Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Don't you know that you're toxic ? { Wonka

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Mello
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Lun 19 Jan - 16:28
Saleté, quelle saleté ! Quelle petite emmerdeuse de merde ! Et en plus, elle se croyait tout permis, comme si elle pouvait baisser son quota de chocolat, juste sous ordre de son médecin, comme si les recommandations de celui-ci étaient attestées. Et quand savait-elle, de sa santé ? Jusque là, il n'avait pas été pris de spasmes, ni ne s'était roulé en boule dans un coin pour finalement vomir tout ce qui était dans son estomac. Mihael Keehl, vraiment, en avait marre. Il contemplait avec un regard en colère la réserve vide de chocolat, et se souvint des papiers vides qui s'entassaient dans la « chambre » de Thirteen. Depuis que la créature avait découvert le chocolat, sa vie était devenue un enfer. Il ne pouvait pas avouer à Wonka qu'il hébergeait cette chose, son médecin avait certainement fait des analyses de son sang qui étaient assez mauvaises, et plusieurs fois, il avait eu un refus catégorique de sa part pour le fournir. Et, diriez-vous...pourquoi Mello ne se fournissait-il pas, tout simplement, dans le premier magasin local ? Il aurait pu le faire, c'était vrai, mais il n'oubliait pas que la seule fois où il avait été eu par Yagami, c'était tout simplement que sa consommation l'avait trahi. Will était, certes, une petite peste, mais il était au moins sûre que ces dépenses ne seraient pas tracées et que personne ne serait averti de ses achats.

Le blondin cassa un vase ou deux, eut quelques mouvements violents envers certains de ces sous-fifres qui déclarèrent forfait avant de le laisser s'isoler dans « la pièce aux écrans ». Depuis que Hadès avait trahi et qu'il était la principale personne aux commandes de la résistance, Mello devenait plus hargneux, plus stressé. Il avait tendance à ordonner des exécutions de prétendues taupes pour un peu n'importe quoi, et il fallait l'avouer...il avait des raisons, pour être paranoïaque. Plus que jamais, l'héritier de L n'ignorait que chaque mouvement, chaque faiblesse qu'il pouvait faire ressentir ferait de lui une cible pour Kira. Il n'ignorait le poids conséquent de la guillotine sur sa tête, et chaque jour, s'énervait un peu plus de l'inefficacité du système que lui-même avait mis en place, et, au contraire, de tout ce que Light, lui, avait réussi.

Pris d'une colère sans précédent, Mello se précipita dans la chambre de Matt : avec un peu de chance, il avait laissé là quelques tablettes de chocolat. Il n'y trouva que la larve, l'engueula comme du poisson pourri avant de jeter par la fenêtre plusieurs consoles, dont celle avec laquelle il était en train de jouer. Sans doute, Matt savait-il qu'il n'était pas bon de trop réagir quand Mello était dans cet état-là : car il ignorait ses amis et ses ennemis. Il aurait sans doute été incapable de le tuer, mais ne se serait en aucun cas gêné pour lui tirer une ou deux balles dans les jambes. « Et occupe-toi de ton putain de forum, au lieu de ne rien foutre, connard ! », aboya-t-il avant de se tirer.

Il tira violemment de l'armoire quelques vêtements pas vraiment gothics, histoire de ne pas être une cible vivante à sa sortie dans la rue et s'en habilla. Le ciel, peu clément en ce moment, l'obligea à se vêtir d'un gros pull de laine, et il ne manqua pas d'enfiler ces docks chaudes, coiffant ses cheveux en queue de cheval. Pour ce qui était de la cicatrice, comme d'habitude, il laissa une partie de ses cheveux, désormais assez longs pour cacher ce désastre, la cacher. Il ne manquait plus qu'aller voir Wonka...et l'engueuler. Il lui manquait dans la bouche comme un goût de cacao amer : il se sentait faible, en colère, et son cœur battait à se rompre. Il claqua la porte du quartier général violemment, sans doute plus que d'habitude et démarra sa moto pour se diriger en vitesse vers l'usine de Will. Il savait qu'elle se trouverait là : ce n'était qu'une petite froussarde, et elle était suffisamment paranoïaque pour surveiller sa propre production de chocolat...quelle petite conne.

À son arrivée, Mello, plus intelligent que les minutes précédentes, décida de se la jouer calme. Ce fut difficile, mais, pour passer les premiers vigiles, indispensable. L'entrée était tout public, surtout pour le musée de chocolat et, dans le hall, un bon nombre d'enfants admiraient la fontaine en chocolat.

Ne pas toucher, y avait-il marqué dessus. Mello haussa les épaules, ne portant pas la moindre attention à l'inscription. Le chocolat l'attirait, hypnotiseur, alors, il plongea ses doigts dedans et les lécha, un par un. La force sembla lui revenir.

« Quelle connasse. C'était du chocolat au lait. »
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Mar 20 Jan - 1:14

" Ça pourrait s'apparenter à une déformation du myocarde.
- Ça pourrait ?
- En vérité ...
- Vous ne savez pas.
- Nous allons continuer à chercher. En attendant ...
- Pas d'hôpital.
- Madame ...
- Mademoiselle. Pas d'hôpital, j'ai dit. Trouvez-moi un traitement simple. Quelque chose que je pourrai prendre en avion. Vous avez bien ça.
- Certes. Mais si je puis me permettre, ce n'est pas raisonnable.
- Ce n'est pas votre problème.
- ... soit, Mademoiselle.
"
* * *


Les cachets étaient posés sur la paume pâle, comme deux gouttes de sang dans une vallée neigeuse. Will Wonka les regardait avec une crainte sourde. Dans son autre main, le verre de cristal ne bougeait pas.

Le matin-même, elle avait vu la même image. Sauf que c'était vraiment son sang dans sa main, et qu'elle avait craché durant quelques douloureuses secondes avant de pouvoir enfin se redresser. La vasque de marbre s'était trouvée piquetée d'écarlate. Des puces couleur grenat qui avaient bondi de partout, et taché jusqu'au meuble de bain.

La milliardaire secoua la tête et se força à avaler les cachets. L'eau était glaciale. Une eau de roche qu'elle faisait importer d'Irlande. Les petites gens moquaient les richards qui choisissaient leur eau. Sans doute avaient-ils raison. Mais Will tenait à un certain nombre de constantes. Les superstitions avaient la vie dure dans le brillant esprit de la chocolatière. Finalement, elles ne lui avaient été d'aucun secours.

Ce n'étaient que les huitièmes cachets du jour, après tout. Elle n'allait pas s'apitoyer. Alors bon Dieu, pourquoi ses mains tremblaient-elles ?

Il fallait penser à autre chose. Les bénéfices.

Will quitta son fauteuil couvert de peluche rose. Elle rejoignit son bureau, son déshabillé d'étoffe légère traînant sur le tapis. Elle n'avait pas trouvé le courage d'enfiler son tailleur fétiche. Cela lui avait fait plus de mal qu'elle ne l'aurait cru : quelque part, c'était un déclin. L'impératrice Wonka, pieds nus et l'épaule découverte, seule en son donjon. Du coup, elle était malgré tout venue se faire coiffer et maquiller. Mais cela n'avait pas suffi à la déculpabiliser. Pourquoi se mentir ... pomponnée et rose, face à la coiffeuse, elle s'était sentie plus laide que jamais. Elle avait beau voir le brushing aussi parfait que d'habitude, les cils papillon dessinés en courbe gracieuse, elle ne pouvait s'empêcher de songer à ce qu'ils cachaient.

Le teint fatigué, les ridules qui menaçaient. Elle fatiguait.

Will s'affala dans son siège - son trône, comme tout le monde le savait. Elle ouvrit un dossier, le referma, joua avec un trombone. L'étendue de la table, jusqu'à présent une plaine de verre, lui paraissait désormais étriquée. Tout paraissait étroit depuis quelques mois.

C'était un autre souci qui lui pesait. Elle avait d'abord songé que c'était dû à sa mégalomanie originelle. Mais jusque là, combler cette mégalomanie passait par des milliards en infrastructures et investissements ; des châteaux d'or et de marbre, où le sucre brillait comme le diamant. Will avait semé sur son passage des perles de luxe spectaculaires. Elle avait éveillé le goût sur des millions de papilles. Elle avait acheté les places et les consciences ; coursé le pouvoir avec une frénésie et une impertinence joyeuses. Or cette frénésie retombait. Elle ne pouvait plus combler par l'argent.

C'était autre chose. Elle était bien incapable de trouver quoi. Sans doute ne trouverait-elle pas. Son cerveau, aussi brillant fût-il, en était incapable.

Will s'adossa au dossier et ferma les yeux. Peut-être parviendrait-elle à dormir maintenant. La nuit avait été mouvementée, mais elle était bien dans ce fauteuil ... et l'empire tournait tout seul, galaxie superbe autour de son esprit créateur. Les employés ne devaient plus à leur patronne qu'une révérence sans faille, comme à l'idole d'un monde qui existait depuis des millénaires.

Alors peut-être que cette fois, le sommeil ...

- Mademoiselle ?

Les yeux d'un violet artificiel se rouvrirent. Un vigile avait osé contacter directement le saint des saints - sans passer par le standard. C'était grave. Will pressa le bouton d'un doigt manucuré, avec une désinvolture presque lascive.

- J'écoute.
- Un type vient d'entrer dans le Grand Hall. Il a touché la fontaine.

"Touché la fontaine" ? Allons, quel hérétique pouvait être assez fou pour commettre pareil sacrilège ? Une seule réponse vint à Will. Évidente, à la fois désagréable et amusante.

Le vigile continuait.

- On lui a poliment fait remarquer, il a commencé à s'agiter et ...
- Faites-le monter.
- ... comment, Mademoiselle ?
- En haut, pour l'amour du ciel. Vous avez de la crème anglaise dans le cerveau ?

Elle appuya de nouveau sur le bouton doré. Fin de la communication ; le temps qu'ils lui fassent passer les contrôles d'usage, qu'ils maîtrisent une potentielle crise de nerfs, elle avait quelques minutes pour s'habiller.

Mais ses jambes ne la portèrent pas. Les gambettes graciles - presque maigres depuis quelques mois - rechignèrent catégoriquement à se remettre en mouvement. Le médecin lui avait conseillé de ne pas insister lorsque ce n'était pas nécessaire. La Will d'autrefois lui aurait ri au nez.

La Will malade se demanda si se lever pour accueillir Mello était nécessaire. Elle s'en rendit compte, et cela lui donna une vague envie de pleurer.


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Mello
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Mar 20 Jan - 21:42
...Quelques secondes après qu'il ait touché la fontaine, les vigiles s'étaient regroupé autour de lui. Comme s'il avait violé le saint des saints. Et que cette satanée fontaine avait une autre connotation. Mello finit de se lécher les doigts, même si il n'était pas fan du chocolat au lait, il fallait reconnaître, au moins, que celui de la filiale Wonka était de toute première qualité.

« ...Comment ça, je ne devais pas toucher la fontaine ? Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre, de vos instructions de gros...allez vous faire foutre !...Mais lâchez-moi ! »

Trop tard. Mello se retrouvait déjà à terre, une clé de bras en prime et bien incapable de faire autre chose que vaguement battre des pieds et crier son énervement à la face du monde...ce qui ne changeait pas vraiment de d'habitude, en fait. Le vigile appela quelqu'un qu'il supposa être Will, puis, raccrochant, lui dit que la « patronne » l'attendait dans son bureau. Mihael Keehl y serait sans doute allé sans mot dire, les mains dans les poches, se disant qu'il fallait au moins ça : être accueilli par le PDG de la Will Wonka factory...Surtout pour quelqu'un d'aussi influent que lui...Mais eux lui rappelèrent qu'il y avait encore quelques épreuves avant de se présenter devant l'insupportable cafard à cheveux roses.

Et il insulta. Et il remua. Entre deux crises de nerfs, Mello fut fouillé – plusieurs fois – et délesté de plusieurs pistolets, un couteau et, entre autre, d'une épingle particulièrement coupante qu'il cachait dans ses cheveux. Ils trouvèrent également une mini-scie dans le talon de sa chaussure et pendant que deux vigiles le maintenaient en place, un troisième se faisait insulter et cherchait, méthodiquement. Sans doute était-il dévoué à sa patronne corps et âme : probablement, surtout que personne n'aimait personnellement emmerder Mello. Surtout quand on savait que ce type avait des hommes peu fiables à son service, et qu'il était capable de vous descendre dans le dos au moment où vous vous y attendiez le moins.

...Et au moment où ils eurent vérifié les chaussettes, le pullover et tout ce qui pouvait contenir la moindre chose de coupante, ils le prirent entre leurs gros bras et le menèrent à Will. Mello râlait, Mello criait que ça ne se passerait pas comme ça, mais que pouvait-il y faire, en fait ? Il ne s'était jamais senti aussi humi...ah si, en fait, mais il y avait longtemps qu'il n'était plus élève d'un orphelinat sous le même toit que Illness et Near. Le bureau du cafard était gigantesque, et Mello se demanda ce qu'elle pouvait bien faire de tout cet espace : il savait aussi quelque chose qui ne lui plaisait pas, comme quoi elle avait sauvé Hadès des cachots. Elle connaissait sans doute sa haine envers ce maudit traître, et ils ne manqueraient pas d'en parler. Pas tout de suite...Tout ce qu'il pouvait voir, maintenant, c'était, au fond de la pièce, cette chose qui ressemblait à Will.

Elle n'avait plus la magnificence de Will dans ses beaux jours, aussi Mello supposa tout de suite que quelque chose n'allait pas ; il n'en ferait pas non plus un drame, car il savait aussi qu'elle n'aurait pas aimé qu'il lui pose des questions sur sa santé...mais ça lui laissait un précieux objet de chantage pour se faire réapprovisionner en chocolat, si besoin. Keehl se débarrassa promptement de ces deux types qui le surveillaient toujours de près et alla s'asseoir dans le siège juste en face d'elle. Étala ses pieds sur le bureau, renversant exprès un pot de crayons. Un peignoir...sérieux...un peignoir !

« ...Je passerai outre tes vêtements, je me doute qu'il y a un problème, Wonka. Tu ne dois autant que moi pas aimer te trimbaler avec ces habits de mauvais goûts. », petit pause pendant laquelle, en temps normal, il aurait fait craquer de ses dents une tablette. Malheureusement, il n'en avait aucune, et l'absence de celle-ci faisait augmenter son quota de stress. «  ...Tu sais pourquoi je suis venu. Pourquoi ? Pourquoi tes doses en chocolat baissent ? Tu sais très bien que je travaille TOUT LE TEMPS ! J'ai besoin de chocolat, j'en ai besoin, aussi sûrement que Matt a besoin de ses foutues consoles que je VIENS de lui casser et que ce traître d'Hadès a besoin de fourrer mon ex ! ...Oh, parce que tu étais au courant, aussi ? Que le gars que tu as sauvé était un traître ? ...ça ne te dégoûte pas, d'avoir tout fait pour rien ? Je veux mon chocolat. Fais-moi apporter mon chocolat ! Tout de suite ! »
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Mar 20 Jan - 22:29

Un problème.

Elle lui en foutrait, des problèmes. Elle lui en foutrait plein la gueule, des gifles, des droites, des balles, bon Dieu, ce qu'elle voulait lui envoyer dans la face, à cette princesse blonde.

Après chacune de ses rencontres avec Mello, Will se disait qu'elle n'oublierait jamais à quel point le mafieux était agaçant. Et à chaque fois, elle se rendait compte qu'elle avait oublié. C'était d'autant plus agaçant. Sérieusement, du "mauvais goût" ? Il s'était regardé avant de sortir ? Avec ses chaussures de punk raté et son pull de gonzesse ? Réalisait-il à quel point il était laid, avec cette grimace méprisante et méprisable qui déformait ses traits ? Il aurait presque pu être beau, Mihael Keehl. Même avec cette cicatrice : Will se moquait des cicatrices. C'était superficiel. Le charme du faciès restait. Mais cette moue, cette moue qui gâtait tout ...

La femme rose aurait dit tout cela en temps normal. Elle aurait sifflé ses piques comme une Diane décochant ses flèches. Elle lui aurait rafraîchi les idées, à cet effronté, et lui aurait appris qui était la patronne en ces lieux. Le chocolat, elle l'avait. Pas lui. Il pouvait trépigner tant qu'il le désirait, ce détail-là ne changerait jamais.

Au lieu de cela, Will ne bougea pas d'un pouce. Elle réagit d'un claquement de langue à la chute du pot à crayon - chose qui aurait suffi à la mettre hors d'elle.

Qu'est-ce que c'était qu'un pot à crayon, après tout ? Un détail. Encore plus étriqué que la table sur laquelle il reposait. Et la colère du blondin aussi, était étriquée. Il ne comprenait pas encore à quel point tout allait bien. Will le regardait s'énerver tout seul, et plus elle le regardait, plus elle avait l'impression d'en être loin. Plus elle avait l'impression d'être vieille.

Elle écouta peu Mello. Ses divagations sur Hadès la surprirent à peine - bon sang, elle l'avait presque oublié celui-là. Le récit de ses méchancetés envers Matt l'irrita quelque peu. Le rouquin était bien trop gentil. L'autre en avait toujours profité. Mais qui s'intéressait à son avis, au bonbon vivant ? Son conseil d'administration, à la rigueur. Et encore, c'était sans doute en attendant qu'elle rende l'âme.

Ils n'auraient pas à attendre longtemps.

- Non. Ton médecin m'a appelée. C'est non.

Elle ne dit rien d'autre ; rien sur Hadès, rien sur Matt, rien sur le comportement détestable de la Paris Hilton face à elle. C'étaient leurs problèmes, au nom du ciel, leurs problèmes ...

L'avantage, c'était que désormais, elle se moquait pas mal des crises de Mello et de toutes les autres crises de la planète. Il pouvait retourner le bureau, mettre le feu ou même l'étrangler dans son fauteuil. Il pouvait invoquer un ouragan si ça lui chantait. Will Wonka vivrait tant que la chocolaterie vivrait. Ce n'était plus qu'un nom commercial, et ce depuis longtemps. Pas un nom qu'elle transmettrait à ses enfants - elle n'en aurait de toute évidence jamais.

Elle aurait peut-être aimé en avoir. Parfois, dans ses rêves, des petits tout couverts de chocolats couraient dans une grande cuisine. Will avait reconnu la cuisine de la fabrique anglaise. Les enfants se réunissaient autour d'elle, accrochés à son tablier ; et elle leur transmettait unes de ses recettes qui valaient des millions. Le tableau ressemblait à une publicité assez connue de l'entreprise. Sauf qu'à la place de Will, dans la publicité, c'était une jolie femme brune.

L'actrice qui la jouait avait deux enfants, elle.




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Mello
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Mar 27 Jan - 20:51
Il se sent comme dans la peau d'un cowboy, à rattraper tous les canassons égarés juste d'un claquement de doigt. Il se sent supérieur, il sent qu'il a l'avantage...enfin d'habitude. Pour la seule chose qui a de l'importance – pardon Matt – il se fait complètement rembarrer par cette idiote aux cheveux roses. On lui a déjà dit que franchement, le rose, c'était une couleur de mauvais goût ? Qu'avec son teint pâle et ses yeux vraiment laids, elle ressemblait plus à un petit cochon qu'autre chose ? Oh, lui, sûrement. Au moins dix fois, si ce n'était cent, à l'orphelinat, et plus récemment. Will Wonka était une des personnes qui avait le don de le mettre en colère, et la savoir, elle, à tirer les ficelles de cet empire de chocolat, cela le remuait et lui donnait envie de crier. Pourquoi ce n'était pas lui qui pouvait se vautrer dans le cacao toute la journée, tout nu, un bon gros médaillon de rappeur au cou et les cheveux plus lisses que tout ce qu'il y avait de lisse dans ce bas monde.

Elle était jalouse, la princesse. Jalouse de la vie de luxe de Will, de ce qu'elle pouvait s'offrir et de tout ce qu'elle avait pu faire : aider ce connard d'Hadès, alors que lui se serait plutôt permis de l'abattre dans sa cellule pour en être débarrassé une bonne fois pour toute, jaloux du chocolat, jaloux d'en être privé. Un seul mot de son médecin ; elle était débile ou ? Depuis combien de temps elle suivait l'avis de ce crétin de médecin ? Il se souvenait encore du scanner qu'il lui avait imposé et de la prise de sang qu'il avait fait, ainsi que des résultats. Ce connard avait cru bon de lui expliquer exactement ce qu'il se passait, le risque de diabète qu'il avait et ses problèmes de foie...comme s'il ne l'avait pas remarqué. Comme s'il ne savait pas que rester coucher toute la journée à ne pouvoir se lever et vomir toute la bouffe de la veille dans les chiottes étaient des symptômes à ne pas négliger. Ils ne savaient pas ce qu'ils disaient, les non-intelligents. Lui, il avait un combat à mener, un ennemi à poutrer hors des putains de sièges du gouvernement. Il se foutait d'avoir du pouvoir, après tout, tout ce qui l'intéressait, c'était juste de pouvoir se barrer, et de retourner à une vie sans danger, juste eux, tranquilles, fumer une cigarette, manger une tablette, une fois de temps à autre. Et ne plus forcer sur leurs limites physiques.

« Non mais tu t'écoutes ? Tu m'accueilles en pyjama moche, des cernes sous les yeux, probablement...90 % que tu sois malade. Et tu me permets de faire la leçon ? Tu sais que j'ai un combat à mener, que nous avons tous un combat à gagner ? Ce n'est vraiment pas le moment de penser à notre petite santé de merde. Bordel Will ! Remue-toi au lieu de faire les yeux doux à ce connard d'Hadès ! Tu le caches, d'ailleurs ? IL EST OU ? », avait-il hurlé alors qu'il semblait pourtant avoir repris le contrôle de ses nerfs.

Si une chose était sûre, c'était que Will Wonka ne payait pas ses gardes du corps pour rien. Aussitôt s'était-il levé pour lui sauter dessus que trois hommes l'immobilisèrent par terre. Son nez claqua sur le sol, en sang. La douleur se répandait, un peu de la même manière que la fureur l'affectait. Sa respiration était lente, il sentait son mal de tête revenir et être plus persistant que jamais. Connards. Pourquoi lui mettaient-ils tous des bâtons dans les roues.

« Dis à tes enfoirés. », prononçant ce mot, il sentit leur poigne se refermer sur l'un de ses bras, « ...De se barrer. J'ai des informations confidentielles à te révéler et je ne voudrais pas qu'elles tombent entre de mauvaises mains. Et note. Chocolat, fois 2. J'ai une autre bouche à nourrir. Je ne suis pas con, j'avais même pensé à réduire avant que tu stoppes toute ta cargaison comme une connasse ! »

Le timbre de sa voix était étouffé et ses cheveux, habituellement bien coiffés étaient désormais en bordel. Il semblait fou, en colère, mais quelque part encore, il y avait chez lui cet élan de génie qui impressionnait. Regardez, c'est l'héritier de L. Regardez, j'ai trois coups d'avance sur l'échiquier. Et dire que pour sa consommation personnelle, il était prêt à compromettre Thirteen, et même L. Sa gorge était sèche. Il manquait un goût, un arrière-goût sans lequel il ne parvenait pas à se concentrer. Sans lequel il n'était que chaos. Le chocolat au lait de la fontaine était désormais loin.

« C'est un ultimatum. Fournis-moi ou je vais chez quelqu'un d'autre. »
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Lun 2 Fév - 21:21
Durant tout le monologue emporté de Mello, Will fixa le trombone avec lequel elle jouait. Elle ne prêta que peu d'attention à son grand discours sur le combat à mener - d'une, est-ce qu'il l'avait bien regardée, et de deux, est-ce que lui-même se croyait très représentatif d'un régime libre et démocratique ? En d'autres circonstances, Will aurait bien ri. Et cela aurait été sa séance détente du jour. Qu'est-ce que ses anciens camarades pouvaient cracher comme contradictions. Leurs cerveaux perfectionnés ne parvenaient pas à trier autant de grandes idées.

Miss Wonka recelait ses contradictions, elle aussi. Mais elle essayait de les mitiger. Elle n'en parlait pas, les jugulait. Quand elle se laissait aller, c'était toujours après un calcul financier et selon un plan marketing précis. Elle ne vendait pas d'armes aux rebelles ... officiellement. Officiellement, elle détenait des parts dans les sociétés qui fournissaient la milice de Kira, et ces sociétés déploraient quelques fuites. Rien de bien méchant, des pertes de cargaisons peu régulières et malheureuses. Et ce n'était certainement pas de la faute de Son Ultime Candeur si ces armes terminaient dans les mains des rebelles. Comment aurait-elle pu être au courant ? Qu'y connaissait-elle en armes, la chocolatière ? Elle faisait cela pour le sucre, après tout ... quant aux sites toujours mieux protégés, à la campagne de recrutement clandestine toujours mieux rodée, Will n'avait bien sûr rien à voir là-dedans. Elle avait autre chose à faire que de dépenser son argent dans ces jeux de guerre, n'est-ce pas ?

Et Mello semblait ne pas comprendre. Ce qui, quelque part, blessa profondément Will.

Si son apparence rose en avait écœuré plus d'un - dont Alice, c'était une carte maîtresse dans le jeu de la milliardaire. Personne ne pouvait soupçonner cette femme de bons sentiments, et de sentiments tout court : elle était tellement artificielle, tellement édulcorée, qu'on se demandait parfois si la pluie ne la faisait pas fondre. Un esprit aussi déconnecté de la réalité n'aidait pas les perdants. Il ne dépensait rien sans attendre de bénéfices. Il cherchait le maximum de profits, fût-ce en aidant un régime totalitaire, pour satisfaire encore et toujours son image délirante.

Will Wonka avait passé des années à jouer sur sa vitrine : un cœur incapable de compatir ou d'aimer, sucré à en gerber. Elle avait fini par convaincre son conseil d'administration, ses concurrents, le gouvernement, jusqu'à elle-même. Mais qu'elle eût convaincu Mello, cela ... cela lui fit mal.

Que Mello la trouvât laide, c'était habituel, qu'elle fût en robe de chambre ou non. Cependant, la haine était plus profonde. Il la croyait arrêtée au temps où sa seule préoccupation était d'échapper au racket à la sortie des cours. Il la pensait immature, excessive et vénale. Capable de tomber folle d'un type qui était parti au lendemain de son réveil sans même lui dire au revoir. Il la pensait inconséquente ; comme tous ceux qui gravitaient autour d'elle. Finalement, elle se demandait bien pourquoi elle l'avait érigé en quelqu'un de différent. "Je ne suis pas con" ?

Si, Mihael. Tu l'es, de penser ainsi.

Mais elle ne dit rien. Elle en avait assez de se battre. Tant contre des hommes que contre des opinions inchangeables.

Elle imaginait sincèrement avoir eu son lot d'amertume pour aujourd'hui, elle se trompait. Ce n'était pas l'amertume rassurante du cacao qui collait au palais - et bon Dieu, elle comprenait à quel point cette amertume-là pouvait manquer à la blonde. C'était simplement le chagrin.

Peut-être les cachets aussi.

- Tu me donnes mal à la tête, Mello. Je sais pertinemment que tu ne peux pas te fournir ailleurs. Sinon je ne t'aurais plus vu du tout.

Question de traçabilité. A moins d'aller fabriquer ses propres tablettes dans les plantations de Sao Tomé-et-Principe, Mello risquait toujours de se faire repérer. Cela peinerait Matt. Will adorait Matt, et tant qu'elle vivrait, elle ne voulait pas qu'il soit peiné. Même à cause d'une teigne comme Alice.

Elle reposa le trombone. Ses mains paraissaient aussi blanches que les papiers qu'elle faisait mine de consulter. Un soupir s'échappa de ses lèvres roses.

- Tu es assez grand pour te gérer tout seul. Tu as raison, j'ai tort. Je t'envoie un premier paquet demain. WW Prestige, noir.

S'entendre parler l'effraya. On aurait dit un robot. Elle réalisa aussi qu'elle avait occulté une bonne moitié des questions posées par Mello. Sans doute les avait-il posées surtout pour la provoquer. Cela lui ressemblait bien. Il serait déçu.

Will fit un signe de tête aux gros bras ; ils s'éclipsèrent dans la seconde.

- Je t'écoute.

Faux. Elle n'écoutait plus grand-chose depuis qu'elle n'avait pas écouté son médecin, et avait refusé d'occuper ce satané lit d'hôpital. Maintenant, Will était fatiguée.

La tête lui tournait, et elle avait mal au bras gauche.


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Mello
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Mar 24 Fév - 21:19
C'était le chocolat, le seul chocolat qui comptait. Les autres n'étaient franchement pas très importantes. Ses nerfs, ses muscles avaient besoin de ce putain de chocolat, sans quoi il s'effondrerait comme une grosse merde. Mello pouvait être intelligent et rivaliser avec Near, mais pour cela, il lui fallait cette drogue à laquelle il était addict. Sans cela, son cerveau ne tournait plus correctement et il se retrouvait, exaspéré, face à Wonka comme maintenant, incapable d'exprimer d'autres émotions que la colère et à la limite de la tuer pour avoir son dû. Peut-être qu'entendre dire qu'elle allait le lui donner le calma. Probablement que son cœur rata un battement, puis se calma. Penser qu'il allait pouvoir finalement manger correctement les prochains jours était rassurant, autant pour Matt que pour lui.

Mello s'assit sur un siège comme un petit chef, posant ses mains sur les poignées, regardant les gardes du corps de Will partir. Il ne la toucherait pas, plus maintenant qu'elle lui avait assuré le fournir. Et puis de toute façon, franchement, détruire Will, peu importe l'envie qu'il en avait, n'était pas vraiment dans ses intérêts. Wonka avait toujours été un fournisseur exceptionnel, alors que d'autres se serait débinés pour moins que ce qu'elle avait subi. Elle avait beau être malade, elle menait toujours la danse avec excellence – Mello pouvait au moins lui reconnaître cela. Il toussota doucement, prêt à tout lui raconter.

La lassitude, la fuite avec Matt programmée, allais-tu lui narrer cela, aussi, Mihael ? L'envie de tout laisser tomber, après dix années de lutte acharnée, dix années où tu n'as fait que progressivement perdre ce que tu avais gagné ? Dix années sans résultat concret, si ce n'était la certitude que Kira gagnait sur l'opinion du peuple et disposait de moyens colossaux pour asseoir sa politique.

Il y avait bien les shinigamis, et ce qu'il comptait raconter à Wonka ; l'histoire de ce semi-shinigami qu'il avait recueilli. Sa peur de faire mal, ses pouvoirs étranges et le lavage de cerveau qu'il avait sûrement subi depuis des années. Mihael Keehl n'avait pas peur de lui, n'avait plus peur de la mort. Seul le déclic de l'appareil photo semblait désormais effrayant pour lui, et encore.

« Nous avons recueilli une de leurs créatures. Elle ressemble à toi et moi, elle est douée d'ailes aussi noires que la plus pure de tes tablettes et, à sa guise, peut t'envoyer des filaments d'ombre. J'ai déjà rencontré des créatures de l'autre monde, mais aucune ne ressemblait à celle-ci. Elle dit avoir rencontré Junichiro Iwa et le considère comme son père. Enfin ce qui pourrait être un père. », difficile d'appeler « père » quelqu'un, pour quelqu'un qui n'avait jamais connu quelque chose de cet acabit. « Nous savions déjà qu'il se tramait des choses louches dans les laboratoires de Kira, que des expérimentations faisant office de crime contre l'humanité s'y déroulaient. Will. C'est de pire en pire. »

Ses poings tremblaient, et ce n'était pas à cause du manque de chocolat. C'était la rage, c'était la haine de perdre, toutes les deux combinées. Oh, elles étaient là, ses deux amies, à le guetter combinées, juste à côté de lui. Celle qui lui caressait le visage, pile là où la cicatrice le marquait, et l'autre le narguant, depuis que Near était un jour apparu dans sa vie, depuis qu'il lui avait volé le cœur de L.

Will avait l'air faible. Will paraissait être sur le point de tomber. Allait-elle mourir ? Était-elle suffisamment malade pour cela ? Était-ce irréversible ou héréditaire ? Il se demanda si elle avait un jour connu ses parents, comment étaient-ils. Les rares souvenirs qu'il avait de sa mère étaient rares, et quand il rêvait d'elle, il ne voyait les choses que d'une couleur : jaune, pour la chaleur qu'elle dégageait, pour l'amour qu'elle ressentait. Mihael avait été aimé, avant d'être amené sur ce parking.

« ...Nous allons fuir, Matt et moi. Je l'ai décidé. Marre de payer les pots pourris de ces cons pas foutus de savoir réfléchir à ce qui est bien pour eux. Si bien que, même si nous gagnons, les petits macaques que nous avons dans notre camp risquent fort de nous monter une autre autocratie tout aussi dégueulasse, voire encore plus. Je vais appeler un médecin, Will. Je ne m'inquiète pas, mais je ne voudrais pas que tu clamses en face de moi. »

Il sortit son portable, et contacta un de ses proches ; être chef de la mafia avait ses avantages, avoir des contacts avec beaucoup de monde en était assurément un.
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