Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Lun 4 Jan - 19:44


 
    Fiche de présentation



Informations Générales


     
    Véritables noms et prénoms :

         
    Nate River

     
    Faux noms et prénoms (ou/et pseudonyme) :

         
    Near

     
    Âge :

         
    33 ans. C'est qu'il grandit, mon ours polaire °^°

     
    Convictions politiques :
    (dites ici où vous voudriez placer votre personnage, quelles sont ses convictions)  
         
    Sans aucun doute enquêteur. Convictions... Faut vraiment que j'en parle ?

     
    Rôle :

         
    Chef suprême du MI6 ! Non, c'est faux, je me la joue aucunement D:


Descriptions


    Physique :
    (7 lignes minimum)
     
    Tout d’abord, la taille du dénommé Near... A vrai dire, on n’en sait trop rien, le jeune homme passant la plus part de son temps assis, ou allongé sur le sol. Aussi, il a une façon bien particulière de s’asseoir, un genou replié près de lui, l’autre jambe se balançant du haut de sa chaise, sans toutefois pouvoir toucher le plancher de la pointe. C’est grâce à cet élément de sa vie que l’on peut présager que le surdoué n’est pas très grand. Mais de là à savoir la taille exacte… Mission impossible, dirais-je. Après tout, il n’y accorde pas la moindre importance. Point final.

    Near est maigre. On se demande comment, étant donné qu’il passe presque ses journées à ne rien faire, comme diront certains. Mais jouer n’est pas rien faire, c’est une chose essentielle pour l’albinos. De même, il ne se distrait pas, mais utilise ses babioles pour réfléchir. Ce qui nous amène à ce deuxième point. Near est faible. Ce n’est pas le genre à soulever de la fonte tous les jours. Pas le genre à faire un petit footing dans la rue au beau matin, quand les mésanges y vont de leurs gazouillis. Ce qui agace quelque peu ses partenaires d’ailleurs, eux qui aimeraient le voir se décarcasser.

    Son visage maintenant. Il n’y a pas photo, il a la bouille bien juvénile, avec ses traits arrondis, sa peau claire si lisse qui ne laisse pas paraître son véritable âge. Un vrai acteur pour une pub de cosmétiques, médiraient certains. Une masse abondante de longs cheveux couleur neige couronne son crâne, toujours désordonnée, une coupe dite du mauvais garçon. Des mèches fines et ondulées, qu’il ne cesse d’entortiller, tic nerveux qui remonte à sa plus tendre enfance. Certaines finissent par tomber devant ses grand yeux ouverts, semblant fixer le monde, se l’approprier. On pourrait penser qu’ils sont noirs, nuance qui irait bien avec son air toujours aussi peu empreint d’émotions, mais ils sont réellement bleus, teinte de la justice dont il s’éprend.

    Son style vestimentaire ? Oh, cette sorte pyjama blanc constitue sa seule garde-robe. Une chemise, doublée d’un pantalon dix fois trop grand pour lui. Les longues manches cachent ses petites menottes, tandis que le bas court sur le sol, à sa suite. On pourrait se demander comment il fait pour ne pas s’empêtrer dedans... Des chaussettes de la même couleur ornent ses pieds, dans la même continuité. Toujours blancs, toujours immaculés. A croire qu’il en possède des milliers… Ou alors il ne cesse de les laver. Foutu maniaque.

    Caractère :
    (7 lignes minimum)
     
    Near. Un gamin dans sa tête. Mais un gamin bien intelligent, vous ne trouverez  peut-être pas mieux dans le monde. Un génie, comme il en est élevé à la Wammy’s House. Parfait pour succéder à leur mentor à tous. Il n’a presque pas changé depuis sa sortie de l’institut, malgré les treize longues années passées. Et l’enquête piétine toujours. Mais Near s’est promis d’envoyer Kira à l’échafaud, et ne reculera devant rien pour atteindre son but. Son rêve. L’hommage qu’il ferait au défunt L.

    Near est quelqu’un de tranquille, détaché. Mais pas insensible, loin de là : il peut lui arriver de se mettre en colère, même si cela reste relativement rare. Il ne supporte pas que des gens puissent reconnaître en Kira leur sauveur, leur dieu même. Pour lui, il n’est qu’un monstre, un assassin déguisé en divinité. Un humain se croyant supérieur aux autres... Et il n’est pas loin de la vérité, ce cher.

    Near, un être introverti. On ne l’a jamais vu passer du temps avec quelqu’un à l’époque où il était encore à la Wammy’s House.  Il n’a jamais montré une quelconque  affection pour un quidam, même malgré les insistances d’autres éventuels successeurs.

    Near, pourtant, possède un vice, comme L anciennement. Cette manière de s’entourer de jouets pour réfléchir lui est propre. Et à l’instar du défunt enquêteur,  il empile des objets, souvent des dés ou des allumettes, pour en faire des tours vertigineuses. Une personne bien excentrique.

    Mais le détective est aussi quelque peu manipulateur…  Que cela soit dans ses actes ou ses propos. Ah, le pouvoir des mots. Si on sait les utiliser avec logique, ils peuvent avoir un effet dévastateur. Et Near est un fin orateur. Il peut facilement convaincre. Et s’il rajoute ce petit sourire espiègle qu’il possède…

    Ses talents maintenant. Il est capable de finir un puzzle en commençant par le milieu. Et, pareillement à L, visionner plusieurs moniteurs en même temps.
    Son aptitude d’analyse est incroyable. Il arrive à prévoir les faits et gestes des autres, comprendre leur fonctionnement mental. Et élaborer une stratégie à partir de cela.

    C’est ce qui fait de lui un adversaire redoutable face à Kira.

    Particularités ?

     
    Hait Kira. Veut l’arrêter à tout prix.. Avant Mello. Cela va de soit.


Histoire

    ( Le temps de votre histoire importe peu. Ce qui importe, c'est que vous respectiez les règles et la syntaxe du français... 15 lignes minimum, mais plus serait grandement apprécié.  )
     
    Acte I: God and Alone.
    Partie I.

    Soir d'été. Le crépuscule étendait son ombre farouche sur le paysage américain, faisant sombrer celui-ci dans le mélancolie des vieux jours. La lune projetait ses rayons de clarté sur les bâtiments lugubres, essayant de redonner un semblant de vie à ce lieu désert. Enfin, pas exactement désert. Car les pleurs que l'on entendait depuis quelques minutes n'appartenaient pas à un fantôme. Pas encore en tout cas.

    Un bambin emmitouflé dans une misérable couverture écarlate fut déposé sur le pavillon de cette sinistre église. Les tours gothiques se dressaient de chaque côté du bâtiment principal, donnant la forte impression glacée d'un manoir hanté. Pourtant, l'enfant ne le remarque pas, lui qui crie, hurle à s'en arracher les cordes vocales, essayant d'attirer une quelconque bonne âme en ces lieux de désespoir. La mort gourmande est présente, tapie dans les ténèbres, attendant patiemment que sa proie lâche prise du fil de la vie. Que lentement que l'enfant agonise, privé de source de chaleur. Mais pourtant l'enfant tient bon, sous l'œil dépité de la cruauté. Le temps passe, le temps s'écoule comme le sable entre les doigts. L'aube ne tarderait plus. Mais le gamin ne le verra pas. Inconscience.

    †††

    Le matin se fit plus en douceur pour le jeune garçon. Quand l'aube pointa le bout de son nez, il était au chaud à l'intérieur de l'église. La lumière des chandelles lançait des reflets d'or dans ses cheveux aussi blancs que neige. Ses grand yeux éveillés fixèrent la bonne sœur assise sur une chaise, à attendre qu'elle le remarque, ce qu'elle ne tarda pas à faire. Mais pourtant elle ne dit rien, se contentant d'observer cet enfant si étrange. C'était un miracle qu'il soit encore en vie. Mais il avait été déposé devant la maison de Dieu, et Dieu l'avait sauvé. Alors, il vivrait certainement pour accomplir un grand destin. C'était ce que pensait la vieille femme. L'albinos remua un peu dans le baptistère où elle l'avait mis. La couverture se déroula sous ce geste, dévoilant une lettre qu'elle n'avait pas remarquée. Elle l'attrapa et la déposa sur la table, recouvrant le gamin. Celui-ci la regardait maintenant avec un léger air intrigué, quoique la vieille femme pouvait aussi se faire des idées, ce n'était qu'un bébé après tout. Un frêle enfant. Il ne pouvait pas montrer une émotion pareille... Si ? Et pourtant, d'une certaine manière, ils se comprenaient dans ce silence absolu. Muets remerciements.

    La vieille femme soupira ; elle ne pouvait s’occuper de cet enfant. Pas le temps… et, elle risquait d’éprouver de l’affection pour ce gamin paumé. Alors qu’elle allait bientôt quitter ce monde, un certain déclin se faisant sentir sur sa peau ridée. Non, il était impossible qu’elle s’occupe de lui. Un sourire triste s'afficha doucement sur son visage. L'enfant s'était endormi. Elle regarda la lettre posée plus tôt à ses côtés. Elle ne l'ouvrirait pas, par pur respect de la vie privée. “For Nate” était-il écrit d'une manière soigneuse. Elle la déposa entre les menottes du garçon. Il lui sembla qu'il souriait en son rêve.

    Nate, cadeau de la Nature.
    Décidément, ce prénom lui allait comme un gant.

    Partie II

    Il avait peur, il tremblotait. La douce tendresse maternelle s'effaçait dans les ténèbres. Jeté dans l'obscur abîme. Abandon.

    Encore et toujours ce même rêve. Celui qui laissait des traces humides sur les joues du jeune Nate. Cela faisait maintenant un mois qu'il avait pris connaissance du contenu de cette mystérieuse lettre, un mois que ses rêves n'étaient que cauchemars.

    Un mois auparavant...

    †††

    C'était un jour pluvieux, il s'en souvient. Le tonnerre grondait au dehors, lançant parfois des éclairs qui affolaient les stagiaires de l'équipe ; que feraient-ils sans lumière ? Comment occuper les gamins déterminés à leur faire la misère ?

    Mais l'albinos était bien loin de toutes ces préoccupations. À vrai dire, il n'avait d'yeux que pour ce papier posé en hauteur, sur l'étagère, hors de portée. On ne voulait pas qu'il lise cette lettre ; on l'en empêchait, alors que c'était son seul bien ! Il avait tenté tous les moyens, allant jusqu'à même faire embuer ses yeux pour faire craquer un membre de l'équipe. Mais pourtant, ce fut toujours non, avec cette même phrase "Tu n'es pas assez grand, Nate." Agaçant.

    Et cette lettre, qui n'était au début qu'une affaire à récupérer, commençait à l'obséder. Il l'aurait. Il la lirait. Mais il cherchait toujours un moyen de la prendre. Il n'avait qu'une chance, il fallait que ce soit le bon moment. Et l'occasion se présenta ce jour pluvieux. Profitant d'une coupure momentanée du courant, il sauta sur un tabouret, se mit sur la pointe des pieds pour attraper son trésor, avant de glisser, emportant l'étagère avec lui dans un bruit fracassant. Boulet.

    Tant pis, il n'avait pas le temps de ranger. Il courut vers le dortoir, enferma la lettre dans le tiroir de la commode, avant de rapidement revenir dans la salle de jeu. Quand le courant revint, il était tranquillement assis par terre avec les autres enfants, avec de grands yeux innocents, tandis que la patronne hurlait devant le désastre. Petit ange. Elle n'avait pas remarqué la disparition du papier, trop occupée à s'énerver contre, je cite, cette équipe incompétente !

    Le soir, pendant que les autres dormaient -ou discutaient, il n'y avait prêté grande attention- il décacheta l'objet pour lequel il avait déclenché une catastrophe, avant de la lire.

    “Dear Nate,”... Cela commençait déjà mal. “I'm Sorry...” Oui, elle pouvait s'excuser. “I will not be able to nurture you. I am not the example of the ideal mother. I wanted you have a better life than mine..” À ce passage, l'enfant grand de ses quatres années avait failli déchirer la lettre en mille morceaux, quitte à devoir tout rassembler, tel un puzzle. Mais c'était las de cette ignoble mascarade qu'il avait continué sa lecture, non sans hurler des jurons contre cette absurdité. Lui vouloir une meilleure vie en l'abandonnant, au risque qu'il ne meure ? Non, ce ne pouvait être qu'un mensonge.

    Et le reste de la lettre était bien pire, parlant de bonheur, de malheur et d'autres détails du même type. La seule chose qui avait retenu son attention, c'était la signature. H. River. Et donc, lui, Nate River.

    Nate River, Nate River... Il se repassait ce nom en boucle. Il n'arrivait pas à s'y faire. C'était trop bizarre, trop nouveau. Lui qui pensait rester à jamais sans nom de famille...

    Ouais, sauf qu'il était coincé à l'orphelinat. La bonne sœur avait décidé de le placer là, en espérant qu'il puisse trouver une bonne famille. Au début, il passait du temps avec les autres bambins, mais à chaque fois, ces derniers s'en allaient, partaient, le laissant seul, avec sa personnalité incroyablement compliquée. Et sa chevelure n'arrangeait rien, au contraire, elle empirait la situation. Il préférait être asocial, pour ne pas hurler quand ils voyaient les autres se précipiter dans les bras de leur nouvelle famille. Ce fut comme cela qu'il développa cette introversion si caractéristique aujourd'hui.

    Puis, à force de ne rien faire, il commença à utiliser la tonne de jouets environnants. Pas que cela l'amusait réellement... Mais tous les moyens étaient bons pour passer le temps. Et puis, plus ce dernier passait, plus il commençait à y prendre goût, jusqu'à ne plus pouvoir se détacher de cette manie.

    Un vie assez banale. Enfin pas vraiment, mais la suite ne serait que plus intéressante....

    Acte II : Investigation and Wammy's House
    Partie I.

    Un beau jour -ces jours où le soleil a enfin décidé de se montrer- les surveillants décidèrent de faire une petite excursion au parc le plus proche, histoire de faire un peu sortir les gamins. Nate n'en avait aucune envie ; il n'aimait pas sortir, car sortir signifiait pour lui devoir s'habiller. Perte de temps inutile, trouvait-il.

    Ce fut donc de très mauvaise grâce qu'il enfila un T-shirt à manches longues, et un jean qui lui collait à la peau, tout en maugréant et pestant. Il alla même jusqu'à imaginer un plan tordu pour s'échapper, avant de renoncer. Il ne fallait pas exagérer tout de même. Mais les enfants ont le droit de rêver, non ?

    Et la mauvaise troupe s'élança dans les rues matinales. Cacophonie serait le mot juste pour définir le rythme de leurs pas. Entre ceux qui couraient dans tous les sens, et les autres à la traîne... Les organisateurs se demandaient si, au final, ce n'était pas une mauvaise idée...

    Quand une cloche lointaine sonna ses douze fois, on alla chercher les sandwichs. Quand je dis "on", cela comprenait une des organisatrices, et Nate, qui voulut l'accompagner, au contraire des autres enfants dissipés qui se chamaillaient. La pionne fourra quelques dollars dans la main du garçonnet, ayant remarqué que celui-ci s'ennuyait ferme depuis le matin.
    -Va t'acheter un petit jeu, mon chéri. dit-elle pour toute explication.

    Le concerné ne se fit pas prier, se précipitant aussi vite que le pouvait ses petites jambes vers le magasin de jouets artisanaux, sous le regard attendri de la jeune femme.

    Mais pourtant, cette scène fut gâchée par le son d'une sirène de police qui retentit comme un coup de fouet. Un haut-parleur diffusa allègrement un "Écartez-vous !" tonitruant, qui eut pourtant l'effet strictement inverse, rameutant la foule. Nate y compris.

    Un ruban jaune délimitait l'espace interdit, et un linceul blanc recouvrait une masse inerte sur le sol, masse qui semblait, en toute logique, être un corps. Un scientifique était agenouillé à ses côtés, soulevant légèrement le drap de son côté pour pouvoir effectuer ses analyses. Des flics débordés essayaient de retenir la foule excitée, difficilement. Nate, mu par une malsaine curiosité, réussit à se glisser à l'intérieur du périmètre, sans être remarqué, grâce à sa petite taille. Il se posta derrière le scientifique qui réfléchissait à voix haute, en observant la peau si blanche du cadavre, l'angle impossible que formait son cou, et le sang déjà coagulé qui s'extirpait de sa plaie béante. L'homme en service sursauta en entendant une voix grave derrière lui, pris par ses pensées.

    -Ce n'est pas un suicide.
    Il se retourna, empêcha à temps qu'un flacon tombe de ses mains, faisant face au jeune garçon étrange. Il allait le réprimander, mais les mots prononcés par le gamin le coupèrent dans son élan.
    -Je te demande pardon ?
    Nate prit l'air qu'ont les adultes devant un enfant qui ne comprend rien de ce qu'on lui explique.
    -Ce n'est pas un suicide.
    Il s'approcha, et désigna les lunettes fracturées.
    -Il a toujours sa paire. Or, le suicide est l'acte égoïste de grade le plus élevé. C'est aussi le plus lâche. Et un lâche n'aurait pas le courage d'affronter la mort en face. Donc, si cela avait été un suicide, il n'aurait pas gardé ses lunettes avant de sauter, pour ne pas voir la mort arriver.
    L'homme tourna de grands yeux ahuris devant cet enfant, qui ne devait même pas avoir huit ans, à la déduction si innée.
    -...oui, c'est possible.
    -C'est même certain. Je suis sûr de ce que j'avance.
    Cette fois, ce fut un froncement de sourcil qui se matérialisa sur le visage du scientifique. Déjà, ce gamin n'éprouvait aucun dégoût, alors qu'il était face à un cadavre, et il se permettait de conclure à sa place !
    Ledit gamin pencha un peu la tête, tortilla une de ses mèches avant d'annoncer :
    -Je pencherais pour le crime passionnel. Il a une alliance, et une marque de baiser sur la joue. Peut-être une amante ?
    Le garçonnet était de plus en plus étonnant.
    -Il semble qu'il soit tombé du troisième étage, vu l'angle de sa nuque...
    Un cri le fit soudainement sursauter. Un des policiers qui gérait la circulation l'avait vu.
    -Eh toi ! Tu n'es pas censé être ici !
    Le gaillard l'attrapa par la manche, pour le traîner hors de la zone.

    Un sourire gentillet tordit les lèvres du scientifique : il avait remarqué le petit badge accroché au col du gamin, un petit badge au signe de l'orphelinat. Il ne tarderait sûrement pas d'en parler à un certain ami...

    ***

    -Tu en as mis du temps ! Asséna la jeune stagiaire au garçon.
    Silence coupable de ce dernier.
    -Allons, tu n'arrivais pas à te décider entre tous ces jeux ?
    Elle éclata de rire, avant de reprendre son sérieux.
    -Ne traînons pas, les autres doivent avoir faim.
    Elle n'avait pas dû remarquer l'incident qui s'était pourtant produit peu loin.

    Nate acquiesça, serrant sa peluche nouvellement acquise contre lui. Il n'allait pas démentir ces propos.

    Surtout que sa vie allait devenir un poil plus intéressante deux jours plus tard, avec l'arrivée d'un vieil homme qui l'arracha à l'orphelinat, après une longue discussion confidentielle avec la directrice.

    Partie II

    Novembre. Un duo complètement désassorti arpentaient les rues anglaises sous le regard intrigué des passants et autres touristes. Un vieil homme, cheveux grisonnants, long manteau et chapeau à l'appui, marchant d'une démarche souple et rapide, la posture droite. Tout le contraire de l'enfant qu'il tenait à la main. Un petit garçon, avec des cheveux de même couleur que sa peau retombant en une soyeuse cascade emmêlée, encadrant de fines et hautes pommettes rosies, un regard sombre dénué d'émotivité, avec cette attitude bien étrange... Et ces longs habits traînant sur le sol.
    Les plus anciens de la région dissimulèrent un sourire ; un petit nouveau arrivait donc à ce drôle d'institut pour surdoués. Ils lui adressèrent de silencieux encouragements : ce petit en allait-bien en avoir besoin pour ne pas se faire éjecter du classement. Le croyaient-ils...

    Car, malgré son apparence de déficient mental, le petit Near, comme il fut surnommé dès son arrivée, était bel et bien savant. Trop au goût d'un blondinet dont il n'apprit le faux nom que par la suite. Mello. Toujours premier, toujours deuxième. Tel fut le classement. Mais Near ne faisait pas cela pour la compétition du "Qui va succéder à L ?" -ça sonne presque comme une émission de télévision- mais parce qu'il voulait réellement cette place. Il n'était pas venu jusqu'en Angleterre pour fainéanter une fois arrivé à ce nouvel orphelinat, mais bien pour pouvoir tester ses capacités, et donner le meilleur de lui-même. Du moins, le disait-il.

    Il bossait dur, et il n'était pas rare de le voir s'alimenter en anecdotes historiques à la bibliothèque bien fournie de l'orphelinat, quand il n'était pas en train de résoudre un casse-tête amusant. On l'invitait parfois à sortir jouer dehors avec les autres gamins, mais il déclinait toujours. Ce n'était pas une chose qu'il appréciait de faire. Ah, les manies...

    Et puis, au fil des jours, Near prêta une certaine attention à la rivalité croissante de "l'accro du chocolat". Cela, comment dire, rajoutait du piment à la morne litanie de jours répétitifs. Et puis, bien qu'il ne le montrait aucunement, cela l'amusait, cette petite compétition. Ce jeu entre eux. Qui gagnera, qui perdra ?

    La réponse tant convoitée arriva quelques années après, avec une douloureuse nouvelle. L était mort. Cela n'ébranla pas une seconde le blondinet. C'était purement et bonnement impossible. Le détective à la renommée plus qu'internationale ne pouvait pas disparaître. Mais les yeux graves de Roger prouvaient que ce n'était pas une mauvaise plaisanterie. Un cri hystérique éclata à ses côtés. Mello. Mais tais-toi donc. Ne comprends-tu donc pas que L, le grand L, ne pouvait être tué par cette ordure de Kira ? Cela, Near ne pouvait le croire. Mais, quel serait l'identité du nouveau L ? On s'y attendait, ce fut le blond qui posa cette question à Roger. Froncement de sourcils de la part de ce dernier. L n'avait pas choisi. Ne sachant pas vraiment quoi faire dans cette situation, Roger leur proposa une alliance. Eux deux. Deux génies au si grand potentiel. Near fut d'accord. Pas Mello, qui céda la place au décoloré, avant de partir de l'institut sur un coup de tête. Ou de rage, allez savoir. L'affaire fut donc conclue.
    Near prendrait la suite de L.

    Et maintenant ?

    Trois ans. Trois longues années s’étaient écoulées, à bosser, travailler, réunir les informations et autres rapports laissés par L. Trois années à trimer comme le grand malade qu’il était, pour enfin arriver à cette satanée conclusion qui paraissait irréelle : le Death Note.

    Il rencontra le président des Etats-Unis, accompagné du directeur du FBI,  et demanda qu’un nouveau groupe  d’élite soit créé, composé de membres du FBI et de la CIA. Un groupe nommé SPK. Special Provision for Kira –qui, comme son nom l’indique, cherche à arrêter Kira. Near prit d’ailleurs la tête de cette ligue anti-Kira, et ce fut lui qui choisit ses membres, notamment Rester, de son faux nom, personne à qui il donna toute sa confiance.

    Il découvrit la véritable identité du nouveau L, et ses soupçons se renforcèrent sur ce Light Yagami, cet enquêteur bien trop passif… à l’en rendre suspect. Mais l’enquête piétina toujours, Near n’ayant aucune preuve pour démontrer sa conviction. Il pouvait tuer Kira… Mais ce n’était pas comme cela qu’il voulait lui infliger sa monumentale défaite. Oui, défaite. Son but était de lui faire comprendre qu’il n’était aucunement la justice. Juste une saleté de tueur.

    Malheureusement, Kira prit de l’ampleur. Near fut contraint d’abandonner l’enquête et de dissoudre le SPK. Mais, officieusement et seul, il mena toujours l’investigation sous un faux nom – Andrew McCoy- et de l’intérieur.. Comment cela ? Il est chef du MI6, cette organisation sous le joug de Kira. Mais ne vous y méprenez pas, Near, alias Nate, Near, Andrew… l’arrêtera.
    Tôt ou tard.




    De l'autre côté de l'écran ?

    Vous  ?

     
    Datenshi °^°

    Votre âge :
    (question optionnelle)  
     
    ...13 ans °^°

    Comment avez-vous trouvé le forum sur le net, que pensez-vous de lui ?  

     
    Je l'avais déjà remarqué auparavant, mais c'est Aaron qui m'a persuadé de m'inscrire ici °^°

    Quelque chose à ajouter ?

     
    J'aime les albinos °^°

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Invité
Invité
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Invité
Lun 4 Jan - 20:04
Neeeeear <3 ! Trop content de te voir minus *-* ! Bienvenue !
(Toi aussi tu as galéré avec ton pseudo parce qu'il est trop court ? xD)
Invité
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Fate Harlaown
Juliette sans Roméo
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Messages : 824
Age : 20
Lun 4 Jan - 20:20
Bienvenue petit blanc-bec <3

La résistance au grand complet ! Ca fait super plaisir ! Bon courage pour le restant de ta fiche :3


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Messages : 116
Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Lun 4 Jan - 20:45
Merchiiiiii ♥

(Même pas Matt, y'a juste un autre Near qui me bloque le pseudo xD)
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Mello
Enfoiré
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Messages : 439
Age : 26
Localisation : Dans ton...
Mar 5 Jan - 11:30
Coucou et bienvenue, petit ours polaire ! (que je hais très fort)

Je vais MP le 2e Near pour lui dire que le personnage t'est réservé, étant donné que tu avais posté dans les invités.
En passant, Near n'est pas juste membre du MI6, il est leur chef ! :DD
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Messages : 116
Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Mar 5 Jan - 16:36
Merci encore !
(Ours polaire... Ou lapin blanc, au choix =D)
D'accord, une nouvelle fois merci ! Première fois que poser une question me sauve la mise xD
Okay ! Je modifie cela tout de suite ! ^-^
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Messages : 116
Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Lun 18 Jan - 20:38
up

Allez, enfin teeeeeeeeeeeeerminé !
Normalement, il ne devrait plus y avoir de fautes, mais on sait jamais j'ai envie de dire x)

Voilàààààààààààààààààààààààà ! <3
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Mello
Enfoiré
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Messages : 439
Age : 26
Localisation : Dans ton...
Lun 18 Jan - 22:15
ET VOILA
TU ES ENFIN VALIDE
ENFIN
C'ETAIT TRES BIEN !!!
Encore une fois bienvenue :D

Tu connais la procédure, j'crois même que t'as déjà des rps de prévus, donc : HAVE FUN
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Messages : 116
Age : 15
Localisation : Coincé sous mes jouets º^º
Sam 3 Juin - 17:29


Le retour au Japon
Le nouveau premier ministre japonais n'avait pas chômé. Ça, Near l'apprit rapidement, que ce soit par ses différents agents à chaque coin du monde ou par la télévision de son bureau au MI6, peu importe. Mais ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'il ne fut pas content. Pas content du tout. Et y'a d'quoi s'étonner ?

Non. Le temps d'organiser la succession du chef du MI6, le temps de (faire) préparer ses bagages, récupérer quelques affaires très importantes (jouets) restées à la Wammy, trouver un accompagnateur (parce que l'avion...), et il était parti. Direction ? Le Japon, évidemment.

Il allait devoir (re)contacter certains anciens agents...


grumpy grumpy grumpy
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