Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Please feel free to piss in the garden { PV Sir Ian Foxworth

 :: Le Monde - Zone RP :: Le Monde :: Europe :: Londres - Zone RP :: Westminster :: Millbank, quartier général du MI5 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Localisation : MI5. Ou avec Sammy. Sammy, c'est celui qui conduit, celui qui ne boit pas.
Ven 8 Mai - 0:54
Pourquoi tant de haine et de misère humaine ? Pourquoi tant de rancœur, pourquoi ce papier sur son bureau, pourquoi cette injonction soudaine ? Pourquoi la guerre au Mali, pourquoi la mort, pourquoi la paix, pourquoi les chiffres et les multiplications, quel est le sens de la vie, pourquoi faire ce bureau, se taper des heures et des heures d'attente dans certaines situations pour des enquêtes qui échouent lamentablement, pourquoi regarder, fixer des yeux sa secrétaire qui était belle comme jamais et ignorer les autres qui lui tournaient autour de manière reptilienne.

Pourquoi. Et pourquoi le café qu'il buvait actuellement était-il délicieux ? Et...surtout...pourquoi ce papier signé de son supérieur hiérarchique lui demandant de coopérer avec Sir Ian Foxworth, dans un but qui restait apparemment secret ? Tout le monde, ici, savait à quel point il s'entendait mal avec l'autre agent. En fait, « mal » était un euphémisme. Foxworth et O'Riley étaient comme deux aimants opposés. Littéralement. L'agent du MI6 était celui qui avait jadis participé à son arrestation et l'avait littéralement utilisé comme un outil dans le but d'arrêter un gang entier, et depuis, O'Riley lui avait bien rendu...il avait vidé son porte-feuille en consommation de café, l'avait abreuvé de bien des surnoms allant de « grosse patate » à « l'autre con derrière la porte là-bas » à d'autres choses un peu moins raffinés, dans le champ lexical du gros beauf' un peu homophobe. Lorsqu'il s'agissait de tacler Foxworth, O'Riley n'y allait pas par quatre chemins, et c'était sûrement pour cela qu'il s'était déjà pris quelques avertissements...

Mais ils devaient « collaborer ensemble pour traquer des agents corrompus au sein des secrets secrets de Sa Majesté. Ça allait manifestement être une partie de plaisir, au sein de laquelle O'Riley espérait qu'il ne serait pas amené à lui ouvrir la porte de son très mal rangé appartement, au centre duquel poussait gaiement un joli pied de cannabis. Comme quoi, le jardinage, ça commençait à être son truc...

En vérité, par agents corrompus, O'Riley était sûr que le big Boss parlait d'agents qui livraient des informations à Kira. Ce n'était jamais dit officiellement, mais c'était sur toutes les lèvres. On ne pouvait faire enquêter sur cela, mais c'était un sujet vraiment houleux, surtout que la perspective d'être espionné les empêchait de parler librement et de mener certaines de leurs missions à bien. O'Riley, lui, n'en pensait rien. Comme beaucoup, ici, il avait vu le changement arriver il y avait quelques années. Ce qui était, au début, quelque chose spécifique au Japon, s'était peu à peu agrandi au monde et depuis le temps, ils avaient eu le temps de s'y habituer...mais c'était tout de même énervant de voir les indics tomber au fur et à mesure, victimes d'une crise cardiaque. Dans son métier, ça n'avait vraiment pas été facile...et il avait quelques collègues en pleine infiltration qui étaient morts, tués par Kira. Petit con.

« Salut. », fit-il brièvement, sans aucune marque de politesse ni rien. Il ferma la porte, s'assit sur le siège en face de lui. Il posa les pieds sur le bureau et s'étira comme s'il n'avait pas dormi de la nuit – ce qui était assez probable, en fait. « C'est bien le moment de me poser des collabo' de merde...faut savoir ce qu'il veut, le big boss...me foutre sur l'enquête à la noix de la mort d'Hadès, ou ça ? Bref. Y'a des micros dans ton bureau ? Tu préfères qu'on sorte de là ? Vues les petites gueules de cons entre-aperçues dans ton service, je ne fais pas confiance à grand monde... »

Dan rajusta un peu sa cravate...Une blonde plantureuse avait entrepris des choses bien sauvages avec lui il y avait tout juste cinq minutes dans les toilettes des services secrets.

« P'tain t'as vraiment une sale gueule, aujourd'hui. »
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Mer 10 Juin - 1:44
Les deux souliers cirés se croisèrent sur le bureau. Juste en face du lord ... Seigneur, quelle impolitesse. Ian reposa lentement sa tasse. Il la contempla non sans regret - il l'aimait, ce thé. C'était un Earl Grey très bergamoté. Il fumait, il était pile à la bonne température. Ian voulait le finir. Il était meilleur brûlant. Mais ces deux souliers ne le laisseraient pas finir. Voilà qu'ils s'étaient plantés face à lui comme deux bestiaux nuisibles. "Regarde-nous ! Finie la pause !"

Il y tenait pourtant, à sa pause. La journée avait été compliquée. A peine éveillé, Ian avait dû boucler un rapport de deux semaines. Puis il avait regardé les journaux, la télé, recoupé le tout - travail de veille informationnelle. Il avait répondu à plus de dix coups de fil, avait mis longtemps à choisir le foulard qu'il porterait. Le métro avait fait une panne. Il avait marché très près d'une flaque, avait mouillé le bout de ses chaussures. En arrivant, nouveau rapport à rédiger, une migraine persistante ... et si peu de gratitude, si peu de regards compréhensifs.

Ce ne serait certainement pas lui qui le lui offrirait, ce regard.

Ian se détourna enfin des souliers. Pas qu'il eût particulièrement envie de voir leur propriétaire, mais il fallait bien. Le lord était poli, lui. Il devait être le dernier homme poli dans cette maison de fous.

Mais qu'est-ce qui clochait chez ce gosse ? Il n'avait pas encore placé un mot, que déjà il se faisait agresser. Et après, on se demandait pourquoi Ian était agaçant. Ce n'était qu'un juste retour des choses, ma bonne dame. Il voulait bien être le bon collègue, mais fichtre, il y avait des limites.

Allons. Calme. Au nom de la Reine, un Sir se doit de rester calme.

- Merci, Danny. Tu es très beau aussi. Au travail, veux-tu ? Plus vite nous en aurons fini, plus vite tu pourras ôter tes pieds de mon bureau.

Il écarta tranquillement sa tasse de porcelaine, puis se releva. Sa main saisit par automatisme un dossier. En vérité, c'était le dossier. Il y avait une pile vertigineuse sur le bureau du lord. Et ce dossier-là se trouvait au sommet de la pile. Comme quoi, ça ne plaisantait pas. Pourtant, la chemise de carton noir ne payait pas de mine. Mais Ian était un homme méticuleux. Quiconque connaissait un minimum Ian connaissait son système de rangement : c'était une méthode par couleurs. Du moins important au plus important.

La couleur du "plus important", c'était le noir.

- Je suis dessus depuis trois jours. Voilà ce que j'ai rassemblé pour le moment. Jettes-y un œil. Que tu en saches autant que moi. Ensuite nous commencerons.

Commencer quoi ? En y pensant, l'affaire avait commencé depuis des mois. Cela faisait longtemps qu'elle planait au-dessus de leurs têtes. Quelque part, c'était un honneur immense qu'on lui avait fait, de lui confier le Dossier. Cela voulait dire que parmi tous les agents, on avait considéré que c'était lui, le digne de confiance. Ce que Ian comprenait : il faisait figure de pilier dans la maison. Si irritant fût-il. Ce n'était un secret pour personne. Alors Ian avait accepté l'affaire avec humilité. Pas de gaieté de cœur - loin de là - mais il avait accepté. Un agent du MI6 ne disait pas non à la hiérarchie.

Ce qu'il comprenait moins, c'était pourquoi on avait mandaté O'Riley. Déjà, c'était un agent inférieur. Et ensuite ... il n'était pas net. Ian ne le prouvait pas, ne cherchait pas à le prouver. Mais il le savait. Il le sentait, aussi sûrement qu'il sentirait l'herbe si d'aventure il devait venir chez son collègue. Il en était persuadé. O'Riley pouvait toujours faire le fier. Ian restait calme parce qu'il savait. Et que ça faisait enrager d'autant plus le gamin.

Plus Dan enrageait, plus Ian gagnait en sérénité.

- Je crois qu'ils ont fait une erreur en haut. Je vais leur demander confirmation ce soir. Lis, lis donc.

Il n'y croyait pas, à l'erreur d'en haut. Le haut ne pouvait pas se tromper - pas sur le Dossier, en tout cas. On pouvait admettre une erreur sur n'importe quelle affaire, pas sur celle-là. C'était trop important. Des dizaines de leurs collègues avaient perdu la vie. Et accessoirement, des milliers de civils.

Ian demanderait confirmation, pour la forme. Car il était très méticuleux, rappelons-le. Mais il savait déjà que si O'Riley avait été mandaté, c'était pour de vrai. Il allait falloir faire avec. Ce n'était pas le dernier matin où les deux souliers se planteraient sur son bureau, où l'on commenterait sa "sale gueule" du matin. Que de joies en perspectives !

- Tu pourrais au moins trouver un endroit plus romantique pour tes ébats sexuels. Qu'était-ce aujourd'hui ? La reprographie, les toilettes ?

En attendant, son thé refroidissait.
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Jeu 16 Juil - 16:38
Ian était typiquement le genre de personne qui l'énervait. En fait, il était la seule personne au monde qui le mettait hors de lui. Mais il n'avait pas le choix : Ian était plus gradé que lui, il avait beau râlé, il savait très bien que rien au monde ne ferait changer ses supérieurs d'avis. Alors il saisit le dossier qu'il lui tendit, ôta les pieds du bureau et commença à le parcourir.

Alors, comme ça, il y avait une taupe dans les services secrets britanniques ? Lisant tout ce qui avait fuité pour le moment, l'adrénaline d'O'Riley le réveilla. Le secoua et un sourire se fit et se creusa sur son visage. Que ce soit clair : bien sûr, il n'avait jamais donné la moindre information : il se foutait de Kira comme il se foutait du reste, que ce soit des intentions de ses collègues à ce sujet ou de l'orientation des petites starlettes. Son domaine de prédilection à lui, c'était la drogue. Il consommait un peu, jamais trop, et il en revendait le nécessaire pour amortir ses fins de mois. Parmi tous les agents qu'employait le MI5, sans aucun doute, il était certainement celui qui avait le moins d'attaches et le plus de je m'en foutisme pour oser trahir la couronne. Dan se demandait si le chef suprême le savait, et aussi ce qu'avait de si spécial le chevalier de la couronne de ses deux pour qu'on les mette ensemble malgré leurs différends.

« Les toilettes. Mais je ne vois pas en quoi ça te regarde. Rien d'illégal, que je sache, je suis majeur, vacciné et je me protège. », lui dit-il, un léger sourire aux lèvres.

C'était intéressant, un problème de taille. Si ils ne le résolvaient pas très rapidement, il pourrait y avoir plus de morts. Jusqu'ici, il s'était arrangé pour ne jamais traiter le cas Kira, mais maintenant qu'il y était confronté, il était très excité. Plus qu'enthousiasmé, et pour lui, la solution était sûrement à côté d'eux. Quelqu'un du MI6, sûrement haut placé car il était clair que ce qui était dans ses murs quittait rarement les dehors des murs. Il était tellement difficile d'y entrer qu'il était plus probable que toutes ses informations proviennent d'un informateur intérieur à la structure.

Nathalie, de la compta' était morte. Pauvre fille. Elle n'avait jamais brillé par son travail, mais O'Riley la connaissait bien pour les pauses café qu'elle faisait plus que régulièrement. Elle connaissait tout un tas de potin, et il n'aurait pas été étonné de savoir qu'elle en avait découvert trop. Il y avait une ou deux têtes qu'il ne connaissait pas – sans doute des bosseurs acharnés tout le temps en infiltration, mais globalement, il les connaissait tous de vue. Les regrettait tout autant et aurait mille fois préféré être chargé de cette mission avec l'un d'entre eux plutôt qu'avec cet enfoiré d'Ian.

« Je les connaissais globalement tous. En fait, je connais globalement tout le monde. Squatter la machine à café sert, quoique tu en dises. Nathalie savait un nombre de potins extraordinaire, Victor était accro aux amphés et je lui en échangeais contre de l'herbe, Janis travaillait depuis quelques temps sur le dossier de Misa Amane, et on peut aller loin si je continue. Ils ont été tués pour une raison, et pour moi, c'est parce qu'ils se rapprochaient trop de Kira. », il prit une grande respiration : pour la première fois sans doute depuis son arrivée ici, Danny était sérieux. Trop de choses comptaient, et il ne voulait pas finir dans un cercueil.

« Mh. Je n'aime pas parler sérieusement avec toi, mais je pense que nous devoir nous y contraindre. Je pense que nous devoir produire des faux de nos compte-rendus. Il serait bizarre que je ne sois plus employé sur des affaires de drogue comme je le suis tout le temps...ce n'est pas comme si ce n'était pas ma spécialité... J'aime ma vie, même si elle est pourrie et j'aimerais bien qu'on ne l'écourte pas. Pas toi ? »

Il avait brusquement envie de sa dose habituelle de caféine : trop parlé, trop réfléchi.
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Dim 30 Aoû - 0:46

"Moi non plus, Dan. Moi non plus."

Ian non plus, il ne voulait pas mourir. Il voulait continuer à travailler pour Sa Majesté. Ian voulait mener à bien les dossiers qu'on lui confiait, mériter la confiance qu'on lui octroyait. Il voulait que sa mère, sa chère mère qui l'avait toujours soutenu, soit fière de lui. Mais aujourd'hui, il avait l'impression que c'était autre chose.

O'Riley et lui planchaient sur une mission qui les dépassait. Des équations complexes s'écrivaient au-dessus de leurs pauvres cerveaux. Ian ne comprenait pas pourquoi on lui avait refourgué le rastafari en costard, mais il était certain qu'ils ne seraient pas trop de deux.

Ils ne seraient pas assez.

- Dan. Trouves-tu normal qu'on ne soit que deux ? Il s'agit de Kira.

C'était trop énorme. Ian n'était pas dans la tête de l'Administration. Mais pas besoin d'être le roi des technocrates pour voir l'évidence : pour un réseau de trafiquants de drogue de taille moyenne, on les mettait à cinq minimum. Il se souvenait même de vingt-cinq agents mis à plein temps sur la disparition d'une petite fille, l'année dernière. Et maintenant ? Ils devaient lutter contre un type aussi ambitieux que Dieu, qui en avait quelques pouvoirs ... et ils étaient en binôme.  

- Personnellement, ça me dérange. J'ai l'impression qu'on veut étouffer quelque chose. Peut-être qu'on devrait commencer par le haut.

Sur le grand panneau de liège qui occupait tout un mur du bureau, était épinglé l'organigramme du MI6. Ian l'observa par-dessus sa tasse, pensif.

Ils y étaient tous. Du moins, ceux qu'il avait su nommer avec certitude. Il y avait même des portraits pour certains. Mais restait toujours une branche - la plus haute. Une série de cases noires. Celle qui se cachait au-dessus de prête-noms charismatiques, comme l'Olympe au-dessus de nuages noirs. Ces hommes-là, impossible d'avoir ne serait-ce que leur pseudonyme. Leur armée d'hommes de paille faisait un travail remarquable.

Si ce n'était un secret pour personne, personne n'osait monter sur l'Olympe.

- Il faut balayer devant sa porte avant d'aller interroger le voisin. C'est de la bête sagesse populaire, mais c'est vrai. Tant que le doute plane sur la Direction, on ne sera pas tranquilles pour enquêter au-dehors.

Le lord vida sa tasse, et se releva. Dans un coin, il y avait une machine à boissons chaudes. Il l'utilisait surtout pour son thé. Mais quand Dan passait, les capsules de café italien le sentaient.

Il appuya sur le bouton lumineux. La machine se mit à ronronner.

- Bonne idée, les faux comptes-rendus. Il faudrait trouver une fausse piste à leur servir. Potentiellement sérieuse, mais qui ne mène nulle part. Au cas où ils souhaiteraient vérifier. En plus, ça pourrait nous faire gagner du temps.

Ian posa devant Dan une tasse du précieux liquide noir. Ce n'était pas son genre de jouer les serveuses, grands dieux non ! Mais la situation était suffisamment grave pour s'assurer des conditions de travail optimales. Et pour que le Danny travaille bien, il lui fallait de la caféine. Le vieux renard le savait mieux que personne.

- Enlève tes pieds de ce bureau, je te prie. Et bois-moi ça. Que penses-tu d'un partage des tâches ? Je me charge du haut.

Après tout, il avait déjà un pied dans le MI6, lui. Puis quand même, il était plus crédible qu'un ado attardé sous cannabis, bon sang de bonsoir.

- Toi, tu pourrais faire mine de chercher du côté des bas-fonds. Mettre à profit tes missions d'infiltration.

Sir Foxworth soupira, et dans un geste précieux, remit en place une mèche rebelle. Mauvais souvenirs que les missions d'infiltrations de Dan. Ian craignait toujours de retrouver son crétin de protégé au milieu de jolis champs d'intérieur.

- Mais tiens-toi à carreau sur la consommation, murmura-t-il. Pour cette affaire au moins.
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Lun 14 Sep - 17:51
Qu'ils ne soient que deux à enquêter ? Daniel regarda tout autour de lui, juste pour voir s'il n'y en avait pas d'autres qui étaient censés arriver. On ne lui faisait que très rarement confiance, et il était moins rare qu'on le mette en observation plutôt qu'on lui confie une enquête de la plus haute importance. Surtout avec son ennemi juré en compagnon.

Mais Ian avait raison, même s'il avait du mal à l'avouer. S'ils étaient deux, c'était certainement qu'il fallait mettre le moins de types possible sur le coup, qu'ils allaient devoir trafiquer les formulaires et les bilans d'enquêtes. Pire, qu'il y avait certainement des agents infiltrés au MI6 et qu'ils se mettaient en danger de mort – ou pire – en collaborant à cette enquête. O'Riley n'avait jamais voulu se mêler ouvertement à tous ces problèmes, il en était resté strictement éloigné, son ardoise étant loin d'être blanche et maintenant, il n'avait plus vraiment le choix.

Il tentait de respirer normalement, ce qui était relativement difficile. L'odeur du café préparé par Ian l'aidait et, instinctivement, il tendit la main pour attraper la tasse. Que ne serait-il pas capable de faire pour un bon café ? Toutes les herbes du monde ne pouvait rien face à l'effet endiablé de la caféine sur son organisme. Lui, accro ? ...ben voyons ! O'Riley hochait lentement la tête aux paroles de Foxworth, prit doucement la hanse de la tasse et la porta à ses narines. L'arôme suave du café lui fit tourner la tête et pendant un instant, il oublia presque la merde dans laquelle il s'était fourré. Il reposa la tasse trop chaude sur le bureau et continua d'écouter son collègue.

N'enleva pas ses pieds du bureau. Ils étaient très bien ici, qu'ils y restent.

« J'ai baissé ma consommation, comme tu le dis. Et je ne vois pas pourquoi ça nous foutrait dans la merde. Je n'ai plus les relations que j'avais quand nous nous sommes connus ou même il y a deux ans. », dit-il sur le ton de la confidence.

Il fallait dire qu'il y avait deux années, Daniel O'Riley avait de nouveau déconné. Initialement en infiltration dans un gang assez gros, il s'était un peu trop pris au jeu et en avait oublié sa place. Il avait favorisé l’extension du trafic et était même devenu le bras droit du chef. Ses rapports étaient tous faussés et il s'était fait un plaisir d'envoyer de fausses informations pour égarer les stups. Son petit manège avait bien duré deux mois après lesquels Foxworth et d'autres s'étaient aperçu de tout ce merdier, il avait été pris sûr le fait et écopé de dix ans avec sursit. S'il bossait encore par ici, c'était certainement à cause de Foxworth, car beaucoup de gens auraient été très heureux de le virer. Il avait eu un mal de chien à se sevrer, mais il fallait avouer qu'il déconnait encore un peu de temps en temps.

« Je suis sur une affaire, en ce moment. Un trafic de drogue qui s'étend dans les quartiers riches, une filière latino, apparemment. Et non, je ne suis pas infiltré à l'intérieur, mais j'ai mes informateurs. Pas assez  gros pour rameuter une légion d'hommes, assez pour demander l'intervention d'un con du MI6. »

Il goûta le café – exquis au passage – et se leva aussitôt pour aller décrocher l'organigramme des services secrets sur lequel Foxworth avait jeté un œil. Au plus haut, il n'y avait pas de nom, mais O'Riley ne doutait pas que l'araignée qui les manipulait devait être douée et pas à son premier coup d'essai. Il prit un stabilo et raya au moins le nom du type assis en face de lui.

« Si on pouvait éviter de se suspecter soit-même, ce serait cool. Non. Moi, j'aimerais que l'on commence par Kamui Ozakura. C'est un japonais, il possède tout un tas d'information et fait régulièrement du chantage à plein de gens. Pire...à moi. Et il est juste en dessous de toi niveau hiérarchie. Mais sinon, ouais. Je commence par le bas. Y'a un bureau de détective qui vient d'ouvrir, paraît qu'ils font du bon boulot. Ça s'appelle "Willy and cie"...t'as déjà vu la tronche du gérant ? »

Dan poussa une photo prise en cachette retournée à Ian.
De l'autre côté, ni plus ni moins que Mello, le même depuis toujours, avec sa gueule cramée, un téléphone à son oreille.
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Mer 27 Jan - 23:51

Voir le surligneur barrer son nom fit un effet étrange à Ian. Que Dieu lui soit témoin, Dan l'agaçait. Il l'avait toujours trouvé immature, ce qui expliquait pourquoi il se sentait obligé de le couver. Danny boy était un petit con pourri gâté, qui croyait que les missions d'infiltration étaient une carte blanche pour se défoncer. Il fallait sans cesse le remettre sur le droit chemin. Et encore, il piétinait ce chemin comme un sagouin, avec ses sales manières.

Mais Dan lui faisait confiance. Et Ian pouvait le maudire tant qu'il le pouvait, il faisait une confiance aveugle à Dan. Alors ce surligneur, ce trait sur son nom ... ça le touchait. Presque.

- En dernier. Veux-tu ? Si nous ne trouvons absolument personne, ni en haut ni en bas, nous nous rabattrons sur l'autre. Le coéquipier en dernier.

Ian observa longtemps le cliché. Il crut d'abord voir une fille, puis reconnut ledit gérant.

- Ah ! C'est ...

Il ne dit rien. Quelque chose retint ses mots, en vérité : son réflexe de vieux renard. Ne pas en dire trop quand ils entraient dans une enquête de cette importance. Même dans son propre bureau - parce qu'on ne savait jamais. L'Araignée, la tête de dragon, bref, le cerveau en haut de l'organigramme, il avait des oreilles partout. Ian nota dans un coin de sa tête : désormais, il vérifierait. A chaque fois qu'il entrerait dans une pièce, il chercherait les micros et les caméras.

Il n'aimait pas trop quand un dossier commençait ainsi. Cela voulait dire qu'ils étaient partis pour un bail.

Partir pour un bail avec Danny n'était pas dans les souhaits les plus chers de Foxworth. M'enfin, avaient-ils le choix.

De deux doigts, il refit glisser la photo vers son collègue. Il reprit à voix basse, sobrement.

- Ils sont certainement bons. Passe les voir pour le bas. Je m'occupe de Kamui. Inutile de le confronter pour le moment. Je vais contacter ceux qu'il faut.

"Celui qu'il faut."

Ian avait une idée précise de celui qu'il lui faudrait voir. Il trouvait ce type d'une tristesse vestimentaire hors normes, et il ne comprenait pas son fétichisme sur les Lego. Mais bon, il restait un génie. Et au moins, il était calme, lui. Ce n'était pas comme Dan, dont il craignait chaque coup de sang.

Inconsciemment, il surveillait la tasse de son collègue. Il priait qu'elle ne vole pas contre le mur - c'était déjà arrivé et il aimait sa tapisserie, nom de Dieu. De beaux médaillons victoriens, rouge framboise frappés d'or. Il les avait choisis et commandés dans une boutique exprès, quand on lui avait fait comprendre qu'il risquait de rester longtemps dans son grand placard.

La vapeur du café s'élevait en volutes paresseuses, jusqu'au plafond blanc. De plus en plus souvent, le vieux renard avait l'impression que c'était tout ce qu'il restait dans son cerveau : un plafond blanc. La tasse, la tapisserie, les vêtements, c'était pour tourner en rond.

Au-dessus, il y avait toujours le plafond blanc.

- Et Nathan Suzaku ? Il serait bon de lui rendre visite. Vu l'histoire de sa femme, il n'est pas vraiment un suspect sérieux ... mais c'est un japonais réfugié. Et un ancien ministre de Kira. Ah, tu as fini ton café. Un autre ? Je le fais venir de Florence cette semaine. Je le trouve pas mal.

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Lun 1 Fév - 14:24
Et pourtant, Dan se sent de plus en plus professionnels avec ses collègues : les autres, du moins. Avec Ian, c'est tout autre chose. Ce type, c'est tout de même celui qui l'a mené jusqu'ici et qui l'a sorti de tout ce merdier, mais Dan ne peut pas. Il ne peut pas le considérer comme son paternel et ne le voit que d'un mauvais œil. Peut-être qu'en faisant une psychanalyse sur l'animal, on parviendrait à comprendre que Foxworth avait été le père qui n'avait jamais trop eu d'autorité sur Dan et que celui-ci ne se comportait que comme un adolescent fou de désir de rendre furieux ses parents. Sans doute. Il n'avait exprimé aucun remerciement lorsque, la deuxième fois, lorsqu'il avait été pris la main dans le sac, Foxworth lui avait de nouveau sauvé la mise.

Daniel avait toujours eu du mal à calmer ses nerfs. Ils lui hurlaient de lui sauter dessus et de lui faire comprendre qu'ici, il n'était pas celui qui commandait : pourquoi ? Il n'en savait rien, en fait, surtout qu'il savait très bien qu'il était celui qui était en tort, dans toute cette histoire. Danny eut tout de même un froncement de sourcil en entendant Ian dire qu'il ne fallait pas barrer leurs noms comme suspect de cette affaire. Il fronça les sourcils, comprenant partiellement pourquoi il pouvait douter de lui...mais de son nom à lui. Ce n'était pas le genre du type et il se promit de se rappeler de ce détail bizarre dans le futur.

« Ouais, je passerai les voir. D'après ce que j'ai vu, ce type, Clarke, a une secrétaire. Et puis j'ai cru déjà voir son nom dans certains rapports, il doit travailler à mi temps pour ton service, à moins que je ne me trompe. »

Il n'était pas censé connaître cette information, lui, sous-gradé des stups du MI5, mais il reconnaîtrait volontiers qu'il avait un jour traîné dans le bureau d'Ian alors que celui-ci n'était pas là. Oh, juste un petit tour de cambrioleur pour pouvoir goûter de nouveau à ce putain de bon café et, tout en réfléchissant, il avait ouvert quelques uns des fameux dossiers si secrets, un de ceux qui étaient au sommet de la pile. Il s'agissait de l'enquête sur le criminel Fantomas, et le rapport, bien rempli, était signé de ce type, Clarke. Ses conclusions étaient bien avancées, si bien, alors que tout le MI5 galérait dans leur chasse, que O'Riley en avait déduit que ce type devait être un joker pour les services secrets.

Avec délectation, il prit un nouveau café et trempa ses lèvres dedans comme s'il s'agissait de la seule vraie et bonne chose qui pouvait exister en ce monde. Foxworth n'existait plus pendant cette seconde où il savourait le doux et incroyable arôme qui s'élevait de sa tasse.

Trop courte.

Sa voix le ramena à la réalité et Dan se crut obligé de répondre.

« Nathan Suzaku ? Putain...Tu te chargeras de le faire, je ne veux rien avoir à voir avec ce trou du cul. Non mais tu te rends compte ? ...Ce type n'a aucune considération ! On l'aide, on lui donne une nouvelle identité, et la dernière fois, il m'a insulté et menacé pour que je me tire de sa maison alors que nous faisons la perquisition mensuelle ! Quel type ingrat ! ...D'ailleurs, vu ses yeux, j'pense bien qu'il est sous l'influence de la drogue. Mais pour répondre à ta question : je ne crois pas que ce type est notre taupe. Il sait trop peu de choses sur ce qu'il se passe dans notre service et n'a été en contact qu'avec peu d'entre nous. Ceci dit, je pense que tu as raison : cela vaudrait le coup que tu lui fasses un petit interrogatoire. Surtout que les dernières rumeurs disent qu'il a tenté de rechercher du travail du côté de l'ambassade japonaise. »

Il regarda la jolie tapisserie, juste derrière Ian et eut un sourire en pensant à la dernière fois où il s'était énervé ici et balancé tout le café – brûlant – qu'il y avait dans sa tasse dans la gueule de Foxworth.

« Tu penses qu'on aura une promotion, après cette enquête ? »
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Mar 29 Mar - 23:16

Ian essaya de contenir son air affligé - en vain. Nom de Dieu, ils travaillaient pour la Couronne, un empire où jadis le soleil ne se couchait jamais. Ils étaient les héritiers de ces chevaliers prêts à verser leur sang pour la Reine. Et à quoi pensait Dan ? Une promotion. Ils étaient très probablement en danger de mort à partir du moment où on les avait désignés pour ce dossier ; déjà, Ian craignait de parler trop fort ; et Dan, le fameux Dan, voulait savoir s'il obtiendrait une prime en fin de mois.

Il se prenait pour un employé de bureau ? Il était mal tombé. D'ailleurs, ledit bureau l'aurait viré depuis longtemps. Il aurait suffi au brun de faire une de ses entrées remarquées au bras d'une blonde, le nez enfariné, et le loulou aurait dégagé séance tenante.

Mais Dan n'était pas un employé de bureau. Il était un agent du MI5 et donc, on avait besoin de lui. Toxico ou pas.

N'empêche que Ian préférait les périodes "pas".

Il eut un gloussement en imaginant son meilleur ennemi avec cette même tasse, dans un box, devant un vieil ordinateur, avec pour seul travail de remplir un tableau de données inutiles. Dan aurait fini par tuer quelqu'un. Déjà qu'il avait tenté d'assassiner Ian plusieurs fois.

Le vieux renard réprima son rire. Il se posa une main sur les lèvres - geste éminemment précieux - avant de reprendre.

- Danny ... même si tu sauvais Sa Majesté d'un attentat, tu as une telle ardoise au conseil disciplinaire que ça n'en épongerait pas la moitié. Tu devrais oublier la promotion pour les trois siècles à venir. Tâche de rester en vie, ce sera un bon début. Et sois déjà heureux qu'ils ne t'aient pas rétrogradé.

Il le pensait vraiment. Et pour tout dire, il en était heureux aussi, qu'ils n'aient pas rétrogradé Dan. Certes, il carburait à la caféine et à autre chose de moins avouable ; mais Ian lui faisait confiance. Pleinement.

Si un jour il se passait quelque chose ... si un jour, tout s'effondrait, il n'aimerait pas que Dan soit loin de lui. Le savoir dans un bureau voisin, pestant contre la cafetière/la secrétaire/le radiateur/la hiérarchie, c'était une des choses les plus rassurantes dans la vie de Foxworth.

- Il ne prend pas de drogue. Crois-moi. Les drogues, à force de te connaître ... je pourrais écrire une encyclopédie. Il est atteint d'autisme, je pense.

Il n'y avait pas vraiment de preuves textuelles. Mais Ian avait rencontré l'ex-ministre plusieurs fois et en avait tiré cette opinion. C'était un de ces jugements gratuits et un tantinet hautains, tirés en droite ligne de son sang upper class. Il assumait. Ou plutôt, il ne s'en rendait pas compte tant c'était naturel.

- Sa femme par contre, un sacré oiseau. Je me demande comment elle a pu échapper aux hospices tout ce temps. On n'a retrouvé aucun dossier médical la concernant, on nous a dit de ne pas insister. Tu ne m'ôteras pas que c'est louche.

Il remplit la tasse de son collègue, une troisième fois. Florence allait recevoir une nouvelle commande dès demain. Heureusement que le budget du service ne souffrait pas de restrictions. On avait encore la décence de considérer que la crème de la crème du renseignement anglais méritait du bon grain.

- A dire vrai, elle me fait peur. Même Suzaku est un agneau avec elle. C'est dire. Si elle avait le pouvoir de Kira, on serait déjà tous morts.

Il se releva, entama les cent pas dans le bureau. Ça le détendait, ça lui faisait son "activité physique régulière". Et puis surtout, le sang irriguait mieux le cerveau.

- On fera une simple vérification pour Suzaku. En fait, j'aimerais qu'on fasse une simple vérification pour tout ce qui est périphérique au MI5, au moins. Histoire de se concentrer au plus vite sur une enquête externe. Ca ne peut pas être un étranger au service ... il donne des noms. S'il les donne, il les connaît. S'il les connaît, il travaille ici. Ça ne peut pas être un hackeur : il n'y a pas de photos sur nos bases de données. Ceux des nôtres qui sont tombés ont vu la Taupe en face. Il lui ont parlé à la machine à café, il ont peut-être fêté des départs à la retraite avec elle.

Son regard retomba fatalement sur l'organigramme, drôle d'arbre noir aux fruits d'encre. Les lèvres du lord eurent un pincement.

- Seigneur, Dan, ils l'ont croisée dans nos couloirs.
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Dim 10 Avr - 17:53
Dan se gratta la tête : il fallait l'avouer, il le savait. Il savait très bien qu'il resterait à sa place même s'il commettait un acte héroïque. Qu'étant donné son dossier, personne ne lui permettrait jamais d'aller au grade supérieur : Ian avait raison, doublement raison. Et le savoir l'encourageait même à ne rien foutre puisque bon, à quoi bon...Mais il fallait l'avouer, la menace de la guillotine lui pesait. Il s'attendait chaque jour à trouver une convocation de la part de leur chef à tous pour des sujets qui le concernait pleinement : le vol de « preuves » pour consommation personnelle.

Pour la peine, il alla se faire un nouveau petit café au compte de la Reine. Le cas « Suzaku » ne lui disait rien qui vaille. Quand il disait que ce type donnait l'impression de s'être fourni chez le dealer du coin, il ne le disait pas en confondant cet état avec une quelconque maladie. Si, pour lui, Suzaku avait l'air d'être comme ça, c'était qu'il se droguait. Véritablement. O'Riley savait que Foxworth s'y connaissait dans son domaine, qui était sans doute quelque chose comme les enquêtes ou le profiling...quelque chose que n'importe quel pleupleu serait capable de maîtriser, mais parlez-lui de drogue et il ne se trompait pas. Il secoua la tête pour montrer qu'il n'était pas d'accord.

Il ne fallait pas s'y tromper : Daniel était terrifié par le fait qu'il y ait un agent qui soit mandaté par Kira dans leurs couloirs. Être terrifié était une chose. Crier, aussi. Manifester sa peur en était une autre et en l'occurrence, Daniel savait qu'il ne se ferait cramer que plus facilement s'il se mettait à flipper. Penser qu'il s'agissait d'un type avec lequel il avait bu le café le dégoûtait. Pire, cela lui donnait envie de jeter ce jus de chaussette sur les pieds de Foxworth.

« Mouais. Bon. Tu te charges de Suzaku. Quitte à faire passer ça pour une enquête de routine...Moi, je te répète que pour moi, ce type n'a pas que son autisme et trempe dans des affaires de drogue louches. Donne-moi un échantillon de son sang et je te donnerai son fournisseur. T'as beau être super fort dans tout ce qui concerne l'enquête, mais ça, c'est mon domaine, et quand je vois ses yeux, je peux te jurer qu'il est mêlé à un truc louche. »

Il était tout sauf calme, en fait et ça se voyait de plus en plus. Sa main tenant la tasse de café avait du mal à calmer des tremblements qui le prenaient de plus en plus souvent. Peut-être que ça, c'était le sentiment de manque qui le prenait. Il lâcha la tasse, tenta de se calmer à sa manière pour ne pas dévoiler sa faiblesse en face de Foxworth : dieu savait ce qu'il pouvait rajouter à son dossier sur les consommations qu'il pouvait encore avoir. Sa main droite se cala dans le creux de son bras, là où il se faisait de temps en temps des piquouses. La chemise cachait les marques et puis, comme justification, il s'avouait volontairement que cela le calmait pas mal en situation de stress.

« Mh. Donc toi tu te charges de Suzaku. Moi je prends le café, je pose les questions tendancieuses et j'entre dans les bureaux pour fouiller dans les papiers. Avoue que ce n'est pas quelque chose que tu pourrais faire...surtout dans le bureau des nanas. On se revoie quand ? »

Il se leva de la chaise, le front déjà en sueur.
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