Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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That contagious infection called Mello… don’t die of it. [Mysha]

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Mar 22 Déc - 22:20
Il fallait quelqu’un du self-control de Matt, pour ne pas étrangler Mello à mains nues quand ce con avait annoncé, comme une fleur, qu’il venait d’engager une parfaite inconnue à son agence. Il fallait quelqu’un du self-control inhumain de Matt… alors qu’il lui annonçait cela peu après que le geek a buté un homme pour lui.

Pour protéger Mello, le rouquin ne peut même pas compter sur le concerné. Il doit se démerder. Alors il fait quoi ? Déjà… Cette meuf, c’est qui ? Il apprend que si Mello l’a embauchée, c’est parce qu’il l’a vu arracher une affiche « Wanted » de Matt. Ça le perturbe, Matt, même si c’est un peu con, d’être perturbé. La gonzesse n’a pas fait ça pour lui, personne ne le connaît vraiment à part Mello… Elle veut juste aller dans le sens contraire de la marche. C’est admirable, et foutrement dangereux. Maintenant, Mello a mis le grappin sur elle et est en train de l’embourber lentement mais sûrement dans son merdier. Ce mec n’a parfois tellement pas de scrupule que c’est révoltant, Matt ne peut pas tout cautionner, bordel, encore moins maintenant. Il suffirait que l’agence de Mello attire un peu trop les soupçons de Harlaown pour qu’on mette la main sur cette Mysha, et qu’on lui fasse des trucs dégueulasses pour obtenir des informations qu’elle n’aurait certainement pas. Bon sang, elle n’est même pas indispensable à Mello ! Ce connard met une vie en danger juste pour son propre confort, mais Matt n’a pas la présence d’esprit d’essayer de le raisonner sur le moment. Deux nuits passent, et il regrette de ne pas avoir déjà agi.

Dans son pieu, à moitié désapé, à moitié endormi, il cogite et hésite à lever son cul. Pourquoi ne pas le faire ? Il n’a dormi que trois heures cette nuit, enfin, ce matin, c’est déjà pas mal, et il ne pourrait pas se rendormir de toute façon. Alors il se lève, et se prend sa douche froide quotidienne, ça lui met les idées en place. Il se dit que cette meuf, Mysha, il doit la voir. Et pas seulement parce qu’il a une dette envers elle. Allez, faut sortir du trou Matt. Courage… C’est avec la mort dans l’âme qu’il s’habille quasi normalement. Il fait aussi l’exploit incommensurable de se faire un petit-déjeuner équilibré. Ça le fait un peu reprendre des couleurs, c’est-à-dire que sa pâleur naturelle lui est restituée, sans le faire ressembler à un cadavre cette fois, même s’il ne pète pas la forme. Avant le départ, il se fait quand même une partie de Burnout sur la Xbox, parce que l’envie de faire des carambolages le prend. Y a des trucs dans la vie qui s’expliquent pas.

Matt sait pas quand il doit l’intercepter, la nana… A midi, peut-être ? Mello serait bien capable de lui sucrer sa pause-déjeuner… Il tente quand même sa chance. Ray-ban Avitor sur le nez, cigarette aux lèvres, il enfile un blouson de cuir par dessus son pollo rayé. Même s’il n’est pas trop infidèle à lui même, Matt est méconnaissable rien que par le fait d'avoir l'air normal. Là il a plus le look british, que celui d’un geek. Dépaysement total. Mello lui-même pourrait le croiser dans la rue sans le calculer, et sans faire exprès. Faut bien, puisque Matt compte trainer pas loin de l’agence. Le gars sort, c’est la fin de matinée, il reste à distance du lieu-dit, mais pas trop pour voir qui le quitte. Il grille plusieurs cigarettes dans l’attente, ses doigts le démangeant de sortir sa PSP… Non. Surtout pas de conneries. Midi pile, une brune sort. Ce ne peut être qu’elle. Y a une montre suisse dans l’estomac de la donzelle, où il s’y connait pas. Il la suit sans trop se presser, elle ne le voit pas. La brune entre dans un restau, dans le coin, Matt se dit que c’est sa chance. Quand il rentre, elle est déjà installée, seule, il s’approche de sa table.

« Salut. J’peux m’asseoir là ? », demande t-il, tirant la chaise en face d’elle.

A peine a t-il terminé sa phrase que c’est le serveur qui l’épingle.

« Monsieur, vous êtes dans un espace non-fumeur. »

« Fais chier », souffle t-il à voix basse.

Comme c’est non fumeur, y a pas de cendrier, et Matt dépose donc sa clope sur le plateau du serveur, dans la tasse vide qu’il débarrasse. Un peu sans gêne, c’est qu’il n'est pas trop habitué à fréquenter des lieux publics, le pauvre jeune homme. Le serveur, trop indulgent –ou trop habitué aux couillons-, ne lui fait pas de remarque là-dessus. Son intervention ayant au moins servi de distraction, Matt a pu ignorer la réponse de la brunette en feignant d’avoir l’attention détournée. Il s’assoit donc tout innocemment, comme si elle l’y a cordialement invité.

« Tu disais ? », demande Matt à la brune, l’air de rien.

Il retire ses lunettes et les dépose sur la table. Les cernes qui soulignent ses yeux fatigués, étrangement, lui donnent un air plus humble malgré le petit sourire mutin qu’il lui adresse. Il la trouve jolie. Matt a toujours eu un petit quelque chose pour les brunettes et, comme tout mec qui se respecte, y a forcément des idées pas nettes qui lui traversent l’esprit, là. Mais il se refile une gifle mentale. C'est une meuf envers qui il a une dette. Alors un peu de sérieux.

« Ouais on s’connaît, Mysha. Je le précise, parce que t’as la tête de quelqu’un en train de dévisager un inconnu. C’est presque vexant, mais tant pis. Tu vas bien, sinon ? », demande t-il en posant les coudes sur la table, le regard planté dans le sien comme on essaie d’y déceler la fiabilité d’une personne.
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Jeu 24 Déc - 18:15
Grmlrlr.

Niveau discrétion, y’avait mieux. Son estomac faisait des gargouillis pas possibles, elle avait décidément trop faim. Elle n’avait même pas eu le temps de lancer un bout de biscuit dans son sac, avant de partir. Ça lui apprendra à se rendormir devant son réveil qui désespérait de sonner. Elle aurait mieux fait de se lever plus tôt. Parce que grâce à cette flemme matinale, que même un son dégueulasse n’a pas su faire disparaître, elle n’avait pas bouffé. Il a même fallu courir pour choper son métro, limite en chaussettes pour gagner du temps, pour arriver déjà épuisée dans l’agence. Et pourtant, Mysha ne pensait même pas que la journée avait mal commencé. Elle partit juste aux toilettes refaire sa tronche, avant de poser ses fesses sur sa chaise, en se disant déjà qu’elle avait la dalle. Qu’il y avait un nouveau restau sympa à côté, à essayer. Erreur. Ça ne lui aurait jamais dû venir à l’esprit. Une fois pensée, l’idée ne part plus. Et c’était pas les factures qui allaient lui faire oublier. Incapable de travailler correctement, ne pensant plus qu’à sa pause déjeuner, la nouvelle employée abandonna toute concentration. Si on peut considérer qu’elle était concentrée, ce qui est discutable. Prise de dépit, elle posa la tête sur son dossier, regardant les minutes s’écouler.

Le temps passait lentement, et Mysha surveillait le moindre bruit suspect. Elle espérait juste que Clarke ne la voit pas comme ça, sinon elle s’en prendrait plein la tronche. Et ça, c’était pas très plaisant. Ça n’est jamais plaisant d’ailleurs. Cela faisait maintenant quelques petites semaines que la jeune secrétaire travaillait ici, et elle s’était habituée à tout. A tout sauf aux coups de gueules de Clarke. Imprévisibles et brusques. Mais il n’avait pas l’air de bouger de toute façon.
Après quelque temps, l’aguille des secondes se rapprocha de l’heure si attendue. 3,2,1…

« Midiii ! »

La jeune femme releva enfin la tête de sa table, comme si l’appel de la bouffe venait de la réveiller. Elle sauta de sa chaise, attrapa son sac sur le  chemin, bredouilla un bon appétit rapide à Clarke, avant de s’enfuir de l’agence. On ne pouvait pas dire qu’elle avait perdu du temps. C’est d’un pas joyeux qu’elle se dirigea vers ce nouveau petit restau.

« C’est pour une personne ? »

« Oui ! »

Le serveur lui désigna une place près du comptoir. C’était peut-être un peu triste de manger seule pour elle. A l’université, ils étaient toujours en groupe, ça lui manquait un peu. Mais elle ne voyait pas venir ici avec son patron, non. Et est-ce qu’il bouffe, déjà ? Mysha ne l’a jamais vu sortir le midi.

Etrangement, c’est quand elle se demandait qui pourrait l’accompagner qu’elle se fit stalker.
Une odeur désagréable de clope s’était répandue un peu partout. Elle releva les yeux en direction de celui qui se tenait devant elle, l’écharpe devant le nez. Décidément, des gens sans gêne, y’en avait partout. N’ayant toujours pas répondu, la jeune femme laissa le serveur s’en occuper. Elle avait bien fait : Il avait écrasé sa cigarette sur son plateau. Mysha observait la scène d’un œil amusé, le sourire caché derrière son écharpe.

« Quel thug… » murmura-t-elle dans son  bout de tissu. Il était bien mignon, bien marrant, pouvait servir de compagnie mais elle ne tenait pas pour autant à rester en présence de ce truc puant le tabac.

« Désolée, mais j’attends quelqu’un… »

« Tu disais ? »

Décidément il s’en foutait total. Il partira pas comme ça l’inconnu. Elle s’adossa sur sa chaise, laissant l’écharpe sur la table. De toute façon elle ne pourra pas manger avec, alors autant s’habituer à l’odeur tout de suite. Le châtain lui évoquait vaguement quelque chose. Pourtant elle ne l’avait jamais croisée, Mysha en était sûre. Elle avait beau le dévisager, elle ne savait pas à quelle connaissance le rattacher. C’était frustrant.

« Rien. On s’connait ?»

C’était une question dont elle connaissait déjà la réponse: Non. Mais lui... elle comprenait plus.

« Ouais on s’connaît, Mysha. »

« Pardon ? Tu sais comment j’m’appelle ? »

Choquée, elle ignora tout le reste de la phrase. Il avait planté son regard dans le sien, elle plantait ses yeux verts dans les siens. Il la connaissait, elle ne le connaissait pas. Elle avait presque l’impression d’être dans un film. Ca l’intriguait, et ça lui faisait peur aussi. On a dû lui parler d’elle, puisque Mysha ne l’a jamais croisé. Un pote ? Ou pour se croire encore plus dans un film, quelqu’un qui la surveille ? Ses parents ? Elle priait pour que ce ne soit pas ça. Elle ne tenait pas à ce qu’ils la retrouve tout de suite. Plus tard, quand elle aura bien refait sa vie.

« Qui t’as parlé de moi ? Tu ne me rappelle rien désolée. »


Son ton était un peu sec, ses phrases courtes. Ce type était flippant. Mais elle ne se sentait pas en danger pour autant. Elle sentait que le serveur les surveillait du coin de l'oeil. Au moindre problème, elle n'était pas seule.
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Ven 25 Déc - 22:57
Elle n’a pas seulement l’air courroucée, mais également stressée, la petite. L’asocial se demande si c’est en rapport avec ses fringues. C’est la veste cuir, qui le fait passer pour un gangster ? Tout de même… Le visage de Matt lui évoque quelque chose, il en est persuadé, mais au lieu de se dire que ce type est un très ancien camarade de collège, ou autre connerie du genre, elle cède à la paranoïa en s’imaginant un complot, et demande qui lui a parlé d’elle. Tout de suite, mentalement, Matt diagnostique une mauvaise expérience –déjà !- avec Mello, qui serait encore très fraiche dans son esprit. La pauvre… Matt compatit un peu, mais il n’en a pas du tout l’air. Plus nonchalant tu crèves, il l’observe un instant avec un petit air narquois. Certes le rouquin est un meurtrier, sauf que non seulement il n’a pas la gueule ni le mental de l’emploi, mais en plus, ce n’est pas dans un restau qu’on prévoit d’agresser une gonzesse.

« Tss. Arrête de te croire dans un thriller français à budget merdique et pète un coup », répond t-il avec désinvolture.

Thriller français, et budget merdique… ce serait pas un pléonasme, ça ? Hmf. Le truc, c’est que si Mysha continue de bosser pour Mello, elle risquera de nager, effectivement, en plein thriller. Sur la table, il n’y a qu’une seule carte et c’est Matt, aussi galant qu’un mur, qui s’en saisit. Tout en la consultant, les yeux baissés, il poursuit :

« Pour te répondre, tu m’as rendu un petit service qui fait que je te dois un restau, et des conseils d’amis. Ou plutôt des conseils de mec endetté. Ça s’vaut pas vraiment, mais ça reste utile. »

Ayant choisi mentalement ce qu’il prendra, il pose la carte sur la table et la glisse vers Mysha en levant les yeux vers elle.

« Ça t’évoque rien », ce n’est pas une interrogation, c’est une constatation, « soit t’es trop altruiste, soit au contraire, t’aides tellement jamais personne que ça te surprend, c’que je raconte. C'est pourtant la vérité. »

Matt se doute que ce n’est ni l’un, ni l’autre, il se fout juste de sa gueule sans en avoir l’air. Après tout, ça n’a rien à voir avec ça, car Mysha n’a pas arraché sa face du mur pour rendre service. C’est ce dont il est aussi persuadé, bien qu’il se trompe peut-être.

Le serveur arrive pour prendre la commande. Ne lâchant pas Mysha du regard, il lui adresse un léger sourire bienveillant ainsi qu’un signe de tête affirmatif pour l’encourager à lui faire confiance le temps d’un repas… et de prendre commande la première, accessoirement. Que Mysha veuille de lui ou non –il s'est incrusté tellement malproprement que c’est dur de l'envoyer promener-, Matt a bien l’intention de se payer un bon gueuleton, preuve en suit :

« Pour moi, une pizza quatre fromages, des spaghetti bolonaises, un panini au poulet... et un coca. »

Le serveur le regarde comme si Matt a dit une vacherie. Il comprend vite que le roux est sérieux et donc, se barre en cuisine. L’objectif est de prendre deux kilos d’ici la fin de semaine. Bien sûr que l’estomac du geek ne peut pas contenir tout ça, techniquement, mais il va se forcer. Plus question que Mello s’inquiète pour lui et se prenne pour sa darone. Matt est indépendant de son meilleur pote, tout en étant paradoxalement dépendant puisqu’il ne se voit pas séparé de lui bien longtemps.
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Sam 26 Déc - 19:00
Amber. Amber, c’était son ancien prénom, celui auquel son passé était rattaché. Depuis elle avait changé de vie, avait renoncé au destin tout tracé que lui ont construit ses parents. Et elle en était heureuse. Oui, Mysha aimait sa nouvelle liberté, indépendance. Elle ne voulait pas que ça s’arrête. Elle ne voulait pas que cet homme soit venu la ramener dans ce qui était son domicile familial.
Alors elle s’inquiétait, ne lui faisait pas confiance sur ce point-là. Il pouvait bien se foutre de sa gueule avec ses thrillers  français. La jeune  femme se méfiait et c’était légitime. Encore plus si elle savait de qui il s’agit réellement.
Mais Mysha ne le prend pas mal, elle ne répond pas non plus. Elle ne comptait pas se prendre la tête avec ce rouquin de toute façon.
De toute façon lorsqu’il lui révéla le but de sa venue, elle retira tout de suite cette possibilité.
Au moins elle était rassurée. Il n'était pas venu la trainer chez elle. Maintenant la jeune femme pouvait avoir affaire à n'importe qui, elle s'en foutait presque.

"Ah, des conseils... Mais tu me dois rien."


Elle soupira quand il lui tendit la carte. Il avait grandi dans la rue sans aucune éducation ce mec ou quoi? Ou alors il n’en avait tellement rien à foutre du monde autour de lui qu'il se tenait n'importe comment. Et en l'occurrence rien à foutre d'elle non plus, ce qui ne collait pas trop avec la situation. Elle lui jeta un regard du genre "T'es sérieux là?" et poussa la carte sur le côté. De toute façon elle savait déjà quoi prendre, n'ayant plus très faim grâce à sa venue.

"C'est ça. J'aide des inconnus, sans même les avoir croisé. J'suis plus qu'altruiste alors."

En réalité si elle pouvait le faire, elle le ferait. Aider, ça l'apaisait. Ça lui comblait un vide presque. Alors si elle avait pu rendre service à c'machin devant elle, ben tant mieux. Il pouvait débiter ses conseils vite fait et partir maintenant.
Sauf que le serveur se pointa, et pris les commandes. Ainsi il ne partira pas avant d’avoir bouffé ses… combien de plats déjà ? Ce mec n’avait pas fini de l’étonner dans sa manière d’être. C’était une perle rare quelque part, mais un peu difforme. Enfin, " un peu". Beaucoup.

« Une salade merci. »

Une fois parti, Mysha s'avança vers l'homme, s'appuyant sur ses avant-bras posés sur la table. Il avait cette manie de la fixer, comme s’il voulait lire en elle. Il n’avait pas besoin, elle ne sait pas mentir. C’est vraiment pas compliqué de lire en elle, comme dans un livre ouvert dirait-on.

« Mais en vrai ça fait toujours plaisir de se rendre utile. »  

Son sourire était légèrement ironique, un peu triste aussi. C’est toujours ça quand on lui en parle, elle se met à penser aux personnes dans le besoin. Des idées qui n’ont rien à faire dans cette situation, mais elle y pense quand même.
Elle s’était encore égarée dans ses pensées. Un peu comme d’habitude. Ne sachant si il avait parlé ou pas pendant ce court instant, elle décida de lui balancer une nouvelle question. Au  mieux, ça tombe bien, ou au pire, ça fera genre qu’elle ignore ce qu’il dit. De toute façon, il l’a bien fait lui aussi, en venant l’importuner !

« Peut-être ...que tu pourrais me dire comment j'ai fait pour l'être à un inconnu? Ça pourrait être un conseil à me donner.»

Parce que pour l’instant pour elle, ce fait tenait de l’ordre de la magie. A vrai dire l’épisode de l’affiche lui était un peu sorti de la tête. Puis bon, elle savait plus si elle l’avait laissée chez un pote, ou tout simplement perdue. Comment vous dire qu’au final, elle s’en foutait total.
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Sam 26 Déc - 23:01
Elle s’approche de Matt à son tour, une preuve, sur le moment, de confiance. Pas forcément en lui mais au moins en elle.

« Mais en fait, ça fait toujours plaisir de se rendre utile »

Elle a un air, quand elle dit ça, que Matt n’arrive pas à déchiffrer. Mais ça le fait réfléchir. D’office, il s'est dit que cette nana est juste une petite rebelle dans l’âme qui s’amuse à arracher les affiches des types recherchés, comme certains s’amusent à faire des graffitis sur les gueules des politiciens. Mais c’est plus complexe que ça, sans doute. Au final, ce n’était qu’un petit geste, mais un geste qui a du sens et qui pourrait attirer la sympathie réelle de Matt, bien qu’il ne sait quasiment rien d’elle. L’entreprise du geek, en ce moment, n’est pourtant pas altruiste, mais se fait passer comme telle puisqu’il s’agit de payer une dette. Sauf que lui-même n’est pas dupe. La raison de sa présence ici est moins le fait que Mello représente un danger pour elle, que le fait qu’elle risque d’en devenir un pour Mello. Dans toutes les actions de Matt, de toute façon, on en revient toujours au blond. Matt aurait voulu être un type bien, mais force est de constater que ce n'est pas la bonté qui motive ses actes. Loin de là.

A sa demande, il hausse les épaules. Aider les inconnus, elle doit faire ça mieux que lui… il doit sortir une fois par semaine. Deux, quand Mello l’engueule de ne pas du tout se bouger pour les courses. En général, ça arrive quand il se rend compte, trop tard, qu’il n'y a plus de PQ.

« Là dessus, t’en aurais sûrement plus à dire… », admet-il avec une petite moue peu fier, puis il ajoute avec un sourire en coin : « Mais j’peux t’apprendre à les éconduire, ça te servira, la prochaine fois qu’un mec s’assoit à ta table en ayant l’air d’avoir quelque chose à foutre de ton avis. Désolé, au passage. »

… Ça avait le mérite d’être honnête. N’empêche que le conseil pour virer les inconnus ne vient pas. Matt se mordille les lèvres en fronçant légèrement les sourcils. Pu-tain, il a une de ces envies de fumer, il en perd son anglais ! Vivement que la bouffe arrive et qu’il ait un truc dans la bouche. Mais s’ils poireautent longtemps ? L’horreur… Le mec repère le petit tube de cure-dents, accessoire incontournable de pas mal de tablés, bien que bon nombre de personnes s’en tapent, et il  en tire un pour le caler entre ses lèvres. C’est compulsif, et à valeur de placebo. Le rouquin n’a jamais songé à diminuer la clope avec ce genre de subterfuge. Normalement, il fume et basta. Il fait jouer le petit bois entre ses lèvres, en inspirant discrètement de dépit. La nicotine lui manque. Il déteste discuter sans fumer. Il déteste réfléchir sans fumer. Il… ouais, on a compris.

« Pourquoi t’as pris qu’une salade au fait ? T’avais la gueule de quelqu’un qui crève la dalle quand j’suis arrivé. Je t’ai dit que j'invite, tu devrais en profiter. Il est pas trop tard pour bien faire. »

Il baratine. Elle avait la démarche de quelqu’un qui crève la dalle, sauf que ce serait admettre qu’il l’avait suivi. Et là, elle pourrait flipper comme bon lui semble sans qu’il se foute de sa gueule. Et fuir en courant, mais c’est pas dit que ça le ferait pas marrer, ça. Il est plutôt doué pour cerner une personne mais, complètement nul en sociabilité, en manière, et en convenances, il ne comprendra probablement pas la moitié des réactions de Mysha à partir du moment où celles-ci sont spontanées et non calculées. Matt fait partie de ceux qu’on qualifie de génie, alors qu’en fait, il n’a rien de génial puisque ses capacités de logique et d’observation viennent handicaper sa capacité d’intégration. Au final, ce qu’on retient de lui, c’est qu’il est un geek. Et que son taux de fumette n’a rien à envier aux camionneurs. Et qu’il s’en tape, le Cheshire cat. Il cesse de mordiller un peu nerveusement sa cigarette improvisée, et commence, sur le ton de la confidence :

« Ce que j’peux te dire… »

Sauf qu’il se tait parce que le serveur trouve que c’est le moment opportun pour débarquer. Matt retire les coudes de la table et se recule un peu, l’air blasé. Le type dépose une grosse assiette de spaghetti devant lui, et la salade à Mysha. Bon, on patiente un peu pour reprendre la parole car c’est le début des hostilités. Il a un record à battre de bouffe à ingurgiter, alors faut s’y mettre tout de suite... Ça commence mal parce qu’il sait tellement pas bouffer les spaghetti qu’il les coupe au couteau –ouais, il ose-, ça lui évite de s’en foutre partout comme un gros dégueulasse, au moins.
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Dim 27 Déc - 22:39
Mysha attendait son conseil pour faire dégager les stalkers comme lui. Elle l'aurait gentiment appliqué sur le champ, pour voir s’il était efficace. Mais non, rien ne sort. Elle le fixait d'un regard insistant, pour l'inciter à parler. En vain.
Un petit rire sarcastique lui échappa. Quel trouffion quand même. Il n’en avait pas de conseil, il aurait mieux fait de se taire. En plus il ne lui avait même pas répondu, comment elle avait fait pour l'aider. Cela avait le don d'énerver sa curiosité. Le suspense et Mysha, ça fait deux, ça se repousse le plus loin possible loin de l’autre. Mais pour une fois elle allait essayer de faire des efforts. Comme on l’avait dit, pas de prise de tête, si possible.

"T'es sûr que j'avais pas plutôt la tête d'une meuf…  surprise par toi et ta clope?"

Il s’était vaguement excusé, c’était déjà ça. Ainsi elle n’allait pas dire « dérangée », même si c’était le cas. Surtout pour la clope. Mysha ne fume pas, pas forcément parce que c'est mauvais pour sa santé. C'est l'odeur qui la dérangeait. Certes elle ne lui était pas insupportable. Mais faut avouer que ça ne sent pas la rose non plus. Sur le moment, cela lui avait plus ou moins coupé l'appétit. Puis lui, il avait commandé à manger pour quatre. Et vu que la bonne conduite n'était plus de la partie, visiblement, elle pourrait se servir dans son assiette si elle en avait envie. Qu'il le veuille ou non.

"J'ai pas la dalle. Et y'en aura assez sur la table. C'est pas humain de bouffer tout ça tout seul."

C’est vrai quoi. Vous avez déjà vu quelqu’un manger autant de trucs dans un même repas ? Elle, non. En attendant le voilà qu'il bouffait des cure-dents, tirait dessus comme une cigarette. Il paraissait nerveux. La secrétaire aurait pu penser que c'était à cause d'un manque de nicotine, mais l'inconnu avait l'air de vouloir lui dire un truc. La jeune femme en saurait enfin un peu plus?
Elle se pencha un peu plus pour mieux écouter, le menton posé sur une main. C’est la première fois qu’elle se montrait aussi attentive. Il devrait être heureux d’avoir finalement capté son attention, parce que faut le dire, c’était pas gagné.

"Ce que j'peux te dire..."

Putain. Ce serveur quoi. Il déboula apporter un plat de pâte énorme, comme si le roux en avait pas déjà commandé assez. Et accessoirement, pile au moment où il dirait enfin un truc intéressant. Ça l'avait coupé en plein élan. Au lieu de continuer sa phrase, il lorgnait sur ses pâtes maintenant. De toute façon Mysha avait bien cru comprendre que dans sa tête, la bouffe et les clopes occupaient une place importante.
Elle regardait le serveur partir lorsque son inconnu se saisit d'un couteau. Non... on coupe pas les spaghettis ! Faut se servir d'une cuillère ! Une cui-llère bordel !
Mais après tout, est-ce qu'elle en a quelque chose à foutre de la manière dont il mange? Etrangement oui. Peut-être à cause de son affection particulière pour les plats de pâte, sa mauvaise tenue répétitive. Ou alors qu'elle perdait patience tout simplement.

"Non mais pas avec un couteau!" lui dit-elle en se penchant pour choper sa cuillère. Elle la lui tendit en le relançant, pour qu'il continue sa foutue phrase.

"Bon vas-y accouche là, pour une fois que ça semblait être intéressant. Balance tes conseils de mec endetté aussi. Et très clairement, qu'est-ce que j’ai fait pour te rendre service? "

Elle n’avait toujours pas touché à sa salade. Y’avait plus important pour le moment. Elle voulait qu’il aille direct au but, en finir vite. C’est meuf après tout, quand ça veut quelque chose, ça peut devenir chiant. Tout en souriant.
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Lun 28 Déc - 1:41
Sa bouche lâche nonchalamment le cure-dent sur le côté et veut commencer à entamer le plat, mais Mysha le coupe dans son élan. En bon asocial qui ne va jamais au restau, et qui connaît que dalle à comment on bouffe quoi, Matt observe la cuillère que la brune lui tend avec un petit air hébété. Il croit que Mysha est en train de l’inciter à manger les spaghettis à la cuillère. Et il se dit que, ouais, il n’y connaît rien, mais c’est impossible de bouffer ce genre de pates sans une fourchette – son esprit n’arrive pas à capter qu’elle veut l’échanger avec le couteau, malgré son exclamation, car ça paraît tout aussi invraisemblable. Que la belle mime le geste, si bien connu, l’aurait sans doute aider, parce que là, il ne voit pas du tout ce qu’elle a derrière la tête. Son regard blasé quitte l’ustensile et se lève vers elle, et il dit, très sérieux :

« T’es bizarre, comme meuf. »

Ça lui va tellement bien de dire ça putain. C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Le gros malin ignore la cuillère et continue son entreprise foireuse qui fonctionne parfaitement avec lui. C’est dix fois plus simple comme ça. Il se prend une grosse bouchée, bien comme il faut, avec des pates bien courtes. C’est quand il se rend compte qu’il n’a pas encore sa boisson que le serveur la lui apporte. Parfait timing. Matt ouvre la petite bouteille et verse un peu de coca dans le verre de Mysha, pour qu’elle ne crève pas de soif. Il boit ensuite directement au goulot, écoutant tout de même la brune râler sur son silence d’une oreille attentive. Il repose la bouteille. Avec son flegme en béton armé, il la trouve marante, avec son impatience, et cette façon de le remettre à sa place. Un petit sourire mutin flotte sur le coin de ses lèvres, malgré lui, et pourtant, ce qu’il lui annonce n’a clairement rien de bien joyeux.

« Le seul bon conseil que j’peux te donner … c’est de quitter ton boulot. Si t’aimes la paperasse, c’est pas les postes de secrétaires qui manquent. C’est mieux que de taffer pour une agence aux méthodes de recrutement douteuses. »

Il se reprend une méga bouchée. Et putain… il est déjà presque rassasié. C’est bien dommage parce qu’il est loin d’avoir terminé. Sa guerre contre la bouffe lui occupe suffisamment l’esprit pour qu’il ne songe pas que ses propos peuvent de nouveau inquiéter Mysha. L’air de rien, il avale, puis précise :

« Nous surveillons celle de Clarke, au même titre que bon nombre de services d’investigation. Ça fait un tout petit peu partie de notre job, surtout le mien. »

Il dit « nous », exprès pour que, au moment où elle en saura plus, elle n’associe pas la rébellion à l’agence, et même au contraire, pour qu’elle l’y oppose un peu.

« C’est comme ça que j’ai appris comment tu as été repérée par ce type. Assez insolite, comme façon d’agir. Ne te méprends pas, je ne bosse pas pour le gouvernement… »

Une autre grosse bouchée et il pose la fourchette. Ce n’est pas parce que, ces deux derniers jours, il a essayé de prendre l’habitude de manger beaucoup, que ça a forcément marché. Tandis qu’il mâche tranquillement, il sort, sans se presser, ses lunettes fétiches de geek et les pose sur la table, entre eux. Elle a pas dû voir qui que ce soit d'autre porter cet accessoire, ça c’est clair. Matt la jauge alors du regard, comptant mentalement le nombre de secondes qu’elle met pour percuter.
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Lun 28 Déc - 23:24
Ben voyons. Maintenant, c’était elle la meuf cheloue. Mysha ne put s’empêcher de rire. Il avait l’air tellement perdu le pauvre. Vu toutes ces manières étranges que le rouquin avait, il ne devait pas sortir souvent. Ou alors personne ne lui a jamais fait de remarque, mais ça… c’était impossible. Elle reposa sa cuillère doucement, pour ne pas perturber ses paroles. La jeune femme ne s’étonna pas vraiment lorsqu’il lui demanda de quitter son boulot, tellement il avait perdu de crédibilité à ses yeux.

«  J’aime pas la paperasse. Je suis juste là parce que c’est bien payé. »

Le reste de son conseil passa totalement à la trappe. Toutes les informations qu’il lui disait étaient assez vagues. Il parlait comme une voyante arnaqueuse qui en dise ni assez, ni trop peu. Pas de détails sur son recrutement par exemple. Si tu dis à n’importe qui qu’elle s’était passée d’une manière peu classique, l’interlocuteur va souvent chercher la petite bête. Et la trouver. Même si en l’occurrence, dans son cas, la bête était grosse.
Du coup en attendant elle pioche dans sa petite salade, voyant son contenu se vider assez rapidement. Et comme l’appétit vient en mangeant, la jeune femme commençait à avoir un peu faim. Tandis que lui ne semblait pas arriver à finir son plat. Elle crut qu’il allait abandonner de tout avaler lorsqu’il posa sa fourchette sur la table. Elle lorgnait alors sur ses spaghettis, tout en finissant ses feuilles vertes.

Mais il en était rien. A la place, il sortit ses lunettes. Ses lunettes jaunes si caractéristiques.
Mysha se figea instantanément. Elle revoyait son affiche, le mec dessus avec ces binocles, clope au bec… ce nom, écrit en bas : Cheshire. Un mélange d’émotions diverses la submergeait, la paralysait. A la fois de la surprise, évidemment, de l’incompréhension. Pourquoi prenait-il le risque de dévoiler son identité à n’importe qui ? C’était hyper risqué, des personnes passant à côté de la table et ayant croisé des pancartes wanted, pouvaient le reconnaître à présent. Quant à elle, il avait dû enquêter sur sa vie, pour lui montrer ses lunettes. Ainsi il y avait aussi un peu de gêne, pour avoir été fouillée dans son passé, et de l’admiration. Depuis que sa tronche était placardée à chaque coin de rue, la population s’était renseignée à son sujet. Entre rumeurs et vérité, il était devenu une figure importante de la Résistance. Un grand hackeur. Alors oui, la jeune femme se sentait toute petite en face de lui maintenant. Et pour parler, ça devenait compliqué. Sa voix s’était envolée un moment, et après quelques longues secondes, elle retrouva enfin l’usage de la parole. Qu’est-ce qu’elle a dû avoir l’air bête…

« Pour… Pourquoi tu veux que je quitte mon boulot ? Tu ne me dois pas d’aide tu sais, des… »

Des affiches. Mais Mysha voyait le serveur les surveillant, des clients qui venaient régler juste à côté. Les murs avaient des yeux et des oreilles, c’était le cas de le dire. Surtout que niveau yeux, c’était déjà foutu. Alors si en plus elle prononçait ce mot… C’était tendre la perche aux autres.

« Enfin bref, y’en avait plein le mètre carré, c’est pas en en enlevant une que ça aurait changé quelque chose… Donc pourquoi ?»

C’est vrai, c’était qu’un vieux prétexte. Même si l’agence représentait un danger pour elle, qu’est-ce qu’il en aurait à foutre ? Rien normalement ! Mais ce n’est pas le cas, il s’en soucie. Et la jeune femme ne se voyait plus le brusquer pour savoir ce qu’elle voulait. Ses tics trahissaient son inquiétude. Elle ne le regardait plus, faisait valser ses mèches brunes entre ses doigts. La situation était un peu plus délicate.
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Ven 1 Jan - 19:47
Dès qu’il voit le regard de la brune s’illuminer de compréhension, Matt range tranquillement ses lunettes, comme un type qui n’a rien à se reprocher. Mysha a été plutôt rapide à capter, l’objet en lui-même étant tellement chelou que le plus dur avait dû être de comprendre qu’il s’agissait de binocles. Les quelques secondes de répit laissées au ventre de Matt l’ont aidé, il recommence ensuite à manger. En relevant le regard vers la belle, il avale sans mastiquer et se fige un peu. Elle est encore plus bizarre, maintenant. Matt l’observe curieusement. Y a comme un brin d’admiration dans l’expression de Mysha… Matt aurait certainement eu la même s’il avait eu la chance de rencontrer L, à l’époque. Il fut un temps où ça l’aurait flatté, cette espèce de reconnaissance qu’il ne mérite clairement plus. Entre-temps, il s’est sali les mains.

« J’pourrais te retourner cette question. Si t’avais été repérée par les mauvaises personnes, t’aurais passé un sale quart d’heure. Alors pourquoi te donner la peine d’une telle connerie, on se le demande. »

Matt contourne pas très habilement la raison de sa présence devant elle. En même temps, il va pas dire "Je fais ça pour Mello." De toute façon, il fait ça un peu pour elle aussi, au final, car Matt a un minimum de sollicitude pour cette meuf que son pote met en danger alors qu’elle n’a rien demandé. Il remarque également que la gonzesse zieute pas mal ses pâtes. Il savait bien, qu’elle crevait la dalle ! Arrêtant de manger, Matt pousse l’assiette vers elle avec un fin sourire malin et très explicite: C’est bon, j’t’ai grillé, bouffe. Ça l’arrangerait, lui aussi, d’être aidé.

« Que t'aies du cran ou que tu sois juste un peu niaise, j't'aime bien, Mysha. Alors me voilà. »

Il balance ça avec un ton tellement désinvolte que l'exagération passe crème.

« Revenons-en à Clarke. T'as dû repérer son penchant rebelle, que nous affectionnons, certes, mais qui vous vaudra un joyeux tête-à-tête avec quelques lèches-cul de Kira à la moindre vague. Ça risque d'arriver d'ici peu parce que niveau discrétion et sécurité des données, j'ai vu mieux. A cela, j'ajoute qu'il a affaire à des gens pas nets et dangereux. »

Il sirote une gorgée de sa bouteille. C'est une connerie car ça n'ouvre pas l'appétit, bien au contraire.

« J’peux pas être plus précis, car tu serais d’autant plus dans la merde d’en savoir trop. Mais putain, tu devais t’en douter un peu… avec le salaire que tu te tapes, pour ce que tu fais, tu ne t’es pas dit que la prime de risque flotte quelque part dedans ? » ajoute t-il alors en haussant un sourcil blasé.

Il se tait en entendant des pas se rapprocher. Le serveur revient déjà avec sa pizza et Matt le remercie, à la grande surprise de tout le monde. N’empêche qu’il n’a plus très faim. A partir de maintenant, il doit se forcer. C’est plus de l’alimentation, c’est de la goinfrerie. Dès que le type part, le rouquin reprend la parole.

« Voilà, tu sais qui j’suis, et t’es prévenue. Maintenant t’es une grande fille, t’es vaccinée, tu fais c’que tu veux. »

Si elle venait à refuser d’écouter ses conseils, alors Matt devrait veiller de très près à ce que Mello ne laisse échapper aucune information compromettante à Mysha. Le briefer, lui marteler la tête d’avertissements, vérifier que les informations de son PC ne soient pas accessibles au premier con venu et compagnie. Ainsi, la seule personne mise en danger par la présence de Mysha, ce sera elle-même. Ouais, c’est triste, mais Matt ne peut pas sauver tout le monde, et il a ses priorités.

Il n'a tellement plus faim qu'il est contraint de rouler une part de pizza pour l'ingurgiter plus rapidement, sans penser. Il fait ça avec sa nonchalance naturelle, empêchant le geste de paraître pitoyable.
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Sam 2 Jan - 19:34
Il n’avait pas répondu à sa question. Enfin si, mais par autre chose que des paroles. Le silence est aussi une forme de réponse.

Mais vu ce que le hackeur venait de lui sortir, elle n’allait pas insister, et se contenter de bouffer ses pâtes. La jeune femme essaya d’en prendre, en vain. Elles étaient toutes coupées, filaient entre les dents de la fourchette. A cause de qui ? C’était lui qui ne savait pas les manger, lui qui les avaient charcutées, et pourtant on avait l’impression que c’était elle. Ça l’énervait. D’autant plus qu’il la considérait comme une meuf bizarre. Ça, elle ne l’avait toujours pas digéré, même si elle en avait ri sur le moment.

Mysha abandonna ses couverts en plein milieu de l’assiette, affichant une petite moue du genre : « C’est de ta faute si j’y arrive pas ».

« Garde-les. Et tu me connais pas. » Tu peux pas bien m’aimer.

Elle savait qu’elle n’avait pas réellement du cran. Qu’elle était naïve oui. Merci de le lui rappeler, Cheshire, elle l’avait presque oublié. Grâce à lui, elle pouvait recommencer à se méfier, admiration ou pas.
Notamment lorsqu’il en revint à Clarke. Le fait qu’il fréquente des mecs dangereux. Cela lui faisait un peu peur à vrai dire, il avait gagné. Ce job n’était peut-être pas si sûr.
Puis elle savait qu’elle n’était pas une grande fille. Mysha était encore trop inexpérimentée, même si ça lui faisait du mal de l’avouer. De toute façon, avec l’histoire du salaire, le roux l’avait peut-être compris. Ou alors il la prenait pour une abrutie.

La jeune femme pris sa tête entre ses mains et les fit glisser sur ses joues, trahissant le malaise d’une femme apprenant une mauvaise nouvelle. Elle encaissait assez mal ces révélations, mais aussi ces absences d’informations. Le mystère n’aide pas à faire confiance.
Son regard se perdait peu à peu dans la confusion, son cerveau lui faisait mal. Mysha avait compris que dans tous les cas, elle s’était foutue dans une affaire pas nette. Pourtant elle n’avait rien cherché, rien demandé. Ça lui tombait dessus sans raison. Sans justice.

« J’suppose que tu ne fais pas parti de ces mecs alors, de ses fréquentations… »

Elle l’avait lancé dans un murmure, l’observant volontairement d’un regard doux, inquiet, dans l’espace d’un instant. Un regard qui demandait à ce qu’on la rassure, avant de fuir, comme s’il avait peur de la réponse.
Ça paraît fou, mais cela suffirait largement à la réconforter. Il faut dire que ce n’est pas le quotidien de tout le monde, de se retrouver dans une situation pareille.

« Je ne sais pas si je peux te faire confiance » ajouta-t-elle.
Malgré tout le respect que la jeune femme lui accordait, elle ne savait plus qui écouter. Son patron au passé devenu douteux ou Cheshire qui se dit donner des conseils, mais sans raison apparente ? Ou aucun si… les deux n’étaient pas fiables.

C’était sans avouer que Clarke possédait bien plus de charisme que le rouquin, et qu’il lui serait donc moins persuasif. Et ce n’était pas sa bonne tenue qui l’aidait, avec sa bouche pleine de pizza. Mysha voyait bien qu’il calait, mais elle ne l’aidait pas pour autant. Il était plus comique que crédible ce geek.
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Sam 2 Jan - 21:01
Il mastique longtemps, doucement, comme pour ne pas agresser son estomac. C’est un peu trop tard, son ventre cale et supplie le cerveau de calmer ses ardeurs. Il ne lui reste plus rien dans la bouche, à Matt, alors il passe sa langue sur ses dents pour retarder l’échéance. Il est quand même fier de lui. Il a presque bouffé la moitié de la pizza. Les pates vont se dessécher aussi, parce que Mysha n’arrive pas à les manger au point qu’on dirait qu’elle fait exprès, mais tant pis. Au final, Matt est fidèle à sa manie de ne jamais finir un plat.

Elle le rembarre encore. C’est vrai qu’il ne la connaît pas. Mello non plus. Et tout le problème réside là, justement. Matt n’a même pas eu à regarder son dossier dans le détail pour savoir qu’elle n’a rien à foutre au service du blond. Il faut des gens de confiance autour de son pote, pas cette racaille d’ignorants, d’égoïstes, d’avares, que Matt jauge d’un œil bienveillant, comme il a de la compassion pour cette Mysha, comme il a de la sollicitude pour elle, et même de la sympathie. C’est sincère, mais presque condescendant car Matt reste à distance comme on observe du toit les gens qui grouillent en bas d’un immeuble. Oui il ment quand il dit qu’il apprécie cette fille un peu niaise, assez drôle, très jolie. Il n’aime que Mello, ne connaît que lui, ne jure que par lui. Et comme la vie est dure, d’aimer quelqu’un, plutôt que de se contenter d’aimer des choses. Les jeux vidéo. Les cigarettes. Les hack. La bouffe. Les pornos. Les bagnoles. Les vinyles.

« J’suppose que tu ne fais pas parti de ces mecs alors, de ses fréquentations… »

«  J’te l’ai dit, je garde juste un œil sur lui… comme sur plein d’autres types de sa trempe. Cela pourrait leur porter préjudice si j’étais traçable. Mais je ne le suis pas. »

Aucune vanité dans cette façon de parler qui nie d’avance toute contestation. Matt énonce juste des faits. Le Cheshire a cette réputation. Il l’avait, du moins, avant de disparaître un peu de la circulation. Il fut un temps où les hackers frôlaient les sommets, et détenaient le monopole cybernétique. Ils avaient prise partout sur la toile, là où on ne les attendait pas. Des personnalités étaient humiliées, des entreprises ruinées, démantelées, des serveurs populaires sautaient, foutant dans la merde des milliers d’utilisateurs qui n’avaient rien demandé et pétaient des câbles devant leurs écrans. Des villes entières parlaient d’eux, dans la foule se perdaient quelques murmures exaspérés ou admiratifs de la Résistance des crackers, de ces malades qui s’étaient fait eux aussi leurs propres lois. Et puis, c’était eux qui avaient fini par être démantelé, les hackers. Et le Cheshire était là, maintenant, rongé par l’angoisse que son meurtre retombe sur son frère, parce que les gentilles guerres, les rébellions rock’n’roll n’avaient pas duré, et qu’il avait les mains sales, qu’il était essoufflé du combat. Dilapidées, les heures de gloire. Son seul héritage était la lueur étrange et admirative qui s’était allumé dans le regard de cette meuf. Mais à côté des ruines et des doutes, cela ne représente rien. Une rose dans un cimetière, les morts n’en ont rien à foutre.

« Je ne sais pas si je peux te faire confiance »

Matt baisse la tête en ravalant son ricanement, ça le fait toussoter un peu. Ben non, tu ne peux pas. Il secoue légèrement la tête d’exaspération, puis jette un rapide coup d’œil circonspect au panini que le serveur dépose à côté de lui, comme pour enfoncer le clou. Le rouquin n’y touche pas tout de suite, et attend encore que le mec se casse.

« Y a peu de chance qu’on se revoit, alors plutôt que te méfier de moi, méfie-toi de ceux que tu fréquentes, et de ceux pour qui tu bosses… T’es prévenue, moi j’ai fait ma bonne action. »

Il sort tellement peu, tu m’étonnes qu’ils risquent de pas se recroiser de si tôt. Il regarde à nouveau le panini, fait juste un croc dedans, et c’est bon, Matt rend les armes. Enfin, il se prend un bonbon mentholé de sa poche, parce qu’il déteste garder trop longtemps le gout de la bouffe, et que c’est toujours cool de rentamer les clopes avec un peu d’air frais. Tout en le suçotant, il sort d’ailleurs son paquet. En donnant une brève secousse, ça fait ressortir une cigarette que Matt va tirer de ses lèvres, mais il ne l’allume pas encore. Il a bien retenu la leçon. Il s’enfonce ensuite nonchalamment dans son siège, et jauge Mysha, qui a l’air d’avoir terminé, elle aussi. Un fin sourire narquois se dessine sur ses lèvres et il sort un autre bonbon mentholé qu’il fait glisser du côté de la belle, sur la table. Tiens, pour que tu pues pas de la gueule non plus. Semble t-il dire en silence.

La meuf a quand même l’air de flipper un peu. Bah, tu te lances bêtement dans un job avec un mec qui t’a embauché parce que tu veux accrocher le poster du Cheshire dans ta chambre ! Matt va pas s’excuser de sa connerie quand même. Il tapote alors sa propre tempe de deux doigts, comme on invite quelqu’un à réfléchir. Il ne sait pas être rassurant, malheureusement.

« Pense à ce que je t’ai dit. Tout ira bien si tu restes là où est ta place. »
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Dim 3 Jan - 11:51
« Cela pourrait leur porter préjudice si j’étais traçable. Mais je ne le suis pas. »

Mysha l’attendait cette réponse. Et elle ne lui plaisait pas. La jeune femme ne savait pas si c’était son regard insistant qui l’a poussé à mentir, où s’il l’aurait fait quand même. Dans tous les cas elle était à peu près sûre qu’il ne lui disait pas la vérité maintenant. Du moins, pas entière. Un mensonge semble d’autant plus vrai, si on y inclue des faits réels.
La douceur momentanée de ses prunelles tenait de ses parents. Merci papa, merci maman de m’avoir élevée dans le théâtre de la comédie. Bien qu’elle ait tout renié d’eux, certains restes subsistaient. Pour une fois qu’ils lui étaient utile. Elle s’en félicitait.
A présent, son regard perdait de sa lueur pour se durcir. Son impression générale était confirmée.

En effet, Mysha est peut-être candide, mais elle a une bonne mémoire. Lors de sa rencontre avec Clarke, il lui avait dit qu’il le connaissait. Qu’il lui parlait régulièrement même. Bref, qu’ils se fréquentaient. Ce n’était pas ce que le roux prétendait, et pourtant. Son patron avait moins de raisons de mentir à ce sujet que lui.
De plus, Cheshire en faisait partie de ces mecs dangereux, et cela, rien que par son nom. Malgré les bonnes causes. Alors pourquoi dire le contraire? Qui croire. Personne au final. Cette situation avait juste pour effet de lui retourner le cerveau.

En tout cas, elle en avait assez entendu, assez vu. Elle remit son écharpe, rangea ses affaires, pendant  qu’il continuait de lui parler. Ce n’était certes pas poli, mais qu’est-ce qu’elle en avait à faire d’être polie. Est-ce que lui l’était ? Non.
La secrétaire l’observa une dernière fois dans les yeux. Il lui demandait de réfléchir visiblement. Bien, soit. Elle y penserait, mais sans lui. De toute façon Mysha était assez influençable comme ça, il n’avait pas besoin d’en rajouter.
Elle irait discuter avec Clarke plutôt. Histoire d’avoir les deux versions en mémoire, et d’essayer de trancher. Et peut-être en parler à une personne extérieure, car la jeune femme ne fait pas vraiment confiance en son jugement. Faut dire qu’elle n’était pas tout à fait objective.

Elle se leva, ignorant le bonbon mentholé qu’il lui tendait. Il en avait plus besoin qu’elle, avec ses odeurs de clope. Elle voulut partir, sans lui donner d’autre explication qu’un sourire forcé signifiant : Excuse moi. Seulement, le serveur lui bloqua le passage, au niveau de ce stalker sans gêne.
Ses bras étaient croisé sur sa poitrine, l’air de dire « On ne part pas sans payer ! ». Elle n’était pas une voleuse bordel ! Cela avait pour effet de la renfrogner encore un peu plus.

« C’est lui qui règle. » râla-t-elle en direction du hackeur.
Au passage, elle vit le panini qui restait. Et la secrétaire, elle avait encore la dalle, n’ayant bouffé que sa salade et un bout de pâte. Alors elle le prit rageusement.
Maintenant qu’il avait fait sa bonne action, il aurait pu partir. Mais ça aurait été trop beau. De toute façon, il ne faut jamais  rien attendre des autres. Elle finirait de manger tranquille, au bureau.

Cependant le sort en avait décidé autrement, et le serveur avait décidé de ne pas bouger son cul. Le temps lui semblait terriblement long.
Ses yeux voulaient incendier tout ce qui bouge, le garçon de table, puis, à son tour Cheshire. Heureusement qu’elle savait enterrer son agacement, pour paraître moins énervée qu’elle ne l’était.
Mais si la jeune femme pouvait tenir la comédie quelque secondes, elle ne pouvait garder ce qui s’agite dans son cœur plus d’une minute. C’était une des choses qu’elle allait devoir tenter de changer. Trop de franchise apportait son lot de problèmes aussi.
Alors, coincée entre lui et le serveur, contrainte de rester encore un peu en sa compagnie, elle lui pesta dessus :

« Mytho. J’sais pas ce que tu me caches mais je sais très bien que tu le fréquentes. Que tu lui parles régulièrement. »
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Mello
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Dim 3 Jan - 19:16
A quoi bon avoir un appartement alors qu'il ne dormait plus la nuit ? La plupart du temps, il finissait par s'endormir à l'agence comme une grosse loque, la tête dans les papiers. Il s'assurait évidemment que Mysha parte avant et il se sentait emporté comme par magie dans un immuable sommeil. Il avait des cernes au moins aussi grosses que celles que Matt et son seul dada pour le moment était cette fameuse question : comment tromper Fate Harlaown en lui donnant la résolution d'un problème de manière crédible ? Tout cela additionné aux dizaines de soucis qu'il avait en plus, aux enquêtes parallèles qu'il était tenu de résoudre et Mello était en plein craquage. La moindre personne qui lui posait les mauvaises questions – celles qui ne le faisaient pas avancer – se retrouvaient insultés...Comme sa secrétaire. Malgré la manière dont il lui avait parlé, elle était sympa, Mysha. Il l'avait un peu recrutée sur un coup de tête, un hasard, même et beaucoup lui aurait dit qu'il était complètement dingue. À l'origine, il avait l'intention de la virer si, les deux premières semaines, elle n'avait pas accompli un boulot qui le satisfaisait. À son grand soulagement, la jeune femme était travailleuse, elle avait rempli sa part du contrat et l'agence était beaucoup mieux organisé. Elle avait trouvé sa place, mais dans les moments où Mello était infect...personne n'y pouvait grand chose, elle subissait elle-aussi son courroux.

Mysha était partie en pause déjeuner à midi pile. Elle était réglée comme une horloge car chaque jour, c'était exactement pareil. Lui avait des tablettes dans un tiroir – il ne pouvait pas se permettre de les manger devant elle car cet acte était encore bien relié comme la mimique de Mello pour ceux qui savaient. Mihael ne voulait pas la mettre en danger plus qu'elle ne l'était : moins elle en saurait, mieux ce serait pour elle. Il lui infligeait déjà sa présence, c'était la maximum qu'il se donnait le droit de faire. Bref. Sitôt Mysha partie, Mello avait sorti d'un tiroir une bonne dizaine de tablette de chocolat : il avait promis à Will de ne plus abuser du cacao comme il le faisait avant, mais tenir les promesses n'était pas son truc et il en avait tellement besoin.

Midi dix. L'horloge qui était en face de lui faisait un énervant « tic-tac ». Mello contempla la pile de dossier devant lui : il n'en avait même pas résolu le quart et déjà, cinq tablettes avaient été rongées, gobées, avalées. Mihael Keehl poussa un cri strident, se levant et foutant un coup de pied dans un sac. Il se fit plus mal qu'autre chose, en témoigna cet autre cri qui retentit de son bureau. Quelque chose manquait, que ce soit du sommeil, une vie stable ou plus de temps pour enlever cette guillotine qui lui pendouillait au dessus de la tête.

Il lui manquait quelque chose de solide à bouffer. Il avait beau se nourrir de chocolat, son ventre criait famine. Il se décida à rejoindre Mysha – il savait qu'elle mangeait tous les jours dans le petit restaurant, à côté – prit son porte-feuille et le mit dans la doublure de sa veste. Passant devant le miroir de la porte d'entrée, il se vit, lui et eut un sourire nostalgique : cette cicatrice ne le quitta pas, même après toutes ces années. Il laissait cependant ses cheveux la masquer la plupart du temps pour ne pas paraître trop suspect. Mihael Keehl sortit une cigarette, l'alluma et sortit. Peut-être qu'il paraît la bouffe à Mysha, s'il était de bonne humeur.

Justement, il se rendait dans ce bar lorsqu'il vit quelque chose qui le mit encore plus en colère. Profitant du fait que ces personnes étaient occupées, il se mit volontairement hors de leur champ et éteignant sa clope et mettant sa capuche, lunettes de soleil camouflant son visage, il alla s'installer sur la table voisine de celle de Matt et Mysha, dos à son ami. Se débrouilla pour que ces cons de serveurs ne l'emmerdent pas en leur commandant dès son arrivée un café. Bordel ce qu'il avait faim...mais il ne pouvait se permettre de bouffer pour le moment.

Ce qu'il attendit ne lui plus pas du tout. Matt, sous prétexte, il l'avait deviné car c'était évident, de le sauver, mettait sa secrétaire dans une merde noire. Elle avait peut-être compris qu'il était lié à des trucs bizarres, mais en aucun cas cela ne voulait dire qu'il était Mello car entre être chef de la résistance et connaître deux ou trois personnes qui vendaient du crack, il y avait une différence. Matt les mettait tous les deux dans la merde, en faisant cela. Il se retint tout de même d'intervenir tout du long de leur conversation, se retenant de soupirer. Matt avait agi comme un gros enfoiré, à ce qu'il avait compris, en venant voir Mysha – il ne connaissait pas tous les détails, n'étant pas là depuis le début – et lui-même l'aurait renvoyé chié. Mais Mysha était plus polie que lui, visiblement.

« Gros mytho. », il était toujours assis, dos à Matt. « Même quelqu'un de peu intelligent peut deviner le fond de ta pensée, tu te relâches. Gros gros mytho. Et gros gros con. Maintenant que tu as tout fait foirer, on doit tout lui dire ? »
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Lun 4 Jan - 20:54
Mysha se tire en deux temps trois mouvements, mais se trouve arrêtée par le serveur.

« Ouais, c’est moi qui règle », confirme Matt, sans pour autant se lever tout de suite, en bon flemmard.

La nana en profite pour lui glisser froidement :

« Mytho. Je sais pas ce que tu me caches mais je sais très bien que tu le fréquentes. Que tu lui parles régulièrement. »

Pragmatique, Matt sait ce que ça veut dire, cette assurance. Ça veut dire que Clarke a parlé du Cheshire comme s’ils étaient poteaux, à une inconnue. Très lourde négligence du blond à l’égard du geek. Les yeux de l’intéressé s’écarquillent donc un peu de surprise tandis qu’il encaisse ce fait. On dirait qu’il est en train d’halluciner. Ouais. Il hallucine, c’est pas possible. Sans lui faire le plaisir de nier, il tourne de nouveau la tête pour observer un point invisible devant lui, retrouvant son flegme naturel malgré que ça se bouscule dans sa tête.

De l’intérieur, le geek est énervé, mais en apparence, il a à peine l’air ennuyé. Matt, c’est le mec qui reste cool même quand toutes les circonstances l’accablent au point qu’à sa place, un type normal aurait déjà pété une durite et se taperait la tête contre un mur. Matt n’est pas normal. Y a un faux contact entre ses émotions et son cerveau. La seule fois où le courant est passé, c’est quand il a refilé spontanément son crochet du gauche à Mello. Et putain, ça venait de loin ça. Très loin. D’ailleurs, la voix du concerné surgit derrière lui et Matt ne bronche toujours pas, parce qu’il ne manquait vraiment plus que ça. Mail Jeevas est définition d’absence totale de surprise. Mail Jeevas est personnification de désillusion. Même les derniers mots de Mello, tout aussi cons que révoltants, ne parviennent pas à l’étonner :

« Maintenant que tu as tout fait foirer, on doit tout lui dire ? »

C’est une vraie question, pas une question rhétorique. Mello en est capable, d’une telle connerie, oui.
Mets-moi un flingue sur la tempe et décore les murs avec ma cervelle.
Matt ne voit pas ce qu’il a fait « foirer », au juste, si ce n’est peut-être le contrat de Mysha, ce qui arrangerait tout le monde. Il tourne un peu la tête sur le côté, sans même daigner vraiment se retourner vers le blondinet, qu’il sait désormais derrière lui.

« Tu as parlé de moi à cette meuf, Clarke ? », demande t-il. Sa voix est calme, trainante de mépris.

Que Matt se balance lui-même, c’est une chose… Mais que Mello-Clarke, avec sa renommée en tant qu’enquêteur, dise à la première crétine venue qu’il collabore avec le Cheshire… putain, il suffisait qu’elle balance ça à n’importe quel mauvais con pour que le détective se fasse mettre sous clé et pour qu’on remonte jusqu’à Matt. Mais ça Mello, il en avait rien à carrer bien sûr. De sa propre sécurité ou de celle du geek. Belle gifle. C’est pour ça que Matt en a littéralement vu trente-six chandelles quand Mysha a cafté ce qu’elle savait, en se trouvant maligne de faire ça. Si ce connard de blond n’était pas Mello, il aurait de graves soucis pour sa négligence, et pour celle de sa secrétaire. En bon baiser de Cheshire. Mais Mello en aura, de graves soucis, pas la peine de le cracker pour ça. On récolte ce que l’on sème, nan ? Quelque chose de lourd leur tombera sur la gueule. Très bientôt.

Mysha aurait eu vite fait de découvrir par elle-même que les gens dont s’occupait le détective n’étaient effectivement pas tous nets. Ça aurait pu suffire, sans en arriver à dire que Clarke collaborait vraiment avec la résistance, avec Matt. Mais là, Mello venait de mettre les deux pieds dans le plat, plutôt que de fermer sa gueule, plutôt que de laisser couler, plutôt que d’accepter que cette meuf se tire. Mello était le roi des décisions sur coup de tête, mais à force de repousser les limites, il venait de laisser Matt loin derrière.

Il fut un temps où il fallait moins d’un coup d’œil échangé pour que les deux frères se comprennent. Une grande lassitude s’empare de Matt. Chaque fois qu’il essaie de le protéger, Mello s’entête à se foutre dans la merde, à repartir dans ses plans aussi imprévisibles que dangereux. Peut-être que le problème vient de Matt, alors, car Mello n’a pas changé, il a toujours été un trou du cul impulsif. Le rouquin n’arrive plus à suivre, et c’est peut-être pour ça qu’il tire son frère vers le bas ?

Matt met ses Aviator sur le nez et se lève. Le cœur lourd. Sans un regard pour son ami, il prend la direction de la sortie. Il pourrait rétorquer à Mello qu’il n’oublie pas de mentionner leur adresse postale à Mysha, tant qu’on y est, mais il est tellement blasé que même le sarcasme perd son intérêt et son sens.

« Fais c’que tu veux. J’me couche »

Il illustre ses mots par les billets de dix qu’il jette d’un mouvement désinvolte sur le comptoir en partant. Y en a deux en trop, il en a rien à foutre.
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Sam 9 Jan - 23:40
Sa phrase avait fait mouche. Notre très cher hackeur avait eu, sur le coup, les yeux écarquillés, la bouche bée. Mais seulement sur le moment. Le calme n'avait même pas laissé le temps à la tempête de s'installer. Un voile avait recouvert son regard, le roux semblait absent. Il ne semblait plus vouloir lui parler, perdu dans ses pensées. Sa réaction voulait  tout dire : Un point sensible avait été touché, et ses plans avaient, en conséquence, visiblement foiré.
Cela aurait dû apporter à la jeune fille un léger sentiment de satisfaction. Le sentiment d'une jeune fille naïve, fière de ne pas s'être fait passer pour une imbécile. Mais il n'en était rien, au contraire même. La méfiance, issue de certaines expériences, était de la partie, et ne comptait pas abandonner dès maintenant.

Car un iceberg semblait se profiler au loin. Une masse de vérité glaciale, qu'il n'était peut-être pas préférable de savoir. La vérité n’est parfois pas préférable au mensonge. Mysha resta un moment encore pour l'observer.
Il avait réussi son coup, le Cheshire. Une certaine prudence l'incitait à l'écouter. Quelle que soit l'affaire peu nette dans laquelle Clarke s'était foutu, même si elle n'était que la petite secrétaire innocente et insouciante, ça puait. Elle le connait, lui était liée, plus ou moins. Cela l'approchait du danger, en quelque sorte. La prime de risque comme il disait. C'est vrai qu'il existe d'autres jobs. Et puis il faut l'avouer, comme patron, il y en a surement des meilleurs.
Mais celui-là était parfait. Demi-temps, pas mal de fric, de quoi vivre le temps de préparer son futur métier. Atteindre son but. Combattre les virus. Pas Kira, non. Les maladies.

Mysha allait ainsi ajouter "Je ne sais pas ce que me caches, mais t'as raison." Cela lui aurait surement fait plaisir, sauf qu’un homme, à proximité lui enleva les mots de la bouche. La voix lui était familière. Même parmi tout le brouhaha du monde, elle l'aurait reconnue, tellement Clarke l'avait marquée le jour de leur rencontre. Mais la jeune femme ne l’avait pas vu venir. Pas parmi tous ces va-et-vient du restaurant, c’était impossible. Son patron. C'était tellement improbable aussi, qu'elle mit du temps à comprendre. Jamais elle ne se serait imaginée dans le même resto que lui, dans une situation telle.
Au début, elle avait pensé que les deux se filaient mutuellement. Peut-être surprenant, tout à fait possible aussi. Mais ils avaient l'air de se connaître mieux que ça. Oui, Clarke lui avait parlé de Cheshire. Pas dans le sens auquel il pense visiblement. Il s’était trahi tout seul, elle n’avait pas deviné de complicité entre eux avant. Et comment vous dire que ce n’était pas du tout rassurant. Au moins, cela servait d’argument dissuasif.

Elle l’observa partir, énervé, jetant ses billets. Juste partir. Ce n’est pas Mysha qui l’aurait retenu, vu le repas qu’ils venaient de mener. Et Clarke, qui était toujours là. Il voulait tout lui dire. Comme si ce n’était pas assez pour aujourd’hui. Mysha n’avait pas besoin d’entendre autre chose, que ce soit vrai ou faux. Elle ne voulait plus savoir. Se protéger dans l’ignorance.

"Tu... tu n'es pas obligé de m'en parler tu sais."

Son regard était gêné. Encore debout entre les deux tables, elle fuyait sa vue, ne sachant plus où se mettre. Ses premières interrogations, qu’elle avait enterré son premier jour de travail ressurgissaient. Dont pourquoi une personne non qualifiée. Tout cela était arrivé à cause de cette affiche, de Cheshire. Peut-être pour le protéger.
Mysha dévisageait Clarke, d’un air triste. Comme si l’on voyait un ami partir. A ce moment-là, elle voyait le patron qu’elle connaissait s’envoler. Ou une facette se retourner. Il lui semblait à nouveau inconnu.

« Je… ne préfère pas savoir. »

Elle recala son sac sur ses épaules. Pris une profonde inspiration, jeta un dernier coup d’œil au blond balafré. Une blessure qui n’avait pas cicatrisé normalement. Pas comme dans les hôpitaux. Ce n’était qu’un détail, de toute façon. Il n’y avait plus de raison de s’attarder dessus.
Mysha s’apprêtait à retourner à l’agence, seule dans ses papiers, pour réfléchir à son avenir tranquillement.
Du moins c'est ce qu'elle voulait, jusqu'à ce qu'il reprit la parole.
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Mello
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Dim 10 Jan - 11:29
Matt était désespérant, mais Mello le laissa se tirer. Le suivre, voire même l'engueuler en plein restaurant aurait été une très mauvaise idée. De même, le tirer jusqu'à l'agence pour régler ses comptes avec lui n'aurait pas été très subtil, d'une part parce qu'il y avait Mysha et beaucoup d'autres témoins, d'autre part parce qu'il savait très bien – il avait parfois raison d'être un peu paranoïaque – qu'il risquait d'y avoir des micros dans les bâtiments où il bossait. Il avait tout de même été Mello, alors que ce soit la CIA ou le MI6, il était quelqu'un et ces services secrets auraient eu raison d'investir sur la surveillance.

Mello se leva pour s'installer à la place de Matt. Y restait le festin qu'il avait mené et qui acheva de faire grogner le ventre de Mihael. Il leva la main, interpella un serveur pour commander un bon gros burger. Il avait la dalle et sentait qu'il n'allait pas pouvoir correctement sortir son baratin affamé. Il se demanda comment il allait faire avec Mysha, maintenant que Matt avait posé sa merde et avait tenté de la faire dégager de l'agence. Lorsqu'il l'avait embauchée, à vrai dire, Mello pensait la virer au bout de la première semaine : la virer pour embaucher quelqu'un d'autres, bien sûr, après l'avoir épuisée à mort...Il comptait faire quelque chose dans ce genre, hyper salaud mais très lui.

« Tu te poses des questions, hein. Et tu tentes d'avoir des réponses, mais les idées te manquent. »

Il s'interrompit...le hamburger arrivait, et Mello leva le sourcil droit, s'étonnant qu'un plat puisse arriver aussi vite. Apparemment, c'était parce qu'ils s'attendaient à une autre commande de la part de Matt et qu'ils avaient déjà préparé des portions en avance. S'ils connaissaient Matt comme lui, ça les ferait bien rire...même si maintenant, Mello avait juste envie de le rattraper pour lui demander des explications. Il n'avait pas aimé l'air que Matt avait pris, avait peur d'avoir cassé quelque chose. Malgré tout, il allait devoir recoller ses propres dommages...Il attrapa le hamburger à deux mains, mordit un grand coup dedans : deux minutes plus tard, il ne lui restait que les frites.

« Bon, à nous deux. T'inquiète pas, y'a aucun secret d'état. »

Concrètement, c'était de la manipulation : Mello avait eu deux minutes pour tailler son plan. Si il l'avait emmenée ailleurs pour la baratiner, que ce soit à l'agence ou dans un endroit plus sûr, elle aurait compris que quelque chose n'allait pas. En restant ici, il pouvait donner l'impression que la participation de Matt, quoiqu'il lui ait dit, était tout à fait normale.

Il baissa d'un ton.

« Je collabore avec des gens dangereux. Du genre de la pègre de Londres ou des dealers. Ça me permet d'avoir des tuyaux sur pas mal de choses. Ça me met aussi un peu en danger...y'a quatre mois, j'ai retrouvé l'agence sans dessus dessous. Mh. Et lui, il est trop gentil. Je l'embauche, je l'ai rencontré sur le net y'a p'tete un an. J'imaginais pas du tout ce qu'il était au début, mais il me dépanne pas mal. Ça répond à tes questions ? »

Il avait dit ça comme si c'était tout à fait normal. Il n'y avait aucun secret, juste des choses dangereuses dues à la pègre.

« C'est un gentil garçon, il a essayé de t'éloigner de moi à cause de la dernière secrétaire. Elle est morte lors de cette affaire, y'a quatre mois. On s'est pas mal engueulés, depuis... »

Mello secoua la tête d'un air assez dramatique. Vu son apparence physique, il ne pouvait pas venir d'un milieu complètement calme. L'imaginer en revanche trafiquer avec la pègre paraissait sans doute totalement logique pour le commun des mortels...c'était donc ce qu'il allait faire croire à Mysha. Mello était mort. Elle ne pouvait rien imaginer à propos de lui, surtout que très peu de personnes connaissaient le lien entre Cheshire et Mello.

« A toi de voir. Je ne veux pas te forcer à rester si tu crains pour ta vie...mais sache que si ta paie est aussi haute, c'est que c'est dangereux. Je tenterai de te protéger autant que je peux, mais je ne suis pas omniscient. »
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Dim 10 Jan - 16:36
Il ne lui devait pas d’explication. Mysha n’avait rien demandé, elle ne voulait pas savoir. Et pourtant, elle le lui avait dit. Deux fois même. Sauf qu’il ne semblait même pas l’avoir entendu. Elle parlait dans le vent, comme d’habitude. Et lui, entre deux bouchées de bouffe, il traçait son explication. Pareil que Cheshire, comme c’est étonnant. Ou plutôt, il n'avait pas voulu l'entendre. Cela semblait important pour lui. Comme si l'opinion de la jeune fille lui importait. Enfin, en réalité, c'était important oui. Elle avait beaucoup le sentir, elle n'avait aucun moyen de deviner qu'ils cachaient des liens révélant son identité. Une identité que, mis à part les pro-kiras, personne n'aimerait découvrir.

La jeune femme soupirait, l’écoutant à moitié. Un minimum de politesse l’obligeait à rester, à l’entendre se justifier. Dans quel but, elle ne savait pas. Tout ce qu’il lui racontait la confortait dans sa décision. Partir. Qui resterait dans un lieu où les secrétaires se font assassiner ? Personne, tout simplement. Et surtout pas des ceux n’ayant jamais manié d’armes. C’était plutôt  inconscient de sa part, où alors, il n’a que faire de la vie des autres. Tout le contraire d’elle, de ses valeurs. Ce qui signifiait qu'elle n'avait vraiment plus rien à faire là.

Mysha l’observait d’un air assez méprisant. Se sauver revenait à transférer cette épée de Damoclès sur une autre tête. Car en partant, il risquerait d’en accoster d'autres, de les mettre en danger pour rien. Mais elle ne pouvait pas rester là non plus. Il en valait de sa vie. Il fallait juste espérer que Clarke n’en recrute plus. Ou une personne qui sache se défendre, au moins. C'était le minimum, non?

« Ta secrétaire est morte, et t’en prends une autre. Non-qualifiée, qui ne sait pas se protéger en cas danger… Sans même la mettre au courant. Et tu crois pouvoir la protéger ? Même essayer de la protéger ? Ou plutôt, dis-le, t’en a rien à péter. »

Ce n’était pas honnête. De ce qu’elle apprenait, peu de personnes l’étaient finalement. Ne compter que sur soi-même. Mysha se rendait compte qu’ici, les gens n’étaient pas tous comme chez elle. Son ancien chez elle. Fini l’insouciance, bonjour la méfiance. La jeune femme avait déjà croisé la route de plusieurs personnes louches. Pour ne pas dire que. Sur le moment, n’étant pas habituée, elle n’y voyait que du feu. Et ne se rendait compte de la connerie que trop tard. Au moins, elle assimilait vite de son nouvel environnement. Les oisillons apprennent vite à voler, après un plongeon dans le vide.

« Oui c’est à moi de voir. J’y réfléchirai, quand les idées se bousculeront moins dans ma tête. D’accord ? »

La réponse magique du oui, non, peut-être. Quand elle était petite, ses parents lui répondaient toujours « On verra. » Pour ne pas se mouiller, en cas de situation inconfortable.
Elle avait compris qu’elle se situait dans un milieu dangereux, et elle ne pouvait pas quitter le poste comme ça, sans raison. C’était suspect. Pas aux yeux de son patron, vu ce qu’il venait de lui lancer. Mais pour les externes à la situation, si. Alors Mysha comptait rester, juste le temps de trouver autre chose, en espérant que ce soit rapide. Un job qui lui correspondrait mieux, dans la recherche. Dans un laboratoire. C’est vraiment moins bien payé, mais vraiment plus sécurisé.

Quand son patron eut finit, elle esquissa un sourire sans joie, et se dirigea vers la sortie.
Le serveur avait laissé l’argent restant sur le comptoir. A croire que le hackeur était tellement énervé qu’il ne savait plus compter. Elle observait ces billets, repensant au roux. Il était bien gentil, comme le disait Clarke. La jeune femme espérait ainsi, qu’il irait faire de même si une nouvelle secrétaire était engagée. A force, il s’améliorerait peut-être, en persuasion. Et qu’il finirait par apprendre à manger des pâtes décemment.
Cela la fit revenir vers le blond balafré, le temps de dire une phrase.

« Tu devrais peut-être l’écouter. »
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