Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Mer 23 Mar - 12:04
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 116
Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Ven 8 Avr - 19:13
._.:
 

Grésillements. Une voix déformée sortit des haut-parleurs disséminés dans à peu près toutes les salles du bâtiment :

« Agent Lloyd, ce n’est pas en fixant ainsi les aiguilles de l’horloge qu’elles avanceront plus vite, vous savez. »

L’interpellé sursauta à l’entente de son nom, renversant par la même occasion le café qu’il tenait à la main sur sa chemise immaculé jusque-là, lui soutirant un bref cri de douleur face à la brûlure. Et puis, comme si ce n’était pas suffisant d’être engueulé en public de cette manière, l’auteur de cette petite scénette décida d’en rajouter une couche :

« …et veuillez aller vous nettoyer. »

Near éteignit le micro avant de reprendre son activité d’origine, c’est-à-dire construire un château de carte aussi, ce n’est plus, grand que lui. Il déposa une carte, silencieux et concentré, en attrapa deux à nouveau, mais arrêta son geste une demi-seconde, juste pour vérifier l’heure. Vingt heures approchait, et il n’avait toujours pas choisi l’agent qui rencontrerait Mister Octavius. Il ne pouvait évidemment pas se montrer en lui-même, d’autant plus après ce qui s’était passé avec l’affaire Apollo… et avait donc entrepris de chercher un compromis : être là.. sans être là. Pas une mince affaire. Pourtant, une idée avait germé dans la tête du petit génie, et au final, il en avait trouvé un, de compromis.  Mais, bien qu’il ait le matériel, il lui manquait l’humain. Il reporta son attention sur les écrans en face de lui ; il n’avait pas besoin de quelqu’un de très compétent.. ce n’était même pas une mission de routine. Et si…

« Agent Lloyd ? »

Ce dernier sursauta pour la seconde fois, avant de grommeler entre les dents un « oui ? » agacé, bien que son supérieur ne puisse l’entendre, même avec le micro intégré à la caméra. Heureusement, par ailleurs.

Le blanc reprit :

« Salle 421, j’ai besoin de vous. »

Lloyd se releva d’un coup sec, conscient qu’une demande du chef pouvait lui apporter une promotion si il réussissait la mission confiée. Il se précipita à la salle souhaitée, dont la porte était fermée, non à clé, heureusement pour lui : personne. Juste un ordinateur en veille –depuis un long moment d’ailleurs. Et oui, Near avait tout prévu. L’agent bougea la souris pour l’allumer : un fichier était ouvert sur le bureau, qu’il parcouru évidement des yeux. En ayant pris connaissance, il hocha la tête en direction de la caméra. Ok, donc, il devait servir de lien entre le chef et un autre gars. Fastoche, pensait le gars. De plus, il connaissait bien le bar en question, avantage.

Near eut un mince sourire. Bien entendu, il avait vérifié le fait que Lloyd ne soit pas à la botte de Kira ; il n’allait tout de même pas tenter le diable ! Et cela lui permettrait de juger son agent. D’une pierre deux coups, comme le dit si bien le dicton. Tout était donc prêt.

L'agent fouilla le tiroir pour trouver une oreillette qu’il dissimula sous ses cheveux, et sursauta une énième fois lorsque la voix du blandin résonna contre son oreille.

« Vous êtes prêt ? »

Le temps de se changer, d’y aller, et oui, il serait prêt. Juste l’affaire d’une trentaine de minutes. C’est ce qu’il répondit au chef du MI6. Il attrapa le paquet qui était avec l’oreillette, avant de filer aux toilettes.

†††

« Maintenant, entre dans le bâtiment, et installe-toi de manière bien visible, que notre homme ne puisse te rater. » dit le blanc avec toujours la voix modifiée.

L’agent obéit aux ordres, et s’assit à la place la plus proche du piano, dodelinant de la tête aux sons qu’émettait le musicien, bien que cela ne soit pas –encore- exceptionnel. Il déposa sa veste dans ses mains, avant de rajuster sa cravate bleue de manière bien visible et de poser une grosse mallette à ses pieds.

Il souffla ensuite dans le micro boutonné à l'intérieur de sa chemise, remuant à peine les lèvres pour cela.

« Je suis en position. »

Near acquiesça, bien que son interlocuteur ne pouvait le voir, et inversement. Et oui, il n'avait pas accès aux caméras du One Glass One Song,  seulement à celles des rues du pays. D'ailleurs, il y avait une caméra à proximité du bâtiment, il pouvait donc observer ce qu'il se passait... Dans la rue. À l'extérieur. Ouais, donc pas trop utile, quoi. Mais bon, c'était mieux que rien.

C'est donc les yeux rivés sur les écrans où l'on pouvait voir ladite rue qu'il se mît à attendre.

Quand bien même, il faudrait qu’il se trouve un véritable bras droit. Une sorte de Watari 2.0. Dommage qu'il n'ait plus Rester sous la main.


grumpy grumpy grumpy
Revenir en haut Aller en bas
Dim 1 Mai - 12:22
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 116
Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Mer 18 Mai - 18:21


« Y’a du mouvement : le pianiste vient vers moi. »

Near reste impassible face à cette information et ne prononce mot. Ce simple déplacement vers l’agent du MI6 a toute une signification pour les personnes mises au parfum… et qui sont assez intelligents pour le comprendre, bien entendu. Il n’est donc pas surpris lorsque, grâce aux capteurs ultrasensibles du micro, il entend la phrase attendue, cette fameuse question :

« Avez-vous capté l'influence principale de mon introduction ? »

Ca y est. On entre dans le vif du sujet ; ce pourquoi le blanc a accepté cette rencontre : débattre au sujet de Kira et de ses alliés afin de les arrêter et stopper toute cette gigantesque mascarade qu’ils osent nommer « justice »… Et, pour cela, ils devaient mettre en commun leurs enquêtes à ce propos. Voilà donc la raison pour laquelle il était là.. enfin, que son agent était là.

Car il avait vraiment été prudent, le blandin. Il ne connaissait pas assez bien Octavius pour lui faire confiance ; on peut faire n’importe quoi sous couvert d’anonymat. Peut-être que la personne qui se cachait sous ce pseudo était à la solde de Kira… même s’il en doutait fortement. Dans la valise qu’avait Lloyd se trouvait un émetteur-récepteur avec vidéo et son, comme Near l’avait dit dans un de ses mails. C’était une bonne solution ; car ce qu’il n’avait pas précisé, c’est que la vidéo ne fonctionnait que dans un seul sens… Il pourrait voir tranquillement les émotions de son collaborateur -si ce dernier ne porterait pas de masque à leur rencontre-, tandis que l’inverse serait impossible. Sa voix aussi serait modifiée… comme toujours. C’était certes un peu extrême… Mais mieux vaut prévenir que guérir.

« Je trouve une petite ressemblance avec le premier mouvement de l’opus 27 de la sonate numéro 14, me semble-t-il… Un très bon choix par ailleurs. »


grumpy grumpy grumpy
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 9 Juin - 15:48
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 116
Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Lun 12 Sep - 19:58

Le pianiste acquiesça : le mot de passe était donc bon pour le contact d’Octavius. Heureusement d’ailleurs, vu que c’était celui fourni par ce dernier… En cas d’erreur, il y aurait eu comme qui dirait un petit mini problème… Et le blanc aurait dû, évidemment, intervenir, mettant ainsi en péril tout le grand plan astucieux et sécuritaire qu’il avait élaboré. Mais il n’eut aucune fausse note alors… joie !

Lloyd emprunta la porte désignée par le musicien pour aller voir le fameux manager du gars. Bien sûr, l’agent du MI6 n’est pas idiot, il avait compris que quelque chose d’important se tramait et se doutait bien qu’il n’était pas là pour récupérer une compilation dédicacée… Quoique Near aurait été capable d’ordonner ses employés de récupérer ces jouets qu’il affectionne tant ; après tout, il l’avait même déjà fait !

Cravatebleu-man descendit rapidement les escaliers –un moyen plus fatiguant, certes, mais plus sûr qu’un ascenseur capable de tomber en panne aux pires moments ; et surtout, ils avaient appris aux entraînements que les escaliers étaient, dans n’importe qu’elle situation, la meilleure solution. Une règle de base devenue habitude pour ces enquêteurs de l’ombre.

Il se retrouva dans le sas d’Octavius, face à une porte close –la porte blindée, bien sûr. L’homme souffla dans son micro, à l’attention de Near :

« Chef, qu’est-ce que je dois faire ? »

La voix parvenue au blandin quelque peu déformée par les sécurités mises en place par le détéctive. Il se tut pendant une dizaine de secondes, fronça un peu les sourcils, avant de répondre :

« Attends. »


Tout simplement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» La Bleuz'aïe de Golbuth, Briz' glass!
» « The parting glass. » (08.01.11 - 10h48)
» 04. Love you like a love song, baby...
» Love is a song of hope... [PV Eclair Sournois ]
» Attaquant fragile / Glass Cannon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Le Monde - Zone RP :: Le Monde :: Europe :: Londres - Zone RP :: Camden Town-
Sauter vers: