Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Mer 17 Juin - 0:21
Le rouleau de la machine à laver tournait avec un rythme impeccable, et les vêtements qui étaient à l'intérieur – quelques chemises blanches et des robes larges pour femme enceinte – tournaient avec cette même régularité rassurante. L'homme assit juste devant ne lâchait pas des yeux ce spectacle comme s'il trouvait, à tout hasard, quelque chose d'étrangement serein à cette vision. Il détestait lorsque la machine s'emballait et se mettait à trembler, dans ses derniers moments, mais il s'était assuré qu'elle le fasse le moins possible en en achetant une de la meilleure qualité possible.

Nathan Suzaku ne travaillait plus. Si on lui avait dit ça quelques mois plus tôt, il aurait sinistrement ri à la tête de son interlocuteur. Il avait été un homme important, il avait supervisé d'importants dossiers pour le bien-être de son pays – et ça, même s'il était convoqué en procès, il en était encore convaincu. Il avait protégé ses citoyens, il avait combattu comme il le pouvait la fripouille résistante et exercé ses talents pour Kira : celui s'en était rendu compte, d'ailleurs, tout comme il savait que malgré les tendances de Nathan, celui-ci ne le trahirait jamais. C'était sûrement pour cela qu'il l'avait laissé partir du Japon, sans pour autant inscrire son nom dans le fatal cahier.

Lorsque le travail avait été votre vie entière, la chose qui vous faisait avancer, il vous était très difficile d'en faire autrement. Surtout quand vous êtes Nathan. Il y avait bien Illness, bien sûr ; Illness qui occupait la moindre de ses pensées, Illness qui était là quotidiennement pour lui, à supporter ses petites crises, ses cris et ses gros coups de stress. C'était une femme courageuse et elle avait du mérite pour arriver à supporter le petit qui allait arriver et l'homme qu'il était. Malgré tout, il ne lui semblait pas que son malaise empirait, au contraire. Il n'évoluait pas non plus, mais Nathan réussissait à compenser un peu l'absence de ce travail qui lui prenait nuit et jour par la présence d'Illness. C'était à la fois reposant et ultra fatiguant. Il s'arrangeait pour être tout le temps debout lorsqu'elle se réveillait, à préparer le petit-déjeuner, tout le temps couché après elle pour qu'elle se sente bien. Il avait entrepris de nettoyer la maison de fond en comble, et lorsque l'on s'appelait Nathan Suzaku, on ne le faisait pas qu'à moitié : chacune des dalles brillait de mille feux, si bien qu'il avait un jour glissé dessus.

Il cachait toujours énormément de choses à sa femme, malgré tout. Il avait beau l'aimer terriblement, il ne pourrait se défaire de son addiction au travail. Si il se mettait à son service, il cachait dans le garage des feuilles et des feuilles de paperasse. C'était la plupart du temps des calculs déments sur lesquels il s'impliquait pendant des heures sans penser à autre chose, à moins que ce ne soit un reste de la comptabilité de son ministère. C'était comme cela et ça ne pouvait pas être autrement, comme le fait qu'il refusait toujours de parler à sa mère lorsqu'Irma lui tendait le téléphone, ou qu'il ne pouvait s'empêcher de répondre par la logique aux opérateurs téléphoniques qui l'appelait pour lui vendre un forfait, sèchement, rudement, mais purement lui.

En fait, il ne savait pas s'il aimait ou détestait cette maison ; il se sentait d'une certaine manière enfermé à l'intérieur, enfermé dans cette nouvelle identité que le MI6 leur avait donné. Il ne s'appelait plus Nathan, et elle n'était plus Illness. En un sens, il préférait cela, pour elle, car il ne trouvait pas logique d'appeler un enfant, qui de plus est cette enfant de ce prénom. Pour ses voisins, il était juste un grand type sec un peu stressé qui ne sortait pas souvent. Son image ayant été médiatisée dans le seul territoire japonais, il était encore relativement protégé. Il détestait l'Angleterre. Il détestait ce temps maussade, cette pluie constante, les animaux et les aliments. Il détestait ces personnes condescendantes, surtout lorsqu'elles comprenaient qu'il était japonais...qui compatissaient pour l'exode forcée qui l'avait conduit à s'installer ici.

« Max. Je m'appelle Max. », se répéta-t-il une énième fois pour s'en convaincre. Il s'appelait Max car c'était inscrit sur ses papiers. Il s'appelait Max, et il était homme au foyer, ce qui n'était pas une occupation du tout. Ils auraient mieux fait de ne rien inscrire du tout, c'était plus logique. Il s'appelait Max, et justement, il rajusta sa chemise pour sortir.

Il prit son souffle et fit un grand pas jusqu'à dehors. Très vite, il se retrouva dans une rue assez déserte pour y être à son aise. C'était à ces moments-là que l'air anxiogène et malsain de Tokyô ne lui manquait pas. L'ancien ministre de la censure souffla un bon coup, puis donna un grand coup sur le mur juste à sa gauche.

Se fit mal.





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Dim 25 Oct - 11:45
C'était une journée simple, sans grand intérêt...

C'est assez normal de voir un étudiant qui ne fout rien... je compte juste sur la bonne qualité de mes connexions neuronales (tant que j'en ai) pour tout réussir les examens... et ça passe.
Oui, je sais que la fumette risque de me griller le cerveau tôt ou tard. Mais, en attendant, je profite. Mes parents sont déjà contents que j'aie décidé de faire des études à l'université alors on ne me demande pas plus... et c'est bien comme ça.

On est vendredi, y a pas cours. Enfin si, mais pas de cours obligatoires. Donc c'est comme si je n'avais pas cours. Après avoir potassé sur différentes façons d'optimiser mon laboratoire de tiroir, j'ai voulu prendre l'air. Oui, ça m'arrive.
Alors j'ai verrouillé la porte, sans oublier les papiers. J'ai déjà eu un problème avec ça, maintenant c'est tout.

Puis je me suis souvenu que j'avais eu du mal à trouver un tee-shirt qui ne sentait pas mauvais ce matin. Alors je suis re-rentré pour fourrer ce monceau de vêtements dans un sac plastique et re-sortir en re-verrouillant la porte.
Autant lier le pratique à l'agréable...
En parlant d'agréable, voilà mon portable qui sonne. Tout en descendant les escaliers du kot, je répondis.
C'était Fred, y avait une soirée monstre ce soir, il me demandait "comment" je venais.
Par "comment", il s'était bien fait comprendre. J'ai deux façon de fêter un vendredi soir: en Dale, étudiant banal au look débraillé... ou Sammy, le pote à tout le monde car fournisseur officieux "d'évasion". Je sais, ça fait schizo comme ça mais je m'en accommode bien. Puis, j'ai toujours adoré le film Fight Club.
Bref, je suis ai dit que Sammy était de la partie avant de lui raccrocher royalement au nez. Il a l'habitude...

Une fois dehors, je traverse la rue pour me rendre vers le lavoir le plus proche quand un bruit sourd se fait entendre sur la droite, dans une ruelle plus au moins sombre à cette heure.
Par réflexe, je me tourne vers le bruit puis je vois ce type, une crevette comme moi, qui avait voulu boxer le mur du poing. Evidemment, il s'est fait mal. Mais il n'a pas bougé un instant avant de se rendre compte qu'il avait mal.
Je me suis dit qu'il était peut-être en bad. Et comme je n'ai pas envie qu'on me traîne pour "non assistance à personne en danger", je me suis dirigé vers lui en gardant quand même une certaine distance... on sait jamais.

-M'sieur? Tout va bien?

C'était pas le ton le plus rassuré du monde. Mais, au moins, il est facile de se dire que je ne suis pas une menace...
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Nathan S. Suzaku
Ministre de la Censure et de la Propagande
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Lun 9 Nov - 16:24
Si tout allait bien ? Question débile : manifestement, ça n'allait pas du tout. Dans sa tête, se bousculait tout un tas de question, tout un tas de possibilités dont l'une était sans nulle doute de se casser d'ici et d'abandonner tout le monde. Il n'était pas prêt à être père. Il avait cherché des manuels, il avait cherché sur internet, mais personne n'avait des conseils suffisamment pertinents pour élever un enfant. Personne n'était, selon lui, suffisamment qualifié pour lui expliquer comment il pourrait s'y prendre avec un enfant, comment s'occuper bien d'Illness pendant sa grossesse et tout ce qu'il en suivait. Gérer tout un ministère, ce n'était tout de même pas l'équivalent de gérer des gosses, même s'il avait toujours considéré que ses employés ne savaient rien faire de leurs propres mains.

L'ex ministre se retourna tout de même vers la voix qui lui avait parlé...suffisamment pour s'apercevoir que ce type ressemblait à un espèce de babacool patibulaire. Ce n'était pas le genre de personne que l'on acceptait en entretien d'embauche, encore moins ce genre de personne avec qui il tenait des conversations polies. Les derniers qu'il avait croisés habillés comme ça, ils moisissaient actuellement dans une geôle du gouvernement japonais, avec une inculpation de résistance sur la gueule. Tout cela pour dire que Nathan honnissait tout ce qui pouvait un peu sortir de la norme, mais actuellement, dans son état, il ne pouvait rien dire, et surtout pas agir. Il n'était pas en territoire connu et le pouvoir qu'il avait obtenu depuis des années, il l'avait rejeté pour finir avec Illness...oh, comme il le regrettait, parfois.

« Pourquoi tout irait bien, bordel ! Pourquoi ! Depuis quelques mois, rien ne va ! »

Il avait quitté ses fonctions, et dieu savait à quel point il y tenait, à ses fonctions ! Plus rien n'allait, depuis, et cet oubli...Ce tout petit oubli avait donné ce que I avait dans le ventre. Était-ce vraiment une décision qu'ils avaient prises tous les deux ? Il avait besoin de passer ses nerfs sur quelque chose, de toute façon, comme il le faisait avec ses assistants lorsqu'il était encore dans le gouvernement. Nathan, c'était comme un taureau aveugle : son imbécillité et son imprévisibilité le faisait voir rouge et il fonçait tête baissée dans le poteau. C'est pour cela qu'il se rapprocha dangereusement de Sammy. Et non, il n'était pas armé, car, même s'il était expert dans le maniement des armes et snipers à ses heures perdues, pour le commun des mortels, ici, il était « Max ». Un pauvre futur père de famille du nom de Max.

« Tu te prends pour qui ? Tu penses me dire que j'ai fait des choses mal, que j'ai tué des gens ? Oui, et alors ! Ils étaient coupables, eux-aussi ! », Nathan était complètement cinglé, et à ce rythme-là, il serait carrément capable de tuer des gens. Comme Noa. « Je suis pas fou, je sais ce que tu es en train de te dire ! Je suis pas fou ! ...Je veux juste revenir en arrière, gamin. Je ne veux pas tuer cette fille, je ne veux pas, pas de ma main, en tout cas. »

Il s'affala sur le sol, blanc comme un linge.





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Sam 14 Nov - 18:52
Aïe...

Encore une fois, il fallait que je tombe dans une situation bizarre.
Il se tourne vers moi super énervé et se met à mettre à crier que c'est impossible que tout aille bien pour lui. Le genre de mec trop bien rangé pour être bien dans sa tête surement. Je le pense parce qu'il était tout bien habillé alors qu'il n'avait pas l'air de se rendre quelque part... enfin, j'en sais rien.

Puis, il dit qu'il a tué des gens... mais qu'ils étaient coupables eux aussi. Qu'il n'est pas fou mais qu'il a tué une fille et qu'il le regrette.
Je ne comprends pas... je reste là à le regarder délirer. Comme si je pouvais savoir qu'il avait fait ça? Comme si je le connaissais? N'empêche qu'il me fout la trouille quand même.
Voilà que je n'arrive même pas à dire si il est en bad ou pas. Note c'est pas les vêtements qui font le drogué. Ça me rappelle un mec l'autre jour carrément venu en costard pour de l'herbe.

Puis il tombe au sol, je lâche mon sac et m'agenouille près de lui, tout blanc.

-Ola ola! Ne tombez pas dans les pommes! J'ai pas fait le secourisme moi!

Je lui tiens l'épaule en le fixant dans les yeux. Il n'a pas l'air d'avoir les pupilles trop dilatées, je peux dire qu'il n'est pas en risque d'overdose. Hypoglycémie peut-être? J'inspire profondément.

-Bon, écoutez. J'sais pas qui vous êtes et je m'en balance. Si vous avez tué des gens coupables, c'est qu'ils le méritaient nan? Vu que vous n'êtes pas en prison, c'est que vous avez bien fait, j'me trompe?

Puis je vois que ça bouge dans ma vision périphérique.
Je me retourne vivement et voit un clodo en train de fouiller dans mon sac de sale linge.

-Hé ho! J'te gêne pas là?

Le type me regarde, c'est une fille en fait. Puis elle déguerpit avec quelques vêtements dans les bras. Journée pourrie...

C'est pas mon jour, c'est tout... Mais mes parents m'ont toujours appris d'aider les autres...c'est la seule chose positive qu'ils m'ont apprise tiens.
En repensant à mon idée d'hypoglycémie, je fouille dans ma poche si jamais un sucre du précédent restaurant universitaire sur-emballé s'y trouve...
Perdu...

-Rassurez-moi, z'êtes pas diabétique ou asthmatique?
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Nathan S. Suzaku
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Sam 19 Déc - 18:09
[Pardon pour le retard, j'ai beaucoup de mal à rp avec Nathan !]

En fait, Nathan avait très envie de frapper le premier passant venu. Il fallait dire que pour quelqu'un qui avait occupé de très hautes fonctions et qui était redevenu un troufion lambda...C'était dur. Ce n'était pas comme si on le reconnaissait dans la rue, avant sa démission, car il était plutôt du genre discret et avant son enlèvement, la plupart de ses collègues qui travaillaient dans d'autres ministères ne le connaissaient même pas. Aujourd'hui, Nathan était devenu quelque chose qu'il pouvait à peine reconnaître, et le pire, c'était qu'il savait que c'était sa faute. La sienne et celle d'Illness, d'ailleurs, car il ne s'était pas fait tout seul, ce bébé. Il ne pouvait rien faire contre Illness : il y tenait plus que tout et serait devenu complètement fou en apprenant qu'elle avait été blessée...même par lui. Si il avait été au boulot, il se serait sûrement excité sur le premier incapable venu mais malheureusement, il n'était pas ministre.

Il était à bout de force, de toute façon. Il avait la volonté de redevenir comme avant, mais la force...ce n'était pas vraiment ça. C'était comme si son corps entier le lâchait, comme si il cédait enfin à toute cette pression. Il se souvenait très bien : pas plus tard qu'hier, il avait encore renvoyer chier sa mère au téléphone. Au fond de lui, sans doute savait-il qu'elle n'était pas méchante, mais il ne pouvait s'empêcher de la voir comme un obstacle dans sa vie, sûrement parce qu'il savait qu'elle lui avait toujours caché la vérité à propos de son père. Suzaku tentait de revenir à la surface : il se battait en essayant de se souvenir d'Irma, d'Irma et de ses cheveux jaunes, de son ventre qui était en ce moment pas mal arrondi et qu'il était heureux de voir comme cela.

Dans tous les cas, s'il y avait quelque chose de sûr, c'était que ce qui lui arrivait actuellement était sûrement dû à un mélange de stress et au fait qu'il mangeait très peu. Nathan n'avait jamais été d'un naturel gourmet, encore moins maintenant.

« Bordel...crise d'hypoglycémie. »

Il avait honte de montrer un côté de lui aussi faible devant un étranger. S'il le pouvait, il se tirerait de lui-même de cet endroit. Sa tête tournait, il avait du mal à y voir très clair. Il constata juste que le type qui était à côté de lui n'était pas très dégourdi. Il avait déjà oublié ce qu'il avait pu lui dire au sujet de Noa et ne s'amuserait pas à le répéter : il n'avait pas du tout la tête à ça. Nathan Suzaku s'appuya sur le bras de l'inconnu et réussi à se remettre debout, avec difficulté. Dans quelques minutes, il irait sûrement prendre un café pour l'aider à passer le reste de la nuit. Ensuite, il irait de nouveau harceler les gens du MI6 pour les persuader qu'il pouvait avoir un rôle important dans cette affaire.

Un éternel recommencement que cette vie.

Et s'il allait boire quelque chose d'un peu plus consistant ? Du gin, de la bière, un bon saké ? D'habitude, le goût lui donnait envie de vomir, mais c'était pile ce dont il avait besoin à ce moment. S'appuyant toujours sur le gamin, sa démarche était chancelante. Il tenta de se repérer aux lumières de la ville qu'il distinguait avec peine.

« J'te paie à boire, gamin. C'est ma tournée...mais sérieux, je n'y vois rien. Trouve-nous un pub, un bar ou quelque chose du genre qui serve aussi à manger. Et pas du poisson, ça me fait vomir. Sers-moi de subordonné pendant un moment, ça m'aidera à oublier et je me sentirai un peu moins misérable. »





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Sam 26 Déc - 16:25
[Pas de soucis, on est tous en blocus de toute façon ;)]

Il confirme, c’est une crise d’hypoglycémie. Pour une fois que j’avais pensé juste, il fallait que je n’ai pas piqué de morceau de sucre à la cantine.
Tiens, ça me rappelle un drôle de documentaire sur le fait que le sucre est une drogue et que c’est tout aussi difficile d’en décrocher que la cocaïne. Ça m’a l’air d’être une belle connerie …mais vu l’état de certaines personnes en hypoglycémie, ça me rappelle un peu les gens en bad… La preuve, le gars étalé devant moi.

Soit, c’est pas le plus important. Il faut que je trouve soit son chez lui (car hors de question d’amener ce type chez moi, le kot a pas été lavé depuis… un bon mois) soit un restaurant. Je crois qu’il faut prendre une boisson bien sucrée, genre coca. J’aime pas vraiment cette marque, étudiant en agronomie révolté contre les grandes industries comme tous les étudiants en agronomie oblige. Mais bon, vu que c’était surtout un médicament à la base…
Oui, j’étale ma science uniquement dans mes pensées et pas à l’école. Oui,  je pourrais franchement améliorer ma moyenne avec ça et, oui, c’est bête. Mais j’veux pas me faire remarquer, comme beaucoup de monde.

Puis, le gars se lève tout chancelant en s’appuyant sur moi. Je reste accroupi pour tenter de rester une base stable pour le bonhomme. Il ne chancelle pas qu’un peu.
Justement, le drôle de bonhomme me demande de lui trouver un endroit pour manger. D’accord… mais le fait de demander d’être un subordonné…

Je ne comprends plus trop là. Pas la peine d’essayer je pense, puis j’ai pas trop les neurones à ça. D’accord, c’est bien d’avouer son complexe d’infériorité. Surtout qu’un inconnu ne sait pas le dire au cercle d’amis de cette personne… vu que c’est un inconnu. J'crois que c'est même un type de thérapie.
Machinalement, je me lève  en hochant la tête avec un air sérieux. Si si, c’est possible.
Après tout, c’est pas comme si j’avais un panier de linge sale en proie aux clodos sous le coude.
Je passe son bras derrière mes épaules et prend mon sac sur mon bras libre. Voyons où il pourrait y avoir de quoi grailler…

À peine de déboule dans la rue d’où je venais qu’un groupe de trois personne s’approche pour me demander ce qu’il s’est passé.

-Rien de trop grave, crise d’hypoglycémie. Z’avez une idée de là où il y a un restaurant proche ?

Car, en effet, j’avais beau sortir comme un étudiant sortait, je ne connais que les lieux où on peut prendre à emporter et les supermarchés. Là où il m’arrive de boire, c’est pas à côté malheureusement. Une petite brunette m’indique une rue plus bas en précisant que c’est pas trop cher. Un blond vient supporter l'autre épaule du monsieur.
Je les remercie et nous nous tournons dans la direction indiquée.

Une fois arrivés au lieu dit, je sens déjà mes bras défaillir. ‘faut pas être médecin pour comprendre que je ne suis pas très sportif. Je sens que je vais avoir mal aux bras pendant au moins deux jours pour l’effort surhumain que je viens de faire. Un barman qui essuyait des verres accourt pour prendre à son tour le monsieur le conduit jusqu'à une chaise tout en me demandant ce qu’il s’est passé.

-Crise d’hypoglycémie. Filez-lui un coca… s’vous plaît.

D'un coup mon bras gauche tétanisé se relâche, et c'est la crampe.

-Et zut!

Je relâche mon sac de sale linge sur une chaise vide pour me tenir le biceps.
Aide ton prochain qu'ils disaient, dieu te le rendra qu'ils disaient...
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Nathan S. Suzaku
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Mer 30 Mar - 20:39
[HJ : J'ai enfin répondu, après trois mois ! >< Fiou ! Je me remets un peu à Nathan !]

Sa silhouette penche, mais plutôt vers la terre ferme. Nathan Suzaku a deux kilos de cernes sous ses yeux, sa voix paraît être éraillée par le kilo de cigarettes qu'il s'est faites et pire, il semble ne pas avoir dormi depuis des semaines, des nuits. S'il savait qu'il avait à côté de lui le meilleur dealer du quartier, il lui paierait sans nul doute un bagatelle pour lui fournir assez d'herbe pour dormir. S'il haïssait Matt de tout son être, il fallait cependant reconnaître qu'il avait le même problème que lui : la silhouette de la personne qu'il avait tué hors de l'exercice de ses fonctions le hantait et ne voulait point le quitter. Mais Nathan Suzaku était fier. Il ne s'abaisserait jamais à demander une chose de la sorte.

Arrivé au bar, Suzaku comprit que l'étudiant essayait de l'aider. Il fixe d'ailleurs le barman d'un de ses regards de poisson mort et ne manquera pas de l'effrayer. Son teint pâle est flippant, et il ne semble regagner que peu de couleurs même après deux dosettes de sucre. Suzaku articule ensuite : « Deux whiskys en plus. », à l'attention du type. Il est ministre, et dans les dîners officiels, il y avait toujours des alcools chers. Plus l'alcool était renommé, plus Suzaku se sentait accueilli dans un endroit...Et quand on l'accueillait avec de l'eau ou du café, comme très souvent au Cavalier Noir, il savait également que les employés ne le plaçaient pas dans son estime.

En passant, il avait cru voir le type lâcher le sac de linge...du linge ? Ses sourcils se froncèrent, il se demanda si Sammy allait bien avant de se dire qu'il n'en avait rien à foutre. L'aider était bien normal, en revanche, que lui aide les autres – à part Illness, bien sûr – était complètement irréaliste. Il se contenta un regard lui signifiant très clairement de se remettre sur pied.

Le sucre absorbé l'aide déjà à mieux supporter le coup.

« Et bien, mon garçon. Il faut faire attention. Faut cela lorsque tu seras au boulot et tu seras sûr de te faire virer. »

Son accent est inexistant. Il est celui d'un fonctionnaire de Kira implacable qui a appris l'anglais pour négocier avec des étrangers. Celui d'un homme qui a passé des nuits et des nuits à l'apprendre dans le but d'exercer le mieux possible son métier de ministre de la Censure et de la propagande. Comprendre et interpréter les films avant que leurs sens n'en soient chamboulés par les sous-titres et la version japonaise. Il récupère le verre de Coca-Cola commandé par Sammy et le porte à ses lèvres. À ce moment-là, l'homme faible rencontré par Sammy est sur le point de s'effacer : il ne reste que le fantôme du ministre de la Censure. Un métisse japonais sévère et impitoyable. Sur ses yeux, on lit qu'il pourra dénoncer sa mère à Kira pour peu qu'elle soit impliquée dans un trafic de drogues.

« Il prend un fish and chips. Enfin Deux. J'ai besoin de me nourrir. »

La dernière fois qu'il a mangé du poisson, il l'a recraché dans son assiette, mais depuis, il a appris à se maîtriser et à vivre un tant soit peu en société. Ce qui le dégoûte, c'est que ce bar vend sûrement des produits de basse qualité...pour lui qui était ministre, c'est se rabaisser à un point que l'on ne pourrait imaginer.

Nathan est furieux, Nathan est triste. Nathan ne pourrait cependant s'imaginer la chance qu'il a : il va devenir papa et les gens d'ici ne le reconnaissent pas sur les photographies officielles. Ils ne connaissent pas Nathan Suzaku et le rôle qu'il a pu avoir sur l'extermination des rebelles. Chanceux.

« Quel métier fait ton père, jeune homme ? »





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Sam 2 Avr - 11:33
Je remercie les braves gens qui m'ont aidé à amener le bonhomme jusqu'au café dans lequel on se trouve maintenant. Des gens aussi sympa, ça ne se croise probablement pas à tout les coins de rue donc autant être un minimum reconnaissant.

La douleur lance dans le bras. Je l'étire dans la mesure du possible, la douleur n'aidant pas au remède. Je ne sais pas si vous vous souvenez de votre première crampe mais le réflexe n'est pas d'étirer le membre douloureux la première fois. Le cours de biochimie repasse devant mes yeux, me donnant les causes probables de ma crampe. Vision de scientifique, je ne suis bon qu'à ça dans le fond. Je finirai en rat de laboratoire que ça ne m'étonnerai pas.


Puis j'entends "deux wisky" en plus. Le gars n'a jamais eu de crise d'hypoglycémie ou quoi? Tout en tenant mon bras tiré, je retiens l'attention du serveur tout en parlant au monsieur.

-Hey non! Pas d'alcool tant que la crise n'est pas parfaitement passée. Reprenez un coca si vous voulez mais pas d'alcool.

Ayant la flemme de donner les raisons scientifiques de l'interdiction que je lui ai posé, je me contente de soupirer et de lourdement m'asseoir face au bonhomme.

Quand l'autre gars que j'ai eu la sympathie d'aider me balance qu'on se fait virer à coup sûr pour une crampe... j'ai pas vraiment cherché à répondre. Mais juste une sorte de : "What the fuck?" mêlé à un "t'en as trop pris gros" devait se lire dans mes yeux. Je ne crois pas que les risques de me chopper une crampe en tenant une fiole en main soient élevés. Sérieusement, ce mec divague (voix au loin: "Vague!") encore?
Puis il balance qu'on prend des fish and chips. Non mais voilà que le gars choisit ma commande où je rêve? Ce gars va vite me blaser j'ai l'impression. Je fais un effort de mémoire pour me souvenir de l'écriteau placé devant l'entrée avec les suggestions de la semaine.

-Oubliez le fish and chips pour moi. J'prends deux vos burger maintenant puis une crêpe mikado après.

Je ne mange pas à moitié, comme toujours. Le gars qui était au bar se dirige vers les cuisines pour faire part de la commande de deux crétins qui mangent déjà avant onze heures.
Je fixe un instant le fond de ce qui doit probablement servir de café plutôt que de restaurant. Il doit peut-être y avoir une ambiance sympathique en début de soirée. Il faudrait que je pense à y passer un de ces soirs où j'ai la flemme de concocter mes produits maison.

"Quel métier fait ton père, jeune homme ? "
-Hein?

Face à une question surprenante et assez gênante, vous comprendrez la réaction. Au cas où vous ne le sauriez pas, je n'apprécie pas particulièrement mes parents. Dans le fond, comme tout les fils gâtés par le fric de leur parents, je les aime bien. Mais nos valeurs sont trop écartées pour avoir des discussions constructives.
Puis pourquoi seulement le père? Il s'en tamponne de la mère?

-Mes parents dirigent une grosse entreprise qui roule plutôt bien mais disons qu'on s'en fout...

Le flegme a repris le dessus. Désolée mon p'tit monsieur, l'étudiant n'a pas la tête à la discussion mais il attend plutôt une bonne dose de graisse sur une assiette.
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