Pitié et allégeance à toi, Kira ! La foule s'inclina en silence, respectueusement devant cette idole masquée et inconnue.
 
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Lun 22 Déc - 12:16
Plic ploc ploc ploc plic ploc ploc ploc...

Dans cet espèce d'appartement souterrain, Thirteen observait le lent balais des gouttes d'eaux tombant d'un pommeau de douche dont la conduite ne savait se fermer totalement.

Plic ploc ploc ploc plic ploc ploc ploc...

La semi-shinigami était absorbée par la formation de ces petites entités à la surface inférieure de ce morceau de métal inoxydable. Le liquide s'étire vers le bas, puis s'arrondi avant de se refermer voluptueusement en pointe.
Cela faisait précisément 4 heures et 3 minutes qu'elle fixait sans se lasser les gouttes tomber. Mais elle restait incapable de s'en rendre compte, la créature n'ayant aucune notion du temps.

Cela faisait aussi deux semaines qu'elle portait des vêtements "normaux". Enfin, ces tissus qu'elle avait tant réclamé dans les laboratoires et qui ne sont jamais arrivés... Cependant, dans le dos, deux grandes entailles verticales taillées au couteau prenaient place sur la veste en cuir qu'on lui avait donnée. Elles laissaient passer ses deux grandes ailes noires, grands filets sinistres qui ne lui permettaient pas encore de voler. Il paraît qu'elle appartenait à quelqu'un qui voulait imiter monsieur Kheel.
Heureusement, comme le bas du corps (excepté le bassin) avait en tout points apparence humaine, elle pouvait porter un simple jeans.

Plic ploc ploc ploc plic ploc ploc ploc...

Dans l'appartement que l'on avait aménagé pour son usage exclusif, il n'y avait pas de lit. Elle n'en avait pas besoin. Seule une attache au plafond lui suffisait amplement. Probablement qu'elle servait à tenir un punching-ball... ou un prisonnier qui été utilisé en tant que tel. Mais Thirteen ne le savait pas.
Son lit, c'était un cocon qu'elle formait elle-même tout les soirs, avec les filaments qui formaient ses mains, ses ailes, son torse. Parce que oui, la peau blanche ressemblant à celle des humains au niveau de ses jambes, de ses épaules et même de son visage pouvaient également se décomposer en ces filaments. Comment elle faisait ça? Qui sait... elle même ne faisait que imaginer dans son esprit ce qu'elle voulait former et se laissait faire. Ses bras se disloquaient en milliards de filaments pour former son cocon si sécurisant.

Plic ploc ploc ploc plic ploc ploc ploc...

Le dos bien droit, son visage toujours aussi inexpressif,... rien n'avait changé physiquement parlant. Ses cheveux, toujours détachés, n'avaient pas été peignés depuis son arrivée ici. Elle ignorait ce qu'était une brosse... les scientifiques la droguaient pour ''l'entretenir'', si bien que elle n'avait aucune notion de ce à quoi servait un miroir...
Le miroir... c'était la première chose qu'elle avait cassé en arrivant ici. Cette objet si étrange dans lequel un autre monde, semblable au sien se montrait. Elle avait voulu le traverser... la suite est simple à deviner.

Plic ploc ploc ploc plic ploc ploc ploc...

La seconde chose qu'elle avait cassé par ignorance était le lavabo. On lui disait de "dévisser légèrement le robinet pour faire couler l'eau"... à défaut de savoir ce qu'était le "robinet", elle avait dévissé le lavabo entier avec ses filaments.

Tout cela peut laisser penser que l'appartement était dans un état déplorable, ce qui était totalement vrai. Personne n'était autorisé à entrer dans cet appartement en dehors d'elle, ordre de Mello. Il était constamment surveillé bien que l'expérience avait le droit de circuler dans tout le bâtiment.

Plic ploc ploc ploc plic ploc ploc ploc...

Un dernier détail concernant le coin de ce qui lui servait de chambre: dans un coin, un amas de papiers de tablettes de chocolat dépassant le mètre trônait là. Elle en était devenue accro, comme une toxicomane. Les pommes étaient très bonnes au laboratoire, oui. Mais jamais autant que cette mixture qui, fondue dans la bouche, emplissait tout le palais de sucre et d'un arôme qu'elle ne trouvait nulle part ailleurs. Une fois, dans le tas de tablettes de chocolat au lait lui étant dédiée, elle avait trouvé un emballage plus foncé que les autres... le chocolat emballé dedans avait quelque chose de différent, mais bien meilleur que les autres dont elle s'empiffrait.

Plic ploc ploc ploc plic ploc ploc ploc...

Mais malgré tout ce que l'on pouvait dire d'elle, elle ne restait qu'une enfant qui découvre le monde différemment que par les livres et les photographies que l'on lui montrait. Peut-être un petit peu attardée, mais une enfant innocente quand même...
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Mello
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Jeu 8 Jan - 21:33
C'était une prison ? Une prison ? Oui, sans aucune hésitation, il avait fourré cette créature dans une prison un peu aménagée, mais qui en était tout de même une. Il n'y avait même pas de lit et si miroir il y avait, c'était pour que le précédent locataire de cet endroit puisse observer dans la glace tout le mal qu'il avait pu commettre. Mihael Keehl n'était pas cruel, mais concernant la sûreté de ses clans, il n'avait jamais d'hésitation : faire chasser Hadès, mettre Ella à sa place, quitte à provoquer une rébellion au sens de son groupe...qui n'avait pas eu lieu puisque la jeune fille était aimée par ce connard. Qu'elle représentait assez bien la mafia et le camp des civils pour être écoutée par eux. Mello avait réussi ; il était sûr le point de lever les bras et de crier « victoire ». Il sentait sa poigne sur la rébellion, la première fois en dix ans, et désormais, il avait le Peuple à ses côtés, ceux qui étaient pour Hadès, ceux qui lui manquaient.

Et un semi-shinigami. Une femelle. Ses ailes étaient absolument horribles, elles ressemblaient aux pires évocations du diable que l'on pouvait trouver dans les images de la bible. C'étaient de longs tissus noirs, une ombre immuable, terrifiante, et pourtant, pour rien au monde, Mello n'aurait montré sa peur. Il pensait à Jealous, il pensait à tous ceux qu'il avait déjà pu rencontrer : tous hideux, détruits par le temps. Cette créature créée de manière artificielle avait-elle la même espérance de vie que les vrais, ou bien se détruirait-elle après une année ou deux, son corps – humain à l'origine – ne pouvant plus supporter les apports qui lui avaient été faits ? Mello se posait toutes ces questions-là, c'est dire si dans sa tête, ça ne cogitait pas à ce sujet.

Combien avaient-ils à mourir, depuis le début, sans compter leurs propres soucis ? Combien avaient été enfermés dans de sombres geôles et qui avait été converti pour une destinée moins catastrophique, puis enrôlé dans les forces des pro-Kiras ? Mello savait qu'ils tenteraient de récupérer Hadès : même en ayant parlé, celui-ci savait encore beaucoup trop de choses pour se traîner tranquillement en ville. Alors, dès qu'il le verrait, Mihael Keehl lui foutrait une balle en pleine tête : il n'y avait maintenant plus trop le choix. Les chaussures de Mello claquaient dans le couloir qui le menait à la chambre de Thirteen...enfin, si l'on pouvait considérer cela comme une chambre. Ce n'était pas fermé, et de toute façon, Mello savait très bien que cela serait inutile : cette « fille » pouvait, si cela se trouvait, passer à travers les choses.

Thirteen était une catastrophe ambulante...mais seulement pour lui. Depuis leur dernière rencontre, elle semblait éprouver un amour sans nom et surtout sans fin pour le chocolat. Ses réserves avaient fortement baissé et son problème le plus catastrophique actuellement était que Wonka refusait de lui augmenter son nombre de provision sous prétexte de « sa santé allait de plus en plus mal ». Connasse. Si ils devaient tous écouter les médecins...ils seraient tous morts actuellement...et il ne pouvait certainement pas dire qu'ils cachaient une de ces créatures ici. Vraiment pas.

Mello abaissa la poignée de la porte et entra dans la pièce. Sentit l'odeur caractéristique du cacao, son nez se renfrogna et il grogna. Il y avait un bordel monstre sur la table du fond.

Il pleuvait en dedans. Il abaissa sa capuche et appela un de ses hommes qui ne devrait pas tarder à arriver. Il aurait dû y penser...il ne pouvait pas l'engueuler pour cela, mais par contre, pour le chocolat...

« On ne t'a jamais appris à faire le ménage ? Si ce n'est pas fermé, c'est pour que tu puisses le faire toute seule ! »

Il n'eut pas de frissons, ni rien de ce genre en croisant son regard ; Mello n'était pourtant pas sans ignorer que cette fille avait rencontré Hadès et avait des pouvoirs qui défiaient son imagination. Il avait lu les rapports, vu les descriptions, les portraits robot, et tout convergeait : c'était elle. Le chef de la mafia sortit de son sac un appareil photo et lui donna.

« Tiens, tu peux t'amuser avec. Comme ça, si tu as des soucis pour te souvenir, tu prends en photo. Si tu ne fais pas confiance en certaines personnes, tu les prends en photo, et tu me les montres ensuite. Ok ? C'est moi qui règle tous les soucis, ici...Et crois-moi...on en a beaucoup. »

Mello soupira. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il avait risqué en volant cet appareil photo dans le matériel informatique de Matt. Ne savait pas non plus à quel point elle pouvait leur être utile.

« Bon. Passons aux choses sérieuses. Que sais-tu de Iwa ? Qui as-tu vu, lors de ta captivité...tu as rencontré Light Yagami ? »
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Mer 14 Jan - 18:16
La porte s’ouvrit et grinça. L’expérience aimait ce bruit. Dans ce laboratoire, tout était parfaitement nettoyé, ciré, huilé et blanchit. Ce blanc assaillant les paupières était partout : sur les murs, sur le plafond, sur le sol et même sur les blouses des êtres humains qui y circulaient. Il n’y avait aucun moyen de ne PAS en voir, du blanc. Dans ses derniers jours dans sa cellule, elle avait trouvé la seule solution possible de ne plus rien voir de cette couleur qui la rendait progressivement folle : couvrir ses yeux. C’est ainsi qu’elle a créé son cocon de solitude et de noir intense. Un paradis miniature ou la seule chose à faire était de somnoler et de s’imaginer un monde de cette couleur…

Ici, elle l’avait, cette couleur sombre de partout. Ici, Thirteen se sentait bien… tout simplement bien. Elle n’était pas difficile, Thirteen. Tout ce qu’elle voulait, c’est qu’on arrête de la craindre. Elle n’avait jamais fait de mal à personne sans qu’il ne s’agisse de légitime défense. Pourtant, on la jugeait instable et incapable de gérer son stress. Seulement, n’importe quel être vivant dans une cage trop petite depuis longtemps est incapable de gérer son stress. Depuis des années, on ne lui donnait plus d’occupations, plus de livres, de lectures interminables qui lui apprenaient le monde comme ils le pouvaient. Elle passait son temps à fixer un mur ou un plafond trop blanc et à manger des pommes.

Thirteen tourna la tête vers l’être humain qui était entré dans sa nouvelle demeure. C’était monsieur Kheel, toujours avec un air anxieux. Elle le savait déjà : dans le fond, il a peur. Ils ont tous peur d’elle… sauf une personne. L’expérience descendit tout naturellement de la table sur laquelle elle était accroupie. Elle n’eut pas le temps de le saluer quand il lui dit de faire le ménage ici. Ce mot résonna plusieurs fois dans sa tête comme un lointain souvenir.

Ménage ? Ce mot, bien que étranger de son vocabulaire, lui disait quelque chose. Mais où diable avait-elle pu entendre ce mot ?

-Mé-ménage ? Est-ce une tradition ?

Elle était avide d’apprendre, Thirteen. Avide d’apprendre tout ce qui pourrait la rapprocher des humains. Malheureusement, tous les objets qui lui passaient entre ses mains monstrueuses finissaient en morceaux. Ce n’était pas en le faisant exprès, évidemment. À cause de cela, plus personne ne lui prêtait quoi que ce soit. C’était malheureux pour elle, mais c’était peut-être mieux qu’elle ne génère pas trop de pertes matérielles pour les gens qui n’avaient pas tellement que ça ici.
Ses ailes frissonnèrent, une goutte d’eau glacée venait de tomber sur celles-ci. Cependant, elle n’en fut pas surprise pour autant, elle s’y était habituée depuis un moment déjà. Thirteen aimait le froid, beaucoup. Elle détestait le laboratoire d’où elle était sortie et tout ce qui s’y rapportait, le chaud en faisait partie. 35°C indiquaient les thermomètres en salle d’observation. C’était beaucoup trop chaud.
Puis, quelque chose fut lancée dans sa direction. Elle attrapa cet étrange rectangle gris entre ses doigts trop grands. Une ficelle y était accrochée. L’expérience avait déjà vu cet étrange appareil auparavant, durant les premiers jours de son internement dans les locaux blancs. On peut conserver des images mieux que dans son esprit. Pratique…

-Merci…merci beaucoup…

Monsieur Kheel lui expliqua qu’elle devait prendre en photo les gens en qui elle n’avait pas confiance, que ce serait lui qui réglerait tous ses problèmes désormais. Des photographies, c’est ça ! Comment avait-elle pu oublier ce mot aussi complexe et à la phonétique aussi drôle à ses oreilles ? Soudain, elle chantonna un air qui ne lui disait rien mais qui lui passait par la tête, ainsi.

-PhotO, phOtO, PHOto, phoTOOOOO !

D’instinct, elle saisit le plus délicatement possible l’objet entre ses filaments et le pointa en direction du visage de monsieur Kheel. Un flash l’aveugla une milli-seconde pendant quand il prononça le nom de Iwa… Elle ne savait pas ce qu’elle risquait en prenant une photo ainsi. Après tout, il lui avait bien dit de prendre en photo les gens en qui elle n’avait pas confiance…

-Juni-san ? Vous le connaissez ?

C’était la seule personne qui n’avait pas peur d’elle sans la détester. Le seul Homme qui pouvait lui parler sous un prétexte bidon pour lui décrire le soleil qu’elle n’avait jamais vu ou encore apporter d’autres fruits (autre que les éternelles pommes du laboratoire) qu’elle n’avait jamais goûté. En parlant de nourriture, elle avait fini par détester les pommes, préférant largement le chocolat au lait…
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Mello
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Mar 27 Jan - 14:59
L'humidité ne convient guère à Mihael Keehl : il est un homme d'action, et pour lui, rien de tel que la chaleur. Plus il observe Thirteen, et plus il se dit que, sûrement, le meilleur moyen de la faire parler sera assurément de lui montrer qu'il n'a pas peur, lui non plus. Il entend la qualifiicatif qu'elle emploi pour désigner Iwa, et, dès lors, Mello comprend qu'il sera inutile de lui faire changer d'avis sur cet être de la pire espèce. Après tout, cette fille a été élevée par ces personnes, aussi peu recommandables soient-ils. Que L soit mauvais et qu'il tue, en réalité des gens, et lui-même aurait refusé également de l'admettre. Qu'il bafoue les principes les plus élémentaires de la dignité humaine...c'était son idole, son mentor et il avait fondé toute sa vie sur ce qu'il avait appris à son contact.

Elle ne le vit certainement pas, mais Mello grimaça lorsqu'il vit le flash de l'appareil photo, le ciblant comme aurait pu le faire un sniper. Il faudrait qu'il lui explique...que c'était une arme dangereuse, que le commun des mortels n'étaient pas comme elle, à voir ces noms au-dessus du crâne des gens et, qu'enfin, que si une personne mauvaise trouvait ses photos, elle ne manquerait pas de tous les tuer. Comment en étaient-ils arrivés là ? Pourquoi n'avaient-ils pas abandonné depuis longtemps, très longtemps, alors qu'ils perdaient de plus en plus pied dans une affaire où, désormais, ils étaient tous considérés comme des terroristes ? Mihael Keehl serra les poings : il avait été élevé pour devenir un détective, un vrai de vrai, et il se retrouvait en pleine illégalité, à commettre des crimes et autres bévues. Comme son père, probablement, ou même sa mère biologique ; aussi loin qu'il se souvenait, il ne parvenait toutefois pas à se souvenir de leur identité. Il y avait juste un doux parfum, la neige au creux de ses moufles, et puis le parking sur lequel on l'avait laissé. Il ne leur avait jamais pardonné.

« Viens avec moi. Je dois t'expliquer deux ou trois choses. D'abord, l'appareil photo. », lui dit-il en prenant la main. Elle était froid, et mouillée, comme une main d'humaine. Celle de Mello était plus chaude que la sienne, alors, il la serra. « Ils te l'ont peut-être dit, mais je ne veux pas que tu ne saches pas certaines choses. Les noms et les chiffres, tu es la seule qui puisse les voir. Il y a des personnes qui ont fait un pacte avec des Dieux, comme Junichiro Iwa et qui ont les Yeux également. Mais naturellement...juste toi. », et Beyond Birthday. Mais B ne compte pas, B est mort, et ça vaut sans doute mieux pour tout le monde.

Il emmène Thirteen vers l'extérieur. Ils vivent peut-être dans un hangar, mais, au moins, il est bien installé, et surtout confortable. Ils sont introuvables, ici, paumés dans l'immensité de Tokyô, à côtoyer le vide et les voisins non existants. La Mafia tient son quartier général dans un No Man's Land de rien et d'anciennes traces de civilisation déchue. Mello la mène dans sa chambre, cette créature, cette fille. Elle a tout le loisir d'observer les posters de rock accrochés au mur, les quelques emballages de chocolat qui traînent, une manette que Matt a oublié de ramener chez lui, un de ces soirs, des chaussettes sales qui traînent sur la moquette, un kit de maquillage sur le lit, plusieurs paires de ciseaux et du papier. Beaucoup de papier. Du papier avec une écriture étalée, complètement désordonnée et chaotique étalée dessus comme si son auteur s'acharnait désespérément à faire connaître la vérité. Et enfin, il ouvre la porte-fenêtre et l'amène sur le balcon. Il est pas bien grand, mais comme ça, ils sentent le vent frais sur leur peau et les derniers rayons de soleil de la saison se fondre dans leur épiderme.

« J'ai pas peur de toi. J'ai déjà rencontré un de leurs Dieux, il aimait bien le chocolat, comme toi. Pas très malin, comme type, mais y voulait aider. Ton Juni t'a parlé de nous ? On t'a parlé de la rébellion, et qu'en penses-tu ? Ici, c'est un lieu où tu peux avoir ton propre avis à toi. Enfin. »

C'était un peu de la manipulation, cette manière de l'intéresser soudainement à elle, de lui offrir une liberté qu'elle n'avait jamais eu, mais le temps leur était compté, et le nombre d'alliés dont ils disposaient serait décisif.
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Dim 15 Fév - 11:56
On le lui fit que quelques remarques sur ce qu'elle ne devait pas dire ou dire. Elle serait la seule à connaître des symboles qui tourbillonnent au dessus de la tête de tout ces gens, elle et Juni...
Peut-être était-ce ce point commun qui était la raison pour laquelle il la considérait comme une amie? Du moins, c'était selon ses dires. Il la traitait comme une humaine à qui il avait donné un rendez-vous. Peut-être parce qu'elle ne savait pas se défiler? Peut-être parce que les humaines ne savaient pas la comprendre... peut-être qu'elle ne le saura jamais. Peut-être qu'elle ne le reverra jamais, mais qui sait?
Elle gardait espoir que, plus tard, plus personne n'aie à se cacher de quoi ou qui que ce soit... Juni est un homme gentil avec elle...

Puis, on lui prit la main... jamais personne n'osait la toucher aussi franchement, personne. Au début, elle voulait la lui enlever. Elle ne voulait faire de mal à personne, même si ce n'est pas Juni. Mais on la serra assez fort pour qu'elle ne puisse pas s'en défaire.

On l’emmène dehors. Elle a peur. Peur qu'on la voie, peur qu'on aie peur d'elle, peur qu'on l'observe encore avec toute cette crainte et cette haine si caractéristique aux humains de "dehors". Elle tente de recroqueviller ses ailes le mieux qu'elle peut mais cette masse informe qu'elle arrive à constituer est plus grotesque qu'autre chose.
Ils arrivèrent dans un autre bâtiment, puis dans des couloirs, puis dans une chambre. La pièce avait un lit, ce qui éveilla la curiosité de l'expérience. Comme ces étranges chaises épaisses et arrondies, ce lit semblait tellement confortable.
On la lâcha enfin, Thirteen semblerait gênée si elle pouvait seulement étaler ses sentiments sur son visage.

- S'il vous plaît... je vous demanderais à l'avenir de ne pas me saisir la... main. Je ne veux pas vous blesser accidentellement...

Elle se souvint dans cet immeuble, lors d'une attaque de rebelles, de ses pics qui hérissaient sa peau et tout ses filaments. C'était une réaction quand elle a eu mal, mais elle ne peut s'empêcher de redouter les réactions aléatoires de son corps.
Puis ils arrivèrent sur le balcon de cette chambre. Le vent était frais. Elle avait encore une fois la crainte qu'on puisse les observer. Ne voyant personne sur les alentours, elle avança doucement vers la balustrade mais restait alerte. Thirteen frissonna. Elle n'avait pas l'habitude de températures aussi basses. Les laboratoires étaient constamment chauffés, même de nuit, à une température de 25°C, sans écart de température.
On lui demanda ce qu'on lui avait dit sur la rébellion... Mais jamais elle n'avait eu d'informations précises... en fait...

- Rien...

Une silhouette se profila à un angle du mur en contrebas. L'expérience fit un bon en arrière, dans la chambre.

- On ne m'informait que des bonnes coutumes de l'extérieur. Il n'y a qu'une fois, quand j'ai été contrainte d'intervenir pour contrer une attaque au dernier étage du bâtiment. On m'a juste dit que c'était des terroristes qui voulaient renverser le régime... mais c'est tout ce que l'on m'a dit.

Ils étaient trois ou quatre à connaître son existence depuis l'attaque du building: une certaine Terrarosa, Darkwood et un homme se faisant passer pour le chef des rebelle aussi... Ils étaient tous si craintifs face à elle...

-Mais il y a une dernière chose que je dois vous dire...

L'expérience jeta encore un regard à l'extérieur.

-Il est parti? ... L'homme en bas...

PS: Désolée du retard T^T La dernière fois, j'ai fait un ragequit parce que la page c'était réinitialisée alors que j'avais fait un tout beau rp T^T
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Mello
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Lun 4 Mai - 14:16
HJ : De même. Vie irl un peu remplie pour le moment, alors j'ai été longueee. Mais longueee.

Mello fronça les sourcils, allant la rejoindre sur le balcon. Il avait buté sur sa dernière phrase et se demandait bien ce qu'elle voulait dire, à présent. Qui était parti ? Qui les surveillait du bas de la résidence, car lui ne voyait pas de qui il pouvait s'agir...mis à part d'un petit espion des pro-Kiras. Il pouvait exclure que ce soit Matt qui s'inquiétait pour lui, sûr, car le rouquin devait certainement être occupé à régler ses propres problèmes dans sa chambre. Le forum des hackeurs était apparemment un peu chiant, ces derniers temps, et Mello ne l'enviait pas. Il se saisit de son arme, mit sa capuche et se mit au niveau de la créature.

« Tu as peur de blesser les gens ? Tu as déjà blessé des personnes sans le faire exprès, n'est-ce pas ? Je me demande comment tu t'appelais, avant. Je connais des gens qui pourraient retrouver ton identité, tu sais. », chuchota-t-il comme sur le ton de la confidence. Elle ne méritait pas d'être emprisonnée pendant des jours et des jours, même si la serrure de la cellule n'était pas fermée. Comment réagir, face à ce genre de créatures qui risquaient d'apparaître de plus en plus, maintenant qu'ils avaient découvert l'attrait de Kira pour les choses étranges et les idées scientifiques saugrenues ? L'alternative la plus saine serait probablement de créer à leur tour un laboratoire pour les étudier aussi, mais l'idée le faisait chier...il enverrait bientôt un mail à Near pour lui « suggérer » l'idée. Si ce con pouvait servir, ce serait d'autant mieux...

Il voyait de quoi 13 voulait parler, et qui dirigeait l'attaque terroriste, ce jour-là, leur fuite désespérée en sautant en parapente du building...Il avait regretté d'avoir prêté un de ses hommes à Hadès, d'ailleurs, car celui-ci en était revenu exaspéré et avec l'envie de tuer ce gros con...Ce qui, à ses yeux, était une réaction parfaitement humaine. Mello savait qu'il devait parler prudemment à 13 qui n'avait connu que « le régime », dans sa vie. Peut-être qu'elle considérait même Kira comme allant de soit, ce qui était pire, et qu'elle serait violente si ils tentaient de se servir d'elle pour le tuer...Oui, Mello, avec l'âge, avait appris à agir avec parcimonie, même si, d'après Near, ce n'était toujours pas ça.

L'homme blond retira le cran de sécurité de son flingue : en effet, il voyait un type pas vraiment discret en bas...Il distinguait sa tête qui sortait un peu, et ici, tout le monde savait que c'était sa chambre, ici. Pas un seul doute dans son esprit, Mello sortit l'arme et tira un coup sec. La silhouette s'écroula dans la boue, Mello souffla sur son arme brûlante, la posa sur le lit, heureux d'avoir des gants en cuir, et s'empara du talkie-walkie pour signaler à ses hommes le corps en bas. Ses yeux ne reflétaient pas la moindre humanité, comme si ce n'était pas la première ou la dernière fois qu'il avait dû faire cela. Le pire, ce fut sans doute qu'il continua la conversation comme s'il ne s'était rien passé.

« Ouais, je vois ce que tu veux dire. C'était bien une attaque, Hadès était entré dans le bâtiment...un roux de petit taille, assez con...Tu as tout de même conscience de ce qu'ils t'ont fait ? Aucune personne n'a le droit de se servir d'une autre pour en faire une arme de guerre. Avant d'être comme ça, tu étais certainement une fille sans histoire, avec des parents, des frères et sœurs. Kira te les a enlevés, et t'a menti. Je ne te demande pas d'agir pour nous, car je ne souhaite pas t'utiliser comme l'a fait Iwa et Kira...mais je te laisse le choix. Veux-tu retrouver la vérité à ton sujet ? »

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