2 Juil - 22:45
C’était décidément bien le moment pour qu’un duo de geeks excités de la gâchette virtuelle se mette en tête de jouer les héros. Quoi que ces deux-là semblaient pratiquer les joies du combat autrement qu’à travers leur écran comme l’avait laissé entendre le plus grand des deux hommes dont la main glissé à hauteur de hanches dans un geste caractéristique ne lui avait pas échappée. Ils étaient armés. Et cela rajoutait une ultime ligne à la longue liste des problèmes qui semblaient s’accumuler dans cette pièce. Ha. Et c’était sans compter cet excité de terroriste qui venait d’infirmer ses doutes en exposant aux yeux de tous les savants artifices qui équipaient son corps et qui menaçaient de les réduire à l’état de poussières en un instant.

« J’ai dit pas d’action précipitée. » insista-t-elle en resserrant son emprise sur le poignet de l’homme encore prêt à bondir.

Fate doutait du fait que quelques malheureuses prises martiales, de quelque qualité qu’elle soit, vienne à bout de ce type miné jusqu’au cou et visiblement déterminé sans dommages collatéraux conséquents.

« Ce mec peut tous nous faire sauter en un claquement de doigts, on ne l’approche pas. Il faut attendre une intervention extérieure. »

Elle ne jugea pas bon de leur demander s’ils appartenaient aux autorités : ce n’était visiblement pas le cas et faisait définitivement d’eux des hors-la-loi. Un problème à la fois. Ils lui seraient probablement utiles si les événements venaient à dégénérer – ce qui constituait une alternative tristement probable. Quand retentit la sonnerie caractéristique d’un iPhone dans le groupe, Fate se mordit la lèvre. Le bruit venait de concentrer l’attention du terroriste sur le petit groupe et ne semblait pas l’apaiser. Il faudrait se faire davantage discret.

Tout en restant accroupie et le plus possible recroquevillée sur elle-même, la jeune femme tenta subtilement d’atteindre son téléphone dans la poche arrière de son téléphone pour envoyer une alerter au central.



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Lun 3 Juil - 10:31



Ce qui était pour le moins surprenant dans ce genre de situation, critique, détentionaire et oppressante, était de constater les révélations de l'âme humaine enfin mise à nu dans la percée de ses dernières défenses — de chairs face à un attirail explosible. Certains endiguaient leurs larmes, quand d'autres trouvaient encore la véhémence de jouer aux héros. Et à cette audace, t'étais plutôt pantois.

Ta volonté de les aider devant cette horreur de bombe à retardement ne te manquait pas, et tu aurais bien proposé les mérites de ta force si tu en avais été pourvu. Car ce n'était pas ta musculature d'anguille et tes arts plastiques plutôt que martiaux qui aideraient ce joli collectif. Trois personnes en complot.

« Si besoin, je me porte volontaire pour toute forme de... ''distraction''. » Tes lèvres s'insinuèrent, chuchotantes, dans ce trio devenu quatuor.

Tu affichais ton soutien souligné d'un regard inflexible qui ne faillit pas sous le conseil avisé de la dame. Quand bien même la rixe serait reportée, ton offre d'appât tenait toujours.

Et celle-ci se bouscula précocement. Les résonances d'un téléphone agitèrent la masse. Une mélodie malaisante. Qui t'aurait pas autant déchiré le tympan et le cœur si ta poche n'en eût été l'écho.

Camouflant les oscillations de ta voix tu te permis de dissiper le mal à ses premières notes.

« Je n'avais pas prévu de devenir otage. Je vous donne mon téléphone. Dans le calme. Aucune embrouille. » Mains vissées sur le cuir de tes cheveux, tu avais pris le choix de phrases courtes et détachées clairement, en espérant que ces intonations puissent mettre votre ravisseur suffisamment en confiance pour que tu n'ais à en subir ses foudres.

Et qui sait ? Laisser le champs à tes collègues d'infortune.

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Mer 5 Juil - 18:56
L'homme était plus que hargneux et tendu : il l'était de manière extraforte. Ses yeux continuaient à faire pression envers la pauvre employée qui tentait de joindre un standard visiblement surbooké. Elle n'arrêtait pas de s'excuser, lui disant qu'ils étaient encore sur attente.

L'individu dangereux avait fait quelques pas accélérés vers la femme et d'un geste vif, lui avait pris le combiné des mains. Il avait vociféré quelques ordres qui n'étaient pas très clair, entre le : je vais faire tout péter ! Et « Ils sont à ma merci si vous ne diffusez pas mon annonce ! », mais se rendit vite compte que face à la bureaucratie de certaines chaînes de l'Etat, il n'était rien. On pouvait le voir penser à autre chose : était-il prêt à appuyer sur le bouton ? Ils ne pourraient pas l'ignorer, s'il faisait péter autant de gens dans un endroit qui venait d'ouvrir avec des crédits donnés par l'Etat !

Une sonnerie de téléphone le distrait. Il lâcha soudainement le combiné qui s'écrasa sur le sol avec un bruit sinistre.

« QUI ??? »

Une voix s'éleva dans le petit groupe de gens qu'il avait savamment coincés contre le mur. Son regard tenta de l'identifier, et il grimaça en comprenant que le type qui avait fait ça était « un sale petit punk ». Ses pieds avancèrent d'ailleurs, l'un après l'autre, le revolver toujours dans ses mains, jusqu'à empoigner le type par le col.

À présent, il n'était plus en état de couvrir toute la zone, mais cela, ils étaient bien évidemment trop flippés pour s'en rendre compte.

« Je suis l'autorité ! Quand je dis les mains en l'air, c'est pour que vous ayez les mains en l'air !!! Et que vous lâchiez vos téléphones !! De toute façon, vous allez tous mourir ! »

Ses yeux semblaient déterminés à en finir.
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Mello
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Mer 5 Juil - 19:24
Elle lui avait pris le bras...Cette pute le tenait par le bras dans un moment où il savait qu'il devait bouger. Ce n'était pas elle, qui n'avait pas su persuader Hadès de rester dans son lit qui allait tous les sauver de ce type complètement déjanté. Et à quoi il pensait, ce type ! Il était persuadé de faire passer un message quelconque, probablement contre Kira, et en se faisant sauter, il tuerait deux chefs de la résistance au minimum. Bon, franchement, la mort de Harlaown ne serait pas une perte, par contre, la leur, c'était une autre affaire.

Le cerveau de Mello était déjà en train de calculer un plan minutieux lorsque la portable se mit à sonner. Il le vit perdre sa concentration, s'en prendre au type à côté d'eux et sut que c'était maintenant ou jamais. Maintenant car le type était suffisamment en colère pour faire la connerie d'appuyer sur le bouton. Il pesa les pour et les contre, et sourit de manière assez calme. Bilan : il devait, en deux deux, se débarrasser : de la main de Fate qui le bloquait et qui avait toute son expérience de flics derrière elle à péter les couilles de la résistance. Pour elle, rien de plus simple : une bonne petite surprise des familles qui lui vaudrait de se barrer en vitesse juste après.

« Ta gueule connasse. Lâche-moi ou j'te baise. »

C'était élégant, mais Mello n'avait pas déguisé sa voix. Il était quelqu'un qui avait assez parlé à Fate pour être sûr qu'elle n'allait pas le reconnaître comme Mello, mais comme Harry Clarke, ce détective qui avait mis la clé sous la porte soudainement.

La surprise joua et, une seconde après avoir prononcé ces paroles ignobles, Mello tira un bon coup et fonça dans le tas. Le connard armé cacha visiblement l'interrupteur dans sa poche, vu les mouvements à peine discret qu'il faisait depuis tout à l'heure, n'arrêtant pas d'enlever et remettre sa main à l'intérieur. Mello jouait avec le feu, c'est pourquoi, en premier, sa main alla directement dans la poche du mec, pendant qu'il était occupé avec Izû. Évidemment qu'il s'en aperçut, mais entre ça et le fait qu'il pouvait le braquer, Mello avait déjà fait la passe à Fate, lui lançant l'interrupteur comme si c'était un ballon de football : au moins, ça l'occuperait pendant un petit moment.

Toutes ces actions avaient à peine duré trois secondes. Il finit par se jeter sur le type et se mit à lui foutre des coups de poing sur le visage, jusqu'à ce qu'un revolver ébouriffe ses cheveux et salisse son visage maquillé avec soin. Son regard suivit le bras qui tenait l'arme pour reconnaître le terroriste, un doigt sur la gâchette. Merde.

« ...On se calme. Tout le monde se calme. », fit-il comme pour se calmer lui-même.

Il était essoufflé comme s'il venait de courir un marathon : c'est qu'il se faisait vieux...



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Mar 11 Juil - 14:10
Matt haussa un sourcil en direction de Mello. Ha, quelle délicatesse. Enfin, sûrement voulait-il se faire reconnaître en tant que Harry Clarke. Peut être pourrait-il se faire passer pour le garde du corps ou coéquipier de Clarke. Dans tous les cas, s’ils pouvaient juste s’eclipser après tout ce bordel et éviter de devoir s’expliquer avec la blonde, ce serait parfait.

Evidemment, ces élégantes paroles annonçaient un passage à l’acte imminent. Le genre d’action impulsive à moitié réfléchie dont le blond avait le secret. Quelqu’un de sensé traiterait Mello de fou, mais Matt l’avait assez vu suivre son instinct pour savoir qu’il avait souvent raison.

Le blond se jeta sur le type. Matt vit l’interrupteur lui passer au dessus de la tête, et arriver dans les mains de Fate, qui faisait des yeux ronds. Savoir que leurs vies étaient entre les mains de cette pro-kira n’était absolument pas rassurant, pas plus que quand elles étaient entre celles du dingue qui pointait à présent son flingue droit sur le crâne de Mello. Merde, le maquillage. Ca va, ça restait discret. On pourrait presque croire que c’est une marque laissée par le pistolet. Il analysait la situation, cherchant un moyen d’intervenir sans foutre la merde, quand il entendit un “Allo? Allo?!” venant du téléphone que le terroriste avait lâché il y a une minute. Dingue, ce combiné était bien résistant dis donc. Un nokia sans doute?

Allo? Sakura TV à l’appareil!

Bingo.
L’individu quitta Mello des yeux une seconde, le temps d’intimer à la secrétaire de ramasser le téléphone et de lui ramener, ce qui laissa à Matt une ouverture pour le désarmer d’un coup de pied. Le flingue fut éjecté, et glissa au sol jusqu’aux pieds du jeune punk à l’iphone. Bon, au moins, ce n’était pas la blondasse qui allait récupérer l’arme...




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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Mer 19 Juil - 15:03
En quelques secondes à peine, Fate avait eu le sentiment de perdre totalement le contrôle de la situation et voyait désormais se dérouler sous ses yeux ce qui ressemblait à un carnage potentiel.

Elle avait immédiatement reconnu la voix de Clarke : elle l’avait bien trop détesté pour l’oublier, d’autant plus qu’il représentait désormais un peu plus qu’un pseudo détective britannique ayant abandonné son enquête depuis qu’elle avait enfin découvert sa véritable identité. Clarke était Mello, et le fait de le voir ainsi se révéler à nouveau avait éveillé en elle des sentiments contraires. Un joyeux mélange d’euphorie, d’excitation et d’une colère grondante. Son maquillage n’était que l’énième preuve de sa culpabilité. Il lui avait glissé des doigts, mais elle avait désormais la certitude d’une chose : elle le ferait sortir d’ici les deux mains dans le dos ou les deux pieds devant.

Le temps de réaliser la dangerosité de la bagarre qui se déroulait sous ses yeux, elle avait pris compte d’un enjeu bien plus éminent : celui de cette télécommande qui volait désormais dans les airs dans sa direction. Le regard pétrifié par la trajectoire potentiellement mortifère que prenait l’objet qui pourrait tous les tuer, Fate entreprit de le réceptionner dans une mémorable chute sur le postérieur en l’accueillant de tout son corps. Soulagée, elle ne le fût que quelques minutes puisque le temps de reprendre ses esprits la situation était passée de catastrophique à problématique à maîtrisée. Le terroriste avait été désarmé par l’ami de Clarke : il ne la mettait pas en confiance, il s’agissait sans doute d’un type trempé dans cette merde jusqu’au cou, mais elle avait l’avantage d’être armée et expérimentée.

Il était temps d’agir. Fate profita de la légère accalmie pour envoyer un message automatique d’alerte au central depuis son téléphone. « Gros gibier » s’était-elle contentée d’ajouter discrètement. Puis, elle se releva, télécommande fermement rangée dans la poche de sa veste, sortit son arme de fonction et braqua l’homme désormais à terre :

« Forces gouvernementales, les mains au sol ! » lui cria t-elle fermement.


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Jeu 20 Juil - 13:19



L'homme soulevait le col de ton vieux tee-shirt délavé dans une étreinte déplaisante, t'acculant au mur dans un élan de domination rageur. T'étais dans de bien sales draps pour t'être improvisé d'une sagesse qui n'avait de sens dans ce contexte de folie où seul l'instinct régit les consignes de survie. Tu ne bougeas point de sa prise pour ne pas irriter davantage ses nerfs écorchés et qui t'auraient égorgé pour peu que tu entreprennes une mouvance trop brusque. Tu flippais comme une souris devant son fauve, en illustrait ton visage livide, le frémissement de tes poignets, quand bien même tu t'efforçais de ne point sourciller.

Cette voix dans ta tête te raccrochait à la confiance désespérée de tes pairs d'infortune, au hasard, et les deux paramètres concordèrent dans une chorégraphie irréaliste la suite des événements. Le jeune champion en arts martiaux avait réussi à terrasser le Goliath aux explosifs, une défaite qui s'affirma à l'aide de son complice qui vint délivrer le subit David du flingue braqué sur sa tempe. Chouette objet létal qui chu a tes pieds dans la manoeuvre.

Tes phalanges s'en saisirent dans un réflexe dont tu ne compris toi même pas le sens. En existait-il un de légitime lorsque sa vie et celle de dizaine d'autres candidats à la mort s'en retrouvait altérée ?

Tes paumes s'alourdissaient moites sous le poids de l'arme. Sa prise réverbérait un port malhabile, les deux mains ne faisant que singer la position d'autres étaux de chair vus dans des films. T'étais à peine crédible et si peu sur de toi que le temps que tu conscientises la lourdeur de cette responsabilité de poudre et de métal, une jeune femme t'avait devancé prenant le criminel sous son joug. La dame de votre discussion, une agréée du gouvernement.

L'annonce sonnait inconfortable plutôt que bienheureuse. T'avais beau être un jeunot, un poulain chétif dans cette résistance active, tu voulais si possible te faire discret.

Tu ne doutais pas encore votre étrange quatuor se grossissait de plus gros poissons.

Tu te contentas d'imiter sans conviction la curieuse mademoiselle en faisait pression sur votre ex ravisseur avec cette participation digne des plus mauvais faire valoir.

Un seul problème à la fois.

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Mar 8 Aoû - 18:22
Ce petit con lui avait bondi dessus comme s'il avait le feu aux trousses et s'était jeté sur lui. Trop surpris pour réagir – et surtout occupé à faire autre chose, le criminel ne pensa pas à appuyer sur l'interrupteur.

Mais pourquoi ne pouvaient-ils pas se comporter comme de bons otages ? Ne voyaient-ils pas qu'il œuvrait pour de bonnes choses ? En moins de temps qu'il n'en fallait à un chien pour dire « Wouf », l'interrupteur volait déjà vers les mains de cette sulfureuse blonde vers laquelle il aurait braqué son arme si ce connard ne lui bondissait pas déjà dessus à nouveau pour le distraire.

Ses poings ne lui causaient qu'un mal minime, inférieur aux douleurs déjà causées par la perte de ses pairs et par l'injustice causée par Kira. Il sortit le flingue, décidé à se débarrasser de cet obstacle.

Le canon de revolver se blottit sur la tempe de Mello. Le doigt du criminel avait retiré la sécurité et était prêt à fait feu. Voyant rouge, il ne comprit pas ce qu'étaient les petites particules soulevées par l'arme sur la peau du blond, ni ce qui se passa ensuite.

Sakura TV ? Il avait bien entendu Sakura TV ?

Il détourna trois secondes à peine le regard du blond pour vaguement espérer que sa cause soit reconnue, assez pour Matt de le désarmer et Fate de le braquer de son arme, invoquant le droit de porter une arme accordée par sa fonction.

C'était fini. C'était fini, et le pire, c'était qu'en temps normal, il aurait fait péter la bombe pour se venger de tout ce groupe, mais là....là, il n'y pouvait strictement rien. Hagard, il regardait autour de lui s'il ne pouvait pas trouver quelque chose en évidence, un briquet, un truc qui les ferait tous péter mais rien.

Rien, le vide total.

Les yeux désespérés, il mit ses mains sur la tête et se plia aux volontés de Fate.



Dehors, on entendait déjà les sirènes de police hurler.

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Mello
Enfoiré
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Age : 26
Localisation : Dans ton...
Mar 8 Aoû - 18:41
S'il y avait une chose que Mihael détestait, c'était les cons.

S'il y avait une chose que Mihael détestait encore plus, c'était les cons.

Alors ce type qui se trimbalait avec son gun et sa ceinture d'explosif à la main, pour lui, c'était le combo.

L'intervention de Matt, par chance, lui sauva la vie, mais elle avait été soigneusement calculée et il ne se serait pas jeté dans la fournaise s'il n'avait pas su que son frère n'était pas été prêt à tout pour le protéger.

Mello se releva, tâtant, premier réflexe, cette partie de sa joue que le flingue avait effleurée. Là-dessus, le maquillage semblait fragile et il ne tenterait pas de frotter plus la zone pour ne pas se griller encore plus.

Deuxième réflexe, ses yeux s'orientèrent vers Fate Harlaown, ou plutôt le flingue de Fate Harlaown qu'elle braquait désormais contre connard en chef, décidée à lui ramoner le cerveau s'il faisait un seul mouvement dangereux. Il vit le punk ramasser le flingue pour retirer le danger potentiel qui traînait dans sa tête : il le regarda d'ailleurs en silence dans les yeux et lui adressa un signe de tête pour le remercier de cet acte.

Les sirènes commençaient à sonner et il était plus que temps pour lui, pour eux, de partir. Mello fit un pas en arrière – prononcer un mot aurait été très con, il ne manquait plus que Fate s'aperçoive qu'il tentait de l'éviter. Placé stratégiquement derrière le dos de Fate, désormais, il adressa un signe à Matt pour lui signifier qu'ils devaient se tirer et courut, non pas vers la sortie officielle, mais le bureau des employés : les alarmes signifiaient que les flics allaient bientôt entrer, la sortie des employés se situait sans doute de l'autre côté de la rue et serait par conséquent plus safe.

Le blond, sans un mot pour le reste du groupe, piqua un de goodies de Zelda – une peluche retro de Ganondorf que Maze finirait sans doute par prendre lui-même en otage - vendue en souvenir dans un pot, le fourra dans la main de Matt et lui chuchota.

« Pour ta peine. On dégage. »



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Age : 23
Localisation : Dark web
Sam 2 Sep - 23:24
Pas besoin de lui dire deux fois. Matt emboîta le pas de son acolyte champion de jiu-jitsu, et ferma la porte à clef derrière eux. Il avait un mauvais pressentiment. Du genre, grosse perturbation dans la force, fuyez pauvres fous. Fate avait beau être blonde, elle n'était pas stupide. Au pire, elle avait deviné le pot aux roses. Au mieux, Matt psychotait pour rien, mais comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir. Dans tous les cas, mieux valait pour eux qu'il ne soient pas là à l'arrivée des forces de police. Vite, se casser d'ici, rentrer au repaire, ne plus voir le soleil pendant une à deux semaines minimum.

Prendre le couloir à l'arrière du bureau et sortir par la porte de secours aurait été trop dangereux. Matt ouvrit la fenêtre qui donnait sur la ruelle du local à poubelles et passa par là, enjambant un bureau où était allumé un mac. Il repassa le bras par la fenêtre pour récupérer le clavier du dît ordi (du stock, en prévision des colères de Mello), le fourra dans son pull, puis commença à se tirer, Mello sur ses talons.

Plus jamais il sortirait se mêler à la foule, même si c'était pour des jeux vidéo. Même des jeux vidéo collectors. Même s'il était menacé par Mello, flingue braqué sur sa tempe. Plus JAMAIS. C'était officiel, son niveau d'agoraphobie était à présent à un niveau critique. Plûtot crever que de participer à des manifestations publiques, désormais.




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