Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 424
Age : 26
Localisation : Dans ton...
Lun 30 Mar - 22:49
Il avait des habits qui n'étaient pas en cuir, pour une fois, un jean bleu usé qu'il devait avoir piqué à Matt, quelque part dans son armoire, et un tee-shirt des Sex Pistols. Mello n'était pas assez idiot pour pour s'habiller de cuir alors qu'il sortait : si sa cicatrice était toujours largement visible, il cachait sa tête avec un bonnet. La température de Londres était comme dans ses souvenirs, pas très chaude. C'est pour cela qu'il portait en permanence un bonnet orange avec un pompon bleu. . De toute façon, la seule photographie que possédaient les autorités à son sujet était un dessin esquissé par cette idiote de Linda et la seule personne qui l'avait jamais vu était le chef Yagami, et sa fille, Sayu. Si cette dernière, contre toute attente, était bel et bien vivante, Yagami était décédé depuis des années, assez pour ne pas pleurer devant le sort réservé au Japon depuis que son fils en avait pris les rênes. Mihael Keehl ne ressemblait plus à un gamin de quinze ans : ses traits avaient suffisamment évolué pour ne plus être reconnu par le système de reconnaissance facial ou tout autre connerie de ce genre-là. Il avait démissionné, de toute façon : un beau matin, il était parti de la mafia en compagnie de Matt et avait pris le premier avion pour l'Angleterre.

Ras le bol de cet équipe de bras cassé. Kira...Ce n'était plus quelque chose pour lequel ils pouvaient se battre...leur adversaire était trop fort, il ne croyait plus en leur réussite, surtout après toutes ces années.

Il faisait nuit, mais il tenait dans sa main gantée un drôle de prospectus, indiquant une adresse et criant un drôle de message : « Il faut résister contre Kira ! Venez écouter le grand Houdini vous dire ce que vous pouvez faire à votre échelle, venez nombreux ! » Il ne connaissait pas beaucoup de mouvements rebelles, à Londres, et vu ce qu'il avait vu, ici, ils étaient plus gentils qu'autre chose. Les appeler « rebelles » lui donnait envie de rire, surtout lorsqu'il se souvenait du visage de ses camarades morts au Japon, tandis que ceux-ci se prélassaient dans leur banlieue paisible. Il ne les comptait plus, tout ce qu'il savait, c'était qu'ils étaient bien moins protégés et qu'ils risquaient plus, sans aucune alliance. L'ancien chef de la résistance avait, en vérité, hésité à venir, mais quelque chose l'intriguait : les dessins sur le papier, ces types en blanc qui avaient l'air de prier...Son sourcil gauche se souleva et : « Bande de malades. », fit-il croquant dans une tablette de chocolat extra-noire pour se ressourcer. 

Le rendez-vous était en plein Camden Town. Une cave à moitié cachée par trois boutiques de vêtements punks et par un disquaire complètement déchiré. Il réussit à trouver les personnes à contacter avec une simplicité enfantine et entra. Se dit qu'au Japon, ils seraient morts pour avoir laissé rentrer n'importe qui...Bandes de pignoufs.

Ils étaient tous habillés en blanc. Cette couleur, flagrante avec le fond noir de la nuit, les faisaient ressembler à des cibles mouvantes. Il y avait la foule de gens qui, tout comme lui, étaient habillés en civil et se tenaient debout, un peu perdus, et celle, juste devant la scène, de types en blanc. Mello supposa alors que le mouvement de datait pas d'hier, pour qu'ils aient pu rencontrer autant de personnes. Il ne risquait cependant rien, et il en était sûr à 90 % : ses lunettes de soleil étaient fixées sur son visage et son bonnet cachait pas mal ses cheveux. Même s'il y avait un mandat d'arrêt international à son nom, il faudrait déjà qu'ils pensent le rencontrer ici, et si vivre à Tokyô était un peu dangereux, ici, il n'était qu'un occidental au milieu d'autres occidentaux. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Les entendant applaudir le début de la séance, Mello vit une table vers le fond de la salle et se permit de s'asseoir dessus.

D'après ce que comprit Mello, leur intention première était d'enlever Kira de son trône de despote. Ils mentionnaient également qu'il n'était pas légitime, que le Japon ancestral des shoguns et des empereurs devait revenir...tout en oubliant que l'empereur du Japon n'avait jamais été enlevé de sa place. À première vue, le chef de ce petit groupe voulait être un résistant, mais ses propos sonnaient comme un extrémiste et un futur dictateur. Il avait tous les arguments qui auraient pu faire de lui un extrémiste religieux en puissance : l'admiration des fidèles, le même uniforme, le bouc-émissaire en la personne des personnes qui admiraient Kira qui, disait-il, devaient tous mourir par la pendaison, et bien sûr la violence latente. 

« Quels cons... »

Il mordit une nouvelle fois dans sa tablette et laissa le cacao lui donner l'énergie dont il avait besoin. Ses ongles entrèrent dans la table, il se sentait immortel. 

C'était bon.

Il avait envie de le défoncer.

De le défoncer très violemment, alors même que ce type venait de dire qu'ils avaient une grosse réserve d'armes. Sa respiration se fit de plus en plus profonde et maladroite. 

Il allait éclater. Il allait éclater et ce n'était vraiment pas le bon endroit.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Lun 30 Mar - 23:48
I STILL TRY TO FIND MY PLACE IN THE DIARY OF JANE.MELLO&ELI.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  Cela faisait combien de temps maintenant que je cherchais ma place ? Cela faisait combien de temps que j'hésitais entre rester dans le silence et enfin donner mon avis sur Kira ? Je détestais ce type aussi longtemps que je m'en souvienne. C'est à cause de personnes comme lui que je trouve le monde pourri. Vivre dans la peur, ce n'est pas vivre. Je voudrais avancer sans avoir une épée de Damoclès juste au-dessus de ma tête. Je ne veux pas penser à mon éventuelle mort de demain. Non, je voudrais penser à toutes ces belles années qui me restent encore à vivre. Mais comment faire si l'on n'est même pas sûre d'y arriver ?
Les plus courageux osaient lever leur voix, les plus faibles se taisaient et subissaient, en silence, la domination de Kira. D'un côté, je refusais de croire qu'il avait gagné. Je refusais de croire que le monde lui était entièrement soumis. Mais, je faisais bel et bien partie de cette partie de la population qui s'enfermait dans le silence, espérant pourvoir vivre encore demain. Seulement, j'en avais assez d'être faible. Je voulais, à mon tour, lever la voix, protester contre celui qui se croyait tout-puissant. Mais, seule, je n'y arriverais jamais. Les gens se moqueraient plus de moi qu'autre chose.
Je ne sais ni comment ni pourquoi j'avais eu ce prospectus. Assise sur la table de ma cuisine, une tasse de chocolat chaud à la main, je regardais le papier du coin de l'œil. « Il faut résister contre Kira ! », pour ça j'étais plutôt d'accord. « Venez écouter le grand Houdini », là, je me demandais si ce mec ne sortait pas tout droit du cirque du coin. Qui prendrait au sérieux quelqu'un nommé Houdini ? Et pire encore, qui se rendrait dans un tel endroit lorsqu'on voyait les hommes en blanc qui semblaient prier. Je soupirais avant de brûler le papier avec une allumette et mettre le tout dans l'évier sous l'eau.
J'avais appris à être méfiante. En France, on jouait à dénoncer ton voisin à Kira, pourquoi ça changerait ici ? En tout cas, moins on retrouvait de trace de mon principe anti-Kira, mieux je me porterais.
J'avais fini par quitter mon pyjama pour mettre un simple t-shirt et un jean. Attrapant mon manteau après avoir mis des baskets, je sortis. Je me demandais qui pouvait se rendre à un tel rassemblement de rebelles, et bien, j'irais voir de moi-même. Après tout, il fallait bien que je passe par quelque chose pour me faire une véritable opinion.
Arrivant à Camden Town, je me redis dans une cave. C'était un endroit assez perdu, et je me demande comment j'avais réussi à le trouver du premier coup. C'était assez perturbant. Et ça l'était encore plus lorsque je vis tous ces hommes habillés en blancs. Où étais-je tombée ? Dans une secte d'anti-Kira ? Si c'était à ça que ressemblait la rébellion, je préférais partir. Surtout quand j'entendais parler le chef. Enfin, si on peut appeler ça un chef. C'était donc lui le « grand Houdini ? ». Mais à quoi m'attendais-je ? Il était tout sauf grand. Que ça soit en taille ou dans ses paroles. Je me demandais comment on pouvait l'écouter.

« Quels cons ...
- Tu ne me le fais pas dire. »
, lâchais tout en croisant les bras.

Je n'avais qu'une seule envie : partir. Dans quelle galère je m'étais mise encore. N'aurais-je pas dû ignorer ce bout de papier qui me paraissait si insignifiant ? En tout cas, ce n'est pas ce groupe de « rebelles » que je rejoindrais si je devais choisir un camp aujourd'hui.

« C'est la première fois que tu viens ici ? »

Je ne sais pas pourquoi j'entamais la conversation avec cet inconnu ni pourquoi je le tutoyais. D'ailleurs, c'était peut-être un admirateur de Kira. Qu'est-ce que j'en savais ? J'étais devenue de plus en plus méfiante avec le monde qui m'entoure. On est jamais trop prudent avec ce qu'ils se passent maintenant. Parfois, il fallait mieux être trop prudent que pas assez. C'est le seul moyen de s'en sortir avec le monde qui est maintenant le nôtre, même si on ne l'a pas choisi. D'ailleurs, dans ce monde, je cherche encore ma place. Je ne sais pas où elle est, ni même si j'arrivais un jour à exprimer ce que je pense de Kira. Quand prendrais-je enfin mon courage à deux mains et, enfin, regarder la mort dans les yeux.
Quand trouverais-je enfin ma place dans ce monde ?

   
code by lizzou × gifs by tumblr

   
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 424
Age : 26
Localisation : Dans ton...
Mar 31 Mar - 22:41
C'était une fille : une jeune. Elle n'avait pas l'air japonaise, au contraire, même. Elle devait avoir grandi dans cette ville comme c'était le cas de dizaines, ici. Pauvres innocents : ils n'avaient pas osé prendre l'avion pour se battre, eux qui se prétendaient opposés à Kira. D'ailleurs, ils devaient sûrement honnir les « méchants résistants » qui n'utilisaient pas, selon eux, la bonne méthode. Si seulement ils connaissaient le travail de propagande de Kira pour les discréditer, pour ne montrer qu'une image d'eux en terroriste, en types qui faisaient tout sauter. Les rafles étaient devenues légitimes et Mello connaissait plus d'un gamin qu'on n'avait pas revu après qu'il eut montré des capacités que Matt se targuait de posséder...C'était sans doute pour cela, aussi, qu'il protégeait autant son ami.

Alors les voir, ces connards qui avaient juste l'air d'une secte, ça lui donnait envie de vomir. Il se souvenait ce pourquoi il s'était battu depuis tellement donné et la gâchette de son revolver le tentait. Il avait envie de tirer dans le tas, soudainement, mais à quoi bon, lorsqu'un pour cent de la population humaine était douée de capacités supérieures comme les siennes ? Même cette fille, à côté de lui, qui pourtant n'avait pas l'air très très intelligente avait compris ce qui en retournait, c'était dire. Il sortit de sa poche gauche un épi de blé et le coinça entre ses dents : son médecin lui avait déconseillé le chocolat jusqu'à nouvel ordre et sa chocolatière personnelle lui faisait du chantage. Il était peut-être con, mais pas au point de se tuer, surtout qu'il était malheureusement plus que conscient qu'il avait légèrement abusé sur la consommation de cacao, ces dernières années.

« Première fois. »

Déjà que le bonnet était particulièrement moche, avec l'épi de blé, c'était fait : il ressemblait à un paysan. Un type descendait de sa campagne pour se balader à Londres...C'était pas si mal, au fond. Il sonda de nouveau des yeux la demoiselle, une jeunette qui n'avait manifestement pas sa place dans cette secte de personnes qu'il pensait, à 80 % de chance à la solde de Kira. Quand il y pensait, à cela, ça lui paraissait logique : pourquoi un groupe résistant se présenterait-il comme cela, alors qu'ils faisaient de plus en plus attention à l'image qu'il pouvait renvoyer ? Pour lui, l'unique but de ce groupe, c'était de communiquer à Kira le nom et les visages de ceux qui avaient été présents ici.

Les visages.

80 % de chances.

Merde.

Mello rajusta la paire de lunette de soleil qu'il avait sur le pif, fit signe à la nana de le suivre avant de se tirer de la salle, ne souriant plus du tout en entendant en arrière-fond ce connard vociférer sur les prochaines attaques armées qu'il avait en prévision. Se tirer à deux passerait mieux que seul, car après tout, c'était seul, qu'il était recherché.

« C'est bon. On est assez éloignés pour qu'ils ne nous regardent plus. Tu peux te tirer, j'pense. Remercie-moi, je t'ai probablement sauvé la vie. Ce truc, ça puait le rassemblement pro-Kira. Depuis que Hadès et Mello sont morts, ils se tiennent plus...Je trouve ça assez dingue pour en être arrivé là...Sans doute une idée des Français, ils ont toujours été assez cons. », fit-il tout en mâchant l'épi comme il aurait pu le faire avec une tablette. Sans que ce n'était pas une tablette, et que de l'herbe sèche a...un goût d'herbe.

Mello recracha tout vulgairement par terre, haïssant ses mauvaises habitudes et ce qui les avait tous les deux amenés ici.

« Tu retournes chez toi, à ta petite vie paumée. Tu te mêles plus de ce bordel, ok ? La résistance est morte, Kira a gagné. Il n'y a plus d'espoir. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Mer 1 Avr - 0:01
I STILL TRY TO FIND MY PLACE IN THE DIARY OF JANE.MELLO&ELI.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  « Première fois. »

D'accord, ce ne serait pas quelqu'un avec qui je pourrais avoir une longue conversation. Bien au contraire. Vu sa manière a entamé la conversation, autant que je reste dans mon coin à ne rien dire. Je l'observais du coin de l'œil. Un bonnet orange avec un pompon bleu, un tee-shirt des Sex Pistols et un jean bleu usé. En plus de son épi de blé dans la bouche et de sa couleur blonde dégueulasse, il ressemblait à un épouvantail. On pouvait le placer au milieu d'un champ, lui, il aurait vraiment la faculté de faire peur aux oiseaux.
Je reportais mon attention sur le « grand Houdini ». Ce personnage était réellement désespérant. Je commençais même à bâiller en écoutant ses propos complètement débiles. Le plus drôle dans cette histoire, c'était de voir toutes ces personnes qui buvaient ses paroles. Qu'est-ce qu'ils avaient dans le crâne ?
Cependant, plus je restais ici plus je me sentais angoissée. J'étais presque terrifiée. Pourquoi ? Qu'est-ce qui faisait que je me sentais comme ça ? Je regardais autour de moi. Quelque chose n'allait pas. Cette sorte de secte était tout sauf normale. Et qui aurait l'idée de se faire appeler Houdini pour un chef de rebelles. Non, quelque chose n'allait pas et il fallait que je me sorte de là avant d'être sur la liste des prochains morts de Kira. Je ne sais pas exactement le pourquoi du comment, mais il semblait que l'homme à côté de moi eu la même idée. Il avait rajusté sa paire de lunettes de soleil avant de me faire signe de le suivre. On sortait enfin de cette salle et je sentais la pression redescendre d'un cran.

« C'est bon. On est assez éloignés pour qu'ils ne nous regardent plus. Tu peux te tirer, j'pense. Remercie-moi, je t'ai probablement sauvé la vie. Ce truc, ça puait le rassemblement pro-Kira. Depuis que Hadès et Mello sont morts, ils se tiennent plus...Je trouve ça assez dingue pour en être arrivé là...Sans doute une idée des Français, ils ont toujours été assez cons.
- Ne me parle pas des Français, je sais très bien comment ils sont. »


C'était vrai. Pour cause, j'avais vécu deux, voir trois, ans de ma vie en France. Très franchement, je regrettais un peu d'être partie faire mes études là-bas. Qu'est-ce que les Français pouvaient se montrer cons parfois.

« Tu retournes chez toi, à ta petite vie paumée. Tu te mènes plus de ce bordel, ok ? La résistance est morte, Kira a gagné. Il n'y a plus d'espoir. »

Je sentis mon sang ne faire qu'un tour. Et, sans le vouloir réellement, je lui mis belle baffe dont le claquement se fit entendre dans la rue déserte. Comment ça « Kira a gagné » ? Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre !

« Premièrement, tu ne connais rien à ma vie alors tu vas fermer ta gueule. Deuxièmement, tu étais aussi dans ce bordel. Je me fiche de Mello et de Hadès, je ne les connais pas. Mais dire que Kira a gagné ... Non. L'espoir, il y en a toujours. Tant qu'une personne continuera à espérer rien ne sera perdu. Parce que c'est dans ce monde-là que tu veux vivre ? Un monde où tout le monde sera terrifié de savoir s'il pourra vivre le jour suivant tout ça parce qu'un malade mental veut dominer le monde ? »

J'étais énervée contre lui. Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que cette conversation allait finir par me faire une véritable opinion de Kira. Mais surtout, enfin dire ce que je pensais de cette ordure. Ou alors, cette conversation allait, tout simplement, mal finir.

   
code by lizzou × gifs by tumblr

   
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 424
Age : 26
Localisation : Dans ton...
Jeu 2 Avr - 22:40
Attendez, il avait bien compris ce qu'elle venait de faire, et appréhendé son mouvement ? Elle venait de le gifler. Pendant des années, on s'était incliné devant ses pieds. On lui avait servi du « monsieur », parfois même du « maître », respectueusement. Certes, on complotait derrière son dos, mais le seul...le seul au monde à avoir osé une fois le gifler, ce devait être ce connard de Hadès. Et, sans doute pour son impudence – car Mello ne doutait pas qu'il devait avoir été tué par un de ses hommes – Hadès était mort. Mello n'avait pas de pitié ; il en avait peut-être possédé, un jour, mais il avait constaté que faire preuve de faiblesse lui faisait perdre des vies humaines. Il s'était alors juré de ne rien laisser passer. Et d'éliminer tous ces sales cons de lâches.

Elle l'avait giflé.

La douleur, sur sa joue, était inhabituelle. Ça lui rappelait les bagarres avec Will Wonka, les insultes qu'ils s'échangeaient à bien des égards, sauf qu'il ne connaissait pas cette fille. Il avait voulu être gentil, pour une fois, et lui éviter de gâcher sa vie à cause de cette connerie, et voilà comment elle le remerciait ? Son premier réflexe, ce fut de sortir le revolver de son pantalon et de le tendre vers elle. Son deuxième réflexe : de désactiver le cran de sécurité. Ensuite, il se calma ; enfin, pour Mello, se calmer était un bien vaste mot. Disons plutôt qu'il prit le temps de parler avant de tirer, chose qu'il ne faisait pas souvent, mais étant désormais en Angleterre, il savait qu'il devait se faire discret, surtout qu'il était censé être mort.

« Putain, mais t'en sais rien ! Pas la peine de me faire ton petit discours de merde idéaliste à la fin ! Il n'y a plus d'espoir lorsque les mêmes choses sont accomplies depuis plus de dix ans sans succès, que je me gâche la santé pour rien ! Et toi, tu sais ce que ça fait, de voir les gens autour de toi tous mourir et te trahir au fur et à mesure ! À gâcher des tonnes de papier pour des tracts qui servent à quedal, tout ça pour que le gouvernement japonais prenne de la légitimité dans la tête de ces connards de bridés ? Non ? Bien. »

Sa main tremblait à moitié, probablement à cause du manque de cacao dans son organisme. Il avait totalement arrêté sa consommation depuis maintenant une semaine. Et on comptait la fois où il avait tenter de bouffer du chocolat en cachette et où Matt l'avait prodigieusement engueulé en retrouvant un des emballages dans une de ses poches...Il n'avait pas été assez con pour le foutre dans la poubelle, mais n'aurait pas pensé que Matt le surveillait ainsi. Il lui demandait d'arrêter de fumer, lui ?

Oui. Ah.

Saloperie de rouquin. Sa main droite chercha nerveusement un autre épi de blé qu'il coinça entre ses dents : le tout, c'était d'avoir quelque chose en remplacement qui pouvait décemment le calmer. Et là, très franchement, c'était pas gagné. Cette nana lui donnait vraiment envie de sortir les crocs, que ce soit à cause de la manière dont elle parlait que son comportement. Personne n'emmerdait Mello sans en subir les conséquences. Personne.

« A 50 % de chances, tu penses que je n'oserai pas te tuer dessus car nous sommes en Angleterre, dans un pays civilisé, et qu'on risque de m'arrêter. Que je suis un gros plouc. En un sens, tu n'as pas faux. Mais je pourrais... », sur ces paroles, d'humeur maintenant trop calme pour ne pas être terrifiant, il vissa un silencieux sur le revolver. « ...Je pourrais te tirer sur la jambe, sur un bras. Sans faire aucun bruit, sans que les voisins soient réveillés. Tu ne serais pas morte, et moi, ça me calmera. Alors réponds à ma question en m'appelant « Monsieur » : pourquoi m'as-tu giflé ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Ven 3 Avr - 0:34
I STILL TRY TO FIND MY PLACE IN THE DIARY OF JANE.MELLO&ELI.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  Je n'y croyais pas moi-même. Je venais de gifler un inconnu. Je venais juste de le gifler parce que tout ce qu'il m'avait dit ne m'avait pas plu. En même temps, qui voudrait entendre dire que Kira avait gagné ? Pas moi. Je pouvais tout entendre, mais pas ça. Moi, qui n'étais pas capable de prendre un parti, ne répondant rien quand on me parlait de Kira, cet inconnu avait réussi à me faire dire ce que je pensais en partie de ce minable. En même temps, c'était bien la première fois que j'entendais dire que Kira avait gagné. Quelle connerie.
Cependant, j'y avais peut-être été un peu fort. Un peu beaucoup même. J'entendais encore le claquement de cette dernière. Je sursautais quand il sortit son revolver de son pantalon et l'avait pointé vers moi. À quoi jouait-il ? Tout ça pour une simple baffe ?

« Putain, mais t'en sais rien ! Pas la peine de me faire ton petit discours de merde idéaliste à la fin ! Il n'y a plus d'espoir lorsque les mêmes choses sont accomplies depuis plus de dix ans sans succès, que je me gâche la santé pour rien ! Et toi, tu sais ce que ça fait, de voir les gens autour de toi tous mourir et te trahir au fur et à mesure ! À gâcher des tonnes de papier pour tes tracts qui servent à quedal, tout ça pour que le gouvernement japonais prenne de la légitimité dans la tête de ces connards de bridés ? Non ? Bien. »

Est-ce qu'il était devenu fou ? Je ne savais absolument pas de quoi il parlait. Seulement, il avait raison sur une chose : je ne savais rien de tout ça. J'étais la gentille petite anglaise à qui il n'était rien arrivé. Il m'avait même sorti de ce merdier il n'y a même pas de cinq minutes. Cependant, qu'est-ce qu'ils faisaient là-bas lui aussi si, pour lui, il n'y avait plus d'espoir. Qu'est-ce qu'il faisait dans un tel endroit ? Je refusais de croire une chose : qu'avec tout ce qu'il avait vécu, il avait perdu espoir.

« A 50 % de chances, tu penses que je n'oserai pas te tuer dessus car nous sommes en Angleterre, dans un pays civilisé, et qu'on risque de m'arrêter. Que je suis un gros plouc. En un sens, tu n'as pas faux. Mais je pourrais ... »

Je le regardais visser quelque chose sur son revolver. Je ne m'y connaissais pas en armes et je me demandais à quoi il jouait.

« ... Je pourrais te tirer sur la jambe, sur un bras. Sans faire aucun bruit, sans que les voisins ne soient réveillés. Tu ne serais pas morte, et moi, ça me calmera. Alors réponds à ma question en m'appelant « Monsieur » : pourquoi m'as-tu giflé ? »

Il se moquait de moi ? Me demander de l'appeler « Monsieur » ? Et puis quoi encore ?! Il prenait ses désirs pour la réalité. Il croyait que j'allais céder juste parce qu'il se demandait pourquoi je l'avais giflé. Cependant, il avait une arme et je savais qu'il ne plaisantait pas.

« Tu sais. Je pourrais tout simplement hurler avant que tu ais tiré afin d'alerter tout le monde. Ne joue pas avec le feu. »

Au fond de moi, j'avais peur, et je faisais tout pour ne pas le montrer. Peut-être que ce ne serait pas Kira qui me tuerait comme je l'ai souvent imaginé, mais cet inconnu, ici et maintenant. Peut-être qu'il allait en finir pour m'empêcher de hurler. Oui, je le ferais. S'il me tirait dessus, je hurlerais. Je ne me laisserais pas marcher dessus. Je ne me laisserais plus me marcher dessus. Je ne m'écraserais plus, je ne m'enfuirais plus.
Oui, je venais juste de le décider. Je ne céderais plus. Je ne fermerais pas les yeux si jamais il appuyait sur la gâchette. Je le regarderais droit dans les yeux comme pour affronter la mort.

« Cependant, tu as raison. Je ne connais rien de tout ce que tu as vécu. Si je t'ai giflé, c'est que je refuse de croire qu'il est gagné. Si on avait laissé faire Hitler, où en serions-nous aujourd'hui ? La terreur, ce monde l'a vu plus d'une fois, et il s'en est sorti. Et, réponds moi franchement, si, selon toi, il n'y a plus d'espoir, qu'est-ce que tu faisais dans un endroit pareil tout à l'heure ? Tu es prêt à abandonner malgré tout ce que tu as vu et vécu ? Je n'y crois pas. Maintenant tire si ça te fait plaisir, Monsieur. »

Ce dernier mot, je l'avais fait exprès de le dire le plus froidement possible. Il voulait un monsieur, il l'avait eu. Cependant, je ne le lâchais pas du regard. Je le regardais dans les yeux avec un air de défi. Qu'il tire s'il en avait envie. Qu'il en finisse, je ne le lâcherais pas du regard.

   
code by lizzou × gifs by tumblr

   
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 424
Age : 26
Localisation : Dans ton...
Dim 12 Avr - 16:18
Le vague son d'un club dans la rue voisine résonne. On en entend les bruits, les insultes et les vagues petites histoires d'ici. Partout, la vie continue. Alors qu'il y a un couvre-feu à Tokyô, les autres villes sont relativement tranquilles et n'ont à subir cette oppression permanente. Alors ses habitants, eux, ne se rendent pas vraiment compte de ce qu'est véritablement Kira.

Tout ce que sait Mello, c'est qu'il a perdu dix années de sa vie à sa tâche, et même plus. Le reste, il s'en fout. Il pense aux personnes qu'elle a vues mourir devant ses yeux, aux piteuses grimaces dues aux cries cardiaques et à la mousse qui sortaient de ses lèvres. Il se le disait depuis le début, qu'il tuerait de ses mains Light Yagami, mais malheureusement, la tâche est loin d'être aussi simple qu'il ne le pensait. Ils ont zigouillé par erreur sa sœur, avant de s'apercevoir qu'il ne s'agissait que d'une manipulation de Yagami lui-même et que Sayu n'était pas vraiment Sayu. Depuis le début, Light a profité d'eux et des querelles de la rébellion. Il en a joué à son avantage, alors, Mello est fatigué. Il se sent comme après une grosse tempête de neige : complètement crevé et quasiment incapable de bouger. Lorsqu'il rentrera chez lui, dans ce grand appartement du centre de Londres, il retrouvera sûrement Matt en train de jouer à la console comme si rien ne s'était passé. Reposant.

Mello soupira en entendant la fille, puis rangea son flingue. Il était peut-être énervé, mais ce n'était pas la peine de gâcher une balle pour ça. Il avait entendu ce discours de la bouche de temps de gens qu'il en était presque lassé, le dernier en date étant sûrement Hadès, l'un des derniers grands chefs de la rébellion au Japon. Son cadavre avait été retrouvé quelques semaines plus tard ; il s'était suicidé, d'après les apparence. Mihael Keehl n'allait pas rire ; lui-aussi croyait, des années plus tôt en ce qu'elle disait...mais c'était facile, trop facile.

« Tu es trop jeune pour savoir tout ce que nous avons fait. », dit-il en soupirant, tandis qu'il remettait son flingue dans son pantalon. Il sentait encore sa joue le brûler, là où le feu avait jadis mangé sa peau. Plus que jamais, son visage semblait avoir deux couleurs et Mello était sans doute aussi prêt à tout abandonner. Pourquoi faisait-il encore cela, au juste ? Il avait promis à Matt qu'il ne se mêlerait plus de ces histoires-là, que ça ne le concernerait plus. Il risquait la mort, à se promener dans ces rues aussi découvert, et ce n'était pas une simple métaphore. Mello prit une clope, dans sa poche, la porta à ses lèvres et l'alluma ; si Matt venait à voir la scène, il se fouterait probablement de lui.

« De toute façon, je ne suis pas là. Je ne veux plus savoir ce qu'il se passe, je ne m'en mêle plus. Si tu veux prendre le relais, fais-le. J'ai entendu dire qu'il y avait des groupes très actifs de résistants à Londres, alors si tu peux les rejoindre et gâcher ta jeunesse, t'en seras sûrement très contente. Moi je suis uniquement là pour foutre en taule les criminels de la pire espèce, genre Fantomas et ses copains. Et puis l'autre con qui parle sur scène et qui est également accusé de proxénétisme. »

Il comprenait maintenant pourquoi Matt passait autant de temps à fumer : cela le détendait. Ça ne valait pas le chocolat, mais à chaque bouffée, il se sentait diablement plus calme et...plutôt zen. Cela lui enleva tout sentiment de meurtre qu'il aurait pu avoir à l'égard de cette nana.

« Si nous avions laissé faire Hitler ? Et bien nous serions tous morts. Mais je crois que tu te trompes, comme tous les « sans cerveaux » se trompent. Hitler tuait des innocents. Je ne dis pas que Kira n'en exécute pas, mais son but, c'est d' « éliminer les criminels ». Ceux qui ont vraiment commis les crimes, et la différence, c'est dans la tête des gens. Regarde autour de toi : tu penses comme ça parce que tu as peut-être lu, ou je ne sais pas...tu as peut-être été élevé par un type qui avait des idées, mais la plupart des gens de ton âge, ils ont été élevés avec ces idées-là. Ils ne remettent même plus en question cette idée : c'est devenu un acquis. Tu piges ? Et pour ton faible cerveau, je ne sous-entends pas que je suis pour Kira, au contraire, même, mais je te fais la démonstration comme quoi, pour le reste de la population, c'est moins évident que cela. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 3 Mai - 23:24
I STILL TRY TO FIND MY PLACE IN THE DIARY OF JANE.MELLO&ELI.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  Je fus soulagée lorsqu'il finit par ranger son flingue. Cependant, je ne montrais rien. Je préférais rester impassible comme j'avais appris à le faire. J'aurais pu mourir, mais ça n'était pas arrivé. Si j'avais une bonne étoile, je la remercierais plus tard. Mais ce n'était pas le moment maintenant. Même si l'on pouvait entendre que la vie continuait dans le quartier, j'avais failli y passer. Décidément, je ne m'en remettrais pas. Il m'avait sorti de cette merde pour, au final, vouloir me tirer dessus.

« Tu es trop jeune pour savoir tout ce que nous avons fait. »

Je serais les poings. Trop jeune ? Peut-être pas. Mais une chose est sûre, je ne savais pas du tout ce qu'ils avaient fait. Je ne le sais pas, je n'en sais rien. Et ça, je ne pouvais rien y changer. Peu importe ce que je pouvais dire, je ne savais pas ce qu'il s'était passé au Japon pour me faire une idée précise.

« De toute façon, je ne suis pas là. Je ne veux plus savoir ce qu'il se passe, je ne m'en mêle plus. Si tu veux prendre le relais, fais-le. J'ai entendu dire qu'il y avait des groupes très actifs de résistants à Londres, alors si tu peux les rejoindre et gâcher ta jeunesse, t'en seras sûrement très contente. Moi je suis uniquement là pour foutre en taule les criminels de la pire espèce, genre Fantomas et ses copains. Et puis l'autre con qui parle sur scène et qui est également accusé de proxénétisme. »

Est-ce qu'il voulait vraiment me faire avaler ça ? Il ne se mêlait donc plus de ce qu'il se passait ? Mais pourtant, il était bien là. Se fichait-il de moi ? J'aurais bien voulu lui coller une autre baffe, mais je n'osais pas. J'avais très bien vu ce qu'il s'était passé la dernière fois.

« Si nous avions laissé faire Hitler ? Et bien nous serions tous morts. Mais je crois que tu te trompes, comme tous les « sans cerveaux » se trompent. Hitler tuait des innocents. Je ne dis pas que Kira n'en exécute pas, mais son but, c'est d'« éliminer les criminels ». Ceux qui ont vraiment commis les crimes, et la différence, c'est dans la tête des gens. Regarde autour de toi : tu penses comme ça parce que tu as peut-être lu, ou je ne sais pas...tu as peut-être été élevé par un type qui avait des idées, mais la plupart des gens de ton âge, ils ont été élevés avec ces idées-là. Ils ne remettent même plus en question cette idée : c'est devenu un acquis. Tu piges ? Et pour ton faible cerveau, je ne sous-entends pas que je suis Kira, au contraire, même, mais je te fais la démonstration comme quoi, pour le reste de la population, c'est moins évident que cela. »

Je l'écoutais à moitié. C'était sûrement à cause de tout ce que j'avais pu lire que j'étais devenue comme ça. Plus je l'écoutais, plus je m'énervais, et il fallait que je reste calme. Kira tuait, certes, des criminels, mais rien ne changeait au fait qu'il tuait et certainement de sang-froid. Pour moi, ce n'avait plus rien d'humain. Peu importe le fait de tuer des innocents ou non, personne ne mérite de mourir pour les idéaux de quelqu'un.

« Je crois que tu ne comprends pas. Il n'est pas question d'innocents ou de criminels. Pour moi, ça va au-delà de tout ça. Ce Kira prend la vie des criminels comme si c'était normal. Si c'est un être humain, je me demande s'il a un minimum d'humanité. Plus je regarde autour de moi, plus je vois des gens qui tremblent de peur, je vois aussi la haine, la destruction et l'espoir qui se meurt de jour en jour, juste parce qu'un homme a décidé d'éliminer chaque personne qui commettrait un crime. Voilà ce que je vois quand je regarde autour de moi. Et les groupes actifs de résistants, ils ne m'apprendront pas ce que toi, tu as vécu. Et c'est ça que je veux savoir. »

Étais-je devenue folle ? Certainement. Pourtant, ces deux dernières phrases étaient sorties le plus naturellement possible de ma bouche. Ces mots que j'avais prononcés, je les pensais réellement.

   
code by lizzou × gifs by tumblr

   
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mello
Enfoiré
avatar
Messages : 424
Age : 26
Localisation : Dans ton...
Sam 15 Aoû - 15:55
Impossible : pour lui, elle était comme toutes ces personnes qu'il avait rencontrées au Japon. Celle qui se sentait tout d'un coup concernées par le problème Kira...comme Hadès, par exemple. Savait-elle qu'elle était arrivée avec dix années de retard ? Que Kira avait déjà gagné, par exemple, et le moins qu'ils pouvaient faire, alors que Yagami avait déjà posé ses pions sur l'échiquier, c'était sûrement de lui mettre quelques bâtons dans les roues.

« Tuer Kira ne servirait à rien. », marmonna-t-il d'un air sombre. « Nous y avons déjà pensé. Il a déjà tout prévu... »

Le tuer ne ferait que renforcer la situation d'extrême urgence déjà présente. Yagami disposait de pages de Death Note à ne plus savoir qu'en faire, et, qui sait, il avait peut-être quelques shinigamis parmi ses alliés...sinon, comment aurait-il pu tuer L ? Il doutait que son mentor lui ait donné son nom, comme ça, juste pour prouver sa bonne fois. Yagami n'avait pu tuer L qu'en étant lâche et mauvais joueur. Et cette fille...cette fille lui rappelait Hadès et tous ces babouins de résistants civils, ceux qui étaient persuadés qu'ils pouvaient résoudre le conflit par la parole et qui le détestaient parce qu'il n'avait peur de se salir les mains.

Mais elle voulait savoir ce qu'il avait vécu, au moins. Juste un piège grossier pour le faire parler, mais de toute façon, Mello n'était pas né de la dernière plus, et il savait ce qui pouvait l'attendre si jamais il dévoilait tout ce qu'il avait vu...ou pire, tout ce qu'il avait commis. Alors Mihael Keehl se souvint du Cavalier Noir, ce journal résistant qui sévissait à Tokyô, dirigé par une femme qu'il avait connu dans son enfance. Il se dit qu'il ne serait pas vraiment dangereux de se prétendre ex journaliste de ce journal, et assez crédible pour avoir pu être témoin des exactions des mouvements de résistance présents sur le sol japonais.

« Je ne me suis pas engagé dans la résistance, mais, en tant que journaliste, j'en ai été témoin. Et, crois-moi, plus les années passaient, plus ils se foutaient sur la gueule. Kira profite de la connerie humaine, compte sur lui. », il releva la tête, tout autant désireux de se venger de la baffe qu'elle avait pu lui foutre qu'à la première seconde où elle l'avait blessé. Il ne fallait pas oublier qu'il était Mello, que son cœur était plein de hargne et de désir de se venger.

« Kira n'est pas un être humain, cherche pas. En revanche, toi...engage-toi. Montre-moi que tu peux faire changer le monde, vas-y. Je te parie tout ce que tu veux : choisis. »

C'était un pari risqué, car il n'avait pas non plus toutes les cartes en main pour comprendre qui était en face de lui. Mais bon : l'analyse sommaire lui disait qu'il ne s'agissait qu'une de ces petites pouffiasses de plus, celles qui sont idéalistes et qui n'iront pas très loin.

Pas intéressant.

Mello sortit une de ses fameuses tablettes de chocolat, celles-là même qu'on lui avait interdite après qu'il eut failli faire un infarctus, croqua dedans.

Le Jeu était lancé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Doucement Megan ! [priorité à Elizabeth]
» Présentation d'Elizabeth Stonem [Validée]
» Lumière, soleil, passion ? [Elizabeth Tudor]
» (F) ELIZABETH OLSEN — ho hi, sister UC
» (F/LIBRE) elizabeth olsen

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Death Note RPG : une nouvelle ère :: Le Monde - Zone RP :: Le Monde :: Europe :: Londres - Zone RP :: Camden Town-
Sauter vers: