Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Mello
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Lun 18 Jan - 14:53
Mello se tournait et se retournait dans son lit, la fièvre semblant le clouer au matelas. Dans ses rêves – devait-on appeler ça des rêves – revenaient toujours le visage de Light Yagami auquel il était confronté défiguré, hurlant de rire, criant au monde qu'il l'avait trouvé. Kira apparaissait, un long silence se faisait pendant lequel Kira le braquait avec son propre revolver et lorsqu'enfin, dans ce moment qui lui paraissait éternité, l'enfoiré allait tirer, tout pétait. Cette longue et soudaine explosion retentissait et Mello comprenait qu'il allait devoir revivre ce qu'il avait vécu depuis des années. Il comprenait qu'il était dans un rêve, il comprenait qu'il devait tout faire pour s'en tirer, mais c'était plus fort que lui : il ne pouvait pas.

Les flammèches lui dévoraient alors le visage, le cuir du masque à gaz lui rentrait dans la peau et il ne pouvait rien faire d'autre que se tortiller en hurlant silencieusement. Lorsque l'oxygène ne lui parvenait plus aux poumons, Mihael Keehl se réveillait, en sueur, les cheveux en bordel et physiquement en très mauvais état. Jusqu'à présent, il avait tenté de cacher ses rêves à Matt : les premières nuits, lorsqu'il s'en était aperçu, il avait même dormi à l'agence, avant d'apercevoir que cela n'arrangeait pas les choses. Si Matt s'était rendu compte de quelque chose – Mello n'avait pas l'impression d'être spécialement bruyant, il pensait même ne pas faire vraiment de bruit car en rêve, il n'arrivait pas à émettre des sons – il était particulièrement discret et ne voulait pas le faire chier. Ou bien il avait un sommeil vraiment très profond.

Mihael Keehl s'était installé devant le miroir de la salle de bain. Il avait pris de l'eau et s'était rincé le visage : il ne ressemblait plus à rien. Toute la partie droite de son visage, celle qui avait été brûlée, était étonnamment sensible et lui faisait affreusement mal quand il la touchait. Sa cicatrice n'avait jamais été sans douleur, mais, sans doute à cause de la fièvre qui le frappait, ce soir, c'était d'autant plus dur à supporter. Il se releva avec difficulté avant de penser aux différentes choses qu'il avait à faire : montrer aux yeux du monde que la résistance existait toujours, mais également assurer la sécurité de Matt. Ce n'était absolument pas le moment de se relâcher et ce n'était pas une simple fièvre qui allait le persuader de se relâcher. D'ailleurs, il marcha jusqu'au salon pour prendre une ou deux tablettes de chocolat – apparemment, il n'allait pas réussir à dormir de la nuit. La Playstation était en veille, et Mello supposa que Matt devait faire charger un ou deux jeux pendant la nuit. La perspective d'y jouer ne le motiva pas et son mal de crâne le persuada plutôt à se détourner de l'écran.

Dans ces cas très précis, Mihael Keehl savait très bien ce qu'il devait faire. Il n'était pas de ceux qui allaient rester les bras croisés à attendre que le destin finisse par frapper à leur porte. Il savait que ce qui avait – de manière très probable une infection – pouvait être assez grave. Et il savait aussi que les urgences étaient assez proches pour qu'il puisse prendre sa moto et s'y rendre sans danger. C'est pourquoi il se saisit d'un stylo et d'une écriture maladroite et penché griffonna un mot à l'intention de son frère rapidement.

« Suis aux urgences. T'inquiète pas pour moi, je reviens bientôt. »

C'était drôle de lui dire de ne pas s’inquiéter alors que le blond savait pertinemment que Matt allait s'en faire...M'enfin, il préférait ça que de lui mentir sur toute la ligne. Mello enfila un épais manteau d'hiver, récupéra les papiers au nom de Clarke que Matt lui avait fabriqué avec tant d'amour et alla prendre sa moto au garage.

Il était à peu près 4 h du matin. Il avançait avec difficulté avec précaution et vingt minutes plus tard, lorsqu'il fut enfin arrivé aux urgences, il se gara avec soulagement. En somme toute, il savait qu'il était très imprudent et qu'il se ferait sûrement engueuler par Matt à son retour pour avoir failli avoir un malaise en conduisant, mais il n'en avait rien à foutre.

A cette heure-ci, la faune composant le public des urgences était très étrange. Ça allait de la nana qui criait qu'on lui avait pris ses enfants au type qui avait un truc – Mello ne voulait pas savoir quoi – coincé dans le cul. Il se rendait au guichet, déclama son identité et ce qui l'amenait et on lui demanda de s'installer avant qu'un interne vienne le chercher.

Curieusement, il le fit sans trop crier au scandale.

Et recommença à sommeiller dès qu'il ne fut plus en activité.
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Mar 19 Jan - 20:33
Être de garde aux urgences étaient parfois l'équivalent de rude compétition olympique: personnel réduit de manière drastique pour une population aussi casse-cou de nuit que de jour ! Heureusement, cette nuit était plutôt calme. Pas de surcharge, ni de sujet trop graves, la majorité étant des enfants aux parents poules, et d'autres divers cas. Une nuit de service comme Anjali les aimait. Cela lui permettait d'être d'autant plus aux petits soins pour les autres. Après ses au revoir à une jeune femme tout juste remise d’une crise d'ulcère aiguë, elle retourna à la salle d'attente des urgences pour prendre le dossier suivant. La coquette brunette avait troqué ses escarpins contre des ballerines pour respecter le calme ambiant des urgences. Même dans les cas graves, c'était assez silencieux ici, morne. Même dans les cas grave, personne ne débarquait en criant, personne ne s’affolait bruyamment, et les médecins n'annonçaient jamais non plus un "Bloc opératoire !" en hurlant, comme on pouvait le voir parfois à la télé.

L'ambiance de la salle d'attente n'en était pas moins peinante, d'une morosité et d'un silence entrecoupé par de discrets gémissements étouffés dont on ignorait bien souvent la provenance. Il y avait comme de la pudeur dans la douleur. Pour le cas des enfants, c'est surtout qu'ils étaient bien fatigués à cette heure-ci.

« Monsieur Clarke ? », demanda Anjali avec incertitude.

« C'est moi », intervint désespérément un jeune homme brun, une main collée sur le côté de sa tête.

Anjali eut à peine ouvert la bouche que l'aide-soignante contre-attaqua :

« N'importe quoi. Clarke, c'est celui qui roupille, là-bas, cet homme-là est arrivé après. »

Anjali adressa un regard désolé au jeune homme, à qui elle n'allait décidément pas tourner le dos sans un remontant.

« Tu peux lui faire un sachet d'aspirine ? » demanda la jolie interne à l'aide soignante avant de se tourner de nouveau vers l'usurpateur mal en point « Mon collègue va arriver », lui promit-elle avec un léger sourire bienveillant.

Anjali se dirigea ensuite vers le vrai Clarke tout en jetant un coup d'œil à son dossier. Ho, un détective ! Le pauvre homme sommeillait sur sa chaise, et elle eut un petit pincement au cœur en constatant les traces de brûlures sur la moitié de son visage. Troisième degré, sans compter que la cicatrisation pas très propre indiquait qu’il n’avait pas été pris en charge à l’hôpital. Ce n'était qu'une observation bien sûr, cela ne la regardait pas. Le pauvre garçon avait en plus de cela le teint blafard, le contour des yeux et les tempes moites. La brunette effleura à peine son front qu'elle s'en brûla les doigts. Elle se tourna alors de nouveau vers sa collègue, ne réveillant pas le patient tout de suite.

« Ajoute une aspirine pour moi s'il-te-plait », demanda t-elle avec un sourire d'excuse.

Quand l’intéressée fit signe à l'affirmatif, Anjali ramena son attention sur l'homme endormi et se pencha un peu vers lui. Elle était proche mais à distance raisonnable pour ne pas se prendre un coup maladroit si le blond se réveillait en sursaut. Il n'empêche qu'elle n'avait même pas besoin de cela en réalité : En ce qui concernait les réflexes et les esquives, depuis qu'elle avait été interne en pédiatrie, on pouvait la considérer ceinture noire de karatéka.

« Monsieur...? » appela t-elle d'une voix douce « Monsieur Clarke? »

Dès qu'il ouvrit les yeux, elle lui adressa un grand sourire doux et encourageant. Comme elle se cassait un peu le dos pour parler à son nouveau patient, elle finit par s'accroupir (et ça lui fit du bien, à cette feignasse, qui enchaînait les consultations depuis 19h).

« Je m'appelle Anjali, c'est moi qui vais m'occuper de vous. »

Elle se faisait toujours appeler par son prénom, autant par ses collègues que par ses patients. Se donner du docteur Nightliet, ce serait d'un pompeux qui ne lui seyait guère. Elle était fière certes ! Mais aussi très humble. Et non, ce n'était pas nécessairement paradoxal ! Elle prit le verre d’aspirine que l'aide-soignante lui apporta et le tendit au malade.

« Tenez… Ça fera baisser la fièvre. »

Elle fit une pause pour lui laisser le temps de boire, patiente, puis demanda avec tout autant de douceur :

« Vous pouvez marcher ? »

Elle se releva, en songeant qu'il serait trop fier pour répondre par la négation... comme bon nombre de personnes avant lui qui avaient une sainte horreur du fauteuil roulant.
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Mello
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Mer 20 Jan - 19:11
Il y avait cette explosion qui ne cessait de lui retentir dans les oreilles. Elle déchirait sa peau, son visage. Il voyait Near, la frêle silhouette morte de rire, et le cadavre de Matt, mort en héros face à une douzaine de flics. Le sang qui coulait tous les trous de son pauvre corps formait une rivière rouge et, malgré son décès, il ressentait encore les balles qui s'abattaient dans son pauvre cadavre.

« Monsieur Clarke ?

Ce ne fut qu'un plein délire que Mello entendit cette voix qui tranchait littéralement avec le bruit de l'explosion et les coups de fouet des balles. Il ne se réveilla pas brusquement comme il en avait l'habitude, mais plutôt doucement, la douce silhouette d'Anjali apparaissant devant lui comme si elle était un ange. Pendant trois secondes, Mello se demanda s'il était enfin mort : ce qui expliquerait l'espèce de sentiment d'irréalité dans lequel il marchait depuis le début de la nuit, mais qui n'expliquerait pas du tout les douleurs de toute sorte qu'il pouvait ressentir.

Il entendit clairement son prénom, même si son cerveau était clairement à l'Ouest. Anjali...ç'aurait été un ange que ça ne l'aurait pas étonné. Il ne se permit cependant pas de faire la remarque, n'étant pas du genre à faire des fausses blagues pas drôles et surtout, se disant que cette fille devait entendre ce genre de choses sur son prénom dix fois le jour. Il prit le verre qu'elle lui tendait et avala avec une grimace son contenu même si, à la réflexion, ça ne semblait pas vraiment avoir de goût.

« Ouais, c'est bon. »

Il s'appuya tout de même au mur avant d'arriver à se tenir droit sur ses jambes. Mello lui fit un grand sourire, simulant par la même manière la bonne santé et son aptitude à courir un marathon de 2 km. Il se baissa pour ramasser son casque de moto qui devait traîner par terre et la suivit. Le médicament n'agirait pas tout de suite, il était encore poisseux de sueur et ressentait l'idée de se blottir sous une trentaine de couettes. Il regretta pendant un moment d'avoir quitté l'appartement, se disant qu'il serait probablement mieux une fois bourré de médicaments.

Suivre Anja s'avérait être tout un défi. À cause du manque de sommeil et de la fièvre, Mello menaçait de s'écrouler à tout moment. Il ne faisait plus trop le fièvre et si un des mafieux avec qui il avait pu travailler – même s'il s'était arrangé pour tuer tous ceux qui l'avaient un jour vu – le voyait, il ne ferait plus trop le fier. Il tâta tout de même sa poche, fut conforté d'y reconnaître la forme familière de son téléphone portable. Il pourrait prévenir Matt dès qu'il serait sorti de ce putain d'hôpital. Le rouquin l'engueulerait sûrement, mais ce serait fini en moins de temps qu'il ne leur en faudrait pour rire de nouveau.

Rire. Depuis combien de temps n'avait-il pas ri ?

Elle le mena dans une salle d'auscultation et Mello anticipa tout de même deux ou trois choses. Pas la peine qu'elle les lui demande, il était familier des hôpitaux et des médecins des bas fonds.

« J'ai de la fièvre, je n'y vois pas très clair, je n'arrête pas de m'endormir et de faire des rêves qui me fatiguent plus qu'autre chose. J'ai rien mangé depuis hier...mais ça, on s'en fout. Ma cicatrice me fait mal, mais je pense que c'est plus parce que j'ai de la fièvre qu'autre chose. »

Le ton était sec et professionnel. Il avait eu du mal à concentrer la capacité de ses capacités cognitives pour prononcer ces mots, mais le fait de l'avoir fait le confortait sur le fait qu'il n'était pas totalement inutile. Il jeta un autre coup d’œil à Anjali – cette fille était canon, bordel – pensant qu'elle lui disait quelque chose. Dans quelques minutes, lorsque le médicament commencerait à agir, Mello pourrait y réfléchir, pour le moment, ce n'était clairement pas possible. Pour lui faciliter la tâche, enfin, il se releva du siège sur lequel il s'était avachi et enlever ses fringues, se mettant torse-nu.

Il semblait plus maigre que jamais, et cette large cicatrice défigurait son torse comme elle le faisait pour son visage. Il eut une grimace en y repensant et s'assit sur le pseudo lit dédié à la consultation.

« Désolé si tu voulais pas que j'fasse un strip-tease. J'pensais que tu voulais absolument me mâter, alors bon...J'fais c'que j'peux pour faire plaisir à une jolie fille. »
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Jeu 21 Jan - 12:56
Malgré son (très) mauvais état, le jeune homme se releva et adressa un sourire adorable à la jolie interne, c’était la preuve d’une certaine force de caractère qu’Anjali possédait aussi. Elle n’eut pas besoin de le lui rendre en tout cas, puisqu’elle souriait déjà ! Redonnant le verre à l’aide soignante, elle prit une noisette de désinfectant contre le mur et frotta ses mains l’une contre l'autre. Elle resta un court instant figée d’étonnement en apercevant le casque de moto qu’il tenait. Non mais quel inconscient ! Une chance qu’il soit un peu dans le cirage, elle lui aurait remonté les bretelles bien comme il faut. Ho, ça viendrait ! Ravalant son exaspération, elle conduit le blond à sa salle de consultation. Patiente, elle marcha à son rythme en le surveillant discrètement du regard, prête à lui porter assistance en cas de besoin. Heureusement, ils atteignirent leur destination sans encombre. C'est lui qui prit la parole le premier.

« J'ai de la fièvre, je n'y vois pas très clair, je n'arrête pas de m'endormir et de faire des rêves qui me fatiguent plus qu'autre chose. J'ai rien mangé depuis hier...mais ça, on s'en fout. »

« Non, on ne s’en fout pas », rétorqua la jeune femme avec sympathie. Elle devait tout savoir.

« Ma cicatrice me fait mal, mais je pense que c'est plus parce que j'ai de la fièvre qu'autre chose. »

« C’est une possibilité. » Anjali ne faisait jamais d’affirmation sans preuve.

Sans même qu’elle l’invite à faire quoi que ce soit, l’homme se mit torse nu, dévoilant un corps très svelte, marqué d'autres traces brûlures sur une partie. Il avait été victime d’un accident bien grave, ce pauvre homme.

Clarke s’installa sur le divan d’examen en la dragouillant au passage. Bien qu’elle appelait souvent ses patients par leur prénom, elle ne les tutoyait jamais, mais cela ne la dérangeait pas qu'on le fasse sur elle. Et Anjali avait beau avoir l’habitude de ce genre de plaisanterie, le rose lui montait à chaque fois aux joues. Parce que ces gens qui s’amusaient à la mettre mal à l’aise, il fallait qu’elle les touche, après ! Bonjour l’embarras. Ce monsieur Clarke restait dans un politiquement "correct" qu’elle trouvait mignon, cela dit. C’était rien de méchant et le fait qu’il la trouve jolie rattrapait la petite pique.

Son regard vairon trahissait ses deux émotions, l’œil sombre miroitait de gêne, tandis que l’ambré pétillait d’amusement. Pour masquer sa soudaine timidité, elle se donna un air strict:

« Merci de l'attention ! » ironisa t-elle gentiment, se félicitant intérieurement de ne pas bégayer , « ...mais restez sage où c'est mon collègue qui se chargera de vous. Il déplace des os sans le faire exprès. » Elle eut un air malicieux, ajoutant d'un ton faussement bougon : « … moi aussi. »

Anjali fit un adorable petit haussement d’épaules fier, qui accentua son absence totale de crédibilité dans son rôle de femme dangereuse.  Elle ne put d’ailleurs s’empêcher de lui adresser un grand sourire bienveillant avant d'allumer le tensiomètre. Elle enroula ensuite le brassard autour de son bras et attendit que les chiffres s’affichent pour le prévenir dans un murmure :

« Votre tension est très basse Harry. » C’était le prénom qu’elle avait lu sur le dossier.

Typique d’un cas de faiblesse et de somnolence. Elle n’était pas surprise. Armée de son stéthoscope, elle le posa à quelques endroits de son torse pour écouter le fonctionnement de ses organes internes. Elle logea ensuite dans son dos, concentrée. Ça lui martyrisait toujours les oreilles quand un patient se mettait à parler à ce moment : je ne vous dis pas combien elle l’avait mal vécu en pédiatrie… Anjali se défit ensuite du stéthoscope, qu’elle posa sur le chevet, et leva doucement les doigts.

« Je… », le prévint-elle en approchant doucement les mains de son visage, bien qu’elle ne trouva pas, sur le moment, les mots tout bêtes qu'il fallait dire tant elle réfléchissait sur le cas de son patient. Elle se tut et se contenta de déposer délicatement les doigts sous la mâchoire de l’homme pour vérifier les ganglions, lui offrant un sourire doux. Son regard se perdit ensuite sur le côté tandis qu’elle se concentrait. Avec les symptômes de Clarke, on pouvait aller de la petite infection, à la grosse grippe ou bien d’autres choses plus graves, mais beaucoup moins probables. Elle devait en savoir plus. Son regard bienveillant revint sur lui tandis qu’elle abaissait les mains.

« Allongez-vous s’il-vous-plait. »

Sa main vint alors appuyer quelques endroits localisés autour du nombril, de fermes massages qui soulageaient parfois certaines douleurs bien que cela ne fût pas le but. C’était en fait une vérification des selles. Clarke ne présentait rien d’anormal à ce niveau.

« Vous n’avez pas mal au ventre? Avez-vous eu des diarrhées ou des vomissements ? »

Ces questions point sexy ne pouvaient être contournées. Elle devait savoir si l'infection de l’homme trouvait son origine dans l'alimentation. D'ailleurs, elle se tenait prête à tout moment à dégainer le petit haricot de carton si l'envie soudaine de dégobiller le prenait.
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Mello
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Ven 22 Jan - 22:33
Mello souriait comme un dur à cuire qui ne ressent pas le malheur. Il avait l'air, là, d'être complètement invincible, un monument qu'on n'ébranle pas. Malheureusement, faire un sourire semblait être une des seules choses qu'il pouvait faire dans cette situation et le fait même d'être torse-nu, avec la fièvre qui le prenait et cette envie horrible de dormir n'était pas le bienvenu. Mello était gelé. Il luttait chaque instant contre l'envie de s'écrouler sur le sol et s'avouait lui-même qu'il serait bien incapable de faire le retour à moto. Il était tout de même assez concentré pour comprendre ce que lui disait Anjali et observer son fin visage. Il ne put résister à faire une grimace lorsqu'elle lui toucha le bas du ventre : disons-le, ce n'était agréable pour personne.

« J'ai pas vomi depuis des semaines. Depuis que j'ai diminué le chocolat, en fait. J'en mange beaucoup. »

Il se crut obligé de se tenir la tête pour parler, persuadé que les idées lui viendraient plus clairement. Il n'était sûr que d'une chose : il ne voulait pas fermer les yeux. Si c'était pour entendre de nouveau cette explosion, sentir encore et encore sa peau s'arracher de son corps, il s'en foutait. Si c'était pour écouter l'horrible de rire de Kira, ce serait du pareil au même. Mais voir le pauvre corps de Matt, allongé sur le sol percé de trous...Non. Mello aurait donné tout ce qu'il avait pour protéger son meilleur ami, et il savait que la réciproque était véridique : il le lui avait prouvé avec le meurtre de Hadès. Non. Il ne pouvait pas endurer ce spectacle très longtemps et si le seul moyen de l'ignorer était de ne pas fermer les yeux, il se forcerait à les garder ouverts.

Matt.

Matt.

Putain, c'était donc ça ! C'était donc là qu'il avait vu cette fille, dans la voiture de Matt. Il n'avait pas trop compris ce que son meilleur ami faisait avec elle, mais il avait été tout sourire en voyant la tête que, première fois depuis très longtemps, Matt faisait.
Petit malin, Mail. Lui avait Ishtar, pour le meilleur ou pour le pire...et Matt avait enfin trouvé une raison de vivre – à part sa propre existence, bien entendu.

« T'es célibataire, dis ? », sourire de roi. C'était le terrain de Matt, mais Mello estimait qu'il avait tout à fait le droit de se renseigner pour lui. Une nana aussi mignonne et surtout aussi gentille, ce serait tellement dommage qu'il se fasse des idées pour être blessé ensuite. Et Anjali pouvait être aussi mignonne qu'elle le voulait : si un jour, elle faisait du mal à Matt, sa vengeance serait tellement sévère qu'elle en regarderait d'être née.

« ...Enfin, c'est pas comme si je voulais avoir à faire avec ton collègue. Je préfère les filles. Les jolies filles. », il ne put retenir une grimace, commença à se mettre à claquer des dents et ses mains allèrent frotter ses pauvres bras frigorifiés. Par dessus tout, il avait l'impression de suer de partout : il était persuadé d'avoir une mine à faire pitié, mais c'était vraiment le cadet de ses soucis. « ...Si j'vais pas bien, tu prends le téléphone dans ma poche, et t'envoies un SMS à Matthew. Je sais que tu le connais et ça le rassurera...Moi, je veux juste savoir si oui ou non je peux rentrer. Et si je peux remettre ma chemise, je me caille. »
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Mar 26 Jan - 1:12
Le jeune homme ne put apparemment pas tenir en place malgré l'avertissement d'Anjali et l'interrogea sur l'éventualité d'un célibat. Celle-ci eut une petite moue en lui jetant un regard sévère.

« Qu'est-ce qu'on a dit ? », rétorqua t-elle avec une mine adorablement courroucée, lui donnant l'air d'une mère qui réprimande son enfant.

D'accord, le grand sourire du garçon la fit bien vite oublier qu'elle était censée lui en vouloir, mais elle ne répondit pas à la question pour autant, au risque de rougir. Comme c'était embarrassant ! À force d'être courtisée, elle avait beau bien connaître la gente masculine, leur belles paroles pour amadouer, et compagnie, ils parvenaient quand même à la gêner avec leurs bêtises, alors qu'elle ne devrait en avoir rien à fichtre !

Le pauvre homme se mit à trembler en s'enroulant dans ses propres bras afin de se réchauffer. Réactive, Anjali se précipita vers l'armoire pour lui amener une couverture tandis qu'il parlait, et sa main se crispa de surprise sur la laine en entendant le prénom de Matthiew. Ce n’était tout de même pas son imagination à elle qui venait de lui jouer un tour ? … Non ! Se ressaisissant rapidement, elle déposa la couverture sur les jambes de l'homme.

« Remettez-la donc, je ne vous ai pas demandé de la retirer, il me semble », le rabroua t-elle gentiment. En effet, la jeune femme avait déjà ausculté des gens qui avaient choisi de garder leurs habits. Son regard se fit un peu plus hésitant tout d’un coup. « Vous connaissez Matthiew... »

Ce n'était pas une question. Oui, il le connaissait, il n'en aurait pas parlé sinon ! Ils avaient même l'air d'être de proches amis puisque c'est celui sur qui Harry comptait. En fait, la vraie question, elle n'osait même pas la poser : …est-ce qu'il a parlé de moi ? Ce serait prétentieux ! Toutefois... comment Harry avait pu la reconnaître, elle ? Il aurait suffit que Matthiew dise « Une interne avec un œil orange et un œil noir », grossomodo, pour qu'elle soit parfaitement reconnaissable. Ou peut-être les avait-il vu ensemble ? C'était plus plausible dans la mesure où Matt ne lui avait semblé, à aucun moment, être le genre de personne à parler de ses rencontres, à un ami proche ou non. La pipelette, c'était plutôt Anjali ! Et elle avait effectivement parlé de ce mystérieux jeune homme à son amie la plus proche, juste pour le plaisir de raconter une aventure quoi, sans se faire d'idées. Elle n’attendait jamais rien des hommes, la brunette… elle était trop maligne pour ça ! Pourvu que ça dure.

« C'est plutôt vous qui allez l'appeler tout de suite pour le prévenir de venir vous chercher d’ici une demi-heure au moins. » Une demi-heure, car Anjali comptait bien lui faire passer une radio. Elle appuya alors sévèrement les poings sur les hanches, le réprimandant une nouvelle fois avec cette pointe de douceur qui lui était caractéristique : « Vous êtes peut-être venu en moto, mais je ne vous laisserai certainement pas repartir avec dans votre état ! »

Elle alla ensuite récupérer le téléphone de Clarke dans la poche de sa veste et le lui remit d'un geste autoritaire avant de croiser patiemment les bras, lui faisant un petit signe du menton pour qu'il s’exécute. Oui, oui, elle malmenait parfois ses patients quand ils la cherchaient, la louve à la jolie frimousse. L'aspirine n'avait même pas réussi à bien remettre les idées en place à Harry, preuve que la fièvre persistante était le principal problème ici. La brunette fit claquer ses talons dans le sol, et le bruit fut bien faible vu qu'elle était en ballerine ! Face à Matthiew aussi, elle s'était faite avoir, mais Anjali ne perdit aucunement de sa superbe. La jolie interne ne décrocha pas un mot tant qu'il ne lui obéit pas. Une fois qu'il se fut exécuté, et que le coup de fil fut passé, elle lui expliqua ce qu’elle avait retiré de son auscultation :

« Ça m'a tout l'air d'être une grippe, j'ai entendu quelques anicroches dans vos poumons… ça explique la fatigue, la baisse de tension, les douleurs, le fait que vous ayez froid, et la fièvre... L'intensité de celle-ci peut être due à d'autres facteurs : une mauvaise alimentation, un manque de sommeil et... avez-vous été mis sous pression, récemment ? » ajouta t-elle enfin avec douceur, lui adressant un petit sourire bienveillant et encourageant.
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Mello
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Jeu 28 Jan - 18:29
Mello, soupir aux lèvres, prit le téléphone que lui tendait l'ange et appela son frère. Il lui parla, dans des mots qui lui paraissaient très censés vu son état de fatigue mais qui ne devaient pas l'être, de cette fille qu'il venait de rencontrer et de cette étrange coincidence. Lorsque Matt répondit par un simple « ok », il secoua la tête, comme si le rouquin avait lui-même fait échouer le plan drague qu'il tentait de mettre en place, et tendit le téléphone à Anjali.

Une grippe. Ça l'arrangeait bien, que ce soit juste une grippe et il se maudissait déjà car au lieu de se rendre aux urgences, il aurait tout simplement pu attendre que ça passe en se bourrant de médocs à l'appartement. Il n'avait pas que cela à foutre, et son boulot était des plus prenants. Il se dépêcha donc de mettre la couverture sur ses épaules, puis se leva du lit pour se rhabiller. Il savait bien que tous les médecins ne demandaient pas à leur patients de se mettre torse-nu, malgré tout, Mello préférait lui avoir montré à quel point sa cicatrice s'étendait...Bon, ok, peut-être aussi un peu pour la drague.

« Je suis constamment sous pression à cause de mon boulot. », il savait qu'elle connaissait sa profession : après tout, il l'avait inscrite sur la fiche de renseignement. Ce dont elle ne se doutait pas du tout, c'était que Harry Clarke n'était qu'un pseudonyme et qu'il avait de très bonnes raisons d'être sous pression : recherché mort ou vif par Kira, suspecté pour divers meurtres, j'en passe et des meilleures. « Alors bon. M'arrive de ne pas dormir pendant trois ou quatre soirs de suite. Je bouffe un peu n'importe quoi aussi et je me suis mis à fumer. Ça m'aide aussi et notre ami commun ne m'aide pas là-dessus. »

...C'était en découvrant une clope à demi-entamée sur un cendrier que Mel' avait goûté, puis s'était accoutumé aux cigarettes. Encore la faute de Matt. On ne pouvait pas fumer, ici, à l'hôpital. Bien qu'il voyait un énorme panneau avec une clope barrée de rouge, il était certain que ces petits rigolos d'internes profitaient des toilettes et des tuyaux d'aération pour s'en rouler une...Peu importait l'endroit, les gens étaient tous les mêmes.

Bref. L'aspirine agissait lentement mais sûrement. Mello avait réussi à récupérer quelques neurones et s'en servait déjà pour réfléchir au cas Hadès et regardait Anjali de ce regard impatient, colérique, auquel il était assez dangereux de résister. Il voulait qu'on fasse quelque chose : elle avait parlé de radio ? Très bien. Il voulait que ce soit fait le plus vite possible, c'était comme ça et ça l'avait toujours été. Au diable l'amour lorsqu'il pouvait être premier, et pour le moment, Mello jugeait qu'il était, premier, car il n'avait aucune nouvelle de Near et Matt semblait ne pas en avoir non plus. Il aurait bien imaginé le garçon en blanc tout raide dans un fossé, mais ce n'était que pure méchanceté qui n'était sûrement pas approuvé par son sens du pratique : dans l'affaire Kira, Near pouvait encore aider.

« ...Bon. Au lieu de dire des choses inutiles, on y va, à cette radio ? ...Je ne crois pas connaître l'hôpital, je crois que tu seras une bonne guide. J'ai encore la nuit pour bosser et pas beaucoup de temps sous le coude. », marmonna-t-il tout en se frottant les bras, la couverture passée sur ses épaules le faisant passer au mieux, pour un petit grand-père, au pire, pour une grand-mère à cause de ses cheveux blonds mal coiffés à cause de son départ précipité. « C'était vraiment pas la peine de l'appeler...enfin, vous, oui, pour le rencarder, mais moi...je me débrouille bien sur la route, je n'aurais eu aucun souci pour rentrer. »
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Dim 31 Jan - 14:03
Le jeune homme lui confirma les raisons pour lesquelles son corps n’avait pas pu échapper à l’état de maladie et Anjali fronça les sourcils de désaccord quand il lui sortit que c’était des choses inutiles. La voix de l’ignorance ! La jolie brune appuya sévèrement les poings sur les hanches, pas du tout impressionnée qu’il semble tout d’un coup de mauvais poil. Elle avait ce petit air qui était le mélange parfait entre mécontentement et inquiétude. Si seulement ses patients pouvaient être un peu plus prudents, cela l’arrangerait beaucoup.

« Pour votre gouverne, sans sommeil et sans bonne alimentation, vous affaiblissez votre corps qui ne peut plus se défendre contre les infections ! », l’avertit-elle, « Ce n’est pas inutile à savoir, ça! »

Sur ce, la jolie interne tourna les talons pour revenir à son bureau, restant debout. De son ordinateur, elle envoya un signal au service radio pour savoir si quelqu’un était disponible pour elle. C’était bien le cas mais, tout avait beau être calme à cette heure-ci, la réduction drastique de personnel rendrait le temps d’attente équivalent à l’hôpital de jour. Son minois concentré sur l’écran avait un air adorablement exaspéré, on aurait dit une petite fille à qui on essaie de raconter des gros bobards et qui refuse d’être dupe.

« Et non, vous n’avez pas la nuit pour travailler, il est bientôt 5h du matin, Harry. Quand vous rentrerez chez vous, il fera jour. »

Quel masochiste cet homme ! Il lui parlait de travailler alors qu’il avait dépassé le 40° de fièvre avant qu’elle ne le prenne en consultation. Bon, toutefois, Anjali le comprenait parfaitement… cette fêlée était déjà venue au boulot alors qu’elle était malade. Quand le chef de service l’avait vu débarquer avec son masque pour n’infecter personne, il l’avait sommé de rentrer chez elle, cette crétine. Alors oui, une acharnée de travail comme Anjali pouvait comprendre mieux que quiconque l’état de frustration de Harry, qui trouvait qu’une fichue maladie, au lieu d’être une occasion pour se reposer et flemmarder, était une sacrée perte de temps !

« C'était vraiment pas la peine de l'appeler...enfin, vous, oui, pour le rencarder, mais moi... »

Ayant reçu une réponse de la radio, elle se redressa avec une tête un peu crédule, les joues rosies.

« Rencarder ? » s’étonna t-elle.

Elle, Anjali, la petite timide qui n’avait jamais le temps de rien ? Heureusement que le pauvre homme sortit une énormité qui détourna son attention

« Je me débrouille bien sur la route, je n'aurais eu aucun souci pour rentrer. »

La petite mine sévère du médecin revint illico.

« Pas la peine d'y penser ! Matthiew va arriver, de toute façon. »

Ils étaient deux à faire leur mauvaise tête. Anjali était bien trop inquiète pour ce garçon complètement négligent envers sa santé. Cependant, la bouille fatiguée de Clarke eut raison d'elle et gagna la partie. La brunette poussa un petit soupir et ses yeux vairons étincelèrent d’indulgence. Elle se dirigea vers la porte et lui ouvrit :

« Venez avec moi », dit-elle avec douceur, retrouvant un léger sourire bienveillant.

Elle marcha de nouveau à son rythme, veillant sur lui. Il était attachant, tout de même, ce jeune homme casse-cou.

« Je sais que c’est frustrant mais... il va falloir vous reposer si vous voulez que cette grippe guérisse et ne devienne pas une maladie maligne. Quand bien même, il faut que vous soyez au maximum de vos capacités si vous tenez à faire du bon travail. »

Anjali s’arrêta dans la salle d’attente de radiologie, ou une seule personne attendait avant Clarke, puis elle se tourna vers lui avec un sourire doux.

« On va vous faire une prise de sang sur place pour être certain que vous ne couvrez rien de vraiment méchant. » Elle déposa la main sur son bras, le regard brillant de bienveillance et d’encouragement : « Ce ne sera pas long. Je vous retrouve après d’accord ? A tout de suite, Harry. »
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Mello
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Dim 31 Jan - 19:14
Le fait que l'Ange ne lui ai pas vraiment répondu concernant Matt signifiait que justement, elle craquait dessus. C'était gros comme une maison et cela fit pas mal ricaner Mello. Il ne voyait pas Matt avec une meuf durable...Il ne voyait pas Matt avec une meuf du tout, d'ailleurs, imaginant plutôt son meilleur ami en train de naviguer sur des sites pornos. Les meufs virtuelles, ça, par contre, il devait pas mal connaître. Adressant un des sourires des plus charmeurs à Anjali – il fallait dire que vu son physique, avec de la fièvre, il était simple de se laisser séduire – Mello la suivit à travers les couloirs, l'écoutant tout aussi distraitement. Il n'écouterait aucun de ses « conseils » sur le fait de faire attention à sa santé, car il avait toujours vécu en sachant qu'il devait un maximum alimenter son cerveau pour que celui-ci soit à plein régime. Merde. Et le fait de penser qu'il allait devoir être inactif les prochains jours, c'était vraiment frustrant.

« On se retrouve après. »

Un peu plus en forme, il aurait viré le type qui attendait devant lui. Personne ne faisait attendre Mello et il était toujours premier. Mais là, Mello avait clairement une sale gueule, et le type eut le temps de passer que le blond ne capta quedal. Il releva quasiment la tête avec l'impression de rêver, lorsqu'on l'appela. Enfin lorsque l'on appela un nom...et qu'il mit une bonne minute à comprendre qu'il s'agissait bien de lui. Il fallut qu'un bonhomme, sans doute le type qui s'occupait de la section radiologie et qui avait la malchance d'être tombé avec lui, pile ce jour-là. Il lui dit quelque chose, mais de toute façon, ce n'était tellement plus clair dans la tête de Mello qu'il ne pigea quedal. Sous le regard effaré du pauvre garçon en question, il enleva tout de même tout ce qui pouvait être en métal de ses poches car il lui restait un minimum de bon sens pour avoir une logique. Ainsi, il posa sur le petit plateau en fer bague, poignard, flingue. La tête qu'il fit, et Mello crut bon d'ajouter qu'il était détective.

La prise de sang se déroula sans encombre, Mello y était assez habitué pour ne pas sursauter comme un con à la première occasion. La radio se passa bien...Même si « bien » était un mot qui pouvait aller de « moyen » à « très bien ». Il fut en revanche pris de vertiges à la fin et eut le déplaisir de vomir tout ce pouvait contenir ses tripes sur le sol de la salle. Il se releva, plus blanc que jamais, signala au type que tout allait bien...De toute évidence, il n'y crut pas car il se précipita sur lui pour lui demander si il avait besoin d'aide et lui apporta une bassine pour prévenir toute rechute. Mello grimaça, se sentant comme si le ciel venait de lui tomber sur la tête.

Profitant que l'énergumène soit occupé à nettoyer les traces de vomi, il fit diversion et partit rejoindre sa belle Anjali, bassine à la main, vomi au coin des lèvres. Il avait l'air franchement sexy.

« C'est bon. Tu sais si Matt est arrivé ? Je veux putain de dormir, bordel. Un somnifère, au pire. Mais tout sauf rester ici, ça pue la mort. »

Il lui tendit la bassine, comme si elle était sa préposée aux bassines à vomi. Il ne voyait pas clair. Si il y avait eu une deuxième personne avec elle, il ne l'aurait même pas distinguée.

« T'as pas vu mon flingue ? »
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Dim 31 Jan - 22:21
C'est une nuit à peu près normale –ouais enfin, au début-, où il ne dort que trois heures et demi, un peu comme à son habitude, ça lui suffit. Cette fois, c’est le démarrage de la moto de Mello qui le fait ouvrir les yeux, vers 4h du mat’. Pas du tout soulé pour ça, Matt se lève de bon gré un peu comme une journée où l’on va travailler, sauf qu’il se contente de geeker sur un de ses PC, celui qu’il laisse toujours trainer sous son lit, qu’il utilise avant de dormir, et après avoir dormi. Il geek donc en boxer, lunettes d’aviateur collées à la gueule, à plat ventre sur le lit. Il se fait définition de la larve humaine et de l’irrespect total envers la normalité. Pour parfaire cette dégaine de tueur, il cherche à tâtons son paquet de cigarettes sur sa table de nuit, puis son briquet, et s’allume sa clope matinale, absolument pas informé de ce qui arrive à son pote, tout en insouciance, jusqu’à ce que son portable vibre sur le bureau. Ça le fait chier parce que ça l’oblige à lever son cul, chose qu’il fait parce que c’est forcément Mello qui appelle.

Il vérifie l’écran. Le nom de contact est « Le Magnifique », preuve que le blondinet a eu le portable de Matt sous la main récemment. Le rouquin se contente d’appuyer sur le téléphone vert, à l’écran, et met le portable à l’oreille. Mello lui sort un charabia complètement perché sur un ange qui veille sur lui à l’hôpital. Et Matt ne percute pas de qui il parle, tout ce qu’il assimile, là, c’est que ce connard de blond aurait pu se foutre en l’air sur la route, et qu’il avait été trop con pour venir voir Matt. La tension du rouquin monte d’un coup comme lorsqu’on va péter un câble, sauf qu’il attrape la clope qui lui pend aux lèvres et l’écrase sur son avant-bras qui tient le téléphone, dans un parfait silence. Ksshh. Barbecue. Ça fait putain de mal mais la pression retombe d’un coup. Une marque ronde et dégueulasse reste tandis qu’il rallume tranquillement sa clope pour terminer de la fumer. Tout est normal. Tout va bien.

« … Ok » , répond-il alors simplement, contre toute attente. Hyper calme, il raccroche, et change le nom de contact « Le Magnifique » en « Balai à chiotte ». Puis, Matt enfile un jean, un t-shirt noir à l’effigie des Ramones, ses rangers, laisse ses lunettes sur la commode, prend toutes les clés qu’il faut, puis va à sa caisse.

Le froid mordant du garage lui rappelle qu’il a oublié son blouson, comme un con. Tant pis. Sur la route, et parce qu’un trajet en bagnole l’aide à réfléchir, il repense à l’ange dont Mello a parlé… Une interne. Putain. Il parle d’Anjali. Et putain, il doit forcément savoir qu’elle avait rencontré Matt, vu comment il a insisté. Alors c’était quoi, le numéro qu’il lui avait fait au téléphone ? Un délire ? … De la provocation ? C’était bien possible, tiens. Au pire. Rien à foutre. Devant l’hôpital, Matt se gare entre deux places tellement y a personne à une heure pareille, puis prend la direction des urgences à grands pas.

« Clarke », demande t-il à l’aide soignante sans saluer.

La meuf ne se formalise pas mais, du coup, ne salut pas non plus.

« Au fond du couloir à gauche, avec le docteur Nightliet. »

Nightliet. Matt se dirige vers la salle de l’Ange de la Nuit, donc, qui s’occupe de son pote, et entre sans toquer. C’est Mello qu’il voit en premier, vieille gueule, mal en point, bataillant avec une bassine qu’il donne à l’Ange, puis l’Ange ensuite, belle en toute circonstance, même en présence de ce trou du cul. Même à 5h du matin. L’éclairage blanc le fait un peu cligner des yeux. On va pas se mentir, Matt a une sale gueule aussi, teint blafard, et est lui-même un peu dans le coltard car il n’a pas pris son café. S’il n’avait pas un minimum froid, il se serait endormi à un moment sur sa route jusqu’ici.

« Salut. »

C’est tout ce qu’il trouve d’intelligent à dire sur le moment. En la regardant, comme ça, il se rend compte que même s’il n’a absolument rien fait pour, il avait … espéré la revoir. Aucun regard vers son pote, qui ne mérite clairement pas son attention tout de suite. S'il avait entendu son échange avec la brune, il aurait certainement réagi un peu différemment.

« Ça va, il ne t’a pas trop fait chier ? »
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Ven 5 Fév - 12:24
Anjali eut le temps de recevoir un patient pendant que Harry passait ses examens. Après avoir souhaité bon rétablissement à l’hypochondriaque (qui alla mieux sitôt qu’elle lui dit que ce n’était pas grave), elle retourna vers son PC pour lire les notifications qu’on lui avait envoyé. C’est là que le blondinet de tout à l’heure surgit en blessé de guerre. Le cœur de la belle brune bondit de peur en voyant son état totalement pitoyable. Elle se précipita vers lui.

« Doucement… ! » souffla t-elle de peur en acceptant la bassine, « Matthiew ne s’est pas encore présenté. »

Anjali maintint l’objet devant lui au cas où il voulait vomir à nouveau (elle devinait à l’odeur que ça s'’était déjà produit), et posa même une main sur son épaule pour l’encourager à ne pas se retenir. Évidemment que cela ne la dégoutait pas du tout, elle était médecin !

« T'as pas vu mon flingue ? »

« Vous avez laissé votre veste sur la chaise », lui indiqua t-elle avec douceur.

Peut-être Harry divaguait-il, et avait eu la présence d’esprit, avant de venir, de ne pas ramener une arme à l’hôpital. On ouvrit la porte et la jeune femme tourna la tête, ses yeux vairons croisant le regard bleu et indéchiffrable de celui qu’elle avait rencontré à l’orphelinat, Matthiew. Ils s’étaient comportés, là-bas, comme s’ils se connaissaient depuis toujours, mais sitôt que leurs routes s’étaient séparées, ils étaient redevenus des inconnus. Le mystérieux jeune homme n’avait pas cherché à la revoir et elle non plus, bien qu’elle avait évidemment retrouvé son compte Facebook par curiosité, le soir même de leur rencontre. Elle ne l’avait pas ajouté comme ami par principe, ou par habitude de principe.

« Bonjour », dit-elle avec un petit sourire bienveillant à son intention. Le roux avait une petite bouille adorablement fatiguée.

Oui, à 5h longuement passé du matin, le bonjour était plutôt de mise.

« Ça va, il ne t’a pas trop fait chier ? »

La jolie interne eut un petit air interloqué. Le pauvre Clarke était malade, et son ami semblait s’inquiéter pour Anjali… où va le monde ! Ils étaient fâchés ou quoi ?

« Mais non, il est adorable », rétorqua t-elle sèchement, en toute sincérité. « Le pauvre est tellement mal qu’il en vomit, Matthew » ajouta t-elle avec inquiétude.

Oui, Clarke n’avait pas mangé depuis trop longtemps pour qu’on parle d’intoxication, une telle réaction se serait déclarée avant.

« Burn-out. Il vous faut un arrêt de travail d’une semaine et ce n’est pas discutable. Rien que votre tension catastrophique est un motif amplement valable pour cela, alors si l’on prend le reste en compte… ! »

Elle observa les deux hommes, Harry, car il était le concerné, et l’ami de celui-ci, pour qu’il la soutienne parce qu’elle savait parfaitement que le blond ne serait jamais d’accord avec une telle décision. Tant mieux que Matthiew fut témoin d’ailleurs, Clarke prenait trop sa santé par-dessus la jambe.

« Je ne serais pas tranquille de le laisser partir avant les résultats de la prise de sang, mais il ne veut pas rester, et l’odeur de l’hôpital lui est insupportable... », informa t-elle en s’adressant au nouveau venu.

Son regard de biche inquiète se reporta vers Harry qu’elle confia à Matthiew

« Il doit aller s’allonger » intima t-elle en désignant du menton le divan médical, pour ne pas perdre de temps « je vais rédiger l’arrêt et les prescriptions. »

Anjali retourna à son écran, et vérifia la radio de Clarke. Rien de méchant au niveau du thorax, cela avait tout l’air de bien être une vilaine grippe, que la fatigue et le stress de l’homme avait empiré en bien des points. Elle nota donc tout ce qu’il fallait.

« Vous allez devoir vous ménager, Harry. Je vous prescris aussi un traitement qui vous aidera à dormir. »

En plus d'antibiotiques et quelques petits remontants. Même si Anjali n'avait pas les résultats de sa prise de sang sous les yeux, elle devinait les carences que Harry devait avoir. Et elle comptait sur Matthiew pour ne pas le laisser jouer au héros quand celui-ci serait de nouveau chez lui.
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Mello
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Dim 7 Fév - 16:27
Le magnifique était enchanté de voir apparaître Matt – il l'avait reconnu à sa voix, car son état de fatigue était beaucoup trop avancé pour qu'il puisse le distinguer correctement. Il secoua la tête, l'ignorant un brin et alla récupérer sa veste et les diverses affaires qu'il avait laissées pour ne pas causer de problèmes lors de la radio. Il remit son flingue dans son pantalon et fut rassuré par la sensation familière de le savoir contre sa ceinture, rangea le poignard dans le cache, sous le pantalon. Une fois qu'il fut rhabillé en entier, Mello se dirigea silencieusement vers Matt et Anjali.

Avaient-ils conclu, au moment où il les avaient tous les deux vus dans la voiture ? Mello se le demandait. Il espérait très sérieusement que son meilleur ami arriverait à trouver l'âme sœur et cette jeune interne était belle et intelligente – lui, Mello, le deuxième cerveau au monde, le reconnaissait. Un seul point tendu subsistait : comment réagirait Anjali si elle savait qui était véritablement Matt, quel rôle ils avaient joué tous les deux dans l'affaire Kira et...le fait de traîner avec eux ne l'impliquerait pas dans cette histoire ? Il pensa – autant qu'il le pouvait – à Mysha, à tout ce que Matt avait fait pour qu'elle ne se retrouve pas contre son gré dans une histoire pourrie. Matt avait raison mais il risquait de faire pire de son côté.

Ecouter le diagnostic d'Anjali le mettait de mauvaise humeur. Burn out ? Si c'était ça, alors, bordel, il aurait dû être en burn out depuis des mois ou des années ! Il avait consacré ses nuits à bosser et il ne s'était jamais passé ça...C'est pour cela que Mello se rapprocha des deux de manière à pouvoir être à côté de Matt. Il le connaissait presque depuis l'époque où il était en mesure d'avoir des souvenirs, et aussi loin qu'il s'en souvenait, les moments joyeux, ceux tristes et toutes les découvertes de l'enfance, il les avait passé avec lui. Matt comprendrait. Matt comprendrait qu'il ne pouvait pas s'arrêter de bosser pendant une aussi longue période, surtout avec des dossiers aussi importants sous le coude.

«Une semaine ? ...Non mais tu rêves ! Hein Matt ?! Pas la peine de rédiger un arrêt, je suis mon propre patron. J'arrangerai mes horaires de manière à pouvoir me « reposer », comme vous le dites, mais je ne peux certainement pas prendre un arrêt d'une semaine entière ? J'ai des clients qui attendent et des affaires importantes sous le coude ! C'est une question de vie ou de mort ! »

Son petit speech l'avait épuisé plus que ce qu'il ne l'aurait cru et il fut pris d'un certain vertige qui le força à s'asseoir.

« T'as entendu ça, Matt ? Je suis adorable. Et les jolies filles disent toujours des trucs vrais. Alors, Anjali...ça te dirait de manger chez nous, un soir ? Ne t'inquiète pas, je m'arrangerai pour sortir...je suis sûr que Matt et toi, vous avez énormément de choses à vous dire. »

Il secoua la tête, comme pour se réveiller : encore une fois, lorsqu'elle l'avait appelé Harry, il avait mis du temps à comprendre qu'il s'agissait réellement de lui. Si fatigué, un jour, il se ferait avoir...mais tant qu'il ne corrigerait pas de lui-même tous ses interlocuteurs, tout devrait bien se passer. Mello se força à se relever

«On y va, tu veux ? ...J'ai ma moto à récupérer. »
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