Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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This Ain't No Place For No Hero [Matt]

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Dim 24 Jan - 20:19

Vendredi. Malgré l’heure tardive, des cliquetis et autres bipements faisaient office de brouhaha dans le bâtiment à l’apparence de briques legos. Une étrange odeur parfumait les pièces, mélange entre la forte senteur du café et le doux arôme du thé. Near, ou C –comme était ainsi nommé le patron des services secrets-, observait ses agents travailler, par le biais de caméras installées un peu partout dans l’édifice. Devant lui, s’entassait une masse affligeante de dossiers, séparés en deux piles distinctes, et les trois ordinateurs dont il se servait. Il éteignit les écrans aux tons bleutés, fit un tour sur sa chaise, balayant l’ensemble de la pièce d’un regard.

Contrairement au bureau ordonné, le reste de la salle était dans un bazar monstre, des –ses propres- jouets éparpillés sur le sol. Il contempla longuement le papier peint d’un orange douteux, avant de soupirer. Voilà en quoi consistaient ses journées. Se lever, boire un thé, travailler sur des missions bien trop simples à son goût, observer/surveiller, se divertir, puis s’ennuyer -dans le désordre. Inlassablement.

Il se demandait ce que faisait Kira en ce moment-même... Était-il occupé à se réjouir de son influence ? Il fallait l'empêcher d'étendre sa domination. Et cela, seules deux personnes en avaient les moyens. Un certain balafré censé être mort... Near le savait, qu’il était toujours vivant. Il songea un instant à le contacter. Non. Mello n’accepterait pas une alliance. Et puis, il était bien trop imprévisible.

Near se rabattit donc sur le deuxième choix. Le fidèle toutou de Mello, son larbin surnommé Matt. Ou Cheshire, au choix.

Oui. Il fallait que Near contacte le chat. Il devait ralentir la progression de Kira. Son petit bras blanc se tendit, ouvrant un tiroir à sa droite. Il observa un instant les deux téléphones qui se présentaient à lui, avant d’empoigner le plus banal d’entre eux. Il l’alluma, écouta la brève musique d’enclenchement, avant de directement sélectionner une des entrées de son répertoire. Il tapota d’abord les touches, sans toutefois écrire, puis se lança enfin.

Matt,
Le 26 janvier, 23h, au Motel Blackwell, chambre 22.
Je t’y attendrais.
N.



Court, bref et simple. Il ne lui demandait pas de venir, il l’obligeait. Sans aucune alternative.

Il effaça le message, puis éteignit le mobile. Near n’attendait pas une réponse ; enfin, pas une écrite. Pour venir, il laissa à Matt le loisir de se débrouiller. Si il avait programmé ce rendez-vous plusieurs jours plus tard, il y avait bien une raison à cela. Comme cela, où que soit le hackeur, ce dernier serait à l’heure.

Il appuya ensuite sur une touche de l’interphone, s’entretenant rapidement avec son chauffeur. Rares étaient les personnes à connaitre le visage du patron du MI6. Elles se comptaient sur les doigts d’une main.

Voilà. Tout était prêt pour la rencontre.

-----------------------

Le vingt-six, il se fit conduire au lieu de l’entrevue, paya un hébergeur trop heureux d’avoir un client pour se poser des questions sur le physique bien particulier de ledit client, et s’installa dans sa suite. La décoration serait à refaire, les murs étaient décrépis, mais il s’en contenterait. Qui imaginerait que le chef des services secrets se cloîtrerait dans un vieux motel ? Personne. Et la était bien l’astuce.

Attendant l’heure fatidique, il commença une tour de briques. Les heures tournaient, au loin, une horloge sonna ses dix coups. Vingt-deux heures. Plus qu’une heure. Near défit lentement la dangereusement grande tour, brique par brique, pièce par pièce, tachant de ne pas la faire s’écrouler. Il porta son regard sur l’horloge murale dont le tic-tac résonnait comme un coup de revolver dans la chambre résonnante.

Dix minutes.
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Dim 24 Jan - 22:28
Une pause, ce n'est qu'une pause. Après des heures à fouiner sur Harlaown, et repeaufiner pour la troisième journée consécutive un dossier de décès piraté, Matt a sorti sa PSP pour terminer une quête supplémentaire, et conçu par lui-même, sur Crisis Core, d'un niveau de difficulté stupidement trop élevé. Son portable vibre dans sa poche et il stoppe sa course pour le sortir, s'attendant à trouver le pseudonyme actuel de Mello s'afficher. Nom de contact qui change chaque semaine en raison d'une gué-guerre silencieuse entre les deux frères (Qui a causé à Matt, pendant une période, de voir s'afficher un joyeux "va te faire foutre" chaque fois que Mello l'appelait). Le message ne vient pas de Mello cela dit, mais d'un numéro que le rouquin n'a jamais vu.

N. L'expression de Matt reste absolument neutre et pourtant, un entremêlement d'émotions se bousculent au sein de lui, entre perplexité, incompréhension, appréhension et... soulagement. Tu sais que t'as quasiment touché le fond quand le rival juré de ton meilleur pote t'apparaît comme le plus bel espoir pour la suite de ta chienne de vie. C'est pas la première fois que ça arrive, c'est pas la première fois que Matt considère Near comme une solution. Impassible et plongé en réflexion, Matt garde un bon moment les yeux rivés sur ce message, sa clope se consumant toute seule en attendant. Puis, il range son portable et inspire enfin une bouffée tranquille. Il sait ce qu'il doit faire, ou plutôt, il sait ce qu'il doit tenter de faire. Il sait aussi que Mello hurlerait à la trahison si celui-ci voyait ce qui se passe dans la tête du rouquin, mais ça n'en est pas une. C'est juste une énième preuve de l'amour que Matt porte à son frère, au point qu'il accepterait de se faire détester pourvu que son blondinet s'en tire bien.

Near n'a jamais été leur ennemi. La preuve, sans l'ombre d'un doute pour Matt, c’est qu’il est au courant que Mello est vivant. En apprenant la mort du blondin, le mini génie a forcément cherché à voir les photos du cadavre et des autopsies... Et donc griller la grande supercherie. Or le mensonge perdure, preuve que le nabot en chef du MI6 a gardé l'information pour lui seul. Mello en a peut-être rien à carrer, mais pour Matt, ça a beaucoup de sens. Il tient même une certaine reconnaissance envers Near. Toutefois, il ne se berce pas d'illusion. Si le blanc-bec réclame un entretien à Matt, même s'il est évident que ce n'est pas pour le coffrer, c'est au moins pour essayer de lui extirper des informations avec ses magouilles manipulatrices. Matt, trop malin et trop observateur, serait bien capable de repérer chacune d'entre elles, mais de là, à les déjouer... Le rouquin compte d'ailleurs mettre un point d'honneur à ne pas mentionner Mello au cas où, à tout hasard, Near ne sait rien. Niveau degré de probabilité là-dessus, on frôle le 0, mais bon.

Aucune pression dans le message de Near, pas même un encouragement, juste un rendez-vous fixé, juste un « Je t’y attendrai », auquel Matt aurait probablement répondu « Ouais tu peux toujours attendre » quelques années plus tôt. Pas aujourd’hui. Et Matt mettrait sa main à couper que Near se doute déjà de la réponse du geek. En fait, ce ne doit même pas être un hasard si ce message arrive maintenant. Pour cette rencontre de haute importance le Cheshire ne rechignera pas à sortir.

Le soir J, fringué de ses éternels bottes, jeans, gants, pull rayé, recalqués sur la mode du londonien typique à l’aide d’un épais blouson noir qui abrite ses lunettes de geek, il taille sa route et prend une de ses caisses sans laisser de message à son frère qui, au pire, l’appellera pour savoir ce qu’il fout. Ou ne l’appellera pas, pensant qu’il va enfin tirer son coup. C’est une excuse à garder, vu l’heure, et le lieu de rendez-vous. Le motel Blackwell, tiens. Voir le blandinet dans ce décor, qui va bien plus à Mello et Matt, vaut probablement le déplacement. À l’accueil, on l’emmerde pas, il dit juste où il va et le type semble être déjà au courant de sa venue. Il lui laisse un passe, et tant mieux parce que de là à ce que Near lève son cul, qu’on imagine bien assis par terre, pour aller lui ouvrir… ! Sur le chemin, le chat rallume la clope qu’il avait éteint pour passer l’étape de l’accueil, la fume un peu, et la jette devant la porte 22. Il sait que Near n’aime pas la fumée. Matt rentre sans frapper, assez ponctuel, puis referme la porte. Il a beau s’être attendu à trouver le nain assis à même le sol pour bidouiller parmi un de ses jeux, il ne peut s’empêcher d’être intérieurement surpris d’effectivement l’y voir. Des années que leur route ne se sont pas croisées, le blandin semble être resté le même.

« Near », le salue t-il sans enthousiasme, mais sans hostilité non plus. Neutre au possible.

Les voir comme ça, à se jauger avec ces airs quasiment inexpressifs, on ne saurait dire s'ils sont opposés ou si, paradoxalement, ils se ressemblent. L'impassibilité de Near a quelque chose d'arrogante, ou au moins condescendante, alors que celle de Matt est pure nonchalance, presque désinvolture. Et cette particularité d'évaluer son vis-à-vis du regard, planqué derrière des verres de lunettes ou non, l'air de rien ou l'air de quelque chose, est l'empreinte de leur éducation à la Wammy's, au même titre que Mello, ou que L autrefois. Une main dans la poche, Matt ne sait pas trop par où commencer avec le chef du MI6. De toute façon, c’est Near qui l’a convoqué, c’est donc à lui d’ouvrir le bal. Le rouquin s'avance un peu dans la pièce, observant ensuite l'immense tour de brique que l'autre s'est amusé -ou fait chier- à construire.
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Jeu 28 Jan - 18:56

Near ne bouge pas, ne cille pas, lorsque la porte s’entrouvre enfin pour laisser entrer un roux à la dégaine si particulière. Le blanc le dévisage quelques secondes. C’est que ça le change, sans les lunettes qui lui mangent ordinairement plus de la moitié du visage. Heureusement d’ailleurs, sinon il croupirait en prison à l’heure qu’il est. Ou dans un cercueil.

Near est resté égal à lui-même. Il n’a rien changé à son style vestimentaire –peut-on parler de style vestimentaire ? De toute façon, il ne se préoccupe de l’avis des autres, et rares seraient les personnes à oser se moquer d’autrui en cette sinistre ère. Et s’il existait encore quelques « racailles » récalcitrantes, elles seraient bien vite remises dans le droit chemin, de peur de Kira. Dire qu’avant, on menaçait les petits enfants de ne pas recevoir de cadeaux à Noël... Le monde change. Bien plus vite qu’on pourrait le penser.

Retour à la réalité. La voix de l’autre s’impose dans la salle résonnante, bref salut, auquel l’albinos répond de la manière la plus simple qui soit :

-Bonsoir, Matt.

Ce fut tout. Near s’en retourna rapidement à la tour qui menaçait de s’écrouler, la solidifiant. Une fois ceci fait, il reporta son attention sur Matt et l’invita à s’asseoir sur une chaise libre en face de lui –c’est-à-dire la seule non encombrée d’objets diverses de la pièce- d’un geste de la main.

-Comment se porte Mello ?

Pure provocation. Pour une personne extérieure à la scène, ces paroles sembleraient anodines, comme le dirait quelqu’un voulant prendre nouvelle d’une autre personne, par exemple. Mais non. C’était juste un moyen non-subtil de rappeler que Near connaissait le petit secret concernant le balafré.
Enfin, petit serait un euphémisme.

Le blanc tortura sa pauvre chevelure qui n’avait rien demandé, avant d’enchaîner sans laisser le temps d’une réponse. Après tout, ce n’était pas pour parler du blond qu’il avait fait venir Matt dans cette bâtisse.

-Je suppose que tu dois savoir la raison de ta venue.

Ou, tout au moins, en avoir des doutes. Matt était quand même le troisième de la Wammy’s House, et donc, par ce fait, loin d'être le dernier des idiots.

Near attrapa un playmobil qui trainait par-là, et le posa au sommet de sa tour –comme une entité veillant sur la ville miniature- et la désigna du doigt.

-Nous voulons tous trois…

Il donna une pichenette à la figurine qui valsa et dégringola le long de la construction avant de s’écraser lamentablement.

-…la chute de Kira.
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Dim 31 Jan - 0:15
« Tranquille », répond-il sans vraiment dire la vérité, sans mentir non plus.

En fait, Matt se doute que Near se contrefout un peu de comment se porte Mello, alors il devine là une certaine provoc’. Pourtant, cette entrée en matière l’arrange. Il est ici pour le blondinet, en premier lieu. Et cacher cette information à Near, afin de ne pas révéler sa survie, aurait valu un détour qui aurait eu intérêt d’être au-delà du parfait pour, au moins, espérer que le nabot le gobe un peu. D’entrée de jeu, là, Matt pourra être sincère, direct, et ça lui fait une lourde pression en moins. Le rouquin va donc vers la place où il est invité, mais plutôt que de se mettre face à la tour derrière laquelle serait planqué le blandinet, il décale la chaise pour être en biais par rapport à lui, et s'assoit. Matt n’a pas forcément besoin d’observer ses interlocuteurs quand il leur parle, il arrive même souvent qu’il les ignore du regard, mais pour ce genre d’entretien, il préfère avoir le chef du MI6 dans son champ de vision.

« Merci pour l’info, captain Obvious. J’avais oublié », ironise t-il, son visage amusé baissé vers la petite figurine qui vient de faire un plongeon dans le vide.

Il plisse brièvement les yeux, narquois, puis son demi-sourire s’évanouit tandis que son expression redevient progressivement neutre, et son regard, calculateur, se relève vers le nabot.

« Mais tu te trompes. Ce n’est pas pour ça que j'suis là. »

Certes, c’est pour ça que Near lui a donné ce rendez-vous. Donc, en fait, il n’a pas tout à fait tort. Mais Matt nuance quand même : ce n’est pas pour ça que, lui, a accepté de venir. Mello ne voulait pas d’une alliance avec Near pour choper Kira, et le Cheshire respectait ce choix, alors il n’avait pas fait la route pour le trahir et apporter soutien à son rival. La réalité, c’est qu’un autre enjeu pèse dans l’esprit du rouquin. Il ramène son attention sur la tour. Construction Kapla, la base.

Génie de perspective, géométrie, probabilité, et tout ce qui se rapproche de près ou de loin au maths, le geek est capable de savoir en pourcentage, avec une marge d’erreur de 3%, la probabilité d’échec et d’effondrement de la tour pour chaque brique retirée, en considérant un jeu adroit. Un pourcentage qui varie plus ou moins pour quasiment toutes les pièces quand on en retire une seule. Cette façon que Matt a de percevoir ces chiffres dans les « airs », sans calcul, naturellement, relève presque du syndrome. C’est ce qui a attiré l’attention de la Wammy’s sur lui, autrefois.

Le visage impassible, Matt lève précautionneusement une main repliée vers une des briques de bois, environ au milieu de l’assemblage, sans la toucher.

« Et avant que tu ne t’étendes en élucubrations manipulatrices. J’aimerais savoir quelque chose », dit-il d'une voix trainante.

Deux doigts refilent un coup sec dans la brique convoitée, l’éjectant en un tir précis et parfaitement droit. La tour ne pas bronche d’un millimètre. Aucun mérite. Certes, un à-coup aussi rapide est une prise de risque, mais Matt a sélectionné une pièce facile d’origine. Il baisse alors le regard vers la poche de son blouson et sort ses fameuses lunettes de geek qu’il enfile. Ce n’est pas pour se donner un style, c’est par pur calcul. Outre le fait que les verres sont correcteurs et empêchent la fatigue des yeux à une heure pareille, et avec un éclairage aussi pourri, ceux-ci filtrent également les émotions susceptibles de traverser son regard. Une barrière qu’il aime bien avoir, surtout si c’est pour affronter le blandinet qui se ferait un malin plaisir à réussir à le déstabiliser. Matt a beau avoir un mental en béton, comme tout ce qui existe, il n’est pas invincible. Sans se presser, il retire ensuite le blouson qu’il laisse sur le dossier de la chaise. Le fait de parler pendant qu’il est en action en rajoute à sa désinvolture naturelle :

« Est-ce que les services d'investigation japonais, ou anglais, savent que Mello et toi avez étudié dans le même établissement ? »

Il est en droit de se poser la question pour des raisons fort évidentes.
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Lun 1 Fév - 0:34

L'albinos observe Matt, les yeux cachés derrière ses multiples mèches. Il retient un soupir. Le roux sait pourtant comment il aime présenter ses idées. On commence par expliquer les informations dont on dispose, puis on émet les hypothèses qui nous mène à la conclusion. C'est comme cela qu'il fonctionne. Logiquement.

Il reste muet lorsque Matt entreprend de défaire ce qu'il a construit plus tôt. La brique sort avec une précision dont il ne pensait pas le rouquin capable. Ok, il retiendrait. Near est amusé par ce geste, même si son visage ne le montre aucunement, toujours impassible. Car, grâce à ce mouvement, il voit un jeu plus amusant encore. Un défi. D'accord. Challenge accepted.

Sa main droite se tend, ses doigts se déplient, tandis que son cerveau réfléchit à la meilleure façon de récupérer une des briques sans faire tomber la tour. Finalement, en tordant un peu le poignet, il tire sur celle qui l'intéresse, vers le haut de la construction, millimètre par millimètre, histoire de ne rien faire tomber. Le temps semble figé, la tour n'oscille pas. Brique retirée. Tout va bien.

-Pourquoi cette question ?

Near sait pourquoi. La réponse est claire : Matt veut protéger son "frère" -ou plus si affinités- et cherche à savoir si il est possible de remonter vers lui par le biais du blanc. Mais ce dernier demande quand même, au cas où il se tromperait -chose impossible en soit- mais surtout pour essayer de glaner de plus amples informations qui lui seraient peut-être utiles par la suite.

-Enfin, pour répondre à ta question, oui, les japonais savent. Malheureusement.

En réalité, ce n'est pas quelque chose qui le dérange plus que ça, étant donné que c'était un moyen de faire avancer l'enquête, auparavant. Il avait lui-même cédé des indices au deuxième L pour que celui-ci comprenne. N, Near... N'importe qui aurait pu faire le rapprochement. Du moment que son véritable nom n'était pas connu, cela lui suffisait. Et puis, vu le nombre de pseudonymes que possède le blanc, il serait difficile de remonter jusqu'à lui en ce moment. Faux nom sur faux nom. Il est très prudent.

Il lance un rapide regard à Matt, regard semblant dire "À toi de jouer."

Tour terminé.
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Mer 3 Fév - 0:21
« Pourquoi cette question ? »

Matt ne répond pas et l’observe simplement, l’air d’autant plus indéchiffrable derrière ses lunettes de geek. C’est un silence qui intime au blandinet : « Contente-toi de répondre ». De cette façon, le Cheshire indique subtilement à Near qu’il ne compte pas le laisser mener l’échange. La docilité du Chat a ses limites.

Il hoche la tête à la réponse, en signe de compréhension, puis observe attentivement l’action de son vis-à-vis, qui semble accepter d’entamer une partie contre le rouquin. Si ce dernier n’était pas doué dans ce qu’il entreprend, ça ferait sans doute chier le blandinet de devoir tenir le jeu contre quelqu’un qui n’en a rien à foutre de gagner ou de perdre, quelqu’un comme Matt quoi. D’un côté, on a donc le champion d’habileté, et de l’autre, Near, expert redoutable de tous ces petits jeux de gosses auxquels Matt n’a pas touché depuis… 20 ans ? Il semble donc que c’est le nabot du MI6 qui a l’avantage, mais rien à carrer, évidemment.

Matt avance sa main et parcourt lentement les étages de la tour, faisant mine de réfléchir sur la pièce à prendre.

« Sache que j’avais moi-même trafiqué les preuves, et peaufiné le dossier du décès de Mello. On peut appeler ça du béton armé. Au point que, apparemment, ils n'ont pas eu besoin de faire appel à la seule personne pouvant identifier le cadavre avec certitude… » Ses doigts se figent devant son choix et son regard impassible bifurque vers Near tandis qu’il ajoute : « Toi. »

Voilà pourquoi il avait posé sa question. Pour arriver à cette conclusion. C’est plus une hypothèse qu’une réelle affirmation, ce qu'il avance. Mais une hypothèse assez certaine toutefois.

Matt fait alors le vide dans sa tête et se désintéresse du blandin pour un retrait précis de la pièce qu’il appréhende. Plus question d'y aller comme un bourrin, il l’attrape précautionneusement entre ses doigts pour la faire délicatement glisser hors de la tour, qui ne bouge toujours pas. Succès pour ce coup. Il désigne alors le nabot de la brique de bois, comme l'on pointe le doigt vers quelqu’un.

« Je ne me trompe pas, Near, les enquêteurs t’ont rien demandé ? Tu n't’es pas mouillé... Tu n’as pas eu à mentir ? », insiste t-il, son regard perçant derrière ses lunettes, planté dans celui du blandinet.

Il se tait pour le jauger. Ils savent tous les deux le risque que ça représenterait pour Near, si celui-ci déclarait un faux témoignage, et que cela se découvrait. Quel prix fallait-il mettre pour qu’il le prenne, si cela devenait nécessaire ? Matt était prêt à beaucoup, mais n’était pas sûr que cela suffise. Du moins, l’important pour le rouquin, c'est de trouver un moyen pour que la mort de Mello soit absolument irréfutable pour des énergumènes comme Harlaown. Si ce ne pouvait être la parole de Near, alors ce serait autre chose, avec l'aide de Near.

Le geek ne l’éclaire pas sur le but précis de ses questions, se contentant de laisser la balle dans son camp. Le blanc le comprendrait bien assez vite de toute façon... si ce n'est pas déjà le cas.

« Alors. Qu’attends-tu de moi ? », lâche nonchalamment Matt, attendant des réponses précises avant de dire ce que lui, attendait de lui en retour. Échange de bons procédés.
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Mer 3 Fév - 18:15

Near leva les yeux ; ce «toi» avait sonné comme un tir de canon. Cela avait eu le mérite de relever son attention.

-Non, on ne m'a rien demandé, donc je n'ai rien dit à propos de sa "mort". Surtout qu'ils ne savent pas où est Near. Ils pensent sûrement que Near a abandonné l'affaire Kira. Que j'ai abandonné l'affaire Kira. Ils ne savent que je suis ma fausse identité, c'est-à-dire le chef du MI6, et ne peuvent voir son -enfin mon- visage. Je ne parle qu'à travers des écrans, et je modifie ma voix, en tant que C. Tout le monde pense que c'est un moyen de protection contre des rebelles, face à Kira. Un mince sourire discret se glisse sur ses lèvres. Peut-être n'ont-ils pas tort...

Near fait disparaître ce sourire provocateur et récupère son masque d'impassibilité avant de continuer :

-Si on me croise dans la vie de tout les jours, ce qui est relativement rare, j'en conçois, je ne suis que Andrew McCoy, fonctionnaire, je porte un autre type de vêtements et une perruque. Un peu comme toi, n'est-ce pas, Matthew ?

Il marque un silence, tandis que ses doigts jouent avec la brique qu'il vient tout juste de récupérer.

-Je peux donc t'affirmer avec certitude qu'ils n'ont aucun moyen de remonter jusqu'à moi pour trouver ensuite Mello.

Cette tirade faite, il déposa la pièce de la tour qu'il tripotait le long de la conversation sur l'autre qu'il possédait déjà, avant d'attraper la petite figurine -celle qui avait fait son plongeon- et de l'observer, longuement. Il lui retira ses cheveux plastifiés bruns, pour les remplacer par une coupe aux couleurs rougeâtres. Il déposa ensuite le playmobil devant un mini-ordinateur -objet décoratif de la petite maison de la même marque-, avant de reprendre la conversation.

-Ce que je voudrais que tu fasses... C'est reprendre tes activités de Cheshire. Que tu lances à nouveau des attaques cybernétiques. Que tu prouves à Kira que ses anti sont toujours là, que nous sommes toujours là. Que nous n'avons pas encore perdu la partie, contrairement à ce qu'il pense. Que nous le vaincrons, quoi qu'il advienne.
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Sam 6 Fév - 1:54
Matt l’écoute attentivement. Il ne savait rien de ce que révèle Near, du moins, il pensait qu’il était reconnu que N avait abandonné ses fonctions au sein du SPK pour se ranger du côté de Kira, et reprendre la direction du MI6… Une traitrise en la Wammy’s que Matt a toujours considéré factice. Mais ce n’était pas tout à fait ça. Le geek était mal informé, et pour cause, il a toujours laissé le domaine du blanc –MI6 ou SPK- tranquille, hors de ses hacks, pas forcément par respect mais parce que le nabot peut parfaitement gérer son terrain. Et oui, manifestement, il le gère bien.

On se demande si le blandin ne révèle pas tout ça à Matt parce qu’il lui fait confiance. Il aurait raison en tout cas. La main du rouquin, qui s’est levée pour récupérer une brique, tremble légèrement à la mention de son faux prénom. Putain. Comment peut-il … Du calme. Matthiew MacFarlane a un compte Facebook avec carrément sa photo de profil dessus, pas besoin d’être stalké pour que cette information se trouve aisément pour Near. N’empêche, le blanc-bec a réussi son coup. La tour vacille légèrement tandis que Matt retire la pièce, la mine assombrie.

« Ouais, j'me passe de perruque par contre. »

Il te teste, ce n’est pas un ennemi, raisonne t-il calmement. Il éprouve quand même la forte envie de se griller une clope là, même si Near essaie de le rassurer sur le fait que personne ne pourrait lui extirper des infos sur Mello. L’agacement disparaît bien vite quand le blandin arrive enfin droit au but.

Il dit ces trucs que Matt avait besoin d’entendre, et même s’il aurait préféré que ce soit de la bouche de Mello, ça lui fait du bien. C’est comme un poids qui s’allège au sein de lui. Il tourne la tête vers Near, ses lunettes dissimulant la discrète lueur de reconnaissance s’étant allumée dans son regard. Le blanc vient de dire clairement qu’il soutient ses actions de Cheshire, tout comme Mello l’a fait, et l’approbation de ces deux-là à la fois, ça équivaut à celle du défunt L. Il s’était un peu perdu en chemin, Matt, depuis son meurtre, La baisse d’activité a eu le mérite de passer pour le deuil de Mello, mais il fallait que ça bouge à nouveau, en effet.

Même si le rouquin est intérieurement d’accord, il ne le fait pas savoir tout de suite.

« Ce genre d’encouragement aurait très bien pu figurer dans un message. Or tu m’as fait venir, je suppose donc que tu attends un peu plus que ça, pas vrai ? »

Il marque un temps d’arrêt, son regard jaugeant Near. Putain. Matt est du genre à déchiffrer facilement les gens, mais Near est parfaitement insondable. C’est une de ses plus grandes forces, au blandin. Pour le geek, il y a quelque chose de rassurant dans cette façon calme qu’il a d’énoncer les faits, ce qu’il veut, ses plans. Un calme dont Matt a manqué, avec la nervosité croissante de Mello ces derniers temps. Toutefois, ces deux-là n’étaient pas frères pour rien, ils se complétaient bien. Matt n’était juste plus que l’ombre de lui-même dernièrement, chargé de trop de poids. Il a peur que la force lui manque. C’est pour ça que cette rencontre est pour lui, au final, un soulagement. Il s’en souvient désormais, c’est cette émotion qu’il a éprouvée en lisant le message de Near. Matt devient un peu plus serein, un peu plus comme avant, un peu plus comme Near l’avait connu, à l’époque.

« D’ailleurs, dis-moi, pourquoi j’suis là, Near ? Pourquoi j’n’ai pas ignoré ta requête ? »

Matt aurait très bien pu ne pas venir, mais il est là. Parce que tu as besoin de moi, ça, c’est une réponse trop évidente, et donc un peu indigne de celui qui prétend à la place de L.  Le rouquin est curieux de savoir… jusqu’où s’étend la clairvoyance du nabot.
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Lun 8 Fév - 20:23

Touché. Near observe avec plaisir la tour vibrer sans le maintien d’une de ses briques. Alors comme cela Matt est surpris ? Il ne devrait pas, le petit génie se doit d’observer ses petits pions. Connaître leur vie sur le bout des doigts. Les comprendre, assimiler leur mentalité, se mettre à leur place, dans le seul but de leur faire faire un mauvais pas. Chose qui fonctionne bien. S’il est si agaçant en négociations, c’est pour vaincre.Et cette erreur, il l’attend. Mais le rouquin n’a pas l’air de vouloir se laisser faire. Matt n’est pas idiot. Et difficile à dire si c’est une bonne chose pour le blanc. Cela comporte à la fois des avantages et des inconvénients. Si le rouquin avait été imbécile, ils ne seraient pas tous les eux à parlementer ainsi. Et Near ne pourrait l’utiliser pour servir ses intérêts. Au contraire, le geek est perspicace. Un peu trop d’ailleurs. Bien. L’affaire se corse. Ce jeu devient de plus en plus divertissant. Cela lui plaît. Il va devoir faire désormais attention à ce qu’il fait et dit. Il ne doit en aucun cas perdre. Il triomphera.

Quand Matt s’oriente vers Near, ce dernier sait qu’il a réussi à capter son attention. Et bien plus que cela. Ce simple mouvement équivoque à lui seul l’approbation du roux. Eh oui. Near connait bien le langage gestuel. Il s’en cache des talents dans ce petit corps maigrichon. Pourtant, la partie n’est pas terminée. Le deuxième round vient à peine d'être entamé.

« Ce genre d’encouragement aurait très bien pu figurer dans un message. Or tu m’as fait venir, je suppose donc que tu attends un peu plus que ça, pas vrai ? »

Hm. Bonne question. Oui, il n’y a pas que ça qui l’intéresse. Il avait besoin de s’entretenir réellement avec Matt pour une raison bien précise. Juger ses réactions à la question prononcée.

-En ce moment, je m’intéresse à une affaire assez curieuse. La mort d’un chef rebelle. Hadès. Tu connais ?

Une petite pique pour le plaisir. Sans doute que Matt connaissait, Hadès était quand même une des personnes les plus influentes de la rébellion. Mais le blanc était surtout intéressé par autre chose.

-J’ai pu mettre la main sur l’enregistrement de sa mort, grâce à mes nombreux contacts. Tout semble concorder pour que cela soit un suicide. Le revolver dans la main, la balle logée dans le crâne… Pourtant, on ne voit pas le moment du tir sur la vidéo. Etrange, non ?

Near attrape une télécommande, après l’avoir débarrassé des legos qui la recouvraient en partie et allume une télévision posée à la droite de Matt. L’image est de très mauvaise qualité, mais on peut constater un corps au centre de la scène. Et pas n’importe quel corps. L’albinos appuie sur un bouton. La vidéo se lance. Hadès est seul au milieu de la ruelle. Impact. Le sang gicle sur le sol. Near rembobine. Mort. Encore une fois. Mort. En boucle.

-Alors ? Quel est ton avis ?

Cette technique d’approche est une des celles qui le fait tant ressembler à L. De cette manière, il pourra tester son adversaire d’un soir, et comprendre bien des choses. Il se doute déjà de la conclusion. Mais le comportement du rouquin sera meilleure confirmation qu’une réponse de vive voix.

-Je suis censé savoir ? daigne-t-il enfin réagir à la dernière interrogation de Matt, un vague sourire aux lèvres.

Oh que oui, il se devait de savoir. Une devinette, voilà ce que c’était. Et Near aime les devinettes. Surtout quand celles-ci étaient compliquées.

-Je suppose que tu es là car tu as aussi quelque chose à y gagner. Je me trompe ? se fige-t-il, deux doigts posés sur une des briques de la tour, prêts à tirer.
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Mar 9 Fév - 15:06
Matt met un point d’honneur à ne plus récupérer une pièce quand le blandinet ouvre la bouche, par mesure de sécurité. Tant mieux d’ailleurs, parce que le sujet suivant n’est pas des moindres, bien que Matt y était parfaitement préparé en venant. Aucune réaction de sa part quand il entend le nom de Hadès, malgré les nuits d’insomnie, si ce n’est un hochement de tête accompagné d’une simple affirmation :

« Je le connais, oui. »

Et Near enfonce le clou en s’emparant d’une télécommande. Matt garde les yeux rivés vers lui, blasé, alors que le nabot met la télé en marche, sur le côté. Puis, trois bonnes secondes après, il daigne enfin tourner la tête vers une vidéo vue et revue une bonne centaine de fois. Comme si ça ne suffisait pas, elle tourne en boucle, et le rouquin s’épargne un re-visionnage en ramenant un regard ennuyé vers Near.

« Ma mémoire visuelle est encore intacte, une fois me suffit. D’autant … que je connais déjà cette vidéo. J’l’ai trafiqué moi-même », rétorque t-il d’un ton trainant, désinvolte.

Oh mais Near s’en doutait parfaitement, de cela. En fait, il devait même en être persuadé. Pourquoi insister pour avoir l’avis de Matt alors qu’il sait pertinemment que le geek ne devrait en avoir rien à carrer de la mort d’un traitre ? Le rouquin ignore l’étendu du savoir de Near sur cette affaire. Il se sait suspect, mais ne lui fera pas le plaisir d’avouer sa culpabilité. Pas tout de suite, du moins. Du coup, il ne dit pas l’entière vérité. Et il profite du silence pour retirer habilement une pièce de la tour.

« J't’épargne mon interprétation, et j’te donne directement les faits. C’est une personne de la Résistance qui a écourté la vie de ce traitre, avant qu’il ne balance tout ce qu’il avait dans son sac à nos ennemis. Il m’a fallu dissimuler le visage du meurtrier sous vidéosurveillance pour ne pas le leur exposer. »

La vérité, encore est toujours. Il la dit parce qu'il sait combien l'honnêteté se ressent, tandis qu'aucun baratin ne saurait convaincre parfaitement des observateurs comme Matt, ou Near. Le rouquin omet juste de dire l’intégralité de cette vérité. De dire qui, de la Résistance, il a gardé l’identité : lui-même. N’empêche que c’est déjà pas mal d’informations qu’il donne. Que Near les sache déjà ou non, peu importe. Ils sont dans le même camp de toute façon, Matt ne ressent aucune crainte, aucune intimidation face à cet ancien de la Wammy’s. Ils n’ont pas les mêmes méthodes, mais ils veulent la même chose. Que ferait Near de son savoir sur la Résistance ? Rien. Il ne l'utiliserait pas contre eux, du moins, parce qu’il les soutient, preuve étant qu’il a réclamé au Cheshire de reprendre ses activités. Ça veut tout dire.

« Et est-ce que tu sais pourquoi tout le monde, ou presque, a accepté de croire au suicide malgré ce montage pas très convaincant ? »

Matt est évidemment un peu dur avec son propre travail plutôt bien réalisé, d’autant que les bugs de caméras sont très courants : c’est ce qui rend la vidéo crédible malgré tout. Peu importe.

« Parce que Kira et ses pions n’en ont rien à foutre de la mort d'un chef rebelle, balance ou pas. Ça les arrange, même. »

Cette explication évidente est le début d'une autre, qui l'est beaucoup moins.

L’air de rien, Matt sort un bonbon de menthe de sa poche, défait le papier, puis se le cale dans un coin de sa bouche : c’est l’annonce qu’il va bientôt fumer. Il sort d’ailleurs son paquet. Nonchalant, il tire une cigarette de deux doigts et la présente verticalement à Near non pas en question silencieuse, mais en affirmation silencieuse de « Je vais fumer ça quoi que t’en dises ». Tandis que ses gestes parlent d’un truc à part, sa bouche continue la conversation :

« Mais parmi cette bande de fanatiques, Fate Harlaown s’est éprise de cet idiot et tient à retrouver le coupable. »

Il laisse le jeu en pause, se lève en mettant la clope entre ses dents, et poursuit tout en se dirigeant vers la fenêtre, qu’il ouvre :

« Niveau crédibilité, elle est au plus bas. Et comment la catin d’Hadès peut redorer son blason devant son clan ? » Il allume la clope de son briquet en prenant une grande inspiration, puis répond lui-même d’une voix un peu gutturale : « … Il faut que le coupable en vaille le coup. »

Il exhale le reste de fumée mentholée en direction de l’extérieur, range son briquet, et garde la main dans sa poche, la mine sombre. Matt tourne ensuite la tête vers le chef du MI6, clope au bec.

« Harlaown est après Mello. Elle est persuadée qu’il est en vie. »

Voilà, la réponse à la question que Matt avait posée à Near. La raison de sa présence ici. Trouver un moyen de protéger Mello, évidemment. La même raison qui l’avait poussé au meurtre.

« Autant te le dire tout de suite, il est innocent pour ce coup. Mais éclaire-moi un peu, Near. Toi qui mets le nez dans nos petites affaires sans jamais intervenir… pourquoi t’intéresses-tu à la mort d’Hadès ? Qu’est-ce que ça va t’apporter ? »
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Jeu 11 Fév - 1:43

Doucement, ses doigts font tourner la brique tout juste prise de la tour dont la complexité augmente, comme l'on ferait tourner un stylo dans un moment d'ennui. Il la délaisse ensuite pour se concentrer sur un petit robot aux couleurs bleu chatoyant entremêlé au vert forêt, se retournant pour l'attraper, dos au rouquin parti fumer à la fenêtre -initiative qu'il saluait d'ailleurs-, trahissant une certaine nervosité chez son interlocuteur. Il juge ses paroles, silencieux, essayant de détecter un quelconque mensonge. Rien. Néanmoins, le fait de n'y avoir quedal trouvé n'était pas une raison pour faire descendre sa suspicion. Certe, le pourcentage émanant autour de la culpabilité du roux était aux alentours d'un malheureux  dix-sept pourcents, mais tant que cela ne serait pas un grand zéro, Near concentrera ses doutes sur la seule piste qu'il ait, trop puéril et fier pour avouer s'être trompé. Mais, étrangement, c'était cela qui faisait sa force, et on ne change pas une équipe qui gagne, pas vrai ? Il en va naturellement de même avec les méthodes.

Fort dérangé par le bruit émanant de l'écran, il l'éteint d'un mouvement souple, le regard toujours fixé dans l'unique œil jaune du cyborg, regardant son reflet dans le plastique luisant, détaillant ses yeux au noir si profond, si insondables et impassibles. Une des choses -si ce n'était la première- qui lui permettait habituellement de mener les négociations là où il le voulait.

-Je vois, dit-il simplement en réponse au monologue du geek, tournant par la même occasion une clé vissée dans le dos de la boîte de conserve miniature. Une petite musique de fête foraine se lance, tandis qu'il relâche la pression et dépose le jouet sur le parquet, jouet qui s'avance maintenant de sa démarche raide vers l'angle choisi par l'albinos, qu'il daigne enfin regarder : Matt. Et je connaissais déjà tout ceci, rajouta-t-il avec un signe de la main pour désigner le "tout ceci". L'amourette d'Harlaown, par exemple. Sa recherche pour coincer le balafré, pour un autre.

« Autant te le dire tout de suite, il est innocent pour ce coup. Mais éclaire-moi un peu, Near. Toi qui mets le nez dans nos petites affaires sans jamais intervenir… pourquoi t’intéresses-tu à la mort d’Hadès ? Qu’est-ce que ça va t’apporter ? »

Et merde. La question qu'il redoutait. Il fixe d'un air sombre la tour bringue-balante, morose de s'être fait surprendre. C'est qu'il est vexé comme un poux, le blanc. Égalité. Je n'ai perdu qu'une bataille, relativisa-t-il. Voyons voir si...

-Ce que cela va m'apporter ? répète Near en fixant le jouet qui venait de buter contres les bottines du roux. Peut-être une manière de mieux comprendre votre fonctionnement, à vous autres rebelles. Tu sais bien que mon "parti", comme vous vous plaisez à appeler chaque.. faction de la rébellion, mène une guerre invisible, à l'écart de vous. Cependant, j'ai naturellement le droit de m'informer sur ce qui se passe au sein de notre camp. Et ce n'est pas toi qui va m'en empêcher, n'est-ce pas ?

C'est une réponse pour le moins vague. Mais justement, elle répondait, et c'est tout ce qui compte. Autant garder une part de mystère pour soi. Et puis, c'était un juste retour des choses ; chacun omettait les quelques renseignements qu'il voulait garder secret. Peut-être sous le même objectif, mais pas tout à fait alliés.

L'albinos penche un peu la tête sur le côté, dévisageant son aîné sans aucune gêne. Il est à présent temps de parler des objectifs de ce dernier. Car, et ce n'était à point à en douter, il y avait une contre-partie à sa requête énoncée plus haut.

-Mais laisse moi te retourner la question posée plus tôt : qu'attends-tu de moi ?


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Ven 12 Fév - 14:59
Après l’explication de Near, un silence plane et le geek ne fait aucun acquiescement pour manifester son entente, sa compréhension. Il se contente de le jauger du regard derrière ses lunettes, l’air indéchiffrable, impassible, sa clope se consumant toute seule alors qu’il respire par le nez. En fait, Matt est très sceptique sur cette explication effectivement bien vaseuse. Lui-même, en omettant de donner une vérité cruciale, avait été plus précis… ! C’est vrai que Near aime bien savoir tout sur tout. Mais pourquoi perdre son temps avec les gué-guerres de la Résistance auxquelles il ne participait même pas. Aussi, depuis la mort de Hadès, que Mello haïssait ouvertement, la Résistance se portait mieux… en entente, tout du moins. On n’en était plus à sortir le flingue pour se tirer dessus les uns et les autres, n’est-ce pas Matt ?

« Je ne t’en empêcherai pas », approuve finalement le rouquin, avant de prendre une grande inspiration de nicotine.

À la question du blanc, plutôt essentielle, Matt ne songe même pas à finir sa cigarette et la balance par la fenêtre d’une pichenette de l’index. Il enjambe le robot qui lui jouait dans les pattes et revient ensuite vers le nabot, expirant une fumée de tabac mentholé à l’intérieur de la pièce sans l’avoir voulu, ou prémédité. Tant pis, il a laissé la fenêtre entrouverte de toute façon. Matt se rassoit à sa place, tournant un peu son siège pour faire face à Near plutôt qu’à cette fichue tour qui n’avait pas l’air de vouloir dégringoler pour le moment.

« Savais-tu aussi… que Harlaown a engagé Clarke pour enquêter sur le meurtrier et l’éventuel survie de Mello ? » Ouais, le destin est une grosse blague parfois. « Son dossier de décès a beau contenir toutes les preuves les plus irréfutables, elle n’en a rien à foutre… »

Matt se penche un peu, appuyant les coudes sur ses cuisses. La faible lueur de la pièce laisse entrapercevoir l’œil droit, derrière le verre de lunette geek. Image d’un regard clair, calculateur, et calme, surtout, aussi calme que sa voix.

« Impossible de la suivre à la trace si elle s’adresse à des particuliers. Je veux savoir qui d’autre est sur cette affaire, et que le discours soit le même pour tout le monde. Je suis là, parce que ça me dépasse… »

Son regard se détourne un instant, songeur, incertain, puis revient sur le chef du MI6. Peu importait que la Résistance soit incriminée dans le meurtre d'Hadès, que Matt, soit incriminé. Car cette mort ne dérange que Harlaown. Le seul soucis, c'est que Mello doit rester mort, qu'il soit mis hors de cause.

« Mais toi, Near, je sais que tu trouverais une solution. C’est ton terrain. Si tu étouffes tous les soupçons, je peux t’offrir un chat pour animal de compagnie. »

Il dit cette dernière phrase avec un léger sourire en coin amusé. Certains croiraient vexer Matt en le rabaissant au rang d’animal, notamment en chien de Mello, et pourtant le rouquin n’en a strictement rien à foutre. Pas plus qu’il n’en aurait quelque chose à foutre que Near croit avoir un chat dans son jardin, mais bien sûr, le blandinet est un peu trop malin pour considérer que ce soit vraiment le cas.

S’il y a bien un point où Near semble vraiment se tromper, toutefois, c’est de croire que cet échange de bons procédés n’est qu’un jeu de manipulation où l’un des deux doit ressortir vainqueur. Non, même s’il en a l’air avec sa façon de donner le change, Matt n’est absolument pas dans ce délire là. Ils sont dans le même camp, et ça fait des années que Kira règne en maître, alors toutes ces conneries lui semblent un peu dérisoires. De l’entraide pure et simple, c’est plutôt l’optique du geek. Ça l’a même un peu toujours été. La vérité étant que si Near lui avait demandé un service, sans rien à proposer en retour, le rouquin l’aurait quand même aidé. Dans une certaine mesure. S’il force un échange de bons procédés, c’est parce qu’il est persuadé que le blanc, de son côté, n’aurait pas de tel élan de générosité. Il se trompe peut-être, d’ailleurs. Les deux ont beau avoir étudié ensemble, dans le fond, ils ne se connaissent pas vraiment.

Matt tourne la tête et, lentement, retire deux pièces de la tour d’un même coup, concentré. Il développe alors ce qu’il entend :

« Je ne me contenterai pas seulement de reprendre mes activités. Tu veux que des rats cessent de te courir dans les pattes, je les écraserai. Tu veux des informations sur tel gouvernement, tel service d’enquête, je te les apporterai. Plus rapidement et efficacement que tes larbins. Aucune personne de ta connaissance n’arrive à la cheville du Cheshire pour cela, tu le sais. »
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Mar 16 Fév - 18:56

L'odeur de la cigarette remontant jusqu'à lui, le blanc plisse le nez, sourcils froncés, incommodé. Il vante l'air de la main, tentant de la faire s'en aller ailleurs, vers la fenêtre de préférence. Merci bien, mais respirer une senteur provenant d'un truc qui vous défonce les poumons, très peu pour lui. Il ancre de nouveau son regard sur le robot qui continue de tenter de traverser le mur sans succès, tout en jouant avec quelques mèches de sa chevelure bien désordonnée.

-Vous devez bien être embêtés, observe-t-il tranquillement. L'espoir fait vivre certains.

Il voyait déjà où voulait en venir le rouquin. Alors, on avait besoin de ses services ? Bien entendu, il n'allait pas refuser, cela n'était aucunement dans son intention, et cela ne lui serait pas profitable. La suite confirme ses soupçons, et il détache enfin ses yeux de l'appareil qui s'était arrêté de se mouvoir, faute d'énergie, pour les diriger vers ses homologues humains. Pour le juger. Le rouquin avait l'air sûr de lui. Eh bien, il n'allait pas le détromper.

-Bien joué, lâche-t-il en voyant les pièces retirées, avant de retourner au fin fond de ses pensées.

Il avait tout à y gagner, d'après les dires du roux. Chercher un peu, farfouiller ici et là et donner ses informations, oui, c'était bien dans ses cordes. Mais pourtant, il n'était pas tout à fait satisfait pas le pacte proposé. Une alliance. Ah, cela n'allait pas plaire à Mello si il le découvrait. Ses lèvres s'étirèrent doucement en un sourire à cette pensée. Et juste pour cela, il était forcé d'accepter. Ce bon gros chieur. Sauf qu'il avait envie de jouer un peu avec le matou en question, le tester, voir ses limites.

-Certes. Mais j'ai d'abord quelques questions à te poser, avant de me décider, dit-il d'un ton qui ne permet à aucune réplique négative. Littéralement "Tu m'écoutes et me réponds, ou tu vas gentiment te faire foutre".

Il réfléchit quelques instants, les yeux vagues, immobile, le doigt toujours enroulée dans une mèche, tel une statue.

-Ta proposition est très tentante, je l'avoue. Mais..

Il se tait soudainement, et jette un regard en coin au roux pour évaluer sa réaction.

-Mais, même si je sais que tu es un des, si ce n'est le meilleur de ta catégorie, explique-moi pourquoi toi et pas un autre ? J'ai des contacts qui relèvent d'un haut niveau, suffisant pour ce que je voudrais. Et qui me donnerais les informations demandées sans contrepartie. Alors, je me répète, qu'as-tu de plus ?


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Mar 16 Fév - 20:33
« Certes. Mais j'ai d'abord quelques questions à te poser, avant de me décider. »

« Ok », répond Matt, pas contrariant.

Il a un fin sourire en coin ironique à la question de Near, dont ce dernier connaît d'ailleurs parfaitement la réponse, parce qu’il n'aurait probablement pas donné rendez-vous à Matt s'il ne lui trouvait rien de plus que les autres. En fait, ce serait même au rouquin de lui poser cette question. En soi, il y a tellement d'arguments simples à donner, au point que Matt sait aisément que l’autre essaie juste de le démonter. Bah putain, on lui souhaite du courage. Matt accepte de jouer à ce jeu stupide et mesquin que vient de démarrer le blandinet. Et il ne va pas être déçu.

« Ça fait bientôt 20 ans qu'on a quitté la Wammy's, t'as vu comme les choses ont changé ? Mello et moi sommes des fugitifs, et nous avons mené de front un long combat dont tu connais très bien les résultats », commence t-il, désinvolte.

Les résultats, c’est qu’en évinçant les plus grands soutiens de Kira, que ce soit des ministres ou des entreprises, ils ont limité l'influence de sa doctrine. Ils ont rassemblé des confrères dans leur camp, ils ont été les symboles de liberté et le sont encore, malgré les pertes. Inutile d'énumérer ce que leur côté de la Résistance a apporté, en bienfaits ou en méfaits.

Matt retire une autre pièce de la tour sans même regarder ses gestes. Il n'est pas moins précautionneux certes, mais son regard manipulateur jauge froidement le blanc.

« Et observons ton tableau Near… » il pose la brique devant le blandinet. « Sans doute sais-tu beaucoup de choses, depuis toujours, mais concrètement, qu'est-ce que t’as accompli en vingt putains d'années ? Envers qui t'es-tu rendu vraiment utile ? »

Rien. Ni personne.

« Tu me demandes ce que j'ai de plus que les autres ? J'te donne mieux... Ce que j'ai de plus que toi. J’crains, l'ami, que depuis un bout de temps, tu ne sois passé numéro 3. »

Il ne s'agit pas d'une insulte. Matt n'en a jamais rien eu à foutre de cette compétitivité, il aurait pu avoir été dixième que ça lui aurait fait ni chaud ni froid. Il dit simplement le fond de sa pensée... En sachant que cela pourrait atteindre l'ego du blanc. Pas uniquement en raison de la portée de ce genre de paroles, mais également parce que ce n'est pas un abruti qui les énonce. C’est Matt. Et ce ne sont pas des hypothèses, avec des probabilités, et toutes ces conneries. Ce sont des faits. Des faits accablant pour le chef du MI6. Et tant mieux d’ailleurs, car si le rouquin avait accepté de laisser entendre que Near serait le plus utile à l’autre des deux, ça aurait mis Matt en position de faiblesse. Et le blandin l’attendait justement, ce signe de faiblesse, comme un putain de vautour. Matt est sympa, certes, mais pas au point de lui laisser ce plaisir.  

« Tes bonnes vieilles méthodes t'ont rien apporté. Au contraire. T'es un plus gros paria qu’avant, alors que t’as rien branlé. T'as besoin de moi parce qu'il faut que ça bouge. »

Il se tait et adresse alors un autre léger sourire narquois au nabot du MI6. Tu veux que j'continue ou t'en as assez entendu ? semble t-il dire.
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Mer 17 Fév - 16:15

Son demi-sourire s’efface, remplacé par une moue boudeuse et dédaigneuse, tandis que les paroles du rouquin frappent, cassent, détruisent son ego en mille morceaux. Sa fierté en a pris un lourd coup. Alors, il n’est pas étonnant de le voir lever la main gauche… et d’arroser abondement Matt, avant de souffler sur l’embout de l’objet de la farce, tel un cow-boy. Un ovale orange, coupé par un ruban bleu, accroché à la plus grande partie de l’appareil, un long morceau de plastique vert : un pistolet à eau. Un peu enfantin d’ailleurs, au vu des petits canards dessinés ici et là.

Il bouge et se traîne derrière la tour lui servant de rempart de protection en cet instant. Doucement, il tente sa chance en retirant une brique à la hauteur de ses yeux, puis, voyant qu’il n’y avait dégâts, retire celle à son côté. Il fixe les cheveux dégoulinants du rouquin à travers la sorte de meurtrière ainsi créée, un rictus goguenard possédant ses lèvres. Sourire que ne peut voir le roux.

Sa voix s’élève alors du dessus du pilier :

-Connais-tu le dicton de l’arroseur arrosé ? On pourrait l’appliquer littéralement en cette situation.

Oui, son geste était vil et mesquin, il n’y avait aucun doute à cela. Et puéril aussi, mais qui a dit que Near était mature ? Personne.  Et puis, qu’on n’aille pas me dire qu’un génie se doit d’être de bonne tenue. Je vous sortirai l’exemple de leur mentor, L.

-Je ne te donne pas la permission de dire de telles choses. Ni de dire que tu n’as pas besoin de ma permission.

Il ne contredit pas, ne nie pas. Cela pourrait presque passer pour un aveu. Sauf qu’il n’accepte pas non plus. Même si il n’en a pas l’air, le blanc a ses limites.

-Saches que, si je voulais, je pourrais démontrer qui est Kira en quelques instants.

Ses yeux se ferment, et sa voix reprend :

-Et pourquoi penses-tu que je ne le fais pas ? Il répond lui-même à sa question ; la réponse est de toute manière trop évidente. Parce que cela impliquerait de tuer Kira. Certes, cela serait un bien poids en moins sur cette terre… Mais ce n’est pas ainsi que je veux le coincer.

Il ne le dit pas, mais ses paroles laissent sous-entendre qu’il veut lui infliger une défaite en bonne et due forme. Prouver que Kira n’est qu’un être infâme. Que sa justice n’en ait pas une, justement.

Ses paupières se détachent à nouveau, et ses pupilles n’en paraissent que plus flamboyantes, mues par une vivacité nouvelle.

-Mais soit. J’accepte ce marché.


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Sam 27 Fév - 0:51
Pshit. Matt se prend un jet d’eau dans la gueule qu’il n’a certainement pas vu venir. Il a le reflexe de fermer les yeux, même si ses lunettes le protègent. Puis, le geek en essuie les verres d’un nonchalant revers de manche. Il n’est pas vexé, et encore moins irrité. Après s’être fait tartiné la gueule avec des peintures de guerre, un peu d’eau, qu’est-ce que ça peut lui faire ? Que dalle, Matt s’en fout. Et ça se voit. Un léger sourire en coin flotte sur ses lèvres tandis que l’autre, inconsciemment, vient de lui donner raison. L’arroseur arrosé ? Comique, va. L’arroseur d’origine, c’était plutôt Near, qui lui avait cherché la petite bête. Matt n’avait fait que répondre dignement à la provocation. Son fin sourire narquois se renforce quand le blandin parle de « permission » à Matt. Ce dernier accepte de ne pas enfoncer le clou, sympa et sage comme il est. De toute façon, au jeu de la joute verbale, il a tellement écrasé Near que celui-ci a préféré se défendre par le geste plutôt que par la parole. Arroser quelqu’un est plutôt bon enfant et gentil de sa part. Mello, lui, quand il est à court de mot…

« Saches que, si je voulais, je pourrais démontrer qui est Kira en quelques instants. »


Matt a un léger haussement de sourcils sceptique. Il a beau garder encore le silence, son air excessivement blasé, un peu moqueur, vaut bien plus qu’un discours. Mais tu ne le fais pas. Ça, Near, ce ne sont que des paroles. Des paroles et encore des paroles. Si le chef du MI6 tient à faire tomber Kira de façon magistrale, va falloir se lever tôt le matin…

« Mais soit. J’accepte ce marché. »

Une lueur de reconnaissance traverse le regard de Matt. Il s’y est un peu attendu, mais ça lui fait plaisir d’avoir raison, d’avoir le soutien non négligeable de ce type calme et réfléchi. Des fois, Matt se dit que Near est un peu plus qu’un blanc-bec dénué de cœur. Il se dit que, peut-être, ce marché n’est qu’une façade, que Near veut juste faire croire qu’il ne porte aucun attachement à ses origines de Wammy’s boy. Quand bien même Matt se plante, qu'importe ? Il ne perd rien de le croire.

Depuis le début, le blanc se comporte comme si le rouquin est là pour un bras de fer d’intérêts, et même si Matt n’a pas cherché à démentir, ce dernier n’est pas du tout dans le même état d’esprit.

« Tu fais le bon choix… enfin, ça, tu le sais déjà aussi, je suppose. »

Matt affiche un petit sourire, très léger, très vague, certes, mais aussi très sincère, à l’intention du blanc. Il se lève, remet sa veste, puis, il donne un coup à la tour d’un revers de la main. Effondrement total, tout se casse la gueule. Petit vacarme. Sitôt que la toute dernière pièce de ce fiasco s’est immobilisée, Matt annonce avec un air goguenard :

« J’ai perdu. »

À sa tronche, on dirait presque qu’il vient de dire, en fait: j’ai gagné. L’intention, c’est de faire intégrer à Near que, depuis le début, il se méprenait, que Matt ne jouait pas à ce petit jeu de briques contre lui, mais plutôt avec lui. Le geste peut également avoir une autre interprétation : c’est moi qui décide quand ça s’arrête. Enfin, ça, c’est une interprétation digne de Near, mais Matt ne le pense pas du tout. Dans ce grand jeu d’échec qu’est la vie, dans les faits, ils jouent dans le même camp. Eux, la résistance, sont les pions blancs. Near, la tour. Mello, le fou. Matt, le cavalier. La reine, la justice. Le roi ? … Sera sacré celui qui fait tomber Kira. Le cavalier mise sur le fou.

« Content de faire affaire avec toi, Near. »

Matt lui tend la main.
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Sam 27 Fév - 19:19

« J’ai perdu. »

Il écoute avec indifférence, les yeux rivés sur les briques éparpillées sur le sol, après avoir chutées de la tour. Lentement, il les rassemble en un gros tas et entreprend de reformer une construction. Tac, une brique par-ci, tac, une brique par là. Ce n’est plus une immense tour qui se dresse devant ses yeux experts, mais un majestueux château typé moyenâgeux, au donjon semblent vouloir toucher le ciel –ou le plafond, cela revint du pareil au même.

-Mentir ne sert à rien, dit-il pour seules paroles.

Non, petit chat, tu as gagné, tu m’as battu. Tu as su briser mes défenses. Bravo.

-Bravo. Et c’est ainsi qu’il résume sa pensée, son remue-ménage intérieur. Near sait reconnaître une défaite quand il en voit une, que cela soit celles des autres… ou bien les siennes. Bien qu’il soit assez difficile d’admettre ce fait.

Tac, tac, tac. Le palais miniature est terminé, rapidement faut-il dire. On pourrait penser que cette vitesse et les brusques mouvements qu’il fait pour poser ses pièces trahiraient une certaine nervosité, mais rien n’est plus faux que cela. Il est posé, tranquille. Et c’est même avec désinvolture qu’il serre la main de l’autre, en deux coups secs. Simplement. Et silencieux.

Le blanc observe son œuvre achevée quelques instants, avant de jauger le rouquin de ses prunelles insondables. Doucement, il se lève, défroisse un peu ses vêtements, puis se dirige d’un pas molasse et disparaît dans une salle attenante.

Il réapparaît plusieurs minutes après, une serviette à la main, qu’il fourre dans les mains de Matt, avec pour seule explication un « Il ne faudrait pas que tu attrapes un rhume par ce temps » morne. Malgré son air distant et réservé, il est gentil, le Nearou. Et ne veut pas que son cher allié attrape la crève.

-Ah, et…

Il se tait brutalement, et se précipite avec un entrain plus vif que tout à l’heure dans la même salle, pour revenir, cette fois, quelques secondes plus tard, une tablette de chocolat de marque à la main. Tablette qu’il lance nonchalamment aux pattes du roux.

-Pour Mello.

Il a un petit sourire imperceptible. Que penserait le blond en sachant que Matt est allé voir Near ? Il n’apprécierait pas, c’est certain. Mais il faudrait déjà qu’il sache ce que foutait Matt. C’est pourquoi l’albinos donne cette tablette au frère de ce dernier. Juste pour faire chier.

-Je te contacterai quand j’aurais tes informations.

C’était une promesse.


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Dim 28 Fév - 23:18
« Bravo. »

Matt  affiche un air vaguement indulgent devant ce qui semble être une reconnaissance de défaite de la part de Near. Dur de la feuille, le nabot. Ils gagnent tous les deux à se soutenir mutuellement et si Near ne voit pas encore les choses sous cet angle, c’est que les paroles de Matt ont fait mouche bien plus qu’il ne l’avait cru. Pour un peu, il s’en voudrait d’être allé aussi fort. Le but avait été de lui clouer le bec, pas de le blesser. Near lui serre mollement la main en le regardant à peine, puis s’en va tout aussi sec dans une autre pièce. La chambre ? Matt est sur le départ, pourquoi il se barre comme ça ? Il y a un dernier point à aborder ? Putain il aurait pu dire un truc quand même, le rouquin est comme un con maintenant ! Il s’avance vers la pièce mais Near revient avec une serviette.

Matt ne percute pas tout de suite pourquoi il la lui tend, mais il se rappelle que ses tifs sont encore gouttant à cause de l’eau dont il a été aspergé. Il s’en saisit donc.

« Il ne faudrait pas que tu attrapes un rhume par ce temps. »

« Prends garde, Near, ça ressemble à de l’attention, ça… », le taquine Matt, le sourire légèrement moqueur mais le regard brillant de reconnaissance.

« Ah, et… »

Matt s’essuie un peu les cheveux tandis que le blanc se retire pour aller chercher autre chose. Il laisse la serviette autour du cou en attendant son retour, curieux. Quand son camarade revient, il lui lance une tablette de chocolat. Le blandin n’a pas lancé assez loin, c’est ce que Matt se dit plutôt que de penser qu’il a juste voulu se montrer méprisant comme on envoie un os à un chien. En tout cas, le geek aux réflexes aiguisés avance le pied pour shooter avec légèreté l’objet avant qu'il ne touche le sol, et le rattrape au vol de sa main gantée. S’ils étaient un groupe de mecs normaux, y aurait des sifflements et des « beau goooosse » pour acclamer bêtement cette jolie démonstration d’adresse. Sauf que c’est Near, et qu’il s’en bat complètement les couilles.

« Pour Mello. »

Matt ricane. Il a parfaitement compris le message et la provocation légère, mais le prend bien au point de plaisanter en retour, complètement ironique :

« Je lui passerai le bonjour de ta part aussi. »

Et là, Near doit comprendre le message en retour, qui est que Matt ne fera certainement pas une telle chose, et que cet échange doit rester entre eux. Le geek ne sait pas pourquoi, mais il est persuadé que Near sera effectivement discret là-dessus. Cela leur serait favorable à tous les deux.  

« Je te contacterai quand j’aurais tes informations. »

La tablette dans une main, l’autre fait le salut militaire à l’intention de p'tit gars. Reçu cinq sur cinq.

« À plus tard. »

Matt laisse la serviette sur la chaise, la tête bien sèche, et s'en va, le coeur allégé d'un poids.
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