Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

[FLASHBACK]“La mélancolie C'est un chat perdu Qu'on croit retrouvé.” pv Matt

 :: Hors RP :: Archives (numériques) :: Rps archivés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Messages : 908
Age : 26
Localisation : Dans le QG du gouvernement
Mer 13 Jan - 17:00
Le ciel était noir, son esprit aussi. Hadès n'avait pas récupéré – et pour cause – du tragique massacre qui avait eu lieu il y avait deux jours. Il était cependant depuis passé par la case hôpital et avait le bras figé à cause de cette balle reçue à l'épaule...il garderait probablement cette attelle pendant longtemps. Les yeux du premier ministre, lorsqu'il lui avait parlé, puis laissé contre le mur, mais aussi ce massacre, sous ses yeux impuissants, puisqu'on l'avait acculé à un mur, l'avait laissés complètement déchiré et détruit. Il se souvenait de l'assaut qu'il avait ordonné de mener – il était à l'époque dans la voiture, à gérer tout ça à distance en compagnie de Fate. Il se souvenait les avoir tous sauvés, femmes comme enfants, lorsque le premier ministre avait pété les plombs et le contrôle qu'ils pouvaient avoir sur les bâtiments avait été perdu. Il avait couru, malgré l'avertissement de son adjoint, couru pour, masqué, arrêter les hommes de Kira alors qu'il allait tué Iwa d'un coup de sabre dans le dos, cette femme blonde lui avait tiré cette balle dans l'épaule. Et après, seulement, reconnaissant en lui le portrait craché de son frère, Iwa l'avait figé au mur à l'aide de son sabre.

Après le massacre, ils l'avaient laissé là, seul. Sans doute ne se doutaient-ils pas de son rôle dans la rébellion, sans quoi ils l'auraient sûrement ramené au QG. Tout ce qu'Hadès avait compris, c'était que sa survie, alors que tous les autres étaient morts, pouvait signifier qu'il était un traître. Il n'avait eu la vie sauve que parce qu'il était un agent double...cela, il ne pourrait le supporter très longtemps. Après quelques jours de convalescence, Akira s'était donc rendu dans le repère de la mafia : il s'agissait d'un bâtiment à l'apparence désaffecté dans les bas-fonds. Depuis qu'il était dans la résistance, il avait changé plusieurs fois d'emplacement, sans doute au gré des humeurs de Mello et surtout des trahisons.

Son but ? Retrouver Mello, lui demander des fonds supplémentaires et surtout un échange – ou plutôt un apport – en matière de résistants. Si Mello était le chef de la mafia uniquement et Hadès celui du camp des civils, personne n'était dupe sur le fait que le blond était celui qui coordonnait un peu toute la résistance, mise à part le camp de Near. Bizarrement, il refusait de toucher à celui-ci. Bref. Hadès était un chef reconnu, il avait des laisser passer et les gens d'ici le connaissaient bien. Il se dirigeait donc d'un pas assez hâtif vers le petit salon où il avait déjà rencontré Mello : il n'y avait rien à redire sur le fait qu'il supportait mal Mello et c'était un fait notoirement connu qu'il se tapait sa nana (ce qui, accessoirement, était parfaitement normal pour lui, Hadès considérant que Ishtar était sa propriété).

« Putain, le con. »

Mello n'était pas là alors qu'il lui avait envoyé un message il y avait deux heures. C'était important, ils devaient absolument parler du recrutement de nouveaux résistants et des prochaines actions qu'ils feraient à l'encontre du gouvernement japonais. Hadès, blanc, écrasa son poing contre un mur, tout en jurant intérieurement contre Mello. Pour lui, Mello se croyait tout permis et prétendait vouloir tout gouverner...cela créait bien sûr des rivalités certaines et une division encore plus importante de la résistance. Il n'y avait qu'à voir le camp de Machiavel, anarchiste certain, pour comprendre que la résistance japonaise ne serait jamais unifiée. Tant qu'ils continueraient à s'envoyer des boulets dans les pattes, ce serait foutu, et pour Hadès, également tant que Mello tenterait de les manipuler.

Il commença à faire le tour des locaux jusqu'à trouver quelqu'un qu'il pourrait interroger. Un type chelou – avec une clope aux lèvres, d'ailleurs – vêtements à rayures et pantalon passé de mode depuis au moins dix ans. D'ailleurs, il portait d'étranges lunettes qui l'empêchait de distinguer ses yeux.

« Salut...Je cherche Mello. Tu aurais une idée d'où il pourrait être ? Ce petit con n'est pas arrivé à l'heure à notre rendez-vous... »


Join us !



Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Sam 16 Jan - 0:13
Mello avait été catégorique. Il ne voulait voir la gueule de personne, pas même celle de Matt, et qu’on le laisse en paix, dormir. Le rouquin s’était exécuté dans le plus grand silence, en cédant sa propre chambre que Mello lui avait réquisitionnée sans préavis. Matt, jamais contrariant pour un sou, avait accepté de dégager pour squatter un des séjours de la baraque.

Son frère étant HS, il décide de s'occuper de ces petites tâches auxquelles le blond ne penserait pas, mais qui devaient être faites. On débute par l'entretien des armes, qui ne doivent pas toutes lui appartenir mais que le blondin utilise parfois, en bon taxeur sans-gêne de première. Matt se voit mal commencer par autre chose, en ces heures sombres. Le PC, posé sur le coin de la table basse, relègue en arrière-plan du Arctic Monkeys pour mieux faire passer ce moment pas forcément divertissant. Le reste de la table accueille les pièces détachées des armes, tandis qu'aux pieds du Cheshire, assis sur le canapé, s'entassent cotons et chiffons noircis, fins tournevis, et autres. Après le nettoyage minutieux et rapide, vient le remontage, qu'il enchaîne en mouvements vifs. Le fût placé dans le canon avec deux à-coups de la main gauche, la culasse sur le dessus, encastrement dans la crosse, munitions avec une tape du plat de la main, et enfin, cran de sûreté au pouce. Trop rapide pour être suivi correctement du regard. Le Lucky Luke des travaux manuels aligne les flingues sans se préoccuper du nouveau venu.

« Salut… »

« … »

Matt arrête tout mouvement et lève le menton pour analyser avec attention l’individu qui s’adresse à lui. C’est un réflexe chez le geek, que de toujours jauger ses vis-à-vis Il a affaire à un rouquin tirant sur le orange, manifestement fatigué, relativement agacé, pressé, et blessé au bras. C’est ce que Matt voit de lui. De tout ceci, il pourrait aisément tirer la conclusion, après tout le remue-ménage du moment, qu’il s’agit de lui, Hadès, le seul survivant de l’immonde massacre orchestré par le premier ministre. Il pourrait même comprendre les raisons de sa venue ici, et cet empressement à vouloir rencontrer Mello, sauf que non. Matt ne sait rien, ne devine rien, parce qu’il ne fait même pas l’effort de pousser sa réflexion, par flemme, par habitude de flemme, et par désintérêt. C’est en grande partie pour ça que le garçon était troisième, pour ça que Near et Mello le dépassaient à la Wammy’s. Matt s’arrête souvent à l’observation. Du moins, à ces heures de gloire de Cheshire, c’était encore vrai.

Pendant que l’autre parle, il prend la culasse de la dernière arme, et remonte habilement les pièces en quelques coups de main fluides et rapides. C'est celle de Matt, qu'il vient à l'instant de choisir parmi celles de Mello, à la suggestion de ce dernier qui le tanne depuis un bout de temps pour qu'il s'en prenne une. Chose faite. Desert Eagle .44 magnum. Ce petit con, dit l’intrus de Mello. Alors d’accord, c’en est un, le rouquin peut le reconnaître lui-même. Ce qu’il retient, toutefois, c’est le mépris flagrant suintant de chacun de ses mots. Dès ce moment là, Matt se dit qu’il faut probablement avoir ce type à l’œil. Il ne sait même pas encore qui il est, mais le Cheshire a un radar pour son espèce. Malgré cela, il reste neutre, ses lunettes d’aviateur scotchées au visage donnent à son visage impassible un air inhumain, un air de machine. Très à propos pour un geek comme lui.

Ne répondant pas tout de suite, Matt charge sa nouvelle arme, met le cran de sûreté, et la pose, son emplacement sur la table étant ironiquement en face du gars. Ils sont à des années lumières de s'en douter à ce moment : c'est cette arme qui le tuera. Ceci fait, Matt dit posément :

« Je doute qu’il s’y rende. »

Le ton est trainant, au point qu’une forte nonchalance se dégage de lui dès qu’il ouvre la bouche, atténuant la neutralité ambiante de sa personne. Là encore, Matt reconnaît que ça la fout mal de laisser quelqu’un en plan comme ça. Mais Mello n'est pas un service à la demande, et il est crevé. Le mec devrait repasser.

« Ton nom », réclame t-il, « je le préviendrai que tu es venu si je le vois. »

Un soi-disant service que Matt lui rendrait, oui, mais c’est également une invitation à lâcher l’affaire et partir. Il vaut mieux que l'intrus ne pose pas de question parce que s'il y a bien une arme que Matt n'a pas nettoyée, c'est celle que le blondin garde sous son oreiller.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 908
Age : 26
Localisation : Dans le QG du gouvernement
Jeu 21 Jan - 17:47
Hadès fixa mieux Cheshire pour tenter de deviner s'il s'agissait d'un membre important de la mafia. À part les fesses d'Ishtar, il ne connaissait que très mal la mafia, trop occupé à s'occuper de la gestion et des inutiles papiers de son groupe. Alors ce type...sans doute un sous sous sous sous-fifre de Mello. Au vu de ce qu'il faisait – donc nettoyer les flingues – il ne devait sûrement pas être très bien placé dans la hiérarchie. De la même manière, Hadès regardait de manière un peu méprisante ses lunettes, son fameux tee-shirt à rayures : avait-il même accès à la machine à laver ?

Il soupira. La fatigue l'emportait sur la raison et ces derniers jours avaient été très durs. Il avait absolument besoin de joindre Mello le plus vite possible, même s'il fallait pour cela le tirer du lit dans lequel il s'était blotti.

Hadès, familier aux rondeurs des seins d'Ishtar, à la senteur de son parfum et aux douces nuits qu'ils passaient ensemble haïssait Mello. Il était pour lui l'homme qui lui avait volé la femme qui lui était destinée...même si, en réalité, Hadès n'avait jamais proposé aucun moyen pour délivrer la jeune femme de son sort de prostituée et que si Mello n'avait pas fait le premier pas, elle serait sûrement encore en train de faire le tapin, avec Hadès pour client.

« Je suis Hadès. Tu te doutes que je suis important : je dois absolument le voir. Nous devons parler des survivants, ceux qui ont réussi à s'échapper de l'opération menée là-bas et de pleins de détails qui ne regardent pas quelqu'un comme toi. »

Il s'assit sur un siège, décidé de ne pas bouger avant que Mello n'arrive. Il ne fallait pas exagérer : il ne foutait jamais rien, ne proposait en ce moment aucune action significative et lui-même s'était tapé tout le boulot concernant le contre-espionnage dédié à cette attaque...Même si sa ressemblance avec le ministre de la justice y était pour beaucoup et que sans cela, il n'aurait jamais croisé le premier ministre par hasard et celui-ci ne lui aurait jamais lâché le morceau. Hadès eut un violent frisson. Quitte à attendre, autant se renseigner un peu.

« Tu es...? Mello t'emploie depuis longtemps ? ...Tu parviens à tenir la route, il ne te donne pas trop envie de le frapper, avec ses airs de diva pucelle ? »

Contre n'importe quel chef de la résistance, Hadès ne se serait certainement pas permis de lâcher des ragôts en direct live, mais là, il était fatigué et surtout, détestait Mello à un tel point qu'il espérait surtout dégoûter un maximum ce type de la mafia. Avec un peu de chance, il viendrait dans son camp et ferait un élément utile.

« Si tu veux changer de camp parce qu'il te fait chier, sache que nous embauchons, chez les civils. Faut aimer les rationnements, mais on y vit bien. »

Sourire.

Naïf, comme s'il était persuadé que la réponse serait positive, et que tous les gens présents ici détestaient Mello comme lui.

«Non mais sérieux. Ce type est un branleur. Tu sais combien de temps je vais l'attendre, ou je peux aller le secouer tout de suite ? »


Join us !



Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Ven 22 Jan - 23:37
Hadès.

« Ah c’est toi », répond Matt avec une certaine désinvolture. Il aurait pu lui dire "Tu as marché dans la merde", que le ton n’aurait pas été différent.

Ouais. Il le connaît. Le type qui se fait Ishtar, la meuf de son frère. Dans le mille, l’instinct de Matt sur ce mec, même si en réalité, il en veut plus à Ishtar de se foutre de la gueule de Mello, qu’à Hadès, d’être un connard.

Je suis important, dit-il, et Matt a un très léger haussement de sourcils narquois. Nan, tu l’es pas. Bien sûr, le rouquin n’est pas du genre à casser les gens et à chercher les embrouilles sans raison, alors il garde ça pour lui, mais il n’en pense pas moins. Les gens irremplaçables, ce sont les L,  les Near, les Mello. Hadès ne l’est pas. L’avenir le leur prouvera d’ailleurs, aux dépends de Matt. Celui-ci ne répond pas directement d’ailleurs, il a un léger moment de silence, à l’inquisition de l’autre rouquin. S’il hésite à répondre, ce n’est pas qu’il a oublié son sobriquet, on s’en doute, c’est surtout qu’il n’est pas certain de vouloir engager la conversation avec ce type. En fait, il n’en a vraiment pas envie, mais il n’est tellement pas contrariant qu’il consent.

« Cheshire. J’suis pas employé. »

L’affirmation est vraie dans tous les sens. Si on considère son rôle de soutien envers Mello, c’est qu’il est son meilleur ami, et si on le considère en tant que chef des hackers, groupe indépendant, il est son propre patron, travaillant en collaboration avec la mafia.

Matt récupère son PC en coin de table, le pose sur ses genoux et bidouille un peu dessus, le regard rivé sur son écran. Il ne répond rien à la suite, ça a l’air de lui glisser sous les pompes, l’insulte à son pote. Ce n’est pas le cas. Dans sa tête, il met une petite note. Si un jour il doit se mettre sur la gueule avec ce Hadès, qu’il n’apprécie déjà pas en quelques mots échangés, il lui rendra la monnaie de toutes ses pièces en patates. Ironiquement, c’est bien ce qu’il se dit, de façon totalement détachée, comme on se donne pour objectif d’aller acheter le pain. Il est absolument rarissime d’en arriver au point de se battre avec Matt, mais quand ça arrive, il s’arrange toujours pour provoquer des dégâts apocalyptiques chez l’autre ( si cet autre n’est pas Mello, bien sûr), peu importe qu’il gagne ou qu’il perde. En réalité, donc, ce type calme, toujours cool, le jour où il faudra péter un câble contre une personne lambda, il le pètera bien, à en rendre Mello vert. Tristement, c’est un sort bien plus froid et calculateur qu’il destinera à ce type. Là encore, les deux sont loin de s’en douter.

« Si tu veux changer de camp parce qu'il te fait chier, sache que nous embauchons, chez les civils. Faut aimer les rationnements, mais on y vit bien. »

« Merci, mais nan… Nan, ça va pas être possible entre nous », répond Matt avec un air vaguement moqueur, sans même lever les yeux vers l'autre.

On dirait un type qui rejette une meuf malpropre, et même si ça n’a pas l’air réellement offensif, Matt met les choses au point de façon sous-jacente, et fait savoir qui, à ses yeux, a vraiment la gueule d’une diva pucelle. Finalement, il relève enfin le nez, blasé.

« Rentre chez toi, sérieux. T’as pu constater par toi-même qu’il est absent. J’t’ai dit que je le préviendrai si je croise sa route. Et d’après le peu que tu m’as jugé digne d’entendre », il esquisse un fin sourire ironique, « il semble que ce n’est plus une question de vie ou de mort, et donc, que ça peut attendre… »

Parce que si on dérange Mello, là par contre, ça va devenir une question de vie ou de mort. Surtout de mort, en fait.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 908
Age : 26
Localisation : Dans le QG du gouvernement
Dim 24 Jan - 13:02
Hadès fixa Matt avec un regard plus méprisant qu'autre chose. Cheshire : il connaissait ce nom. Il le connaissait pour la bonne raison que le nom de Cheshire était très connu au sein de la rébellion, mais qu'il savait que l'homme se gardait d'agir de manière physique. Sans doute un peu moins célèbre qu'il le serait dans le futur, Cheshire, c'était un peu un joker pour les chefs de la rébellion. L'homme qui pouvait faire sauter tous les codes et tous les ordinateurs. Il avait bien essayé d'en avoir dans son groupe, mais vu la propension qu'avait Kira en ce moment de faire disparaître ce genre de personne, Hadès s'était avoué vaincu dans ce domaine. Il haussa donc un sourcil, se demandant où Mello avait récupéré Cheshire et surtout d'où lui venait cette fidélité que le blond ne méritait en rien.

« Ha, j'te connais un peu. T'en fais pas, j'ai le temps. J'attendrais quelques heures s'il le faut, et s'il ne se pointe par, j'irai le secouer personnellement. »

Il n'avait pas l'intention de bouger, même si le peu de force qu'il avait en ce moment le lui aurait permis. Hadès avait besoin de parler à Mello. Il avait besoin de l'engueuler, de lui foutre un point sur la gueule et plus si affinités. La haine qu'il éprouvait à son égard atteignait son paroxysme et, il aurait bien été capable d'ouvrir toutes les portes de toutes les pièces de cette putain de maison pour le retrouver. Il avait fouillé sa chambre – ou ce qu'il supposait être sa chambre, puisqu'il y avait des cadavres de tablettes de chocolat partout – et ne l'avait pas trouvé. Bordel. Où Mello pouvait-il donc se cacher ?

Ce que les yeux menaçants de Hadès fixent maintenant, c'est le PC de Matt. Il n'a pas son sabre avec lui et savait que, de toute façon, étant donné l'état de ses relations avec Mello, les vigiles à l'entrée ne l'aurait jamais laissé entrer...Comme si le blond, lui, n'avait pas le droit de bidouiller des armes ici et qu'elles ne présentaient pas un danger pour lui. Sa mauvaise humeur grimpait des levels et il ressentait une haine constante qui lui criait de se bouger. Déjà, il trouvait cela incroyablement malpoli qu'on fasse de l'ordinateur en lui parlant...c'est sans doute pour cela qu'il se leva, se rapprocha soudainement de Matt et ferma le capot de son ordinateur brusquement, menaçant de lui claquer les mains par la même occasion.

« Te fous pas de ma gueule, gamin. Tu me regardes, quand tu me parles, tu joues pas avec ton crincrin. C'est pas parce que t'es Cheshire que tu dois te croire capable de me donner des conseils, bordel. Je veux savoir où est cet enfoiré et tu vas me mener jusqu'à Mello sans faire d'histoire. Visiblement, il n'est pas sorti ou mes agents me l'auraient dit...Franchement, je ne comprends pas pourquoi ce trou du cul a besoin de se reposer et flemmarder. Et si, c'est une question de vie ou de mort. Kira a fait des prisonniers. Si nous ne faisons pas une opération rapide et discrète, ils sont sûrs d'y passer, bordel de merde ! »

Il était tellement énervé qu'il en avait attrapé Matt par le col et qu'il était sur le point de lui foutre son point dans la gueule.

« Des gens sont morts, bordel ! Des humains ! Et c'est tout ce que ça te fait ? ...Pour être aussi peu émotif, n'as-tu jamais été fait prisonnier dans les cachot de Kira ? »


Join us !



Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Mar 26 Jan - 21:24
Mail recule aussitôt les mains, les doigts repliés, pour éviter de se les faire écrabouiller tandis que l'autre ferme d'un coup son PC. Pas impressionné, il lève un regard blasé vers son vis-à-vis, dont le blabla moralisateur rentre par une oreille et sort par l'autre. Baratin, pense aussitôt Matt, quand Hadès fait mention de prisonniers. Il étaient tous morts. Tous sauf lui. Alors ok, c'est dur à digérer, mais faut pas déconner non plus. Quand bien même ce fut vrai, il comptait sacrifier plus de vies ou quoi ? En fait, ce doit être juste une excuse pour que Matt se bouge le cul, mais malheureusement pour lui, le Cheshire n’est pas dupe. Ce sous-connard mérite de poireauter, ça lui fera les pieds.

« Tes agents t'ont mal informé. Il n'est pas là. », répond-il simplement, sans se départir un seul instant de son calme olympien.

Il reste absolument impassible malgré le fait que l’autre ne se sent plus et le saisit carrément par le col. Sa clope –ou plutôt sa clope décédée depuis un court moment, donc son mégot- s’échappe de ses lèvres.

« Des gens sont morts, bordel ! Des humains ! Et c'est tout ce que ça te fait ? ...Pour être aussi peu émotif, n'as-tu jamais été fait prisonnier dans les cachot de Kira ? »

Matt ne répond rien à ça. Bien sûr que les morts qui s’accumulent dans cette guerre, quel que soit leur camp, ça le blesse. Bien sûr qu'il a un cœur et qu'il n’a pas besoin de s'en prendre plein la gueule par Kira pour que le sort des autres le touche. Et bien sûr... qu'il n'avouera jamais tout ça. Matt est de ceux qui intériorisent et qui n’emmerdent jamais qui que ce soit avec leurs états d’âme - contrairement à ce type. Matt se protège, aussi. Il ne prend pas la défense de Mello quand des mecs en disent du mal, mais il trouve d'autres prétextes pour tacler ces trous du cul à un moment ou un autre. Il n'affiche pas son amour et son attachement pour le blond, juste du respect et une réelle loyauté, ça s’arrête là. Si l'on ne connait pas son point faible, alors on ne peut pas s'en servir contre lui. Il ne se laisse pas être une proie facile, comme Hadès le fait.

Après un court silence, Matt baisse le regard sur la main qui saisit toujours son pull et qui n'a rien à foutre là. Oeil pour œil. D'un brusque revers du bras, le Cheshire refile un coup vertical dans le coude d'Hadès, assez violent pour faire ressortir l'os dans l'autre sens si le gars ne lâche pas prise. Et, de l’autre main, il repousse sèchement son épaule, histoire qu’il cesse également de lui pourrir l’espace vital. Les petites frappes comme Hadès ont la bêtise de prendre la tolérance de Matt pour de la faiblesse… alors il est parfois nécessaire de les remettre à leur place. Le chat conserve son calme naturel malgré la sèche riposte. Son but n’est pas d’entamer une baston, mais au contraire de mettre une barrière que l’autre rouquin ferait bien de ne pas franchir. S'il veut faire le "mec", ça sera à ses risques et périls. Aux aguets, Matt est prêt à riposter de nouveau si Hadès revient le coller de trop près. Comme le geek a levé le menton, la lumière blafarde s’infiltre dans ses lunettes, laissant voir des yeux décolorés par les verres, au regard sérieux, presque froid.

« J'comprends ta colère, mais ça mène à rien », dit-il d'un ton trainant, mais pas insolent pour autant, « Et si t'es là pour de soi-disant prisonniers, va falloir te démerder. Tu peux monter un suicide squad si ça te chante, Mello ne te suivra pas dans ta connerie. Il a mieux à foutre. »

Ouais, dormir, c'est mieux que d'envoyer des types à la mort pour rien, même s'il le précise pas. Matt plisse un peu les yeux, voyant que Hadès ne compte vraiment, vraiment pas lâcher l’affaire.

« Si t'y tiens, tu peux éventuellement aller attendre ailleurs », suggère t-il froidement.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 908
Age : 26
Localisation : Dans le QG du gouvernement
Lun 15 Fév - 16:25
Dans la tête d'Akira Darkwood, il n'y avait en réalité qu'une option : celle de protéger ses proches du gouvernement...et de Mello, également. Il n'y avait pas un plus grand souhait de sa part et tous les doutes qui pouvaient traîner au dessus de sa tête, toutes ces allégations fomentées par le gouvernement comme quoi il n'était en réalité qu'un traître...il n'en avait rien à foutre. Il avait même renié son propre frère jumeau pour la résistance, c'était dire à quel point il pouvait être fidèle.

L'homme qu'il avait en face de lui lui revenait de moins en moins. Si seulement il savait que ce serait lui qui abrègerait sa vie quelques années plus tard...tirerait-il ? Le tuerait-il là pour qu'il ne le tue pas par la suite ? Sans doute pas : Hadès n'était pas du genre à tuer, plutôt à espérer et même les gens comme Mello, même s'il ne les aimait pas, il était convaincus qu'ils pouvaient avoir une utilité et servir par la suite. Mello avait plus d'utilité à la résistance vivant plutôt que mort : voici pour lui la seule raison pour laquelle il n'avait pas encore été assassiné, que ce soit par lui ou par une faction rivale qui revendiquait la mafia.

Hadès est trop blessé pour continuer à faire des gestes brusques et sait que si Matt insiste, il lui déboîtera l'os...Son épaule est déjà blessée, la faute à cette pute de pro-Kira, il n'a pas envie d'être totalement impuissant, non plus. C'est pour cela qu'il lâche le rouquin et lève à demi son bras blessé et restant dans un signe de : je ne veux pas te faire de mal, mec.

« Nan. Mes sources sont sûres. Pas la peine de t'énerver à ce point, mec. Je sais que Mello est ici, c'est tout. Moi aussi j'ai des amis au sein de la mafia...Et en l'occurrence, j'ai plus confiance en eux qu'en toi. Alors nan. J'vais pas attendre ailleurs. Que ça te plaise ou non. »

Prudemment, il se recula pour s'asseoir de nouveau sur le siège où il était installé un peu avant. Ciel qu'il était fatigué. Si on lui avait dit que ce boulot serait aussi harassant, il ne serait sans doute jamais venu jusqu'ici. Il regrettait de s'être mis en colère, même s'il savait que la fatigue et l'énervement face à Mello y étaient pour beaucoup.

« ...Je ne voulais pas m'énerver, mec. Excuse-moi. C'est piteux, comme première rencontre. Alors je recommence : salut, je suis Hadès. Chef de la résistance. Un peu en nage, mais toujours volontaire. J'attendrais autant de temps qu'il le faudra, à moins que... »

Il savait tout d'un coup qui il fallait qu'il voie, si Mello n'était pas disponible. Que le blond travaille ou se fasse une fille, très sérieusement, il n'en avait rien à foutre. Si Mello n'était pas disponible, il pourrait aller voir Ishtar, tout simplement. La jeune femme était bien plus que la compagne de Mello, elle était également la chef d'un groupe de résistantes, et elle pouvait faire bouger bien des choses en claquant des doigts.

« Dis donc....Cheshire, c'est bien ça ? ...Tu ne saurais pas où est Ishtar par hasard ? Ishtar Nâgina. C'est une très bonne amie à moi. Tu me mènes à elle et je te laisse tranquille, d'accord ? »

Si il avait eu son téléphone portable, il aurait certainement pu lui envoyer un petit message, et puis sa chambre avait dû changer de lui la dernière base qu'ils avaient investi. Il lui tardait de revoir la belle Indienne et de poser un baiser sur ses lèvres.

Vraiment.

« Je blaguais, par rapport à Mello. J'étais énervé, je ne pense pas ce que j'ai dit. »


Join us !



Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» BEAUMINON CHAT MALE DISPARU GARD (30)
» Perdu dans le labyrinthe, retrouvé par le danger! [PV Dementia]
» C'est la mère Michèle qui a perdu son chat...
» Rusard a perdu son chat [LIBRE]
» Aragorn ~ J'ai perdu la lune à essayer de compter les étoiles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Hors RP :: Archives (numériques) :: Rps archivés-
Sauter vers: